dimanche 12 avril 2026

Porter vers l'avant

 

Frères, je ne pense pas l'avoir saisi; mais je fais une chose: oubliant ce qui est en arrière et me portant vers ce qui est en avant, je cours vers le but, pour remporter le prix de la vocation céleste de Dieu en Jésus-Christ (Philippiens 3:13-14). 

Paul cherche, mais ne possède pas encore complètement. Il ne se satisfait pas de ce qu'il a déjà, car la grâce d'hier était suffisante pour hier, mais comme "à chaque jour suffit sa peine", il cherche une grâce constamment renouvelée en Jésus-Christ. Il enseigne que le prix n'est jamais reçu ici-bas, comme confirmé à plusieurs endroits dans la Bible, où nous somme exhortés à persévérer jusqu'à la fin, et alors, nous recevrons "la couronne de vie" (Apocalypse 2:10). 

Ce que fait aussi Paul, c'est "d'oublier ce qui est en arrière". Il dit que, non seulement il ne se contentera pas de la grâce du passé, mais il ne se laissera pas distraire par son propre passé non plus! C'est derrière lui, il a déjà foulé aux pieds ces choses qui lui étaient inutiles dans sa marche en Christ. Il avait dit au verset 7 : "Mais ces choses qui étaient pour moi des gains, je les ai regardées comme une perte, à cause de Christ." 

Il laisse toutes ces choses, et il coure vers le but. Bien sûr qu'il est profitable de nous rappeler des bénédictions passées de Dieu, sans quoi il pourrait arriver que nous nous découragions, dans les périodes plus creuses de notre vie. Mais Paul nous montre ici qu'il faut toujours garder les yeux fixés sur la "couronne incorruptible" dont il parle en 1 Corinthiens 9:25. 

Pourquoi est-ce important de garder les yeux fixés vers l'avant? C'est là que se trouve le but, évidemment. C'est là que se trouve "le prix de la vocation céleste de Dieu en Jésus-Christ". Nous trouvons l'encouragement dans les joies qui nous sont réservées là haut dans la gloire; la victoire sur le péché et la mort; il n'y aura plus de souffrance ni de larmes; c'est là, droit devant, que se trouve notre Seigneur et Sauveur Jésus, les bras tendus vers nous, attendant de nous accueillir dans la gloire qui est la Sienne. Comme ces choses devraient nous exhorter et nous encourager dans notre marche chrétienne ici bas sur cette pauvre terre!

Terminons avec ce poème d'un auteur inconnu qui parle admirablement de ce thème de tendre vers l'avant, gardant les yeux fixés sur Jésus.

Je n'attarderai pas mes regards en arrière, Dieu connaît les faux-pas, les stériles élans, les heures gaspillées et la saveur amère des larmes, au réveil si lourd des reniements.

Entre Tes mains, je laisse tout; Lui-même efface toute noirceur inscrite aux pages du passé. Il pardonne, Il oublie, dans l'ineffable grâce qui suit, pas après pas, celui qu'elle a sauvé.

Je ne veux pas du lendemain me mettre en peine. Dieu a tracé pour moi le chemin, court ou long, uni ou raboteux, qui vers le but me mène, vers Jésus qui m'attend là-haut dans la maison.

Il a promis d'être avec moi au long des traites, de charger mon farder, bien trop pesant pour moi, d'apaiser mes pourquoi, de m'offrir la retraite de Son cœur, constamment accessible à ma foi.

Ni sur la route d'hier, ni sur celle, inconnue, de demain. Pour hier, je Le bénis, pour demain, j'ai confiance. Aujourd'hui, que ma vue sur Lui se fixe, ô mon Sauveur! Tu me suffis!

Jésus, sûr compagnon de mon pèlerinage, j'ai tout en Toi: Amour et joie, lumière et paix. Toi-même es la portion de mon bel héritage, je suis comblé, je vais vers Toi, et ici, je T'ai. 

Que toute la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen.

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