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lundi 17 juin 2019

Un esprit corrigible

Ne reprends pas le moqueur, de crainte qu'il ne te haïsse; reprends le sage, et il t'aimera (Proverbes 9:8)

Si votre attitude envers la réprimande est la suivante: "Personne ne va me dire quand je pêche", vous correspondez probablement à la description du moqueur de Proverbes. Celui qui tente de vous reprendre court le risque d'être haï par vous. Par ailleurs, si vous acceptez d'être repris par quelqu'un d'autre, vous êtes "sage", selon Proverbes 9:8, et vous aimerez cette personne.

Par nature, nous n'aimons pas nous faire dire que nous avons mal agi. J'ai dû lutter contre des sentiments de colère et un orgueil blessé à plus d'une reprise quand quelqu'un m'a fait remarquer que j'avais tort. Vous avez peut-être vécu la même chose. Plus tard, cependant, j'étais content d'avoir maîtrisé mes émotions et d'avoir écouté parce que ce qu'on a dit m'a réellement aidé.

Proverbes 9:12 dit encore: "Si tu es sage, tu es sage pour toi; si tu es moqueur, tu en porteras seul la peine". Nous avons vu bien des confirmations de cette vérité au fil des années lorsque des gens qui avaient péchés étaient confrontés dans l'amour et la vérité (Galates 6:1). Les sages qui recevaient la réprimande moissonnaient des bénédictions personnelles, mais ceux qui se moquaient avaient tendance à moissonner douleur et chagrin.

Seigneur, je veux être sage. Donne-moi s'il te plait un esprit corrigible, afin que Tu puisses me mouler à ta façon, comme l'argile dans les mains du potier. Comme un serviteur obéissant, je veux te suivre pas à pas sur le chemin de la vie éternelle, Amen.   

samedi 30 mars 2019

Peut-on prier inutilement pour quelqu’un qui n’était pas prédestiné à être sauvé?

Je ferai miséricorde à qui je fais miséricorde, et j’aurai compassion de qui j’ai compassion (Romains 9 :15).
Il y aurait long à explorer à ce sujet, car les opinions divergent sur ce qu’est réellement la prédestination selon Dieu et sur ce que cela représente dans nos vies spirituelles. Nous répondrons donc le plus simplement possible à cette question.
Serait-ce à dire que l’homme, dès sa naissance, n’a aucun choix? Celui qui était destiné à être sauvé sera certainement sauvé, et celui qui était destiné à se perdre sera perdu? Non! Cela a été mal interprété, et pour plusieurs personnes pensant être prédestinées au salut, ce fût une cause de perte, car elles se sont perdues dans le péché et la désobéissance, « prétendant ne pas pouvoir perdre leur salut ». Nous n’élaborerons pas sur une telle manière de penser; sachons seulement qu’elle est des années-lumière de la pensées de Dieu! Sans Sa grande miséricorde, nous étions tous destinés à la mort éternelle, car pas un seul d’entre nous ne sait faire le bien (Psaumes 14 :3). N’agissons pas comme si Dieu nous devait quoi que ce soit; encore moins le salut éternel!
Le commencement de toutes choses, c’est que nous sommes des grains de poussières créés par Dieu pour l’adorer. Mais Dieu n’oblige personne à l’adorer et le servir. Les deux voies sont devant les hommes; laquelle choisiront ils (Deutéronome 30 :15)? Seul Dieu le sait. Et elle est là sa préséance. Il connaît tout; Il voit tout. Il sait tout d’avance, donc Il sait qui l’acceptera et qui le rejettera. Il savait d’avance que le cœur de Pharaon serait dur et que, dans son orgueil, il s’élèverait contre Sa volonté, qui était de faire sortir les Israélites d’Egypte. Alors il est écrit en Romains 9 :17 : «Je t’ai suscité à dessein pour montrer en toi ma puissance, et afin que mon nom soit publié par toute la terre.» Dieu utilise les siens pour manifester Sa gloire, non pas pour notre propre gloire, mais afin que Son nom, soit élevé au-dessus de tous noms, mais Il utilise aussi ceux qui s’élèvent contre Lui, comme bon lui semble.
Qu’est l’homme, pour contester contre Lui? N’est-ce pas de la justice de Dieu de décider quels sont les critères du salut? Certaines personnes ont déjà dit : « avec toutes les bonnes œuvres que telle personne a faite durant son passage sur la terre, elle est certainement sauvée. Si cela n’est pas, Dieu est injuste » (Romains 9 :19-20). Quel orgueil! Le salut n’a rien à voir avec les œuvres, mais avec la foi et l’obéissance à Dieu. C’est son œuvre qui importe et non la nôtre. Jésus a déjà tout accompli, mais nous sommes liés par l’obéissance à ses commandements. Car l’apôtre Paul dira dans le même chapitre, au verset 21 : «Le potier n’est-il pas maître de l’argile, pour faire avec la même masse un vase d’honneur et un vase d’un usage vil?»
Comprenons que nous ne sommes que matières, poussières destinés à retourner à la poussière. Dieu a fait toutes choses afin que Sa gloire soit manifestée aux yeux de tous. Tout lui est soumis. Certaines personnes qui n’ont aucun intérêt pour se repentir serviront d’exemple pour leur génération et celles à venir, à l’exemple de Judas Iscariote. Dieu s’est servi de ce pécheur impénitent pour faire éclater sa gloire d’abord, en lui permettant de trahir Jésus. L’ennemi pensait bien avoir gagné à ce moment-là, mais ce fût simplement le commencement de sa fin, et le début de l’espérance pour l’humanité! Ensuite, Dieu a démontré Sa justice lorsque nous voyons quelle fût la fin de Judas, qui se pendit, s’étant finalement pour ainsi dire jugé lui-même indigne de recevoir le pardon de Dieu pour ses actions impies.
En tout cela, une chose demeure : Voici, je mets aujourd’hui devant toi la vie et le bien, la mort et le mal (…) (Deutéronome 30 :15-20). Certains diront peut-être : mais cela relève de l’Ancien Testament et ne s’applique plus aujourd’hui puisque nous vivons sous la grâce. Mais alors, pourquoi lisons-nous un enseignement de Jésus lui-même en Luc 13 :24 : «Efforcez-vous d’entrer par la porte étroite. Car, je vous le dis, beaucoup chercheront à entrer, et ne le pourront pas.» Ils ne l’auront pas pu non parce que Dieu ne l’aura pas voulu, mais parce qu’ils n’auront pas été prêts à se débarrasser de tout ce qui fait obstacle à leur marche avec Dieu, préférant vivre un peu dans le péché, un peu avec Jésus. Mais ce faisant, ils se sont pour ainsi dire effacés eux-mêmes du livre de vie. Pas étonnant que Jésus se demandera encore en Luc 18 :8 s’il trouverait la foi lorsqu’il viendra sur la terre! Car si tous sont appelés, peu acceptent de se soumettre à Dieu.
Que nous croyions ou non à la prédestination importe peu dans ce cas-ci. Car cela ne dépend pas de ce que nous croyons, mais de ce que Dieu a établi. La question devrait donc plutôt être la suivante : qui suis-je pour décider si telle ou telle autre personne a été prédestinée à être sauvée? La Bible ne dit-elle pas en 1 Timothée 2 :4 que Dieu veut que tous soient sauvés?  Par contre, Il connaît aussi ceux qui considèrent Son salut comme n’ayant aucune valeur, rejetant ainsi Son pardon qu’Il avait à leur offrir.
Toutefois, nous, minimes grains de poussières, ne connaissons pas cette réalité, à moins que Dieu nous la fasse connaître par son Saint-Esprit. Nous avons un exemple de cela lorsqu’Il dit un jour au prophète Samuel de cesser de pleurer sur Saül (1 Samuel 16 :1). Pleurer dans la prière d’intercession et de supplication pour ceux qui sont perdus, nous devons le faire. Mais le prophète Samuel devait cesser d’intercéder pour celui qui, depuis longtemps déjà, s’était détourné de Dieu pour suivre ses propres voies, au point où Dieu s’était retiré de lui.
Certaines personnes ont prié pendant des années pour que leur époux ou enfants viennent, ou reviennent à Dieu, et elles ont été exaucées. Pourquoi donc prier avec tant de persévérance? Parce que nous implorons la justice divine pour les perdus. Nous ne valons pas mieux qu’eux. En Colossiens 4 :2, il est écrit : « persévérez dans la prière, veillez-y avec actions de grâces ». Mais ce qui est intéressant c’est qu’au verset précédent, il est question des maîtres, qui sont exhortés à accorder à leurs serviteurs ce qui est juste et équitable, sachant que nous avons tous un maître dans le ciel. Donc, sachant Dieu est juste et équitable, nous devons l’être envers notre prochain également. En reconnaissance de ce que Dieu a fait pour nous en nous retirant de la boue de nos péchés, travaillons à notre salut avec crainte et tremblement (Philippiens 2 :12). Cela inclut de ne jamais être satisfait de notre situation spirituelle, mais de toujours chercher à aller de progrès en progrès, dans une parfaite obéissance à Dieu. Mais comment pouvons-nous être parfaits en obéissance si nous n’intercédons pas pour les perdus? Notre labeur ne sera pas vain. Dieu voit tout; il entend tout. Laissons agir Sa grâce, car le salut ne dépend pas de nous.
Attachons-nous à obéir à la parole qui nous dit non seulement de prier pour nos frères et sœurs dans la foi, mais aussi pour ceux qui se font nos ennemis et qui nous maltraitent (Matthieu 5 :44). Tant que nous n’avons pas d’indication contraire de la part du Saint-Esprit, continuons à intercéder pour les perdus et ceux qui se font les ennemis de l’Évangile, car même si ces gens ne viennent jamais à Dieu, nous aurons certainement une récompense pour notre obéissance et notre persévérance, car Dieu aura vu tout ce que nous aurons fait dans le secret, et nous le rendra en temps voulu, selon Sa sainte volonté (Matthieu 6 :6). 
Que toute la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen.

dimanche 15 janvier 2017

Vices cachés

Vous voulez acheter une maison. Vous la faite inspecter et tout semble beau. Selon l'inspecteur, vous n'avez aucun argument de négociation; cette maison vaut réellement le prix demandé, peut-être même plus. Vous l'achetez. Moins d'un an plus tard, vous ne vivez  même plus dans cette maison parce qu'elle est remplie de moisissure et votre santé est menacée. De nouveau, vous faites inspecter la maison; verdict: il faut la démolir, et la reconstruire. 

Avant de connaître Jésus, nous marchions dans l'insouciance, nous péchions sans remords et nous croyions pourtant que nous étions sans failles. C'est l'équivalent de la maison qui semble belle et sans défauts. Mais lorsque nous commençons à marcher avec Jésus, et que nous ouvrons la Bible; lorsque nous passons l'inspection divine, le verdict tombe: tu dois être démoli, et te laisser rebâtir par Christ. Tu ne peux pas continuer tel que tu es, car tu t'en vas à la ruine. 

Peut-être direz-vous: comment cela se fait-il? Dieu aurait-Il commit une erreur en me créant tel que je suis? Non. Mais nous avons nous-mêmes corrompu ce que Dieu a créé. Ce que Dieu fait est parfait, mais pouvons-nous en dire autant de nous-mêmes? "Tous sont égarés, tous sont pervertis; il n’en est aucun qui fasse le bien, pas même un seul (Psaumes 14:3). Jésus parlera justement de maisons dans Sa parabole en Matthieu 7. Si nous ne sommes pas bâtis sur le Roc, alors nous sommes semblables à la maison d'un insensé qui a bâti sa maison sur du sable. Cette maison saura-t-elle résister aux forts vents et aux inondations? Certainement pas, car elle n'a pas de solide fondation. Nos vies sont comme cette maison, si Christ n'est pas le fondement de notre existence. Où sont nos valeurs? Vers quoi, vers qui nos pensées se tournent-elles la plupart du temps? Étudions notre conduite, à la lumière de la parole de Dieu, et nous trouverons si nos belles paroles sont vraies, ou si elles ne valent pas plus qu'un tambour battant la mesure de façon désordonnée!  

N'ayons pas l'orgueil de vouloir marcher avec Christ tout en continuant à tout gérer selon nos propres moyens. Ne nous contentons surtout pas d'apparences de piété, mais construisons sur le Roc solide, inébranlable qu'est Jésus. Soyons de l'argile malléable dans la main de Dieu. L'argile ne dira jamais au potier comment elle doit être façonnée, et dans quel but. L'oeuvre de Dieu est parfaite, mais le péché du premier homme fait en sorte que nous avons tous des vices cachés dans nos vies. Laissons Dieu nous les montrer, laissons-le nous corriger et faire disparaître du milieu de nous ce qui n'est pas de Son royaume céleste. Il nous donnera Lui-même la force de lui obéir et d'attendre patiemment dans les preuves qu'Il ait fini de nous façonner. Il ne peut rien faire pour ceux qui sont rebelles à ses appels. "Mon fils, ne méprise pas le châtiment du Seigneur, et ne perds pas courage lorsqu’il te reprend; car le Seigneur châtie celui qu’il aime, et il frappe de la verge tous ceux qu’il reconnaît pour ses fils. Supportez le châtiment: c’est comme des fils que Dieu vous traite; car quel est le fils qu’un père ne châtie pas? Mais si vous êtes exempts du châtiment auquel tous ont part, vous êtes donc des enfants illégitimes, et non des fils" (Hébreux 12: 5-8).

Ce n'est pas de gaieté de cœur que nous lisons ces versets, mais quoi; serions-nous plus grands que ceux qui nous ont précédés? Il est vrai que le christianisme moderne tend à rendre insipide le message biblique en ce qu'il n'enseigne plus toute la vérité, mais qu'une partie de la vérité que les gens veulent bien entendre. Mais nous savons pourtant que "si quelqu’un retranche quelque chose des paroles du livre de cette prophétie, Dieu retranchera sa part de l’arbre de la vie et de la ville sainte, décrits dans ce livre (Apocalypse 22:19), (Matthieu 5:19).

Nous ne sommes pas des petits dieux. Nous ne dominons pas sur un royaume quelconque. Nous devons accepter une fois pour toutes que, notre vie durant, Dieu aura à nous façonner afin de nous rendre semblable à Lui. La manière dont Il s'y prendra Lui importe seul. Comprenons que nous ne pouvons pas entrer dans Son royaume de gloire avec nos vices, aussi cachés soient-ils (Matthieu 22:11-14). Nous devons être complètement purifiés, sanctifiés par l'oeuvre de la croix, par le sang versé par amour pour nous. Qu'il nous suffise de nous rappeler que Jésus n'a pas été pourchassé et soumis à la mort. Il a lui-même soumis la mort, car le Père l'a ramené là-haut dans la gloire et l'a rétabli dans toute Sa splendeur. C'est bien la raison pour laquelle nous ne croyons pas en vain, et que nous n'espérons pas en vain. À chaque jour que Dieu nous prête la respiration, nous renouvelons cette prière, dans le précieux nom de Jésus: Père, prend la place qui te reviens en moi; fais de moi ce que Tu voudras, brise-moi, brise le vase imparfait que je suis, et rebâti-moi par ta gloire; pour ta gloire. Amen. 

"Cette parole est certaine: si nous sommes morts avec lui, nous vivrons aussi avec lui; si nous persévérons, nous régnerons aussi avec lui" (2 Timothée 2:11-12). 

Que la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen.