Affichage des articles dont le libellé est croix. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est croix. Afficher tous les articles

dimanche 29 mars 2026

Deux brigands sur la croix, par Richard Andrejewski

 

Trois croix sont dressées sur une colline de Jérusalem. Trois hommes endurent le supplice réservé aux pires malfaiteurs. Deux de ces hommes ont mérité leur condamnation. Celui qui est au milieu n'a rien fait de mal. C'est Jésus de Nazareth. Et pourtant, c'est pour le péché que ce troisième doit mourir. Non pas pour ses propres péchés, car il n'en a pas commis, mais pour les péchés du monde; même pour les péchés de ces deux larrons crucifiés avec Lui. 

Il convenait que Jésus fût crucifié avec des malfaiteurs, puisque, sur cette croix, il prend la place de tous les malfaiteurs, c'est à dire, de tous les hommes. Car la Bible affirme que tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu. Le salaire du péché, c'est la mort, et ici, au Calvaire, Jésus se charge de nos péchés. Il souffre la mort pour tous. Le prophète Esaïe avait annoncé: "Ce sont nos souffrances qu'Il porte, ce sont nos douleurs dont Il s'est chargé, Il est blessé pour nos péchés, brisé pour nos iniquités, le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur Lui, et c'est par Ses meurtrissures que nous sommes guéris. Nous étions tous errants comme des brebis, chacun suivait sa propre voie, et l'Éternel a fait retomber sur Lui l'iniquité de nous tous. Il s'est livré Lui-même à la mort, Il a été mit au nombre des malfaiteurs, Il a porté les péchés de beaucoup d'hommes, Il a intercédé pour les coupables".

Mais les deux brigands, sont-ils conscients de cela? Connaissent-ils Celui qui est crucifié avec eux?  Savent-ils que cet homme qui meurt avec eux est le Prince de la vie? Au-dessus de Sa tête, on peut lire l'inscription suivante: "Celui-ci est le roi des Juifs". Se rendent-ils compte de ce que Jésus peut leur ouvrir les portes du royaume Céleste? Les évangélistes Matthieu et Marc nous rapportent que les deux brigands, au début, l'insultaient et le raillaient avec autant de méchanceté que les passants, les prêtres, les scribes et les anciens.  

Mais Luc nous dit que, tandis que l'un des malfaiteurs continuait à l'injurier; "n'est-il pas le Christ, sauve-toi toi-même, et sauve-nous", l'autre le repris fermement en disant: "Ne crains-tu pas Dieu, toi qui subit ce qu'ont mérités nos crimes? Mais celui-ci n'a rien fait de mal". Puis, se tournant vers Jésus, il lui dit: "Souviens-toi de moi, quand tu viendras dans ton règne". 

Dans l'exemple de ces deux brigands, nous retrouvons les différents effets que produit la croix de Jésus. Lorsque, dans la prédication de l'Évangile, elle est présentée aux hommes. Tous, comme eux, sont des malfaiteurs. Ils sont tous coupables devant Dieu. Mais tandis qu'aux uns, la croix est une occasion de s'enfoncer plus profondément encore dans le mal, elle est pour les autres comme une bouée providentielle au milieu du naufrage. "La croix est une folie pour ceux qui périssent", écrit l'apôtre Paul, mais pour ceux qui sont sauvés, elle est une puissance de Dieu".

En effet, le premier de ces brigands s'endurcit jusqu'au bout. Bien qu'il soit en proie à une douleur extrême, dans la vallée même de la mort, son esprit orgueilleux ne s'humilie pas. Le Christ ne lui inspire que mépris et répulsion. Et pourtant, Jésus l'aime. Il donne Sa vie pour lui aussi, mais l'autre refuse cette rançon. Un cœur incrédule et impénitent ne peut recevoir la grâce qui lui est offerte. Cet homme s'enfonce dans l'éternité sans Dieu, sans Christ, sans espérance. 

L'autre brigand ressent au contraire une grande émotion devant Jésus de Nazareth, son compagnon de souffrance. Il pressent la grandeur et la puissance de l'innocente victime; un merveilleux changement se produit en lui. Un remord l'envahit, profond, à cause de ses crimes. Il entrevoit une lueur d'espoir en considérant ce Roi des Juifs qu'il vient de railler, et qui, tout à l'heure, implorait encore le pardon de Dieu sur Ses propres bourreaux. 

"Je te le dis, en vérité, aujourd'hui, tu seras avec moi dans le paradis". Ces paroles incroyables sont un monument à la miséricorde divine. Tout homme, fût il le pire des pécheurs, peut bénéficier du pardon total de Dieu, pourvu qu'il se repente. Le cas de ce brigand ne doit cependant pas inciter certains hommes à remettre leur repentir jusqu'au dernier moment, afin de "profiter" de l'existence au maximum. Car bien qu'un vrai repentir n'arrive jamais trop tard, un repentir volontairement retardé est rarement sincère. Il y a là une sorte de préméditation aussi sordide que stupide.   

En outre, qui peut être sûr d'avoir l'occasion de se repentir tout à son aise s'il remet à plus tard ce changement de cœur? Il est intéressant de considérer les différentes étapes par lesquelles est passé le brigand repentant. D'abord, il reprend son compère, en lui disant: "Ne crains tu pas Dieu?" Voilà, au fond, l'une des causes du péché. L'homme n'a pas respecté la justice de Dieu, ni Sa vérité, ni Ses commandements. "La crainte de Dieu n'est pas devant leurs yeux", dira l'apôtre Paul dans sa lettre aux Romains. 

Cet homme qui a vécu toute sa vie dans le tourbillon de ses passions désordonnées, est maintenant frappé par sa conscience et par la présence du Christ. Il dit en somme à l'autre: "Je crains Dieu; je n'ose plus agir en insensé". 

Ensuite, il avoue qu'il mérite son châtiment. Ceux qui sont réellement repentants reconnaissent la justice de Dieu lorsqu'il inflige un châtiment à cause du péché. Enfin, le brigand met toute sa confiance en Christ. Il n'ose même pas l'implorer, tant son salut lui paraît impossible. Il dit seulement: "Souviens Toi de moi quand tu viendras dans Ton règne". Ces paroles sont surprenantes, par la foi lumineuse qu'elles expriment. Jésus est Lui-même aux portes de la mort, tous l'ont abandonné, Son Père céleste semble Lui-même s'être détourné de Lui, et pourtant, l'homme croit en Lui. Il ne pense même pas à son pauvre corps, à sa pauvre vie; il pense à son âme. Il entrevoit une vie meilleure, inaugurée par Jésus, et il veut participer à cette vie.

"Souviens Toi de moi, quand Tu viendras dans Ton règne". 

dimanche 4 janvier 2026

Celui qui prend le fils hérite de tout

 

Il y a des années, vivait un homme très riche qui partageait avec son jeune fils une passion pour la collection d'art. Ensemble, ils parcouraient le monde, n'enrichissant leur collection que des œuvres d'art exceptionnelles. Des chefs-d'œuvre de Picasso, Van Gogh, Monet et bien d'autres ornaient les murs de la demeure familiale. Veuf, le père observait avec satisfaction son fils unique devenir un collectionneur d'art averti. L'œil exercé et le sens aigu des affaires du fils faisaient rayonner de fierté son père, tandis qu'ils traitaient avec des collectionneurs du monde entier.
À l'approche de l'hiver, la guerre embrasa le pays et le jeune homme partit servir sa patrie. Quelques semaines plus tard, son père reçut un télégramme : son fils bien-aimé était porté disparu au combat. Le collectionneur d'art attendit anxieusement des nouvelles, craignant de ne jamais revoir son fils. Quelques jours plus tard, ses craintes se confirmèrent. Le jeune homme était mort en transportant un frère d'armes chez un infirmier.
Désespéré et seul, le vieil homme appréhendait les fêtes de Noël avec angoisse et tristesse. La joie de cette période, qu'il attendait avec tant d'impatience avec son fils, ne viendrait plus jamais chez lui. Le matin de Noël, on frappa à la porte pour le tirer de son sommeil. Tandis qu'il se dirigeait vers elle, les chefs-d'œuvre accrochés aux murs ne faisaient que lui rappeler que son fils ne rentrerait pas.
En ouvrant la porte, il fut accueilli par un soldat qui tenait un gros paquet. Il se présenta : "J'étais un ami de votre fils. C'est moi qu'il sauvait lorsqu'il est mort. Puis-je entrer quelques instants ? J'ai quelque chose à vous montrer." Tandis qu'ils engageaient la conversation, le soldat raconta comment le fils de l'homme avait toujours parlé à qui voulait l'entendre de sa passion, et même de celle de son père. "Je suis artiste", dit le soldat, "et je voulais vous offrir ceci." Lorsque le vieil homme déballa le paquet, le papier se déchira pour révéler un portrait du fils.
Bien que le monde ne la considérât jamais comme l'œuvre d'un génie, la peinture représentait le visage du jeune homme avec une précision saisissante. Submergé par l'émotion, l'homme remercia le soldat, promettant d'accrocher le tableau au-dessus de la cheminée. Quelques heures plus tard, après le départ du soldat, le vieil homme se mit à l'œuvre.
Fidèle à sa parole, le tableau trônait bien au-dessus de la cheminée, reléguant au second plan des œuvres d'une valeur inestimable. L'homme s'assit alors dans son fauteuil et passa Noël à contempler le présent qu'il avait reçu. Les jours et les semaines qui suivirent, il comprit que même si son fils n'était plus là, il continuait de vivre à travers ceux qu'il avait marqués. Il apprendrait bientôt que son fils avait sauvé des dizaines de soldats blessés avant qu'une balle ne mette fin à sa vie.
Alors que les récits des actes de bravoure de son fils continuaient de lui parvenir, la fierté et la satisfaction paternelles commencèrent à apaiser son chagrin. Le portrait de son fils devint bientôt son bien le plus précieux, éclipsant de loin tout intérêt pour les œuvres que les musées du monde entier s'arrachaient. Il confiait à ses voisins que c'était le plus beau cadeau qu'il ait jamais reçu.
Au printemps suivant, le vieil homme tomba malade et mourut. Le monde de l'art était en attente !
Sans se soucier de l'histoire du fils unique de cet homme, mais en son honneur, ces tableaux seraient vendus aux enchères. Conformément aux dernières volontés du vieil homme, toutes les œuvres d'art seraient mises aux enchères le jour de Noël, jour où il avait reçu son plus beau cadeau. Le jour J arriva bientôt et des collectionneurs d'art du monde entier se rassemblèrent pour enchérir sur certains des tableaux les plus spectaculaires au monde. Ce jour-là, les rêves allaient se réaliser ; la gloire allait être atteinte, car beaucoup s'exclameraient : "Je possède la plus belle collection !" La vente aux enchères commença par un tableau qui ne figurait sur le catalogue d'aucun musée. C'était le portrait du fils de cet homme. L'encanteur demanda la première enchère. Un silence de mort régnait dans la salle.
"Qui ouvre les enchères avec 100 dollars ?" demanda-t-il. Les minutes passèrent sans que personne ne réponde. Du fond de la salle, on entendit : "Qui se soucie de ce tableau ? Ce n'est qu'un portrait de son fils. Oublions-le et passons aux choses sérieuses."
D'autres voix s'élevèrent en signe d'approbation. "Non, il faut d'abord vendre celui-ci", répondit l'encanteur. "Alors, qui veut bien prendre le fils ?" Finalement, le jardinier de longue date du vieil homme prit la parole : "Accepteriez-vous dix dollars pour le tableau ? C'est tout ce que j'ai. Je connaissais le garçon, alors je le veux bien."
"J'ai dix dollars. Quelqu'un surenchérit ?" lança l'encanteur. Après un silence, il annonça : "Une fois, deux fois… Adjugé !" Le marteau s'abattit, des applaudissements retentirent dans la salle et quelqu'un s'écria : "On peut enfin enchérir sur ces trésors !"
L'encanteur regarda l'assistance et annonça que la vente était terminée. Un silence de stupeur s'abattit sur la salle. Quelqu'un s'écria : "Comment ça, c'est terminé ? On n'est pas venus pour un portrait du fils d'un vieux ! Qu'en est-il de tous ces tableaux ? Il y a des œuvres d'art qui valent des millions ! Je vous demande des explications !" L'encanteur répondit : "C'est très simple. Selon le testament du père, celui qui prend le fils hérite de la totalité du domaine, y compris les tableaux."
Il y a plus de 2000 ans, Dieu a livré son Fils à la mort sur une croix. À l'instar de l'encanteur, son message aujourd'hui est : "Le Fils, le Fils, qui prendra le Fils ?" Car, voyez-vous, celui qui prend le Fils hérite de tout ! Comme ces collectionneurs d'art l'ont découvert ce jour de Noël, le message reste le même : l'amour d'un Père, un Père dont la plus grande joie venait de son Fils, parti donner sa vie pour sauver les autres. Et grâce à cet amour paternel, celui qui prend le Fils hérite de tout.
Auteur inconnu.

dimanche 13 juillet 2025

J'ai soif

 

Après cela, Jésus, qui savait que tout était déjà consommé, dit, afin que l'Ecriture fût accomplie: J'ai soif (Jean 19:28).

Bien sûr, l'Écriture devait s'accomplir. Et nous savons que la soif était une des douleurs de la crucifixion. Les écrits historiques rapportent que les blessures et perte de sang causaient une fièvre accompagnée de soif intolérable chez les crucifiés. Mais est-ce que Jésus était seulement ici victime de la soif corporelle? 

Lorsque nous lisons le récit de la crucifixion en Matthieu 27:46, nous voyons que Jésus a dit : "Eli, Eli, lama sabachthani? c'est-à-dire: Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné?" Après quoi, l'un de ceux qui était là couru emplir une éponge de vinaigre pour la donner à Jésus. Nous comprenons donc que Jésus dit ensuite, comme le rapporte Jean dans son Évangile : "J'ai soif". 

Nous voyons par le récit de Matthieu que Jésus n'avait pas seulement soif corporellement, mais peut-être pire encore pour Lui était la soif spirituelle d'avoir été séparé du Père à cause des péchés qu'Il portait. Psaume 22:11 : "Ne t'éloigne pas de moi quand la détresse est proche, quand personne ne vient à mon secours". Et aux versets 14 et 15 :"Je suis comme de l'eau qui s'écoule, et tous mes os se séparent; mon cœur est comme de la cire, il se fond dans mes entrailles. Ma force se dessèche comme l'argile, et ma langue s'attache à mon palais; tu me réduis à la poussière de la mort". 

Approfondissons encore notre étude de cette soif de Jésus en allant lire au Psaume 42 versets 2 et 3 : "Comme une biche soupire après des courants d'eau, ainsi mon âme soupire après toi, ô Dieu! Mon âme a soif de Dieu, du Dieu vivant: quand irai-je et paraîtrai-je devant la face de Dieu?" Jésus, à la croix, a Lui-même exprimé cette soif, alors qu'Il est Celui qui étanche la nôtre! Avec Lui nous disons ces versets du Psaume 42; nous soupirons après Lui pour étancher notre soif spirituelle tandis que nous vivons dans les déserts de ce monde perdu.  

Cette séparation de Dieu a causé une soif (de Dieu) qui ne saurait être apaisée par quoi que ce soit dans ce monde. Seul Dieu pouvait la satisfaire, mais pour Jésus, séparé pour un instant du Père, c'était comme s'Il vivait Lui-même à ce moment-là les tourments du mauvais riche de Sa parabole en Luc 16:19-31. Au verset 24, Il fait dire au riche: "Père Abraham, aie pitié de moi, et envoie Lazare, pour qu'il trempe le bout de son doigt dans l'eau et me rafraîchisse la langue". On voit dans cette parabole que le pire tourment des damnés est la séparation d'avec Dieu, et c'est exactement ce que Jésus vivait à la croix. Paul dit en Galates 3:13 "qu'Il est devenu malédiction pour nous", c'est à dire qu'Il a porté notre peine à tous, Lui qui était innocent en toutes choses. 

Peut-il exister sur terre plus grande soif que celle qu'à expérimenté Jésus à la croix? Nous avons tous une soif de quelque chose en ce monde; l'une a soif d'être aimée, l'autre d'être reconnu comme quelqu'un de bien; toute le monde a soif de bonheur et de joie en ce monde. Mais quelle soif peut se comparer au cœur pur de Jésus, qui soupirait avec tant d'ardeur à retrouver la communion avec le Père qui avait été abruptement coupée, à cause du fardeau de nos péchés qu'Il portait? Gloire à Dieu; Il a pris soin de Jésus, qui n'est pas éternellement assoiffé! La puissance de Dieu a été déployée en Jésus en le ressuscitant des morts et en le faisant asseoir à sa droite dans les lieux célestes (Éphésiens 1:20).  

Séparé de Dieu le Père pour la première fois depuis l'éternité; Jésus a expérimenté la soif pour que nous n'ayons plus jamais soif. N'a-t-il pas dit en Jean 4:14 que "celui qui boira de l'eau que je lui donnerai n'aura jamais soif"? Pour cela, il faut venir à Lui, simplement. Paul dit en Colossiens 2:9 que nous avons "tout pleinement en Lui". Il est la plénitude de toute chose. Paul dira aussi en Éphésiens 1:3 que Dieu "nous a bénis de toutes sortes de bénédictions spirituelles dans les lieux célestes en Christ". Et au verset 23 de ce même chapitre, Paul dit que Jésus est "la plénitude de celui qui remplit tout en tous". 

Donc si quelqu'un dit aujourd'hui: "J'ai soif d'autre choses que ce que je peux trouver en ce monde, car cela ne me satisfait pas", alors tournez les regards vers Jésus. Il saura répondre à tous vos besoins. La plénitude, c'est l'épanouissement. Le dictionnaire dit que "c'est l'état de ce qui est complet, dans toute sa force". Il a connu la plénitude de la soif pour que nous ne la connaissions pas aujourd'hui. Bien sûr, nous aurons toujours soif de plus de la présence de Dieu dans nos vies, mais nous ne pourrons jamais connaître la profondeur de la soif que Jésus a connue, car nous allons à Lui et nous sommes remplis à ras bord par Ses enseignements, Sa grâce, Sa bonté, Son amour; toutes les bénédictions qu'Il déverse dans celui ou celle qui croit en Lui et accepte Sa Parole comme étant la véritable parole de Dieu.

"Celui qui boira de l'eau que je lui donnerai n'aura jamais soif" (Jean 4:14). Parce que celui ou celle qui croit véritablement en Jésus ne cherchera plus jamais son épanouissement ailleurs qu'en Christ. Nous avons vu que c'est en Lui que se trouve la plénitude de toutes choses. Et c'est Son œuvre en ceux qui croient; c'est ce qui fait que Paul et Silas pouvaient louer Dieu tandis qu'ils étaient enchaînés et maltraités dans la prison de Philippes (Actes 16:22-25). Après avoir souffert la solitude et les afflictions de toutes sortes, Il est Celui qui redonne espoir à ceux qui n'en ont plus. Après avoir vu notre soif être réellement étanchée par le Christ, nous ne chercherons plus jamais ailleurs; nous avons trouvé la source d'eau vive, ou plutôt, elle s'est révélée à nous et nous y avons bu, elle ne manque jamais. Nombreux sont les témoignages de chrétiens qui ont traversé les déserts de cette vie présente; ils ont été persécutés et privés de tout, mais une chose ne leur a jamais manqué, et c'était la plénitude de Christ qui les comblait de toutes Ses bénédictions. 

"Et l'eau que je lui donnerai deviendra en lui une source d'eau qui jaillira jusque dans la vie éternelle" (Jean 4:14). Quelle belle image que cette source d'eau qui ne tarit jamais! Non seulement elle ne tarit pas, mais Jésus dit qu'elle jaillit jusque dans la vie éternelle! Celui qui a Christ sur cette terre possède tout ce qu'un homme peut rêver d'avoir; il est béni et comblé "jusque dans la vie éternelle". Jésus ne comble pas de manière temporaire, mais éternellement. Ne s'est-t-il pas écrié avant de donner Sa vie à la croix: "Tout est accompli"? Qu'attends-tu? Viens à Lui aujourd'hui, reçoit le pardon de tes péchés et le don de la vie éternelle. N'oublie jamais; Jésus a expérimenté la soif pour que tu n'aies plus jamais soif. Ne cherche plus ici et là, regarde à Jésus, la plénitude de toutes choses se trouve en Lui. Il saura te combler et te bénir de Sa présence en toutes circonstances.

Que toute la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen.

dimanche 20 avril 2025

La dernière tentation du Christ

 

"S'il est roi d'Israël, qu'il descende de la croix, et nous croirons en lui. Il s'est confié en Dieu; que Dieu le délivre maintenant, s'il l'aime." (Matthieu 27:42-43).

Nous nous souvenons des tentations du Christ en Matthieu 4:1-10. Il est dit au verset 11 que "le diable le laissa". Mais ici en Matthieu 27, il revient à la charge avec une tentation qui suit un peu celle qu'il avait déjà essayé en Matthieu 4, lorsqu'il lui dit: "Si tu es le Fils de Dieu, jette toi en bas du temple". En d'autres mots, il disait à Jésus: "Si le Père t'aime tant, Il va te protéger". Et ici au verset 43, il essaie encore de le faire douter de l'amour du Père  lorsque Jésus, du milieu de ses souffrances, entend les badauds crier : "Il s'est confié en Dieu; que Dieu le délivre maintenant, s'il l'aime." 

C'est un peu la tentation que l'ennemi envoie à chacun de nous, un jour ou l'autre. "Tu vois bien que tu as trop fait de mal; Dieu ne te pardonnera jamais". Ou encore: "Pourquoi souffre-tu ainsi? Si Dieu t'aimais, Il ne permettrait jamais cela". Et ainsi de suite. Parce qu'il sait que, dès qu'il réussi à nous faire douter de l'amour de Dieu, ce n'est plus qu'une question de temps avant qu'il nous attire loin de la face de Dieu. Lorsque non traitée par la foi et une ferme assurance dans les promesses de Jésus, la graine du doute devient inévitablement un arbre d'incrédulité et d'indifférence. 

La prophétie de David se réalisait, alors qu'il avait écrit longtemps avant: "L'opprobre me brise le cœur, et je suis malade; j'attends de la pitié, mais en vain, des consolateurs, et je n'en trouve aucun. Ils mettent du fiel dans ma nourriture, et, pour apaiser ma soif, ils m'abreuvent de vinaigre." (Psaume 69:20-21). David encore au Psaume 22 prophétise au sujet de Jésus en ces termes; verset 1 : "Mon Dieu! mon Dieu! pourquoi m'as-tu abandonné, et t'éloignes-tu sans me secourir, sans écouter mes plaintes?" Et encore aux versets 6 à 8 : "Et moi, je suis un ver et non un homme, l'opprobre des hommes et le méprisé du peuple. Tous ceux qui me voient se moquent de moi, ils ouvrent la bouche, secouent la tête: Recommande-toi à l'Éternel! L'Éternel le sauvera, Il le délivrera, puisqu'il l'aime!"

Les principaux sacrificateurs, avec les scribes et les anciens, auraient dû mieux savoir. Ils étaient supposément versés dans les Écritures, et ils ne se sont même pas rendus comptes qu'en se moquant ainsi du Christ, de leur Messie (qu'ils rejetaient), ils accomplissaient les Écritures qu'ils prétendaient connaître et étudier?! Cela démontre à quel point ils étaient ignorants, quoiqu'instruits; complètement aveugles aux choses de Dieu, quoique prétendant être de grands savants. Du haut de leur piédestal de méchanceté et de leur dépravation, ils insultaient Celui qui était venu accomplir les Écritures! 

Revenons un instant au verset 42, lorsqu'ils disent: "Il a sauvé les autres, et il ne peut se sauver lui-même!" Ils reconnaissaient même ici que Jésus avait fait des miracles, des prodiges et des merveilles, mais loin de toucher leur cœur endurci et rebelle, ils utilisent tout le bien que Jésus a fait pour l'injurier! "Hey, toi, Jésus, Tu as sauvé les autres, Tu as guéri les aveugles et les lépreux, mais qu'est-ce que tout cela maintenant? Si Tu étais si puissant, Tu te sauverais toi-même". Certains commentateurs prétendent qu'ils ne croyaient pas que Jésus avait fait tous ces miracles, mais c'est peu probable. Ils le croyaient, car ils l'avaient vu de leurs yeux, mais ils étaient tellement endurcis dans leurs péchés et tellement imbus d'eux-mêmes qu'ils ont refusé de croire en Lui malgré la montagne de preuves qu'ils avaient Le concernant. Ce n'est pas sans raison que Jésus avait dit "qu'ils n'auraient pas d'autres signes que celui de Jonas" (Matthieu 12:39).

Et ils sont là, demandant pourtant un autre miracle: "S'il est roi d'Israël, qu'il descende de la croix, et nous croirons en lui". Non, ils n'auraient pas cru en Lui. 

Certains ont demandé: "Mais pourquoi Jésus n'a t'il pas saisi cette occasion pour faire un dernier miracle? N'aurait-il pas pu descendre de la croix à cette heure même et démontrer à tous les témoins de Sa crucifixion qu'Il était Dieu?" Oui, bien sûr, mais "il convenait que celui pour qui et par qui sont toutes choses, et qui voulait conduire à la gloire beaucoup de fils, élevât à la perfection par les souffrances le Prince de leur salut" (Hébreux 2:10). Et au verset 18: "Car, ayant été tenté lui-même dans ce qu'il a souffert, il peut secourir ceux qui sont tentés". Tout ce qu'Il avait accompli jusqu'alors était suffisant pour prouver qui Il était. De plus, ne l'aurait-on pas trouvé menteur? N'avait-il pas dit à ses disciples en Matthieu 16:21 qu'il devait "beaucoup souffrir de la part des anciens, des principaux sacrificateurs et des scribes, qu'il fût mis à mort, et qu'il ressuscitât le troisième jour" ?

Le moment était venu de donner Sa vie pour les pécheurs (que nous sommes), et alors que, depuis la foule s'élevait des moqueries, Jésus a choisi d'accomplir les paroles sorties de Sa bouche. En effet, il dit en Jean 10:17-18 : "Le Père m'aime, parce que je donne ma vie, afin de la reprendre. Personne ne me l'ôte, mais je la donne de moi-même; j'ai le pouvoir de la donner, et j'ai le pouvoir de la reprendre: tel est l'ordre que j'ai reçu de mon Père". Il était "l'Agneau de Dieu, qui ôte le péché du monde" (Jean 1:29). 

S'il l'avait voulu, Jésus aurait pu descendre de la croix. Cette tentation, survenue au point culminant de Ses souffrances physiques, s'il lui avait cédé, aurait pu changer le cours de l'histoire de l'humanité. En effet, que serait-il advenu de la promesse du Sauveur en Esaïe 53:6 ? "Et l'Éternel a fait retomber sur lui l'iniquité de nous tous". Si Jésus était descendu de la croix, quelle espérance aurions-nous? Nous serions restés comme le dit le début du verset 6; "errants comme des brebis, chacun suivant sa propre voie". Bien sûr, plusieurs suivent leurs propres voies encore aujourd'hui, car ceux-ci préfèrent placer leur confiance dans ce qui est destructible et qui sera détruit par le feu plutôt qu'en Christ. Mais pour nous qui croyons, le fait que Jésus ait résisté à cette dernière tentation a une valeur inestimable; la vie éternelle!   

Et pourquoi Jésus, à cette heure, a-t-il pu résister à cette dernière tentation? Parce que toute sa vie durant, Il avait confié ses pas dans la volonté du Père. Cela n'est probablement pas mieux représenté que par sa prière au jardin de Gethsémané, où Il dit: "Mon Père, s'il est possible, que cette coupe s'éloigne de moi! Toutefois, non pas ce que je veux, mais ce que tu veux" (Matthieu 26:39). Il a été fait péché pour nous. 

Quelqu'un a écrit: "Aussi affreuses qu'aient dû être les souffrances physiques et mentales du Fils de Dieu, il y avait une souffrance encore plus grande devant Lui, une souffrance devant laquelle toutes les autres souffrances pâlissent. Jusque là, il avait souffert d'hommes méchants, dynamisés par le diable. Mais maintenant il approche du moment où celui qui n'a pas connu le péché sera fait péché, où, au lieu de souffrir des hommes, il souffrira de Dieu lui-même. La coupe à laquelle son saint être s'est rétréci, il la prend maintenant pour la boire jusqu'à la dernière goutte". Et ainsi, nous arrivons au cri de Jésus, accomplissant la prophétie de David: "Eli, Eli, lama sabachthani? c'est-à-dire: Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné?" 

A.C. Gaebelein dira de ce moment: "Nous devons en parler à voix basse. C'est le Saint des Saints de la grande œuvre de la croix, le mystère impénétrable de l'œuvre expiatoire du Fils de Dieu. Des ténèbres qui enveloppaient la croix et le bienheureux souffrant sur le bois maudit, s'éleva un cri lugubre : "Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné ?" Ce cri révélait l'horrible souffrance endurée par l'Agneau de Dieu, substitut des pécheurs, de la main d'un Dieu saint. Il fut frappé et affligé par Dieu. La main de Dieu lui-même reposait sur lui. "L'Éternel a fait retomber sur lui l'iniquité de nous tous" (Ésaïe 53:6). "Il a plu à l'Éternel de le briser par la souffrance" (Esaïe 53:10). Qui peut décrire sa douleur et sa profonde affliction ? Jamais nous ne découvrirons pleinement la grandeur du prix payé. La mort sur la croix, comme on l'a dit avec justesse, est parfaitement unique. Elle ne peut jamais se répéter et, en raison de son efficacité éternelle, n'aura jamais besoin de se répéter." 

"Il est mort pour tous. Il s'est donné en rançon pour tous. Il a goûté la mort pour chaque homme. Il est la propitiation pour le monde entier (et non pour les péchés du monde entier, sinon le monde entier serait sauvé). Cela signifie que son œuvre est accessible à tous les pécheurs. Du fait de sa mort pour tous, l'Évangile est prêché aux pécheurs perdus et coupables. Christ est mort pour les impies. "Quiconque veut, quiconque croit", telles sont les précieuses conditions de l'Évangile de la grâce qui résonne de l'œuvre accomplie du Christ sur la croix. Et tous ceux qui croient en lui et acceptent le Seigneur Jésus-Christ comme leur Sauveur, il a porté leurs péchés sur la croix pour eux. Chaque pécheur croyant peut se retourner vers la croix et dire : "Il m'a aimé, il s'est donné pour moi. Il a payé ma dette. Il a porté mes péchés en son corps sur le bois. Il s'est tenu à ma place. Il était mon substitut. Il a goûté la mort pour moi."

Et nous pourrions ajouter: "Il a résisté à la dernière tentation, parce qu'Il était venu, non pour être délivré de la mort; Il a bu la coupe du jugement, non parce qu'Il était coupable, mais pour me délivrer, moi qui est coupable, du pouvoir du péché et de la mort". Romains 5:6-8 : "Car, lorsque nous étions encore sans force, Christ, au temps marqué, est mort pour des impies. À peine mourrait-on pour un juste; quelqu'un peut-être mourrait-il pour un homme de bien. Mais Dieu prouve son amour envers nous, en ce que, lorsque nous étions encore des pécheurs, Christ est mort pour nous." Et encore: "Celui qui n'a point connu le péché, il l'a fait devenir péché pour nous, afin que nous devenions en lui justice de Dieu" (2 Corinthiens 5:21). 

"Mais celui qui a été abaissé pour un peu de temps au-dessous des anges, Jésus, nous le voyons couronné de gloire et d'honneur à cause de la mort qu'il a soufferte, afin que, par la grâce de Dieu, il souffrît la mort pour tous" (Hébreux 2:9). "C'est pourquoi aussi Dieu l'a souverainement élevé, et lui a donné le nom qui est au-dessus de tout nom, afin qu'au nom de Jésus tout genou fléchisse dans les cieux, sur la terre et sous la terre, et que toute langue confesse que Jésus-Christ est Seigneur, à la gloire de Dieu le Père" (Philippiens 2:9-11).

Merci Seigneur Jésus, pour ce sacrifice si grand; merci pour l'espérance que Tu place en nous. Que Ton nom soit béni et glorifié!
Que toute la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen.

samedi 21 décembre 2024

Suivre le Fils de l'homme

 

"Les renards ont des tanières, et les oiseaux du ciel ont des nids: mais le Fils de l'homme n'a pas un lieu où il puisse reposer sa tête" (Luc 9:58).


Il y a plus de 2000 ans naissait  sur la terre, dans la pauvreté, le Créateur de l'Univers. Celui qui avait tout dans la présence du Père ne possédait absolument rien lorsqu'Il est venu sur la terre qu'Il avait créé. Vulnérable, et pourtant si fort, Il fit trembler Hérode au point que celui-ci fasse assassiner tous les enfants mâles de Bethléhem (Matthieu 2: 3; 16). Le Christ est venu, tel un étranger dans le monde qu'Il a créé. Jean dira de Lui en Jean 1:11 que la lumière, c'est à dire Christ, "est venue chez les siens, et les siens ne l'ont point reçue." 

Comme nous, Il a été fatigué, Il devait se reposer, mais Il n'avait nulle part où rester. En ce sens, Il était plus pauvre que la plupart des Judéens de Son époque. Matthieu 8:19 nous parle de cette histoire où un scribe s'est approché de Jésus en Lui disant: "Maître, je Te suivrai partout où Tu iras". Et c'est à ce moment, comme en Luc 9:58, que Jésus lui fit remarquer qu'Il ne possédait rien Lui même! Il est bien probable que ce scribe s'attendait à recevoir gloire et fortune s'il suivait Jésus, et la réponse du Seigneur fût sans équivoque; on ne vient pas à Christ pour devenir populaire ou pour être fameux. Ceux qui recherchent ces choses démontrent qu'ils n'ont rien compris aux choses du Royaume de Dieu! 

Grand et puissant, Il s'est fait "Fils d'homme", s'humiliant Lui-même et se rendant obéissant "jusqu'à la mort de la croix" (Philippiens 2:8). Et Paul poursuit au verset suivant en disant: "C'est pourquoi aussi Dieu l'a souverainement élevé, et lui a donné le nom qui est au-dessus de tout nom, afin qu'au nom de Jésus tout genou fléchisse dans les cieux, sur la terre et sous la terre, et que toute langue confesse que Jésus-Christ est Seigneur, à la gloire de Dieu le Père". 

C'est exactement ce que les mages ont fait lorsqu'ils sont venus à Bethléhem pour l'adorer; fléchir les genoux devant ce grand Roi et Maître (Matthieu 2:11). C'est cette humilité que nous devons avoir pour marcher dans les traces de Christ. Nous devons faire fléchir notre "moi", notre volonté propre et la soumettre à Sa volonté, comme Lui même s'est soumis au Père. Nous ne nous lasserons jamais d'admirer Sa grandeur et Son humilité. Le miracle de Son incarnation nous dépasse, et pourtant, de cela dépendait l'expiation de nos péchés. En effet, s'Il restait Dieu le Fils, ne venant pas ici bas, et sans devenir chair comme nous, comment l'expiation aurait-elle pu se faire? Le sang de l'Agneau parfait devait être versé une fois pour toutes pour la rémission des péchés de tous ceux qui croiraient en Lui. 

Il sauve ceux qui se confient en Lui. Il n'a jamais écrit de livre, et cependant, quelle bibliothèque pourrait contenir tous les livres qu'Il aurait pû écrire? Qui pourrait contenir un tel savoir, une telle connaissance? Et quelqu'un a dit: "Il n'a jamais fondé d'école, mais pourtant, ceux qui ont été à son écoute ne pourraient tenir sur les bancs de toutes les écoles du monde. Jamais Il ne commanda d'armée, et cependant, aucun chef n'a jamais rassemblé autant de volontaires qui aient amené autant de rebelles à déposer les armes".

Toute sa vie, Il n'a fait que le bien, guérissant les malades, redonnant du courage à ceux qui étaient désespérés. Pourtant, les gens supposément "biens" de son époque, les gens religieux le haïssaient et voulaient le faire mourir. Et beaucoup de ceux qui le suivaient, ceux qui l'ont accueilli en héros lors de son arrivée à Jérusalem (Matthieu 21:9-10) se sont tournés contre Lui et criaient avec la multitude.: "Crucifie-le" (Matthieu 27:22). Nous sommes loin ici de la gloire et de la fortune probablement espérée par le scribe en Matthieu 8:19!

Et donc, vers l'âge de trente-trois ans, le Christ, trahi par Judas, est livré aux autorités afin qu'on le cloue sur une croix. Mais en réalité, Il s'est livré Lui-même; "Il a été mis au nombre des malfaiteurs, parce qu'il a porté les péchés de beaucoup d'hommes, et qu'il a intercédé pour les coupables" (Esaïe 53:12). Et Il intercède encore aujourd'hui pour tous ceux qui croient en Lui (Romains 8:34), pour tous ceux qui placent leur confiance en Lui pour être sauvés.

En suivant le Christ, nous n'obtiendrons peut-être pas la gloire et la richesse, mais nous obtiendrons bien plus si nous persévérons en Lui: une demeure là haut dans la gloire, celle-là même qu'Il est allé préparé pour ceux qui Lui appartiennent (Jean 14:3). 

Que toute la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen.      

dimanche 22 septembre 2024

Les sages seront confondus; la grâce incomprise

 

Les sages seront confondus... (Jérémie 8:9)


De quoi parle-t-on ici? Quels sont les sages qui seront confondus? Et de quelle manière le seront-ils?

Pour bien comprendre le contexte du chapitre 8, retournons d'abord au chapitre 7. Nous y trouvons l'Éternel adressant des reproches à Juda par la bouche du prophète Jérémie. Il dira par exemple aux versets 8-10 : "Vous vous livrez à des espérances trompeuses, qui ne servent à rien. Quoi! dérober, tuer, commettre des adultères, Jurer faussement, offrir de l'encens à Baal, aller après d'autres dieux que vous ne connaissez pas! Puis vous venez vous présenter devant moi, dans cette maison sur laquelle mon nom est invoqué, et vous dites: Nous sommes délivrés!... Et c'est afin de commettre toutes ces abominations". Au verset 4, Il leur avait aussi dit: "Ne vous livrez pas à des espérances trompeuses, en disant: C'est ici le temple de l'Éternel, le temple de l'Éternel, Le temple de l'Éternel!" 

Les reproches qu'Il fait à Juda sont assez clairs; ils vivaient dans le péché, ils n'en faisaient qu'à leur tête, ils méprisaient les commandements de Dieu, commettant les mêmes abominations que les peuples autour, mais ils "espéraient" tout de même en Dieu, à cause des sacrifices qu'ils offraient au temple. Mais les sacrifices qu'ils faisaient n'étaient même pas offerts à Dieu, mais ils étaient destinées à toutes sortes d'autres divinités! Ils étaient en abomination aux yeux de l'Éternel, mais ils pensaient que Dieu les acceptait tel quel. C'est pourquoi Il leur dit que leur espérance est trompeuse.

C'est pourquoi aux versets 5 à 7, Il dit : "Si vous réformez vos voies et vos œuvres, si vous pratiquez la justice envers les uns et les autres, si vous n'opprimez pas l'étranger, l'orphelin et la veuve, si vous ne répandez pas en ce lieu le sang innocent, et si vous n'allez pas après d'autres dieux, pour votre malheur, alors je vous laisserai demeurer dans ce lieu, dans le pays que j'ai donné à vos pères, d'éternité en éternité". Il leur dit : "Si vous vous repentez, si vous délaissez les abominations que vous commettez et que vous vous mettiez en règle avec Moi, alors votre espérance ne sera plus trompeuse, et alors Je ne vous punirai pas". Nous verrons de nouveau ce type d'exhortation au chapitre 8 de Jérémie, parce que Dieu ne prend pas plaisir à la perte des pécheurs, mais Il veut que tous viennent à la repentance (2 Pierre 3:9).

En Jérémie 7:12, Il leur rappelle ce qui est arrivé à Silo: "Allez donc au lieu qui m'était consacré à Silo, où j'avais fait autrefois résider mon nom. Et voyez comment je l'ai traité, à cause de la méchanceté de mon peuple d'Israël". Ce qui est mit par écrit dans les Écritures; les mauvaises actions, les égarements, c'est justement pour nous avertir de ne pas faire la même chose, non pas pour faire pareil et espérer que notre récompense sera différente, parce que supposément, "nous serions sous la grâce". C'est encore pire! La grâce ne nous permet pas de désobéir volontairement, elle nous permet d'obéir à Dieu, chose qui est impossible à l'homme naturel et non régénéré. 

Paul dira en 1 Corinthiens 10:11-13 : "Ces choses leur sont arrivées pour servir d'exemples, et elles ont été écrites pour notre instruction, à nous qui sommes parvenus à la fin des siècles. Ainsi donc, que celui qui croit être debout prenne garde de tomber! Aucune tentation ne vous est survenue qui n'ait été humaine, et Dieu, qui est fidèle, ne permettra pas que vous soyez tentés au delà de vos forces; mais avec la tentation il préparera aussi le moyen d'en sortir, afin que vous puissiez la supporter". Il dit: "Ces chose qui leurs sont arrivées, vous ne devez pas les répéter, vous devriez savoir mieux, vous devriez plutôt en tirer instruction; ce n'est pas parce que vous vous dites "religieux" que vous êtes réellement forts; prenez donc garde de ne pas tomber de la même manière qu'eux".

Mais le peuple refusa d'écouter la voix du prophète et de se repentir. Ainsi, aux verset 13 à 15, Dieu leur dit : "Puisque je vous ai parlé dès le matin et que vous n'avez pas écouté, puisque je vous ai appelés et que vous n'avez pas répondu, Je traiterai la maison sur laquelle mon nom est invoqué, sur laquelle vous faites reposer votre confiance, et le lieu que j'ai donné à vous et à vos pères, de la même manière que j'ai traité Silo; et je vous rejetterai loin de ma face". Vous subirez le même sort que celui réservé aux autres rebelles, parce que vous refusez de vous repentir. Mais aujourd'hui, plusieurs chrétiens de nom marchent de la même manière, selon les convoitises de leur cœur pécheur, et ils espèrent s'en tirer, se moquant de la grâce de Dieu en l'utilisant comme prétexte pour pécher et désobéir volontairement à Sa Parole. C'est simplement là un signe que leur cœur est non régénéré, parce qu'ils n'ont pas en eux l'amour de Dieu, ils ne peuvent pas aimer Sa parole; encore moins la mettre en pratique! C'est pourquoi Jésus dira en Jean 14:23-24 : "Si quelqu'un m'aime, il gardera ma parole, et mon Père l'aimera; nous viendrons à lui, et nous ferons notre demeure chez lui. Celui qui ne m'aime pas ne garde point mes paroles."   

Donc au verset 16 (encore du chapitre 7), Dieu dit à Jérémie: "Et toi, n'intercède pas en faveur de ce peuple, n'élève pour eux ni supplications ni prières, ne fais pas des instances auprès de moi; car je ne t'écouterai pas". Dieu ne veut pas que le prophète prie pour le peuple rebelle, car Il a résolu de leur faire payer leurs crimes.

Verset 24 : "Et ils n'ont point écouté, ils n'ont point prêté l'oreille; Ils ont suivi les conseils, les penchants de leur mauvais cœur, ils ont été en arrière et non en avant". Comme malheureusement beaucoup aujourd'hui, malgré les avertissements, ils sont rebelles, ils n'écoutent pas les reproches de l'Éternel. Ils se voient sans reproches et bons spirituellement, ils tournent volontairement le dos à Dieu, tout en prétendant ne pas L'avoir complètement rejeté, mais ils ne Lui obéissent pas, et par là ils prouvent qu'ils ne Lui appartiennent pas. 

Versets 27:28 : "Si tu leur dis toutes ces choses, ils ne t'écouteront pas; si tu cries vers eux, ils ne te répondront pas. Alors dis-leur: C'est ici la nation qui n'écoute pas la voix de l'Éternel, son Dieu, et qui ne veut pas recevoir instruction; la vérité a disparu, elle s'est retirée de leur bouche". Cela ressemble à notre génération perverse. Chacun prétendait posséder sa propre vérité, ainsi, ils n'étaient pas en mesure d'accepter la parole et les avertissements du prophète Jérémie concernant le sort qui les attendait. La seule vérité de Dieu était rejetée, et ils marchaient selon les convoitises de leur cœur incrédule. Ainsi, Il dira à Jérémie aux versets 29 à 31 : "Prononce une complainte! Car l'Éternel rejette et repousse la génération qui a provoqué sa fureur. Car les enfants de Juda ont fait ce qui est mal à mes yeux, dit l'Éternel, ils ont placé leurs abominations dans la maison sur laquelle mon nom est invoqué, afin de la souiller. Ils ont bâti des hauts lieux à Topheth dans la vallée de Ben-Hinnom, pour brûler au feu leurs fils et leurs filles: ce que je n'avais point ordonné, ce qui ne m'était point venu à la pensée". 

Au temps du roi Manassé, Juda sacrifiait à Baal, à Astarté et se prosternait "devant toute l'armée des cieux", et il bâtit même de ces autels démoniaques dans la maison de l'Éternel (2 Rois 21:3-4). Ils adoraient "l'armée des cieux", c'est à dire le ciel et les étoiles. C'est probablement à cela qu'il fait référence ici.

L'Éternel poursuit donc au verset 33, par la bouche de Jérémie: "Les cadavres de ce peuple seront la pâture des oiseaux du ciel et des bêtes de la terre; et il n'y aura personne pour les troubler". La déchéance totale. 

C'est ainsi que commence le chapitre 8 de Jérémie, où on lit aux versets 1 et 2 : "En ce temps-là, dit l'Éternel, on tirera de leurs sépulcres les os des rois de Juda, les os de ses chefs, les os des sacrificateurs, les os des prophètes, et les os des habitants de Jérusalem. On les étendra devant le soleil, devant la lune, et devant toute l'armée des cieux, qu'ils ont aimés, qu'ils ont servis, qu'ils ont suivis, qu'ils ont recherchés, et devant lesquels ils se sont prosternés; on ne les recueillera point, on ne les enterrera point, et ils seront comme du fumier sur la terre". Ils seront livrés à leurs ennemis, à cause de leurs désobéissances. Depuis longtemps, ils avaient tourné le dos à Dieu, maintenant, Il allait faire de même avec eux. 

C'est une grande punition que d'être livrés à nous-mêmes par Dieu! La génération d'aujourd'hui pense que si elle se libère de Dieu, de Sa parole, donc de Ses commandements, tout sera agréable et merveilleux, mais elle se trompe terriblement. Existe-il pire situation que celle d'un homme ou d'une femme qui a abandonné Dieu après L'avoir connu, et qui, Lui, en retour, fini par laisser une telle personne à elle-même, subissant les conséquences de ses choix désastreux parce qu'elle a suivi "les penchants de son cœur"? 

Bien sûr, Dieu est patient. Il a patienté Juda de longues années avant d'en arriver au point où Sa colère ne pouvait plus être contenue. Mais qu'en est-il de nous aujourd'hui? Après avoir connu la vérité, comment pouvons-nous encore mépriser Sa grâce en péchant de différentes manière et en prétendant toujours "être sous la grâce"? C'est de faire une moquerie du sacrifice de Christ! "Prenez garde, frères, que quelqu'un de vous n'ait un cœur mauvais et incrédule, au point de se détourner du Dieu vivant" (Hébreux 3:12). Si cet avertissement se trouve dans les Écritures, c'est que c'est possible d'en venir à ce point où la bouche prétend croire et servir Dieu, mais le cœur est éloigné de Lui comme il ne l'a jamais été auparavant (Matthieu 15:8-9). 

 Ainsi, en Jérémie 8:3, Il dit: "La mort sera préférable à la vie pour tous ceux qui resteront de cette race méchante". Voici un peuple qui a tout reçu et tout vu de la part de Dieu, et qui en arrive au point où Il enlève Sa main de restriction contre leurs ennemis afin qu'ils leurs fassent du mal. C'est une situation terrible pour un peuple qui aurait dû être béni dans cette terre qui leur était promise, terre "où coulent le lait et le miel". 

Malgré ces avertissements, nous voyons que Dieu ne prend pas plaisir à la perte du pécheur, Il ne prend pas plaisir à la punition autant qu'à la bénédiction, c'est pourquoi Il ajoute, aux versets 4 et 5: "Est-ce que l'on tombe sans se relever? Ou se détourne-t-on sans revenir? Pourquoi donc ce peuple de Jérusalem s'abandonne-t-il à de perpétuels égarements? Ils persistent dans la tromperie, ils refusent de se convertir." C'est encore un appel à la repentance lancé à un peuple rétrograde! Il demande au peuple: "Lorsque l'on tombe, lorsque l'on pèche, doit-on rester dans cette situation? Ne serait-il pas préférable de se repentir; de changer de vie? Pourquoi ne vous repentez-vous pas? Pourquoi ne revenez-vous pas à Moi? 

Il poursuit donc au verset 6 en disant: "Je suis attentif, et j'écoute: Ils ne parlent pas comme ils devraient; aucun ne se repent de sa méchanceté, et ne dit: Qu'ai-je fait?" Cette situation rappelle celle de Sodome et Gomorrhe, où les villes auraient été épargnées si dix justes s'y étaient trouvés, mais il ne s'y trouvait même pas dix justes. Elle rappelle aussi celle de tous nos "chrétiens" modernes qui se réclament du beau nom de Jésus mais qui se rendent coupables de choses que même les païens ne font pas, prétextant qu'ils "sont sous la grâce de Dieu". Il y a des limites à la patience de Dieu; est-il possible qu'une personne soit assez bête pour en tester les limites? 

"C'est une chose terrible que de tomber entre les mains du Dieu vivant" (Hébreux 10:31). Les Hébreux à qui cette lettre était adressée, n'étaient-ils pas eux aussi sous la grâce? Ne faisons pas de la grâce de Dieu un prétexte pour justifier le péché, c'est ajouter à la punition qui est justement réservée pour ceux qui, comme au temps de Jérémie, sont impénitents et n'ont aucune intention de se détourner de leurs péchés.
 
"Je suis attentif, et j'écoute". En d'autres mots, avant d'assurer définitivement la sentence, Dieu leur laisse encore une chance, Il espère qu'ils se détourneront de leur mauvaise voie pour revenir à Lui. C'est la même chose pour nous aujourd'hui; cessons d'excuser le péché. Ce que Dieu a appelé péché est péché. Ce n'est pas parce que nous vivons sous la grâce qu'Il a cessé de détester le péché, surtout lorsqu'il consiste en ce que l'homme ou la femme se détourne volontairement de Lui pour marcher selon ses propres convoitises, et se met à chercher dans la Parole des passages pour approuver ses péchés! Beaucoup font cela! Non satisfaits de pécher, ils y joignent le fait d'ajouter ou d'enlever à la Parole, chose qui nous est interdit de faire en Apocalypse 22:18-19, mais aussi dans l'Ancien Testament en Deutéronome 4:2 et en Proverbes 30:5-6, où il est écrit: "Toute parole de Dieu est éprouvée. Il est un bouclier pour ceux qui cherchent en lui un refuge. N'ajoute rien à ses paroles, de peur qu'il ne te reprenne et que tu ne sois trouvé menteur".

En Jérémie 8:8, nous lisons justement à ce sujet: "Comment pouvez-vous dire: Nous sommes sages, la loi de l'Éternel est avec nous? C'est bien en vain que s'est mise à l'œuvre la plume mensongère des scribes". C'est comme plusieurs qui disent aujourd'hui: "Nous sommes sages, nous sommes instruits spirituellement, nous lisons la Parole, et nous croyons toujours en Dieu malgré tout ce que nous faisons qui est contraire à ce qu'Il attend de nous". Ils n'ont aucune intention de se repentir de quoi que ce soit. En fait, ils sont tellement sous une puissance d'égarement qu'ils ne peuvent même plus reconnaître qu'ils vivent dans le péché (2 Thessaloniciens 2:11-12; Romains 1:28). Ils ont pourtant sous les yeux la Parole de Dieu dans laquelle ils peuvent plonger les regards à tous moments!

Poursuivons notre lecture en Jérémie 8:9 : "Les sages sont confondus, ils sont consternés, ils sont pris; voici, ils ont méprisé la parole de l'Éternel, et quelle sagesse ont-ils?" Les "sages" sont confondus, consternés. Ils ne s'attendaient pas à ce qui leur arrive. Paul dit en 2 Corinthiens 10:12 : "En se mesurant à leur propre mesure et en se comparant à eux-mêmes, ils manquent d'intelligence". C'est ce que font les "sages" de cette génération; ils abaissent les standards de Dieu aux leurs et à ceux du monde;  ils se comparent au monde, et ils se voient bons et parfaits! Quelle bêtise!

N'oublions pas, il ne s'agit pas de païens qui n'ont jamais entendu parler de Dieu ou de Jésus-Christ, il est question ici de gens "religieux", qui se croient pieux, mais qui ne le sont qu'en apparence seulement. Oh, devant les hommes, le verni religieux dont ils se peignent tient peut-être encore, mais Dieu voit au cœur de chacun d'entre nous. Et ce que nous avons ici est un peuple rétrograde et pervers, qui croit que Dieu est de son côté, et qu'il est lui-même du côté de Dieu, malgré toutes ses désobéissances, et donc, qui n'a aucun besoin de repentance. "Je me suis jadis repenti une fois, c'est suffisant". Mais c'est faux.

Jérémie 8:10 : "C'est pourquoi je donnerai leurs femmes à d'autres, et leurs champs à ceux qui les déposséderont. Car depuis le plus petit jusqu'au plus grand, tous sont avides de gain; depuis le prophète jusqu'au sacrificateur, tous usent de tromperie". En d'autres mots: "Je laisserai l'ennemi ravager le pays. Je détournerai le regard, Je lèverai ma main protectrice d'au-dessus d'eux,; Je ne les protégerai plus". Ce verset parle du jugement de Dieu s'abattant sur un peuple rebelle et impénitent. Non, Dieu n'approuve pas le mal. Non, Dieu n'approuve pas le divorce comme certains supposés chrétiens modernes aiment à le penser en citant ce verset hors de son contexte pour essayer d'approuver leur conduite pécheresse. C'est terrible lorsqu'on y pense; utiliser un verset comme celui-ci, qui nous parle du résultat de la colère de Dieu contre le péché, pour tenter d'approuver le péché... Quel aveuglement spirituel! Quelle moquerie de la Parole sainte de Dieu! Nous voyons dans ce passage des Écritures le résultat de la rébellion d'un peuple ou d'individus contre Dieu; la destruction que cela amène sur les foyers et sur une nation. Nous voyons comment les "sages" sont confondus et consternés par le résultat de leur rébellion.

"Ne vous y trompez pas: on ne se moque pas de Dieu. Ce qu'un homme aura semé, il le moissonnera aussi. Celui qui sème pour sa chair moissonnera de la chair la corruption; mais celui qui sème pour l'Esprit moissonnera de l'Esprit la vie éternelle (Galates 6:7-8-).

Il y aurait long à dire sur ce sujet, mais posons nous simplement cette question: Que faisons-nous de ces avertissements qui sont encore valables aujourd'hui? C'est à chacun de répondre à cette question en examinant sa propre conduite, non pas selon ses standards, mais à la lumière de la Parole de Dieu. S'il y a lieu, que chacun se repente et revienne vers Dieu, car Il ne prend pas plaisir à la perte du pécheur, mais Il veut pardonner ceux qui viennent, ou reviennent à Lui d'un cœur sincère.   
 
Que toute la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen.