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dimanche 29 septembre 2024

Compassion, par Alain Choiquier

 

Le mot compassion, en grec, la langue du Nouveau Testament, "splakna", représente l'ensemble des viscères de l'homme et en particulier le cœur, les poumons, le foie et les intestins. Ce mot a donc trait aux profondeurs de l'homme que remuent les fortes émotions. La compassion en grec a directement affaire avec les entrailles de l'homme. Elle jaillit de là, c'est-à-dire de ses profondeurs. 

La Bible dit que Dieu a compassion, que Jésus-Christ fut souvent ému de compassion à la vue d'individus, de foule dans le malheur et dans la souffrance. Connaissons-nous vraiment Dieu dans Ses profondeurs? Savez-vous que l'expression "être ému de compassion" dans le Nouveau Testament n'est employée que pour parler de Dieu, du Christ et de ceux qui font figure de Dieu dans les paraboles? La vraie compassion est exempte de toute hypocrisie, elle n'est qu'en Christ. Dieu, donc, peut s'émouvoir jusque dans Ses profondeurs à la vue de nos maux, de nos souffrances, de nos malheurs. Il s'émeut non d'une sensiblerie superficielle, mais d'une compassion profonde. 

Ce maître qui eut compassion du serviteur ne pouvant honorer sa dette en Mathieu 18, c'est Dieu. Ce père qui fut émut de compassion pour son fils retrouvé en Luc 15, c'est encore Dieu. Ce samaritain compatissant venu en aide au juif laissé pour mort sur la route de Jéricho en Luc 10, c'est le Christ, lequel a été aussi ému de compassion à la vue de foule désemparée. Il a été remué jusque dans ses entrailles à la vue de foule affamée, dans de grands besoins. Il fut ému de compassion en présence de lépreux, d'aveugles et de paralytiques. Ému de compassion à la vue d'une pauvre veuve accompagnant le cercueil de son fils unique à sa dernière demeure terrestre. 

Oui, mais qu'a-t-il fait pour tous ces gens, demandez-vous peut-être? Et bien, il est intervenu, guérissant le lépreux, l'aveugle, nourrissant ces foules affamées en multipliant le pain, rendant son fils unique à cette pauvre veuve. Il est donc intervenu, Il n'a pas été seulement pris d'une pitié passive comme c'est souvent le cas chez nous, Il a été ému d'une compassion active qui l'a porté au-devant des besoins d'autrui. 

Aujourd'hui, ça n'a pas changé. Le Christ a toujours compassion des hommes, c'est nous qui ne voulons pas de Lui. Nous le rendons responsable de tout ce qui nous arrive, nous ne voulons pas de Lui. Et quand l'épreuve, la souffrance et le malheur sont là, (nous disons que) c'est Sa faute. Nous montrons par là que nous ne le connaissons pas, que nous n'avons aucune idée de ce qu'Il est vraiment. Si seulement, comme ces foules de Son temps nous Le suivions. Si seulement, comme ce lépreux, nous nous jetions à Ses pieds. Si seulement, comme la veuve de Jéricho, nous criions à Lui, Sa compassion nous bouleverserait, nous viendrait en aide, elle nous sauverait et nous Le connaitrions tel qu'Il est. Quelle joie!

Jésus a su partager la tristesse, le deuil des hommes de sa génération. Ayant croisé le cortège funèbre apportant le seul fils d'une pauvre veuve (Luc 7 v.12-15), il ressentit profondément ce deuil. Le deuil de cette veuve était le sien. C'est cela compatir. Vous êtes peut-être dans les larmes, le deuil; le Christ a compassion. Vous pourriez savoir aujourd'hui combien il sait consoler, réconforter. Allez donc à lui. 

La Bible dit qu'il est le même hier, aujourd'hui et éternellement. Ce qu'il a fait pour l'homme d'hier, il le fait encore pour l'homme d'aujourd'hui. À Béthanie, Jésus a pleuré avec ceux qui portaient le deuil de Lazare. "Jésus pleura", est-il écrit en Jean 11 v. 35. Jésus a été remué dans ses profondeurs face aux besoins, aux souffrances des hommes, comme jamais un homme ne le fut. Il est intervenu pour sauver, soulager, guérir comme jamais un homme ne le fit. Et qui plus est, cette compassion dont il vibrait de toutes ses forces l'a conduit jusqu'à la croix pour mettre fin aux cauchemars de l'homme que vous êtes, que je suis. 

Sa compassion l'a poussé à se charger de tout ce qui nous charge. Il a porté nos péchés sur la croix. Sa compassion l'a poussé à briser ce qui nous brise. Il s'est chargé de nos soucis, de nos fardeaux (Matthieu 11 v. 28). Sa compassion l'a conduit à tuer ce qui nous tue; le mal sous toutes ses formes contre lequel nous ne pouvons rien. Pourquoi a-t-il eu ainsi compassion? Parce qu'il a eu la passion de l'homme, comme jamais personne ne l'a connue. Il vous aime, en doutez-vous encore? Jetez-vous dans ces bras par la foi, il a compassion de vous!

dimanche 11 août 2024

L'amour éternel de Dieu

Je t'aime d'un amour éternel, c'est pourquoi je te conserve ma bonté (Jérémie 31:3).


Un auteur inconnu a comparé l'amour de Dieu à un cours d'eau qui ne gèle jamais, à une fontaine qui ne tarit jamais et à un soleil qui ne se couche jamais. Le fait de ne pas reconnaître l'amour inaltérable de Dieu a conduit beaucoup de personnes à désespérer.

D.L. Moody a fait le commentaire suivant: "Je ne connais aucune vérité dans toute la Bible qui devrait nous frapper avec autant de puissance et de tendresse que celle de l'amour de Dieu. Satan essaye continuellement de convaincre des homes et des femmes que le Seigneur ne les aime pas. Il a réussi a faire croire ce mensonge à nos premiers parents et, trop souvent, il réussit avec nous". 

Moody continuait en ces termes: "Quand votre enfant est agité, ou qu'il vous a désobéi, vous ne le rejetez pas comme s'il n'était plus le vôtre. De même, quand nous nous égarons, Dieu ne nous méprise pas. C'est notre péché qu'Il hait".

Ce que Jérémie a écrit pour Israël au sujet de l'amour éternel de Dieu est tout aussi vrai pour son peuple aujourd'hui. Il ne nous abandonne jamais, et sa compassion ne nous déçoit jamais.

Quelles que soient nos difficultés, la vie vaut toujours la peine d'être vécue quand on prend les paroles rassurantes de Dieu à coeur: "Je t'aime d'un amour éternel".

Auteur inconnu. 

dimanche 23 avril 2023

Christ: Compassion et Rédemption

Ils n'auront plus faim, ils n'auront plus soif, et le soleil ne les frappera point, ni aucune chaleur. Car l'Agneau qui est au milieu du trône les paitra et les conduira aux eaux des sources de la vie, et Dieu essuiera toute larme de leurs yeux (Apocalypse 7:16-17). 


Peut-être traverses-tu en ce moment une crise dans ta vie. Peut-être le désespoir cherche-t-il à t'envelopper comme les eaux d'une mer déchaînée sur un naufragé. Tu es chrétien(ne), mais les épreuves testent ta foi et le doute commence à t'assaillir. Pourquoi Dieu? Pourquoi?  Il est vrai que les épreuves de la vie jettent une ombre sur ce que nous considérions comme solide, et ça peut même être notre foi. Dieu comprend cela. Il n'en est pas surpris. Il connaît notre faiblesse. "Car nous n'avons pas un souverain sacrificateur (Jésus-Christ) qui ne puisse compatir à nos faiblesses" (Hébreux 4:15). 

Celui qui compatit avec excellence, c'est Christ. Les hommes peuvent être une épaule sur laquelle pleurer, mais ils ne peuvent pas être à la fois compassion et rédemption. Sachant cela, nous devrions profiter de chaque occasion, bonne ou mauvaise, pour courir vers le trône de la grâce, celui sur lequel est assis notre Seigneur Jésus-Christ, et Lui épancher nos cœurs, afin de recevoir de Lui pardon, grâce et miséricorde, sachant qu'Il ne nous rejettera pas, selon qu'il est écrit : "Je ne mettrai pas dehors celui qui vient à moi" (Jean 6:37). Non seulement purifie-t-il nos cœurs, mais Il nous remplit de Sa présence et du Saint-Esprit, et ainsi nous donne-t-Il une espérance nouvelle, celle de la vie éternelle. Nous savons bien que nous ne sommes que de passage ici-bas. Misérables pèlerins dans un monde qui n'est pas le nôtre, notre âme languit et soupire après la présence de Son Sauveur. Venez à Lui! Venons à Lui! Il ne se soucie pas de ce que tu as fait, souviens-toi, Il ne met pas dehors celui qui vient à Lui. Quelqu'un l'a raconté ainsi : "Tu es comme l'indigent qui est venu à la maison de la miséricorde. Tu es couché à la porte, et les serviteurs te demandent d'entrer. Tu obéis et tu te tiens, tremblant, attendant l'arrivée du Maître des lieux, ne sachant pas si tu seras reçu ou mit dehors. Le Maître apparaît, et non seulement te donne-t-Il un habit neuf, Il te donne le Sien. Il te fait entrer dans Sa famille".

"Oui mais tu ne sais pas tout le mal que j'ai fait". As-tu approuvé le meurtre de Chrétiens comme l'a fait l'apôtre Paul? N'est-il pas devenu un homme utilisé puissamment par Dieu pour évangéliser le monde? Ton inaptitude, ton indignité, ta culpabilité; rien ne résiste au sang de Jésus versé à la croix du Calvaire, pourvu que tu viennes à Lui d'un cœur sincère, dans la repentance. À côté de l'espérance nouvelle que le Seigneur nous donne, les crises de la vie s'amenuisent, car nous savons qu'elles ne durent qu'un temps limité comparé à l'éternité bienheureuse en Sa présence. 

Dieu notre Père, aide-nous à comprendre, à connaître toute la vérité; la Tienne. Cette vérité qui libère de toute inquiétude, car elle est fondée sur le Roc inébranlable, elle est sûre et digne de confiance, car elle est sortie de la bouche d'un Dieu qui ne Se trompe pas et ne Se renie jamais. Nous ne savons pas quand ce pèlerinage prendra fin, mais nous voulons être prêts à entrer dans ce monde nouveau et céleste. Seigneur Jésus-Christ, Dieu vivant, je Te remercie d'être mort sur cette croix à ma place afin que déjà, je puisse vivre ici-bas selon Ta grâce en plus de recevoir cette part d'héritage éternel. Aie pitié de nous, Jésus. Vois comme nous sommes errants sans Toi; merci d'être ce Maître de maison qui accueille le pèlerin qui a besoin de pardon et de miséricorde. Merci parce que nous ne sommes pas sauvés selon nos œuvres, mais par Ta grâce. Tu as tout accompli, et nous te remercions d'avance pour Ton Esprit que Tu veux déverser en nous afin qu'Il nous dirige dans toute la vérité. Merci Père du ciel et de la terre de cette espérance nouvelle que Tu places constamment en nous, et lorsque nous regardons aux promesses que Tu as faites, nous ne craignons point. Alors que nos regards se tournent vers notre Sauveur, par-delà du ciel bleu s'étend l'infini de Ta création, l'image de Ta gloire qui ne finira jamais. Ô Comme nous soupirons après Toi, Seigneur, pour ce jour bienheureux où les larmes et la douleur cesseront en Ta présence bienheureuse. D'ici-là, Seigneur Jésus, nous te prions de nous donner la sagesse et la grâce de marcher un jour à la fois sur le chemin que Tu nous as tracé, accomplissant les œuvres que Tu as préparés d'avance afin que nous les pratiquions, pour Ta gloire seule. Donne-gloire à Ton nom dans nos vies; éloigne de nous le souvenir de nos fautes. Merci pour la joie et la paix que Tu nous accordes, alors que Tu viens nous transformer à Ton image et à Ta ressemblance, vivant au milieu de nous, nous comblant de bonheur et d'espérance. Oui, le bonheur et la grâce m'accompagneront tous les jours de ma vie, et j'habiterai dans la maison de l'Éternel tous les jours de ma vie. 

dimanche 20 octobre 2019

Je n'ai point vu le juste abandonné

J'ai été jeune, j'ai vieilli; et je n'ai point vu le juste abandonné, ni sa postérité mendiant son pain. Toujours il est compatissant, et il prête; et sa postérité est bénie (Psaumes 37:25-26).

Gloire à Dieu! Il prend soin de Ses enfants. C'est bon de penser que notre Père céleste veille sur nous, dans nos bons et mauvais jours, et d'avoir cette assurance que rien ne nous arrivera sans qu'Il ne nous donne l'occasion de nous en sortir (1 Corinthiens 10:13), Mais il est également une vérité à saisir dans ce court passage: les bénédictions de Dieu sont suffisantes, nous n'avons pas à constamment lui demander de nouvelles choses de ce monde. Peut-être sont elles bonnes, ou du moins, ne représentent-elles pas un péché, mais nous ne les demanderons pas à notre Père céleste car nous savons qu'elles sont inutiles dans notre marche chrétienne. Le fait de posséder une plus belle voiture, ou une maison intelligente, ou le dernier téléphone à la mode n'est pas mal en soit, mais rien de cela n'augmentera notre foi. Ce sont des choses que nous posséderons si Dieu le veut, au temps convenable. Il est important que nous apprenions à vivre dans le contentement, avec reconnaissance pour ce que nous avons déjà. La prière d'Agur est juste; elle sera certainement approuvée de Dieu et elle vient corroborer ce que dit notre passage d'aujourd'hui: "Ne me donne ni pauvreté, ni richesse; accorde-moi le pain qui m'est nécessaire. De peur que, dans l'abondance je ne te renie (...), ou que, dans la pauvreté, je ne dérobe et ne m'attaque au nom de mon Dieu (Proverbes 30:8-9). 

La puissance de Dieu n'est pas limitée par ce que nous possédons ou ne possédons pas. Plusieurs chrétiens ont fait l'erreur de dire: "Ah, si je possédais ceci ou cela, je pourrais tellement mieux servir Dieu". Cela est faux. Le Seigneur attend que nous soyons fidèles, là où nous sommes, avec ce que nous avons. Si nous attendons d'être millionnaires pour donner aux pauvres, il se peut que nous ne donnions jamais. Si nous attendons de posséder un avion afin d'aller proclamer l'Évangile aux quatre coins de la planète mais que nous ne parlons même pas de Christ à nos voisins ou collègues de travail, nous n'évangéliserons jamais. 

La reconnaissance est importante en ce qu'elle tiendra nos pensées dans la joie de Christ. Et c'est lorsque nous vivons dans cette seule joie, malgré nos circonstances, que nous pouvons proclamer Ses louanges à nos frères et sœurs, sans nous soucier de demander à Dieu plus que ce que nous avons besoin, car nous reconnaîtrons alors qu'Il fait toute chose bonne, en Son temps (Écclésiaste 3:11). Ce verset de l'Écclésiaste est intéressant, car il se poursuit en disant que l'Éternel a mis dans le cœur de l'homme la pensée de l'éternité, bien que nous ne puissions pas saisir Son oeuvre du commencement à la fin. 

Parfois, nous ne comprenons pas que telle épreuve survienne, ou qu'une bénédiction tout à fait inattendue vienne mettre un comble à notre joie, mais Dieu sait ce qu'il fait, et Il fait tout afin que nous lui donnions la gloire qui Lui est due. Même si nous sommes incapables de tout comprendre, nous avons l'assurance qu'il nous conduira tel un père attentionné conduit et protège ses enfants. 

Que toute la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen.

dimanche 9 juin 2019

Christ choisi au milieu du peuple, par Charles H. Spurgeon

J’ai élevé du milieu du peuple un jeune homme (Psaumes 89:19).

Pourquoi Christ a-t-il été choisi du milieu du peuple? Parle mon cœur, car les pensées du cœur sont les meilleures, n’était-ce pas afin qu’il puisse être capable de devenir notre frère, par la bienheureuse parenté du sang? Oh, quelle communion il y a entre Christ et le croyant! Le croyant peut dire, j’ai un frère au ciel; je peux être pauvre, mais j’ai un frère qui est riche, et qui est Roi, et souffrira-t-il que je sois dans la disette tandis qu’il est sur son trône? Oh non! Il m’aime, il est mon frère. 

Croyant, revêts-toi de cette pensée bénie, comme d’un collier de diamants, autour du cou de ta mémoire; mets-le comme un anneau d’or, a doigt du souvenir perpétuel, et utilise le comme du sceau même du Roi, affranchissant les requêtes de ta foi avec la confiance du succès. Il est un frère né pour l’adversité, considère-le, traite-le comme tel.

Christ fut aussi choisi du milieu du peuple afin qu’il puisse connaître nos besoins et y compatir. "Il a été tenté en toutes choses comme nous sans jamais pécher". Dans toutes nos détresses nous pouvons compter sur sa compassion. La tentation, la douleur, la confusion, la faiblesse, la lassitude, la pauvreté: Il les connaît toutes, car il les a toutes éprouvées. Souviens-toi de ceci chrétien, et que cela te réconforte.

Quel que difficile et douloureux que puisse être ton chemin il est marqué déjà par les pas de ton Sauveur; et même quand tu atteindras la sombre vallée de l’ombre de la mort, et les eaux profondes du Jourdain, tumultueux, tu y trouveras l’empreinte de ses pas. Vers quelque lieu que tu te diriges, il en a été notre précurseur; chaque fardeau que nous avons à porter, a jadis été posé sur les épaules d’Emmanuel. Sa voie était plus rugueuse et plus sombre que la mienne. Christ, mon Seigneur avait souffert, et moi je me plaindrais?

Prends courage! Les pieds royaux ont laissé une trace rouge de sang sur la route, et consacré le chemin épineux pourtoujours.

Par Charles H. Spurgeon

samedi 30 mars 2019

Peut-on prier inutilement pour quelqu’un qui n’était pas prédestiné à être sauvé?

Je ferai miséricorde à qui je fais miséricorde, et j’aurai compassion de qui j’ai compassion (Romains 9 :15).
Il y aurait long à explorer à ce sujet, car les opinions divergent sur ce qu’est réellement la prédestination selon Dieu et sur ce que cela représente dans nos vies spirituelles. Nous répondrons donc le plus simplement possible à cette question.
Serait-ce à dire que l’homme, dès sa naissance, n’a aucun choix? Celui qui était destiné à être sauvé sera certainement sauvé, et celui qui était destiné à se perdre sera perdu? Non! Cela a été mal interprété, et pour plusieurs personnes pensant être prédestinées au salut, ce fût une cause de perte, car elles se sont perdues dans le péché et la désobéissance, « prétendant ne pas pouvoir perdre leur salut ». Nous n’élaborerons pas sur une telle manière de penser; sachons seulement qu’elle est des années-lumière de la pensées de Dieu! Sans Sa grande miséricorde, nous étions tous destinés à la mort éternelle, car pas un seul d’entre nous ne sait faire le bien (Psaumes 14 :3). N’agissons pas comme si Dieu nous devait quoi que ce soit; encore moins le salut éternel!
Le commencement de toutes choses, c’est que nous sommes des grains de poussières créés par Dieu pour l’adorer. Mais Dieu n’oblige personne à l’adorer et le servir. Les deux voies sont devant les hommes; laquelle choisiront ils (Deutéronome 30 :15)? Seul Dieu le sait. Et elle est là sa préséance. Il connaît tout; Il voit tout. Il sait tout d’avance, donc Il sait qui l’acceptera et qui le rejettera. Il savait d’avance que le cœur de Pharaon serait dur et que, dans son orgueil, il s’élèverait contre Sa volonté, qui était de faire sortir les Israélites d’Egypte. Alors il est écrit en Romains 9 :17 : «Je t’ai suscité à dessein pour montrer en toi ma puissance, et afin que mon nom soit publié par toute la terre.» Dieu utilise les siens pour manifester Sa gloire, non pas pour notre propre gloire, mais afin que Son nom, soit élevé au-dessus de tous noms, mais Il utilise aussi ceux qui s’élèvent contre Lui, comme bon lui semble.
Qu’est l’homme, pour contester contre Lui? N’est-ce pas de la justice de Dieu de décider quels sont les critères du salut? Certaines personnes ont déjà dit : « avec toutes les bonnes œuvres que telle personne a faite durant son passage sur la terre, elle est certainement sauvée. Si cela n’est pas, Dieu est injuste » (Romains 9 :19-20). Quel orgueil! Le salut n’a rien à voir avec les œuvres, mais avec la foi et l’obéissance à Dieu. C’est son œuvre qui importe et non la nôtre. Jésus a déjà tout accompli, mais nous sommes liés par l’obéissance à ses commandements. Car l’apôtre Paul dira dans le même chapitre, au verset 21 : «Le potier n’est-il pas maître de l’argile, pour faire avec la même masse un vase d’honneur et un vase d’un usage vil?»
Comprenons que nous ne sommes que matières, poussières destinés à retourner à la poussière. Dieu a fait toutes choses afin que Sa gloire soit manifestée aux yeux de tous. Tout lui est soumis. Certaines personnes qui n’ont aucun intérêt pour se repentir serviront d’exemple pour leur génération et celles à venir, à l’exemple de Judas Iscariote. Dieu s’est servi de ce pécheur impénitent pour faire éclater sa gloire d’abord, en lui permettant de trahir Jésus. L’ennemi pensait bien avoir gagné à ce moment-là, mais ce fût simplement le commencement de sa fin, et le début de l’espérance pour l’humanité! Ensuite, Dieu a démontré Sa justice lorsque nous voyons quelle fût la fin de Judas, qui se pendit, s’étant finalement pour ainsi dire jugé lui-même indigne de recevoir le pardon de Dieu pour ses actions impies.
En tout cela, une chose demeure : Voici, je mets aujourd’hui devant toi la vie et le bien, la mort et le mal (…) (Deutéronome 30 :15-20). Certains diront peut-être : mais cela relève de l’Ancien Testament et ne s’applique plus aujourd’hui puisque nous vivons sous la grâce. Mais alors, pourquoi lisons-nous un enseignement de Jésus lui-même en Luc 13 :24 : «Efforcez-vous d’entrer par la porte étroite. Car, je vous le dis, beaucoup chercheront à entrer, et ne le pourront pas.» Ils ne l’auront pas pu non parce que Dieu ne l’aura pas voulu, mais parce qu’ils n’auront pas été prêts à se débarrasser de tout ce qui fait obstacle à leur marche avec Dieu, préférant vivre un peu dans le péché, un peu avec Jésus. Mais ce faisant, ils se sont pour ainsi dire effacés eux-mêmes du livre de vie. Pas étonnant que Jésus se demandera encore en Luc 18 :8 s’il trouverait la foi lorsqu’il viendra sur la terre! Car si tous sont appelés, peu acceptent de se soumettre à Dieu.
Que nous croyions ou non à la prédestination importe peu dans ce cas-ci. Car cela ne dépend pas de ce que nous croyons, mais de ce que Dieu a établi. La question devrait donc plutôt être la suivante : qui suis-je pour décider si telle ou telle autre personne a été prédestinée à être sauvée? La Bible ne dit-elle pas en 1 Timothée 2 :4 que Dieu veut que tous soient sauvés?  Par contre, Il connaît aussi ceux qui considèrent Son salut comme n’ayant aucune valeur, rejetant ainsi Son pardon qu’Il avait à leur offrir.
Toutefois, nous, minimes grains de poussières, ne connaissons pas cette réalité, à moins que Dieu nous la fasse connaître par son Saint-Esprit. Nous avons un exemple de cela lorsqu’Il dit un jour au prophète Samuel de cesser de pleurer sur Saül (1 Samuel 16 :1). Pleurer dans la prière d’intercession et de supplication pour ceux qui sont perdus, nous devons le faire. Mais le prophète Samuel devait cesser d’intercéder pour celui qui, depuis longtemps déjà, s’était détourné de Dieu pour suivre ses propres voies, au point où Dieu s’était retiré de lui.
Certaines personnes ont prié pendant des années pour que leur époux ou enfants viennent, ou reviennent à Dieu, et elles ont été exaucées. Pourquoi donc prier avec tant de persévérance? Parce que nous implorons la justice divine pour les perdus. Nous ne valons pas mieux qu’eux. En Colossiens 4 :2, il est écrit : « persévérez dans la prière, veillez-y avec actions de grâces ». Mais ce qui est intéressant c’est qu’au verset précédent, il est question des maîtres, qui sont exhortés à accorder à leurs serviteurs ce qui est juste et équitable, sachant que nous avons tous un maître dans le ciel. Donc, sachant Dieu est juste et équitable, nous devons l’être envers notre prochain également. En reconnaissance de ce que Dieu a fait pour nous en nous retirant de la boue de nos péchés, travaillons à notre salut avec crainte et tremblement (Philippiens 2 :12). Cela inclut de ne jamais être satisfait de notre situation spirituelle, mais de toujours chercher à aller de progrès en progrès, dans une parfaite obéissance à Dieu. Mais comment pouvons-nous être parfaits en obéissance si nous n’intercédons pas pour les perdus? Notre labeur ne sera pas vain. Dieu voit tout; il entend tout. Laissons agir Sa grâce, car le salut ne dépend pas de nous.
Attachons-nous à obéir à la parole qui nous dit non seulement de prier pour nos frères et sœurs dans la foi, mais aussi pour ceux qui se font nos ennemis et qui nous maltraitent (Matthieu 5 :44). Tant que nous n’avons pas d’indication contraire de la part du Saint-Esprit, continuons à intercéder pour les perdus et ceux qui se font les ennemis de l’Évangile, car même si ces gens ne viennent jamais à Dieu, nous aurons certainement une récompense pour notre obéissance et notre persévérance, car Dieu aura vu tout ce que nous aurons fait dans le secret, et nous le rendra en temps voulu, selon Sa sainte volonté (Matthieu 6 :6). 
Que toute la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen.