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dimanche 15 janvier 2017

Vices cachés

Vous voulez acheter une maison. Vous la faite inspecter et tout semble beau. Selon l'inspecteur, vous n'avez aucun argument de négociation; cette maison vaut réellement le prix demandé, peut-être même plus. Vous l'achetez. Moins d'un an plus tard, vous ne vivez  même plus dans cette maison parce qu'elle est remplie de moisissure et votre santé est menacée. De nouveau, vous faites inspecter la maison; verdict: il faut la démolir, et la reconstruire. 

Avant de connaître Jésus, nous marchions dans l'insouciance, nous péchions sans remords et nous croyions pourtant que nous étions sans failles. C'est l'équivalent de la maison qui semble belle et sans défauts. Mais lorsque nous commençons à marcher avec Jésus, et que nous ouvrons la Bible; lorsque nous passons l'inspection divine, le verdict tombe: tu dois être démoli, et te laisser rebâtir par Christ. Tu ne peux pas continuer tel que tu es, car tu t'en vas à la ruine. 

Peut-être direz-vous: comment cela se fait-il? Dieu aurait-Il commit une erreur en me créant tel que je suis? Non. Mais nous avons nous-mêmes corrompu ce que Dieu a créé. Ce que Dieu fait est parfait, mais pouvons-nous en dire autant de nous-mêmes? "Tous sont égarés, tous sont pervertis; il n’en est aucun qui fasse le bien, pas même un seul (Psaumes 14:3). Jésus parlera justement de maisons dans Sa parabole en Matthieu 7. Si nous ne sommes pas bâtis sur le Roc, alors nous sommes semblables à la maison d'un insensé qui a bâti sa maison sur du sable. Cette maison saura-t-elle résister aux forts vents et aux inondations? Certainement pas, car elle n'a pas de solide fondation. Nos vies sont comme cette maison, si Christ n'est pas le fondement de notre existence. Où sont nos valeurs? Vers quoi, vers qui nos pensées se tournent-elles la plupart du temps? Étudions notre conduite, à la lumière de la parole de Dieu, et nous trouverons si nos belles paroles sont vraies, ou si elles ne valent pas plus qu'un tambour battant la mesure de façon désordonnée!  

N'ayons pas l'orgueil de vouloir marcher avec Christ tout en continuant à tout gérer selon nos propres moyens. Ne nous contentons surtout pas d'apparences de piété, mais construisons sur le Roc solide, inébranlable qu'est Jésus. Soyons de l'argile malléable dans la main de Dieu. L'argile ne dira jamais au potier comment elle doit être façonnée, et dans quel but. L'oeuvre de Dieu est parfaite, mais le péché du premier homme fait en sorte que nous avons tous des vices cachés dans nos vies. Laissons Dieu nous les montrer, laissons-le nous corriger et faire disparaître du milieu de nous ce qui n'est pas de Son royaume céleste. Il nous donnera Lui-même la force de lui obéir et d'attendre patiemment dans les preuves qu'Il ait fini de nous façonner. Il ne peut rien faire pour ceux qui sont rebelles à ses appels. "Mon fils, ne méprise pas le châtiment du Seigneur, et ne perds pas courage lorsqu’il te reprend; car le Seigneur châtie celui qu’il aime, et il frappe de la verge tous ceux qu’il reconnaît pour ses fils. Supportez le châtiment: c’est comme des fils que Dieu vous traite; car quel est le fils qu’un père ne châtie pas? Mais si vous êtes exempts du châtiment auquel tous ont part, vous êtes donc des enfants illégitimes, et non des fils" (Hébreux 12: 5-8).

Ce n'est pas de gaieté de cœur que nous lisons ces versets, mais quoi; serions-nous plus grands que ceux qui nous ont précédés? Il est vrai que le christianisme moderne tend à rendre insipide le message biblique en ce qu'il n'enseigne plus toute la vérité, mais qu'une partie de la vérité que les gens veulent bien entendre. Mais nous savons pourtant que "si quelqu’un retranche quelque chose des paroles du livre de cette prophétie, Dieu retranchera sa part de l’arbre de la vie et de la ville sainte, décrits dans ce livre (Apocalypse 22:19), (Matthieu 5:19).

Nous ne sommes pas des petits dieux. Nous ne dominons pas sur un royaume quelconque. Nous devons accepter une fois pour toutes que, notre vie durant, Dieu aura à nous façonner afin de nous rendre semblable à Lui. La manière dont Il s'y prendra Lui importe seul. Comprenons que nous ne pouvons pas entrer dans Son royaume de gloire avec nos vices, aussi cachés soient-ils (Matthieu 22:11-14). Nous devons être complètement purifiés, sanctifiés par l'oeuvre de la croix, par le sang versé par amour pour nous. Qu'il nous suffise de nous rappeler que Jésus n'a pas été pourchassé et soumis à la mort. Il a lui-même soumis la mort, car le Père l'a ramené là-haut dans la gloire et l'a rétabli dans toute Sa splendeur. C'est bien la raison pour laquelle nous ne croyons pas en vain, et que nous n'espérons pas en vain. À chaque jour que Dieu nous prête la respiration, nous renouvelons cette prière, dans le précieux nom de Jésus: Père, prend la place qui te reviens en moi; fais de moi ce que Tu voudras, brise-moi, brise le vase imparfait que je suis, et rebâti-moi par ta gloire; pour ta gloire. Amen. 

"Cette parole est certaine: si nous sommes morts avec lui, nous vivrons aussi avec lui; si nous persévérons, nous régnerons aussi avec lui" (2 Timothée 2:11-12). 

Que la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen.

samedi 27 août 2016

M'aimes-tu?

Jean 21:15-17 : "Après qu’ils eurent mangé, Jésus dit à Simon Pierre: Simon, fils de Jonas, m’aimes-tu plus que ne m’aiment ceux-ci ? Il lui répondit: Oui, Seigneur, tu sais que je t’aime. Jésus lui dit : Pais mes agneaux. Il lui dit une seconde fois: Simon, fils de Jonas, m’aimes-tu ? Pierre lui répondit: Oui, Seigneur, tu sais que je t’aime. Jésus lui dit: Pais mes brebis. Il lui dit pour la troisième fois: Simon, fils de Jonas, m’aimes-tu ? Pierre fut attristé de ce qu’il lui avait dit pour la troisième fois: M’aimes-tu ? Et il lui répondit: Seigneur, tu sais toutes choses, tu sais que je t’aime. Jésus lui dit: Pais mes brebis."

Ici, Jésus s'adresse à Pierre par son ancien prénom: Simon. "Simon, fils de Jonas, m'aimes-tu?" Souvenons-nous; lorsque Jésus l'appela pour en faire l'un de ses disciples, il changea son prénom (Simon) pour Céphas, qui signifie Pierre. (Jean 1:42) Pourquoi donc dans ces versets, Jésus s'adresse-t-il à Pierre par son ancien prénom? Parce que Pierre était retourné en arrière. Jésus l'avait enseigné; il ne plaît pas à Dieu que nous retournions dans le péché après avoir connu la vérité en Jésus. Nous savons que, quelques jours plus tôt, Pierre avait renié le Christ. Il se savait coupable. Et Jésus, ne le disculpant pas, mais ne l'accusant pas tout à fait non plus, lui rappelait subtilement, ainsi qu'à nous tous aujourd'hui, qu'une nouvelle identité nous est donnée lorsque nous l'acceptons comme notre Seigneur et Sauveur personnel. Nouvelle identité, nouvelle manière de penser et de vivre; nouvelle vie! Mais Pierre avait la parole facile. Peut-être trop. Et quand la tentation vint à lui, il ne sût résister avec la foi, car il comptait trop sur lui-même. Après avoir renié le Christ, lorsqu'il croisa le regard de Jésus après que le coq eut chanté, il s'est repenti de sa conduite, il a pleuré sur lui-même, à cause de son péché. Après ces choses, Jésus vient le mettre vis-à-vis de lui-même, à trois reprises également, parce que l'amour triomphe du jugement et de la condamnation: Simon, m'aimes-tu? Et Pierre de lui répondre: "Tu sais que je t'aime." Pierre ne parle plus par lui-même, il ne juge plus de la situation selon ses yeux à lui, mais selon les yeux de Jésus. Tu sais. Tu sais tout. Tu vois tout. Tu entends tout. Toi, Jésus, tu sais que je t'aime.

Certains accordent une importance exagérée à leur profession de foi. Il semble qu'ils s'attendent à être sauvés par ces paroles, mais il nous est démontré ici que les paroles ne valent rien si elles ne sont pas enracinées en Christ; si nous ne travaillons pas à notre salut avec crainte et tremblement (Philippiens 2:12) L'amour que nous avons pour Dieu doit être inconditionnel et doit être en action parmi les hommes. (1 Jean 3:18) Il ne doit pas y avoir dans nos actions une once de rébellion, ou quoi que ce soit qui puisse attrister l'Esprit de Dieu. Il peut arriver que nous fassions une erreur, mais ne tolérons jamais volontairement quoi que ce soit dans nos pensées ou dans notre conduite qui ne soit pas conforme à la pensée de Dieu. Nous savons comment Il pense, parce que Jésus nous l'a enseigné. Ce n'est pas inutilement qu'il nous est dit d'avoir en nous les sentiments qui étaient en Jésus-Christ. (Philippiens 2:5) 

À la question: "m'aimes-tu?", il y a la réponse en parole: "oui, je t'aime". Mais cela est toujours suivi d'une exhortation de Jésus: "Pais mes agneaux", ou "Pais mes brebis". Il y a un rapprochement à faire avec son enseignement en Matthieu 16:24 : "Si quelqu'un veut venir après moi, qu’il renonce à lui-même, qu’il se charge de sa croix, et qu’il me suive." (Voir aussi Galates 2:20) La plupart des disciples s'enfuirent, lorsque que Judas eut trahi Jésus. C'est un aspect magnifique de la Bible, qui n'essaie pas de nous montrer que les disciples étaient des super-héros sans peur et sans reproches. Non. Ils étaient humains, tout comme nous, avec leurs qualités et défauts. Mais ils n'avaient pas encore, à cette époque, reçut le Saint-Esprit, de sorte qu'ils aimaient Jésus et leur prochain, mais cet amour n'était pas parfait. Ils étaient encore dans la chair et ils n'étaient pas encore renouvelés dans leur intelligence par le Saint-Esprit

Le véritable amour exclu tout péché, toute désobéissance volontaire. Il sait que Jésus connait tout de nous, qu'Il connaît nos côtés les plus sombres, et pourtant il nous a aimés et nous aime malgré tout. Pierre avait renié son Maître, et pourtant, Jésus ne lui adressa aucun reproche. Il avait déjà prié pour lui. À cause de cela, Pierre aimait Jésus plus que jamais auparavant et il ne s'en vantait plus. Il avait été pardonné de son péché et il lui en était reconnaissant; il en était pleinement satisfait! Il se souvenait certainement des paroles de Jésus: "Mais j’ai prié pour toi, afin que ta foi ne défaille point ; et toi, quand tu seras converti, affermis tes frères."(Luc 22:32) Et voilà Jésus qui lui dit de nouveau: "Pais mes agneaux; pais mes brebis". Si c'était nécessaire, cela confirmait définitivement à Pierre que Jésus ne l'avait pas rejeté et que Dieu avait un plan pour lui. Si cela n'avait pas été le cas, il ne lui aurait jamais confié ses agneaux! Jésus n'est-il pas le bon berger? (Jean 10:11) 


Jésus nous pose la même question aujourd'hui: m'aimes-tu? Aimes-tu Dieu de tout ton cœur, te toute ton âme? (Matthieu 22:37-38) M'aimes-tu plus que ceux-ci? Comprenons ici: aimons-nous le Seigneur plus que tout ce qu'il y a en ce monde?  

Réfléchissons à notre conduite. Qu'y a t'il en nous qui ne serve pas le royaume de Dieu? Qu'elles sont nos pensées dominantes? Que faisons-nous? Éliminons toute pensée ou toute action qui ne soit pas conforme à l'enseignement de Jésus. Réduisons le temps que nous passons sur des choses qui ne servent pas les intérêts du royaume de Dieu, et passons ces minutes ou ces heures dans l'étude de la parole de Dieu ou en prière. Soyons à son écoute; prêts à obéir à sa volonté, même si elle ne plaît pas à notre nature humaine. N'oublions pas que son Esprit a des désirs contraires à ceux de la chair. Notre profession de foi et nos paroles seront testées. Cela est un fait. L'apôtre Pierre comprit à la dure que les paroles qu'il prononçait ne valaient rien. Il s'en est donc remis à Jésus. Tu sais toutes choses. Ce n'était plus lui qui voyait, mais il voyait à travers les yeux de Jésus-Christ. Ne mesurons pas notre amour pour Dieu selon notre assiduité à accomplir certains rites religieux. M'aimes-tu plus que ceux-ci? La question est importante, car nous ne pouvons pas avoir un cœur partagé, puisque nous ne pouvons pas servir deux maîtres à la fois. Dieu sonde les cœurs et les intelligences, Il nous connaît mieux que nous-mêmes; prions pour qu'Il nous donne de nous voir comme Il nous voit. Nous serons alors en mesure d'éliminer ce qui prend la place de Dieu dans nos vies, de nous en repentir devant le Seigneur et de marcher conformément à Sa volonté. N'oublions pas que nous avons toutes les raisons du monde d'aimer Dieu, en Jésus-Christ notre Seigneur et Sauveur. Nous méritions la mort et notre peine avait été signée contre nous. À cause de nos péchés qui témoignaient contre nous, il n'y avait rien à faire, rien à dire pour notre défense; nous étions coupables. Mais Jésus nous a pardonnés, Il nous a retiré de la boue du péché, Il nous a donné, ou redonné la vie et une nouvelle identité de sorte que nous n'avons plus à craindre la punition pour nos fautes, Il s'en est chargé. Quel amour! C'est à cause de cet amour que nous l'aimons en retour; parce qu'Il nous a aimé le premier, (1 Jean 4:19)sans compromis. Et c'est encore à cause de cet amour que Christ nous ordonne, comme à Pierre: "pais mes brebis". Nous savons que l'amour de Dieu habite  en nous lorsque, comme Lui, nous aimons l'esprit de nos frères et sœurs à travers le monde. Sans compromis, sans faux-fuyants, nous sommes prêts à obéir à Dieu et à témoigner de son amour quand, où et de la manière qu'Il le désire. Pour sa gloire, par sa gloire, à cause de sa grâce, nous serons à son service, prêts à accomplir les œuvres qu'il a préparé d'avance afin que nous les fassions, jusqu'à la fin de notre vie terrestre.

1 Jean 5:2 : "Nous connaissons que nous aimons les enfants de Dieu, lorsque nous aimons Dieu, et que nous pratiquons ses commandements."

Que la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen.

dimanche 10 juillet 2016

Une lettre est devant toi...

Tu as une lettre devant toi. Elle est pleine d'un fiel amer et tu ne sais pas comment gérer cette situation inattendue. Tu parlais, et tu ne te glorifiais point. Tout ce que tu faisais, tu croyais le faire pour rendre gloire à Dieu. Pourtant une lettre t'a été envoyée; et tu as appris la mauvaise nouvelle. Elle concerne ta santé, ta famille, tes finances. Tu es attaqué, anéantit jusqu'à la moelle de tes os par les paroles que contient cette lettre. La déception et l'incompréhension s'installent; pourquoi? Pourquoi?

Sache que tu n'es pas seul(e) dans cette situation; de nombreux frères et sœurs chrétiens de par le monde passent par les mêmes épreuves. Notre foi ne vaut rien si elle n'est pas testée par le feu des tribulations, sinon elle repose sur nos paroles seulement. Que valent les paroles d'un homme? Ne sont-elles pas comme un vent qui passe; sitôt prononcées, sitôt oubliées? Celui qui est justifié et qui vainc est celui qui se confie en l'Éternel, en toutes situations. En 2 Rois 14, nous voyons que le roi de Juda, Ézéchias, reçut une lettre d'un roi étranger, le roi d'Assyrie. Cette lettre lui promettait l'anéantissement de son peuple, se moquait de son Dieu en le comparant aux idoles de bois et de fer d'autres peuples. Il nous faut savoir que les soldats de l'Assyrie anéantissaient tout sur leur passage et qu'auparavant, ce roi impie envoya des messagers vers les murailles de Juda, criant à ceux qui la défendaient: "Qu'Ézéchias ne vous amène point à vous confier en l'Éternel, en disant: l'Éternel nous délivrera, et cette ville ne sera pas livrée entre les mains du roi d'Assyrie." Voyons ici la tentation de l'ennemi, qui perdure jusqu'à ce jour; il essaie de toutes ses forces de nous faire croire ce mensonge: "Ne vous confiez pas en l'Éternel, car Il ne vous délivrera pas."

Lorsque nous sommes frappés par la tragédie ou diverses tribulations; nous sommes, un jour ou l'autre, tentés avec cette pensée: Où est Dieu? Que fait-il? M'entend-il? Voit-il la situation désespérée dans laquelle je me trouve? Si oui, pourquoi n'intervient-il pas? À ce point, plusieurs abandonnent malheureusement la foi qu'ils prétendaient posséder - lorsque tout allait bien - pour se tourner vers différentes solutions qui, au final, les placent dans une position plus désespérée encore puisqu'ils ont tourné le dos à Celui qui pouvait les aider. Attention! Il n'est pas dit ici que celui qui est malade ne doit pas se faire soigner sous prétexte qu'il a la foi! Absolument pas! Dieu a permis qu'il y ait des docteurs et que certains médicaments soient inventés afin de soulager nos souffrances; remercions-le et soyons-lui reconnaissant pour cela! Mais il est impératif qu'en toute situation, nous apprenions à porter nos regards sur Jésus d'abord! Hébreux 12 versets 1-4 nous dit ceci : "Nous donc aussi, puisque nous sommes environnés d’une si grande nuée de témoins, rejetons tout fardeau, et le péché qui nous enveloppe si facilement, et courons avec persévérance dans la carrière qui nous est ouverte, ayant les regards sur Jésus, le chef et le consommateur de la foi, qui, en vue de la joie qui lui était réservée, a souffert la croix, méprisé l’ignominie, et s’est assis à la droite du trône de Dieu. Considérez, en effet, celui qui a supporté contre sa personne une telle opposition de la part des pécheurs, afin que vous ne vous lassiez point, l’âme découragée. Vous n’avez pas encore résisté jusqu’au sang, en luttant contre le péché."

Le roi Ézéchias prit la lettre de la main des messagers, et il la lut. Puis, que fit-il? Il entra dans une violente colère contre Dieu, qui laissait le roi d'Assyrie opprimer son peuple? Non. Il prépara son armée pour une guerre totale contre l'Assyrie? Non plus. Ézéchias prit la lettre, puis il la déploya devant l'Éternel et lui adressa une prière de supplications.

Faisons de même! Il n'existe pas d'autres solutions pour contrer les attaques de l'ennemi et sortir victorieux de nos épreuves! L'ennemi veut que nous doutions que Dieu puisse nous secourir, et même plus, il désire que nous reniions le Christ! Jésus n'a-t-il pas dit à Pierre, en Luc 22 versets 31-32:  "Simon, Simon, Satan vous a réclamés, pour vous cribler comme le froment. Mais j’ai prié pour toi, afin que ta foi ne défaille point ; et toi, quand tu seras converti, affermis tes frères." C'est un encouragement de savoir que Jésus a déjà prié pour nous! Il a déjà vaincu pour nous! Ne nous privons pas de sa grâce et de son secours! Persévérons lorsque tout va bien, et persévérons davantage lors des épreuves et des tribulations, car Il a quelque chose à nous enseigner. Il nous reprend, Il nous corrige, Il nous poli afin que nous soyons réellement appelés enfants de Dieu! Jean 14 verset 1 : "Que votre cœur ne se trouble point. Croyez en Dieu, et croyez en moi."

Prions.

Seigneur, Père du ciel et de la terre, Tu es Dieu, et nul n'est comme Toi. Vois comme ma misère est grande! Ma pauvreté spirituelle est effarante! Tu connais mon cœur mieux que moi-même; tu vois à quel point je suis prompt à me laisser égarer ici et là loin de ta face. En ce jour où les difficultés m'assaillent de toutes parts et les mauvaises nouvelles s'accumulent; je choisis comme Ézéchias de me tourner vers Toi et de t'offrir cette simple supplication: Seigneur, sauve-moi! Pierre te lança un jour ce cri du cœur après être sorti de la barque en marchant sur les eaux à ta rencontre, et lorsque le vent se fit plus fort, il prit peur. Aide-moi, Seigneur Jésus, à n'avoir peur de rien, afin que je garde mes yeux fixés sur toi en tout temps car oui, je suis sorti de la barque, j'ai tout abandonné pour Toi et je suis allé à ta rencontre lorsque Tu m'as appelé, mais l'ennemi ne veut pas de cela et il augmente l'intensité du vent contraire. Aide-moi, Jésus, je te prie, à ne pas regarder aux situations mais à regarder à toi seul! Merci d'entendre et de voir les œuvres de l'ennemi, Tu connais ses stratégies et Toi seul à la capacité de me fortifier et de m'équiper pour le combat spirituel. Merci pour cette promesse où tu nous dis de ne pas nous inquiéter et de croire. Et encore, l'apôtre Paul nous exhorte à nous inquiéter de rien, mais en toutes choses, à faire connaître nos besoins à Dieu par des prières et des supplications, avec actions de grâce. Oui je sais mon Dieu, que tu connais déjà toutes situations et rien ne t'est caché; Tu as déjà acquis la victoire sur toutes choses, mais tu aimes que nous allions à toi avec obéissance et soumission, prêt à tout afin de vivre selon ta volonté, et alors, tu ouvres pour nous les écluses du ciel et tu nous couvres de tes bénédictions! Gloire à Dieu! Merci Jésus, merci précieux Saint-Esprit! Merci pour la correction, merci même pour ces épreuves qui viennent contre moi, car elles contribuent à me rapprocher de Toi alors que l'ennemi voudrait tant que ce soit le contraire! Oui Seigneur Jésus, je veux encore me rapprocher de Toi, je suis encore trop loin de ta glorieuse présence! Je veux continuer de posséder ta paix et ta joie en toutes situations; choses que l'ennemi ne pourra jamais me ravir si moi, je ne me détourne pas de Toi. Merci Seigneur Dieu, Éternel, Père du ciel et de la terre, merci de me délivrer de la main de l'ennemi, qui me harcèle et qui ne veut pas me donner de repos, et toujours je veux chanter ce doux cantique: Une rivière coule, elle coule au fond de moi; une fontaine jaillit, libérant l'âme du péché... Pour ta gloire, par ta gloire, Seigneur, intervient et chasse l'ennemi loin de ma face! Toujours je te louerai et je te glorifierai pour toutes tes merveilles, car Tu es bon et digne de confiance! Oui mon Dieu, à toi seul soit la gloire pour aujourd'hui et pour tous les siècles, Amen.

samedi 27 septembre 2014

Reçois favorablement...



Psaumes 19-15 : "Reçois favorablement les paroles de ma bouche et les sentiments de mon cœur, Ô Éternel, mon rocher et mon libérateur!"

Nous prions, nous demandons à Dieu de recevoir favorablement nos paroles et les sentiments de nos cœurs, et c'est très bien ainsi. Mais que s'y trouve-t-il réellement? Sommes-nous certains que Dieu peut les recevoir? Car il est également écrit en Jérémie 17:10 : "Moi, l’Éternel, j’éprouve le cœur, je sonde les reins, pour rendre à chacun selon ses voies, selon le fruit de ses œuvres." Et, en Habakuk 1-13 :  "Tes yeux sont trop purs pour voir le mal, et tu ne peux pas regarder l’iniquité."

Nous ne pouvons pas nous présenter dans la prière autrement que tels que nous sommes. N'allons jamais à Dieu avec un double langage, en menant une double vie. Une vie de bon chrétien à l'église, un jour par semaine, mais menant une vie de païen à l'extérieur de l'église les six autres jours de la semaine! Ce comportement a un nom, et c'est l'hypocrisie. En Matthieu 23:25, Jésus dit: "Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites! parce que vous nettoyez le dehors de la coupe et du plat, et qu’au dedans ils sont pleins de rapine et d’intempérance." Peut-être ne sommes-nous pas scribes ou pharisiens, mais le message s’adresse tout de même à nous aujourd'hui; c'est en vain que nous essaierons de prouver notre appartenance à Dieu par les apparences, car rien n'est caché devant son regard.

Proverbes 6:16-19 : "Il y a six choses que hait l’Éternel, et même sept qu’il a en horreur; les yeux hautains, la langue menteuse, les mains qui répandent le sang innocent, le cœur qui médite des projets iniques, les pieds qui se hâtent de courir au mal, le faux témoin qui dit des mensonges, et celui qui excite des querelles entre frères." Et en Psaumes 66:18 : "Si j’avais conçu l‘iniquité dans mon cœur, le Seigneur ne m’aurait pas exaucé." Et encore en Esaïe 29:13  : "Le Seigneur dit: Quand ce peuple s’approche de moi, il m’honore de la bouche et des lèvres; mais son cœur est éloigné de moi, et la crainte qu’il a de moi n’est qu’un précepte de tradition humaine."
Ceci veut dire que Dieu a en dégoût et est répugné par ceux qui s'approchent de lui, n'étant pas sincère et honnête dans leur vie chrétienne. Il ne daigne pas entendre leurs prières, encore moins les exaucera-t-il! Prenons garde de ne pas nous berner nous-mêmes en essayant de prendre des raccourcis dans notre vie spirituelle. Il n'y a pas d'autres chemins pour accéder au royaume des cieux que par Jésus seul. Il est écrit que ceux qui sont réellement enfants de Dieu vivent comme Jésus a vécu. Ils marchent dans ses traces, et, étant sanctifiés, ils renoncent à eux-mêmes pour vivre selon la sainte volonté de Dieu seulement.

Si nous faisons partie du peuple qui appartient à Jésus, alors nous avons été séparés du monde. Nous ne pouvons plus vivre comme le monde vit, ou comme nous vivions avant d'avoir été délivré et purifié de nos péchés. Non seulement cela, mais Jésus nous a aussi délivré du châtiment qui devait venir sur nous! Comment donc pourrions-nous diminuer un si grand salut? Dans sa grâce, Dieu nous a délivrés du pouvoir du péché. Il nous appartient maintenant de nous abstenir de péché, après avoir appris à connaître la vérité. Sinon, quelle culpabilité! Comme Jésus nous a aimé et a donné sa vie pour nous, donnons-nous aussi à lui, résistons au mal avec sa vérité. Restons sous la grâce de Dieu, car c'est elle qui nous sauve, qui nous pardonne et qui nous sanctifie.

N'attendons pas d'être parfaits avant de nous présenter devant Dieu dans la prière, cela n'arrivera jamais! Mais lorsque nous prions, et que nous lui demandons de recevoir favorablement les paroles de notre bouche et les sentiments de nos cœurs, tâchons de nous humilier devant Lui. Reconnaissons la grandeur et la puissance de ce grand Créateur, et soyons purifiés par Jésus, dans l'obéissance à sa vérité. N'oublions pas qu'il "s’est donné lui-même pour nous, afin de nous racheter de toute iniquité, et de se faire un peuple qui lui appartienne, purifié par lui et zélé pour les bonnes œuvres." (Tite 2:14)

Matthieu 5:8  Heureux ceux qui ont le cœur pur, car ils verront Dieu!
Que la grâce de Dieu nous vienne en aide, Amen.

jeudi 20 décembre 2012

Jésus notre Seigneur et Sauveur - Je crois en Toi

Noël. La naissance d’un sauveur. La vie d’un sauveur. La mort d’un sauveur. La résurrection d’un sauveur. Par Jésus, de morts au péché que nous étions, nous avons retrouvé la vie, et la vie en abondance. Bien entendu, cela est pour nous un sujet de très grande joie! Seulement voilà, le royaume de Dieu, c’est aussi de penser aux autres. Et lorsque nous voyons nos frères et nos sœurs qui n’ont pas encore accepté Christ comme leur Seigneur et Sauveur personnel, la tristesse nous envahit, et nous ne pouvons faire autrement que de redoubler d’ardeur dans nos prières, car nous les aimons, et comme nous voudrions qu’aucun d’eux ne se perde!

Il est écrit dans ta Parole, Seigneur, que nous savons que nous sommes passés de la mort à la vie parce que nous aimons nos frères. Seigneur Jésus ne permet jamais que nous nous contentions de t’avoir connu, sans nous soucier de te faire aussi connaître à nos frères et sœurs. Cette fête de Noël est un autre moment dans l’année où nous devons témoigner de l’immense amour que tu as eu, et que tu as encore pour la race humaine. Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis. Ce sont tes propres paroles, Seigneur, et c’est ainsi que nous voulons vivre. Aide-nous à être un exemple parfait, en toute notre conduite, et aussi, à maîtriser nos langues, que chacune de nos paroles te rendent gloire.

Jésus ressuscité, puisque tu es vivant, je peux compter sur mon Dieu! Seigneur, je crois de plus en plus en tes promesses, car elles sont vraies et elles sont mon espoir et ma force; elles me relèvent lorsque le courage me manque. Et lorsque je me sens fatigué, tu es là au cœur de la vie que tu me prêtes, tu gardes ma respiration afin que je possède l’assurance que je ne suis jamais seul, mais j’ai un ami fidèle qui se tient près de moi. Ô Jésus ressuscité, comme je crois que tu viens à mon aide en tout temps! Merci Seigneur, merci Jésus; comme ta présence me réconforte! Béni soit le nom de mon Sauveur, car sans lui, je serais perdu dans le temps, à chercher un appui. Gloire au grand Roi, car Il est juste et fidèle, il est mon Dieu, mon Sauveur.

Seigneur Jésus-Christ, je veux te demander une faveur; regarde mes proches, il en est qui ne te connaissent pas encore. Jésus, je vais te laisser passer devant moi afin que tu puisses accomplir ces miracles, car seul Dieu peut vaincre, et seul le Saint-Esprit convainc de péché; pour moi, tout est impossible. Merci Seigneur Jésus-Christ d’être le chemin, c’est en toi Jésus, que je place toute ma confiance. Ma requête est vue de toi. Et avec confiance, je peux aller en paix, car je sais qu’elle ne sera pas perdue. Mais Seigneur Jésus, en rien, pour rien au monde je ne veux douter de ta puissance, je crois que les paroles qui sortent de ma bouche lorsque je témoigne de toi sont recouvertes de ta puissance, si ma certitude est inébranlable et que je persiste à croire que tu es fidèle à accomplir l’enseignement que tu nous as laissé.

Merci Jésus de me donner ta paix, elle est mon repos et elle me relève lorsque je suis fatigué. Merci Jésus, car malgré tout ce que je ne peux pas changer dans ma vie, ta joie demeure en moi, car ta joie ne dépend pas des conditions extérieures où je vis. Merci Seigneur qu’il en soit ainsi! Ô Dieu, maître de toutes situations, ta Parole me réconforte et nourrit mon âme, elle est mon repos. Jésus, je crois plus que jamais que tu donnes la vie à celui ou celle qui la demande pour ses bien-aimés. Seigneur Jésus-Christ, je compte sur toi, et je ne serais pas déçu, car la déception ne vient pas de Dieu, mais plutôt de ma volonté. Aide-moi Jésus, à accepter ton heure, afin que je vive ta volonté, dans la fidélité et une docilité parfaite, comme tu t’es soumis au Père, notre Dieu à qui nous rendons honneur, louange et haute gloire pour les âges passées, présentes et à venir. Amen et Amen. Merci mon Seigneur et mon Dieu, merci Esprit de sagesse, merci Jésus, merci!

samedi 19 mai 2012

Et le Seigneur le regarda


Luc 22 : 54-62 : « Après avoir saisi Jésus, ils l’emmenèrent, et le conduisirent dans la maison du souverain sacrificateur. Pierre suivait de loin. Ils allumèrent du feu au milieu de la cour, et ils s’assirent. Pierre s’assit parmi eux. Une servante, qui le vit assis devant le feu, fixa sur lui les regards, et dit: Cet homme était aussi avec lui. Mais il le nia disant: Femme, je ne le connais pas. Peu après, un autre, l’ayant vu, dit: Tu es aussi de ces gens-là. Et Pierre dit: Homme, je n’en suis pas. Environ une heure plus tard, un autre insistait, disant: Certainement cet homme était aussi avec lui, car il est Galiléen. Pierre répondit : Homme, je ne sais ce que tu dis. Au même instant, comme il parlait encore, le coq chanta. Le Seigneur, s’étant retourné, regarda Pierre. Et Pierre se souvint de la parole que le Seigneur lui avait dite : Avant que le coq chante aujourd’hui, tu me renieras trois fois. Et étant sorti, il pleura amèrement. »

Jésus avait déjà mis en garde Pierre, lui disant que satan l’avait réclamé, lui et les autres disciples, afin de les cribler comme le froment. Mais, lui dit Jésus, j’ai prié pour toi, afin que ta foi ne défaille point. Seigneur, lui avait répondu Pierre, je suis prêt à aller avec toi et en prison et à la mort! C’est à ce moment-là que Jésus lui annonça qu’il le renierait trois fois.


Donc, Jésus posa son regard sur Pierre, après son reniement. Et Pierre se souvint. Il se souvint des paroles de Jésus, mais il constata surtout à cet instant sa propre faiblesse. Il avait prononcé de bien belles paroles à son Seigneur, mais, lorsque fût venu le temps de se tenir debout pour lui, tout ce qu’il trouva à faire fût de le renier. Pierre n’était tout simplement pas converti. Notons toutefois une chose importante : son péché n’était pas prémédité. Il n’avait pas, en son cœur, médité de faire le mal. Au contraire! Lorsqu’il dit à Jésus, en Luc 22 : 33, qu’il est prêt à mourir avec Lui, Pierre le pense vraiment. Il voulait bien faire, mais il ne savait pas encore que la volonté de l’homme seule ne peut rien contre les tentations et le péché.

Pierre avait parlé avec présomption, et tirons-en la leçon que l’orgueil de l’homme ne le place nullement à l’abri des jours mauvais. Qu’il nous suffise de nous souvenir de la tour de Babel! Nous lisons également en Jérémie 49 : 16 : « Ta présomption, l’orgueil de ton cœur t’a égaré, toi qui habites le creux des rochers, et qui occupes le sommet des collines. Quand tu placerais ton nid aussi haut que celui de l’aigle, je t’en précipiterai, dit l’Eternel. »


Nous savons que c’est Pierre, qui, quelques heures avant l’arrestation de Jésus, n’ayant peur de rien, sortit son épée devant la foule venue pour arrêter Jésus, et coupa l’oreille d’un des serviteurs du souverain sacrificateur.

Quel changement s’était-il produit en lui pour que, quelques heures seulement après ces faits, devant de simples servantes, il renie son Maître, celui-là même qu’il était prêt à défendre par l’épée?

Lorsque nous lisons le texte, nous sommes interpellés par une chose : Pierre se tenait près d’un feu, à une certaine distance de Jésus, et tentait d’y être confortable, au milieu de ses ennemis! Le fait que Pierre ait renié Christ n’est donc pas surprenant. Tant qu’il était avec Jésus, sa foi tenait bon. Il croyait en Jésus, il avait confiance en lui, de sorte que sa tendance naturelle à voir et à juger les événements par lui-même était diminuée. Mais dès qu’il se mit à suivre Jésus à distance, sa foi défaillit. Jésus l’avait bien dit en Jean 7 : 24, de ne point juger selon les apparences. Aussi, au moment où tout lui semblait désespéré pour Jésus, Pierre perdit la foi, et lui qui se croyait fort et supérieur aux autres disciples, il est tombé bien bas en mentant et en reniant son Maître, car il avait peur.

Mais qui peut le blâmer; car ceci nous amène à nous poser une question sur nous-mêmes : Comment aurions-nous réagi, si nous avions été à sa place? N’oublions jamais cette mise en garde de l’apôtre Paul en 1 Corinthiens 10 : 12 : « Que celui qui croit être debout prenne garde de tomber! » Cet épisode dans la vie de Pierre lui a appris la modestie et l’humilité, et il est possible de croire qu’il a vraiment compris à ce moment-là ce que Jésus avait enseigné en Jean 15 : 5 : « Sans moi, vous ne pouvez rien faire. » Sachons que, dès que nous nous éloignons de Lui, que nous suivons notre Sauveur à distance, notre foi se refroidit immédiatement. Et nous savons qu’il y a un très grand danger à être trouvé tiède devant le Seigneur. (Apocalypse 3 : 16)



N’ayons donc pas une trop haute estime de nous-mêmes, ne nous tenons jamais éloigné de la solide fondation de notre foi qu’est Jésus-Christ, dans notre obéissance à ses enseignements, sans quoi, même si nous ne le renions pas en paroles, nos actions elles-mêmes prouveront que nous l’avons déjà renié. Dans le monde de ténèbres dans lequel nous vivons, il est facile pour le chrétien de faire sa place au milieu de l’ennemi, et d’essayer d’y être confortable. En 1 Corinthiens 15 : 33, l’apôtre Paul nous rappelle que « les mauvaises compagnies corrompent les bonnes mœurs. » Nous lisons aussi au Psaume 1 : 1-2 qu’heureux est l’homme qui ne s’assied pas en compagnie des moqueurs, en suivant leurs voies, mais qui, plutôt, trouve son plaisir en la loi de Dieu, et qui la médite jour et nuit.


Et toi, qui lis ces quelques lignes, est-ce que le Seigneur te regarde? À travers ta conscience, ressens-tu au fond de toi-même le regard du Christ qui pèse sur toi? Si oui, sache que ce n’est pas la fin, mais le commencement. Car ce regard que le Christ porte sur toi n’est pas que réprobateur. Regarde bien ses yeux; ils sont remplis de compassion et de miséricorde! Il a déjà prié pour toi! Si tu sens le regard de Jésus sur toi, c’est qu’Il veut te montrer ce qui ne va pas dans ta vie. Il veut que, comme Pierre, tu pleures amèrement sur ta condition d’homme pécheur, que ces pleurs te conduisent au véritable repentir, et que tu reviennes ainsi vers Lui. Souviens-toi de sa promesse; Il a prié pour toi, afin que ton incrédulité ne t’entraîne pas vers la mort. Il n’est pas trop tard! Il n’est pas trop tard! Ouvre la Bible, laisse la Parole faire son œuvre en toi. Oui, pleure amèrement sur tes péchés, accuse-les devant ton Créateur, et viens à Lui! Ne laisse pas l’ennemi te cribler de doutes, ne le laisse pas te faire croire que tu as trop mal agi, et que le pardon du Seigneur t’est inaccessible. Ne le laisse pas te vaincre! Reviens vers Jésus, car c’est toi qui seras vainqueur, si tu laisses le Christ agir pleinement en toi. Il veut encore te pardonner! Reviens à lui, aujourd’hui.

Souvenons-nous de la chute de Pierre, mais souvenons-nous surtout de la vitesse avec laquelle il a été relevé par le Seigneur. Il n’a pas caché de péché en lui, il a amèrement pleuré sur ses désobéissances, et, à partir de là, il n’a plus jamais péché contre le Christ. Au contraire! Souvenons-nous de la façon convaincante avec laquelle il a parlé, avec l’aide de l’Esprit, devant le peuple le jour de la Pentecôte. Le livre des Actes nous dit que, ce jour-là, le nombre des disciples augmenta de près de trois mille âmes, car Pierre incitait les gens à se repentir, leur rappelant que la promesse du pardon et du don de l’Esprit de Dieu est pour tous ceux qui acceptent de changer de vie par la foi en Jésus-Christ. Plus tard, nous trouverons même Pierre tout joyeux d’avoir été jugé digne d’avoir été battu pour le nom de Jésus!


Quelle transformation! Quelle œuvre magnifique de Dieu en Pierre! Nous lisons en Jean 21 : 15-17, que Jésus, après sa résurrection, demanda à Pierre : « Simon, fils de Jonas, m’aimes-tu plus que ne m’aiment ceux-ci? Il lui répondit: Oui, Seigneur, tu sais que je t’aime. Jésus lui dit: Pais mes agneaux. Il lui dit une seconde fois: Simon, fils de Jonas, m’aimes-tu? Pierre lui répondit: Oui, Seigneur, tu sais que je t’aime. Jésus lui dit: Pais mes brebis. Il lui dit pour la troisième fois: Simon, fils de Jonas, m’aimes-tu? Pierre fut attristé de ce qu’il lui avait dit pour la troisième fois: M’aimes-tu? Et il lui répondit: Seigneur, tu sais toutes choses, tu sais que je t’aime. Jésus lui dit: Pais mes brebis. »

Trois fois, Pierre avait renié son Maître, et trois fois, il affirma aimer Jésus. Mais c’était plus que de simples paroles vaines, car nous voyons ici qu’il avait finalement trouvé l’humilité; aussi ne se voyait-il plus supérieur aux autres disciples. Sa foi avait été testée, et elle avait été trouvée faible. Mais après son épreuve, s’étant repenti de son péché, Pierre savait maintenant que les paroles que l’homme prononce n’ont aucune valeur, lorsqu’elles ne trouvent pas solidement racine en Christ. C’est pourquoi il confessa que Jésus sait toute chose, lui qui sonde les cœurs, et connaît les pensées de tous.

En Actes 3 : 16, il est possible qu’il ait pensé à lui-même, lorsqu’il dit : « C’est par la foi en son nom que son nom a raffermi celui que vous voyez et connaissez… » C’est aussi par la foi dans le précieux Nom de Jésus-Christ ressuscité que nous sommes tous raffermi et justifiés, afin de paraître irréprochable au jour du jugement.



Que la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen.