Le chemin du chrétien, c'est pourtant celui sur lequel Christ a marché avant Lui. Quel sort Lui à-t-on réservé? Il a été traité comme le dernier des malfaiteurs; on lui a arraché la barbe, on lui a craché au visage, il n'y a rien qu'on ne lui a pas fait. Sur le chemin du Calvaire, Il a encore été ridiculisé et maltraité; même chose lorsqu'Il était suspendu sur la croix (Luc 23:35-37). Cela ne devrait donc pas nous surprendre outre mesure que les "sages" de ce monde nous ridiculisent lorsque nous démontrons, par une vie obéissante, que nous marchons à la suite de Christ. À leurs yeux, c'est une folie ennuyeuse et sans intérêt. L'idée de nous soumettre à un Dieu que l'on ne voit pas physiquement, mais qui est seulement visible à travers ce qu'Il a créé est incompréhensible pour l'âme non régénérée.
Non seulement l'enseignement de Christ est absurde aux yeux de ceux qui ne sont pas régénérés, mais l'idée que Sa mort sur la croix puisse avoir un effet quelconque sur notre vie, et que son sang nous donne le pardon de nos péché les offense littéralement! "S'Il n'a pas pu se sauver Lui-même, comment pourrait-Il nous sauver"? disent-ils, moqueur. Ils sont complètement aveugles à tout ce que le Christ a fait de Son vivant, et à ce qu'Il fait encore aujourd'hui. Mais ce qui est le plus méprisable pour l'âme charnelle et non régénérée, c'est l'idée même de tout soumettre à Dieu, dans une soumission totale à Sa volonté, comme nous avons vu Jésus le faire, jusqu'à la mort même de la croix.
Cette idée que la soumission à Dieu ne saurait souffrir d'aucun partage ne plaît pas même à une majorité de chrétiens de nom, qui apprécient la religion facile qui leur dit que Dieu les accepte tels qu'ils sont, pourvu qu'ils fassent profession de croire en Christ. Lorsque vous leur pointez les versets qui affirment clairement qu'il ne suffit pas de faire profession de croire, mais que si nous croyons vraiment, nous marcherons aussi comme Christ a vécu (1 Jean 2:6), ils vous sortent un flot de paroles concernant l'amour et la grâce de Dieu, qui est supposé tant les aimer qu'Il comprend leur faiblesse et les patienterait et les pardonnerait jusqu'à leur mort sans jamais leur faire un quelconque reproche. Ils oublient volontairement le passage en Hébreux 12:8 que ceux qui ne sont jamais repris par Dieu lorsqu'ils lisent leur Bible, c'est qu'ils sont illégitimes, ils ne sont pas des vrais fils et filles de Dieu, Il ne les connaît même pas! Car Jésus est venu pour sauver ceux qui se reconnaissent vraiment pécheurs et perdus (Marc 2:17), et non pas ceux qui se voient bien et qui approuvent leur propre conduite. Paul dira en 2 Corinthiens 10:12 qu'ils manquent d'intelligence en prenant leur propre mesure en se comparant à eux-mêmes".
L'enseignement de Jésus en Mathieu 16:24 de renoncer à soi-même et à Le suivre en portant notre croix est rarement annoncé de nos jours, parce qu'il n'est pas apprécié par les chrétiens de nom, qui n'aiment pas cette "vieille idée ancestrale" de "se soumettre". La soumission, pensent-ils, était une tare des temps anciens, une tare que nous trouvions dans les "sociétés patriarcales" et qui doit être éradiquée de la société actuelle. Ils veulent "couper" et "casser" les supposés "liens" de ceux qui cherchent encore à obéir à cet enseignement qui leur fait horreur, afin soi-disant de les en "libérer". Ils ne font rien de nouveau; déjà en Psaume 2, il est question de ces gens qui disent: "Brisons leurs liens! Délivrons-nous de leurs chaînes"! De quoi veulent-ils donc être libérés? De cet enseignement tant méprisé de la soumission et de l'obéissance sans compromis à Dieu. Ils veulent pouvoir faire tout ce qu'ils veulent tout en prétendant être des "enfants de Dieu".
Nous savons pourtant que seul ceux qui sont conduits par l'Esprit sont fils et filles de Dieu. Bien sûr, tous prétendront être "conduits par l'Esprit", mais il vivent pourtant selon la chair, leurs affections sont dans les choses de la chair (Romains 8:5). "On reconnaît l'arbre à ses fruits", dira Jésus en Matthieu 7:16. C'est donc une folie pour eux de se soumettre à Dieu. Ainsi, ils ne sauraient être de véritables enfants de Dieu, parce qu'Il ne peut pas déverser Son Esprit en ceux qui ne se soumettent pas à Lui. Le Saint-Esprit, c'est la marque, le sceau de Dieu sur ceux qui Lui appartiennent, et dont la chair a été mortifiée avec Christ à la croix (2 Corinthiens 1:22).
Mais ce que les païens et ces chrétiens de nom considèrent folie, c'est pourtant le chemin du salut. C'est le chemin de la croix. C'est le chemin de l'abnégation de soi. C'est la porte étroite et le chemin resserré enseigné par Jésus en Matthieu 7:13-14. L'apôtre Paul dira en 1 Corinthiens 4:10: "Nous sommes fous à cause de Christ". Bien sûr, il y a probablement ici un peu d'ironie de la part de l'apôtre, mais il ne se formalise pas d'être traité ainsi par ses contemporains. Il poursuivra donc au verset 13 en disant: "Nous sommes devenus comme les balayures du monde, le rebut de tous". Mais dans quel contexte dit-il cela? Retournons au verset 11 : "Jusqu'à cette heure, nous souffrons la faim, la soif, la nudité; nous sommes maltraités, errants çà et là, nous nous fatiguons à travailler de nos propres mains; injuriés, nous bénissons; persécutés, nous supportons; calomniés, nous parlons avec bonté". C'est un contexte de renoncement de soi au service du Seigneur. Et c'est ensuite qu'il dira: "Nous sommes devenus comme les balayures du monde, le rebut de tous".
Cela ne nous rappelle-t-il pas ce qu'à vécu Jésus, et la manière dont on l'a traité? Alors que Paul et Apollos (nous savons qu'il était au moins avec Apollos par 1 Corinthiens 3:5) marchaient simplement dans les traces du Seigneur, ils étaient méprisés à cause de leur marche fidèle dans le Seigneur. Rien ne change vraiment. L'ennemi attaque toujours avec les mêmes armes, il change seulement l'emballage! Nous aimons croire que nous sommes des "petits dieux" et que nous pouvons marcher avec Christ sans vraiment nous soumettre à Sa parole, et c'est là l'un des plus grands succès de l'ennemi dans nos pays jadis chrétiens; il n'a pas pu empêcher ni persécuter le christianisme, alors il s'est infiltré dans l'Église et a corrompu le message biblique et a réussi à faire croire à bon nombres d'enseignants et de chrétiens du dimanche que Dieu est satisfait d'eux, même s'ils ne Lui obéissent pas. Imaginez! Obéir à Dieu! Obéir à la Bible! Mais vous ne savez donc pas que c'est du "légalisme"? "Nous sommes à l'ère de la grâce maintenant", disent-ils, outrés, lorsque vous leur pointez le passage de Pierre qui dit que "les élus deviennent obéissants et qu'ils participent à l'aspersion du sang de Jésus-Christ" (1 Pierre 1:2).
Ils deviennent obéissants à quoi alors? "Non mais vous exagérez, vous essayez trop de plaire à Dieu par votre obéissance à Sa parole, c'est le sacrifice du Christ que vous devez aimer". Pourtant, ce que l'apôtre Pierre dit ici, ce n'est pas que nous plaisons à Dieu par notre obéissance, mais c'est que Dieu s'est choisi un peuple qu'Il va sanctifier par Son Esprit, "afin qu'ils deviennent obéissants". L'obéissance fait partie de la nature du chrétien. Dieu nous a appelés afin que nous soyons sanctifiés et obéissants. L'un ne va pas sans l'autre. La sanctification est un processus de tous les jours, mais si je ne suis pas obéissant(e), je vais demeurer impur(e), parce que je ne participerai pas "à l'aspersion du sang de Jésus-Christ"; c'est Pierre qui le dit!
Qu'est-ce qui amène cette obéissance à Dieu? C'est la foi. Nous le savons par Romains 1:5, où Paul dit que, par Jésus-Christ notre Seigneur, "nous avons reçu la grâce et l'apostolat, pour amener en son nom à l'obéissance de la foi tous les païens". Cela ne saurait être plus clair: Le message de l'Évangile est d'amener les pécheurs, les perdus, à l'obéissance à Dieu, ce qu'ils ne peuvent pas faire tant qu'ils vivent selon la chair. Mais comme l'ennemi est rusé, et que nous n'y avons pas prêté attention, il a réussi a faire croire à de larges pans de la chrétienté moderne que l'obéissance à la parole de Dieu est en quelque sorte optionnelle. C'est faux! L'obéissance vient avec la foi, qui vient avec la sanctification, qui vient avec la purification, et ainsi de suite.
Nous comprenons par le passage de Romains 1:5 que la foi produit l'obéissance envers Dieu. Donc envers Sa parole. La foi produit la soumission à Dieu. La foi nous conduit inévitablement sur le chemin du Christ, où nous passons par la porte étroite, et ensuite nous marchons sur le chemin resserré. S'il n'y a rien de tout cela en nous, c'est que la foi n'existe qu'en paroles seulement dans notre intellect, mais elle est vaine, elle n'a aucune puissance, ce n'est pas la vraie chose! C'est une foi falsifiée, parce qu'elle n'est pas en Dieu, mais dans la chair, et que la chair ne se soumet pas à Dieu.
Donc, la "folie" (aux yeux des perdus) de celui qui croit vraiment en Jésus, par la foi, c'est qu'il voit enfin pour la première fois combien il est faible et aveugle, et il comprend profondément à quel point il a besoin d'aide de la part de Dieu pour être non seulement sauvé de la perdition éternelle, mais pour être d'abord sauvé de lui-même! Nous sommes notre pire ennemi, et nous aimons croire que "Dieu nous aime tels que nous sommes". Non! Il nous accepte tels que nous sommes, lorsque nous venons à Lui en toute humilité, dans la repentance, pour recevoir le pardon de nos péchés et recommencer une vie nouvelle en Jésus-Christ, mais Il nous aime trop pour nous laisser dans cet état! Il veut nous transformer afin que nous devenions à Son image (Colossiens 3:10); et nous qui avons crus, nous avons été baptisés, non pas simplement d'eau, qui n'a qu'une valeur symbolique extérieure d'une repentance et d'un changement de cœur qui doit déjà avoir eu lieu intérieurement, par la grâce de Dieu, mais nous avons été baptisés dans la mort de Christ, c'est à dire qu'avec Christ, en Lui, au Calvaire, nous avons subit un baptême de mort à soi et de renoncement à nous mêmes; notre nature humaine pécheresse est ensevelie avec Christ dans le tombeau, afin que nous marchions réellement en nouveauté de vie, étant transformés dans l'intelligence afin que nous puissions réellement être appelés fils et filles de Dieu, aimant ce qu'Il aime et haïssant ce qu'il déteste, nous rendant obéissants comme Christ notre Seigneur l'a été avant nous (Philippiens 2:8).
Bien sûr, le sentier de la vie éternelle est étroit et difficile pour notre nature charnelle, mais le chemin de la mort est large et facile; il n'implique aucun renoncement à soi-même. Ce n'est pas sans raison que Dieu veut une relation époux-épouse avec Son église. Les mariés, s'ils souhaitent une relation équitable et juste, peuvent-ils vivre comme s'ils étaient célibataires? Peuvent-ils continuer chacun de leur côté sans jamais accorder de temps à l'autre? Peuvent-ils arriver chacun avec leurs bagages du passé et s'y attacher comme étant un trésor d'égale valeur à la relation qu'ils sont en train de bâtir avec leur conjoint(e)? Non! Chacun d'eux doit renoncer à quelque chose, pour le bien de sa relation. C'est encore une fois ici une notion de chemin resserré, où l'on doit se dépouiller de quelque chose pour mieux s'attacher à l'autre.
Je suppose que la véritable question est: Voulons-nous de ce type de relation avec Dieu, comme Lui la désire avec nous?
Quelqu'un a écrit: "Alors que Jésus dit que "beaucoup" sont sur la voie de la destruction et que seulement "quelques-uns" empruntent la route étroite de la croix vers le salut, la plupart inversent ce que Jésus dit et prétendent que beaucoup vont au ciel et que seulement quelques-uns (si personne) ne va en enfer. Ne faites pas cela. Jésus ne joue pas avec nous. Personne ne nous aime plus que Jésus, et personne ne nous a mis en garde plus que Jésus contre le jugement et l’enfer. Et même s’il ne donne pas de pourcentages pour chaque catégorie, ne réfutez pas ses paroles en essayant de faire en sorte que "beaucoup" signifie "peu" et que "peu" signifie "beaucoup".
Il poursuit en disant: "Nous devons nous ressaisir et nous tourner vers Dieu avec plus d'humilité, en admettant que notre état est désespéré sans Lui, parce que nous avons un cœur dur et une volonté obstinée; nous sommes entêtés dans nos désirs et nous n'aimons pas qu'on nous dise quoi faire; nous ne sommes pas dociles et nous n'aimons pas écouter; nous avons des opinions bien arrêtées sur certaines choses; nous avons l'intelligence obscurcie à cause de pensées et de passions non maîtrisées; nous nous laissons facilement influencer par les modes et ce qui est populaire. Et si tout cela ne suffit pas à montrer que nous sommes dans un état désespéré, considérons que nous devenons si facilement, en un instant, désagréables, malhonnêtes, égoïstes, indisciplinés, faibles, impurs, arrogants, égocentriques, orgueilleux, insincères, avides, durs, impatients, superficiels, incohérents, infidèles, immoraux, ingrats, désobéissants, tièdes, paresseux, sans amour, sans engagement, indifférents, colériques, avides, jaloux, vindicatifs, envieux, méprisants, avares, mesquins, rancuniers, indulgents envers nous mêmes, négligents et tout simplement méchants".
Notre état est désespéré parce que nous refusons de nous attaquer à la plupart de ces problèmes dans notre vie. Et Dieu nous laisse libre, donc Il n'interviendra pas de force en nous pour nous obliger à changer. Nous avons la liberté en Jésus-Christ de Lui laisser le champs libre. Nous ne devons pas nous leurrer en pensant que nous pouvons continuer à vivre en résistant et en nous opposant au Royaume de Dieu et à ses valeurs, mais qu’ensuite, comme par magie, à notre mort, nous voudrons et pourrons soudainement entrer dans Son Royaume, auquel nous avons résisté toute notre vie! Jésus a dit que beaucoup préfèrent les ténèbres. Est-il vraiment probable que leur préférence change soudainement juste avant leur mort? La lumière glorieuse du Ciel ne leur semblera-t-elle pas dure, aveuglante et même répulsive? Dans un tel cas, le "Éloignez-vous de moi de Dieu (Matthieu 7:23) n’est-il pas à la fois une réponse juste et miséricordieuse? Pourquoi forcer une personne qui déteste la lumière à y vivre? C'est avec une grande tristesse que Dieu regarde aller les rebelles sur le chemin de la perdition! "La sagesse de ses sages périra, et l'intelligence de ses hommes intelligents disparaîtra (Esaïe 29:14).
Évidemment, pour nous qui croyons vraiment, nous devons accepter d'être ridiculisés à cause de notre foi en Christ et de ce zèle qu'Il place en nous pour Le servir et Lui obéir. Attachons-nous d'autant plus à Christ, car nous savons que les jours sont mauvais, et que l'amour du plus grand nombre s'est déjà refroidit (Matthieu 24:12). Nous avons constamment besoin de l'aide de notre grand et puissant Dieu pour mettre en pratique Sa parole (Jacques 1:22) et pour marcher à la suite de notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ. Bien sûr, Dieu peut être exigent; Il emploie certains moyens pour purifier notre foi, car, dira Pierre, elle est plus précieuse que l'or périssable, qui est pourtant purifié par le feu (1 Pierre 1:7). Les choses de ce monde son éphémères et ne durent qu'un instant, à quoi bon leur accorder trop d'importance?
"La prédication de la croix est une folie pour ceux qui périssent; mais pour nous qui sommes sauvés, elle est une puissance de Dieu" (1 Corinthiens 1:18). Elle est puissante et elle procure la vie éternelle! Il est vrai que nous ne comprenons pas tout et que nous ne marchons pas en voyant déjà, mais nous nous soumettons à Dieu, avec une pleine confiance que, ce qu'Il a dit, Il le fera. Il saura nous garder sur le chemin de la vie éternelle, malgré nos manquements, malgré nos tristesses et parfois même le découragement, mais à cause de notre obéissance et de notre soumission, Il renouvelle sans cesse nos forces (Esaïe 40:31). Se confier en l'Éternel, c'est de Lui soumettre tout notre être, sans compromis.
Tous ces chrétiens fidèles se retournent plus tard et regardent le chemin parcouru, ils reconnaissent facilement la grandeur et la puissance de Dieu; ils ont un témoignage dans leur vie de ce que seul Dieu pouvait faire. Ils sont passés à travers des impossibles, et c'est toujours Dieu qui les a supporté par Son Saint-Esprit. Le chemin de Dieu est unique pour ceux qui sont sauvés; il est bonheur pour ceux qui mettent en pratique Sa parole. C'est le plan de salut que Dieu a préparé pour Ses enfants; que nous venions à la repentance et que nous marchions en nouveauté de vie, dans l'obéissance et la soumission, tel que Jésus a vécu. À Dieu, à Jésus-Christ soit la gloire, la puissance et l'honneur; merci mon Dieu pour Ton précieux Saint-Esprit qui nous donne Ta grâce et qui nous conduit dans toute Ta vérité, qui est notre gardien.
Que le Seigneur Dieu tout-puissant nous donne sagesse et intelligence pour comprendre les Écritures, et pour la mettre en pratique, afin que nous vivions à la gloire de Son nom, Amen.
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dimanche 14 juillet 2024
Le chemin étroit, folie pour ceux qui périssent
Car la prédication de la croix est une folie pour ceux qui périssent (1 Corinthiens 1:18).
La prédication de la croix, les choses qui concernent le royaume de Dieu sont une folie pour ceux qui périssent. Les vrais chrétiens sont ridiculisés par ceux qui sont sur le chemin de la perdition, que ce soit par des païens avoués ou par des "chrétiens" de nom seulement, mais qui n'ont aucune intention de se soumettre à Dieu. Sous prétexte de n'être pas des légalistes, ils en viennent à vivre littéralement comme des païens et se croient pourtant sanctifiés et sauvés!
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dimanche 31 mars 2024
Rachetés à un grand prix
"Car vous avez été rachetés à un grand prix. Glorifiez donc Dieu dans votre corps et dans votre esprit, qui appartiennent à Dieu" (1 Corinthiens 6:20).
Tous ne sont pas rachetés de leur anciennes manières de vivre, car tous ne marchent pas avec Christ. Bien sûr, la Bible nous dit en 2 Corinthiens 5:15 que "Christ est mort pour tous", mais la tragédie est que tous n'acceptent pas Son sacrifice. Plusieurs préfèrent se justifier eux-mêmes et compter sur leurs œuvres lorsqu'ils devront rendre des comptes à Dieu au dernier jour. D'autres encore se moquent ouvertement de l'idée qu'ils puissent même un jour avoir à rendre des comptes à qui que ce soit sur la terre, encore moins à un Dieu qu'ils ne voient pas! Donc comme nous le voyons, tous ne sont pas rachetés, et tous n'ont pas été rachetés non plus.
Ceux dont il est question dans ce texte de l'apôtre Paul sont les chrétiens nés de nouveau. Il adresse cette lettre aux chrétiens de Corinthe. Il reproche à certains d'entre aux au verset 7 d'avoir des "procès les uns avec les autres". Il leur reproche au verset 8 d'être injustes, et, leur dit-il; "c'est envers des frères que vous agissez de la sorte". Il leur rappelle aux versets suivants qui sont ceux qui n'entreront pas dans le royaume de Dieu, avec cette petite phrase: "Ne savez-vous pas que..."? Nous le savons, alors tenons-nous loin de ces choses!
Paul poursuit au verset 11 en disant: "C'est là ce que vous étiez, quelques-uns de vous. Mais vous avez été lavés, sanctifiés et justifiés au nom du Seigneur Jésus-Christ, et par l'Esprit de notre Dieu". Nous voyons ici la nette démarcation entre ceux qui commettent les péchés mentionnées aux versets 9 et 10 (et qui n'entreront pas dans le royaume de Dieu), et ceux qui ont été rachetés, donc lavés, sanctifiés et justifiés dans le nom de Jésus.
C'est à ces chrétiens que Paul s'adresse, et il s'adresse aussi à nous aujourd'hui. Il nous rappelle que nous avons été rachetés, sortis de nos péchés, à cause du sacrifice de Christ. Pierre dira en 1 Pierre 1:18-19 que nous avons été rachetés "par le sang précieux de Christ". Et de quelle manière avons nous été rachetés? De la seule manière que Dieu considérait juste et bonne; par La seule personne qui puisse combler cette attente de Dieu: Jésus-Christ. Nous avons été rachetés; c'est à dire achetés de nouveaux; être libéré d'une obligation en versant une indemnité. Et cette indemnité, personne d'entre nous aurions pu la verser, peu importe les bonnes œuvres que nous aurions pu faire. L'homme créé était avec Dieu; le péché l'en a éloigné, et Dieu l'a chassé du jardin. Maintenant, à la croix, Dieu payait Lui-même par Jésus-Christ le prix pour permettre à Sa création de se rapprocher de Lui, non seulement sur terre, mais pour l'éternité dans Son royaume.
Mais maintenant que nous avons cru, que nous avons été rachetés, nous ne nous appartenons plus. Comme nous pouvons faire ce que nous voulons de l'objet que nous achetons du vendeur, rien ni personne ne peut ni ne doit nous diriger sans le consentement de Dieu. C'est pourquoi Paul poursuivra en 1 Corinthiens 6:12 : "Tout m'est permis, mais tout ne m'est pas utile(...); je ne me laisserai pas asservir par quoi que ce soit". Il dira en Tite 2:14 que Jésus "s'est donné lui-même pour nous (...), afin de se faire un peuple qui lui appartienne".
Nous avons donc été établis pour Dieu dans ce monde; nous ne nous servons plus; nous ne nous représentons plus, car nous sommes des ambassadeurs pour Christ (2 Corinthiens 5:20). Le prix? Le sang de Christ à la croix. Beaucoup d'églises ne veulent même plus parler directement du sang de Christ, ni de la résurrection, car, disent-ils, "cela est incompréhensible à ceux du dehors". Alors pour les messages de la Pâques, ils misent sur des enseignements "feel good", "inspirants, dans lesquels les gens peuvent se reconnaître". Ce n'est pas que de tels enseignements sont à proscrire, mais si, en tant que chrétiens, nous balayons sous le tapis le coût et la valeur du sacrifice du Christ à la croix, alors nous risquons de tout perdre, parce que nous faisons face à la menace d'avoir honte du sacrifice de Christ à la croix. Il est probable que cette mentalité existait déjà à l'époque où la lettre aux Hébreux a été écrite, car nous lisons en Hébreux 13:12 cette exhortation: "C'est pour cela que Jésus aussi, afin de sanctifier le peuple par son propre sang, a souffert hors de la porte".
Il ne devait pas avoir souffrir dans la ville même, Il devait sortir sous les yeux de tous, comme s'Il avait été le plus grand criminel. Verset 13: "Sortons donc pour aller à lui, hors du camp, en portant son opprobre". L'auteur de la lettre aux Hébreux exhortait déjà ses contemporains à ne pas avoir honte du sacrifice de Christ. Il devait y avoir une pression énorme sur ces chrétiens, qui devaient être moqués et ridiculisés, et sur qui la menace de la mort pesait, simplement à cause de leur croyance en Jésus. Ne nous y trompons pas; les choses ont peu changées depuis; beaucoup de chrétiens à travers le monde sont menacés et tués à cause de leur foi en Jésus-Christ de nos jours. La persécution des chrétiens ne cesse de s'intensifier, et cela en sera ainsi jusqu'au jour où Christ nous reprendra avec Lui.
D'ici là, quelles sont nos responsabilités, à nous qui avons cru? Retournons à 1 Corinthiens 6:20 : "Glorifiez donc Dieu dans votre corps et dans votre esprit, qui appartiennent à Dieu". Glorifier Dieu, c'est à dire vivre pour Lui, et non pour plaire à notre nature humaine, ni à la nature pécheresse de ceux qui nous entourent. Fuyons le péché. Rejetons ce qui est impur; ce que Dieu hait, et pratiquons le bien qu'Il veut nous voir vivre. Que la lumière de Christ puisse être vue en nous. Souvenons-nous d'où nous avons été tirés; que cela nous rappelle la bonté du Seigneur envers de misérables pécheurs comme nous sommes! Remercions Dieu pour tout ce qu'Il a fait, pour Sa miséricorde et Son pardon, pour le manteau de justice dont Il nous couvre par Jésus-Christ. Nous ne nous appartenons pas.
Souvenons-nous des pleurs du Christ; de Ses prières, de Ses larmes, de Ses supplications, du sang qu'il a versé avant même la croix, au jardin de Gethsémané; souvenons-nous de Ses douleurs pendant Son pseudo-procès, et ensuite au Calvaire. Souvenons-nous de Ses prières, de Sa prière: "Père, pardonne leur, car ils ne savent ce qu'ils font" (Luc 23:34). Souvenons-nous de Sa séparation momentanée d'avec le Père, afin que nous n'ayons jamais à souffrir cette séparation et que nous puissions Lui être uni pour l'éternité. Souvenons-nous de la douleur du Père de voir le Fils être ainsi traité; Lui, le Juste souffrant pour les injustes, et que cette douleur était telle qu'Il voila la lumière du Soleil pendant trois heures. Souvenons-nous de ce prix terrible payé par Jésus à la croix. Et souvenons-nous qu'à cause de cela, nous ne pouvons plus vivre pour nous-mêmes, mais pour Lui seul. Genèse 4:7 : "Le péché se couche à ta porte, et ses désirs se portent vers toi, mais toi, domine sur lui". Pour sa perte, Caïn n'obéit pas à l'Éternel Dieu; résistons au péché, en tournant les regards vers Celui qui est allé à la croix pour payer le rachat de nos nombreux péchés; que le souvenir des souffrance du Calvaire ne nous quitte jamais, parce que c'était le seul prix à payer pour nous purifier. Comment pourrions-nous de nouveau pécher volontairement après avoir vu une telle agonie; après que le sang de Christ nous fût imputé?
Vivons de la seule manière digne d'un si grand sacrifice; en nous offrant nous-mêmes "comme un sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu, ce qui sera de notre part un culte raisonnable" (Romains 12:1).
Que toute la gloire soit rendue à Dieu seul, dans le précieux nom de Jésus-Christ notre Sauveur et Rédempteur, Amen.
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