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dimanche 10 novembre 2024

Cohérence

 

Christ a souffert pour vous, vous laissant un exemple, afin que vous suiviez ses traces (1 Pierre 2:21).
Prenez garde de vous conduire avec circonspection (Éphésiens 5:15).

On raconte qu'un officier d'Alexandre le Grand a comparu un jour devant lui pour insubordination et lâcheté. Le général lui a demandé son nom: "Mon nom est le même que le vôtre, mon général, je m'appelle Alexandre". "Alexandre? Soit tu changes de nom, soit tu changes de conduite"!

Vraie ou non, cette anecdote devrait parler à chacun de ceux qui portent le nom de chrétien, c'est à dire: "de Christ". Devenir chrétien, en fait, n'est pas difficile, il suffit d'accepter le salut gratuit que Dieu offre à quiconque croit en son Fils Jésus-Christ. Il "a été livré pour nos fautes et a été ressuscité pour notre justification" (Romains 4:25).

Mais le nom de chrétien est peut-être plus difficile à porter que nous pensons! Le disciple de Jésus-Christ, appelé de son nom, est tenu de le représenter, de suivre ce modèle parfait qui "a passé de lieu en lieu, faisant du bien" (Actes 10:38).

Les premiers chrétiens avaient du zèle, de l'amour pour leur Maître. Ils étaient fidèles dans leurs engagements et se soumettaient à la Parole de Dieu.

Si je suis chrétien, je ne peux pas changer de nom, parce que je suis lié à Christ pour l'éternité. Mais mon comportement, ma conduite, doivent être cohérents, afin de ne pas jeter de déshonneur sur ce nom glorieux.

Auteur inconnu 

dimanche 31 mars 2024

Rachetés à un grand prix

"Car vous avez été rachetés à un grand prix. Glorifiez donc Dieu dans votre corps et dans votre esprit, qui appartiennent à Dieu" (1 Corinthiens 6:20).


Tous ne sont pas rachetés de leur anciennes manières de vivre, car tous ne marchent pas avec Christ. Bien sûr, la Bible nous dit en 2 Corinthiens 5:15 que "Christ est mort pour tous", mais la tragédie est que tous n'acceptent pas Son sacrifice. Plusieurs préfèrent se justifier eux-mêmes et compter sur leurs œuvres lorsqu'ils devront rendre des comptes à Dieu au dernier jour. D'autres encore se moquent ouvertement de l'idée qu'ils puissent même un jour avoir à rendre des comptes à qui que ce soit sur la terre, encore moins à un Dieu qu'ils ne voient pas! Donc comme nous le voyons, tous ne sont pas rachetés, et tous n'ont pas été rachetés non plus.

Ceux dont il est question dans ce texte de l'apôtre Paul sont les chrétiens nés de nouveau. Il adresse cette lettre aux chrétiens de Corinthe. Il reproche à certains d'entre aux au verset 7 d'avoir des "procès les uns avec les autres". Il leur reproche au verset 8 d'être injustes, et, leur dit-il; "c'est envers des frères que vous agissez de la sorte". Il leur rappelle aux versets suivants qui sont ceux qui n'entreront pas dans le royaume de Dieu, avec cette petite phrase: "Ne savez-vous pas que..."? Nous le savons, alors tenons-nous loin de ces choses! 

Paul poursuit au verset 11 en disant: "C'est là ce que vous étiez, quelques-uns de vous. Mais vous avez été lavés, sanctifiés et justifiés au nom du Seigneur Jésus-Christ, et par l'Esprit de notre Dieu". Nous voyons ici la nette démarcation entre ceux qui commettent les péchés mentionnées aux versets 9 et 10 (et qui n'entreront pas dans le royaume de Dieu), et ceux qui ont été rachetés, donc lavés, sanctifiés et justifiés dans le nom de Jésus.    

C'est à ces chrétiens que Paul s'adresse, et il s'adresse aussi à nous aujourd'hui. Il nous rappelle que nous avons été rachetés, sortis de nos péchés, à cause du sacrifice de Christ. Pierre dira en 1 Pierre 1:18-19 que nous avons été rachetés "par le sang précieux de Christ". Et de quelle manière avons nous été rachetés? De la seule manière que Dieu considérait juste et bonne; par La seule personne qui puisse combler cette attente de Dieu: Jésus-Christ. Nous avons été rachetés; c'est à dire achetés de nouveaux; être libéré d'une obligation en versant une indemnité. Et cette indemnité, personne d'entre nous aurions pu la verser, peu importe les bonnes œuvres que nous aurions pu faire. L'homme créé était avec Dieu; le péché l'en a éloigné, et Dieu l'a chassé du jardin. Maintenant, à la croix, Dieu payait Lui-même par Jésus-Christ le prix pour permettre à Sa création de se rapprocher de Lui, non seulement sur terre, mais pour l'éternité dans Son royaume. 

Mais maintenant que nous avons cru, que nous avons été rachetés, nous ne nous appartenons plus. Comme nous pouvons faire ce que nous voulons de l'objet que nous achetons du vendeur, rien ni personne ne peut ni ne doit nous diriger sans le consentement de Dieu. C'est pourquoi Paul poursuivra en 1 Corinthiens 6:12 : "Tout m'est permis, mais tout ne m'est pas utile(...); je ne me laisserai pas asservir par quoi que ce soit". Il dira en Tite 2:14 que Jésus "s'est donné lui-même pour nous (...), afin de se faire un peuple qui lui appartienne". 

Nous avons donc été établis pour Dieu dans ce monde; nous ne nous servons plus; nous ne nous représentons plus, car nous sommes des ambassadeurs pour Christ (2 Corinthiens 5:20). Le prix? Le sang de Christ à la croix. Beaucoup d'églises ne veulent même plus parler directement du sang de Christ, ni de la résurrection, car, disent-ils, "cela est incompréhensible à ceux du dehors". Alors pour les messages de la Pâques, ils misent sur des enseignements "feel good", "inspirants, dans lesquels les gens peuvent se reconnaître". Ce n'est pas que de tels enseignements sont à proscrire, mais si, en tant que chrétiens, nous balayons sous le tapis le coût et la valeur du sacrifice du Christ à la croix, alors nous risquons de tout perdre, parce que nous faisons face à la menace d'avoir honte du sacrifice de Christ à la croix. Il est probable que cette mentalité existait déjà à l'époque où la lettre aux Hébreux a été écrite, car nous lisons en Hébreux 13:12 cette exhortation: "C'est pour cela que Jésus aussi, afin de sanctifier le peuple par son propre sang, a souffert hors de la porte". 

Il ne devait pas avoir souffrir dans la ville même, Il devait sortir sous les yeux de tous, comme s'Il avait été le plus grand criminel. Verset 13: "Sortons donc pour aller à lui, hors du camp, en portant son opprobre". L'auteur de la lettre aux Hébreux exhortait déjà ses contemporains à ne pas avoir honte du sacrifice de Christ. Il devait y avoir une pression énorme sur ces chrétiens, qui devaient être moqués et ridiculisés, et sur qui la menace de la mort pesait, simplement à cause de leur croyance en Jésus. Ne nous y trompons pas; les choses ont peu changées depuis; beaucoup de chrétiens à travers le monde sont menacés et tués à cause de leur foi en Jésus-Christ de nos jours. La persécution des chrétiens ne cesse de s'intensifier, et cela en sera ainsi jusqu'au jour où Christ nous reprendra avec Lui.

D'ici là, quelles sont nos responsabilités, à nous qui avons cru? Retournons à 1 Corinthiens 6:20 : "Glorifiez donc Dieu dans votre corps et dans votre esprit, qui appartiennent à Dieu". Glorifier Dieu, c'est à dire vivre pour Lui, et non pour plaire à notre nature humaine, ni à la nature pécheresse de ceux qui nous entourent. Fuyons le péché. Rejetons ce qui est impur; ce que Dieu hait, et pratiquons le bien qu'Il veut nous voir vivre. Que la lumière de Christ puisse être vue en nous. Souvenons-nous d'où nous avons été tirés; que cela nous rappelle la bonté du Seigneur envers de misérables pécheurs comme nous sommes! Remercions Dieu pour tout ce qu'Il a fait, pour Sa miséricorde et Son pardon, pour le manteau de justice dont Il nous couvre par Jésus-Christ. Nous ne nous appartenons pas. 

Souvenons-nous des pleurs du Christ; de Ses prières, de Ses larmes, de Ses supplications, du sang qu'il a versé avant même la croix, au jardin de Gethsémané; souvenons-nous de Ses douleurs pendant Son pseudo-procès, et ensuite au Calvaire. Souvenons-nous de Ses prières, de Sa prière: "Père, pardonne leur, car ils ne savent ce qu'ils font" (Luc 23:34). Souvenons-nous de Sa séparation momentanée d'avec le Père, afin que nous n'ayons jamais à souffrir cette séparation et que nous puissions Lui être uni pour l'éternité. Souvenons-nous de la douleur du Père de voir le Fils être ainsi traité; Lui, le Juste souffrant pour les injustes, et que cette douleur était telle qu'Il voila la lumière du Soleil pendant trois heures. Souvenons-nous de ce prix terrible payé par Jésus à la croix. Et souvenons-nous qu'à cause de cela, nous ne pouvons plus vivre pour nous-mêmes, mais pour Lui seul. Genèse 4:7 : "Le péché se couche à ta porte, et ses désirs se portent vers toi, mais toi, domine sur lui". Pour sa perte, Caïn n'obéit pas à l'Éternel Dieu; résistons au péché, en tournant les regards vers Celui qui est allé à la croix pour payer le rachat de nos nombreux péchés; que le souvenir des souffrance du Calvaire ne nous quitte jamais, parce que c'était le seul prix à payer pour nous purifier. Comment pourrions-nous de nouveau pécher volontairement après avoir vu une telle agonie; après que le sang de Christ nous fût imputé? 

Vivons de la seule manière digne d'un si grand sacrifice; en nous offrant nous-mêmes "comme un sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu, ce qui sera de notre part un culte raisonnable" (Romains 12:1).

Que toute la gloire soit rendue à Dieu seul, dans le précieux nom de Jésus-Christ notre Sauveur et Rédempteur, Amen. 

dimanche 1 octobre 2023

Des pensées justes

"Au reste, frères, que tout ce qui est vrai, tout ce qui est honorable, tout ce qui est juste, tout ce qui est pur, tout ce qui est aimable, tout ce qui mérite l'approbation, ce qui est vertueux et digne de louange, soit l'objet de vos pensées" (Philippiens 4:8).


L'apôtre Paul nous dira aussi en Philippiens 2:5 "d'avoir en nous les sentiments qui étaient en Jésus-Christ". Parce que si ces pensées ne sont pas en nous, d'autres pensées s'installeront, et celles-là ne seront pas de Dieu. 

Mais reprenons au début de Philippiens 4:8. L'apôtre parle de "tout ce qui est vrai". De qui nous vient la vérité, si ce n'est de Dieu? De la part de qui Jésus a-t-il parlé, si ce n'est du Père (Jean 17:8)? Et Jésus nous dit en Jean 8:44 que le diable est le père du mensonge, et qu'il ne trouve aucune vérité en lui. En tant que chrétiens, nous admettons donc que la vérité ne se trouve pas non plus en nous, puisqu'il est dit que "pas un seul ne fait le bien" (Romains 3:12). 

"Tout ce qui est vrai"; cette vérité nous a été révélée par Jésus-Christ (Jean 12:49). Raison pour laquelle nous devons "demeurer en Lui" et dans Sa parole (Jean 15:4; Jean 14:21). C'est dans la Bible que la vérité nous a été révélée; c'est là que nous allons pour la recevoir et pour la garder et la mettre en pratique. Le but de cette partie du verset est de nous exhorter à persévérer dans la justice de Dieu; dans ce qui Lui est agréable. Parce que nous ne devons pas faire avec négligence l'œuvre de l'Éternel (Jérémie 48:10). Si nous témoignons, nous marchons aussi dans la justice de Dieu. Parce que nous devons amener toute la gloire à Dieu, comme elle lui est dû. Et la seule manière d'y arriver est de marcher comme Christ a marché (1 Jean 2:6). Malheureusement, ceux qui sont faux dans leur manière de vivre mais qui font profession d'avoir donné leur vie à Christ déshonorent Son nom. Qu'aucune hypocrisie ne se trouve au milieu de nous!

"Tout ce qui est honorable". Ce qui est honorable est ce qui est vrai; il n'y a aucun honneur à mentir. Donc, tout ce qui suit la première pensée de Paul, à savoir que "tout ce qui est vrai" (soit l'objet de nos pensées), sera intimement lié à la vérité. Aucune des vertus mentionnées par l'apôtre ne peuvent être possédées si nous ne marchons pas dans la vérité. Cela étant dit, ce qui est honorable, nous le savons, c'est ce qui rend honneur à Dieu. Nous Lui appartenons, à cause de Jésus-Christ, et ainsi, nous devons Le laisser travailler en nous afin de Lui donner toute l'honneur qui Lui revient. Parce qu'Il en est digne, et que nous sommes Ses ambassadeurs (2 Corinthiens 5:20). Aucun ambassadeur en pays étranger ne veut agir de manière à salir l'image de son pays. De la même manière, nous ne voulons pas vivre notre vie comme bon nous semble, au grés de nos pensées volages, sans nous soucier que nous ne sommes ici-bas que des étrangers (1 Pierre 2:11), étant de simples ambassadeurs du royaume des cieux. 

"Tout ce qui est juste". Esaïe 1:17 nous le dit ainsi: "Apprenez à faire le bien, recherchez la justice. Protégez l'opprimé; faites droit à l'orphelin, défendez la veuve". Ce qui est juste, c'est de ne pas vivre une vie centrée sur nous-mêmes. Nous devons voir la misère de notre prochain, qu'elle soit matérielle ou spirituelle. La justice de Dieu en nous doit être libre d'agir comme bon Lui semble. L'égoïsme est un frein à l'action du Saint-Esprit, tout comme peuvent l'être la malhonnêteté et le mensonge. Notre vie doit être un témoignage pour Dieu. Cela ne peut se faire qu'en nous laissant transformer par Sa grâce, en nous dépouillant "du vieil homme" qui nous corrompt si facilement (Éphésiens 4:22). Jésus n'a-t-il pas dit: "Rendez à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu" (Matthieu 22:21)? Qu'il ne soit jamais dit d'un chrétien qu'il a été malhonnête dans les choses de ce monde, et encore moins envers Dieu! Haïssez le mal, et aimez le bien. Faites régner à la porte la justice" (Amos 5:15). 

"Tout ce qui est pur". Dans les sentiments, dans les pensées, dans les conversations. Que tout ce qui est pur soit l'objet de nos pensées. Parce qu'il n'y a pas de place dans la pensée du chrétien pour ce que Dieu a appelé impur. N'oublions pas que nous agissons comme nous pensons. Jésus a dit que "celui qui regarde une femme pour la convoiter à déjà commis l'adultère dans son cœur" (Matthieu 5:28). "Fuis les passions de la jeunesse, et recherche la justice, la foi, la charité, la paix, avec ceux qui invoquent le Seigneur d'un cœur pur" (2 Timothée 2:22). En d'autres mots, que tout ce qui est agréable et conforme à la sainteté de Dieu; que tout ce que nous ferions si le Christ était à côté de nous soit l'objet de nos pensées et actions, et que tout ce que nous ne ferions pas; que nous le rejetions loin de nous!

"Tout ce qui est aimable, tout ce qui mérite l'approbation". Ou, "tout ce qui est agréable". Que nous reflétions tout ce qui fait augmenter notre amour et ceux que nous côtoyons. De quelle manière est-ce possible, autre qu'en Jésus seul? S'il habite en nous, alors tout esprit d'animosité et de querelle ne sera pas nommé au milieu de nous. Bien sûr que nous devons prendre garde à ce que nous disons et à ce que nous faisons, mais si nous sommes réellement nés de nouveau, cette nouvelle nature douce et aimable nous sera accordée par Dieu. Nous avons vu cela avec tant de criminels notoires et endurcis; dès que la grâce de Dieu les eût touchés, ils ont été transformés de manière surnaturelle. Gloire à Dieu, qui est le seul à pouvoir faire une telle chose! Nous sommes appelés à être des modèles en ce monde, des lumières dans un monde de ténèbres. N'oublions pas; "ce qui est aimable" doit être aimable pour Dieu d'abord. Avant toutes choses, ne nous demandons pas "ce qui nous ferait le plus plaisir", mais; "Est-ce que Dieu prend plaisir à cela"? Tout n'est pas utile pour notre avancement spirituel et pour celui de ceux qui nous entourent. 

"Tout ce qui est vertueux et digne de louange". Ceci résume toutes les autres vertus citées précédemment. Tout ce qui est vertueux et digne de louange, c'est aussi la somme de tout ce que Dieu aime que l'apôtre n'a pas mentionné précédemment. Soyons remplis de tout ce qui n'est pas péché. Comment faire? C'est très simple; soyons remplis de la parole de Dieu. Soyons-en remplis au point où tout ce qui est appelé à disparaître ne puisse jamais prendre place en nous. Psaume 119:11 : "Je serre ta parole dans mon cœur, afin de ne pas pécher contre toi".     

L'apôtre Paul nous exhorte en Éphésiens 5:8-9: "Autrefois, vous étiez ténèbres, et maintenant vous êtes lumière dans le Seigneur. Marchez comme des enfants de lumière. Car le fruit de la lumière consiste en toute sorte de bonté, de justice et de vérité. Examinez ce qui est agréable au Seigneur, et ne prenez point garde aux œuvres infructueuses des ténèbres, mais plutôt condamnez-les".
 
Faites ces choses, et vous combattrez le bon combat de la foi, comme le dira Pierre en 2 Pierre 1:10-11 : "C'est pourquoi, frères, appliquez-vous d'autant plus à affermir votre vocation et votre élection, car, en faisant cela, vous ne broncherez jamais. C'est ainsi, en effet, que l'entrée dans le royaume éternel de notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ vous sera pleinement accordée".

Que toute la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen.

dimanche 11 février 2018

Afin que l'Éternel sût s'ils obéiraient... 2e partie

Hébreux 13:17 : "Obéissez à vos conducteurs et ayez pour eux de la déférence(...)"

Plusieurs "pasteurs" et pseudo prophètes (la plupart, pour ne pas dire la totalité d'entre eux enseignent également, ce qui n'est pas un hasard, le faux évangile de prospérité) utilisent ce verset afin de soumettre les "brebis" à leur autorité, (et non à celle de Dieu). En utilisant ce verset hors de son contexte, ils enseignent que la "brebis" doit leur être soumise, et certains ont l'audace de dire qu'à cause de leur situation de conducteur, ils ont le droit à des privilèges matériels de toutes sortes, bien entendu aux frais de leurs brebis. À force d'entendre des enseignements de la sorte, ces "brebis" en viennent à ne plus croire en Jésus... mais en leur conducteur seulement! Leur argent durement gagné ne sert pas à aider les pauvres, comme la Bible le demande, (Galates 2:10, entre autre) mais à remplir les poches de leur "conducteur". Mais il y a pire: ils n'évoluent pas spirituellement; ils régressent, parce qu'ils ne sont pas nourris convenablement. Leur foi en Christ ne les rend pas plus forts, parce qu'en réalité, ils n'ont pas encore connu le vrai Christ; celui qui n'a pas cherché son propre intérêt et qui n'a pas cherché comme une proie à arracher à se faire l'égal de Dieu (le Père), mais qui s'est dépouillé lui-même en prenant une forme de serviteur (Philippiens 2:6-8).
Ceci amène une question: si le Christ, notre Maître à tous, a vécu de la sorte, comment se fait-il que ces "pasteurs" puissent tout de même oser s'élever de la sorte devant leurs semblables? Ils oublient volontairement de citer la partie précédente de Philippiens 2, où, au verset 3, il est dit: "Ne faites rien par esprit de parti ou par vaine gloire, mais que l’humilité vous fasse regarder les autres comme étant au-dessus de vous-mêmes." Ce verset à lui-seul devrait suffire à les faire taire et à leur montrer à quel point ils sont dans l'erreur, mais ils ont tellement endurci leur cœur dans leur vaine poursuite des biens matériels ici-bas qu'ils se sont rendus eux-mêmes incapables de reconnaître la vérité qui devrait les affranchir. Ils sont esclaves de leurs passions, de leur corruption, et ils tombent sous le chapitre deux de la deuxième lettre de Pierre. Mais leur intelligence est tellement souillée et ils sont tellement enflés d'orgueil qu'ils ne sentent pas le reproche de Dieu à leur égard lorsqu'ils lisent - s'ils lisent leur Bible - cette partie de la deuxième lettre de Pierre.

Car, "obéissez à vos conducteurs" ne s'applique qu'aux conducteurs qui parlent de la part du Saint-Esprit. Cela revient à dire: "obéissez aux paroles du Saint-Esprit de Dieu qui sortent de la bouche de cet homme".
Mais attention! Ils sont légions, ceux qui prétendent parler de la part du Saint-Esprit et qui se sont lancés dans le pastorat simplement parce qu'ils voulaient en faire un métier, avec comme but ultime: arrêter de travailler. Dieu ne les a jamais appelés dans le pastorat, mais ils vivent selon les désirs de leur propre chair. Si nous sondons les Écritures, ce que nous devons tous faire (Actes 17:11), nous les reconnaîtrons aisément et serons en mesure de les éviter. Ils sont reconnaissables  à l'enseignement qu'ils distillent et à l'exemple qu'ils donnent, qui ne sont ni l'un ni l'autre conforme à la vie que Jésus lui-même à vécu et à ce que la Bible enseigne. La Bible ne nous ordonne pas d'obéir à de tels enseignants, encore moins à les suivre! Jésus, faisant référence à ceux de son temps qui se permettaient d'enseigner les autres alors qu'ils étaient eux-mêmes dans l'erreur spirituelle, les comparera à "des aveugles qui conduisent des aveugles; si un aveugle conduit un aveugle, ils tomberont tous deux dans une fosse" (Matthieu 15:14).

Et le "ayez pour eux de la déférence" est en concordance avec le fait que nous devons nous honorer les uns les autres (1 Pierre 2:17). Nous ne devons pas placer sur un marchepied un homme plutôt qu'un autre. En effet, Christ est mort pour tous, et pour Dieu, il n'y a point acception de personne (Jacques 2:1; Romains 2:11). Nous ne devons pas avoir plus de déférence pour un pasteur qu'envers tout autre frère en Christ. Celui qui a de la déférence pour son pasteur mais qui n'en a pas pour son épouse n'est qu'un hypocrite, que Dieu ne reconnaît pas pour l'un des siens! 

 
Jérémie 29:11 : "Car je connais les projets que j’ai formés sur vous, dit l’Éternel, projets de paix et non de malheur, afin de vous donner un avenir et de l’espérance."

Des livres soi-disant chrétiens ont été écrits avec ce verset comme toile de fond. Ces livres sont censés nous enseigner à nous approprier le meilleur pour nous-mêmes ici-bas, en attendant de vivre dans l'au-delà avec le Seigneur, car, disent-ils, le Seigneur a des projets de bonheur pour nous, et il ne veut pas que nous soyons malheureux sur terre. Mais lorsque nous examinons sérieusement ce verset et son contexte, nous comprenons rapidement qu'il ne doit pas être employé à tort et à travers comme le font ces gens sans scrupules.

L'Éternel dit par la bouche de son prophète Jérémie: "Ne vous laissez pas tromper par vos prophètes qui sont au milieu de vous, et par vos devins, n’écoutez pas vos songeurs dont vous provoquez les songes! Car c’est le mensonge qu’ils vous prophétisent en mon nom. Je ne les ai point envoyés, dit l’Éternel." Ces faux prophètes disaient au peuple ce qu'il voulait entendre. Ils lui disaient des choses agréables... comme les faux prophètes de nos jours, qui ont tout en commun avec les devins et les diseurs de bonne aventure! 
À cette époque, beaucoup d'Israélites avaient été déportés et rendus captifs à Babylone, et Dieu ne les avait pas épargnés. 
Déjà, nous pouvons nous demander: Dieu n'est-il pas supposé avoir pour nous des projets de bonheur? Comment pouvait-il laisser son peuple vivre en captivité s'il n'avait pour lui que des projets de bonheur? Y aurait-il contradiction? Non! Mais cette question nous vient à l'esprit à cause de tous les enseignements qui ont été faits en sortant ce verset hors de son contexte. 

"Car je connais les projets que j'ai formés sur vous", dit l'Éternel. Dieu avait, Dieu a, et Dieu aura toujours un projet pour nous. Seulement, ce sont nos péchés qui nous séparent de Son projet, de Sa volonté, et qui mettent une barrière entre nous et Lui. Et ce sont ces péchés qui avaient conduits le peuple hors d'Israël. Mais Dieu, dans Son amour, voulait encore les pardonner. À travers ces choses, Il voulait les conduire à la repentance. Mais ils ne voulaient pas se repentir. Ils préféraient écouter les faux prophètes qui leurs racontaient des choses agréables. Ce faisant, ils passaient à côté de ce que Dieu leur offrait, savoir, une main tendue, afin de se réconcilier avec eux, malgré toutes leurs fautes. 

Dieu utilise souvent, pour ne pas dire tout le temps, les épreuves afin de nous rapprocher de Lui. Qu'est l'homme, pour lui imposer sa pensée et sa volonté? Est-ce à nous de décider ce qui est bon et mauvais pour nous-mêmes? Ici, nous avons un peuple, le peuple que Dieu s'était choisi, qui a été forcé à l'exil. Il n'y a rien de réjouissant en cela. Mais nous avons lu que Dieu connaît Ses pensées et Ses projets. Ils ne vont pas à l'opposé les unes des autres. L'apôtre Paul confirmera en Romains 8:28 : "Nous savons, du reste, que toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu." Les choses, donc, qui peuvent nous sembler être des attaques de l'ennemi peuvent être permises par Dieu pour l'accomplissement d'un projet de loin supérieur à tout ce que nous aurions pu penser et imaginer, car elles nous amènent à délaisser le "moi" afin de nous abandonner totalement, dans une soumission totale à Dieu. C'est pour cela qu'Il dira: "afin de vous donner un avenir et de l'espérance". Car notre espérance ne reposera plus en nous, sur nos propres forces, sur ce que nous ferons et ne ferons pas, mais sur Dieu seul! Il dira donc par la bouche de son prophète, au verset 4-7 : "Bâtissez des maisons(...),plantez des jardins, et mangez-en les fruits. (..)donnez des maris à vos filles(...)Recherchez le bien de la ville où je vous ai menés en captivité, et priez l'Éternel en sa faveur, parce que votre bonheur dépend du sien". En d'autres mots: ne recherchez pas tant la délivrance de votre épreuve actuelle que de continuer ou de commencer à vous réjouir en l'Éternel à travers elle. Nous devons apprendre à glorifier Dieu dans la joie et dans l'affliction, lorsque nous possédons tout et lorsque nous n'avons rien. L'Éternel donne, l'Éternel reprend, que Son saint Nom soit béni. En tout cela, nous devons apprendre la patience d'attendre le secours de l'Éternel. C'est pourquoi Il leur dira, au verset 10: "Dès que soixante et dix ans seront écoulés pour Babylone, je me souviendrai de vous, et j'accomplirai à votre égard ma bonne parole, en vous ramenant dans ce lieu". Le peuple devait comprendre que tout secours allait venir de Dieu. La foi du peuple ne devait donc pas reposer sur ce que leurs yeux voyaient, et sur ce que leurs mains pouvaient toucher, mais en Dieu seul! Il est donc logiquement écrit aux versets 12-13: "Vous m'invoquerez, et vous partirez, vous me prierez, et je vous exaucerai. Vous me chercherez, et vous me trouverez, si vous me cherchez de tout votre cœur." De tout votre cœur. Sans cœur partagé entre les choses d'ici-bas et Dieu. Tout le cœur vers Dieu. Celui qui invoque l'Éternel de tout son cœur en a fini avec l'estime de soi. Il a laissé de côté la vanité de la recherche de la satisfaction de tous ses plans personnels ici-bas, car tout cela est éphémère et ne dure qu'un temps, après quoi vient la mort. 

"Car je connais les projets que j'ai formés sur vous, dit l'Éternel, projets de paix et non de malheur, afin de vous donner un avenir et de l'espérance".  Ce sont véritablement là des paroles encourageantes, mais qui n'excluent en rien que le croyant devra fort probablement passer par des épreuves et des tribulations au cours de son pèlerinage terrestre. Seulement, il doit comprendre que Dieu a un plan de délivrance pour lui, et qu'il le mettra certainement à exécution, au moment fixé d'avance. D'ici-là, persévérons, et gardons nos yeux fixés sur Jésus seul. Lui-même a souffert la croix, mais Il a été déclaré vainqueur et règne maintenant à la droite du Père.

Que toute la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen.  

samedi 15 juillet 2017

Foi et humilité

Matthieu 8: 8-10 : "Le centenier répondit: Seigneur, je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit; mais dis seulement un mot, et mon serviteur sera guéri. Car, moi qui suis soumis à des supérieurs, j’ai des soldats sous mes ordres; et je dis à l’un: Va! et il va; à l’autre: Viens! et il vient; et à mon serviteur: Fais cela! et il le fait. Après l’avoir entendu, Jésus fut dans l’étonnement, et il dit à ceux qui le suivaient: Je vous le dis en vérité, même en Israël je n’ai pas trouvé une aussi grande foi".

Comment ce fait-il qu'un non-juif, qui n'est donc pas forcément "croyant" de naissance, est loué ici par Jésus comme ayant une grande foi, alors que d'autres vont à l'église de façon assidue et ne possèdent pas cette foi? Nous laisserons de côté la pseudo-foi moderne qui consiste à supposément "croire" en Dieu pour recevoir toujours plus de biens matériels; nous savons déjà que cela n'est pas la foi dont la Bible parle.

Croire en Jésus n'a à priori rien à voir avec le fait d'observer certaines coutumes religieuses. Marie et Marthe, deux personnes qui connaissaient très bien Jésus, n'ont-elles pas doutées que Jésus pouvait ressusciter leur frère Lazare? Pourtant, cet homme, non-Juif, avait seulement entendu parler de ce que faisait Jésus et il croyait fermement en Lui et il croyait qu'Il pouvait guérir son serviteur. 

D'abord, cet homme était humble. Nous ne pouvons pas prétendre avoir la foi si nous sommes orgueilleux. Nous connaissons l'humilité de cet homme par deux choses: il ne se voyait pas digne que Jésus entre chez lui, et il reconnaissait que Jésus était au-dessus de tout. Si moi, simple "centenier", je peux donner un ordre à un serviteur et il fait ce que je lui ai dit de faire, combien Toi, Jésus, qui est beaucoup plus grand que moi, tu peux donner un ordre et la chose sera faite. 

Nous trouvons également un autre endroit dans la Bible où Jésus reconnaîtra la grande foi d'une personne non-juive, c'est en Matthieu 15: 21-28, où une femme cananéenne implorait la pitié de Jésus pour la délivrance de sa fille. Les paroles de Jésus à cette femme peuvent sembler dures. En effet, Il humilie celui qu'Il veut fortifier. Aussi lui dit-Il: "Il n'est pas bien de prendre le pain des enfants, et de le jeter aux petits chiens". Mais elle lui répondit: "Oui Seigneur, mais les petits chiens mangent les miettes qui tombent de la table de leurs maîtres". Alors, Jésus lui dit: "Femme, ta foi est grande; qu'il te soit fait comme tu veux".

Qu'a en commun cette femme avec le centenier? Son humilité! Elle se compare à un petit chien mangeant les miettes tombant de la table du maître! Aujourd'hui nous avons trop de chrétiens grands à leurs propres yeux. L'humilité; ils ne connaissent pas ça. Après tout, ne sont-ils pas "héritiers avec le Christ"? Ils en viennent à prendre pour acquis tout ce que le Christ a fait pour eux plutôt que d'en être émerveillé, jour après jour, et de lui en être éternellement reconnaissant! C'est un grave problème, parce que cela conduit tout droit à l'indifférence spirituelle. Oh ces gens continuent d'avoir l'air religieux, mais en réalité ils ne connaissent pas le vrai Christ comme ils le devraient! 

Ce n'est pas inutilement que la Bible nous exhorte à l'humilité. Il nous est enseigné que celui qui sera humble comme le petit enfant; celui-là sera le plus grand dans le royaume des cieux, c'est à dire que c'est lorsque nous sommes petits à nos propres yeux et que nous reconnaissons notre dépendance envers Lui que Dieu nous considère le plus. Jésus Lui-même ne dira t'il pas également en Marc 10: 18: " Pourquoi m’appelles-tu bon? Il n’y a de bon que Dieu seul". Et un verset qui est souvent mis de côté de nos jours, que nous lisons en Sophonie 2:3, ou Dieu s'adresse à des personnes vivant déjà dans l'humilité: "Cherchez l’Éternel, vous tous, humbles du pays, qui pratiquez ses ordonnances! Recherchez la justice, recherchez l’humilité! Peut-être serez-vous épargnés au jour de la colère de l’Éternel".

Dieu rend les humbles encore plus humble lorsque ces derniers s'attachent à Jésus, reconnaissant que sans Lui, ils ne peuvent rien faire de bien, malgré leurs bons désirs. Et l'humilité est un terreau fertile pour que croisse la foi en Christ. Mais à l'inverse, lorsque nous en venons à croire que nous pouvons plaire à Dieu par nos propres forces, en accomplissant certaines œuvres ou en suivant certaines coutumes religieuses, notre confiance, qui devrait reposer en Christ seul, se détourne de Lui pour se porter... sur nous! Ce faisant, nous enlevons le commandement de toutes choses dans les mains de Dieu pour nous les approprier. Il n'est nulle besoin de foi pour vivre de cette manière! 

Prenons donc exemple sur cette cananéenne et sur le centenier! Par leur croyance pure, voire innocente, ils reconnaissaient que Jésus avait toute la puissance de Dieu en Lui, mais que nous ne nous approchons pas de Lui comme d'un ami terrestre; Il est au-dessus de nous, car Il est notre Maître, notre Seigneur. C'est Lui le Créateur, nous ne sommes que les créatures soumises à sa volonté, que nous le voulions ou non! Mais il est bien que nous le reconnaissions et que nous acceptions cet état de fait, car c'est seulement ainsi que Dieu peut nous utiliser à Sa gloire sans que nous osions nous approprier ce qui Lui revient à Lui seul. Nous pouvons faire de bien belles professions de foi, mais elles n'ont aucune valeur lorsque notre cœur n'est pas attaché à Jésus. Il n'est pas dit que celui qui a la foi recevra exactement toujours tout ce qu'il désire. Non. Mais nous pouvons être sûr qu'en paroles et en actions, il reflétera la gloire de Dieu!  

Comprenons et acceptons que Dieu n'a jamais fait, et ne fera jamais rien à cause de notre mérite, mais à cause de Sa miséricorde! Nous étions, nous sommes et nous serons toujours indignes de Lui. Jésus ne l'a t'il pas montré à la cananéenne? Ayons donc ce cœur humble devant Lui, afin que par le cadeau de la foi, que nous recevons dans l'humilité, et qui nous conduit dans l'obéissance et la soumission à la volonté de Dieu, nous puissions l'honorer comme il se doit. Alors, Christ honorera les demandes de notre foi, parce que nous ne demanderons pas pour nous-mêmes, mais pour que le nom de Dieu soit élevé parmi les hommes. Notre cœur est-il humble devant Dieu? Si oui, certainement Il nous enseignera Ses voies et placera Ses paroles dans notre bouche, afin que Sa lumière luise dans ce monde de ténèbres. Par notre exemple; nous emmènerons ainsi le plus grand nombre à l'obéissance de la foi, comme dira l'apôtre Paul en Romains 1:5.

N'oublions jamais que Dieu accorde Sa grâce aux humbles, mais qu'Il résiste aux orgueilleux (Jacques 4:6), et que:  "avant la ruine, le cœur de l’homme s’élève; mais l’humilité précède la gloire" (Proberbes 18:12). Oui, soyons humbles, effaçons-nous devant notre puissant Dieu, et Sa gloire se manifestera au milieu de nous.

Que toute gloire, louange et honneur soit rendue à notre Père, dans le nom de Jésus, Amen.

samedi 6 mai 2017

L'hypocrisie: honore donc ton père et ta mère avant toute chose!

Il y aurait long à écrire sur le péché d'hypocrisie, mais le passage - plutôt méconnu et mal interprété - qui nous intéresse aujourd'hui se trouve en Matthieu 15. Aux versets 7-8, il est écrit : "Hypocrites, Esaïe a bien prophétisé sur vous, quand il a dit: ce peuple m’honore des lèvres, mais son cœur est éloigné de moi." 

Il est intéressant de constater comment Jésus en est arrivé à une telle diatribe contre les Pharisiens. L'on pourrait penser qu'il s'agissait d'hypocrisie dans la prière, ou encore dans l'ensemble de leur supposée relation avec Dieu, mais en fait, Jésus s'attaquait au cœur même d'une partie de l'enseignement des Pharisiens, qui croyaient qu'en accomplissant certains rites religieux, et en souscrivant à certaines traditions, ils pouvaient ainsi satisfaire Dieu, même si, ce faisant, ils contrevenaient à un ou l'autre de ses commandements. Ils  venaient de lui poser une question concernant le fait que ses disciples ne s'étaient pas lavés les mains avant de prendre leur repas, car ils en étaient tout scandalisés! Les Pharisiens étaient très axés sur l'apparence de la piété, mais en mettant l'accent sur l'apparence seulement, ils négligeaient d'obéir aux commandements essentiels de Dieu. Ils semblaient être des adorateurs de premier ordre, mais Jésus voyait au fond de leur cœurEt il est un aspect négligé d'eux que Jésus fait mention dans ce passage. Matthieu 15: 3-6 : "Il leur répondit: Et vous, pourquoi transgressez-vous le commandement de Dieu au profit de votre tradition? Car Dieu a dit: Honore ton père et ta mère; et: Celui qui maudira son père ou sa mère sera puni de mort. Mais vous, vous dites: Celui qui dira à son père ou à sa mère : Ce dont j’aurais pu t’assister est une offrande à Dieu, n’est pas tenu d’honorer son père ou sa mère. Vous annulez ainsi la parole de Dieu au profit de votre tradition."

Alors que les Pharisiens se scandalisaient du fait que les disciples de Jésus ne s'étaient pas lavés les mains avant leur repas, Jésus porte ici à leur attention un péché bien pire qu'ils commettent en désobéissant directement à un commandement de Dieu: ils n'honorent pas leurs parents! Ils regardent la bien petite paille dans l’œil de leur prochain, mais la poutre qui est dans leur œil les empêche de se voir tels qu'ils sont! Beaucoup de gens aujourd'hui vivent de la même manière, en refusant de se reconnaître tel qu'ils sont réellement. En 2 Timothée 3:2, l'apôtre Paul parlera de la génération des derniers jours en disant d'eux: "car les hommes seront égoïstes, amis de l’argent, fanfarons, hautains, blasphémateurs, rebelles à leurs parents, ingrats, irréligieux, insensibles, déloyaux, calomniateurs, intempérants, cruels, ennemis des gens de bien, traîtres, emportés, enflés d’orgueil, aimant le plaisir plus que Dieu, ayant l’apparence de la piété, mais reniant ce qui en fait la force. Éloigne-toi de ces hommes-là." 
L'apôtre exhorte Timothée à s'éloigner de tels gens; c'est donc dire qu'ils seront dans les églises et auront l'apparence de chrétiens, mais en regardant bien aux fruits qu'ils portent, nous constaterons bien vite qu'ils ne sont que des hypocrites, comme l'étaient les Pharisiens du temps de Jésus. Ils utilisent le nom de Dieu pour bien paraître et se donner bonne conscience, mais en réalité leur cœur est éloigné de Lui.

L'ennemi sait comment détruire la piété d'une personne; d'une société. Plus, s'il détruit la solidité des familles; il démoli la société en général. L'apôtre Paul en fait le sujet principal de Romains 13. "Que toute personne soit soumise aux autorités supérieures; car il n’y a point d’autorité qui ne vienne de Dieu, et les autorités qui existent ont été instituées de Dieu."(v. 1) "C’est pourquoi celui qui s’oppose à l’autorité résiste à l’ordre que Dieu a établi, et ceux qui résistent attireront une condamnation sur eux-mêmes."(v.2) Que celui qui résiste à l'autorité de son parent ne s'attende pas à recevoir des bénédictions de la part de Dieu! Il ne s'agit pas ici d'exiger d'un chrétien qu'il se soumette à son parent païen qui lui ordonne de ne plus croire en Jésus! Non! Nous parlons de parents chrétiens qui reprennent et exhortent leur progéniture à maîtriser la chair et à demeurer dans la voie de Jésus. De plus en plus de nos jours, les enfants - de 0 à 99 ans, une personne demeure l'enfant de son parent - se font les juges de leurs parents chrétiens en parlant contre eux; ils sont provocants, méchants dans leurs propos, irrespectueux, rebelles et désobéissants. Plusieurs d'entre eux vont à l'église; ils chantent des cantiques à la gloire de Dieu, certains vont en mission humanitaires avec des mouvements jeunesse; oh qu'ils semblent pieux! Ils prétendent que Dieu leur parle souvent; qu'Il leur a montré ceci ou cela,  et à les écouter, nous pourrions croire que Dieu approuve leur conduite, comme s'ils étaient irréprochables. Mais si Dieu leur parlait comme ils disent, ne leur dirait-Il pas d'abord ce qu'ils doivent corriger et dont ils doivent se repentir? En réalité, selon Jésus, ce sont des hypocrites; ils ne valent pas mieux que les Pharisiens de son époque; ils se sont eux-mêmes placés sous la condamnation, car ils désobéissent directement à un des commandements de Dieu. Matthieu 15: 4 :"Car Dieu a dit: Honore ton père et ta mère; et: Celui qui maudira son père ou sa mère sera puni de mort." Parlez de leur conduite, et ils ont déjà une réponse toute prête: "je n'ai jamais maudit mes parents." Bien sûr, mais Jésus leur répondrait ceci: les Pharisiens non plus! 

Relisez Matthieu 15:5 avec attention; les Pharisiens prétendaient qu'en obéissant à une tradition, ou à un rite religieux, (dans ce cas-ci une offrande offerte à Dieu) les gens n'avaient pas besoin de montrer de façon pratique le respect et l'honneur qui étaient dû à leurs parents, comme si être "supposément" au service de Dieu annulait l'obligation pour les enfants d'offrir l'honneur et le respect qui est dû envers leurs parents! 
Jésus, dans une sainte colère, reprend alors les Pharisiens en les traitants d'hypocrites et de peuple qui n'honore Dieu que des lèvres seulement! Rien ne dit dans le texte que ces Pharisiens aient été méchants verbalement envers leurs parents ou qu'ils leur aient manqué de respect de quelque manière que ce soit! Non! Mais leurs actions n'allaient pas de pair avec leurs paroles remplies de fausse piété! La question est donc: qu'aurait dit Jésus aux Pharisiens si ces derniers avaient manqué délibérément de respect envers leurs parents, comme toi tu le fais?

Nous venons de voir que, pour le Seigneur Jésus, le simple fait de refuser un service à un parent sous prétexte de servir Dieu équivaut à maudire son parent! Quelle doit donc être l'horreur qui réside dans le fait de manquer de respect à nos parents dans nos paroles et nos actions?!

Nous voyons souvent cela. Des parents chrétiens, ne cherchant que le bien de leur enfant, lui suggèrent de ne pas participer à telle activité, ou de ne pas avoir telle fréquentation. Leur enfant se rebelle; il participe en cachette à l'activité en question, il poursuit sa ou ses mauvaises fréquentations. Ou s'il cesse, un climat malsain s'installe entre lui et ses parents. Pourquoi? L'apôtre Paul l'a dit en Romains 13; l'homme doit être soumis aux autorités supérieures. Mais s'il ne se soumet même pas à ses parents chrétiens, qui ne veulent que son bien, qui ont plus d'expérience que lui dans la vie et qui ont fort probablement plus de lumière du Saint-Esprit que lui, comment ce rebelle pourrait-il se soumettre à Dieu, qu'il ne voit même pas? En réalité, la soumission à Dieu ne l'intéresse pas! La mentalité du monde: "tu n'as qu'une vie à vivre, vie la pleinement comme bon te semble", est entrée dans l'église moderne et cela fait même parti de l'enseignement de certaines méga-églises où il est dit aux jeunes: "sois toi-même... en Christ". Mais comment pouvons-nous demeurer ce que nous étions, alors que nous sommes appelés à être transformés par Christ? 2 Corinthiens 5:17 ne nous dit-il pas: "Si quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle créature. Les choses anciennes sont passées; voici, toutes choses sont devenues nouvelles."? Et encore, en Romains 12:2 : "Ne vous conformez pas au siècle présent, mais soyez transformés par le renouvellement de l’intelligence, afin que vous discerniez quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, agréable et parfait." Ici, renouvellement signifie changement complet de l'intelligence. Pour discerner la volonté de Dieu, il nous faut donc être changé dans nos manières de penser et d'agir, sans quoi nous nous tromperons nous-mêmes, et nous nous laisserons facilement tromper par d'autres! 

La recherche des plaisirs (même à l'église, où lors d'activités qui en découlent, ils ne cherchent qu'à s'amuser!) plus que Dieu fait un ravage parmi les chrétiens modernes, parce qu'elle est devenue la priorité pour ces gens, de sorte qu'ils n'ont aucun intérêt à discerner la volonté de Dieu; ce qui Lui est bon, agréable et parfait. Ils changent la parole de Dieu en dissolution; plusieurs d'entre eux sont esclaves du sexe; s'ils n'ont pas de partenaire, ils ont une idée fixe de s'en trouver un; sinon, ils changent de partenaire comme les païens le font; ils sont sans aucune morale; ils ne se soucient pas de plaire à Dieu. De quelques péchés qu'ils soient esclaves, ces gens demeurent des hypocrites, des menteurs et des orgueilleux. Si quelqu'un ose leur mentionner que leur conduite est méprisable; ils entrent dans une colère qui prouve qu'ils sont en train de marquer leur conscience au fer rouge en refusant de se reconnaître tels qu'ils sont, comme Dieu les voient. Ils doivent se repentir, cela est impératif; ils sont plus coupable encore que les païens qui, au moins, n'ont pas l'hypocrisie de prétendre servir Christ! Mais, le diable, qui les tient esclaves de ses plaisirs, ne les laisse pas se repentir si facilement. Il leur souffle à l'oreille comme il souffla jadis à l'oreille d'Adam et Ève: "Dieu a-t-il réellement dit"? "Dieu peut-il être si sévère"? "Tu n'es pas si terrible que cela; ce sont eux qui refusent de voir comme tu es une bonne personne". "Dieu veut ton bonheur. Ce que tu fais ne lui dérange pas, pourvu que tu continues d'assister à tes réunions." Et ainsi de suite. Il ne manquera jamais d'arguments pour empêcher ses esclaves de changer de vie et de se soumettre à Dieu!

Mais Jésus est celui qui a l'argument le plus fin, et qui frappe le plus l'indifférence de ces gens, qui se croient en santé spirituellement, mais qui sont en réalité malades à la mort, lorsqu'Il cite le passage d'Esaïe: "Ce peuple m'honore des lèvres, mais son cœur est éloigné de moi." 

Ton cœur est éloigné de Dieu, que tu veuilles l'admettre ou non. C'est Jésus qui te le dit! Oseras-tu te rebeller contre Ses paroles? Oseras-tu le défier et prétendre qu'Il ne te connaît pas? Ou plutôt, aujourd'hui, entendras-tu la voix du Roi qui t'appelles à te reconnaître tel que tu es, à te repentir de tes péchés et à te soumettre à Lui? Tes parents persévèrent pour toi dans la prière et les supplications; te contenteras-tu de continuer à vivre une relation avec Dieu constituée de vaines paroles ou reviendras-tu du pays éloigné, comme jadis le fils prodigue? Comme lui, demande donc pardon à tes parents et à Dieu, et ne pêche plus! 

Matthieu 5: 22-24 : "Mais moi, je vous dis que quiconque se met en colère contre son frère mérite d’être puni par les juges; que celui qui dira à son frère: Raca! mérite d’être puni par le sanhédrin; et que celui qui lui dira: Insensé! mérite d’être puni par le feu de la géhenne. Si donc tu présentes ton offrande à l’autel, et que là tu te souviennes que ton frère a quelque chose contre toi, laisse là ton offrande devant l’autel, et va d’abord te réconcilier avec ton frère; puis, viens présenter ton offrande."

Apocalypse 3: 17-19 : "Parce que tu dis: Je suis riche, je me suis enrichi, et je n’ai besoin de rien, et parce que tu ne sais pas que tu es malheureux, misérable, pauvre, aveugle et nu, je te conseille d’acheter de moi de l’or éprouvé par le feu, afin que tu deviennes riche, et des vêtements blancs, afin que tu sois vêtu et que la honte de ta nudité ne paraisse pas, et un collyre pour oindre tes yeux, afin que tu voies. Moi, je reprends et je châtie tous ceux que j’aime. Aie donc du zèle, et repens-toi."

Romains 13: 12-14 : "La nuit est avancée, le jour approche. Dépouillons-nous donc des œuvres des ténèbres, et revêtons les armes de la lumière. Marchons honnêtement, comme en plein jour, loin des excès et de l’ivrognerie, de la luxure et de l’impudicité, des querelles et des jalousies. Mais revêtez-vous du Seigneur Jésus-Christ, et n’ayez pas soin de la chair pour en satisfaire les convoitises."

Prions.

Seigneur Dieu tout-puissant, je me reconnais tel que je suis. J'ai péché devant Toi, j'ai erré, j'ai pensé que Tu pouvais accepter mes offrandes malgré mes multiples désobéissances, mais aujourd'hui je vois que j'étais dans l'erreur. L'hypocrisie me rongeait les os, je cachais mes péchés devant les hommes et devant Toi, mais maintenant je les confesse et je m'en repends! L'ennemi m'avait aveuglé sur ma propre condition; je me suis laissé berner car j'ai désobéi et je me suis rebellé contre Toi. J'ai été hypocrite, j'ai pensé, Père éternel, qu'il était possible de Te plaire avec une piété d'apparence que je m’efforçais de cultiver devant les hommes, ne me souciant guère que Toi, Tu vois et entend tout! Tu sondes les cœurs, Ta parole met à la lumière ce qui était caché dans les ténèbres. Alors que je me suis détourné de Ta vérité, j'ai accepté le mensonge comme étant la vérité; je me suis ainsi trompé moi-même et je me suis laissé tromper par des conseils qui ne venaient pas de Toi, car je n'avais aucun discernement. Je ne pouvais pas posséder ton discernement, car j'étais rempli de moi-même et mon intelligence était obscurcie, n'étant pas transformée par Toi. Pardon, pardon Seigneur Jésus, accordes-moi s'il te plaît d'espérer encore dans ta miséricorde. Oui, je me suis détourné de l'oeuvre de la croix, mais alors que je m’enfonçais dans les ténèbres, Ta grâce me poursuivait et Tu m'appelais avec persévérance, espérant contre toute attente que je me détourne de la voie facile et large qui mène à la mort éternelle! Aujourd'hui, j'ai entendu Ta voix, Seigneur, et je me repends de tous mes péchés! Je suis ce que je suis, mais par Ta grâce, je serai complètement transformé et rendu apte à comprendre et discerner ce qui est agréable, pur et saint devant Ta face. À partir de ce jour, je me délecterai de Ta parole, car je reconnais qu'elle est la vérité et la vie! J'ai poursuivi le bonheur ici-bas, j'ai essayé de vivre dans les plaisirs et de satisfaire les convoitises de ma chair, mais je n'y ai trouvé que les fruits de la colère, car en réalité je reconnais que je voulais étouffer ma conscience qui me reprochait mes péchés. J'accepte tes reproches, Seigneur Dieu, car je sais qu'ils sont pour mon bien, afin que Tu me purifie et que je puisse, en toute humilité, dire comme le psalmiste: "Avant d’avoir été humilié, je m’égarais; maintenant j’observe ta parole." Père Éternel, je reconnais que tes jugements sont justes; et que c’est à cause de Ta patience et Ta fidélité que tu m’as repris et corrigé. Merci mon Dieu, de ce que Tu reprends ceux qui sont tes enfants; mais ceux qui sont illégitimes, c'est avec tristesse que Tu les laisses aller sur le chemin large et facile de la perdition et de l'enfer éternel. Merci Seigneur Dieu pour Ton pardon, pour Ta grâce immérité. Merci Jésus pour Ta parole de vie, merci précieux Saint-Esprit d'éclairer mon chemin, afin que je ne m'égare pas loin de mon Dieu! Que toute la gloire soit rendue à Dieu, Amen!