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dimanche 30 août 2026

Dieu confond les sages

 

"Joseph vit avec déplaisir que son père posait sa main droite sur la tête d'Ephraïm; il saisit la main de son père, pour la détourner de dessus la tête d'Ephraïm, et la diriger sur celle de Manassé" (Genèse 48:17).

"Mais Dieu a choisi les choses folles du monde pour confondre les sages; Dieu a choisi les choses faibles du monde pour confondre les fortes" (1 Corinthiens 1:27).

À l'époque, la coutume était de bénir le premier-né. C'est pourquoi Joseph dira au verset 18: "Pas ainsi, mon père, car celui-ci est le premier-né; pose ta main droite sur sa tête". Mais cet exemple nous montre une fois de plus que Dieu ne pense pas comme nous. Souvenons-nous lorsque le prophète Samuel eut à oindre un nouveau roi pour remplacer Saül. L'épisode en est presque comique, lorsqu'Isaï fit passer ses sept fils devant Samuel, mais aucun n'était le choix de Dieu. 

Mais Dieu dit une chose intéressante au verset 16 de 1 Samuel: "Lorsqu'ils entrèrent, il se dit, en voyant Eliab: Certainement, l'oint de l'Éternel est ici devant lui. Et l'Éternel dit à Samuel: Ne prends point garde à son apparence et à la hauteur de sa taille, car je l'ai rejeté. L'Éternel ne considère pas ce que l'homme considère; l'homme regarde à ce qui frappe les yeux, mais l'Éternel regarde au coeur".

La grâce de Dieu est source de salut pour tous (Tite 2:11), mais malheureusement, ce ne sont pas tous qui l'acceptent. Et lorsque nous marchons à Sa suite, notre Seigneur ne nous accorde pas tous les mêmes dons et les mêmes grâces. Nous n'avons à jalouser qui que ce soit pour leurs grâces, Dieu ne se trompe pas lorsqu'Il accorde à l'un et à l'autre, selon Son bon vouloir. C'est pourquoi Israël répondit à Joseph, au verset 19: "Je le sais, mon fils, je le sais; lui aussi deviendra un peuple, lui aussi sera grand; mais son frère cadet sera plus grand que lui, et sa postérité deviendra une multitude de nations".

C'est une image de notre deuxième verset d'introduction; Dieu choisi souvent les choses qui semblent folles aux yeux des sages de ce monde afin de les confondre. Plus nous semblons faibles et fous, plus la grâce et la gloire de Dieu peut rayonner en nous et à travers nous. Lorsque nous sommes suffisants et fiers, lorsque le nom le plus grand dans notre vie est celui que nous portons, lorsque le nom que nous défendons le plus est le nôtre plutôt que celui de Jésus-Christ, alors nous sommes dans le pétrin spirituellement, et il est peu probable que nous soyons utilisés par Dieu pour quoi que ce soit, hormis que, pour d'autres, nous servions un jour d'exemple de tout ce qu'il ne faut pas faire.

Bien sûr, Dieu utilise les hommes de toutes le classes de la société, riches ou pauvres, éduqués ou illettrés, mais le plus souvent, nous l'avons vu dans l'Histoire, ce sont de simples hommes qu'Il a utiliser pour porter l'Évangile au pus grand nombre, comme les disciples, comme Pierre, qui ne savait même pas écrire (1 Pierre 5:12), mais, poursuit-il, "je vous atteste que la grâce de Dieu à laquelle vous êtes attachés est la véritable". 

Est-ce surprenant qu'il en soit ainsi? Qu'est-il dit de Jésus en Esaïe 53? Les hommes ne l'ont point connu, ni reçu, parce que le Seigneur s'est élevé "comme une faible plante, sans beauté, ni éclat", n'ayant rien dans son aspect pour nous plaire. Et il est dit de Lui au verset 3: "Méprisé et abandonné des hommes", et pourtant, au verset 4, "ce sont nos souffrances qu'il a portées, c'est de nos douleurs qu'il s'est chargé". 

Dieu a utilisé le Christ pour nous sauver, Lui qui n'avait rien pour attirer les acclamations d'un monde déchu, mais qui avait grandement, et qui a toujours grandement besoin d'un Sauveur. Il n'est donc pas surprenant qu'Il utilise encore de nos jours ceux qui, selon les "experts" de ce monde, manquent "d'estime de soi". Il est vrai que cela ne nous est d'aucune utilité de nous déprécier sans raison, mais comprenons que notre vraie valeur nous est donnée par le Christ en nous; le reste est appelé à disparaître, car, nous sommes poussière, et nous retournerons à la poussière (Genèse 3:19). 

Au temps de Jésus, il a plu à Dieu d'utiliser ceux qui n'avaient aucune raison de se glorifier eux-mêmes, et il en est de même aujourd'hui. C'est ainsi qu'Il humilie les "grands" de ce monde, ceux qui ne considèrent pas les voies de Dieu comme étant dignes d'être suivies. 

Trop souvent, les chrétiens marchent selon les apparences, ils se contentent d'un voile religieux pour couvrir leur manque de piété, et quand quelqu'un marchant véritablement avec le Seigneur remarque leur hypocrisie, plutôt que de se repentir et de changer de voie, ils ajoutent un voile, disant: "Seul Dieu me juge". Et ils ont raison, ils se placent sous Son jugement, mais il ne sera pas celui espéré. Dieu n'a rien à faire de l'image que nous tentons de projeter aux autres. Attention donc de ne pas prétendre seulement marcher avec Christ, tout en ne considérant pas attentivement Ses voies. Dieu ne regarde pas aux apparences, mais Il regarde le coeur de chacun. Nous ferions bien de ne pas l'oublier.

Après avoir vu les sept fils d'Isaï, et ayant su que l'Éternel ne choisit aucun d'eux, Samuel demanda: "Sont-ce là tous tes fils?" Et Isaï répondit: "Il reste encore le plus jeune, mais il fait paître les brebis" (1 Samuel 16:11). Les bergers étaient mal vus, ils étaient considérés comme des moins que rien, et on le voit clairement dans cette famille, où le père, jusqu'à ce que Samuel lui pose la question, ne daigna même pas parler de David. Pourtant, c'est lui que Dieu avait choisit. 

Cette idée que les bergers étaient de mauvaises personnes persista même jusqu'au temps de Jésus. Et n'est-il pas intéressant que le Christ, le "fils de David", se soit Lui-même désigné comme étant le "Bon Berger" (Jean 10:14)? Trop souvent, en lisant ce passage, nous mettons l'accent que sur les brebis, c'est à dire, sur nous. "Oh, comme c'est bon de savoir que le Bon Berger veille sur moi". C'est vrai, c'est bien, c'est encourageant, mais nous manquons une partie du message si nous nous arrêtons là.

Car, en y réfléchissant, n'est-il pas intéressant de constater que le Christ se soit appelé Lui-même du nom de ceux qui étaient parmi les plus rejetés des hommes de son époque? Quelle audace avons-nous alors, lorsque nous défendons avec hargne notre propre nom plutôt que le Sien, sachant que Lui, le Roi des rois, le Seigneur des seigneurs, s'est appelé lui-même du nom de ceux qui était parmi les plus moqués et les plus rejetés de Son époque!

Cela devrait nous amener à réfléchir sur notre marche chrétienne. Quelles sont nos priorités? Qui est à la première place dans notre vie? Dans notre attitude, dans nos propos, quel nom élevons-nous, le nôtre ou celui de notre Seigneur et Maître? Suis-je parmi les choses folles du monde, ou suis-je constamment en train d'essayer de me hisser parmi celles qui sont considérées comme sages par ce monde? Attention qu'il ne soit pas dit de nous : "Ne prends point garde à son apparence, car je l'ai rejeté". Encore une fois, c'est très important, Dieu n'a rien à faire de l'apparence de notre piété, Il voit notre cœur, rien ne Lui est caché. 

Qu'il soit dit de nous que, lorsque nous nous battons pour quelque chose, nous le faisons sur nos genoux, courbés dans la poussière du sol, et non pas avec la tête haute comme si nous étions un souverain défendant sa propre bannière. Les temps sont courts, plus que jamais, il faut marcher dans l'humilité, car Dieu résiste aux orgueilleux, mais Il fait grâce aux humbles (Jacques 4:6).

"Les corps des animaux, dont le sang est porté dans le sanctuaire par le souverain sacrificateur pour le péché, sont brûlés hors du camp. C'est pour cela que Jésus aussi, afin de sanctifier le peuple par son propre sang, a souffert hors de la porte. Sortons donc pour aller à lui, hors du camp, en portant son opprobre. Car nous n'avons point ici-bas de cité permanente, mais nous cherchons celle qui est à venir" (Hébreux 13:11-14).

"Cherchez l'Eternel, vous tous, humbles du pays, qui pratiquez ses ordonnances ! Recherchez la justice, recherchez l'humilité! Peut-être serez-vous épargnés au jour de la colère de l'Eternel" (Sophonie 2:3). Que toute la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen.



dimanche 18 août 2024

Notre corps mortel ressuscité?

 

Et si l'Esprit de celui qui a ressuscité Jésus d'entre les morts habite en vous, celui qui a ressuscité Christ d'entre les morts rendra aussi la vie à vos corps mortels par son Esprit qui habite en vous (Romains 8:11).

Comment est-ce possible? Eh bien, il faut d'abord "naître de nouveau". Nicodème a posé la même question à Jésus: "Comment un homme peut-il naître quand il est vieux?" (Jean 3:4). Jésus l'a dit: "Si un homme ne naît de nouveau, il ne peut voir le royaume de Dieu" (Jean 3:3). Si un homme ne meurt en Christ, il ne pourra jamais être ramené de la mort à la vie avec Lui, par la même puissance qui a ressuscité Jésus d'entre les morts. 

L'Esprit de Dieu nous donne une nouvelle vie, une nouvelle compréhension spirituelle, il transforme notre intelligence, change nos pensées et désirs, afin que nous puissions aimer Dieu, aimer Sa Parole, et afin que nous puissions Lui obéir et la mettre en pratique. Rien de cela ne serait possible par nos propres forces, tant que nous sommes sous la domination de notre nature humaine déchue et pécheresse. Tant que nous ne sommes pas convertis, nous sommes déjà morts, bien que vivants dans un corps de chair. Ce n'est pas sans raison que Jésus dira en Jean 3:6 : "Ce qui est né de la chair est chair, et ce qui est né de l'Esprit est esprit". En d'autres mots: "Ce qui est né de parents humains est humain, donc corruptible et destiné à la mort, mais ce qui est né de l'Esprit est incorruptible et destiné à la vie". 

Ce qui est né de l'Esprit est éternel. Dans un autre passage, Jésus dira en Jean 14:19 : "Encore un peu de temps, et le monde ne me verra plus; mais vous, vous me verrez, car je vis, et vous vivrez aussi". Est-ce à dire que notre verset initial parle donc de nos corps mortels? Non! Lorsque Paul parle de "rendre la vie à nos corps mortels", il ne veut pas dire que nous vivrons éternellement dans ce corps de chair, ou que nous ressusciterons dans ce même corps corruptible. Il veut simplement parler des désirs et des penchants mortels qui viennent avec ce corps de chair que nous avons, qu'ils doivent mourir avec Christ à la croix, car ils conduisent tous à la mort spirituelle, si nous ne naissons pas spirituellement en Christ.  

L'influence de la chair, c'est à dire, de la nature humaine pécheresse, c'est la mort, mais l'influence de l'Esprit, c'est la vie. C'est ce que Paul dira en Romains 8:6 : " (...)l'affection de la chair, c'est la mort, tandis que l'affection de l'esprit, c'est la vie". Il poursuivra aux versets 7 et 8 en disant: "Car l'affection de la chair est inimitié contre Dieu, parce qu'elle ne se soumet pas à la loi de Dieu, et qu'elle ne le peut même pas. Or ceux qui vivent selon la chair ne sauraient plaire à Dieu". 

Alors, si Paul ne parle pas au sens littéral de notre corps mortel, de quoi parle-t-il? Comme nous l'avons dit précédemment, il parle de nos désirs et de nos penchants pécheurs qui sont complètement renouvelés par le Saint-Esprit, de sorte que, de morts que nous étions, nous pouvons maintenant vivre pour Christ; marcher avec Lui, afin que Dieu puisse nous utiliser comme des ambassadeurs de Son Royaume vivant pour le glorifier, non seulement là haut dans la Gloire, mais ici bas même, tandis que nous sommes encore dans cette enveloppe charnelle. Nous lisons en Romains 7:14 que Paul dit qu'il est "vendu au péché". Pourquoi dit-il cela? À cause de de sa chair. Ce corps mortel est vendu au péché, sa nature est pécheresse, et naturellement elle est attirée par le mal. C'est pourquoi nous avions besoin d'un Sauveur, et que nous avons toujours besoin d'un Sauveur, pour nous libérer de cette influence du péché et de la mort qui est en nous et qui, par nature, nous empêche d'être au service de Christ. 

L'Esprit de Dieu qui a relevé Christ d'entre les morts, ayant libéré nos âmes de l'emprise de notre corps mortel (nous ayant ainsi rendu à la vie, comme le dit Paul); sous son influence, il nous est donné de désormais vivre pleinement pour la gloire de Dieu, parce qu'il nous purifie, il nous sanctifie et il nous amène avec joie dans le service de Christ. Donc ce même corps, jadis mort au bien, esclave du péché et de la mort, est devenu vivant et mit au service de Dieu, pour la gloire de Son nom. C'est pourquoi, verset 12: "Nous ne sommes point redevables à la chair, pour vivre selon la chair. Si vous vivez selon la chair, vous mourrez; mais si par l'Esprit vous faites mourir les actions du corps, vous vivrez, car tous ceux qui sont conduits par l'Esprit de Dieu sont fils de Dieu".

Par la grâce de Dieu, nous avons désormais d'autres objectifs que de vivre pour la chair et de combler tous ses désirs, nous ne poursuivons plus la corruption de notre nature pécheresse, comme nous le faisions autrefois, car nous avons été régénérés, ramenés de la mort à la vie, et cela, à un grand prix. Les paroles de Paul au verset 12 sont lourdes de sens: "Nous ne sommes point redevables à la chair"; cela implique que nous sommes redevables à quelqu'un d'autre que notre chair, et c'est Dieu. Par Son Esprit qui habite désormais en nous, comme nous l'avons dit précédemment, Il nous a purifié et a complètement changé notre système de valeurs, de sorte que nous ne pouvons plus faire ce que nous voulons; nous ne nous appartenons plus! De morts que nous étions, incapables de faire le bien, incapables de penser le bien, Dieu nous a ramené à la vie, afin que nous soyons à Son service, vivant pour le bien et pour ce qui donne la vie, et non plus pour ce qui conduit à la mort. 

Si quelqu'un est en Christ, il est une nouvelle créature. Les choses anciennes sont passées; voici, toutes choses sont devenues nouvelles (2 Corinthiens 5:17). Efforçons-nous donc, avec l'aide de Dieu et du Saint-Esprit, de continuellement faire périr notre chair restante ainsi que ses désirs trompeurs, accrochons-nous toujours plus à notre Seigneur Jésus-Christ afin que Son œuvre de sanctification se continue, et que nous soyons rendus toujours plus semblables à Lui.

Que toute la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen. 

dimanche 31 mars 2024

Rachetés à un grand prix

"Car vous avez été rachetés à un grand prix. Glorifiez donc Dieu dans votre corps et dans votre esprit, qui appartiennent à Dieu" (1 Corinthiens 6:20).


Tous ne sont pas rachetés de leur anciennes manières de vivre, car tous ne marchent pas avec Christ. Bien sûr, la Bible nous dit en 2 Corinthiens 5:15 que "Christ est mort pour tous", mais la tragédie est que tous n'acceptent pas Son sacrifice. Plusieurs préfèrent se justifier eux-mêmes et compter sur leurs œuvres lorsqu'ils devront rendre des comptes à Dieu au dernier jour. D'autres encore se moquent ouvertement de l'idée qu'ils puissent même un jour avoir à rendre des comptes à qui que ce soit sur la terre, encore moins à un Dieu qu'ils ne voient pas! Donc comme nous le voyons, tous ne sont pas rachetés, et tous n'ont pas été rachetés non plus.

Ceux dont il est question dans ce texte de l'apôtre Paul sont les chrétiens nés de nouveau. Il adresse cette lettre aux chrétiens de Corinthe. Il reproche à certains d'entre aux au verset 7 d'avoir des "procès les uns avec les autres". Il leur reproche au verset 8 d'être injustes, et, leur dit-il; "c'est envers des frères que vous agissez de la sorte". Il leur rappelle aux versets suivants qui sont ceux qui n'entreront pas dans le royaume de Dieu, avec cette petite phrase: "Ne savez-vous pas que..."? Nous le savons, alors tenons-nous loin de ces choses! 

Paul poursuit au verset 11 en disant: "C'est là ce que vous étiez, quelques-uns de vous. Mais vous avez été lavés, sanctifiés et justifiés au nom du Seigneur Jésus-Christ, et par l'Esprit de notre Dieu". Nous voyons ici la nette démarcation entre ceux qui commettent les péchés mentionnées aux versets 9 et 10 (et qui n'entreront pas dans le royaume de Dieu), et ceux qui ont été rachetés, donc lavés, sanctifiés et justifiés dans le nom de Jésus.    

C'est à ces chrétiens que Paul s'adresse, et il s'adresse aussi à nous aujourd'hui. Il nous rappelle que nous avons été rachetés, sortis de nos péchés, à cause du sacrifice de Christ. Pierre dira en 1 Pierre 1:18-19 que nous avons été rachetés "par le sang précieux de Christ". Et de quelle manière avons nous été rachetés? De la seule manière que Dieu considérait juste et bonne; par La seule personne qui puisse combler cette attente de Dieu: Jésus-Christ. Nous avons été rachetés; c'est à dire achetés de nouveaux; être libéré d'une obligation en versant une indemnité. Et cette indemnité, personne d'entre nous aurions pu la verser, peu importe les bonnes œuvres que nous aurions pu faire. L'homme créé était avec Dieu; le péché l'en a éloigné, et Dieu l'a chassé du jardin. Maintenant, à la croix, Dieu payait Lui-même par Jésus-Christ le prix pour permettre à Sa création de se rapprocher de Lui, non seulement sur terre, mais pour l'éternité dans Son royaume. 

Mais maintenant que nous avons cru, que nous avons été rachetés, nous ne nous appartenons plus. Comme nous pouvons faire ce que nous voulons de l'objet que nous achetons du vendeur, rien ni personne ne peut ni ne doit nous diriger sans le consentement de Dieu. C'est pourquoi Paul poursuivra en 1 Corinthiens 6:12 : "Tout m'est permis, mais tout ne m'est pas utile(...); je ne me laisserai pas asservir par quoi que ce soit". Il dira en Tite 2:14 que Jésus "s'est donné lui-même pour nous (...), afin de se faire un peuple qui lui appartienne". 

Nous avons donc été établis pour Dieu dans ce monde; nous ne nous servons plus; nous ne nous représentons plus, car nous sommes des ambassadeurs pour Christ (2 Corinthiens 5:20). Le prix? Le sang de Christ à la croix. Beaucoup d'églises ne veulent même plus parler directement du sang de Christ, ni de la résurrection, car, disent-ils, "cela est incompréhensible à ceux du dehors". Alors pour les messages de la Pâques, ils misent sur des enseignements "feel good", "inspirants, dans lesquels les gens peuvent se reconnaître". Ce n'est pas que de tels enseignements sont à proscrire, mais si, en tant que chrétiens, nous balayons sous le tapis le coût et la valeur du sacrifice du Christ à la croix, alors nous risquons de tout perdre, parce que nous faisons face à la menace d'avoir honte du sacrifice de Christ à la croix. Il est probable que cette mentalité existait déjà à l'époque où la lettre aux Hébreux a été écrite, car nous lisons en Hébreux 13:12 cette exhortation: "C'est pour cela que Jésus aussi, afin de sanctifier le peuple par son propre sang, a souffert hors de la porte". 

Il ne devait pas avoir souffrir dans la ville même, Il devait sortir sous les yeux de tous, comme s'Il avait été le plus grand criminel. Verset 13: "Sortons donc pour aller à lui, hors du camp, en portant son opprobre". L'auteur de la lettre aux Hébreux exhortait déjà ses contemporains à ne pas avoir honte du sacrifice de Christ. Il devait y avoir une pression énorme sur ces chrétiens, qui devaient être moqués et ridiculisés, et sur qui la menace de la mort pesait, simplement à cause de leur croyance en Jésus. Ne nous y trompons pas; les choses ont peu changées depuis; beaucoup de chrétiens à travers le monde sont menacés et tués à cause de leur foi en Jésus-Christ de nos jours. La persécution des chrétiens ne cesse de s'intensifier, et cela en sera ainsi jusqu'au jour où Christ nous reprendra avec Lui.

D'ici là, quelles sont nos responsabilités, à nous qui avons cru? Retournons à 1 Corinthiens 6:20 : "Glorifiez donc Dieu dans votre corps et dans votre esprit, qui appartiennent à Dieu". Glorifier Dieu, c'est à dire vivre pour Lui, et non pour plaire à notre nature humaine, ni à la nature pécheresse de ceux qui nous entourent. Fuyons le péché. Rejetons ce qui est impur; ce que Dieu hait, et pratiquons le bien qu'Il veut nous voir vivre. Que la lumière de Christ puisse être vue en nous. Souvenons-nous d'où nous avons été tirés; que cela nous rappelle la bonté du Seigneur envers de misérables pécheurs comme nous sommes! Remercions Dieu pour tout ce qu'Il a fait, pour Sa miséricorde et Son pardon, pour le manteau de justice dont Il nous couvre par Jésus-Christ. Nous ne nous appartenons pas. 

Souvenons-nous des pleurs du Christ; de Ses prières, de Ses larmes, de Ses supplications, du sang qu'il a versé avant même la croix, au jardin de Gethsémané; souvenons-nous de Ses douleurs pendant Son pseudo-procès, et ensuite au Calvaire. Souvenons-nous de Ses prières, de Sa prière: "Père, pardonne leur, car ils ne savent ce qu'ils font" (Luc 23:34). Souvenons-nous de Sa séparation momentanée d'avec le Père, afin que nous n'ayons jamais à souffrir cette séparation et que nous puissions Lui être uni pour l'éternité. Souvenons-nous de la douleur du Père de voir le Fils être ainsi traité; Lui, le Juste souffrant pour les injustes, et que cette douleur était telle qu'Il voila la lumière du Soleil pendant trois heures. Souvenons-nous de ce prix terrible payé par Jésus à la croix. Et souvenons-nous qu'à cause de cela, nous ne pouvons plus vivre pour nous-mêmes, mais pour Lui seul. Genèse 4:7 : "Le péché se couche à ta porte, et ses désirs se portent vers toi, mais toi, domine sur lui". Pour sa perte, Caïn n'obéit pas à l'Éternel Dieu; résistons au péché, en tournant les regards vers Celui qui est allé à la croix pour payer le rachat de nos nombreux péchés; que le souvenir des souffrance du Calvaire ne nous quitte jamais, parce que c'était le seul prix à payer pour nous purifier. Comment pourrions-nous de nouveau pécher volontairement après avoir vu une telle agonie; après que le sang de Christ nous fût imputé? 

Vivons de la seule manière digne d'un si grand sacrifice; en nous offrant nous-mêmes "comme un sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu, ce qui sera de notre part un culte raisonnable" (Romains 12:1).

Que toute la gloire soit rendue à Dieu seul, dans le précieux nom de Jésus-Christ notre Sauveur et Rédempteur, Amen. 

dimanche 7 mai 2023

Je bénirai l'Éternel

 Je bénirai l'Éternel en tout temps, sa louange sera toujours dans ma bouche (Psaumes 34:1)


Jésus dit que "c'est de l'abondance du cœur que la bouche parle" (Luc 6:45). Lorsqu'au plus profond de notre cœur nous reconnaissons les bénédictions de Dieu et que nous Le reconnaissons dans toutes Ses œuvres, les raisons de bénir et de louer notre Seigneur sont nombreuses, et nous sommes incapables de ne pas exprimer notre louange, donnant gloire à notre Père céleste. Ne nous laissons pas entraîner par cette société où la norme est de n'être jamais satisfait de rien. La reconnaissance est primordiale dans la vie de tout chrétien; en fait, elle fait partie de qui il est. À tout moment du jour ou de la nuit, dans les bons et les mauvais moments, il remercie Dieu pour toutes ses bontés, pour Sa miséricorde et le pardon qu'Il offre à tous les pécheurs repentants. "J'ai cherché l'Éternel", dira le psalmiste, "et il m'a répondu". Quel motif de louer notre Dieu! 

Chacun de nous a sûrement fait l'expérience de cette fois où le découragement est apparu, et Dieu, dans Sa grâce, nous a montré le chemin de sortie. "Il m'a délivré de toutes mes frayeurs" (v.4). Parce que l'âme qui ne sait plus où se tourner qui se confie en Dieu ne sera jamais déçue. Ce monde n'a aucune réponse à offrir à ceux qui cherchent la raison même de leur existence ici-bas, mais lorsque nos regards se tournent vers le Seigneur du ciel et de la terre, nous recevons plus que ce que nous pouvions espérer ou imaginer. Certains ont été guéris de maladie corporelle; d'autres ont reçu la délivrance de péchés qui les tenaient esclaves depuis de longues années. Car "quand on tourne vers lui les regards, on est rayonnant de joie, et le visage ne se couvre pas de honte" (v.5). 

"Quand un malheureux crie, l'Éternel entend, et Il le sauve de toutes ses détresses" (v.6). Le malheureux que personne ne veut voir ni entendre est toujours accepté à bras ouvert au trône de la grâce. Les bontés de l'Éternel ne sont pas épuisées, ses compassions ne sont pas à leur terme, elles se renouvellent chaque matin. Oh! Que ta fidélité est grande (Lamentations 3:23). Dans les bons et les mauvais moments, nous avons toujours raison de célébrer le nom de notre Dieu, car Il est fidèle, et malgré nos manquements, Il est "lent à la colère, et riche en bonté" (Nombres 14:18). Dans nos moments sombres, nous savons que Dieu est au contrôle, et que, sans Sa protection, cela aurait pu être bien pire. Nous voyons Sa pitié et Son amour pour nous en toutes choses, et c'est ainsi que nous pouvons dire avec l'apôtre Paul que "toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu" (Romains 8:28).

Nous exaltons le nom du Seigneur par des louanges, bien sûr, mais que notre vie soit aussi un livre ouvert concernant la grandeur de Dieu; exaltons-Le en vivant d'une manière digne de Son nom. Bien sûr, cela nous est impossible par notre propre capacité. Mais laissons-nous transformer; laissons le Saint-Esprit renouveler nos pensées et notre intelligence en gardant Sa parole dans nos cœurs. "Voyez combien l'Éternel est bon; heureux l'homme qui cherche en lui son refuge (v.8). Oui, notre Dieu est le Créateur de tout ce qui est bon, dans le ciel et sur la terre. Il a mit le comble à cette bonté envers nous à travers le Seigneur Jésus-Christ. En Lui s'accomplissent les promesses de la rédemption, Lui qui a donné Sa vie pour les pécheurs que nous sommes. Par Lui nous recevons la grâce de Dieu, et non seulement a-t-il souffert la croix à notre place, Il intercède encore pour nous auprès du Père, selon qu'il est écrit en Romains 8:33-34 : "Qui accusera les élus de Dieu? C'est Dieu qui justifie! Qui les condamnera? Christ est mort; bien plus, il est ressuscité, il est à la droite de Dieu, et il intercède pour nous". 

Que de raisons de glorifier notre Dieu! Exaltez avec moi l'Éternel, célébrons tous son nom (v.3). Même si les jours que nous vivons sont mauvais, cela ne peut pas nous enlever la joie du Christ, car notre salut repose entre Ses mains, et ainsi il est en sûreté. Restons attachés solidement à Jésus, et Il pourvoira; Il nous donnera la force et le courage de résister jusqu'au bout en Son précieux nom. Son œil est sur ceux qui se confient en Lui et Il les protègera jusqu'à la fin. "Car l'Éternel étend ses regards sur toute la terre, pour soutenir ceux dont le cœur est tout entier à Lui" (2 Chroniques 16:9). 

Nous te louons Seigneur, nous proclamons Ton nom. Soit loué pour toutes tes bontés, que toute la création Te rendre la gloire qui Te revient car Toi seul est digne de louange. Roi des rois, Seigneur des seigneurs, nous élevons Ton saint nom, Ta bonté est sans limite, Ta miséricorde est insondable. Oui, je bénirai l'Éternel tous les jours de ma vie, car Il m'a fait du bien. Il m'a libéré de la fosse, du filet de l'oiseleur et m'a rendu libre pour le servir et l'adorer. Seigneur Dieu tout-puissant, Tu es attentif aux cris de ceux qui t'appartiennent, et Tu les délivres de toutes leurs détresses. Comme la fiancée se prépare pour son époux, merci de nous purifier et de nous préparer à aller à Ta rencontre, où nous bénirons Ton nom et chanterons Tes louanges dans un bonheur absolu pour l'éternité. Merci Père pour ce plan de salut parfait révélé en Jésus-Christ notre Seigneur et Sauveur, par qui nous Te prions, Amen.

dimanche 8 mai 2022

Des merveilles sans nombres

"Il fait des choses grandes et insondables, des merveilles sans nombre" (Job 9:10).


C'est quelque chose d'inhabituel pour les gens de ne pas s'arrêter pour reconnaître la beauté de la nature créée par Dieu. Les merveilles de Sa création ne cessent de nous étonner par leur beauté et leur complexité; parfois, par leur charme et leur simplicité. Il a tout fait dans un ordre précis, avec un but précis: que tout et tous rendent gloire au Créateur. "Les cieux racontent la gloire de Dieu, et l’étendue manifeste l’œuvre de ses mains" (Psaumes 19:1). 

De toutes la Création, seulement les hommes ont cessé de glorifier Dieu, admirant les œuvres de leurs mains et se glorifiant eux-mêmes plutôt que le Créateur. À cause de cela, l'homme a aussi perdu le respect et l'autorité que Dieu lui avait donnée sur les bâtes en Éden. Quel orgueil! Il est vrai que Dieu a donné l'intelligence aux hommes afin qu'ils soient aussi capables de créer, de bâtir et de s'instruire, mais la personne qui s'arrête là manque quelque chose. Elle ne reconnaît point que sans Dieu, tout est impossible; nous ne pouvons même pas vivre sans l'oxygène qu'Il a mis dans l'atmosphère de la Terre. Nous nous sommes levés ce matin, non par note volonté, mais par le fait que Dieu nous accorde encore cette journée pour Lui rendre la gloire qui lui revient. Ça serait une erreur de ne pas être reconnaissant pour toutes Ses bontés aujourd'hui même, car qui sait ce que demain nous réserve?  "Vous qui ne savez pas ce qui arrivera demain! Car, qu’est-ce que votre vie? Vous êtes une vapeur qui paraît pour un peu de temps, et qui ensuite disparaît" (Jacques 4:14).

Quelqu'un a écrit un jour: "Je peux comprendre comment les habitants de la ville, qui ne voient que des murs, des rues et des crimes, qui sont toutes des œuvres de l'homme, aient peu de foi, mais je ne puis comprendre comment les campagnards et les solitaires peuvent n'en point avoir. Comment leur âme ne s'élève-t-elle pas cent fois le jour avec extase vers l'Auteur des merveilles qui les entourent, je l'ignore". 

Il est difficile de trouver plus digne hommage à la Divinité que l'admiration d'abord muette qu'excite la contemplation de Ses œuvres, suivie évidemment de la proclamation ébahie de la gloire de Dieu, à l'image du psalmiste qui dira: "Tes œuvres sont admirables, et je le reconnais bien (Psaumes 139:14), et encore Esaïe qui proclame: "Ô Éternel! Tu es mon Dieu; je t’exalterai, je célébrerai ton nom, car tu as fait des choses merveilleuses; Tes desseins conçus à l’avance se sont fidèlement accomplis (Esaïe 25:1). Ce sont des élévations du cœur qui n'imposent point la fatigue, mais qui reposent notre âme, et lorsque nos yeux sont frappés du ravissant spectacle de la nature, notre désir inné est de louer le Créateur de toutes choses. 

Tant de civilisations ont reconnu que la main d'un Créateur était derrière le miracle de la vie telle que nous la connaissons sur Terre. Le malheur est qu'ils ont trop souvent corrompu leur relation avec Dieu en prenant sur eux de trouver une nouvelle méthode de s'approcher de Lui et de s'attirer Ses bienfaits, alors que le plan de salut de Dieu est si simple: "Crois au Seigneur Jésus, et tu seras sauvé" (Actes 16:31). 

L'homme pieux est, toute sa vie durant, à l'école de Dieu, apprenant de diverses manières; tout ce qui frappe ses sens, ses souvenirs aussi. Il ne se laisse toutefois pas guider par ses sens ni ses émotions, bien qu'elles fassent partie de sa nature, mais en toutes choses il est attentif à voir quelle est la volonté de Dieu en tout cela; le Créateur a donc la première place. Il y a cette reconnaissance envers Dieu pour toutes Ses bontés spirituelles et temporelles qui aide et qui mène à l'obéissance à Sa volonté. En effet, reconnaissant que tout ce que Dieu fait est parfait, comment l'homme pourrait-il ensuite encore douter d'un Dieu si bon et si grand? "J’ai reconnu que tout ce que Dieu fait durera toujours, qu’il n’y a rien à y ajouter et rien à en retrancher, et que Dieu agit ainsi afin qu’on le craigne" (Ecclésiaste 3:14).

"Qu’est-ce que l’homme, pour que tu te souviennes de lui? Et le fils de l’homme, pour que tu prennes garde à lui?" (Psaumes 8:4). En gardant cela à l'esprit, obéissons dès maintenant à Dieu. Lisons la Parole de vie, méditons-là, nourrissons notre âme de ces eaux vives. Quelqu'un a dit que "l'obéissance à Dieu, au Saint-Esprit, à Sa toute première parole en fait un grand ami de Dieu, comme le fût Abraham qui ne comprenait pas exactement tout ce que Dieu lui demandait, mais qui obéissait parce qu'il avait foi en Lui". Effectivement, Abraham crût, et Dieu le lui imputa à justice (Genèse 15:6). Si Abraham a cru en Dieu comme lui promettant un Sauveur, aujourd'hui nous croyons en Dieu parce que nous avons un Sauveur qui est ressuscité d'entre les morts, l'homme Dieu Jésus-Christ de Nazareth, Alléluia! Par la foi en son sang versé, nous obtenons le pardon de nos péchés, gloire à Dieu! Ô merveille au-dessus de toutes les merveilles que cette œuvre rédemptrice de la croix! 

Que toute la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen. 

dimanche 24 octobre 2021

Un chant de louange, par Charles H. Spurgeon

Et les bergers s’en retournèrent, glorifiant et louant Dieu pour tout ce qu’ils avaient entendu et vu, et qui était conforme à ce qui leur avait été annoncé (Luc 2:20).


Quel était leur sujet de louange? Ils louaient Dieu pour "ce qu’ils avaient entendu", pour cette bonne nouvelle joyeuse qu’un Sauveur était né parmi eux. Faisons de même; élevons un chant de remerciement pour le fait que nous ayons entendu parler de Jésus et de son salut. Aussi, ils louaient Dieu pour "ce qu’ils avaient vu". Il y a la musique la plus douce que nous avons expérimentée, que nous avons fait nôtre, que nous avons ressentie là, au dedans de nous-mêmes, et qui vient de ce contact que nous avons avec le Roi. Cela ne suffit pas d’entendre parler de Jésus: une simple écoute peut accorder la harpe, mais les doigts de la foi vivante créent la musique. Si vous avez vu Jésus avec les yeux de la foi que Dieu peut donner, alors il ne doit traîner aucune toile d’araignée parmi les cordes de la harpe, mais pincez-la fort à la louange de la grâce souveraine et réveillez votre harpe. 

Une des raisons pour lesquelles ils louaient le Seigneur était que ce qu’ils avaient vu et entendu "était conforme à ce qui leur avait été annoncé". N’avez-vous jamais trouvé que l’Évangile agit en vous comme la Parole dit qu’elle doit le faire? Jésus a dit qu’il nous donnerait du repos, n’avez-vous pas vécu la paix la plus douce en Lui? Il a dit qu’il donnerait la joie, le réconfort et la vie en croyant en Lui, n’avez-vous pas reçu toutes ces choses? Son chemin n’est-il pas celui du bonheur et ses pas ceux de la paix?
 
Certainement on peut dire comme la Reine de Saba: "La moitié ne m’a pas été racontée". J’ai découvert Christ encore plus doux que ce que ses serviteurs ne l’avaient décrit. J’ai observé le portrait qu’ils ont peint mais c’était du barbouillage à côté de l’original; car le Roi, dans sa splendeur resplendit de toutes les beautés imaginables. Très certainement, ce que nous avons vu reste proche, dépasse même peut être, ce que nous avons entendu.
 
Glorifions et louons donc Dieu notre Sauveur si précieux et si satisfaisant.

Par Charles H. Spurgeon.

dimanche 16 août 2020

La joie dans la présence du Seigneur

Que le frère de condition humble se glorifie de son élévation. Que le riche, au contraire, se glorifie de son humiliation; car il passera comme la fleur de l'herbe (Jacques 1:9-10).


Nous trouvons d'abord ici un appel à l'humilité, et à nous réjouir dans le Seigneur en toutes circonstances. Le pauvre et le riche ont tous deux étés créés par Dieu; la condition de l'un et de l'autre n'est pas absolue, car tout peut changer rapidement sur Terre; nous n'avons qu'à nous rappeler l'exemple de Job! Il n'est rien ici-bas qui ne soit pas sous le contrôle de notre Seigneur Dieu tout-puissant, et peu importe la condition dans laquelle nous nous trouvons, il nous est demandé de nous réjouir dans le Seigneur (Philippiens 4:4). Et cette dernière exhortation nous est faite par un homme qui se trouvait dans les chaînes (Philippiens 1:7), à cause du beau nom de Jésus! 

Lorsqu'il est dit au frère de condition humble de "se glorifier", il ne lui est évidemment pas dit de s'enorgueillir, mais de trouver sa joie dans la présence du Seigneur. Nous sommes des enfants de Dieu, simples vases d'argiles régénérés par Sa grâce, pour Sa gloire. Que nul donc, ne s'élève lui-même, quoique possédant momentanément une situation élevée aux yeux des hommes, car tous sont égaux devant Dieu. L'apôtre Paul mettra cette vérité en image lorsqu'il se comparera, avec Apollos, à un quelqu'un ayant semé, Apollos ayant arrosé, mais comme Dieu seul fait croître, l'un et l'autre sont de simples serviteurs et recevront au temps convenable la récompense que Dieu leur réserve, à cause de leur obéissance (1 Corinthiens 3:6-8). 

L'employé et l'employeur sont serviteurs de Dieu, chacun à leur manière. Le pasteur ayant reçu la mission de guider le peuple de Dieu dans la saine doctrine de Christ n'est qu'un simple disciple, comme le sont les autres membres de l'église. Que tous se réjouissent, non pas de leur position sociale en ce monde, mais de ce que Dieu s'est laissé connaître à eux, afin qu'ils puissent marcher par la foi en Jésus. 

Ce qui est dit au riche dans notre verset initial nous rappelle de ne pas mettre notre confiance dans les choses appelées à disparaître. Nous devons constamment regarder à Dieu par la foi, comme des enfants dépendants de leurs parents. Nous avons l'exemple des Hébreux au désert, lorsque "le pain de l'Éternel" leur fut envoyée du ciel par l'Éternel Dieu. Il leur fut ordonné de n'amasser qu'une certaine quantité de ce "pain" pour chaque personne, pour une seule journée. Certains n'obéirent pas à cette ordonnance, et ce qu'ils avaient amassé en trop était infect le lendemain, de sorte qu'il leur fut impossible de le manger (Exode 16:15-21). Que cela nous serve de leçon! Ce que Dieu nous donne aujourd'hui est plus qu'assez! Ne laissons pas les soucis de cette vie présente nous empêcher de nous réjouir en Christ, en laissant le doute envahir nos pensées. Dieu est amour. Dieu est juste. Et notre foi n'est pas fondée sur les biens matériels ou sur l'accomplissement de nos désirs, mais sur Christ. 

Jésus a enseigné que celui qui veut sauver sa vie la perdra (Matthieu 16:25). C'est une perte de temps et d'énergie pour l'homme d'essayer de vivre sans la providence de Dieu. En sachant que Dieu s'est ainsi occupé de Son peuple au désert, nous reconnaissons qu'Il s'occupe de nous même lorsqu'il nous semble que nous marchons seuls. Dieu ne change pas, et ne changera jamais. Et c'est Toi que nous voulons, Père Éternel, car Ton plan de salut est parfait lorsque nous passons par la croix de Jésus-Christ, notre Seigneur et Sauveur personnel. 

Nous sommes tous sous le règne d'un seul Dieu souverain, en qui nous pouvons avoir pleine confiance. Nous ne savons pas de quoi demain sera fait; aujourd'hui, choisissons de vivre dans le contentement et la satisfaction, bénissant Dieu en toutes occasions. Ce qu'Il nous donne est plus que nécessaire pour cet aujourd'hui dans lequel nous vivons. Lorsque nous nous souvenons de la croix, et que nous saisissons l'ampleur de la souffrance que Jésus a subi lorsqu'il y porta les péchés du monde, cela est suffisant pour nous remplir de reconnaissance et de continuer, le cœur débordant de joie, notre marche ici-bas, jusqu'au jour où nous serons rappelés auprès du Père.

Que toute la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen.   

samedi 6 juin 2020

Gédéon et la gloire de Dieu

Après avoir renversé l'autel de Baal de son père, au péril de sa vie (Juges 6:30), Gédéon s'est vu confié une autre tâche: délivrer Israël des mains de Madian. Nous le retrouvons près d'une source d'eau, (encore là en Israël aujourd'hui), campant en face de Madian, avec ses 32 000 hommes environ. "Jerubbaal, qui est Gédéon, et tout le peuple qui était avec lui, se levèrent de bon matin, et campèrent près de la source de Harod. Le camp de Madian était au nord de Gédéon, vers la colline de Moré, dans la vallée" (Juges 7:1). 

Avec ses hommes, il se leva "de bon matin". Parce qu'il est important dans l'armée de Dieu de n'être jamais pris de court par l'ennemi de nos âmes, nous devons également "veiller et prier" (Matthieu 26:41; 1 Pierre 5:8). Les bons soldats de Jésus-Christ ne s'embarrassent pas des choses de ce monde (2 Timothée 2:4), car elles sont un fardeau qui ralentiraient leur marche, et les nuiraient au cours du combat spirituel qu'ils ont à mener. Ce que le monde craint, nous ne devons pas le craindre. Ce que le monde aime, nous devons nous en méfier. Ce que le monde nous dit de faire, nous devons nous y refuser si la parole de Dieu ne l'approuve pas. Parce qu'un monde au pouvoir du mauvais s'accroche désespérément et forcément à ce qui est terrestre, car c'est tout ce qui lui reste. Et cela est très trompeur. Nos émotions sont très mauvaises conseillères. Suivre les tendances pour être approuvé du plus grand nombre est peut-être agréable pour un temps, mais le mal de l'âme grandit à mesure que la personne s'éloigne de Dieu. Que les chrétiens, donc, ne se soumettent pas au plus grand nombre, mais à Dieu seul! Lisons la Bible régulièrement, et ne nous contentons pas de lire, mais mettons-là en pratique, en demandant l'aide du Saint-Esprit.

32 000 hommes contre l'armée de Madian, c'était très peu. Mais c'était encore trop pour que la gloire de Dieu se manifeste pleinement (Juges 7:2-7). Ce ne sont pas tous ceux qui prétendent être au service de Dieu qui le sont réellement. Dieu voit aux cœurs, et par diverses épreuves, Il épure Son église afin que demeurent seulement à Son service les cœurs vaillants, ceux qui ne se confient pas en leurs propres forces et qui ne marchent pas par la vue, mais par la foi seulement. Tant que nous voulons rester en contrôle, et que nous ne nous abandonnons pas entièrement à Dieu par la foi, Sa puissance est limitée par notre nature humaine et nous brimons l'action du Saint-Esprit en nous. C'est souvent ce qui fait que beaucoup de chrétiens ont l'impression d'avoir une vie spirituelle stérile. Pour une raison quelconque, ils refusent de dire à Dieu: "Prend le volant. Prend le contrôle de ma vie, puisque ce n'est pas ma vie en réalité, car j'ai été racheté par le sang de Jésus". Ce n'est pas que notre nature humaine est plus forte que Dieu. C'est que Dieu ne s'impose pas de force; Il n'est pas un tyran (Apocalypse 3:20). En ne nous abandonnant pas entièrement à Dieu par la foi, nous gardons une partie de la gloire qui doit revenir à Dieu seul. Et Sa gloire, c'est de manifester Sa sainteté à travers nous, puisque nous sommes mis à part pour Son service, Lui rendant haute gloire en paroles et en actions.

Dieu n'a aucunement besoin de nous pour accomplir Ses desseins. Mais c'est aussi Sa gloire que de nous donner l'occasion de travailler avec Lui, pour Son royaume. Nous devons comprendre et accepter le fait que nous ne sommes que de simples serviteurs d'un grand Dieu. Ne soyons pas orgueilleux au point de faire descendre Dieu de Son trône en le mettant à notre niveau. Nous avons cette fâcheuse tendance à nous idolâtrer nous-mêmes, souvent sans nous en rendre compte, et ce, de beaucoup de manières, mais Dieu dit par la bouche du prophète Ésaïe qu'Il ne donnera Sa gloire à personne. "Ainsi parle Dieu, l’Éternel, qui a créé les cieux et qui les a déployés, qui a étendu la terre et ses productions, qui a donné la respiration à ceux qui la peuplent, et le souffle à ceux qui y marchent. Moi, l’Éternel, je t’ai appelé pour le salut, et je te prendrai par la main, je te garderai, et je t’établirai pour traiter alliance avec le peuple, pour être la lumière des nations, pour ouvrir les yeux des aveugles, pour faire sortir de prison le captif, et de leur cachot ceux qui habitent dans les ténèbres. Je suis l’Éternel, c’est là mon nom; et je ne donnerai pas ma gloire à un autre, ni mon honneur aux idoles" (Esaïe 42:5-8). 

Si ce passage parle de Jésus, il n'en demeure pas moins qu'il nous rappelle une vérité essentielle: Dieu est Celui qui a tout créé, et c'est encore Lui qui nous appelle au salut, par Jésus-Christ. Tout ce qu'il nous donnera de faire alors que nous serons à Son service sera pour Sa gloire seulement. Nous ne sommes que des dispensateurs des biens et des dons spirituels de Dieu, si du moins son Esprit habite en nous. Dieu veut des serviteurs et servantes zélés, mais obéissants; courageux, mais humbles de cœur. 

Que tout ce qui est vrai, tout ce qui est honorable, tout ce qui est juste, tout ce qui est pur, tout ce qui est aimable, tout ce qui mérite l’approbation, ce qui est vertueux et digne de louange, soit l’objet de nos pensées (Philippiens 4:8), afin que nous soyons des outres libres, vidées de notre ancienne manière de vivre, utiles et agréables à Dieu, pour accomplir les œuvres qu'Il a préparées d'avance, afin que nous les pratiquions (Éphésiens 2:10). Gédéon a été un exemple de fidélité et d'obéissance, et Dieu a pu l'utiliser pleinement pour manifester Sa gloire aux yeux du peuple, aux yeux de ses ennemis, mais aussi pour nous aujourd'hui qui lisons la Parole. Quelqu'un a déjà dit que la gloire de Dieu, c'est la manifestation de Sa sainteté. Et cela est vrai. Ce n'est pas sans raison qu'Il dira au peuple d'Israël : "Soyez saints, car je suis saint" (Lévitique 19:2). Et à la toute fin du chapitre, Il ajoute, comme un comble à tout ce qu'Il vient de leur ordonner:  "Je suis l’Éternel" (Lévitique 19:37). 

Parce qu'Il est l'Éternel saint, si nous nous réclamons de Lui, c'est donc que nous avons été sanctifiés par le sang de l'Agneau et que le péché n'a plus d'emprise sur nous. Marchons par la foi, persévérons dans l'obéissance en Christ, et comme Gédéon sur Madian, nous triompherons du monde et de ses convoitises, vivant de manière à ce que toute la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen.

dimanche 7 juillet 2019

Le sacrifice

Que la grâce et la paix vous soient données de la part de Dieu le Père et de notre Seigneur Jésus-Christ, qui s’est donné lui-même pour nos péchés, afin de nous arracher du présent siècle mauvais, selon la volonté de notre Dieu et Père (Galates 1:3-4).

En ces jours où tant de gens insistent sur leurs droits, le concept biblique de sacrifice peut sembler démodé et ridicule. On donne peut-être en fonction de ce qu'on peut recevoir en retour, mais on pense qu'il est insensé de donner seulement pour aider quelqu'un d'autre sans espérer quoi que ce soit en retour.

Autrefois, cependant, beaucoup se sont sacrifiés. Quelqu'un raconte qu'un jour, un vétéran manchot marchait dans les rues de sa ville, et un passant lui fit une remarque sur la perte de son bras. Le vétéran lui répliqua: "Je ne l'ai pas perdu. Je l'ai donné."

Cela décrit ce que Jésus a fait pour nous. Il n'a pas perdu sa vie sur la croix. Il l'a donnée. Comme le dit le verset cité précédemment; Il s'est donné lui-même pour nos péchés. Il a subi le châtiment, afin que tous ceux qui croient en Lui aient le pardon de leurs péchés et la vie éternelle. À l'image du sacrifice de l'agneau dans l'Ancien Testament, Il a donné Sa vie pour nous.   

Comme Christ, nous devons nous donner de façon désintéressée pour Son service et pour aider les autres. Cela a du sens, même si ça peut sembler absurde pour beaucoup. Nos sacrifices glorifieront le Seigneur Jésus et auront un impact pour le Royaume de Dieu sur notre monde égoïste.

Que toute la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen.