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dimanche 16 février 2025

La lettre et l'esprit

 

"Car la lettre tue, mais l'esprit vivifie" (2 Corinthiens 3:6).

Aux versets 2 et 3, Paul nous parle d'une première "lettre". Il dit: "C'est vous qui êtes notre lettre, écrite dans nos cœurs, connue et lue de tous les hommes. Vous êtes manifestement une lettre de Christ, écrite, par notre ministère, non avec de l'encre, mais avec l'Esprit du Dieu vivant, non sur des tables de pierre, mais sur des tables de chair, sur les cœurs." De quoi parle-t-il ici? Si nous retournons au verset 1, nous voyons que son ministère était attaqué. Il dit: "Commençons-nous de nouveau à nous recommander nous-mêmes?" Des gens essayaient d'influencer les Corinthiens et de les entraîner loin des enseignements de Paul en leur enseignant un évangile dilué. En effet, en 2 Corinthiens 2:17, Paul dit : "Nous ne falsifions point la parole de Dieu, comme font plusieurs; mais c'est avec sincérité, mais c'est de la part de Dieu, que nous parlons en Christ devant Dieu." 

Nous voyons que déjà à cette époque, les faux enseignants étaient à l'œuvre pour tromper les chrétiens et les éloigner de la vérité. L'ennemi a toujours agit ainsi; il essaie de détourner les chrétiens de la vérité en leur faisant croire des mensonges, ou sinon il essaie de les influencer en leur faisant tout rejeter. Il n'y a rien d'étonnant à cela, il dira en 2 Corinthiens 11: 14-15 que "Satan lui-même se déguise en ange de lumière. Il n'est donc pas étrange que ses ministres aussi se déguisent en ministres de justice." Et il ajoute: "Leur fin sera selon leurs œuvres."

Leurs œuvres prouvent qui ils servent. Nos œuvres prouvent qui nous servons. Si nous faisons les œuvres de la chair, c'est que nous servons la chair; si nous désobéissons à Dieu, c'est que nous avons un cœur rebelle qui n'a pas été régénéré et qui n'est donc pas centré sur Christ, mais sur le "soi". Il ne peut donc pas chercher à obéir à Dieu, car il ne le peut pas. Il en est incapable! Ce sont encore là des œuvres de mort. Et Paul a constamment attaqué dans ses lettre ces faux qui se prétendent croyants, mais qui s'infiltrent dans l'église pour tromper ceux qui sont faibles dans la foi, ou ceux qui sont encore dans la chair et qui désirent un évangile approuvant leur conduite réprouvée. 

Retournons en 2 Corinthiens 2:14, où il dit: "Grâces soient rendues à Dieu, qui nous fait toujours triompher en Christ, et qui répand par nous en tout lieu l'odeur de sa connaissance!" Paul ne cherchait pas son propre intérêt, sans quoi il aurait cessé d'œuvrer dans le ministère dès les premiers vents contraires! Ce qui l'intéressait, c'était l'avancement du royaume de Dieu. Dans tous ses écrits, nous voyons qu'il tirait sa joie de Christ; il se réjouissait malgré les afflictions, il se réjouissait même lorsque le Christ était annoncé par ceux qui se faisaient ses ennemis, car, dit-il: "Christ n'est pas moins annoncé: je m'en réjouis, et je m'en réjouirai encore" (Philippiens 1:17-18). 

Ici, il se réjouit du succès qu'ils ont eu lors de ce que nous appellerions aujourd'hui la "campagne d'évangélisation" auxquelles il a participé. Loin de lui l'idée de se vanter, il est simplement heureux de voir l'Évangile progresser parmi les païens, mais aussi "parmi ceux qui sont sauvés". En effet, il dit au verset 15: "Nous sommes, en effet, pour Dieu la bonne odeur de Christ, parmi ceux qui sont sauvés et parmi ceux qui périssent". C'est dire que la vérité qu'il prêchait redressait ou affirmait ceux qui marchaient déjà avec Christ, et l'avancement qu'il voyait dans l'œuvre que Dieu lui avait donné à faire était pour lui une source de joie, mais c'était aussi une preuve que Dieu approuvait ce qu'il prêchait. "Nous sommes pour Dieu la bonne odeur de Christ". Il ne dit pas: "Nous sommes approuvés des hommes, ô quelle joie", non, mais "pour Dieu" nous prêchons Christ. 

Il dira en 1 Corinthiens 2:2 : "Car je n'ai pas eu la pensée de savoir parmi vous autre chose que Jésus-Christ, et Jésus-Christ crucifié."  Et en 2 Corinthiens 4:5 : "Nous ne nous prêchons pas nous-mêmes; c'est Jésus-Christ le Seigneur que nous prêchons". Et cet enseignement était pour Dieu "la bonne odeur de Christ". Les sacrifices que Paul faisait pour le ministère qui lui avait été confié étaient agréables à Dieu. Il dit en Romains 12: 1 : "Je vous exhorte donc, frères, par les compassions de Dieu, à offrir vos corps comme un sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu, ce qui sera de votre part un culte raisonnable." Il n'a pas qu'exhorté les autres à s'offrir ainsi comme un sacrifice vivant, c'est ce qu'il vivait!

Du milieu de ses épreuves et de ses tribulations, il se réjouissait de ce que Dieu faisait; des cœurs qui étaient touchés et des vies qui étaient transformées. L'Évangile et la connaissance de Christ se répandait "comme une bonne odeur", et ainsi, ceux qui croyaient étaient, comme le dira Paul en 2 Corinthiens 3:2, comme une "lettre de Christ" écrite par son ministère, c'est à dire que Christ utilisait évidemment le ministère de Son apôtre pour attirer les perdus à Lui. Et ces chrétiens convertis par le ministère de Paul l'ont été non pas à cause de lettres écrites avec de l'encre, mais à cause de l'action du Saint-Esprit qui a gravé en lettres de feu sur les cœurs de ces auditeurs le paroles de l'apôtre. Ils ont ainsi été convaincus "de péché, de justice et de jugement" (Jean 16:8). 

Paul poursuit donc en disant: "Cette assurance-là, nous l'avons par Christ auprès de Dieu." De quelle assurance parle-t-il ici? Il fait référence à ce qu'il a dit plus tôt au chapitre 2; savoir "qu'il était pour Dieu la bonne odeur de Christ". Les fruits, les chrétiens issus de son enseignement étaient la preuve qu'il enseignait de la part de Dieu. N'oublions pas que Corinthe était dégénérée, et pourtant, beaucoup de pécheurs qui y résidaient sont venus à Christ suite aux enseignements de Paul dans cette ville pécheresse. Il savait mieux que quiconque que l'œuvre qui y avait été faite était au-delà de toute capacité humaine; c'était une œuvre divine, surnaturelle. Ces païens convertis étaient, dit-il, "une lettre de Christ", écrite par l'Esprit du Dieu vivant. 

Il poursuit sa pensée en disant au verset 5 : "Ce n'est pas à dire que nous soyons par nous-mêmes capables de concevoir quelque chose comme venant de nous-mêmes. Notre capacité, au contraire, vient de Dieu." En d'autres mots: "Je ne suis pas en train de dire que toutes ces conversions sont le fruit de mes capacités, car cela vient de Dieu seul". Il n'y a aucun raisonnement, aucune prédication de notre part qui peut conduire quelqu'un à Christ si l'Esprit n'est pas à l'œuvre en cette personne pour lui faire comprendre l'ampleur de son péché et son ardent besoin d'un Sauveur. Notre travail est de propager avec fidélité l'Évangile de vérité, en parole et en actions, et le reste appartient à Dieu. Paul le dira ainsi en 1 Corinthiens 3:6-7 : "J'ai planté, Apollos a arrosé, mais Dieu a fait croître, en sorte que ce n'est pas celui qui plante qui est quelque chose, ni celui qui arrose, mais Dieu qui fait croître." 

Il poursuit donc au verset 6 en disant: "Il nous a aussi rendus capables d'être ministres d'une nouvelle alliance, non de la lettre, mais de l'esprit; car la lettre tue, mais l'esprit vivifie." Il parle ici d'une autre lettre. Mais d'abord, que dit-il? Il sous-entend qu'il n'est pas grand chose, car, dit-il, "Il (Dieu) nous a rendus capables d'être ministres d'une nouvelle alliance". Encore une fois, il veut que les Corinthiens comprennent bien que c'est Dieu est tout et qui fait tout; lui n'est tout au plus qu'un simple serviteur n'accomplissant que la tâche que Dieu lui a confié. Mais quelle tâche Dieu lui avait-il confié? Évidemment, c'était de proclamer l'Évangile de Jésus-Christ. C'est la raison pour laquelle il dit qu'il a été rendu capable par Dieu "d'être ministre d'une nouvelle alliance". Nous savons tous que l'ancienne alliance est la loi de Moïse, qui ne pouvait pas sauver, mais qui annonçait qu'un Sauveur allait venir; Jésus-Christ.

Le verset se poursuit, et Paul dit: "non de la lettre, mais de l'esprit". Il fait référence ici aux Pharisiens et aux maîtres de la loi de son époque; ils étaient forts sur la lettre, mais ils ne mettaient pas en pratique. Ils avaient le texte annonciateur du Messie, mais ils ne comprenaient pas ce qu'ils lisaient, parce qu'ils s'intéressaient plus aux rites et aux formes extérieures de la religion que de marcher humblement et avec obéissance envers le Seigneur. C'est pourquoi Jésus dira à ses disciples: "Faites donc et observez tout ce qu'ils vous disent; mais n'agissez pas selon leurs œuvres. Car ils disent, et ne font pas" (Matthieu 23:3). 

Ce n'est donc pas sans raison que Jésus passera une partie de son ministère à combattre l'hypocrisie des Pharisiens, qui prenaient un soin jaloux de l'apparence extérieure de leur piété, mais qui étaient remplis de malice et de péchés. Ils prétendaient observer la loi, mais ils croyaient qu'ils se sauvaient eux-mêmes par leurs œuvres. Leur cœur n'était pas droit devant Dieu. Ils n'étaient pas en règle avec Lui. Ils auraient dû connaître le Psaume 51, où David, après son péché avec Bath-Schéba, dira aux versets 16 et 17 : "Si tu eusses voulu des sacrifices, je t'en aurais offert; mais tu ne prends point plaisir aux holocaustes. Les sacrifices qui sont agréables à Dieu, c'est un esprit brisé: O Dieu! tu ne dédaignes pas un cœur brisé et contrit." Oh ils le connaissaient, mais ils étaient incapables de se reconnaître tels qu'ils étaient; le cœur brisé et contrit? Ce n'était pas pour eux. C'était pour le collecteur d'impôts là bas, et pour l'ivrogne là en bas de la rue. 

Paul poursuit donc en disant: "Car la lettre tue, mais l'esprit vivifie." La loi de Moïse avait pour but de provoquer une condamnation du péché; elle faisait connaître ce qui était bien et mal, mais elle ne pouvait pas sauver. Aujourd'hui, nous avons reçu l'Évangile de vérité. Jean dira dans son évangile, au chapitre 1 verset 17 : "Car la loi a été donnée par Moïse, la grâce et la vérité sont venues par Jésus-Christ." La loi de Moïse avait pour but de dénoncer le péché et de produire une condamnation; regardons encore une fois le cœur de David. Il dira au Psaume 32 versets 3 et 4 : "Tant que je me suis tu, mes os se consumaient, Je gémissais toute la journée; car nuit et jour ta main s'appesantissait sur moi, ma vigueur n'était plus que sécheresse, comme celle de l'été". a conscience le condamnait, il ressentait le poids de son péché et, à cause de cela, il savait et reconnaissait qu'il avait besoin d'un Sauveur pour être pardonné. Il poursuit au verset 5 : "Je t'ai fait connaître mon péché, je n'ai pas caché mon iniquité ; j'ai dit : J'avouerai mes transgressions à l'Éternel! Et tu as effacé la peine de mon péché."

Ces étonnant de voir les "chrétiens" modernes citer ce passage de 2 Corinthiens 3:6 pour attaquer celui qui les reprend par rapport à leurs péchés. "Pasteur, tu n'es qu'un légaliste, ne sais-tu pas ce que Paul a dit? Que la lettre tue, mais que l'Esprit vivifie? Sache que je marche par l'Esprit et que je ne suis plus sous l'emprise de la lettre". Ces gens sont ignorants spirituellement car ils se comparent à eux-mêmes. S'ils marchaient par l'Esprit, il leur donnerait de bien comprendre ce passage des Écritures, car en réalité, ce passage les condamne dans leurs péchés! L'esprit de cette nouvelle alliance vivifie; l'Esprit-Saint qui en découle ne nous permet pas de marcher dans le péché, donc dans la mort, car, par l'évangile de grâce, nous sommes  libérés de l'emprise du péché et de la mort!

Jean a dit que la grâce et la vérité sont venues par Jésus-Christ. Lorsqu'un tel enseignement est reçu et a fait son œuvre dans le cœur du croyant, ce dernier ne peut plus être le même. Il doit changer. C'est obligé, sinon c'est la preuve que l'Esprit n'est pas à l'œuvre en lui. Lorsque les fruits du péché abondent dans une personne dite "chrétienne", c'est la preuve que ce prétendu croyant est encore dans la mort et qu'il a besoin de repentance. Car l'Esprit vivifie. L'Esprit-Saint ne donne pas le feu vert pour pécher à ceux qu'il dirige. Au contraire, il active tous les signaux d'alarmes lorsque ce dernier s'approche trop près du précipice et qu'il est sur le point de succomber à la tentation! 

Paul dira en Galates 5:17 que la chair a des désirs contraires à ceux de l'Esprit, et que l'Esprit a des désirs contraires à ceux de la chair; ils sont opposés entre eux, "afin que vous ne fassiez point ce que vous voudriez." C'est très clair ici; lorsque nous sommes libérés du pouvoir de la mort en étant morts avec Christ à la croix, nous recevons une vie nouvelle qui n'est en rien comparable à celle d'où nous avons été tirés! Contrairement à la loi de Moïse, qui ne pouvait qu'offrir des rites aux pécheurs en attendant qu'ils puissent recevoir le pardon de Dieu, nous avons maintenant un avocat auprès du Père; Jésus-Christ le juste. Pourquoi voudrions-nous justifier nos péchés alors que nous avons un avocat prêt à plaider pour nous?  

"Si quelqu'un a péché, nous avons un avocat auprès du Père, Jésus-Christ le juste" (1 Jean 2:1). C'est la grâce. C'est l'espérance du pardon, mais encore faut-il avoir l'humilité de reconnaître nos fautes et de ne pas y persévérer! David n'est-il pas un exemple pour chacun de nous aujourd'hui? Il ne dit pas à Nathan: "Oh tu sais, ce n'est pas bien ce que j'ai fait, mais Dieu est avec moi quand même. La preuve? Je me sens bien quand je suis avec Bath-Schéba. En fait, je n'ai jamais été aussi bien de toute ma vie". Non, ce n'est pas ce que David dit. Il a dit: "O Dieu! aie pitié de moi dans ta bonté; selon ta grande miséricorde, efface mes transgressions. Lave-moi complètement de mon iniquité, et purifie-moi de mon péché. Car je reconnais mes transgressions, et mon péché est constamment devant moi" (Psaume 51:1-3). Et il n'essaie même pas de se soustraire à la punition, car il ajoute au verset 4: "J'ai péché contre toi seul, et j'ai fait ce qui est mal à tes yeux, en sorte que tu seras juste dans ta sentence, sans reproche dans ton jugement."

Wow! Voilà pourquoi il a été appelé "un homme selon le cœur de Dieu". C'est ce que Dieu cherche dans le cœur de celui ou celle qui a péché; ce cœur contrit et brisé par son iniquité. Nous ne parlons pas ici seulement d'être contrit par le fait qu'il y aura peut-être une punition attachée au péché, non, mais un cœur brisé d'avoir brisé celui de Dieu en péchant devant Sa face, après tout ce qu'Il a fait pout nous! C'est cette humilité que nous devons avoir en tant qu'enfants de Dieu nés de nouveau!

Et Paul poursuit donc au verset 12 en disant: "Ayant donc cette espérance, nous usons d'une grande liberté". Encore une fois ici, plusieurs comprennent mal ce que Paul veut dire ici. Il ne veut absolument pas dire que nous sommes libres de faire tout ce que nous voulons, même si c'est contraire à la Parole de Dieu! Jamais! Il dira en Romains 8:24 que "c'est en espérance que nous sommes sauvés". Il est très possible que Paul fasse référence à cette espérance ici; nous vivons dans l'attente d'être réuni avec notre Sauveur pour l'éternité. Mais en attendant, que faisons-nous? Persévérons-nous dans la foi ou dans la poursuite de l'accomplissement de tous nos désirs et de ce que notre nature pécheresse recherche?

Il poursuit en disant aux versets 13 et 14 : "Nous ne faisons pas comme Moïse, qui mettait un voile sur son visage, pour que les fils d'Israël ne fixassent pas les regards sur la fin de ce qui était passager. Mais ils sont devenus durs d'entendement. Car jusqu'à ce jour le même voile demeure quand, ils font la lecture de l'Ancien Testament, et il ne se lève pas, parce que c'est en Christ qu'il disparaît". Oh que cela soit un avertissement pour chacun de nous! Ils ont fixé les regards sur ce qui était passager, c'est à dire terrestre, et ils sont devenus durs d'entendement. Ils ne comprenaient rien aux choses spirituelles, malgré le fait qu'ils avaient avec eux un prophète comme il y en a eu peu sur la Terre; Moïse! Cet endurcissement du cœur s'est poursuivi de génération en génération, et Paul dit: "Jusqu'à ce jour le même voile demeure quand, ils font la lecture de l'Ancien Testament, et il ne se lève pas, parce que c'est en Christ qu'il disparaît".

Prenons garde de ne pas être de ceux qui se justifient eux mêmes et qui sondent les Écritures pour trouver quelque chose pour couvrir leurs péchés. Ils deviennent durs d'entendements, et lorsqu'ils font la lecture du Nouveau Testament, ils ont un voile devant les yeux, et il ne se lève pas, parce que c'est en Christ qu'il disparaît. Puissions-nous nous revêtir d'humilité et nous reconnaître et nous présenter tels que nous sommes devant notre avocat, Jésus-Christ, afin d'obtenir le pardon de nos fautes. 

Jésus dira bien en Luc 21:34 : "Prenez garde à vous-mêmes, de crainte que vos cœurs ne s'appesantissent par les excès du manger et du boire, et par les soucis de la vie, et que ce jour ne vienne sur vous à l'improviste". Le manger et le boire représentent la poursuite des désirs de nos cœurs, qui ne doivent pas être alignés sur ceux de ce monde. Ces choses peuvent d'abord sembler anodines, et puis lorsque nous mettons le doigt dans cet engrenage, nous devenons accaparés par elles et elles nous éloignent de Dieu et endurcissent notre cœur. Quelqu'un a dit : "Prenez garde à vous-mêmes, afin que vous ne soyez pas accablés par les tentations, ni trahis par vos propres corruptions", et cela est tellement vrai! Nous ne savons pas le jour ni l'heure où sera redemandé le souffle de vie qui est en nos narines. Assurons-nous d'être prêts à rencontrer le Seigneur en demeurant dans la force qu'Il nous donne pour résister à l'ennemi qui voudrait nous amener ou nous ramener vers les choses qui nous détruisent et nous séparent de Dieu. 

Terminons en donnant la parole à l'apôtre Paul, qui dit en 2 Corinthiens 18 : "Nous tous qui, le visage découvert, contemplons comme dans un miroir la gloire du Seigneur, nous sommes transformés en la même image, de gloire en gloire, comme par le Seigneur, l'Esprit". La gloire de Dieu a été manifestée pour nous en Jésus-Christ, et nous la voyons encore dans Sa Parole, l'Évangile de vérité dans laquelle nous pouvons plonger nos regards à tous les jours. Et celui qui y plonge les regards et qui ne se contente pas de lire ou d'écouter sans mettre en pratique sera certainement transformé, par l'œuvre du Saint-Esprit en lui, à l'image de Celui qui nous a créé et qui désire tant (malheureusement trop souvent plus que nous-mêmes) nous avoir avec Lui pour l'éternité.

"Mais celui qui aura plongé les regards dans la loi parfaite, la loi de la liberté, et qui aura persévéré, n'étant pas un auditeur oublieux, mais se mettant à l'œuvre, celui-là sera heureux dans son activité" (Jacques 1:25). Car Jésus a dit en Jean 8:32: "Vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous affranchira". 

Que toute la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen.

dimanche 14 juillet 2024

Le chemin étroit, folie pour ceux qui périssent

Car la prédication de la croix est une folie pour ceux qui périssent (1 Corinthiens 1:18).

La prédication de la croix, les choses qui concernent le royaume de Dieu sont une folie pour ceux qui périssent. Les vrais chrétiens sont ridiculisés par ceux qui sont sur le chemin de la perdition, que ce soit par des païens avoués ou par des "chrétiens" de nom seulement, mais qui n'ont aucune intention de se soumettre à Dieu. Sous prétexte de n'être pas des légalistes, ils en viennent à vivre littéralement comme des païens et se croient pourtant sanctifiés et sauvés!


Le chemin du chrétien, c'est pourtant celui sur lequel Christ a marché avant Lui. Quel sort Lui à-t-on réservé? Il a été traité comme le dernier des malfaiteurs; on lui a arraché la barbe, on lui a craché au visage, il n'y a rien qu'on ne lui a pas fait. Sur le chemin du Calvaire, Il a encore été ridiculisé et maltraité; même chose lorsqu'Il était suspendu sur la croix (Luc 23:35-37). Cela ne devrait donc pas nous surprendre outre mesure que les "sages" de ce monde nous ridiculisent lorsque nous démontrons, par une vie obéissante, que nous marchons à la suite de Christ. À leurs yeux, c'est une folie ennuyeuse et sans intérêt. L'idée de nous soumettre à un Dieu que l'on ne voit pas physiquement, mais qui est seulement visible à travers ce qu'Il a créé est incompréhensible pour l'âme non régénérée.

Non seulement l'enseignement de Christ est absurde aux yeux de ceux qui ne sont pas régénérés, mais l'idée que Sa mort sur la croix puisse avoir un effet quelconque sur notre vie, et que son sang nous donne le pardon de nos péché les offense littéralement! "S'Il n'a pas pu se sauver Lui-même, comment pourrait-Il nous sauver"? disent-ils, moqueur. Ils sont complètement aveugles à tout ce que le Christ a fait de Son vivant, et à ce qu'Il fait encore aujourd'hui. Mais ce qui est le plus méprisable pour l'âme charnelle et non régénérée, c'est l'idée même de tout soumettre à Dieu, dans une soumission totale à Sa volonté, comme nous avons vu Jésus le faire, jusqu'à la mort même de la croix.

Cette idée que la soumission à Dieu ne saurait souffrir d'aucun partage ne plaît pas même à une majorité de chrétiens de nom, qui apprécient la religion facile qui leur dit que Dieu les accepte tels qu'ils sont, pourvu qu'ils fassent profession de croire en Christ. Lorsque vous leur pointez les versets qui affirment clairement qu'il ne suffit pas de faire profession de croire, mais que si nous croyons vraiment, nous marcherons aussi comme Christ a vécu (1 Jean 2:6), ils vous sortent un flot de paroles concernant l'amour et la grâce de Dieu, qui est supposé tant les aimer qu'Il comprend leur faiblesse et les patienterait et les pardonnerait jusqu'à leur mort sans jamais leur faire un quelconque reproche. Ils oublient volontairement le passage en Hébreux 12:8 que ceux qui ne sont jamais repris par Dieu lorsqu'ils lisent leur Bible, c'est qu'ils sont illégitimes, ils ne sont pas des vrais fils et filles de Dieu, Il ne les connaît même pas! Car Jésus est venu pour sauver ceux qui se reconnaissent vraiment pécheurs et perdus (Marc 2:17), et non pas ceux qui se voient bien et qui approuvent leur propre conduite. Paul dira en 2 Corinthiens 10:12 qu'ils manquent d'intelligence en prenant leur propre mesure en se comparant à eux-mêmes".

L'enseignement de Jésus en Mathieu 16:24 de renoncer à soi-même et à Le suivre en portant notre croix est rarement annoncé de nos jours, parce qu'il n'est pas apprécié par les chrétiens de nom, qui n'aiment pas cette "vieille idée ancestrale" de "se soumettre". La soumission, pensent-ils, était une tare des temps anciens, une tare que nous trouvions dans les "sociétés patriarcales" et qui doit être éradiquée de la société actuelle. Ils veulent "couper" et "casser" les supposés "liens" de ceux qui cherchent encore à obéir à cet enseignement qui leur fait horreur, afin soi-disant de les en "libérer". Ils ne font rien de nouveau; déjà en Psaume 2, il est question de ces gens qui disent: "Brisons leurs liens! Délivrons-nous de leurs chaînes"! De quoi veulent-ils donc être libérés? De cet enseignement tant méprisé de la soumission et de l'obéissance sans compromis à Dieu. Ils veulent pouvoir faire tout ce qu'ils veulent tout en prétendant être des "enfants de Dieu".

Nous savons pourtant que seul ceux qui sont conduits par l'Esprit sont fils et filles de Dieu. Bien sûr, tous prétendront être "conduits par l'Esprit", mais il vivent pourtant selon la chair, leurs affections sont dans les choses de la chair (Romains 8:5). "On reconnaît l'arbre à ses fruits", dira Jésus en Matthieu 7:16. C'est donc une folie pour eux de se soumettre à Dieu. Ainsi, ils ne sauraient être de véritables enfants de Dieu, parce qu'Il ne peut pas déverser Son Esprit en ceux qui ne se soumettent pas à Lui. Le Saint-Esprit, c'est la marque, le sceau de Dieu sur ceux qui Lui appartiennent, et dont la chair a été mortifiée avec Christ à la croix (2 Corinthiens 1:22).

Mais ce que les païens et ces chrétiens de nom considèrent folie, c'est pourtant le chemin du salut. C'est le chemin de la croix. C'est le chemin de l'abnégation de soi. C'est la porte étroite et le chemin resserré enseigné par Jésus en Matthieu 7:13-14. L'apôtre Paul dira en 1 Corinthiens 4:10: "Nous sommes fous à cause de Christ". Bien sûr, il y a probablement ici un peu d'ironie de la part de l'apôtre, mais il ne se formalise pas d'être traité ainsi par ses contemporains. Il poursuivra donc au verset 13 en disant: "Nous sommes devenus comme les balayures du monde, le rebut de tous". Mais dans quel contexte dit-il cela? Retournons au verset 11 : "Jusqu'à cette heure, nous souffrons la faim, la soif, la nudité; nous sommes maltraités, errants çà et là, nous nous fatiguons à travailler de nos propres mains; injuriés, nous bénissons; persécutés, nous supportons; calomniés, nous parlons avec bonté". C'est un contexte de renoncement de soi au service du Seigneur. Et c'est ensuite qu'il dira: "Nous sommes devenus comme les balayures du monde, le rebut de tous".

Cela ne nous rappelle-t-il pas ce qu'à vécu Jésus, et la manière dont on l'a traité? Alors que Paul et Apollos (nous savons qu'il était au moins avec Apollos par 1 Corinthiens 3:5) marchaient simplement dans les traces du Seigneur, ils étaient méprisés à cause de leur marche fidèle dans le Seigneur. Rien ne change vraiment. L'ennemi attaque toujours avec les mêmes armes, il change seulement l'emballage! Nous aimons croire que nous sommes des "petits dieux" et que nous pouvons marcher avec Christ sans vraiment nous soumettre à Sa parole, et c'est là l'un des plus grands succès de l'ennemi dans nos pays jadis chrétiens; il n'a pas pu empêcher ni persécuter le christianisme, alors il s'est infiltré dans l'Église et a corrompu le message biblique et a réussi à faire croire à bon nombres d'enseignants et de chrétiens du dimanche que Dieu est satisfait d'eux, même s'ils ne Lui obéissent pas. Imaginez! Obéir à Dieu! Obéir à la Bible! Mais vous ne savez donc pas que c'est du "légalisme"? "Nous sommes à l'ère de la grâce maintenant", disent-ils, outrés, lorsque vous leur pointez le passage de Pierre qui dit que "les élus deviennent obéissants et qu'ils participent à l'aspersion du sang de Jésus-Christ" (1 Pierre 1:2).

Ils deviennent obéissants à quoi alors? "Non mais vous exagérez, vous essayez trop de plaire à Dieu par votre obéissance à Sa parole, c'est le sacrifice du Christ que vous devez aimer". Pourtant, ce que l'apôtre Pierre dit ici, ce n'est pas que nous plaisons à Dieu par notre obéissance, mais c'est que Dieu s'est choisi un peuple qu'Il va sanctifier par Son Esprit, "afin qu'ils deviennent obéissants". L'obéissance fait partie de la nature du chrétien. Dieu nous a appelés afin que nous soyons sanctifiés et obéissants. L'un ne va pas sans l'autre. La sanctification est un processus de tous les jours, mais si je ne suis pas obéissant(e), je vais demeurer impur(e), parce que je ne participerai pas "à l'aspersion du sang de Jésus-Christ"; c'est Pierre qui le dit!

Qu'est-ce qui amène cette obéissance à Dieu? C'est la foi. Nous le savons par Romains 1:5, où Paul dit que, par Jésus-Christ notre Seigneur, "nous avons reçu la grâce et l'apostolat, pour amener en son nom à l'obéissance de la foi tous les païens". Cela ne saurait être plus clair: Le message de l'Évangile est d'amener les pécheurs, les perdus, à l'obéissance à Dieu, ce qu'ils ne peuvent pas faire tant qu'ils vivent selon la chair. Mais comme l'ennemi est rusé, et que nous n'y avons pas prêté attention, il a réussi a faire croire à de larges pans de la chrétienté moderne que l'obéissance à la parole de Dieu est en quelque sorte optionnelle. C'est faux! L'obéissance vient avec la foi, qui vient avec la sanctification, qui vient avec la purification, et ainsi de suite.

Nous comprenons par le passage de Romains 1:5 que la foi produit l'obéissance envers Dieu. Donc envers Sa parole. La foi produit la soumission à Dieu. La foi nous conduit inévitablement sur le chemin du Christ, où nous passons par la porte étroite, et ensuite nous marchons sur le chemin resserré. S'il n'y a rien de tout cela en nous, c'est que la foi n'existe qu'en paroles seulement dans notre intellect, mais elle est vaine, elle n'a aucune puissance, ce n'est pas la vraie chose! C'est une foi falsifiée, parce qu'elle n'est pas en Dieu, mais dans la chair, et que la chair ne se soumet pas à Dieu.

Donc, la "folie" (aux yeux des perdus) de celui qui croit vraiment en Jésus, par la foi, c'est qu'il voit enfin pour la première fois combien il est faible et aveugle, et il comprend profondément à quel point il a besoin d'aide de la part de Dieu pour être non seulement sauvé de la perdition éternelle, mais pour être d'abord sauvé de lui-même! Nous sommes notre pire ennemi, et nous aimons croire que "Dieu nous aime tels que nous sommes". Non! Il nous accepte tels que nous sommes, lorsque nous venons à Lui en toute humilité, dans la repentance, pour recevoir le pardon de nos péchés et recommencer une vie nouvelle en Jésus-Christ, mais Il nous aime trop pour nous laisser dans cet état! Il veut nous transformer afin que nous devenions à Son image (Colossiens 3:10); et nous qui avons crus, nous avons été baptisés, non pas simplement d'eau, qui n'a qu'une valeur symbolique extérieure d'une repentance et d'un changement de cœur qui doit déjà avoir eu lieu intérieurement, par la grâce de Dieu, mais nous avons été baptisés dans la mort de Christ, c'est à dire qu'avec Christ, en Lui, au Calvaire, nous avons subit un baptême de mort à soi et de renoncement à nous mêmes; notre nature humaine pécheresse est ensevelie avec Christ dans le tombeau, afin que nous marchions réellement en nouveauté de vie, étant transformés dans l'intelligence afin que nous puissions réellement être appelés fils et filles de Dieu, aimant ce qu'Il aime et haïssant ce qu'il déteste, nous rendant obéissants comme Christ notre Seigneur l'a été avant nous (Philippiens 2:8).

Bien sûr, le sentier de la vie éternelle est étroit et difficile pour notre nature charnelle, mais le chemin de la mort est large et facile; il n'implique aucun renoncement à soi-même. Ce n'est pas sans raison que Dieu veut une relation époux-épouse avec Son église. Les mariés, s'ils souhaitent une relation équitable et juste, peuvent-ils vivre comme s'ils étaient célibataires? Peuvent-ils continuer chacun de leur côté sans jamais accorder de temps à l'autre? Peuvent-ils arriver chacun avec leurs bagages du passé et s'y attacher comme étant un trésor d'égale valeur à la relation qu'ils sont en train de bâtir avec leur conjoint(e)? Non! Chacun d'eux doit renoncer à quelque chose, pour le bien de sa relation. C'est encore une fois ici une notion de chemin resserré, où l'on doit se dépouiller de quelque chose pour mieux s'attacher à l'autre.

Je suppose que la véritable question est: Voulons-nous de ce type de relation avec Dieu, comme Lui la désire avec nous?

Quelqu'un a écrit: "Alors que Jésus dit que "beaucoup" sont sur la voie de la destruction et que seulement "quelques-uns" empruntent la route étroite de la croix vers le salut, la plupart inversent ce que Jésus dit et prétendent que beaucoup vont au ciel et que seulement quelques-uns (si personne) ne va en enfer. Ne faites pas cela. Jésus ne joue pas avec nous. Personne ne nous aime plus que Jésus, et personne ne nous a mis en garde plus que Jésus contre le jugement et l’enfer. Et même s’il ne donne pas de pourcentages pour chaque catégorie, ne réfutez pas ses paroles en essayant de faire en sorte que "beaucoup" signifie "peu" et que "peu" signifie "beaucoup".

Il poursuit en disant: "Nous devons nous ressaisir et nous tourner vers Dieu avec plus d'humilité, en admettant que notre état est désespéré sans Lui, parce que nous avons un cœur dur et une volonté obstinée; nous sommes entêtés dans nos désirs et nous n'aimons pas qu'on nous dise quoi faire; nous ne sommes pas dociles et nous n'aimons pas écouter; nous avons des opinions bien arrêtées sur certaines choses; nous avons l'intelligence obscurcie à cause de pensées et de passions non maîtrisées; nous nous laissons facilement influencer par les modes et ce qui est populaire. Et si tout cela ne suffit pas à montrer que nous sommes dans un état désespéré, considérons que nous devenons si facilement, en un instant, désagréables, malhonnêtes, égoïstes, indisciplinés, faibles, impurs, arrogants, égocentriques, orgueilleux, insincères, avides, durs, impatients, superficiels, incohérents, infidèles, immoraux, ingrats, désobéissants, tièdes, paresseux, sans amour, sans engagement, indifférents, colériques, avides, jaloux, vindicatifs, envieux, méprisants, avares, mesquins, rancuniers, indulgents envers nous mêmes, négligents et tout simplement méchants".

Notre état est désespéré parce que nous refusons de nous attaquer à la plupart de ces problèmes dans notre vie. Et Dieu nous laisse libre, donc Il n'interviendra pas de force en nous pour nous obliger à changer. Nous avons la liberté en Jésus-Christ de Lui laisser le champs libre. Nous ne devons pas nous leurrer en pensant que nous pouvons continuer à vivre en résistant et en nous opposant au Royaume de Dieu et à ses valeurs, mais qu’ensuite, comme par magie, à notre mort, nous voudrons et pourrons soudainement entrer dans Son Royaume, auquel nous avons résisté toute notre vie! Jésus a dit que beaucoup préfèrent les ténèbres. Est-il vraiment probable que leur préférence change soudainement juste avant leur mort? La lumière glorieuse du Ciel ne leur semblera-t-elle pas dure, aveuglante et même répulsive? Dans un tel cas, le "Éloignez-vous de moi de Dieu (Matthieu 7:23) n’est-il pas à la fois une réponse juste et miséricordieuse? Pourquoi forcer une personne qui déteste la lumière à y vivre? C'est avec une grande tristesse que Dieu regarde aller les rebelles sur le chemin de la perdition! "La sagesse de ses sages périra, et l'intelligence de ses hommes intelligents disparaîtra (Esaïe 29:14).

Évidemment, pour nous qui croyons vraiment, nous devons accepter d'être ridiculisés à cause de notre foi en Christ et de ce zèle qu'Il place en nous pour Le servir et Lui obéir. Attachons-nous d'autant plus à Christ, car nous savons que les jours sont mauvais, et que l'amour du plus grand nombre s'est déjà refroidit (Matthieu 24:12). Nous avons constamment besoin de l'aide de notre grand et puissant Dieu pour mettre en pratique Sa parole (Jacques 1:22) et pour marcher à la suite de notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ. Bien sûr, Dieu peut être exigent; Il emploie certains moyens pour purifier notre foi, car, dira Pierre, elle est plus précieuse que l'or périssable, qui est pourtant purifié par le feu (1 Pierre 1:7). Les choses de ce monde son éphémères et ne durent qu'un instant, à quoi bon leur accorder trop d'importance?

"La prédication de la croix est une folie pour ceux qui périssent; mais pour nous qui sommes sauvés, elle est une puissance de Dieu" (1 Corinthiens 1:18). Elle est puissante et elle procure la vie éternelle! Il est vrai que nous ne comprenons pas tout et que nous ne marchons pas en voyant déjà, mais nous nous soumettons à Dieu, avec une pleine confiance que, ce qu'Il a dit, Il le fera. Il saura nous garder sur le chemin de la vie éternelle, malgré nos manquements, malgré nos tristesses et parfois même le découragement, mais à cause de notre obéissance et de notre soumission, Il renouvelle sans cesse nos forces (Esaïe 40:31). Se confier en l'Éternel, c'est de Lui soumettre tout notre être, sans compromis.

Tous ces chrétiens fidèles se retournent plus tard et regardent le chemin parcouru, ils reconnaissent facilement la grandeur et la puissance de Dieu; ils ont un témoignage dans leur vie de ce que seul Dieu pouvait faire. Ils sont passés à travers des impossibles, et c'est toujours Dieu qui les a supporté par Son Saint-Esprit. Le chemin de Dieu est unique pour ceux qui sont sauvés; il est bonheur pour ceux qui mettent en pratique Sa parole. C'est le plan de salut que Dieu a préparé pour Ses enfants; que nous venions à la repentance et que nous marchions en nouveauté de vie, dans l'obéissance et la soumission, tel que Jésus a vécu. À Dieu, à Jésus-Christ soit la gloire, la puissance et l'honneur; merci mon Dieu pour Ton précieux Saint-Esprit qui nous donne Ta grâce et qui nous conduit dans toute Ta vérité, qui est notre gardien.

Que le Seigneur Dieu tout-puissant nous donne sagesse et intelligence pour comprendre les Écritures, et pour la mettre en pratique, afin que nous vivions à la gloire de Son nom, Amen.

dimanche 11 février 2024

S'attacher aux enseignements de Christ

Nous devons d'autant plus nous attacher aux choses que nous avons entendues, de peur que nous ne soyons emportés loin d'elles (Hébreux 2:1).


Le début de ce chapitre poursuit la pensée de la fin du chapitre 1, à savoir qu'au vue de la grandeur du Christ, nous devons "nous attacher aux choses que nous avons entendues". Les choses qu'Il a enseignées, mais aussi vécues. Les miracles qu'Il a accomplis; de quelle manière Il a rendu gloire à Dieu dans Sa manière de vivre parmi les hommes. Car 1 Jean 2:6 nous dit bien que si nous nous réclamons de Lui, nous devons aussi marcher comme Il a marché. Christ, par lequel le monde a été créé (Hébreux 1:2; Jean 1:3), nous a donc laissé un enseignement et un exemple, par lequel Il nous a aussi fait connaître le Père. Il dira d'ailleurs de Lui-même qu'Il est "le chemin" et que "nul ne vient au Père que par moi" (Jean 14:6). 

Nous lisons aussi, de la bouche même de Jésus, que tout pouvoir lui a été donné (Matthieu 28:18). Il fait vraiment autorité en toutes choses, ainsi, nous ferions mieux de nous attacher à Lui, à Sa parole et à Son exemple, sans quoi nous risquons d'être emportés loin de Sa sainteté. En effet, depuis la chute en Eden, l'orgueil est inné en l'homme, de sorte que nous nous rebellons plutôt facilement contre Dieu, de par notre nature pécheresse. Sauf que ce n'est pas obligé d'en être ainsi. En effet, dans Son amour, Il nous a donné le Saint-Esprit pour nous guider, non seulement dans la compréhension des Écritures, mais aussi dans l'obéissance à celles-ci! Nous l'avons dit, ce n'est pas dans notre nature de nous soumettre à Dieu, mais Jésus dit bien en Jean 16:13 que le Saint-Esprit nous "conduira dans toute la vérité". C'est pourquoi il est si important de ne pas nous laisser guider par la chair, qui est totalement opposée à l'Esprit et ne s'y soumet pas. 

Sommes-nous en train de dire ici que nous sommes sauvés par certaines actions liées à notre obéissance? Non! Mais notre obéissance étant ce que Dieu demande en premier, nos pensées et nos actions montreront si nous sommes obéissants ou non! Il n'y a pas de zones grises avec Dieu; nous sommes avec Lui, ou contre Lui. Et nos pensées, actions et désirs prouvent si notre cœur est régénéré ou non! Comme le dit notre verset d'ouverture, nous nous attachons aux choses que Jésus a dites, nous y sommes attentifs, parce qu'elles sont ce qui nous intéresse le plus sur terre. C'est ce qui nous intéresse et nous occupe le plus, parce que nous savons que nous pouvons être "emportés loin d'elles" à tout moment. Jésus dira que "l'esprit est bien disposé, mais la chair est faible" (Matthieu 20:46). 

Ne laissons donc pas les plaisirs ou les soucis du monde nous voler notre intérêt pour les choses de Dieu. Nous savons que, ce qui est d'ici bas nous pousse à l'indifférence envers les choses du royaume de Dieu. N'oublions pas que Dieu a, par Jésus-Christ, réponse à tous nos besoins; tous nos soucis. Comme les apôtres, poursuivons les choses d'en-haut, qui sont incorruptibles, et tout le reste, selon la promesse de Jésus, nous sera accordé en surplus, selon Sa volonté. Ne nous épuisons pas à poursuivre les choses de ce monde, qui sont de toutes manières appelées à disparaître un jour ou l'autre, et mettons en priorité la recherche de Dieu et de Sa volonté. Nous ne serons jamais déçus!

Prions.

Merci Jésus d'être mort à la croix pour nos péchés, merci aussi puissant Dieu pour résurrection, sans quoi la mort du Christ serait vaine. Je sais que je suis indigne de ce salut que Tu accordes gratuitement à tous ceux qui se confient en Toi. Merci pour Tes bénédictions, merci de m'accorder l'amour pour mon prochain, le même que Tu avais Seigneur Jésus, et qui T'a conduis à la croix; merci de me donner une pitié profonde pour tous ceux qui sont comme la brebis égarée et qui ne sont pas encore en Ta présence et qui ont tant besoin du pardon que Tu veux leur offrir. Jésus vivant, puisses-Tu leur faire entendre Ta voix à travers ma vie, par un exemple d'obéissance et de maîtrise de soi, merci de permettre que tous les chrétiens soient unis de cœur et d'esprit, chantant Ta gloire d'une seule voix.

Encore une fois, en ce jour, je m'en remets à Toi Jésus. Mon cœur est à Toi, ce que je désire le plus, c'est de Te connaître, et Te connaître davantage. Je veux Ta joie et Ta paix qui ne se comparent à aucunes autres, et si je retourne aux eaux de Meriba, c'est pour mieux me souvenir de ce que Ton serviteur Moïse avait annoncé; que Tu serais le salut et la délivrance pour Ton peuple, pour ceux qui se tournent vers Toi. Même si je ne m'attache pas outre mesure à cette promesse ancienne, elle a été confirmée et accomplie lorsque Tu es venu sur cette terre nous apporter la délivrance par Ta mort et Ta résurrection. L'Univers est rempli de Ta grâce et de Ton amour; Tu es le grand Roi et le Seigneur véritable, nul ne se compare à Toi. De Ton palais céleste, Tu as établi sur la terre Ta royauté, et la splendeur de Ta gloire est visible en tous ceux dont les vêtements ont été lavés par Ton précieux sang.

Oh! Roi de l'Univers! Que Ton saint nom soit béni! Que la splendeur de Ta gloire soit reçue de tous! Je Te supplie Seigneur, ne permet jamais que je sois emporté loin de Toi; entraîne-moi dans Ton cortège de victoire. Fais le ménage en moi; aide-moi à me dépouiller de tout ce qui pourrait m'éloigner de Toi; aide-moi à rester petit(e) à mes propres yeux, afin que Tu puisses réellement prendre toute la place qui Te revient en moi. 

Dieu notre Père reçoive toute la gloire, la louange et l'honneur qui T'es due, dans le précieux nom de notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ, Amen.