Affichage des articles dont le libellé est sang. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est sang. Afficher tous les articles

dimanche 31 mars 2024

Rachetés à un grand prix

"Car vous avez été rachetés à un grand prix. Glorifiez donc Dieu dans votre corps et dans votre esprit, qui appartiennent à Dieu" (1 Corinthiens 6:20).


Tous ne sont pas rachetés de leur anciennes manières de vivre, car tous ne marchent pas avec Christ. Bien sûr, la Bible nous dit en 2 Corinthiens 5:15 que "Christ est mort pour tous", mais la tragédie est que tous n'acceptent pas Son sacrifice. Plusieurs préfèrent se justifier eux-mêmes et compter sur leurs œuvres lorsqu'ils devront rendre des comptes à Dieu au dernier jour. D'autres encore se moquent ouvertement de l'idée qu'ils puissent même un jour avoir à rendre des comptes à qui que ce soit sur la terre, encore moins à un Dieu qu'ils ne voient pas! Donc comme nous le voyons, tous ne sont pas rachetés, et tous n'ont pas été rachetés non plus.

Ceux dont il est question dans ce texte de l'apôtre Paul sont les chrétiens nés de nouveau. Il adresse cette lettre aux chrétiens de Corinthe. Il reproche à certains d'entre aux au verset 7 d'avoir des "procès les uns avec les autres". Il leur reproche au verset 8 d'être injustes, et, leur dit-il; "c'est envers des frères que vous agissez de la sorte". Il leur rappelle aux versets suivants qui sont ceux qui n'entreront pas dans le royaume de Dieu, avec cette petite phrase: "Ne savez-vous pas que..."? Nous le savons, alors tenons-nous loin de ces choses! 

Paul poursuit au verset 11 en disant: "C'est là ce que vous étiez, quelques-uns de vous. Mais vous avez été lavés, sanctifiés et justifiés au nom du Seigneur Jésus-Christ, et par l'Esprit de notre Dieu". Nous voyons ici la nette démarcation entre ceux qui commettent les péchés mentionnées aux versets 9 et 10 (et qui n'entreront pas dans le royaume de Dieu), et ceux qui ont été rachetés, donc lavés, sanctifiés et justifiés dans le nom de Jésus.    

C'est à ces chrétiens que Paul s'adresse, et il s'adresse aussi à nous aujourd'hui. Il nous rappelle que nous avons été rachetés, sortis de nos péchés, à cause du sacrifice de Christ. Pierre dira en 1 Pierre 1:18-19 que nous avons été rachetés "par le sang précieux de Christ". Et de quelle manière avons nous été rachetés? De la seule manière que Dieu considérait juste et bonne; par La seule personne qui puisse combler cette attente de Dieu: Jésus-Christ. Nous avons été rachetés; c'est à dire achetés de nouveaux; être libéré d'une obligation en versant une indemnité. Et cette indemnité, personne d'entre nous aurions pu la verser, peu importe les bonnes œuvres que nous aurions pu faire. L'homme créé était avec Dieu; le péché l'en a éloigné, et Dieu l'a chassé du jardin. Maintenant, à la croix, Dieu payait Lui-même par Jésus-Christ le prix pour permettre à Sa création de se rapprocher de Lui, non seulement sur terre, mais pour l'éternité dans Son royaume. 

Mais maintenant que nous avons cru, que nous avons été rachetés, nous ne nous appartenons plus. Comme nous pouvons faire ce que nous voulons de l'objet que nous achetons du vendeur, rien ni personne ne peut ni ne doit nous diriger sans le consentement de Dieu. C'est pourquoi Paul poursuivra en 1 Corinthiens 6:12 : "Tout m'est permis, mais tout ne m'est pas utile(...); je ne me laisserai pas asservir par quoi que ce soit". Il dira en Tite 2:14 que Jésus "s'est donné lui-même pour nous (...), afin de se faire un peuple qui lui appartienne". 

Nous avons donc été établis pour Dieu dans ce monde; nous ne nous servons plus; nous ne nous représentons plus, car nous sommes des ambassadeurs pour Christ (2 Corinthiens 5:20). Le prix? Le sang de Christ à la croix. Beaucoup d'églises ne veulent même plus parler directement du sang de Christ, ni de la résurrection, car, disent-ils, "cela est incompréhensible à ceux du dehors". Alors pour les messages de la Pâques, ils misent sur des enseignements "feel good", "inspirants, dans lesquels les gens peuvent se reconnaître". Ce n'est pas que de tels enseignements sont à proscrire, mais si, en tant que chrétiens, nous balayons sous le tapis le coût et la valeur du sacrifice du Christ à la croix, alors nous risquons de tout perdre, parce que nous faisons face à la menace d'avoir honte du sacrifice de Christ à la croix. Il est probable que cette mentalité existait déjà à l'époque où la lettre aux Hébreux a été écrite, car nous lisons en Hébreux 13:12 cette exhortation: "C'est pour cela que Jésus aussi, afin de sanctifier le peuple par son propre sang, a souffert hors de la porte". 

Il ne devait pas avoir souffrir dans la ville même, Il devait sortir sous les yeux de tous, comme s'Il avait été le plus grand criminel. Verset 13: "Sortons donc pour aller à lui, hors du camp, en portant son opprobre". L'auteur de la lettre aux Hébreux exhortait déjà ses contemporains à ne pas avoir honte du sacrifice de Christ. Il devait y avoir une pression énorme sur ces chrétiens, qui devaient être moqués et ridiculisés, et sur qui la menace de la mort pesait, simplement à cause de leur croyance en Jésus. Ne nous y trompons pas; les choses ont peu changées depuis; beaucoup de chrétiens à travers le monde sont menacés et tués à cause de leur foi en Jésus-Christ de nos jours. La persécution des chrétiens ne cesse de s'intensifier, et cela en sera ainsi jusqu'au jour où Christ nous reprendra avec Lui.

D'ici là, quelles sont nos responsabilités, à nous qui avons cru? Retournons à 1 Corinthiens 6:20 : "Glorifiez donc Dieu dans votre corps et dans votre esprit, qui appartiennent à Dieu". Glorifier Dieu, c'est à dire vivre pour Lui, et non pour plaire à notre nature humaine, ni à la nature pécheresse de ceux qui nous entourent. Fuyons le péché. Rejetons ce qui est impur; ce que Dieu hait, et pratiquons le bien qu'Il veut nous voir vivre. Que la lumière de Christ puisse être vue en nous. Souvenons-nous d'où nous avons été tirés; que cela nous rappelle la bonté du Seigneur envers de misérables pécheurs comme nous sommes! Remercions Dieu pour tout ce qu'Il a fait, pour Sa miséricorde et Son pardon, pour le manteau de justice dont Il nous couvre par Jésus-Christ. Nous ne nous appartenons pas. 

Souvenons-nous des pleurs du Christ; de Ses prières, de Ses larmes, de Ses supplications, du sang qu'il a versé avant même la croix, au jardin de Gethsémané; souvenons-nous de Ses douleurs pendant Son pseudo-procès, et ensuite au Calvaire. Souvenons-nous de Ses prières, de Sa prière: "Père, pardonne leur, car ils ne savent ce qu'ils font" (Luc 23:34). Souvenons-nous de Sa séparation momentanée d'avec le Père, afin que nous n'ayons jamais à souffrir cette séparation et que nous puissions Lui être uni pour l'éternité. Souvenons-nous de la douleur du Père de voir le Fils être ainsi traité; Lui, le Juste souffrant pour les injustes, et que cette douleur était telle qu'Il voila la lumière du Soleil pendant trois heures. Souvenons-nous de ce prix terrible payé par Jésus à la croix. Et souvenons-nous qu'à cause de cela, nous ne pouvons plus vivre pour nous-mêmes, mais pour Lui seul. Genèse 4:7 : "Le péché se couche à ta porte, et ses désirs se portent vers toi, mais toi, domine sur lui". Pour sa perte, Caïn n'obéit pas à l'Éternel Dieu; résistons au péché, en tournant les regards vers Celui qui est allé à la croix pour payer le rachat de nos nombreux péchés; que le souvenir des souffrance du Calvaire ne nous quitte jamais, parce que c'était le seul prix à payer pour nous purifier. Comment pourrions-nous de nouveau pécher volontairement après avoir vu une telle agonie; après que le sang de Christ nous fût imputé? 

Vivons de la seule manière digne d'un si grand sacrifice; en nous offrant nous-mêmes "comme un sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu, ce qui sera de notre part un culte raisonnable" (Romains 12:1).

Que toute la gloire soit rendue à Dieu seul, dans le précieux nom de Jésus-Christ notre Sauveur et Rédempteur, Amen. 

dimanche 25 juin 2023

L'effusion de sang et le pardon, par Charles H. Spurgeon

Sans effusion de sang, il n'y a pas de pardon (Hébreux 9:22).

C’est ici la voie de l’inaltérable vérité. En aucune des cérémonies juives ne se trouvait de péché enlevé sans effusion de sang. En aucun cas, par aucun moyen le péché ne peut être pardonné sans expiation. C’est clair, alors il n’y a pas d’espoir pour moi en dehors de Christ; car il n’y a pas d’autre effusion de sang qui ait de la valeur en égard à l’expiation du péché. Est-ce que je crois alors en Lui ? Son sang expiatoire est-il réellement appliqué à mon âme ? Tous les hommes ont péché et ont besoin de Lui. Quand nous aurions la meilleure morale, la plus grande générosité, de l’amabilité, du patriotisme, la loi ne sera pas changée pour faire exception pour nous. Le péché ne cédera à rien de moins puissant que le Sang de Celui que Dieu a établi comme victime propitiatoire. Quelle Bénédiction qu’il n’y ait qu’un seul chemin de pardon! Pourquoi en chercherions-nous un autre ?

Les gens qui ne font que pratiquer les rites d’une religion ne peuvent pas comprendre comment nous pouvons nous réjouir parce que nos péchés nous sont pardonnés à cause du nom de Christ. Leurs œuvres, prières, et cérémonies, leur donnent peu d’assurance. Ils sont même mal à l’aise, car ils négligent le Grand Salut, s’efforçant d’obtenir ainsi la rémission sans le sang. Mon âme, retourne à ton repos, et contemple la Justice de Dieu comme une limite au péché. Regarde le châtiment de nous tous tomber sur le Seigneur Jésus, et soit dans une humble joie, et baise les chers pieds de Celui dont le Sang a fait pour toi l’expiation. C’est en vain que ta conscience s’excite pour s’envoler vers des sentiments et évidences de confort immédiat.
 
Cela, c’est une habitude que nous avons apprise en Égypte sous le joug de la loi. La seule voie de restauration d’une conscience coupable est un regard sur Jésus souffrant sur la Croix. "Le sang est la vie" dit le livre du Lévitique, et demeurons assurés que c’est la vie de la foi, de la joie et de chacune des autres Saintes Grâces.

Oh! Qu’il est doux de contempler de mon Sauveur le précieux Sang; avec une divine assurance sachant qu’Il a fait ma paix avec Dieu.

Par Charles H. Spurgeon

dimanche 26 mars 2023

Le pain et la coupe

Jésus leur dit: En vérité, en vérité, je vous le dis, si vous ne mangez la chair du Fils de l'homme, et si vous ne buvez son sang, vous n'avez point la vie en vous-mêmes (Jean 6:53).


Une personne a demandé: Est-ce à dire que c'est une obligation que les croyants rompent le pain et boivent le jus de raisin afin d'avoir la vie spirituelle en abondance?

Nous devons comprendre que cette coutume est symbolique seulement. Le fait de rompre le pain et boire le jus de raisin ne fait pas de nous de meilleurs chrétiens. En 1 Corinthiens 11:23-31, l'apôtre Paul reproche à des personnes de participer à cette coutume d'une manière nonchalante. Parce que ceux qui y participent doivent réellement vivre pour le Seigneur, comme Il s'est Lui-même livré pour nous donner la vie. Comme Christ rompait le pain, son corps a été brisé, et lorsqu'il versait le fruit de la vigne dans la coupe, c'était un symbole du sang qu'Il allait verser sur la croix pour sceller la nouvelle alliance, pour la rémission de nos péchés (Matthieu 26:26-29).

Certains prétendent que les reproches de Paul nous interdisent aujourd'hui de participer à cette coutume. Il n'en est rien. Les reproches de l'apôtre sont toutefois encore d'actualité et nous rappellent de ne pas participer à la vie de l'église d'une manière superficielle seulement, pour être vus des hommes, car Dieu voit au cœur de chacun. "C'est pourquoi celui qui mangera le pain ou boira la coupe du Seigneur indignement, sera coupable envers le corps et le sang du Seigneur (1 Corinthiens 11:27). Parce qu'il ne s'agit pas ici de manger du pain et de boire du fruit de la vigne seulement, ce qui est purement symbolique, mais il s'agit de marcher d'une manière digne du nom de Jésus. Car nous lisons en 1 Jean 2:6 que celui qui prétend demeurer en Jésus doit aussi vivre comme Il a vécu.

Nous vivons dans un monde de faire-semblant, où les apparences font foi de tout, mais Dieu ne s'y laisse pas tromper. Est-ce que le corps rompu et le sang versé du Seigneur Jésus a réellement transformé ma vie? Est-ce que je vis encore dans le péché? Est-ce que mon intelligence a été transformée, renouvelée par la puissance du Saint-Esprit à l'œuvre en moi, ou suis-je encore dans la mort, comme le sont ceux qui ne font pas profession de suivre Jésus? Puis-je dire avec l'apôtre Paul en Galates 2:20 : "Ce n'est plus moi qui vis, c'est Christ qui vit en moi?" Ne savons-nous pas que ceux qui prétendent être chrétiens doivent vraiment l'accepter pour Seigneur et Maitre, en laissant tout ce qui est contraire à Sa sainteté en arrière? Ce sont là les reproches de l'apôtre, qui résonnent encore à nos oreilles aujourd'hui. 

Cette coutume est là pour nous rappeler le sacrifice du Christ. Certes, nous n'avons pas besoin de rompre le pain pour nous rappeler le sacrifice de notre Sauveur sur la croix, mais chaque fois que cela est fait, nous devrions louer Dieu, étant remplis de reconnaissance pour un si grand sacrifice. Trop souvent, nous sommes enclins à oublier la valeur du sang versé de Jésus, prenant pour acquis un salut que nous ne méritons pas le moins du monde. Pire encore, certains marchent d'une manière totalement indigne du Seigneur, vivant dans les mêmes péchés que ceux qui ne connaissent pas Dieu, mais se prétendent de bons chrétiens et se permettent même de condamner ceux qui osent leur reprocher leur conduite répréhensible. Paul dira en Galates 6:7 : "Ne vous y trompez pas; on ne se moque pas de Dieu". C'est une chose terrible que de mépriser le sang de l'alliance (Hébreux 10:29), c'est une des manières les plus faciles d'outrager l'Esprit de la grâce, c'est à dire de pécher contre le Saint-Esprit, péché pour lequel il n'existe aucun pardon. Ce qu'un homme aura semé, il le récoltera également. Celui donc qui sème pour sa chair, vivant à la manière de ceux qui ne connaissent pas Christ (tout en se prétendant un bon chrétien) moissonnera de la chair la corruption (Galates 6:8). 

Manger le corps et boire le sang de Jésus, c'est accepter et marcher selon l'enseignement qu'Il nous a laissé. Jésus nous dit en Jean 3:36 que celui qui croit au Fils a la vie, mais que celui qui ne croit pas (ou qui prétend croire mais qui ne vis pas en conformité avec Sa parole) ne verra point la vie et la colère de Dieu demeure sur lui. C'est une chose terrible que de tomber entre les mains du Dieu vivant (Hébreux 10:31). Ne prenons pas à la légère la parole de Dieu; l'enseignement du Christ et Son sacrifice à Golgotha. Nous ne pouvons pas boire à la fois la coupe du Seigneur et celle des démons (1 Corinthiens 10:21). C'est ce que l'apôtre Paul dit ici aux versets 27-29 : "C'est pourquoi celui qui mangera le pain ou boira la coupe du Seigneur indignement, sera coupable envers le corps et le sang du Seigneur. Que chacun donc s'éprouve soi-même, et qu'ainsi il mange du pain et boive de la coupe; car celui qui mange et boit sans discerner le corps du Seigneur, mange et boit un jugement contre lui-même". 

Il doit y avoir une nette séparation entre les choses anciennes et celles qui sont nouvelles. Il ne peut aucunement y avoir alliance entre le péché (tout ce que Dieu déclare impur) et la marche avec et en Christ. C'est impossible. La pureté et la sainteté n'ont rien à voir avec les péchés de toutes sortes. Nous ne pouvons pas servir deux maîtres à la fois; c'est la chair, et tous ses désirs pécheurs, ou Dieu, dans toute Sa sainteté. Il n'y a pas de milieu, aucune zone grise. C'est extrêmement dangereux de vivre ainsi, parce que l'apôtre Paul dit que celui qui fait une telle chose est coupable envers le Seigneur et qu'il attire un jugement contre lui-même. Parce que nous ne pouvons pas nous moquer impunément du sacrifice du Christ, qui est venu dans la chair comme nous afin de Se charger de nos péchés et subir la punition que nous méritions. Ses paroles sont Esprit et Vie (Jean 6:63). Nous devons les recevoir telle quelles et les serrer dans notre cœur, comme le psalmiste qui dira : "Je serre ta parole dans mon cœur, afin de ne pas pécher contre toi". 

Le pain et la coupe nous le rappellent; Jésus est venu et a expié nos péchés, et bien plus, Il est revenu à la vie afin de vaincre le pouvoir du péché et de la mort une fois pour toute. Il importe donc d'examiner honnêtement notre conduite à la lumière de la parole de Dieu (que chacun s'éprouve soi-même, dira Paul), demander pardon à Dieu et apporter les correctifs nécessaires. À chaque fois que nous ouvrons la parole de Dieu, nous devrions nous souvenir de Son amour et de Sa miséricorde pour nous, pauvres pécheurs. Qu'un désir de Lui plaire et qu'une crainte de Le décevoir nous accompagne toujours. Nous devons avoir faim et soif de connaître toujours plus notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ. Plus nous l'aimons, plus nous voudrons Le connaître et nous rapprocher de Lui, afin aussi d'être réunis avec Lui dans la gloire céleste. Ne nous y trompons pas: aucune autojustification ne saura nous faire entrer dans Son Royaume; seulement le sang de l'Agneau nous purifie de tous péchés. Délaissons ces vêtements cramoisis de l'autojustification et de tout péché qui s'attachent à nous; repentons-nous et soumettons-nous à Dieu afin que, par Son Esprit, Il nous transforme totalement dans l'intelligence et nous revête des habits blancs dont seront revêtus ceux qui ne se seront pas souillés avec le monde et qui auront crus jusqu'à la fin. 

Que toute la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen.

dimanche 24 juillet 2022

Ne pas mépriser le sang de Christ

Et c'est par ses meurtrissures que nous sommes guéris (Esaïe 53:5).


Le sacrifice du Christ est vraiment l'image d'un amour sincère et inconditionnel. Nous savons que c'est à cause de nos péchés qu'Il a souffert la croix. Le péché nous sépare de Dieu et nous prive de Sa gloire. 

Ces péchés devaient être expiés. Tout au long de l'Ancien Testament, nous voyons que du sang devait être versé pour l'expiation des péchés. C'était l'ombre des choses à venir. Les Israélites devaient toujours recommencer, car qui ne pêche pas, même non intentionnellement? Tous ces animaux à fournir pour le sacrifice, c'était intenable. Un Sauveur leur a été annoncé, un prophète plus grand que Moïse leur a été promis, et Dieu a tenu Sa promesse. Jésus, le Christ, notre Seigneur et Sauveur, Parole de Dieu faite chair est venu parmi nous, s'est offert Lui-même une fois pour toute comme Agneau sacrificatoire. Hébreux 9:12 nous dit "qu'Il est entré une fois pour toutes dans le lieu très saint, non avec le sang des boucs et des veaux, mais avec son propre sang, ayant obtenu une rédemption éternelle". Gloire à Dieu! 

Malgré la rébellion dont nous étions engagés contre Lui, malgré notre indignité, Dieu a eu pitié de nous et Sa promesse d'un Sauveur s'est accomplie dans la personne de Jésus-Christ. Par Lui, nous sommes délivrés de la ruine du péché et de la mort éternelle. Notre espérance n'est pas vaine puisque Dieu l'a ramené de la mort à la vie; pour ceux qui ont cru en Lui, cette résurrection est un gage de salut, mais pour ceux qui l'auront rejeté, elle est une preuve du juste jugement à venir.

Quelqu'un a déjà raconté une histoire à ce sujet. Un jeune homme avait commis un crime qui lui méritait la prison à perpétuité. Mais un avocat s'est levé, et l'a vaillamment défendu, au point que le juge lui a rendu sa liberté avec comme seule condition de ne plus recommencer. Ce jeune homme, quoique reconnaissant pendant un certain temps envers l'avocat qui l'avait si brillamment défendu, fini par oublier cette délivrance imméritée dont il avait bénéficié et fini par sombrer dans une vie mauvaise, à un point tel qu'il se retrouva de nouveau devant le juge pour ses mauvaises actions. Il pensa en lui-même: "L'avocat qui m'a défendu la dernière fois me défendra encore et me rendra ma liberté". Le jeune homme se présente donc à la cour ce jour-là, et entrant dans la salle du jugement, il constate que l'homme qui a été son avocat lors de sa dernière comparution est désormais installé sur le siège du juge. Le jeune homme lui sourit et dit: "Je suis revenu". Mais le juge lui répondit: "La dernière fois que nous nous sommes vus, je me suis fait votre avocat. Je savais que vous étiez coupable, mais je me suis battu pour vous, même si vous ne le méritiez pas. Mais aujourd'hui, je suis juge, et mon jugement doit être, et sera juste". 

De notre vivant, Jésus est notre avocat auprès du Père (1 Jean 2:1), Il est notre rédempteur, Il nous pardonne même si nous sommes entièrement coupables. Son sang versé à la croix de Golgotha est un témoignage puissant devant Dieu qu'Il nous a lavé et racheté de nos péchés, et l'accusateur (Apocalypse 12:10) ne peut rien contre nous tant que nous demeurons en Lui. Mais si nous méprisons le sang de l'alliance (Hébreux 10:29), quel espoir nous restera-t-il lorsque nous nous présenterons devant le trône de gloire pour y être jugé? Dieu a fixé un jour où Il jugera le monde selon la justice, par Celui qu'Il a désigné, c'est à dire Jésus-Christ (Actes 17:31). D'avocat bienveillant, Jésus sera devenu le juste juge. Il n'aurait pas besoin de prononcer une seule parole, car encore une fois, son sang versé suffirait à faire taire tous ceux qui voudraient se défendre. 

La question est: de quelle manière as-tu considéré le sang de Jésus versé à la croix pour tes péchés? Nous ne connaissons ni le jour ni l'heure où notre souffle nous sera redemandé; sommes-nous prêts à rencontrer Jésus? L'avons-nous connu comme notre avocat bienveillant ou le rencontrerons-nous comme notre juste juge? 

Prions.

Seigneur Jésus, Ton sacrifice est effectivement une belle image de l'amour inconditionnel d'un Dieu qui nous a aimé malgré notre rébellion. Je suis indigne de Toi Jésus, indigne de Ton salut, indigne de recevoir Ton pardon, ni d'être appelé fils ou fille du Dieu vivant. Et pourtant... Malgré mon indignité, je veux me saisir de ce don gratuit par la foi en Jésus-Christ, mon Sauveur et mon Rédempteur. Toutefois, je ne veux jamais oublier Ta compassion pour moi alors que je me moquais de Toi, ni le coût des souffrances que Tu as endurées pour moi afin que je ne sois plus appelé "pécheur coupable", mais "pécheur pardonné". Mon Seigneur et mon Roi, purifie mon cœur, afin je Te prie, que je m'approche de Ton trône sans peur et sans reproche, étant justifié par Toi seul. Aide-moi à constamment garder devant moi le souvenir de Ton amour qui ne cesse jamais et se manifestera pour l'éternité. 

Nous te prions aussi pour que Ton Saint-Esprit continue de convaincre le monde en ce qui concerne le péché, la justice et le jugement, afin qu'ils se rendent à la repentance et reçoivent la rémission de leurs péchés, vivant pour la gloire de Dieu.

Merci Père Éternel pour cet amour vivant et vrai, dans le nom précieux de Jésus-Christ, Amen.   

dimanche 19 septembre 2021

Ils ont vaincu

Ils l’ont vaincu à cause du sang de l’agneau et à cause de la parole de leur témoignage, et ils n’ont pas aimé leur vie jusqu’à craindre la mort (Apocalypse 12:11). 

Au verset 10, il était question de l'accusateur qui accusait les frères nuit et jour. Cela nous rappelle à quel point il est important de ne donner aucune emprise au diable, et s'il nous arrive de pécher, que nous allions prestement devant le trône de grâce demander et obtenir le pardon dont nous avons besoin. L'apôtre Jean dira en effet que nous avons un avocat auprès du Père, Jésus-Christ, qui s'est offert lui-même comme victime expiatoire pour nos péchés. 

Ceux qui ont vaincu l'accusateur sont ceux qui se tenaient constamment sous le sang de l'Agneau. Leur témoignage était vrai, parce qu'il ne consistait pas de "faire-semblants", mais il était un reflet de la réalité de leur cœur transformé par l'amour de Dieu. 

Toutefois, cela ne se produit pas sans heurts. En effet, l'ennemi est enragé de voir toutes les vies transformées de ceux qui s'approchent avec humilité du trône de la grâce afin d'y être accueillis à bras ouverts par le Christ lui-même. John Bunyan dira à cet effet que "nous, qui ne sommes que pauvre poussière et cendre, allons devenir ses juges et triompher de lui pour toujours, et tout cela à cause de Jésus-Christ et de ses mérites". 

Au commencement, et à peu de choses près tout au long de l'histoire de l'Église, les croyants ne connaissaient pas le confort que les chrétiens occidentaux ont connu lors des trente ou quarante dernières années. Cette période de calme et de prospérité est ce que nous pourrions appeler une anomalie, et elle a malheureusement produit des chrétiens faibles, qui ne savent pas ce qu'est le combat spirituel. Ils se sont attachés à ce que leurs yeux voient plutôt qu'au Créateur. Dieu est devenu comme une sorte de faire-valoir, et le sacrifice du Christ sur la croix ne sert plus à rien. Le sang versé n'a plus aucune signification; c'est comme si le Christ n'était venu que pour combler chacun de nos désirs ici-bas, afin de nous assurer le plus grand confort possible, tout en nous donnant la vie éternelle à la fin de nos jours. Ce n'est pas normal de voir tant de chrétiens battus par le péché, dont les vies ne sont pas un reflet de la gloire de Dieu, mais qui sont plutôt comme un échec spirituel pour ceux qui les regardent vivre. Leur vie est un exemple frappant de ce que Jésus a enseigné en Matthieu 16:25, savoir que "celui qui voudra sauver sa vie la perdra, mais celui qui la perdra à cause de moi la trouvera".

L'ennemi est déchaîné; ne lui donnons aucun accès! Il nous faut revenir à la base; oui, nous sommes des pécheurs, mais rien ne nous oblige à demeurer dans le péché lorsque nous acceptons Christ comme Seigneur et Sauveur. Laissons-le nous transformer en nous livrant totalement à Lui. Il n'y a aucune autre manière de vaincre l'ennemi et ses tentations que de laisser être crucifiés avec Jésus notre nature pécheresse. C'est à la croix que tout est accompli. Certains disent: "Mais puisque tout y a été accompli, je n'ai rien d'autre à faire". Il est vrai que nos œuvres ne valent rien, sinon qu'elles prouvent notre changement de vie et d'allégeance, mais il est une chose que nous ne devons pas oublier, et ce sont ici des paroles de Jésus lui-même, c'est que celui qui veut le suivre doit d'abord renoncer à lui-même et se charger de sa croix (Marc 8:34). Cela ne signifie en aucun cas que suivre Jésus soit un fardeau, comme certaines personnes en manque d'attention tentent de nous le faire croire. La croix ici représente la mort à soi-même, afin que l'Esprit de Dieu puisse venir habiter en nous. Comme Jésus a volontairement offert sa vie en sacrifice, nous devons aussi, tous les jours de notre pèlerinage terrestre, renier ce "moi" qui est constamment en guerre avec les choses de Dieu et tout Lui remettre avec obéissance et soumission. 

Quelqu'un a dit que ceux qui seront prêts pour la vie éternelle seront ceux qui auront été les plus détachés des choses de la vie présente, et cela est vrai. Plus que jamais, il est du devoir de tout chrétien de vivre à la gloire de Dieu, en laissant de côté ce qui est terrestre. Non pas que le désir de confort soit déraisonnable, mais il ne doit jamais entraver notre marche avec Jésus, qui n'avait même pas de lieu où reposer sa tête (Matthieu 8:20). Il nous faut prendre l'épée de la parole de Dieu en suivant Jésus, notre Maître, sur le chemin de la croix. Il n'en existe aucun autre. Nous ne pouvons pas fuir ni prendre de chemin détourné. Gardons la sainte doctrine de Christ, laissons-la prendre racine en nos cœurs en obéissant à Ses préceptes et en nous soumettant à Sa sainte volonté.

Que toute la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen.   

dimanche 21 octobre 2018

Christ crucifié, seul accès au Père

1 Corinthiens 1:18 : "Car la prédication de la croix est une folie pour ceux qui périssent; mais pour nous qui sommes sauvés, elle est une puissance de Dieu."

Il n'y a aucun autre chemin pour aller à Dieu que celui de la croix. 
Au commencement, nous n'allons pas directement à Christ qui règne dans les cieux puisqu'il y est vivant. Nous allons d'abord à Christ crucifié, lui qui a versé son sang pour nos péchés, afin de mourir avec lui aux convoitises de ce monde (Éphésiens 2:1-10; Éphésiens 4:20-22; Hébreux 13:12-14; 2 Corinthiens 5:14-16). Si notre désir est d'être sauvé, nous ne pouvons pas passer par-dessus cette étape : la purification par son sang versé, dans un abandon total à la volonté du Père. Trop souvent nous essayons d'aller directement à Christ souverain sans être purifiés ni prêt à tout renoncer pour Lui.  C'est comme si nous voulions être sauvés, mais sans être vraiment justifiés car nous nous justifiant nous-mêmes en n'allant pas à Lui tels que nous sommes. En Jérémie 2:22, il est écrit ce que pense Dieu de cette conduite: "Quand tu te laverais avec du nitre, quand tu emploierais beaucoup de potasse, ton iniquité resterait marquée devant moi, dit le Seigneur, l’Éternel." 

Il n'y a pourtant qu'en acceptant d'être lavés dans le sang de Jésus que toutes nos souillures peuvent être effacées. Nous ne pourrons faire aucune bonne oeuvre ou aucune grande profession de foi qui remplacera le précieux sang de Jésus. L'auteur de la lettre aux Hébreux déclare en Hébreux 9:22 : "(...)sans effusion de sang il n’y a pas de pardon." Nous comprenons donc ceci: celui qui veut réellement être sauvé n'a pas d'autre choix que d'être justifié dans le sang de Jésus. Il n'y a que par ce sang que le Père reconnaît ceux qui sont siens. Et c'est encore à cause de son sang versé que Jésus intercède pour ceux qu'il a délivré de la mort qui leur était promise, à cause de leurs péchés. 

Hébreux 10:19-22 : "Ainsi donc, frères, puisque nous avons, au moyen du sang de Jésus, une libre entrée dans le sanctuaire par la route nouvelle et vivante qu'il a inaugurée pour nous au travers du voile, c'est-à-dire sa chair, et puisque nous avons un souverain sacrificateur établi sur la maison de Dieu, approchons-nous donc avec un cœur sincère, dans la plénitude de la foi, les cœurs purifiés d'une mauvaise conscience, et le corps lavé d'une eau pure.

La prédication de la croix est peut-être une folie pour ceux qui se perdent; qu'elle ne devienne pas folie non plus pour ceux qui font profession de foi. Aucun discours dit "spirituels" ni aucune oeuvre bonne ne saura jamais voiler la face de Dieu sur nos iniquités. N'oublions jamais cette vérité essentielle: c'est par la mort de Jésus que nous vivons, et c'est en lui seul que nous avons un libre accès au Père.

Que toute la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen.

samedi 12 août 2017

Et sa sueur devint comme des grumeaux de sang

Étant en agonie, il priait plus instamment, et sa sueur devint comme des grumeaux de sang, qui tombaient à terre (Luc 22:44).

Nous reconnaissons généralement que Jésus, au jardin de Gethsémané, lorsqu'Il s'éloigna de ses disciples, pria non seulement le Père, s'il était possible, "d'éloigner cette coupe de douleur" de Lui, mais Il pria également pour nous. N'était-Il pas le Rédempteur, le Sauveur par qui nous serions réconciliés au Père? Ceci est vrai, et nous y reviendrons plus loin.

Mais il est une autre leçon à tirer de ce court passage. C'est que Jésus, devant la perspective d'être séparé pour un moment - par la mort - du Père, à cause du poids des péchés de l'humanité qu'Il portait, était dans une telle agonie et priait avec une telle ferveur qu'il est dit que "Sa sueur devint comme des grumeaux de sang". Ceci nous démontre à quel point nous devons avoir horreur du péché dans notre vie; nous savons que le péché nous éloigne de Dieu et que si nous ne nous repentons pas, il nous en séparera pour l'éternité. Jésus ne priait pas afin d'être Lui-même délivré du péché, car Il n'avait jamais péché. La Bible dit toutefois que "tous ont péchés et sont privés de la gloire de Dieu" (Romains 3:23). Il n'y a pas de place pour les compromis dans la vie de ceux qui se réclament de Christ. "Cette petite désobéissance n'est pas si grave, cette autre ne l'est pas non plus". Et nous voilà soi-disant chrétiens vivant comme ceux qui ne connaissent pas Dieu! Qu'il n'en soit pas ainsi! Nous voyons le résultat d'une humanité qui a abandonné son Dieu Créateur; laissée à elle-même, elle va à la dérive et est sans cesse livrée aux tourments causés par ses péchés et répète toujours les mêmes erreurs. Les hommes n'apprennent pas, ils sont orgueilleux, avides d'argent, égoïstes, appelant le mal bien, et le bien, mal. Ces tourments sont terrestres seulement, et nous voyons l'étendue des dommages; les guerres, les millions de morts innocents, les enfants et les vieillards abandonnés et maltraités, la désolation physique et morale de l'humanité, et quoi encore! Ô combien plus grande sera la désolation pour l'esprit des perdus lorsqu'ils seront à tout jamais séparés de Celui qui les avait créés "à son image et à Sa ressemblance", faits pour Lui, et Lui, pour eux.  Nous avons un aperçu de l'agonie des perdus lorsque nous lisons la parabole de Jésus du pauvre et du mauvais riche en Luc 16:19-31. Mais il est trop tard à ce moment-là pour être dans l'agonie vis-à-vis du péché. C'est ici-bas que nous devons l'honnir et le bannir de nos vies, avec l'aide de Dieu!  

Nous chrétiens, nous devons prier pour avoir la force de résister aux tentations; nous savons que sommes nos pires ennemis! Jésus dira que le mal ne vient pas du dehors, mais du dedans (Marc 7:21-23). Nous devons constamment reconnaître, jour après jour, combien nous avons besoin de Jésus; à quel point Son sacrifice est important pour nous; sans Lui, nous ne sommes capables que du pire, quoi que nous en pensons! Souvenons-nous: notre Sauveur Jésus, Créateur de toutes choses, lorsque, dans un corps d'homme, fut confronté à la laideur du péché et de ses effets dévastateurs, pria avec une ardeur renouvelée. Cela nous enseigne avec quelle ardeur nous devons prier pour nous-mêmes et pour les autres! 

Hébreux 5:7-9 nous décrit la supplication de Jésus à Gethsémané: "C’est lui qui, dans les jours de sa chair, ayant présenté avec de grands cris et avec larmes des prières et des supplications à celui qui pouvait le sauver de la mort, et ayant été exaucé à cause de sa piété, a appris, bien qu’il fût Fils, l’obéissance par les choses qu’il a souffertes, et qui, après avoir été élevé à la perfection, est devenu pour tous ceux qui lui obéissent l’auteur d’un salut éternel". 

Il est intéressant de constater que l'auteur de la lettre aux Hébreux poursuit en disant au verset 11: "Nous avons beaucoup à dire là-dessus, et des choses difficiles à expliquer, parce que vous êtes devenus lents à comprendre". Ne soyons pas de ceux qui sont lents à comprendre! Le fait que Jésus ait été dans une telle agonie devant la laideur de l'oeuvre du péché devrait nous enseigner plus que tous les discours des meilleurs orateurs ou écrivains chrétiens de cette planète! 

Genèse 3:19 nous enseigne, comme une allégorie,  que, pour l'homme, la sueur est une conséquence du péché. "C’est à la sueur de ton visage que tu mangeras du pain, jusqu’à ce que tu retournes dans la terre, d’où tu as été pris; car tu es poussière, et tu retourneras dans la poussière". Mais Jésus n'était pas originellement poussière, et Il ne devait pas retourner à la poussière comme le commun des mortels. Nous n'avons pas besoin ici d'expliquer longuement le lien avec le verset qui nous intéresse. Jésus, portant les péchés du monde, subit à son tour les conséquences du péché. Il fût tourmenté plus que de coutume la veille de son arrestation. L'apôtre Paul dira en Éphésiens 6:12 que "nous n'avons pas à lutter contre la chair et le sang, mais contre les dominations, contre les autorités, contre les princes de ce monde de ténèbres, contre les esprits méchants dans les lieux célestes". C'est ce combat que mena Jésus. Il sua, et de Sa sueur sortit du sang. Le sang, c'est la vie. Nous avons là les prémices de la rédemption et de l'oeuvre de la croix (Jean 19:34): les conséquences du péché ont été vaincues et la vie s'est manifestée. Ô comme l'ennemi trembla lorsqu'il vit la victoire de Jésus. La sueur n'est pas demeurée sueur seulement, mais par ses prières ferventes, dans son combat acharné, on vit l'exaucement de Dieu en ce que la sueur de Jésus fût comme transformée en sang. Que cela nous enseigne que nous ne serons jamais vainqueurs par nos paroles seulement! Dieu doit mettre Sa main, et il n'y a que dans les combats spirituels qu'Il peut se manifester. Un chrétien qui n'accepte pas de prendre les armes spirituelles que Dieu lui donne n'est pas un véritable chrétien; oh il s'efforce de combattre sa propre chair et ses convoitises, mais il retombe toujours dans le péché. Pourquoi? Parce qu'il pense que, par sa propre sueur, c'est à dire par ses efforts, il parviendra à vaincre le péché. Mais il lui manque le sang, le sang de Jésus! Nous demeurons sous l'effet du sang de Jésus lorsque nous Lui obéissons. Il n'existe pas d'autres chemins. L'auteur de la lettre aux Hébreux ne dit-il pas de Jésus "qu'il a appris l'obéissance"? Combien plus devons-nous être obéissants, nous, poussières, destinés à la poussière! C'est à la sueur de notre visage que nous mangeons notre pain terrestre, mais cette sueur ne suffit pas dans notre combat contre les forces des ténèbres. Ne nous lassons pas de prier, pour nous-mêmes et pour les autres!

Prions.

Seigneur, je reconnais la laideur du péché dans ma vie ainsi que tous ses effets dévastateurs. L'ennemi offre les plaisirs du péché, mais il en cache toujours le prix. Si mon maître Jésus a combattu à ce point dans la prière et les supplications, cela me montre à quel point je suis encore trop loin de Toi. Je suis comme une petite barque sans gouvernail perdue dans l’immensité d'un océan quelconque; les nuages avancent à une vitesse foudroyante; la tempête est inéluctable. Qui me délivrera? Qui me sauvera? Seras-ce ma sueur, alors que je rame de toutes mes forces? Mais pour aller où? Comment éviter la destruction annoncée d'avance? Personne de sensée oserais prétendre sortir vivante d'une telle catastrophe s'avançant vers elle! Seigneur Dieu, je suis véritablement trop loin du rivage! 
Cette conscience du péché et ses effets destructeurs dans ma vie, je veux la posséder et tous les jours de ma vie, je m'approcherai de Toi dans la prière et les supplications. Avec ferveur, j'implorerai ton assistance, car sans Toi, je ne peux rien faire! Jésus, j'ai besoin de Toi, et à chaque nouveau jour que Dieu me prête la respiration, je reconnaîtrai ma totale dépendance envers Toi. Ton sacrifice a été accompli une fois pour toutes, mais j'ai besoin de son oeuvre à chaque jour, à chaque heure, à chaque seconde. Je sais que mes efforts sont, et seront vains si Ta main, Seigneur Dieu, ne me bénis pas. Alors que nous sommes dans les derniers jours, j'implore de nouveau Ta pitié et Ta miséricorde, Seigneur Dieu. Entends ma voix; vois la détresse dans laquelle je me suis plongé(e). J'ai tant besoin de Toi, Jésus! Je soupire après Toi, et comme je mange le pain de tous les jours, je veux manger de la manne céleste qui se trouve en Toi seul. Merci mon Dieu pour Ta parole qui m'enseigne, qui me reprends et me corrige. Merci pour cette ferveur de Jésus dans le combat spirituel, car c'est un modèle à suivre dans ce monde sans foi ni loi. Dans les bons et les mauvais jours, je veux être ce témoin fidèle et efficace, travaillant sans relâche à mon salut et à celui de mon prochain, et comme Toi Jésus Tu t'es rendu obéissant jusqu'à la mort, je veux obéir et aimer Tes commandements, et les mettre en pratique avec l'aide du Saint-Esprit. Merci Seigneur Dieu tout-puissant, merci Jésus, merci précieux Saint-Esprit, Amen.

samedi 29 avril 2017

Le Messie sera retranché, et Il n'aura pas de successeur, par Charles H. Spurgeon

"Un Oint sera retranché, et il n’aura pas de successeur." Daniel 9:26

Que son Nom soit béni, car il n’y avait en Lui aucune raison pour qu’Il meure. La mort n’avait aucun droit sur Lui car il n’y avait en Lui ni péché originel, ni péché commis pendant sa vie sur la terre. Personne n’avait le droit de le faire mourir car Il n’avait fait de tort à personne; personne n’aurait pu le retenir de force s’Il n’avait pas Lui-même consenti à mourir. Mais voilà: l’un pèche et un autre souffre. 
Nous avons offensé la justice, Il a payé pour l’expiation de nos offenses. Des torrents de larmes, des montagnes d’offrandes, des mers de sang des bœufs et des collines d’encens auraient été inutiles pour la rémission des péchés. Mais Jésus a été crucifié pour nous et en même temps la colère qui pesait sur nous a été retranchée, car le péché a été jeté au loin à jamais. Grâce à sa sagesse, le plus sûr et rapide moyen d’expiation par substitution fut mis en place! Cet acte d’humiliation a fait porter au Messie, au Prince, une couronne d’épine et l’a fait mourir sur une croix; c’est cet amour qui a conduit le Rédempteur à sacrifier sa vie pour ses ennemis! 

Cependant, rester en admiration devant le spectacle de l’innocent versant son sang pour le coupable est insuffisant. En effet nous devons être certains de l’intérêt que nous avons dans ce sacrifice. Le but précis de la mort du Messie est le salut de son Église. Sommes-nous de ceux pour qui Il a offert sa vie en rançon? Le Seigneur Jésus est-il notre avocat devant le Père? Sommes-nous guéris par ses meurtrissures? Cela serait une chose terrible de manquer notre part du sacrifice de Jésus; mieux vaudrait ne pas être né. La question est solennelle; mais elle se pose dans des circonstances joyeuses car c’est une question à laquelle peut être donnée une réponse claire et juste. Pour tous ceux qui croient en Lui, Il est un Sauveur au présent et sur chacun d’eux le sang de la réconciliation a été répandu. 

Que tous ceux qui se confient en la valeur de la mort du Messie soient joyeux à chaque fois qu’ils le commémorent et que leur sainte reconnaissance les mène à une pleine consécration à son service. 

Par Charles H. Spurgeon