Affichage des articles dont le libellé est folie. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est folie. Afficher tous les articles

dimanche 30 août 2026

Dieu confond les sages

 

"Joseph vit avec déplaisir que son père posait sa main droite sur la tête d'Ephraïm; il saisit la main de son père, pour la détourner de dessus la tête d'Ephraïm, et la diriger sur celle de Manassé" (Genèse 48:17).

"Mais Dieu a choisi les choses folles du monde pour confondre les sages; Dieu a choisi les choses faibles du monde pour confondre les fortes" (1 Corinthiens 1:27).

À l'époque, la coutume était de bénir le premier-né. C'est pourquoi Joseph dira au verset 18: "Pas ainsi, mon père, car celui-ci est le premier-né; pose ta main droite sur sa tête". Mais cet exemple nous montre une fois de plus que Dieu ne pense pas comme nous. Souvenons-nous lorsque le prophète Samuel eut à oindre un nouveau roi pour remplacer Saül. L'épisode en est presque comique, lorsqu'Isaï fit passer ses sept fils devant Samuel, mais aucun n'était le choix de Dieu. 

Mais Dieu dit une chose intéressante au verset 16 de 1 Samuel: "Lorsqu'ils entrèrent, il se dit, en voyant Eliab: Certainement, l'oint de l'Éternel est ici devant lui. Et l'Éternel dit à Samuel: Ne prends point garde à son apparence et à la hauteur de sa taille, car je l'ai rejeté. L'Éternel ne considère pas ce que l'homme considère; l'homme regarde à ce qui frappe les yeux, mais l'Éternel regarde au coeur".

La grâce de Dieu est source de salut pour tous (Tite 2:11), mais malheureusement, ce ne sont pas tous qui l'acceptent. Et lorsque nous marchons à Sa suite, notre Seigneur ne nous accorde pas tous les mêmes dons et les mêmes grâces. Nous n'avons à jalouser qui que ce soit pour leurs grâces, Dieu ne se trompe pas lorsqu'Il accorde à l'un et à l'autre, selon Son bon vouloir. C'est pourquoi Israël répondit à Joseph, au verset 19: "Je le sais, mon fils, je le sais; lui aussi deviendra un peuple, lui aussi sera grand; mais son frère cadet sera plus grand que lui, et sa postérité deviendra une multitude de nations".

C'est une image de notre deuxième verset d'introduction; Dieu choisi souvent les choses qui semblent folles aux yeux des sages de ce monde afin de les confondre. Plus nous semblons faibles et fous, plus la grâce et la gloire de Dieu peut rayonner en nous et à travers nous. Lorsque nous sommes suffisants et fiers, lorsque le nom le plus grand dans notre vie est celui que nous portons, lorsque le nom que nous défendons le plus est le nôtre plutôt que celui de Jésus-Christ, alors nous sommes dans le pétrin spirituellement, et il est peu probable que nous soyons utilisés par Dieu pour quoi que ce soit, hormis que, pour d'autres, nous servions un jour d'exemple de tout ce qu'il ne faut pas faire.

Bien sûr, Dieu utilise les hommes de toutes le classes de la société, riches ou pauvres, éduqués ou illettrés, mais le plus souvent, nous l'avons vu dans l'Histoire, ce sont de simples hommes qu'Il a utiliser pour porter l'Évangile au pus grand nombre, comme les disciples, comme Pierre, qui ne savait même pas écrire (1 Pierre 5:12), mais, poursuit-il, "je vous atteste que la grâce de Dieu à laquelle vous êtes attachés est la véritable". 

Est-ce surprenant qu'il en soit ainsi? Qu'est-il dit de Jésus en Esaïe 53? Les hommes ne l'ont point connu, ni reçu, parce que le Seigneur s'est élevé "comme une faible plante, sans beauté, ni éclat", n'ayant rien dans son aspect pour nous plaire. Et il est dit de Lui au verset 3: "Méprisé et abandonné des hommes", et pourtant, au verset 4, "ce sont nos souffrances qu'il a portées, c'est de nos douleurs qu'il s'est chargé". 

Dieu a utilisé le Christ pour nous sauver, Lui qui n'avait rien pour attirer les acclamations d'un monde déchu, mais qui avait grandement, et qui a toujours grandement besoin d'un Sauveur. Il n'est donc pas surprenant qu'Il utilise encore de nos jours ceux qui, selon les "experts" de ce monde, manquent "d'estime de soi". Il est vrai que cela ne nous est d'aucune utilité de nous déprécier sans raison, mais comprenons que notre vraie valeur nous est donnée par le Christ en nous; le reste est appelé à disparaître, car, nous sommes poussière, et nous retournerons à la poussière (Genèse 3:19). 

Au temps de Jésus, il a plu à Dieu d'utiliser ceux qui n'avaient aucune raison de se glorifier eux-mêmes, et il en est de même aujourd'hui. C'est ainsi qu'Il humilie les "grands" de ce monde, ceux qui ne considèrent pas les voies de Dieu comme étant dignes d'être suivies. 

Trop souvent, les chrétiens marchent selon les apparences, ils se contentent d'un voile religieux pour couvrir leur manque de piété, et quand quelqu'un marchant véritablement avec le Seigneur remarque leur hypocrisie, plutôt que de se repentir et de changer de voie, ils ajoutent un voile, disant: "Seul Dieu me juge". Et ils ont raison, ils se placent sous Son jugement, mais il ne sera pas celui espéré. Dieu n'a rien à faire de l'image que nous tentons de projeter aux autres. Attention donc de ne pas prétendre seulement marcher avec Christ, tout en ne considérant pas attentivement Ses voies. Dieu ne regarde pas aux apparences, mais Il regarde le coeur de chacun. Nous ferions bien de ne pas l'oublier.

Après avoir vu les sept fils d'Isaï, et ayant su que l'Éternel ne choisit aucun d'eux, Samuel demanda: "Sont-ce là tous tes fils?" Et Isaï répondit: "Il reste encore le plus jeune, mais il fait paître les brebis" (1 Samuel 16:11). Les bergers étaient mal vus, ils étaient considérés comme des moins que rien, et on le voit clairement dans cette famille, où le père, jusqu'à ce que Samuel lui pose la question, ne daigna même pas parler de David. Pourtant, c'est lui que Dieu avait choisit. 

Cette idée que les bergers étaient de mauvaises personnes persista même jusqu'au temps de Jésus. Et n'est-il pas intéressant que le Christ, le "fils de David", se soit Lui-même désigné comme étant le "Bon Berger" (Jean 10:14)? Trop souvent, en lisant ce passage, nous mettons l'accent que sur les brebis, c'est à dire, sur nous. "Oh, comme c'est bon de savoir que le Bon Berger veille sur moi". C'est vrai, c'est bien, c'est encourageant, mais nous manquons une partie du message si nous nous arrêtons là.

Car, en y réfléchissant, n'est-il pas intéressant de constater que le Christ se soit appelé Lui-même du nom de ceux qui étaient parmi les plus rejetés des hommes de son époque? Quelle audace avons-nous alors, lorsque nous défendons avec hargne notre propre nom plutôt que le Sien, sachant que Lui, le Roi des rois, le Seigneur des seigneurs, s'est appelé lui-même du nom de ceux qui était parmi les plus moqués et les plus rejetés de Son époque!

Cela devrait nous amener à réfléchir sur notre marche chrétienne. Quelles sont nos priorités? Qui est à la première place dans notre vie? Dans notre attitude, dans nos propos, quel nom élevons-nous, le nôtre ou celui de notre Seigneur et Maître? Suis-je parmi les choses folles du monde, ou suis-je constamment en train d'essayer de me hisser parmi celles qui sont considérées comme sages par ce monde? Attention qu'il ne soit pas dit de nous : "Ne prends point garde à son apparence, car je l'ai rejeté". Encore une fois, c'est très important, Dieu n'a rien à faire de l'apparence de notre piété, Il voit notre cœur, rien ne Lui est caché. 

Qu'il soit dit de nous que, lorsque nous nous battons pour quelque chose, nous le faisons sur nos genoux, courbés dans la poussière du sol, et non pas avec la tête haute comme si nous étions un souverain défendant sa propre bannière. Les temps sont courts, plus que jamais, il faut marcher dans l'humilité, car Dieu résiste aux orgueilleux, mais Il fait grâce aux humbles (Jacques 4:6).

"Les corps des animaux, dont le sang est porté dans le sanctuaire par le souverain sacrificateur pour le péché, sont brûlés hors du camp. C'est pour cela que Jésus aussi, afin de sanctifier le peuple par son propre sang, a souffert hors de la porte. Sortons donc pour aller à lui, hors du camp, en portant son opprobre. Car nous n'avons point ici-bas de cité permanente, mais nous cherchons celle qui est à venir" (Hébreux 13:11-14).

"Cherchez l'Eternel, vous tous, humbles du pays, qui pratiquez ses ordonnances ! Recherchez la justice, recherchez l'humilité! Peut-être serez-vous épargnés au jour de la colère de l'Eternel" (Sophonie 2:3). Que toute la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen.



dimanche 14 juillet 2024

Le chemin étroit, folie pour ceux qui périssent

Car la prédication de la croix est une folie pour ceux qui périssent (1 Corinthiens 1:18).

La prédication de la croix, les choses qui concernent le royaume de Dieu sont une folie pour ceux qui périssent. Les vrais chrétiens sont ridiculisés par ceux qui sont sur le chemin de la perdition, que ce soit par des païens avoués ou par des "chrétiens" de nom seulement, mais qui n'ont aucune intention de se soumettre à Dieu. Sous prétexte de n'être pas des légalistes, ils en viennent à vivre littéralement comme des païens et se croient pourtant sanctifiés et sauvés!


Le chemin du chrétien, c'est pourtant celui sur lequel Christ a marché avant Lui. Quel sort Lui à-t-on réservé? Il a été traité comme le dernier des malfaiteurs; on lui a arraché la barbe, on lui a craché au visage, il n'y a rien qu'on ne lui a pas fait. Sur le chemin du Calvaire, Il a encore été ridiculisé et maltraité; même chose lorsqu'Il était suspendu sur la croix (Luc 23:35-37). Cela ne devrait donc pas nous surprendre outre mesure que les "sages" de ce monde nous ridiculisent lorsque nous démontrons, par une vie obéissante, que nous marchons à la suite de Christ. À leurs yeux, c'est une folie ennuyeuse et sans intérêt. L'idée de nous soumettre à un Dieu que l'on ne voit pas physiquement, mais qui est seulement visible à travers ce qu'Il a créé est incompréhensible pour l'âme non régénérée.

Non seulement l'enseignement de Christ est absurde aux yeux de ceux qui ne sont pas régénérés, mais l'idée que Sa mort sur la croix puisse avoir un effet quelconque sur notre vie, et que son sang nous donne le pardon de nos péché les offense littéralement! "S'Il n'a pas pu se sauver Lui-même, comment pourrait-Il nous sauver"? disent-ils, moqueur. Ils sont complètement aveugles à tout ce que le Christ a fait de Son vivant, et à ce qu'Il fait encore aujourd'hui. Mais ce qui est le plus méprisable pour l'âme charnelle et non régénérée, c'est l'idée même de tout soumettre à Dieu, dans une soumission totale à Sa volonté, comme nous avons vu Jésus le faire, jusqu'à la mort même de la croix.

Cette idée que la soumission à Dieu ne saurait souffrir d'aucun partage ne plaît pas même à une majorité de chrétiens de nom, qui apprécient la religion facile qui leur dit que Dieu les accepte tels qu'ils sont, pourvu qu'ils fassent profession de croire en Christ. Lorsque vous leur pointez les versets qui affirment clairement qu'il ne suffit pas de faire profession de croire, mais que si nous croyons vraiment, nous marcherons aussi comme Christ a vécu (1 Jean 2:6), ils vous sortent un flot de paroles concernant l'amour et la grâce de Dieu, qui est supposé tant les aimer qu'Il comprend leur faiblesse et les patienterait et les pardonnerait jusqu'à leur mort sans jamais leur faire un quelconque reproche. Ils oublient volontairement le passage en Hébreux 12:8 que ceux qui ne sont jamais repris par Dieu lorsqu'ils lisent leur Bible, c'est qu'ils sont illégitimes, ils ne sont pas des vrais fils et filles de Dieu, Il ne les connaît même pas! Car Jésus est venu pour sauver ceux qui se reconnaissent vraiment pécheurs et perdus (Marc 2:17), et non pas ceux qui se voient bien et qui approuvent leur propre conduite. Paul dira en 2 Corinthiens 10:12 qu'ils manquent d'intelligence en prenant leur propre mesure en se comparant à eux-mêmes".

L'enseignement de Jésus en Mathieu 16:24 de renoncer à soi-même et à Le suivre en portant notre croix est rarement annoncé de nos jours, parce qu'il n'est pas apprécié par les chrétiens de nom, qui n'aiment pas cette "vieille idée ancestrale" de "se soumettre". La soumission, pensent-ils, était une tare des temps anciens, une tare que nous trouvions dans les "sociétés patriarcales" et qui doit être éradiquée de la société actuelle. Ils veulent "couper" et "casser" les supposés "liens" de ceux qui cherchent encore à obéir à cet enseignement qui leur fait horreur, afin soi-disant de les en "libérer". Ils ne font rien de nouveau; déjà en Psaume 2, il est question de ces gens qui disent: "Brisons leurs liens! Délivrons-nous de leurs chaînes"! De quoi veulent-ils donc être libérés? De cet enseignement tant méprisé de la soumission et de l'obéissance sans compromis à Dieu. Ils veulent pouvoir faire tout ce qu'ils veulent tout en prétendant être des "enfants de Dieu".

Nous savons pourtant que seul ceux qui sont conduits par l'Esprit sont fils et filles de Dieu. Bien sûr, tous prétendront être "conduits par l'Esprit", mais il vivent pourtant selon la chair, leurs affections sont dans les choses de la chair (Romains 8:5). "On reconnaît l'arbre à ses fruits", dira Jésus en Matthieu 7:16. C'est donc une folie pour eux de se soumettre à Dieu. Ainsi, ils ne sauraient être de véritables enfants de Dieu, parce qu'Il ne peut pas déverser Son Esprit en ceux qui ne se soumettent pas à Lui. Le Saint-Esprit, c'est la marque, le sceau de Dieu sur ceux qui Lui appartiennent, et dont la chair a été mortifiée avec Christ à la croix (2 Corinthiens 1:22).

Mais ce que les païens et ces chrétiens de nom considèrent folie, c'est pourtant le chemin du salut. C'est le chemin de la croix. C'est le chemin de l'abnégation de soi. C'est la porte étroite et le chemin resserré enseigné par Jésus en Matthieu 7:13-14. L'apôtre Paul dira en 1 Corinthiens 4:10: "Nous sommes fous à cause de Christ". Bien sûr, il y a probablement ici un peu d'ironie de la part de l'apôtre, mais il ne se formalise pas d'être traité ainsi par ses contemporains. Il poursuivra donc au verset 13 en disant: "Nous sommes devenus comme les balayures du monde, le rebut de tous". Mais dans quel contexte dit-il cela? Retournons au verset 11 : "Jusqu'à cette heure, nous souffrons la faim, la soif, la nudité; nous sommes maltraités, errants çà et là, nous nous fatiguons à travailler de nos propres mains; injuriés, nous bénissons; persécutés, nous supportons; calomniés, nous parlons avec bonté". C'est un contexte de renoncement de soi au service du Seigneur. Et c'est ensuite qu'il dira: "Nous sommes devenus comme les balayures du monde, le rebut de tous".

Cela ne nous rappelle-t-il pas ce qu'à vécu Jésus, et la manière dont on l'a traité? Alors que Paul et Apollos (nous savons qu'il était au moins avec Apollos par 1 Corinthiens 3:5) marchaient simplement dans les traces du Seigneur, ils étaient méprisés à cause de leur marche fidèle dans le Seigneur. Rien ne change vraiment. L'ennemi attaque toujours avec les mêmes armes, il change seulement l'emballage! Nous aimons croire que nous sommes des "petits dieux" et que nous pouvons marcher avec Christ sans vraiment nous soumettre à Sa parole, et c'est là l'un des plus grands succès de l'ennemi dans nos pays jadis chrétiens; il n'a pas pu empêcher ni persécuter le christianisme, alors il s'est infiltré dans l'Église et a corrompu le message biblique et a réussi à faire croire à bon nombres d'enseignants et de chrétiens du dimanche que Dieu est satisfait d'eux, même s'ils ne Lui obéissent pas. Imaginez! Obéir à Dieu! Obéir à la Bible! Mais vous ne savez donc pas que c'est du "légalisme"? "Nous sommes à l'ère de la grâce maintenant", disent-ils, outrés, lorsque vous leur pointez le passage de Pierre qui dit que "les élus deviennent obéissants et qu'ils participent à l'aspersion du sang de Jésus-Christ" (1 Pierre 1:2).

Ils deviennent obéissants à quoi alors? "Non mais vous exagérez, vous essayez trop de plaire à Dieu par votre obéissance à Sa parole, c'est le sacrifice du Christ que vous devez aimer". Pourtant, ce que l'apôtre Pierre dit ici, ce n'est pas que nous plaisons à Dieu par notre obéissance, mais c'est que Dieu s'est choisi un peuple qu'Il va sanctifier par Son Esprit, "afin qu'ils deviennent obéissants". L'obéissance fait partie de la nature du chrétien. Dieu nous a appelés afin que nous soyons sanctifiés et obéissants. L'un ne va pas sans l'autre. La sanctification est un processus de tous les jours, mais si je ne suis pas obéissant(e), je vais demeurer impur(e), parce que je ne participerai pas "à l'aspersion du sang de Jésus-Christ"; c'est Pierre qui le dit!

Qu'est-ce qui amène cette obéissance à Dieu? C'est la foi. Nous le savons par Romains 1:5, où Paul dit que, par Jésus-Christ notre Seigneur, "nous avons reçu la grâce et l'apostolat, pour amener en son nom à l'obéissance de la foi tous les païens". Cela ne saurait être plus clair: Le message de l'Évangile est d'amener les pécheurs, les perdus, à l'obéissance à Dieu, ce qu'ils ne peuvent pas faire tant qu'ils vivent selon la chair. Mais comme l'ennemi est rusé, et que nous n'y avons pas prêté attention, il a réussi a faire croire à de larges pans de la chrétienté moderne que l'obéissance à la parole de Dieu est en quelque sorte optionnelle. C'est faux! L'obéissance vient avec la foi, qui vient avec la sanctification, qui vient avec la purification, et ainsi de suite.

Nous comprenons par le passage de Romains 1:5 que la foi produit l'obéissance envers Dieu. Donc envers Sa parole. La foi produit la soumission à Dieu. La foi nous conduit inévitablement sur le chemin du Christ, où nous passons par la porte étroite, et ensuite nous marchons sur le chemin resserré. S'il n'y a rien de tout cela en nous, c'est que la foi n'existe qu'en paroles seulement dans notre intellect, mais elle est vaine, elle n'a aucune puissance, ce n'est pas la vraie chose! C'est une foi falsifiée, parce qu'elle n'est pas en Dieu, mais dans la chair, et que la chair ne se soumet pas à Dieu.

Donc, la "folie" (aux yeux des perdus) de celui qui croit vraiment en Jésus, par la foi, c'est qu'il voit enfin pour la première fois combien il est faible et aveugle, et il comprend profondément à quel point il a besoin d'aide de la part de Dieu pour être non seulement sauvé de la perdition éternelle, mais pour être d'abord sauvé de lui-même! Nous sommes notre pire ennemi, et nous aimons croire que "Dieu nous aime tels que nous sommes". Non! Il nous accepte tels que nous sommes, lorsque nous venons à Lui en toute humilité, dans la repentance, pour recevoir le pardon de nos péchés et recommencer une vie nouvelle en Jésus-Christ, mais Il nous aime trop pour nous laisser dans cet état! Il veut nous transformer afin que nous devenions à Son image (Colossiens 3:10); et nous qui avons crus, nous avons été baptisés, non pas simplement d'eau, qui n'a qu'une valeur symbolique extérieure d'une repentance et d'un changement de cœur qui doit déjà avoir eu lieu intérieurement, par la grâce de Dieu, mais nous avons été baptisés dans la mort de Christ, c'est à dire qu'avec Christ, en Lui, au Calvaire, nous avons subit un baptême de mort à soi et de renoncement à nous mêmes; notre nature humaine pécheresse est ensevelie avec Christ dans le tombeau, afin que nous marchions réellement en nouveauté de vie, étant transformés dans l'intelligence afin que nous puissions réellement être appelés fils et filles de Dieu, aimant ce qu'Il aime et haïssant ce qu'il déteste, nous rendant obéissants comme Christ notre Seigneur l'a été avant nous (Philippiens 2:8).

Bien sûr, le sentier de la vie éternelle est étroit et difficile pour notre nature charnelle, mais le chemin de la mort est large et facile; il n'implique aucun renoncement à soi-même. Ce n'est pas sans raison que Dieu veut une relation époux-épouse avec Son église. Les mariés, s'ils souhaitent une relation équitable et juste, peuvent-ils vivre comme s'ils étaient célibataires? Peuvent-ils continuer chacun de leur côté sans jamais accorder de temps à l'autre? Peuvent-ils arriver chacun avec leurs bagages du passé et s'y attacher comme étant un trésor d'égale valeur à la relation qu'ils sont en train de bâtir avec leur conjoint(e)? Non! Chacun d'eux doit renoncer à quelque chose, pour le bien de sa relation. C'est encore une fois ici une notion de chemin resserré, où l'on doit se dépouiller de quelque chose pour mieux s'attacher à l'autre.

Je suppose que la véritable question est: Voulons-nous de ce type de relation avec Dieu, comme Lui la désire avec nous?

Quelqu'un a écrit: "Alors que Jésus dit que "beaucoup" sont sur la voie de la destruction et que seulement "quelques-uns" empruntent la route étroite de la croix vers le salut, la plupart inversent ce que Jésus dit et prétendent que beaucoup vont au ciel et que seulement quelques-uns (si personne) ne va en enfer. Ne faites pas cela. Jésus ne joue pas avec nous. Personne ne nous aime plus que Jésus, et personne ne nous a mis en garde plus que Jésus contre le jugement et l’enfer. Et même s’il ne donne pas de pourcentages pour chaque catégorie, ne réfutez pas ses paroles en essayant de faire en sorte que "beaucoup" signifie "peu" et que "peu" signifie "beaucoup".

Il poursuit en disant: "Nous devons nous ressaisir et nous tourner vers Dieu avec plus d'humilité, en admettant que notre état est désespéré sans Lui, parce que nous avons un cœur dur et une volonté obstinée; nous sommes entêtés dans nos désirs et nous n'aimons pas qu'on nous dise quoi faire; nous ne sommes pas dociles et nous n'aimons pas écouter; nous avons des opinions bien arrêtées sur certaines choses; nous avons l'intelligence obscurcie à cause de pensées et de passions non maîtrisées; nous nous laissons facilement influencer par les modes et ce qui est populaire. Et si tout cela ne suffit pas à montrer que nous sommes dans un état désespéré, considérons que nous devenons si facilement, en un instant, désagréables, malhonnêtes, égoïstes, indisciplinés, faibles, impurs, arrogants, égocentriques, orgueilleux, insincères, avides, durs, impatients, superficiels, incohérents, infidèles, immoraux, ingrats, désobéissants, tièdes, paresseux, sans amour, sans engagement, indifférents, colériques, avides, jaloux, vindicatifs, envieux, méprisants, avares, mesquins, rancuniers, indulgents envers nous mêmes, négligents et tout simplement méchants".

Notre état est désespéré parce que nous refusons de nous attaquer à la plupart de ces problèmes dans notre vie. Et Dieu nous laisse libre, donc Il n'interviendra pas de force en nous pour nous obliger à changer. Nous avons la liberté en Jésus-Christ de Lui laisser le champs libre. Nous ne devons pas nous leurrer en pensant que nous pouvons continuer à vivre en résistant et en nous opposant au Royaume de Dieu et à ses valeurs, mais qu’ensuite, comme par magie, à notre mort, nous voudrons et pourrons soudainement entrer dans Son Royaume, auquel nous avons résisté toute notre vie! Jésus a dit que beaucoup préfèrent les ténèbres. Est-il vraiment probable que leur préférence change soudainement juste avant leur mort? La lumière glorieuse du Ciel ne leur semblera-t-elle pas dure, aveuglante et même répulsive? Dans un tel cas, le "Éloignez-vous de moi de Dieu (Matthieu 7:23) n’est-il pas à la fois une réponse juste et miséricordieuse? Pourquoi forcer une personne qui déteste la lumière à y vivre? C'est avec une grande tristesse que Dieu regarde aller les rebelles sur le chemin de la perdition! "La sagesse de ses sages périra, et l'intelligence de ses hommes intelligents disparaîtra (Esaïe 29:14).

Évidemment, pour nous qui croyons vraiment, nous devons accepter d'être ridiculisés à cause de notre foi en Christ et de ce zèle qu'Il place en nous pour Le servir et Lui obéir. Attachons-nous d'autant plus à Christ, car nous savons que les jours sont mauvais, et que l'amour du plus grand nombre s'est déjà refroidit (Matthieu 24:12). Nous avons constamment besoin de l'aide de notre grand et puissant Dieu pour mettre en pratique Sa parole (Jacques 1:22) et pour marcher à la suite de notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ. Bien sûr, Dieu peut être exigent; Il emploie certains moyens pour purifier notre foi, car, dira Pierre, elle est plus précieuse que l'or périssable, qui est pourtant purifié par le feu (1 Pierre 1:7). Les choses de ce monde son éphémères et ne durent qu'un instant, à quoi bon leur accorder trop d'importance?

"La prédication de la croix est une folie pour ceux qui périssent; mais pour nous qui sommes sauvés, elle est une puissance de Dieu" (1 Corinthiens 1:18). Elle est puissante et elle procure la vie éternelle! Il est vrai que nous ne comprenons pas tout et que nous ne marchons pas en voyant déjà, mais nous nous soumettons à Dieu, avec une pleine confiance que, ce qu'Il a dit, Il le fera. Il saura nous garder sur le chemin de la vie éternelle, malgré nos manquements, malgré nos tristesses et parfois même le découragement, mais à cause de notre obéissance et de notre soumission, Il renouvelle sans cesse nos forces (Esaïe 40:31). Se confier en l'Éternel, c'est de Lui soumettre tout notre être, sans compromis.

Tous ces chrétiens fidèles se retournent plus tard et regardent le chemin parcouru, ils reconnaissent facilement la grandeur et la puissance de Dieu; ils ont un témoignage dans leur vie de ce que seul Dieu pouvait faire. Ils sont passés à travers des impossibles, et c'est toujours Dieu qui les a supporté par Son Saint-Esprit. Le chemin de Dieu est unique pour ceux qui sont sauvés; il est bonheur pour ceux qui mettent en pratique Sa parole. C'est le plan de salut que Dieu a préparé pour Ses enfants; que nous venions à la repentance et que nous marchions en nouveauté de vie, dans l'obéissance et la soumission, tel que Jésus a vécu. À Dieu, à Jésus-Christ soit la gloire, la puissance et l'honneur; merci mon Dieu pour Ton précieux Saint-Esprit qui nous donne Ta grâce et qui nous conduit dans toute Ta vérité, qui est notre gardien.

Que le Seigneur Dieu tout-puissant nous donne sagesse et intelligence pour comprendre les Écritures, et pour la mettre en pratique, afin que nous vivions à la gloire de Son nom, Amen.

dimanche 24 septembre 2023

La voie de la désobéissance

L'homme a appris qu'en se soumettant aux commandements de Dieu, il serait heureux, mais il a choisi la voie opposée, c'est-à-dire la voie de la désobéissance, tout en sachant qu'il s'agissait de la voie de la mort. N'est-ce pas étrange, dès le commencement Dieu a mis l'homme en garde contre la rébellion, mais à travers l'histoire rare sont ceux qui lui ont prêté l'oreille. C'est ainsi qu'aujourd'hui, la présente génération se sent découragée et abattue. Elle vit en pleine confusion. 

C'est ainsi également qu'en cette ère pleine de confusion et de ténèbres que vous entendez proclamer l'abolition des lois pour ne pas dire tout simplement l'anarchie. Commencez vous à comprendre la raison pour laquelle nous avons des guerres, des querelles, des disputes? Commencez vous à comprendre pourquoi il existe en ce siècle mécanisé plus de misère et de maladies, plus de souffrances et de malheurs que jamais auparavant ? 

Chose ironique, il y a des gens qui pensent que la Bible ne fait pas autorité et qu'elle n'a pas beaucoup de valeur spirituelle. Ils disent que Dieu a mis dans l'esprit de chaque homme la faculté de juger de façon saine et juste. Quelle folie! Cette logique absurde ne tient pas debout. Jetez, je vous pris, un regard autour de vous; que voyez vous? La paix entre les hommes? L'harmonie entre les nations? Et entre les membres d'une famille? Hélas non! Chacun a ses propres opinions en matière de religion. Chacun a sa façon de penser qui lui semble bonne. Chacun a ses idées qui lui paraissent meilleures que celles de son prochain, souvent même meilleures que celles du Créateur des cieux et de la terre. 

Non mes amis, sans l'aide divine personne ne peut posséder la faculté de juger de façon saine. Personne ne peut discerner le vrai du faux, le bon du mauvais et moins encore la sagesse de la folie. Si la voie de la majorité était le barème d'après laquelle nous devrions définir ce qui est normal, il serait tout à fait normal d'être malhonnête, menteur et tricheur, puisque la plupart des gens d'après les statistiques le sont. De même, si nos lois civiles devaient être modifiées, d'après ce que la  majorité des gens font, il serait tout à fait normal qu'on commette l'adultère, puisque la plupart des couples mariés sont coupables aujourd'hui d'une façon ou d'une autre de ce péché odieux. 

La sagesse humaine, d'après la Bible, n'est que folie devant Dieu. Avez-vous jamais lu dans la Bible l'histoire des Israélites qui ne voulaient pas que Dieu règne sur eux? Ils ont demandé au prophète Samuel qu'il mette à leur tête un roi humain pour les juger et non pas Dieu lui-même. Le prophète Samuel a fait connaitre au peuple toutes les mauvaises choses qu'un roi humain ferait, les dégâts qu'il occasionnerait, les abominations qu'il commettrait. "Votre roi prendra la meilleure partie de vos champs, leur dit-il, il prendra vos serviteurs, vos servantes, vos meilleurs bœufs et vos ânes. Il prendra la dîme de vos troupeaux, et vous-mêmes, vous serez ces esclaves. Alors vous crierez contre votre roi que vous vous serez choisi, mais Dieu ne vous exaucera pas." Ces paroles sont claires, précises. Elles sont sans ambages. Le peuple, en les entendant aurait du se repentir de ses péchés, il aurait du se détourner de ses mauvaises voies et obéir à Dieu. Malheureusement les Israélites n'ont pas fait preuve de sagesse. Non, ni de sagesse, ni de bon sens, ni de compréhension spirituelle. 

"Non, dirent ils, mais il y aura un roi sur nous  et nous aussi nous serons comme toutes les nations." Cette même attitude charnelle mes amis, cet esprit de rébellion a toujours dominé les nations et il les domine encore aujourd'hui. C'est pour cette raison que les crimes se multiplient, que les malheurs augmentent de par le monde. L'homme n'a pas changé, sa nature est toujours la même, c'est-à-dire, hostile aux lois. C'est pourquoi nous avons besoin d'un changement total et radical, d'un changement dans notre façon de penser, de raisonner et de vivre. 

Auteur inconnu 

dimanche 24 novembre 2019

Réflexion sur la "folie" de croire en Dieu

Car puisque le monde, avec sa sagesse, n’a point connu Dieu dans la sagesse de Dieu, il a plu à Dieu de sauver les croyants par la folie de la prédication (1 Corinthiens 1:21).

C'est vrai qu'aux yeux du monde, il faut être fou pour croire en Dieu. L'homme sensuel et orgueilleux s'oppose à la Parole de Dieu parce qu'elle est contraire à ses désirs vains et souvent destructeurs. Nous ne pouvons ni le voir, ni le toucher. Nous ne pouvons pas lui parler comme nous le faisons entre nous. Nous ne pouvons pas l'approcher et travailler avec lui. Comment faire pour croire en quelqu'un qui semble inexistant? Qui n'est pas visible comme nous?  

Nous le connaissons à travers la Création. Si nous sommes honnête, nous acceptons facilement le fait que nous ne pouvons rien créer de tout ce qui existe; la Lune, le Soleil, la Terre et l'ordre de toutes ces choses, ordre sans laquelle la vie ne serait pas possible. La complexité du corps humain, la diversité des espèces animales et végétales, des minéraux et de tout ce qui est utile à la vie sur Terre. Un être suprême a fait ces choses, il faut une intelligence derrière une telle merveille si ordonnée. 

La meilleure manière de connaître Dieu, c'est donc d'abord de voir et de croire que tout ce qui existe a été créé par Lui. Au commencement, la Terre n'était qu'eau, et à partir d'une parole, elle est ce qu'elle est aujourd'hui, à cause de Dieu. Oui, c'est un grand Dieu! Avec une telle puissance, qui peut le conseiller? L'Évangile a toujours été, et sera toujours une folie pour ceux qui se perdent, mais pour ceux qui l’acceptent, alors leur vie est transformée pour le mieux, car ils ne sont plus soumis à la dictature de la sagesse du monde; ils en sont libérés et peuvent maintenant voir au-delà de leur petite personne. Car le plan de Dieu n'était et n'est pas que nous soyons centrés sur nous-mêmes toute notre vie, et après quoi nous mourrons. Non! Il a pensé beaucoup plus loin pour nous, Il a beaucoup plus en réserve, mais il faut les yeux de la foi pour voir et comprendre l'oeuvre de Sa grâce; le salut qu'Il nous offre gratuitement par Jésus-Christ. Cette oeuvre de la croix et du sang versé par Jésus est peut-être folie aux yeux des sages de ce monde, mais pour nous qui croyons, elle est notre espérance, ici-bas et pour l'éternité. 

Ce que les perdus considèrent comme folie, afin de se conforter dans leur propre sagesse, Dieu l'utilise pour notre salut. Faisons-lui pleinement confiance. Il sait comment tenir les astres en places, dans une parfaite coordination, Il saura également faire toutes choses bonnes, en son temps, non seulement pour nous, mais pour nos prochains.

Que toute la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen.