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dimanche 24 août 2025

Les jours de mon pèlerinage

 

Jacob répondit à Pharaon: Les jours des années de mon pèlerinage sont de cent trente ans (Genèse 47:9).

C'est intéressant de voir de quelle manière Jacob parle de sa vie terrestre au Pharaon. Il est vrai que, presque toute sa vie, il l'a passé dans les tentes sans jamais vraiment se fixer quelque part, mais n'est-ce pas aussi une représentation de la vie toute personne née de nouveau? Nous savons au fond de nous-mêmes que nous ne sommes pas à la maison dans ce monde; nous attendons la patrie céleste. Ici, nous ne sommes que de passage, exactement comme des pèlerins, cheminant tant bien que mal vers cette patrie céleste, comme nous le rappelle si bien John Bunyan dans son fabuleux "Voyage Du Pèlerin". Hébreux 11 nous parle aussi de ceux qui nous ont précédé; "C'est dans la foi qu'ils sont tous morts, sans avoir obtenu les choses promises; mais ils les ont vues et saluées de loin, reconnaissant qu'ils étaient étrangers et voyageurs sur la terre. Ceux qui parlent ainsi montrent qu'ils cherchent une patrie. S'ils avaient eu en vue celle d'où ils étaient sortis, ils auraient eu le temps d'y retourner. Mais maintenant ils en désirent une meilleure, c'est-à-dire une céleste. C'est pourquoi Dieu n'a pas honte d'être appelé leur Dieu, car il leur a préparé une cité" (Hébreux 11:13-16).

Comme c'est merveilleux de regarder tous ces exemples de foi, qui nous aident dans notre propre pèlerinage à ne pas abandonner, à avancer sans nous relâcher, malgré les épreuves et les tribulations; malgré aussi, il faut le dire, les temps de douceur où, trop souvent, nous sommes portés à baisser notre garde, ce qui nous rend vulnérable aux attaques et aux tentations de l'ennemi. Ce n'est pas à dire que nous cherchons les épreuves pour autant; la vie ici bas n'est déjà pas facile, et chaque jour peut fournir son lot de peine et de labeur. Bien sûr, nous sommes humains, cela peut parfois nous conduire à l'inquiétude lorsque, pour un moment, nous détournons nos regards de sur Jésus et que nous regardons à tout le trouble autour de nous. Corrie Ten Boom dira à ce sujet : "S'inquiéter, c'est porter le fardeau de demain avec la force d'aujourd'hui; porter deux jours à la fois. C'est avancer vers demain. S'inquiéter ne vide pas demain de sa tristesse, mais vide aujourd'hui de sa force". Jésus n'a-t-il pas dit aussi en Matthieu 6:34 qu'à chaque jour suffit sa peine?

Les paroles de Jacob nous rappellent aussi que nous sommes des étrangers sur la terre. Nous lisons en effet en 1 Pierre 2:11: "Bien-aimés, je vous exhorte, comme étrangers et voyageurs sur la terre". Étrangers et voyageurs. Bien sûr, nous pouvons nous fixer quelque part, mais nous savons que ce n'est que pour un temps extrêmement limité. Jésus dira de ceux qui Lui appartiennent qu'ils sont dans le monde, mais qu'ils ne sont pas du monde (Jean 17: 11, 14). C'est l'idée ici; nous sommes bien dans ce monde, mais nos valeurs ne sont pas les mêmes. Nous ne vivons plus dans l'idolâtrie; c'est le Christ qui est notre tout et notre but est de glorifier Dieu en toutes choses. C'est la raison pour laquelle la suite du verset 11 de 1 Pierre nous exhortera de "nous abstenir des convoitises charnelles qui font la guerre à l'âme". Elles ne glorifient pas Dieu, et elles nous détruisent!   

En reprenant notre lecture de Genèse 47:9, Jacob poursuit en parlant des jours "des années de sa vie qui ont été peu nombreux et mauvais, et ils n'ont point atteint les jours des années de la vie de ses pères durant leur pèlerinage". Cent trente ans, et il parle de jours. Cent trente ans, et il dit que non seulement les jours de sa vie ont été peu nombreux, mas qu'ils ont été mauvais. Jacob n'a pas toujours vu le monde de cette manière. Plus jeune, il était égoïste et il n'hésitait pas à flouer les autres pour son propre avancement personnel. Mais après sa rencontre avec Dieu en Genèse 32, sa vision des choses est recentrée sur celle de Dieu, qui change d'ailleurs son nom pour Israël, et il dira au verset 30: "J'ai vu Dieu face à face, et mon âme a été sauvée". 

"Enseigne-nous à bien compter nos jours, afin que nous appliquions notre cœur à la sagesse" (Psaume 90:12). Lorsque, comme Jacob, nous "comptons bien nos jours", nous constaterons qu'ils sont peu nombreux. Que sont-ils comparé à l'éternité? Si nous appliquons notre cœur à l'étude de ces choses, nous comprendrons aisément que c'est une folie de négliger l'éternité pour une poignée de plaisirs éphémères sur la terre. Jésus ajoutera: "Que sert-il à un homme de gagner tout le monde, s'il perd son âme?" (Marc 8:36 ). Il nous exhortera également à nous "amasser des trésors dans le ciel, où la teigne et la rouille ne détruisent point, et où les voleurs ne percent ni ne dérobent" (Matthieu 6:20). Il s'agit de vivre dans une repentance constamment renouvelée, avec le pardon de nos péchés et l'espérance de la vie éternelle par la foi en Jésus-Christ. 

Ces quelques versets seulement expliquent la mentalité du pèlerin chrétien. Il ne s'agit pas d'aller dans un certain lieu, au moins une fois dans notre vie, mais c'est une marche constante avec Christ sur le sentier étroit, en ne nous embarrassant pas des choses de ce monde. Le pèlerin, bien souvent, n'a qu'un sac à provision et un bâton de marche. Cela est suffisant. Bien sûr, il nous arrivera de trébucher lors de cette marche, ou cette course, comme d'autres versets de la Bible le mentionnent, mais par la grâce de Dieu, Il nous relèvera et nous persévèrerons "dans la carrière qui nous est ouverte" (Hébreux 12:1). La carrière représente ce monde, c'est notre arène, c'est notre stade; le verset nous exhorte à y "courir avec persévérance". Cela est intéressant. La notion de courir en est une de "se porter vers l'avant, sans regarder en arrière", car il y a un prix, il y a un but à atteindre à la fin de cette course. Mais qui la guide, cette course? Hébreux 12:2 répond à cette question: "Ayant les regards sur Jésus, le chef et le consommateur de la foi". Il est le guide; Il est Celui qui fixe les règles de la course et Il est Lui-même le chemin (Jean 14:6). Et Il nous a laissé Sa parole, qui nous instruit sur ce qu'Il attend de nous, et que nous comprenons et mettons en pratique avec l'aide du Saint-Esprit.  

Revenons un instant à Hébreux 12:2; Jésus, le chef et le consommateur de la foi. Cela signifie simplement qu'Il est le créateur de la foi, mais qu'Il en est aussi la fin; le but. Il est Celui qui est au départ de ce pèlerinage, mais Il est aussi Celui sur qui nous gardons les yeux fixés, pour ne pas dévier et nous éloigner du prix. Non seulement cela, mais Il est aussi Celui qui décide à l'avance de quelle longueur sera notre pèlerinage sur la terre. La suite de ce verset nous dit que Jésus, "en vue de la joie qui lui était réservée, a souffert la croix, méprisé l'ignominie, et s'est assis à la droite du trône de Dieu". Et le verset 3: "Considérez, en effet, celui qui a supporté contre sa personne une telle opposition de la part des pécheurs, afin que vous ne vous lassiez point, l'âme découragée". 

Oh oui, il y aura des obstacles dans ce pèlerinage, il y aura de l'opposition, à commencer par notre propre chair, mais nous sommes entourés d'une nuée de témoins qui ont vécu et ont vaincu par la foi, à commencer par notre Maître et Seigneur Jésus-Christ Lui-même! Gloire à Dieu! Il ne nous laissera pas tomber; Il ne nous abandonnera pas. Il va nous donner la force de terminer le parcours jusqu'au bout et de recevoir le prix de la victoire en Jésus-Christ. 
 
Mais notre cité à nous est dans les cieux, d'où nous attendons aussi comme Sauveur le Seigneur Jésus-Christ, qui transformera le corps de notre humiliation, en le rendant semblable au corps de sa gloire, par le pouvoir qu'il a de s'assujettir toutes choses (Philippiens 3:20-21).

Que toute la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen.

dimanche 17 août 2025

Ton soulier ne s'est point usé

 

"Je t'ai conduit pendant quarante années dans le désert; tes vêtements ne se sont point usés sur toi, et ton soulier ne s'est point usé à ton pied" (Deutéronome 29:5).

Cet exemple est encore une leçon pour nous aujourd'hui. Nous vivons dans un monde où la confiance en soi et l'estime de soi prennent une place importante. Jusqu'à un certain point, ce n'est pas mauvais, mais ça le devient lorsque cela conduit à faire croire à l'homme qu'il peut se passer de Dieu et qu'il peut très bien s'occuper de ses propres affaires lui-même sans avoir à se soumettre à son Créateur. À son plus grand malheur, il se trompe. 

Cette mentalité nous conduit à tout prendre sur nos épaules; nous sommes incapables de faire confiance à Dieu, même lorsque nous prétendons croire en Lui. Parce qu'Il n'est pas visible; nous ne pouvons pas le toucher, ni le voir et cela est incompatible avec cette idée que "nous pouvons tout faire nous-mêmes, quand nous le voulons". Nous n'avons plus cette capacité "d'attendre en silence le secours de l'Éternel" (Lamentations 3:26). Pourtant, il est bien dit au verset 25 que "l'Éternel a de la bonté pour qui espère en lui, pour l'âme qui le cherche". 

Cela nous ramène donc à notre verset initial: Conduits au désert sous la main puissante de Dieu, les Israélites on vu dans leur propre vie la puissance de Dieu à l'œuvre. Quarante ans au désert, et pourtant, Dieu leur a donné manne et eau du rocher; leurs vêtements ne se sont pas usés, ni leurs souliers. Certains disent que ce texte devrait être compris comme démontrant que Dieu pourvoyait aux matériaux pour que le peuple ne manque de rien et qu'il ait toujours des vêtements neufs, mais, quoi qu'il en soit, cela demeure un exemple matériel de la puissance de Dieu à l'œuvre même dans les choses que nous ne voyons pas. Ce peut être, par exemple, une prière auquel il nous semble que nous n'avons pas de réponse; une situation que nous jugeons désespérée dans laquelle nous nous trouvons, et il nous semble que Dieu tarde à nous en délivrer, mais pourtant Il est là et Il agit dans l'invisible et fait toutes choses bonnes, en Son temps (Ecclésiaste 3:11). Les exemples sont nombreux, nous traversons tous à un moment ou l'autre un désert dans nos vies, mais Dieu reste le même hier, aujourd'hui et éternellement (Hébreux 13:8).

Nous pouvons avoir confiance en Lui, en toutes circonstances. Nous étudierons donc brièvement la signification spirituelle de ces vêtements et de ces souliers qui ne s'usèrent pas. Nous tous qui avons crus sommes revêtus "de l'homme nouveau" (Colossiens 3:10; Éphésiens 4:24), et cette nouvelle nature n'est pas de nous, mais de Dieu. Éphésiens 4:24 dit bien que cet homme nouveau est "créé selon Dieu dans une justice et une sainteté que produit la vérité". La justice et la sainteté de Dieu sont éternelles; elles n'ont pas de limite. Elles ne changent pas et ne s'usent pas avec le temps. Nous lisons en Romains 3:24 que, par la foi, nous sommes justifiés par la grâce de Dieu, "par le moyen de la rédemption qui est en Jésus-Christ". 

Lorsque nous avons foi en Jésus, c'est comme si Dieu, par Sa grâce, nous habillait de Sa justice. Tant que nous demeurons en Lui, et Lui, en nous, comment ce "vêtement" de justice pourrait-il nous être enlevé? Comment pourrait-il s'user, alors qu'il nous est fournit par un Dieu éternel?

Les souliers aux pieds. Nous avons déjà étudié cela le 28 août 2022 dans un article intitulé: "Des souliers aux pieds". "Qu'ils sont beaux sur les montagnes, les pieds de celui qui apporte de bonnes nouvelles, qui publie la paix! De celui qui apporte de bonnes nouvelles, qui publie le salut! De celui qui dit à Sion: ton Dieu règne!" (Esaïe 52:7). Il est dit dans notre texte d'ouverture que l'Éternel s'est assuré que les souliers de Son peuple ne s'usent pas. N'est-il pas écrit en Éphésiens 6:15 : "Mettez pour chaussure à vos pieds le zèle que donne l'Evangile de paix" ? Lorsque Dieu nous demande de faire quelque chose, Il nous en donne non seulement les moyens, mais Il nous donne aussi la capacité de mener à terme ce que nous avons commencé! Il avait demandé à Son peuple de sortir d'Égypte afin d'entrer en Terre Promise; malgré la rébellion de Son peuple, Il a été fidèle et Il leur a démontré l'étendue de Sa puissance et de Sa gloire. C'est d'ailleurs ce que Moïse cherche à leur rappeler dans ce passage des Écritures: "Vous avez vu tout ce que l'Eternel a fait sous vos yeux" (Deutéronome 29:2). 

S'il est une seule bonne raison de regarder en arrière, c'est bien de se rappeler de tout ce que le Seigneur a fait, d'où Il nous a tiré et vers où Il nous emmène!

Sachons qu'Il ne nous demandera jamais d'œuvrer dans Son ministère, peu importe notre appel, sans nous en donner les moyens. Après nous avoir pardonné, par l'œuvre expiatoire de Christ à la croix, Il nous ordonne de marcher sur les traces de notre Seigneur Jésus. Il nous demande aussi de le faire avec persévérance (Luc 21:19; Hébreux 10:36; Apocalypse 14:12). Nous devons comprendre ici que nous n'avons pas à chercher ailleurs qu'à Dieu pour obtenir le secours dont nous avons besoin, quel qu'il soit. S'il s'est occupé fidèlement de fournir la nourriture, l'eau et les vêtements à Son peuple pendant quarante ans dans un désert inhospitalier, Il peut, et Il va aussi nous donner ce dont nous avons besoin dans notre pèlerinage ici-bas. Jésus nous dira d'ailleurs de ne pas nous inquiéter pour les choses de ce monde, car notre Père céleste connait nos besoins (Matthieu 6:32-33). 

Dans notre marche avec Christ, Il nous a mit des chaussures aux pieds. Dans quelle direction vont-ils? Allons-nous de l'avant sur le sentier étroit? Sommes-nous fidèles, selon l'exhortation du Maître en Apocalypse 2:10 : "Sois fidèle jusqu'à la mort, et je te donnerai la couronne de vie". Certainement, si nous persévérons sur le sentier que nous devons suivre, les souliers de l'armure spirituelle dont Il nous revêt ne s'useront pas! Faisons-Lui confiance; gardons les yeux fixés sur Lui, et Il prendra soin de nous. "Le Seigneur est fidèle, il vous affermira et vous préservera du malin" (2 Thessaloniciens 3:3).    

"Non pas à nous, Éternel, non pas à nous, mais à ton nom donne gloire, à cause de ta bonté, à cause de ta fidélité" (Psaume 115:1). 

dimanche 16 février 2025

La lettre et l'esprit

 

"Car la lettre tue, mais l'esprit vivifie" (2 Corinthiens 3:6).

Aux versets 2 et 3, Paul nous parle d'une première "lettre". Il dit: "C'est vous qui êtes notre lettre, écrite dans nos cœurs, connue et lue de tous les hommes. Vous êtes manifestement une lettre de Christ, écrite, par notre ministère, non avec de l'encre, mais avec l'Esprit du Dieu vivant, non sur des tables de pierre, mais sur des tables de chair, sur les cœurs." De quoi parle-t-il ici? Si nous retournons au verset 1, nous voyons que son ministère était attaqué. Il dit: "Commençons-nous de nouveau à nous recommander nous-mêmes?" Des gens essayaient d'influencer les Corinthiens et de les entraîner loin des enseignements de Paul en leur enseignant un évangile dilué. En effet, en 2 Corinthiens 2:17, Paul dit : "Nous ne falsifions point la parole de Dieu, comme font plusieurs; mais c'est avec sincérité, mais c'est de la part de Dieu, que nous parlons en Christ devant Dieu." 

Nous voyons que déjà à cette époque, les faux enseignants étaient à l'œuvre pour tromper les chrétiens et les éloigner de la vérité. L'ennemi a toujours agit ainsi; il essaie de détourner les chrétiens de la vérité en leur faisant croire des mensonges, ou sinon il essaie de les influencer en leur faisant tout rejeter. Il n'y a rien d'étonnant à cela, il dira en 2 Corinthiens 11: 14-15 que "Satan lui-même se déguise en ange de lumière. Il n'est donc pas étrange que ses ministres aussi se déguisent en ministres de justice." Et il ajoute: "Leur fin sera selon leurs œuvres."

Leurs œuvres prouvent qui ils servent. Nos œuvres prouvent qui nous servons. Si nous faisons les œuvres de la chair, c'est que nous servons la chair; si nous désobéissons à Dieu, c'est que nous avons un cœur rebelle qui n'a pas été régénéré et qui n'est donc pas centré sur Christ, mais sur le "soi". Il ne peut donc pas chercher à obéir à Dieu, car il ne le peut pas. Il en est incapable! Ce sont encore là des œuvres de mort. Et Paul a constamment attaqué dans ses lettre ces faux qui se prétendent croyants, mais qui s'infiltrent dans l'église pour tromper ceux qui sont faibles dans la foi, ou ceux qui sont encore dans la chair et qui désirent un évangile approuvant leur conduite réprouvée. 

Retournons en 2 Corinthiens 2:14, où il dit: "Grâces soient rendues à Dieu, qui nous fait toujours triompher en Christ, et qui répand par nous en tout lieu l'odeur de sa connaissance!" Paul ne cherchait pas son propre intérêt, sans quoi il aurait cessé d'œuvrer dans le ministère dès les premiers vents contraires! Ce qui l'intéressait, c'était l'avancement du royaume de Dieu. Dans tous ses écrits, nous voyons qu'il tirait sa joie de Christ; il se réjouissait malgré les afflictions, il se réjouissait même lorsque le Christ était annoncé par ceux qui se faisaient ses ennemis, car, dit-il: "Christ n'est pas moins annoncé: je m'en réjouis, et je m'en réjouirai encore" (Philippiens 1:17-18). 

Ici, il se réjouit du succès qu'ils ont eu lors de ce que nous appellerions aujourd'hui la "campagne d'évangélisation" auxquelles il a participé. Loin de lui l'idée de se vanter, il est simplement heureux de voir l'Évangile progresser parmi les païens, mais aussi "parmi ceux qui sont sauvés". En effet, il dit au verset 15: "Nous sommes, en effet, pour Dieu la bonne odeur de Christ, parmi ceux qui sont sauvés et parmi ceux qui périssent". C'est dire que la vérité qu'il prêchait redressait ou affirmait ceux qui marchaient déjà avec Christ, et l'avancement qu'il voyait dans l'œuvre que Dieu lui avait donné à faire était pour lui une source de joie, mais c'était aussi une preuve que Dieu approuvait ce qu'il prêchait. "Nous sommes pour Dieu la bonne odeur de Christ". Il ne dit pas: "Nous sommes approuvés des hommes, ô quelle joie", non, mais "pour Dieu" nous prêchons Christ. 

Il dira en 1 Corinthiens 2:2 : "Car je n'ai pas eu la pensée de savoir parmi vous autre chose que Jésus-Christ, et Jésus-Christ crucifié."  Et en 2 Corinthiens 4:5 : "Nous ne nous prêchons pas nous-mêmes; c'est Jésus-Christ le Seigneur que nous prêchons". Et cet enseignement était pour Dieu "la bonne odeur de Christ". Les sacrifices que Paul faisait pour le ministère qui lui avait été confié étaient agréables à Dieu. Il dit en Romains 12: 1 : "Je vous exhorte donc, frères, par les compassions de Dieu, à offrir vos corps comme un sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu, ce qui sera de votre part un culte raisonnable." Il n'a pas qu'exhorté les autres à s'offrir ainsi comme un sacrifice vivant, c'est ce qu'il vivait!

Du milieu de ses épreuves et de ses tribulations, il se réjouissait de ce que Dieu faisait; des cœurs qui étaient touchés et des vies qui étaient transformées. L'Évangile et la connaissance de Christ se répandait "comme une bonne odeur", et ainsi, ceux qui croyaient étaient, comme le dira Paul en 2 Corinthiens 3:2, comme une "lettre de Christ" écrite par son ministère, c'est à dire que Christ utilisait évidemment le ministère de Son apôtre pour attirer les perdus à Lui. Et ces chrétiens convertis par le ministère de Paul l'ont été non pas à cause de lettres écrites avec de l'encre, mais à cause de l'action du Saint-Esprit qui a gravé en lettres de feu sur les cœurs de ces auditeurs le paroles de l'apôtre. Ils ont ainsi été convaincus "de péché, de justice et de jugement" (Jean 16:8). 

Paul poursuit donc en disant: "Cette assurance-là, nous l'avons par Christ auprès de Dieu." De quelle assurance parle-t-il ici? Il fait référence à ce qu'il a dit plus tôt au chapitre 2; savoir "qu'il était pour Dieu la bonne odeur de Christ". Les fruits, les chrétiens issus de son enseignement étaient la preuve qu'il enseignait de la part de Dieu. N'oublions pas que Corinthe était dégénérée, et pourtant, beaucoup de pécheurs qui y résidaient sont venus à Christ suite aux enseignements de Paul dans cette ville pécheresse. Il savait mieux que quiconque que l'œuvre qui y avait été faite était au-delà de toute capacité humaine; c'était une œuvre divine, surnaturelle. Ces païens convertis étaient, dit-il, "une lettre de Christ", écrite par l'Esprit du Dieu vivant. 

Il poursuit sa pensée en disant au verset 5 : "Ce n'est pas à dire que nous soyons par nous-mêmes capables de concevoir quelque chose comme venant de nous-mêmes. Notre capacité, au contraire, vient de Dieu." En d'autres mots: "Je ne suis pas en train de dire que toutes ces conversions sont le fruit de mes capacités, car cela vient de Dieu seul". Il n'y a aucun raisonnement, aucune prédication de notre part qui peut conduire quelqu'un à Christ si l'Esprit n'est pas à l'œuvre en cette personne pour lui faire comprendre l'ampleur de son péché et son ardent besoin d'un Sauveur. Notre travail est de propager avec fidélité l'Évangile de vérité, en parole et en actions, et le reste appartient à Dieu. Paul le dira ainsi en 1 Corinthiens 3:6-7 : "J'ai planté, Apollos a arrosé, mais Dieu a fait croître, en sorte que ce n'est pas celui qui plante qui est quelque chose, ni celui qui arrose, mais Dieu qui fait croître." 

Il poursuit donc au verset 6 en disant: "Il nous a aussi rendus capables d'être ministres d'une nouvelle alliance, non de la lettre, mais de l'esprit; car la lettre tue, mais l'esprit vivifie." Il parle ici d'une autre lettre. Mais d'abord, que dit-il? Il sous-entend qu'il n'est pas grand chose, car, dit-il, "Il (Dieu) nous a rendus capables d'être ministres d'une nouvelle alliance". Encore une fois, il veut que les Corinthiens comprennent bien que c'est Dieu est tout et qui fait tout; lui n'est tout au plus qu'un simple serviteur n'accomplissant que la tâche que Dieu lui a confié. Mais quelle tâche Dieu lui avait-il confié? Évidemment, c'était de proclamer l'Évangile de Jésus-Christ. C'est la raison pour laquelle il dit qu'il a été rendu capable par Dieu "d'être ministre d'une nouvelle alliance". Nous savons tous que l'ancienne alliance est la loi de Moïse, qui ne pouvait pas sauver, mais qui annonçait qu'un Sauveur allait venir; Jésus-Christ.

Le verset se poursuit, et Paul dit: "non de la lettre, mais de l'esprit". Il fait référence ici aux Pharisiens et aux maîtres de la loi de son époque; ils étaient forts sur la lettre, mais ils ne mettaient pas en pratique. Ils avaient le texte annonciateur du Messie, mais ils ne comprenaient pas ce qu'ils lisaient, parce qu'ils s'intéressaient plus aux rites et aux formes extérieures de la religion que de marcher humblement et avec obéissance envers le Seigneur. C'est pourquoi Jésus dira à ses disciples: "Faites donc et observez tout ce qu'ils vous disent; mais n'agissez pas selon leurs œuvres. Car ils disent, et ne font pas" (Matthieu 23:3). 

Ce n'est donc pas sans raison que Jésus passera une partie de son ministère à combattre l'hypocrisie des Pharisiens, qui prenaient un soin jaloux de l'apparence extérieure de leur piété, mais qui étaient remplis de malice et de péchés. Ils prétendaient observer la loi, mais ils croyaient qu'ils se sauvaient eux-mêmes par leurs œuvres. Leur cœur n'était pas droit devant Dieu. Ils n'étaient pas en règle avec Lui. Ils auraient dû connaître le Psaume 51, où David, après son péché avec Bath-Schéba, dira aux versets 16 et 17 : "Si tu eusses voulu des sacrifices, je t'en aurais offert; mais tu ne prends point plaisir aux holocaustes. Les sacrifices qui sont agréables à Dieu, c'est un esprit brisé: O Dieu! tu ne dédaignes pas un cœur brisé et contrit." Oh ils le connaissaient, mais ils étaient incapables de se reconnaître tels qu'ils étaient; le cœur brisé et contrit? Ce n'était pas pour eux. C'était pour le collecteur d'impôts là bas, et pour l'ivrogne là en bas de la rue. 

Paul poursuit donc en disant: "Car la lettre tue, mais l'esprit vivifie." La loi de Moïse avait pour but de provoquer une condamnation du péché; elle faisait connaître ce qui était bien et mal, mais elle ne pouvait pas sauver. Aujourd'hui, nous avons reçu l'Évangile de vérité. Jean dira dans son évangile, au chapitre 1 verset 17 : "Car la loi a été donnée par Moïse, la grâce et la vérité sont venues par Jésus-Christ." La loi de Moïse avait pour but de dénoncer le péché et de produire une condamnation; regardons encore une fois le cœur de David. Il dira au Psaume 32 versets 3 et 4 : "Tant que je me suis tu, mes os se consumaient, Je gémissais toute la journée; car nuit et jour ta main s'appesantissait sur moi, ma vigueur n'était plus que sécheresse, comme celle de l'été". a conscience le condamnait, il ressentait le poids de son péché et, à cause de cela, il savait et reconnaissait qu'il avait besoin d'un Sauveur pour être pardonné. Il poursuit au verset 5 : "Je t'ai fait connaître mon péché, je n'ai pas caché mon iniquité ; j'ai dit : J'avouerai mes transgressions à l'Éternel! Et tu as effacé la peine de mon péché."

Ces étonnant de voir les "chrétiens" modernes citer ce passage de 2 Corinthiens 3:6 pour attaquer celui qui les reprend par rapport à leurs péchés. "Pasteur, tu n'es qu'un légaliste, ne sais-tu pas ce que Paul a dit? Que la lettre tue, mais que l'Esprit vivifie? Sache que je marche par l'Esprit et que je ne suis plus sous l'emprise de la lettre". Ces gens sont ignorants spirituellement car ils se comparent à eux-mêmes. S'ils marchaient par l'Esprit, il leur donnerait de bien comprendre ce passage des Écritures, car en réalité, ce passage les condamne dans leurs péchés! L'esprit de cette nouvelle alliance vivifie; l'Esprit-Saint qui en découle ne nous permet pas de marcher dans le péché, donc dans la mort, car, par l'évangile de grâce, nous sommes  libérés de l'emprise du péché et de la mort!

Jean a dit que la grâce et la vérité sont venues par Jésus-Christ. Lorsqu'un tel enseignement est reçu et a fait son œuvre dans le cœur du croyant, ce dernier ne peut plus être le même. Il doit changer. C'est obligé, sinon c'est la preuve que l'Esprit n'est pas à l'œuvre en lui. Lorsque les fruits du péché abondent dans une personne dite "chrétienne", c'est la preuve que ce prétendu croyant est encore dans la mort et qu'il a besoin de repentance. Car l'Esprit vivifie. L'Esprit-Saint ne donne pas le feu vert pour pécher à ceux qu'il dirige. Au contraire, il active tous les signaux d'alarmes lorsque ce dernier s'approche trop près du précipice et qu'il est sur le point de succomber à la tentation! 

Paul dira en Galates 5:17 que la chair a des désirs contraires à ceux de l'Esprit, et que l'Esprit a des désirs contraires à ceux de la chair; ils sont opposés entre eux, "afin que vous ne fassiez point ce que vous voudriez." C'est très clair ici; lorsque nous sommes libérés du pouvoir de la mort en étant morts avec Christ à la croix, nous recevons une vie nouvelle qui n'est en rien comparable à celle d'où nous avons été tirés! Contrairement à la loi de Moïse, qui ne pouvait qu'offrir des rites aux pécheurs en attendant qu'ils puissent recevoir le pardon de Dieu, nous avons maintenant un avocat auprès du Père; Jésus-Christ le juste. Pourquoi voudrions-nous justifier nos péchés alors que nous avons un avocat prêt à plaider pour nous?  

"Si quelqu'un a péché, nous avons un avocat auprès du Père, Jésus-Christ le juste" (1 Jean 2:1). C'est la grâce. C'est l'espérance du pardon, mais encore faut-il avoir l'humilité de reconnaître nos fautes et de ne pas y persévérer! David n'est-il pas un exemple pour chacun de nous aujourd'hui? Il ne dit pas à Nathan: "Oh tu sais, ce n'est pas bien ce que j'ai fait, mais Dieu est avec moi quand même. La preuve? Je me sens bien quand je suis avec Bath-Schéba. En fait, je n'ai jamais été aussi bien de toute ma vie". Non, ce n'est pas ce que David dit. Il a dit: "O Dieu! aie pitié de moi dans ta bonté; selon ta grande miséricorde, efface mes transgressions. Lave-moi complètement de mon iniquité, et purifie-moi de mon péché. Car je reconnais mes transgressions, et mon péché est constamment devant moi" (Psaume 51:1-3). Et il n'essaie même pas de se soustraire à la punition, car il ajoute au verset 4: "J'ai péché contre toi seul, et j'ai fait ce qui est mal à tes yeux, en sorte que tu seras juste dans ta sentence, sans reproche dans ton jugement."

Wow! Voilà pourquoi il a été appelé "un homme selon le cœur de Dieu". C'est ce que Dieu cherche dans le cœur de celui ou celle qui a péché; ce cœur contrit et brisé par son iniquité. Nous ne parlons pas ici seulement d'être contrit par le fait qu'il y aura peut-être une punition attachée au péché, non, mais un cœur brisé d'avoir brisé celui de Dieu en péchant devant Sa face, après tout ce qu'Il a fait pout nous! C'est cette humilité que nous devons avoir en tant qu'enfants de Dieu nés de nouveau!

Et Paul poursuit donc au verset 12 en disant: "Ayant donc cette espérance, nous usons d'une grande liberté". Encore une fois ici, plusieurs comprennent mal ce que Paul veut dire ici. Il ne veut absolument pas dire que nous sommes libres de faire tout ce que nous voulons, même si c'est contraire à la Parole de Dieu! Jamais! Il dira en Romains 8:24 que "c'est en espérance que nous sommes sauvés". Il est très possible que Paul fasse référence à cette espérance ici; nous vivons dans l'attente d'être réuni avec notre Sauveur pour l'éternité. Mais en attendant, que faisons-nous? Persévérons-nous dans la foi ou dans la poursuite de l'accomplissement de tous nos désirs et de ce que notre nature pécheresse recherche?

Il poursuit en disant aux versets 13 et 14 : "Nous ne faisons pas comme Moïse, qui mettait un voile sur son visage, pour que les fils d'Israël ne fixassent pas les regards sur la fin de ce qui était passager. Mais ils sont devenus durs d'entendement. Car jusqu'à ce jour le même voile demeure quand, ils font la lecture de l'Ancien Testament, et il ne se lève pas, parce que c'est en Christ qu'il disparaît". Oh que cela soit un avertissement pour chacun de nous! Ils ont fixé les regards sur ce qui était passager, c'est à dire terrestre, et ils sont devenus durs d'entendement. Ils ne comprenaient rien aux choses spirituelles, malgré le fait qu'ils avaient avec eux un prophète comme il y en a eu peu sur la Terre; Moïse! Cet endurcissement du cœur s'est poursuivi de génération en génération, et Paul dit: "Jusqu'à ce jour le même voile demeure quand, ils font la lecture de l'Ancien Testament, et il ne se lève pas, parce que c'est en Christ qu'il disparaît".

Prenons garde de ne pas être de ceux qui se justifient eux mêmes et qui sondent les Écritures pour trouver quelque chose pour couvrir leurs péchés. Ils deviennent durs d'entendements, et lorsqu'ils font la lecture du Nouveau Testament, ils ont un voile devant les yeux, et il ne se lève pas, parce que c'est en Christ qu'il disparaît. Puissions-nous nous revêtir d'humilité et nous reconnaître et nous présenter tels que nous sommes devant notre avocat, Jésus-Christ, afin d'obtenir le pardon de nos fautes. 

Jésus dira bien en Luc 21:34 : "Prenez garde à vous-mêmes, de crainte que vos cœurs ne s'appesantissent par les excès du manger et du boire, et par les soucis de la vie, et que ce jour ne vienne sur vous à l'improviste". Le manger et le boire représentent la poursuite des désirs de nos cœurs, qui ne doivent pas être alignés sur ceux de ce monde. Ces choses peuvent d'abord sembler anodines, et puis lorsque nous mettons le doigt dans cet engrenage, nous devenons accaparés par elles et elles nous éloignent de Dieu et endurcissent notre cœur. Quelqu'un a dit : "Prenez garde à vous-mêmes, afin que vous ne soyez pas accablés par les tentations, ni trahis par vos propres corruptions", et cela est tellement vrai! Nous ne savons pas le jour ni l'heure où sera redemandé le souffle de vie qui est en nos narines. Assurons-nous d'être prêts à rencontrer le Seigneur en demeurant dans la force qu'Il nous donne pour résister à l'ennemi qui voudrait nous amener ou nous ramener vers les choses qui nous détruisent et nous séparent de Dieu. 

Terminons en donnant la parole à l'apôtre Paul, qui dit en 2 Corinthiens 18 : "Nous tous qui, le visage découvert, contemplons comme dans un miroir la gloire du Seigneur, nous sommes transformés en la même image, de gloire en gloire, comme par le Seigneur, l'Esprit". La gloire de Dieu a été manifestée pour nous en Jésus-Christ, et nous la voyons encore dans Sa Parole, l'Évangile de vérité dans laquelle nous pouvons plonger nos regards à tous les jours. Et celui qui y plonge les regards et qui ne se contente pas de lire ou d'écouter sans mettre en pratique sera certainement transformé, par l'œuvre du Saint-Esprit en lui, à l'image de Celui qui nous a créé et qui désire tant (malheureusement trop souvent plus que nous-mêmes) nous avoir avec Lui pour l'éternité.

"Mais celui qui aura plongé les regards dans la loi parfaite, la loi de la liberté, et qui aura persévéré, n'étant pas un auditeur oublieux, mais se mettant à l'œuvre, celui-là sera heureux dans son activité" (Jacques 1:25). Car Jésus a dit en Jean 8:32: "Vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous affranchira". 

Que toute la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen.

dimanche 26 janvier 2025

Pourquoi m'appelez-vous Seigneur?

 

Pourquoi m'appelez-vous Seigneur, Seigneur! et ne faites-vous pas ce que je dis? (Luc 6:46)

Les chrétiens de nom qui croient que les chrétiens d'aujourd'hui n'ont plus de commandements a obéir ont beaucoup de difficulté à expliquer ce verset. En effet, ces personnes voient les chrétiens fidèles, qui obéissent à Dieu et qui mettent en pratique Sa parole, et elles disent: "Voici des légalistes qui croient être sauvés parce qu'ils obéissent à Dieu". Alors qu'en fait, ces chrétiens fidèles ne vivent que la vie normale du chrétien fidèle: Dieu, ayant transformé leur intelligence, a mit en eux "un cœur nouveau" (Ézéchiel 36:26), de sorte qu'ils aiment naturellement ce que Dieu aime, et qu'ils détestent ce qu'Il haït. Ainsi, ils obéissent à Sa parole, non pas en pensant qu'ils seront sauvés par leur obéissance, mais parce que Dieu leur permet de le faire, chose qui leur était impossible lorsqu'ils étaient encore dans la chair; dans la mort. 

Pour leur part, les "chrétiens" charnels ne peuvent pas obéir à Dieu, ils ne le veulent même pas! Et, nous l'avons vu précédemment, ils se sentent "menacés" par les chrétiens fidèles et obéissants, parce que la dernière chose qu'ils désirent, c'est bien que la vie chrétienne implique l'obéissance. Prétendre avoir la foi en Christ est une chose, mais ne leur demandez pas d'en montrer des fruits! 

Ce que Jésus voulait dire était pourtant très simple: c'est facile de faire profession de croire, mais c'en est une autre de croire vraiment en Lui, avec tout ce qui vient ensuite. Cela peut inclure le rejet, la persécution, le mépris, la souffrance, même la mort (Jean 15:20)! Mais nous cherchons à être confortables, et nous voulons que notre vie spirituelle soit aussi confortable que possible, avec un Dieu qui nous aime tellement qu'Il nous laisse faire tout ce que nous voulons toute notre vie avec le paradis à la fin de nos jours! 

Mais Jésus ne dira-t-il pas en Jean 14:23 que ceux qui l'aiment gardent Sa parole? Non seulement cela, mais Il dira également au verset 15 de ce même chapitre: "Si vous m'aimez, gardez mes commandements".

D'abord, Il ne nous demandera jamais quelque chose d'impossible. Oh bien sûr, cela est impossible à l'homme charnel, mais c'est tout à fait possible au véritable enfant de Dieu, car, comme l'apôtre Paul dira : "Ce n'est plus moi qui vis, c'est Christ qui vit en moi" (Galates 2:20). C'est là toute la clé; nous ne pouvons pas obéir tant que "nous vivons", mais lorsque nous mourrons en Christ, crucifiés avec Lui, comme dira Paul un peu plus tôt dans ce verset 20, et que Christ vit en nous, alors nous pouvons "faire ce que dis Jésus"; nous pouvons garder Ses commandements et les mettre en pratique. 

Revenons donc à notre verset initial: "Pourquoi m'appelez-vous Seigneur, Seigneur! et ne faites-vous pas ce que je dis?" Autrement dit: "Pourquoi prétendez-vous que Je suis votre Seigneur et dites-vous que vous m'aimez si vous n'obéissez pas à ce que je vous ai enseigné?" Pourquoi pose-t-Il cette question? C'est qu'il y en avait qui Le suivaient et qui prétendaient croire en Lui, mais qui aimaient trop leurs péchés et qui n'avaient aucune intention de se soumettre à ce qu'Il enseignait. Et c'est la même chose qui se passe aujourd'hui! 

Lorsque vous voyez un chrétien garder Ses commandements, Lui obéir en les mettant en pratique, c'est là une preuve d'amour envers Jésus et le sacrifice qu'Il a fait à la croix. Toute profession de foi qui n'est pas accompagnée d'obéissance à Dieu est fausse. Le fait que nous gardons Ses commandements et les mettons en pratique est une preuve que nous sommes morts avec Lui, qu'Il habite en nous et que nous l'aimons, parce que cette obéissance est impossible à l'homme charnel, il faut que ça soit par intervention de Dieu. Cet amour pour Lui nous conduit à nous attacher à Sa parole, à nous y conformer et à renier notre "moi" à chaque jour afin qu'Il reste à la première place dans notre vie. 

Parce que c'est ce qui arrive trop souvent dans le monde chrétien; après avoir marché un temps avec le Seigneur, le "moi" revient progressivement s'installer, et bientôt, vous ne voyez plus chez cette personne aucune différence entre l'avant et l'après conversion. C'est ce que Jésus appelle "abandonner son premier amour" (Apocalypse 2:4). Qu'il n'en soit pas ainsi! Cette croix que nous devons porter à la suite du Christ (Matthieu 16:24), nous devons la porter à tous les jours. Bien sûr, cela peut entraîner la moquerie et le rejet, mais qu'importe, nous recherchons l'affection de qui ici? Celle de Dieu ou des perdus? Qui nous jugera au dernier jour? 

Le chrétien fidèle aura obligatoirement abandonné à Dieu ses passions, sa volonté, et même son corps. Paul dira en Galates 5:24 que "ceux qui sont à Jésus-Christ ont crucifié la chair avec ses passions et ses désirs". Ce chrétien ne fera donc pas de la recherche de l'accomplissement de ses désirs son objectif numéro un sur terre, mais il sera prêt à renoncer à tout cela par amour pour le Christ, qui a renoncé à bien plus en quittant la gloire du Ciel pour venir sur la terre comme un simple homme, se faisant le serviteur de tous pour pouvoir réconcilier ceux qui croiraient avec le Père. 

Ce ne sont pas tous ceux qui disent "Seigneur, Seigneur" qui sont véritablement chrétiens, mais ceux-là seuls qui font  la volonté de Dieu, qui aiment le Seigneur et qui le prouvent en gardant Sa parole intacte dans leur cœur. "Voici l'alliance que je ferai avec eux, après ces jours-là, dit le Seigneur: Je mettrai mes lois dans leurs cœurs, et je les écrirai dans leur esprit"(Hébreux 10:16).

Que toute la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen.

samedi 21 décembre 2024

Suivre le Fils de l'homme

 

"Les renards ont des tanières, et les oiseaux du ciel ont des nids: mais le Fils de l'homme n'a pas un lieu où il puisse reposer sa tête" (Luc 9:58).


Il y a plus de 2000 ans naissait  sur la terre, dans la pauvreté, le Créateur de l'Univers. Celui qui avait tout dans la présence du Père ne possédait absolument rien lorsqu'Il est venu sur la terre qu'Il avait créé. Vulnérable, et pourtant si fort, Il fit trembler Hérode au point que celui-ci fasse assassiner tous les enfants mâles de Bethléhem (Matthieu 2: 3; 16). Le Christ est venu, tel un étranger dans le monde qu'Il a créé. Jean dira de Lui en Jean 1:11 que la lumière, c'est à dire Christ, "est venue chez les siens, et les siens ne l'ont point reçue." 

Comme nous, Il a été fatigué, Il devait se reposer, mais Il n'avait nulle part où rester. En ce sens, Il était plus pauvre que la plupart des Judéens de Son époque. Matthieu 8:19 nous parle de cette histoire où un scribe s'est approché de Jésus en Lui disant: "Maître, je Te suivrai partout où Tu iras". Et c'est à ce moment, comme en Luc 9:58, que Jésus lui fit remarquer qu'Il ne possédait rien Lui même! Il est bien probable que ce scribe s'attendait à recevoir gloire et fortune s'il suivait Jésus, et la réponse du Seigneur fût sans équivoque; on ne vient pas à Christ pour devenir populaire ou pour être fameux. Ceux qui recherchent ces choses démontrent qu'ils n'ont rien compris aux choses du Royaume de Dieu! 

Grand et puissant, Il s'est fait "Fils d'homme", s'humiliant Lui-même et se rendant obéissant "jusqu'à la mort de la croix" (Philippiens 2:8). Et Paul poursuit au verset suivant en disant: "C'est pourquoi aussi Dieu l'a souverainement élevé, et lui a donné le nom qui est au-dessus de tout nom, afin qu'au nom de Jésus tout genou fléchisse dans les cieux, sur la terre et sous la terre, et que toute langue confesse que Jésus-Christ est Seigneur, à la gloire de Dieu le Père". 

C'est exactement ce que les mages ont fait lorsqu'ils sont venus à Bethléhem pour l'adorer; fléchir les genoux devant ce grand Roi et Maître (Matthieu 2:11). C'est cette humilité que nous devons avoir pour marcher dans les traces de Christ. Nous devons faire fléchir notre "moi", notre volonté propre et la soumettre à Sa volonté, comme Lui même s'est soumis au Père. Nous ne nous lasserons jamais d'admirer Sa grandeur et Son humilité. Le miracle de Son incarnation nous dépasse, et pourtant, de cela dépendait l'expiation de nos péchés. En effet, s'Il restait Dieu le Fils, ne venant pas ici bas, et sans devenir chair comme nous, comment l'expiation aurait-elle pu se faire? Le sang de l'Agneau parfait devait être versé une fois pour toutes pour la rémission des péchés de tous ceux qui croiraient en Lui. 

Il sauve ceux qui se confient en Lui. Il n'a jamais écrit de livre, et cependant, quelle bibliothèque pourrait contenir tous les livres qu'Il aurait pû écrire? Qui pourrait contenir un tel savoir, une telle connaissance? Et quelqu'un a dit: "Il n'a jamais fondé d'école, mais pourtant, ceux qui ont été à son écoute ne pourraient tenir sur les bancs de toutes les écoles du monde. Jamais Il ne commanda d'armée, et cependant, aucun chef n'a jamais rassemblé autant de volontaires qui aient amené autant de rebelles à déposer les armes".

Toute sa vie, Il n'a fait que le bien, guérissant les malades, redonnant du courage à ceux qui étaient désespérés. Pourtant, les gens supposément "biens" de son époque, les gens religieux le haïssaient et voulaient le faire mourir. Et beaucoup de ceux qui le suivaient, ceux qui l'ont accueilli en héros lors de son arrivée à Jérusalem (Matthieu 21:9-10) se sont tournés contre Lui et criaient avec la multitude.: "Crucifie-le" (Matthieu 27:22). Nous sommes loin ici de la gloire et de la fortune probablement espérée par le scribe en Matthieu 8:19!

Et donc, vers l'âge de trente-trois ans, le Christ, trahi par Judas, est livré aux autorités afin qu'on le cloue sur une croix. Mais en réalité, Il s'est livré Lui-même; "Il a été mis au nombre des malfaiteurs, parce qu'il a porté les péchés de beaucoup d'hommes, et qu'il a intercédé pour les coupables" (Esaïe 53:12). Et Il intercède encore aujourd'hui pour tous ceux qui croient en Lui (Romains 8:34), pour tous ceux qui placent leur confiance en Lui pour être sauvés.

En suivant le Christ, nous n'obtiendrons peut-être pas la gloire et la richesse, mais nous obtiendrons bien plus si nous persévérons en Lui: une demeure là haut dans la gloire, celle-là même qu'Il est allé préparé pour ceux qui Lui appartiennent (Jean 14:3). 

Que toute la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen.      

dimanche 10 novembre 2024

Cohérence

 

Christ a souffert pour vous, vous laissant un exemple, afin que vous suiviez ses traces (1 Pierre 2:21).
Prenez garde de vous conduire avec circonspection (Éphésiens 5:15).

On raconte qu'un officier d'Alexandre le Grand a comparu un jour devant lui pour insubordination et lâcheté. Le général lui a demandé son nom: "Mon nom est le même que le vôtre, mon général, je m'appelle Alexandre". "Alexandre? Soit tu changes de nom, soit tu changes de conduite"!

Vraie ou non, cette anecdote devrait parler à chacun de ceux qui portent le nom de chrétien, c'est à dire: "de Christ". Devenir chrétien, en fait, n'est pas difficile, il suffit d'accepter le salut gratuit que Dieu offre à quiconque croit en son Fils Jésus-Christ. Il "a été livré pour nos fautes et a été ressuscité pour notre justification" (Romains 4:25).

Mais le nom de chrétien est peut-être plus difficile à porter que nous pensons! Le disciple de Jésus-Christ, appelé de son nom, est tenu de le représenter, de suivre ce modèle parfait qui "a passé de lieu en lieu, faisant du bien" (Actes 10:38).

Les premiers chrétiens avaient du zèle, de l'amour pour leur Maître. Ils étaient fidèles dans leurs engagements et se soumettaient à la Parole de Dieu.

Si je suis chrétien, je ne peux pas changer de nom, parce que je suis lié à Christ pour l'éternité. Mais mon comportement, ma conduite, doivent être cohérents, afin de ne pas jeter de déshonneur sur ce nom glorieux.

Auteur inconnu