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dimanche 4 décembre 2022

Test de conduite

Ainsi, que tout homme soit prompt à écouter, lent à parler, lent à se mettre en colère (Jacques 1:19).


C'est dimanche matin. Papa demande à maman et aux enfants de se presser pour ne pas être en retard à l'église. Enfin, tout le monde attache sa ceinture de sécurité pour le trajet de vingt minutes à travers la ville, et papa s'apprête à subit un "test de conduite".

D'habitude, papa conduit bien, mais pas aujourd'hui. En essayant de sortir de l'entée, il se plaint de la voiture qui file à toute allure. Puis, il est bloqué derrière une voiture qui circule lentement. "Les gens qui ne peuvent pas conduire plus vite que ça ne devraient pas circuler sur les routes", se plaint-il. Et quand un jeune le double dans une vieille voiture bruyante, il dénonce catégoriquement tous les conducteurs de moins de 21 ans comme "démons de la vitesse insensés". Et en arrivant à l'église, il file à toute vitesse pour trouver un bon lieu de stationnement, juste devant une mère avec ses deux petits enfants.

Oui, papa a échoué son test de conduite ce matin-là. Il est vrai qu'il n'a violé aucune loi, mais il a échoué à cause de ses emportements et de son manque de respect pour les gens. Et il a fait tout cela devant ses deux enfants assis sur la banquette arrière de la voiture. Vous pouvez être certain qu'aucune parole ne leur a échappé.

Qu'en est-il de votre conduite le dimanche matin, et de votre conduite de tous les jours? Êtes-vous lent à la colère (Jacques 1:19)? Tenez-vous votre langue en bride (Jacques 1:26)? Vos actions et vos paroles sont-elles conformes à votre foi en Christ?

Auteur inconnu

samedi 17 juillet 2021

Contradiction... Vraiment? Tu ne prêteras point ton argent à intérêt

Tu ne lui prêteras point ton argent à intérêt (Lévitique 25:37)

(...)il te fallait donc remettre mon argent aux banquiers, et, à mon retour, j’aurais retiré ce qui est à moi avec un intérêt (Matthieu 25:27).

Certains ont mis en opposition ces deux versets bibliques, pensant y avoir trouvé une "inconsistance". Mais ces deux versets sont-ils réellement contradictoires?

À la base, les deux versets traitent de sujets différents, mais nous verrons plus loin qu'ils se complètent assez bien. En Lévitique 25:37, nous sommes dans la situation où un frère devient pauvre, et nous y voyons qu'il est de notre devoir de le soutenir, l'Éternel ajoutant même: "tu feras de même pour celui qui est étranger et qui demeure dans le pays, afin qu’il vive avec toi". Et Il poursuivra aux versets 36 et 37: "Tu ne tireras de lui ni intérêt ni usure, tu craindras ton Dieu, et ton frère vivra avec toi. Tu ne lui prêteras point ton argent à intérêt, et tu ne lui prêteras point tes vivres à usure". 

Il semble tout à fait naturel, même pour le plus incroyant des incroyants, de ne pas ajouter de poids supplémentaire à une personne qu'il tente d'aider, que ce soit financièrement ou d'une toute autre manière. À plus forte raison s'il s'agit d'un frère! L'apôtre Paul dira en effet en 1 Timothée 5:8 que si quelqu'un n'a pas soin des siens, il a renié la foi et est pire qu'un infidèle. 

Nous comprenons que, lorsque nous venons en aide à notre prochain, c'est d'une manière totalement désintéressée, par obéissance à Dieu, et parce qu'Il nous le permet, et non pas par notre propre bonté. En effet, Paul posera cette question en 1 Corinthiens 4:7 : "Qu’as-tu que tu n’aies reçu? Et si tu l’as reçu, pourquoi te glorifies-tu, comme si tu ne l’avais pas reçu"? Dieu permettant à une certaine personne, à une certaine période de sa vie, d'avoir un superflu, afin qu'elle vienne en aide à celle qui est dans le besoin est un principe biblique (2 Corinthiens 8:13-15), il est donc tout à fait normal de prendre soin des pauvres qui sont autour de nous, sans les écraser. Dieu rappellera à Son peuple au verset 36: "Tu craindras ton Dieu", nous rappelant ainsi au passage que nous sommes tous sous Sa gouverne et que s'Il n'avait pas eu pitié de nous, nous serions tous perdus et sans espoir. Il est de notre devoir de nous supporter les uns les autres (Colossiens 3:13), et l'apôtre Paul ira même jusqu'à dire : "Portez les fardeaux les uns des autres, et vous accomplirez ainsi la loi de Christ" (Galates 6:2).

En Matthieu 25:27, Jésus parle d'un sujet totalement différent. Dans cette parabole, Jésus incite ses auditeurs (et ses lecteurs aujourd'hui) à être de fidèles intendants des dons de Dieu. Parce qu'à nous, chrétiens, Il ne nous a pas donné seulement des biens matériels, mais surtout, Il nous a offert le salut et la vie éternelle en Jésus-Christ. Il donne spirituellement à chacun "selon sa capacité" (Matthieu 25:15). Nous n'entrerons pas ici dans tous les détails de cette parabole, là n'est pas le but, mais nous savons que Jésus s'adresse manifestement à ceux qui prétendent Lui appartenir, puisque, en Matthieu 25:1, il commence Sa parabole en disant que "le royaume des cieux sera semblable à". Dans cette parabole, à partir du verset 14, Jésus parle de serviteurs d'un homme partant pour un long voyage, auquel il remet à chacun un certain nombre de talents, selon ses capacités. Notons ici que le Maître donne à tous Ses serviteurs, qu'ils soient fidèles ou non. Et l'intérêt dont Jésus parle dans cette parabole n'a rien à voir avec l'argent de ce monde, mais avec les comptes que nous devrons rendre à Dieu un jour. Dieu nous a donné à chacun des responsabilités, et il nous appartient de les faire fructifier, pour Sa gloire. En Matthieu 28:19, Jésus dira en effet: "Allez, faites de toutes les nations des disciples". Nous ne pouvons rien faire par nous-mêmes ou par nos propres forces, mais il est indéniable que si l'Esprit de Dieu habite en nous, Il nous utilisera selon Son plan, pour l'avancement de Son royaume. Il nous appartient d'être de fidèles serviteurs, prêts à répondre à Son appel, en portant du fruit, non pas pour nous même, mais pour la gloire de Dieu. 


Donc, les deux versets cités au début de cet article ne sont absolument pas en contradiction; nous pouvons même affirmer qu'ils se complètent, puisqu'en Lévitique, l'Éternel demande à Son peuple de prendre soin de ceux dans le besoin, et qu'en Matthieu 25, Jésus fait allusion dans sa parabole à des serviteurs qui ne sont pas des égoïstes et qui ne gardent pas ce qu'ils ont reçu de la part de Dieu pour eux-mêmes, mais qui le font fructifier et multiplier (avec intérêt), par l'obéissance et en toutes bonnes œuvres, pour l'avancement du royaume de Dieu.   

jeudi 25 février 2021

La responsabilité de nos choix, par A. W Tozer

Lorsqu’il entendit ces paroles, il devint tout triste; car il était très riche (Luc 18:23)

Notre Seigneur Jésus a regardé le jeune homme riche pendant qu'il s'éloignait, mais il ne l'a pas suivi ni n'a tenté de le contraindre. La dignité de l'humanité du jeune homme interdisait que ses choix fussent faits pour lui par un autre. Pour rester un homme, il devait faire ses propres choix moraux; et Christ le savait et lui a permis de suivre sa propre voie. Si son choix humain l'a finalement conduit en enfer, au moins il y est allé en homme; et il vaut mieux pour l'univers moral qu'il le fasse plutôt que de se faire précipiter vers un paradis qu'il n'a pas choisi, comme un automate sans âme et sans volonté. 

Dieu fera neuf pas vers nous, mais Il ne fera pas le dixième. Il nous incitera à nous repentir, mais Il ne peut pas se repentir pour nous. Il est de l'essence de la repentance qu'elle ne peut être accomplie que par celui qui a commis l'acte dont il doit se repentir. Dieu peut attendre l'homme pécheur; Il peut retenir le jugement; Il peut faire preuve de longanimité au point où il apparaît 'laxiste" dans son jugement; mais Il ne peut pas forcer un homme à se repentir. Faire cela reviendrait à violer la liberté de l'homme et à annuler le don que Dieu lui avait initialement accordé. Là où il n'y a pas de liberté de choix, il ne peut y avoir ni péché ni justice, car il est de la nature des deux qu'ils soient volontaires. Aussi bon qu'un acte puisse être, il n'est pas bon s'il est imposé de l'extérieur. L'acte d'imposition détruit le contenu moral de l'acte et le rend nul et non avenu.

Par A. W Tozer