Affichage des articles dont le libellé est parabole. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est parabole. Afficher tous les articles

dimanche 24 novembre 2024

Je viens tel que je suis

 

O Dieu, sois apaisé envers moi, qui suis un pécheur (Luc 18:13).

L'histoire de ce publicain raconté par Jésus peut nous sembler familière parce qu'elle reflète notre propre état pécheur. Les publicains étaient méprisés en Israël parce qu'ils étaient malhonnêtes, ils étaient littéralement des voleurs approuvés par l'empire Romain. Et dans sa parabole, Jésus nous montre deux personnages: un pharisien et un publicain. Le pharisien est debout, espérant être vu de tous le monde, et il se félicite d'être ce qu'il est; il est religieux et il se vante à Dieu de ce qu'il fait et de ce qu'il ne fait pas, il s'autojustifie, il se confie en ses œuvres, et il pense que Dieu est satisfait de lui.

Pendant ce temps, il y a un publicain "qui se tenait à distance", dira Jésus. Il était conscient de son indignité, le Saint-Esprit l'avait convaincu, il se savait pécheur, aussi ne voulait-il pas s'approcher du lieu sacré dans le temple. Jésus dit qu'il n'osait même pas lever les yeux aux ciel, c'est à dire qu'il était honteux, son péché l'avait rattrapé, il était parfaitement conscient de tout le mal qu'il avait fait, aussi, comme tous les hommes se sachant coupables, regardait-il le sol, n'osant croiser le regard de personne. 

Ce publicain savait bien qu'il n'avait rien pour lui. Contrairement au pharisien, il n'était même pas religieux! Il ne pouvait placer sa confiance qu'en l'argent qu'il avait volé à son prochain, et même cela le répugnait. Et Jésus nous dit qu'il est là, se frappant la poitrine en priant. Quelqu'un a dit qu'en faisant cela, "il pointait la source de son péché"; c'est à dire son cœur. Ainsi, il exprimait physiquement son état intérieur; il était chagriné par son péché et il se repentait de tout le mal qu'il avait fait.

Les paroles de sa prière que nous rapporte Jésus nous le prouvent: "O Dieu, sois apaisé envers moi, qui suis un pécheur". Ce sont les paroles de repentance qui ont été dites par des millions de pécheurs venant, ou revenant à Dieu à travers les siècles. Nous remarquons que cette simple prière ne ressemble en rien à la prière d'autojustification du pharisien. Il se savait pécheur, il se reconnaissait tel qu'il était, et c'est la prière acceptable aux yeux du Père. Les premières paroles du merveilleux cantique de Charlotte Elliott nous reviennent aussitôt à l'esprit : "Tel que je suis, sans rien à moi, sinon ton sang versé pour moi, et ta voix qui m'appelle à toi, Agneau de Dieu, je viens, je viens".

Charlotte Elliott était une pianiste de talent, mais elle se tenait dans des cercles mondains où il n'était jamais fait mention de Dieu. Et puis, la maladie la frappa, et la tint éloignée de son cercle d'ami habituel. Un jour, César Malan, prédicateur, fût invité à une réception chez son père, et Charlotte y joua du piano. Dès qu'il en eut l'occasion, Malan s'approcha de la jeune femme et lui dit: "Je vous félicite pour votre grand talent; mais, êtes-vous en paix avec Dieu?" Insultée et en colère, on raconte qu'elle traita le prédicateur d'insolent. Mais ce soir là, elle se coucha et ne put pas dormir. Les paroles du prédicateur tournaient dans sa tête; elle savait qu'elle n'était pas en paix, et qu'elle avait désespérément besoin d'un Sauveur. Le problème, c'est qu'elle ne savait pas comment faire pour accéder à ce Sauveur!

Elle se mit donc à chercher ce prédicateur "insolent", et quelque jours plus tard elle put le contacter. Elle s'excusa pour son impolitesse, et lui demanda comment faire pour nettoyer sa vie avant de devenir chrétienne. La réponse du prédicateur la marqua à un tel point qu'elle lui inspira le cantique très connu: "Just As I Am", ou, "Tel Que Je Suis" en français. Malan lui avait simplement répondu: "Venez à Jésus-Christ tel que vous êtes".

Il en est de même pour nous aujourd'hui. Si quelqu'un reconnaît qu'il n'est pas en paix avec Dieu, il n'y a pas plusieurs manières de venir à Lui, venons simplement, tel que nous sommes, sans hypocrisie, sans excuses . 

C'est ainsi que je suis, Seigneur, et c'est dans toute ma souillure, dans toute mon indignité que je m'avance devant Toi, à cause de Ton amour qui transcende tout ce que nous pouvons penser et imaginer. Tu veux pardonner les pécheurs repentants, Tu veux transformer la vie de ceux qui s'abandonnent à Toi avec la foi d'un enfant. Je ne sais pas quoi dire, hormis que mon péché me sépare de ma communion avec Toi, et cela me fait mal. Je veux venir, je veux rentrer à la maison! O Dieu, sois apaisé envers moi, qui suis un pécheur; je viens à Toi, Jésus, tel que je suis, sans rien à moi, sinon Ton sang versé pour moi à la croix du calvaire. Je n'ai rien d'autre pour défendre ma cause que Toi, Jésus, mon Seigneur et mon Dieu. C'est en Toi que je me réfugie aujourd'hui afin de recevoir Ton pardon et le don de la vie éternelle.

Aujourd'hui, j'entend Ta voix qui m'appelle, et je viens à Toi! Je suis faible et vacillant, en proie au doute à chaque instant, lutte au dehors, crainte au dedans, Tu sais tout, Seigneur, je ne Te cache rien, car il est dit dans la Parole que "celui qui cache ses transgressions ne prospère point, mais que celui qui les avoue et les délaisse obtient miséricorde". Merci mon Dieu pour Ta bonté, merci pour Ton grand amour et pour Ta miséricorde, merci parce que Tu pardonnes ceux qui s'approchent de Toi dans une sincère repentance; merci parce que je peux être à Toi dès ce jour, et je crois que Tu peux me fortifier et garder mes pieds de trébucher afin que je sois gardé pur par le sang de mon Seigneur et Sauveur Jésus-Christ. 

Tant que je vivrai, je veux vivre pour Te louer et Te rendre la gloire qui Te revient, ô Dieu, pour Ton plan de salut parfait accompli en Jésus-Christ. Merci, Père éternel, dans le nom puissant de Jésus, Amen. 

dimanche 4 septembre 2022

L'ivraie et le blé

Mais, pendant que les gens dormaient, son ennemi vint, sema de l’ivraie parmi le blé, et s’en alla (Matthieu 13:25).


Cette parabole de Jésus nous enseigne à ne pas croire tout ce qu'on nous présente sous l'étiquette "chrétienne". Tout ce qui se dit chrétien n'est pas sain, et plus nous approcherons de la fin, plus ceux qui n'ont pas de discernement spirituel auront de la difficulté à comprendre et accepter que tout ce qui est présenté sous l'étiquette "chrétienne" ne plaît pas forcément à Dieu et n'est même pas digne de Lui. Nous vivons dans un monde de tromperie, où les mensonges se sont infiltrés dans l'église sous prétexte qu'il faut "aimer les pécheurs". 

Bien sûr que nous devons aimer les pécheurs, mais le plus grand amour est justement de leur dire quel est leur péché afin qu'ils s'en repentent. Pas de les conforter dans leur péché! Ainsi, Jésus dira qu'Il n'est pas venu appeler des justes, mais des pécheurs (Marc 2:17). Il disait qu'Il n'était pas venu appeler ceux qui se voient justes, mais ceux qui se reconnaissent pécheurs. Ces derniers peuvent être délivrés de leurs péchés, car ils se reconnaissent tels qu'ils sont, et qu'ils ont besoin d'un Sauveur

Il est important que nous comprenions cette parabole. L'ennemi a essayé de détruire l'église de Jésus dès sa naissance. Il n'a pas réussi. Ce qu'il a trouvé de plus efficace est de l'infiltrer et d'y semer l'hérésie, une idée à la fois. Dans ces jours qui sont les derniers, où le mal est appelé par la majorité, bien, et le bien est appelé mal, il nous faut faire preuve de vigilance et rester solidement accrochés à Jésus (1 Corinthiens 16:13), parce qu'il va devenir de plus en plus difficile de résister contre le courant de pensée de ce siècle pervers et corrompu. Dans ce monde, le bien et le mal coexistent, mais chacun sera mis en lumière au jour de l'Éternel.  

Jésus nous dit dans cette parabole que, pendant que les gens dormaient, l'ennemi est venu et a semé de l'ivraie parmi le blé. Pendant que les gens festoyaient, parce que tout allait bien, parce que Dieu les avait bénis, l'ennemi est venu sournoisement et a pu semer ses tromperies, car ils n'ont pas été vigilent. L'apôtre Paul dira en 1 Corinthiens 10:12 : "Que celui qui crois être debout prenne garde de tomber". Nous avons pris les bénédictions de Dieu et en avons fait une moquerie, au point que les faux évangiles sont légion actuellement dans ce qui devrait être l'église de Christ. L'ivraie a été semée, et a tellement bien prospéré que désormais, des pécheurs assidus se trouvent confortables dans bien des églises, y compris même derrière un pupitre! Mais, lorsque nous lisons la parabole, nulle part Jésus dit de laisser l'ivraie au milieu du blé sous prétexte qu'elle finira par devenir du blé. L'ivraie restera toujours de l'ivraie. Quelqu'un peut ressembler à un disciple de Christ sans en être un. Que cela nous serve de réflexion. Nous ne pouvons pas accepter de fausses doctrines supposément "bibliques" sous prétexte que le monde a évolué, en espérant que ces nouveaux enseignements deviennent le vrai Évangile. La parole de Dieu est immuable, elle ne changera jamais (Matthieu 24:35). Nous devons la croire et la prendre comme elle est, sans rien lui ajouter ni lui enlever quoi que ce soit (Apocalypse 22:19).

Il faut être vigilants. Ne tombons pas dans la complaisance spirituelle. Nous pouvons avoir l'apparence d'une bonne terre (n'oublions pas que cette parabole de Jésus vient tout juste après celle du semeur) mais nous sommes à risques, parce que nous avons été enrôlés par Christ dans Son armée. L'ennemi ne va pas semer en secret chez ceux qui lui appartiennent déjà. Il arrive en douce et essaie de planter en nous la graine du doute, de l'accomplissement de soi ou quoi que ce soit d'autre, alors que nous sommes pourtant engagés actuellement à suivre Christ, à ce qui nous semble, de tout notre cœur. Il nous faut constamment rester dans la Parole et la mettre en pratique, avec l'aide de l'Esprit, afin de pouvoir résister au malin. 

"Et les serviteurs lui dirent: Veux-tu que nous allions l’arracher? Non, dit-il, de peur qu’en arrachant l’ivraie, vous ne déraciniez en même temps le blé" (Matthieu 13:29). Parce que nous ne pouvons pas détruire les œuvres de l'ennemi en nous servant de notre nature humaine. Nous devons laisser agir le Seigneur Jésus, dans notre propre vie, mais aussi dans celle des autres. C'est pourquoi Jésus ajoute au verset 30: "Laissez croître ensemble l’un et l’autre jusqu’à la moisson, et, à l’époque de la moisson, je dirai aux moissonneurs: Arrachez d’abord l’ivraie, et liez-la en gerbes pour la brûler, mais amassez le blé dans mon grenier".

Lorsque notre coeur est rempli des choses de Dieu, nous recevons aussi Son Esprit et Son discernement. Nous pouvons distinguer le bien du mal; le vrai du faux. Notre travail ne consiste toutefois pas à aller arracher cette ivraie que l'ennemi a planté dans diverses églises ou dans les cœurs des croyants, mais de mettre en garde contre celle-ci et de continuer d'être des semeurs de la Bonne Nouvelle de Jésus-Christ. Il fera le reste, en son temps. L'apôtre Paul dira en 2 Timothée 2:25 de redresser avec douceur, "dans l'espérance que Dieu leur donnera la repentance pour arriver à la connaissance de la vérité". Que les chrétiens fidèles demeurent fidèles et zélés pour Christ. Soyons humbles, comme notre Seigneur et Sauveur Jésus l'a été.  

Dieu utilise aussi l'ivraie semée par l'ennemi, les mensonges, les faux prophètes, pour mettre son peuple à l'épreuve, "à savoir si vous aimez l'Éternel votre Dieu, de tout votre cœur et de toute votre âme (Deutéronome 13:3). Et dans sa parabole, Jésus nous montre bien que l'ivraie ne parvient en aucune manière à détruire le blé qui l'entoure. Pourquoi? Parce que le blé, qui représente les croyants fidèles, reste solidement ancré dans la parole de vérité, et toutes les puissances de l'enfer ne peuvent rien contre ceux qui sont dans la main de Dieu. Mais attention! L'ivraie peut aussi étouffer le blé plus faible et apathique. C'est pourquoi il est si important que nous puissions accepter les conseils de Dieu en lisant la Parole ou de d'autres chrétiens fidèles, et que nous nous encouragions entre frères et sœurs en Christ, tous les jours de la semaine, à persévérer dans la vérité, à tout prix. Nous ne pouvons nous permettre aucun relâchement. Nous devons toujours aller de l'avant, de progrès en progrès, de gloire en gloire (1 Thessaloniciens 4:1).

Souvenons-nous de l'église de Laodicée, et du reproche qui lui a été fait. Tu n'es ni froid, ni bouillant, mais tu es tiède! Tu prétends croire, mais en réalité ce ne sont que des paroles. Tu crois être vêtu du manteau de Christ, mais tu es nu. Tu crois voir, mais tu es aveugle. Cette église représente beaucoup de croyants de la fin des temps qui se sont trompés eux-mêmes ou ont été trompés par l'ivraie semée par l'ennemi pendant que la supposée armée de Christ était apathique, endormie par la facilité de cette vie présente. Mais cette époque est révolue. Car le temps approche où la différence sera faite par le Seigneur entre les brebis et les boucs; entre l'ivraie et le blé.

La dernière heure est proche. Ne commettons pas l'erreur de nous tenir devant Dieu droit comme l'ivraie. Courbons le dos, fléchissons les genoux comme le blé, acceptons d'être changés et renouvelés par la grâce de Dieu, afin d'être prêts pour le jour de la récolte. Encourageons-nous avec les paroles de Jésus, mais qu'elles soient aussi un avertissement: "À l’époque de la moisson, je dirai aux moissonneurs: Arrachez d’abord l’ivraie, et liez-la en gerbes pour la brûler, mais amassez le blé dans mon grenier". Quelqu'un a expliqué comment on faisait la différence entre l'ivraie et le blé. La distinction se fait le plus facilement tout juste avant la récolte, car alors, le blé, chargé de grains, se courbe, change de couleur et meurt, tandis que l'ivraie reste fièrement droit, apparemment stérile, juste utile à être lié en gerbes et à être jeté au feu. Nous ne voulons pas être placés en gerbes pour être brûlés, nous voulons et nous serons, par la grâce de Dieu, amassés dans Ses greniers pour l'Éternité, gloire à Dieu! Restons humbles, petits à nos propres yeux, revêtons-nous de la justice de Christ. Marchons par la foi, ne laissons pas l'ivraie s'immiscer dans notre relation avec notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ.

Celui qui persévèrera jusqu'à la fin sera sauvé (Matthieu 24:13).
Que toute la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen. 

samedi 17 juillet 2021

Contradiction... Vraiment? Tu ne prêteras point ton argent à intérêt

Tu ne lui prêteras point ton argent à intérêt (Lévitique 25:37)

(...)il te fallait donc remettre mon argent aux banquiers, et, à mon retour, j’aurais retiré ce qui est à moi avec un intérêt (Matthieu 25:27).

Certains ont mis en opposition ces deux versets bibliques, pensant y avoir trouvé une "inconsistance". Mais ces deux versets sont-ils réellement contradictoires?

À la base, les deux versets traitent de sujets différents, mais nous verrons plus loin qu'ils se complètent assez bien. En Lévitique 25:37, nous sommes dans la situation où un frère devient pauvre, et nous y voyons qu'il est de notre devoir de le soutenir, l'Éternel ajoutant même: "tu feras de même pour celui qui est étranger et qui demeure dans le pays, afin qu’il vive avec toi". Et Il poursuivra aux versets 36 et 37: "Tu ne tireras de lui ni intérêt ni usure, tu craindras ton Dieu, et ton frère vivra avec toi. Tu ne lui prêteras point ton argent à intérêt, et tu ne lui prêteras point tes vivres à usure". 

Il semble tout à fait naturel, même pour le plus incroyant des incroyants, de ne pas ajouter de poids supplémentaire à une personne qu'il tente d'aider, que ce soit financièrement ou d'une toute autre manière. À plus forte raison s'il s'agit d'un frère! L'apôtre Paul dira en effet en 1 Timothée 5:8 que si quelqu'un n'a pas soin des siens, il a renié la foi et est pire qu'un infidèle. 

Nous comprenons que, lorsque nous venons en aide à notre prochain, c'est d'une manière totalement désintéressée, par obéissance à Dieu, et parce qu'Il nous le permet, et non pas par notre propre bonté. En effet, Paul posera cette question en 1 Corinthiens 4:7 : "Qu’as-tu que tu n’aies reçu? Et si tu l’as reçu, pourquoi te glorifies-tu, comme si tu ne l’avais pas reçu"? Dieu permettant à une certaine personne, à une certaine période de sa vie, d'avoir un superflu, afin qu'elle vienne en aide à celle qui est dans le besoin est un principe biblique (2 Corinthiens 8:13-15), il est donc tout à fait normal de prendre soin des pauvres qui sont autour de nous, sans les écraser. Dieu rappellera à Son peuple au verset 36: "Tu craindras ton Dieu", nous rappelant ainsi au passage que nous sommes tous sous Sa gouverne et que s'Il n'avait pas eu pitié de nous, nous serions tous perdus et sans espoir. Il est de notre devoir de nous supporter les uns les autres (Colossiens 3:13), et l'apôtre Paul ira même jusqu'à dire : "Portez les fardeaux les uns des autres, et vous accomplirez ainsi la loi de Christ" (Galates 6:2).

En Matthieu 25:27, Jésus parle d'un sujet totalement différent. Dans cette parabole, Jésus incite ses auditeurs (et ses lecteurs aujourd'hui) à être de fidèles intendants des dons de Dieu. Parce qu'à nous, chrétiens, Il ne nous a pas donné seulement des biens matériels, mais surtout, Il nous a offert le salut et la vie éternelle en Jésus-Christ. Il donne spirituellement à chacun "selon sa capacité" (Matthieu 25:15). Nous n'entrerons pas ici dans tous les détails de cette parabole, là n'est pas le but, mais nous savons que Jésus s'adresse manifestement à ceux qui prétendent Lui appartenir, puisque, en Matthieu 25:1, il commence Sa parabole en disant que "le royaume des cieux sera semblable à". Dans cette parabole, à partir du verset 14, Jésus parle de serviteurs d'un homme partant pour un long voyage, auquel il remet à chacun un certain nombre de talents, selon ses capacités. Notons ici que le Maître donne à tous Ses serviteurs, qu'ils soient fidèles ou non. Et l'intérêt dont Jésus parle dans cette parabole n'a rien à voir avec l'argent de ce monde, mais avec les comptes que nous devrons rendre à Dieu un jour. Dieu nous a donné à chacun des responsabilités, et il nous appartient de les faire fructifier, pour Sa gloire. En Matthieu 28:19, Jésus dira en effet: "Allez, faites de toutes les nations des disciples". Nous ne pouvons rien faire par nous-mêmes ou par nos propres forces, mais il est indéniable que si l'Esprit de Dieu habite en nous, Il nous utilisera selon Son plan, pour l'avancement de Son royaume. Il nous appartient d'être de fidèles serviteurs, prêts à répondre à Son appel, en portant du fruit, non pas pour nous même, mais pour la gloire de Dieu. 


Donc, les deux versets cités au début de cet article ne sont absolument pas en contradiction; nous pouvons même affirmer qu'ils se complètent, puisqu'en Lévitique, l'Éternel demande à Son peuple de prendre soin de ceux dans le besoin, et qu'en Matthieu 25, Jésus fait allusion dans sa parabole à des serviteurs qui ne sont pas des égoïstes et qui ne gardent pas ce qu'ils ont reçu de la part de Dieu pour eux-mêmes, mais qui le font fructifier et multiplier (avec intérêt), par l'obéissance et en toutes bonnes œuvres, pour l'avancement du royaume de Dieu.   

dimanche 27 septembre 2020

Les justes qui n'ont pas besoin de repentance?

De même, je vous le dis, il y aura plus de joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se repent, que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n’ont pas besoin de repentance (Luc 15:7).


Quelqu'un a demandé? Est-ce à dire que certaines personnes naissent chrétiennes et n'ont pas besoin de repentance, alors que les autres oui?

Certainement pas! Romains 3:12 nous dit : "Il n’en est aucun qui fasse le bien, pas même un seul". Aussi en Romains 3:23: "Car tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu". 1 Jean 1:8 dit également: "Si nous disons que nous n’avons pas de péché, nous nous séduisons nous-mêmes, et la vérité n’est point en nous". Mais alors, si nous sommes tous pécheurs, que voulait dire Jésus lorsqu'il parlait des justes qui n'avaient pas besoin de repentance?

Une explication concernant ces "justes" est qu'ils représentent les anges dans les cieux, que Dieu n'a pas besoin de surveiller alors qu'il part à la recherche de sa brebis perdue. Mais examinons plus en profondeur cette parabole de Jésus.

Dans cette parabole, nous voyons que toutes les brebis sont déjà sous la garde du berger. Ces brebis sont donc celles qui se sont déjà repentie en entendant Sa voix. Jésus dit en Jean 10:27: "Mes brebis entendent ma voix; je les connais, et elles me suivent". Et quelle est la première chose que font ceux qui entendent la parole de Dieu, si ce n'est se repentir et changer de vie en croyant dans la bonne nouvelle de Christ? Nous lisons en effet cette exhortation en Actes 3:19: "Repentez-vous donc et convertissez-vous, pour que vos péchés soient effacés". Les quatre-vingt-dix-neuf brebis considérées comme justes sont donc celles qui sont déjà passé par le chemin de la repentance, qui ont cru en Jésus pour être sauvées. Mais la centième brebis, celle manquante, communément appelée "brebis égarée", représente la personne qui n'a pas encore été pardonnée de ses péchés. Elle a peut-être toujours fait la sourde oreille aux appels du bon Berger, ou elle peut aussi avoir fait une belle profession de foi, mais en apparence, car elle ne s'est jamais détournée de ses péchés. 

C'est cette brebis que Dieu poursuit de Son amour, car Il veut la sauver. Nous lisons même dans la parabole de quelle manière Dieu veut ramener à Lui cette brebis égarée. Il est écrit en Luc 15:4 que le berger cherche la brebis perdue en allant après elle, jusqu'à la trouver. Le pécheur impénitent aura toujours maintes occasions pour changer de vie; la parole de Dieu lui ayant été présentée tantôt d'une manière, tantôt d'une autre. Alors que, par son péché, il dit à Dieu qu'il ne veut rien savoir de Lui, le Sauveur, rempli d'amour, patiente et ne se lasse pas de l'appeler par son nom. Et arrive le jour bienheureux où la brebis impénitente, touchée par l'Esprit, et se rendant compte de son état désespéré, cesse sa fuite en arrière et se rend inconditionnellement à l'amour du Sauveur. Prosternée dans la poussière du sol, pleurant sur sa condition spirituelle, elle se repent de tous ses péchés, et même si son état spirituel actuel ne lui permet pas de retourner à la maison, le bon Berger lui-même la prend sur ses épaules et la ramène parmi les siens. Nous ne comprendrons jamais la grandeur de l'amour de Dieu pour nous. La repentance d'un pécheur est pour Lui un sujet de joie, car c'est une âme arrachée des griffes du malin, pourvu qu'elle demeure ferme jusqu'à la fin en Christ. 

La repentance du pécheur est un grand sujet de joie pour Dieu, autant que d'offrir gratuitement Sa miséricorde et Son salut à ceux qui ne le méritent pas. N'oublions pas que le coût de ces âmes est élevé; le sang du Fils de Dieu lui-même! C'est pourquoi il importe de ne pas considérer le sang du Christ comme sans valeur en appartenant à une autre catégorie de gens n'ayant pas besoin de repentance: les orgueilleux auto-suffisants. Ceux qui n'ont pas besoin de la grâce de Dieu dans leur vie, car leur justification propre leur semble suffisante (Luc 5:30-32). Ces gens seraient appelés ironiquement "justes" par le Seigneur, car c'est ainsi qu'ils se voient, quoiqu'ils soient encore perdus dans leurs péchés. 

Gardons-nous de l'orgueil; que le sacrifice de Christ sur la croix nous humilie. Qu’est-ce que l’homme, pour que tu te souviennes de lui, ou le fils de l’homme, pour que tu prennes soin de lui? (Hébreux 2:6) C'est la pensée, en effet, qui devrait constamment nous habiter. Mais 
Dieu, dans Son grand amour, nous a aimé le premier, sans égard à la couleur de notre peau, à la tribu à laquelle nous nous identifions ou à la somme de péché que nous avons commis. Nous avons tous besoin de nous repentir, parfois même au cours de notre vie chrétienne. C'est la gloire de Dieu de changer les vies, de manifester Sa puissance et Sa grâce dans le plus vil des pécheurs (1 Timothée 1:15), et c'est la plus grande bénédiction qui soit pour l'homme de se laisser transformer par son Créateur.

Que toute la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen.

dimanche 27 août 2017

La parabole des vierges folles et sages

Matthieu 25:1-13 : "Alors le royaume des cieux sera semblable à dix vierges qui, ayant pris leurs lampes, allèrent à la rencontre de l’époux. Cinq d’entre elles étaient folles, et cinq sages.(...)"

Les chrétiens sages sont ceux qui ne font pas que professer en parole seulement, mais qui travaillent à leur salut (et à celui des autres)avec crainte et tremblement (Philippiens 2:12). Ils sont comme le soldat dans l'armée; ne s’embarrassant pas de choses inutiles et terrestres (2 Timothée 2:4), ils mènent le bon combat de la foi, ils ne reculent pas devant le combat spirituel (Éphésiens 6:12) mais ils marchent d'une manière digne du saint nom de Jésus, en conformité avec la Parole de Dieu, avec obéissance et soumission (Éphésiens 4:1-7). Dans leurs paroles et actions, ils honorent Dieu le Père et Jésus-Christ, lui rendant louange et gloire pour toutes ses bénédictions. Jamais, ils ne comptent sur eux-mêmes, et toujours ils se tournent vers Dieu dans la prière, les remerciements et les supplications, reconnaissant que, du premier au dernier jour de leur vie, ils auront besoin d'un sauveur, d'un rédempteur et d'un guide (le Saint-Esprit) afin de demeurer ancré sur le rocher inébranlable: Christ.

Les vierges folles représentent les chrétiens insouciants, qui prennent leur vie spirituelle à la légère. L'Écriture nous précise qu'elles ont bien pris leur lampe, mais elles ne se sont pas souciées de prendre de l'huile avec elles (Matthieu 25:3). L'huile, c'est le Saint-Esprit, et c'est, ce faisant, tout ce qui n'est pas le "moi". Ce "moi" si trompeur qui fait la guerre à l'âme et sur lequel nous sommes tant portés à nous appuyer! Prendre notre lampe, c'est accepter Christ. Mais accepter Christ n'est pas la fin; c'est le commencement de la vie spirituelle! Les vierges folles, ce sont donc des chrétiens qui n'ont pas vraiment de reconnaissance envers Jésus pour tout ce qu'Il a fait pour eux. Ils sont plutôt du genre à prier pour toujours plus de bien et de confort matériel, tout en priant rarement, s'ils le font, pour plus de sagesse spirituelle; pour l'âme des perdus et pour la préservation de la foi de tous les chrétiens persécutés à cause du beau nom de Jésus. Ils ont pris la lampe, et ils s'efforcent d'entretenir une image de bons chrétiens, mais en réalité ils ont, sans s'en rendre compte, placé leur lampe sous un sceau depuis longtemps (Matthieu 5:15). Ils se contentent d'aller à l'église tous les dimanches; parfois, ils assistent aux réunions de prière. Ils assistent, sans plus. Et lorsque vous croisez ces gens, ou que vous travaillez avec eux, vous ne sauriez pas dire s'ils sont chrétiens ou non tellement leurs actions ne concordent pas avec leur profession de foi faite à l'église! 

Matthieu 25:5 : "Comme l’époux tardait, toutes s’assoupirent et s’endormirent". Il y aura pour la plupart d'entre nous un moment d'attente entre le jour où nous avons donné notre vie à Jésus et le moment où Il repassera prendre l'esprit qu'Il a placé en nous. Veillons et prions, afin que nous ne soyons pas trouvés endormis spirituellement lorsque ce jour arrivera! Car le Christ, qui appelle ici "sage" ceux qui prennent l'huile avec la lampe, nous les présente tout de même endormis, dans l'attente de l'arrivée de l'Époux. Pourquoi? Tirons-en cette leçon: c'est une chose de prendre l'huile et la lampe, mais c'en est une autre de demeurer constamment dans la vérité biblique! Souvenons-nous; l'ennemi rôde comme un lion, cherchant qui il dévorera (1 Pierre 5:8). Heureusement pour les sages, elles étaient prêtes et préparèrent leur lampe. Elles ne dormaient pas du sommeil de l'indifférence, comme le faisaient les folles, car elles se reposaient dans l'assurance que donne l'Évangile de vérité. 
1 Jean 2:27-28 nous dit en effet, comme une réponse à la parabole des vierges folles et sages: "Pour vous, l’onction que vous avez reçue de lui demeure en vous, et vous n’avez pas besoin qu’on vous enseigne; mais comme son onction vous enseigne toutes choses, et qu’elle est véritable et qu’elle n’est point un mensonge, demeurez en lui selon les enseignements qu’elle vous a donnés. Et maintenant, petits enfants, demeurez en lui, afin que, lorsqu’Il paraîtra, nous ayons de l’assurance, et qu’à son avènement nous ne soyons pas confus et éloignés de lui".

Matthieu 25:8: "Les folles dirent aux sages: Donnez-nous de votre huile, car nos lampes s’éteignent". Ceux là, ce sont les chrétiens qui pensent qu'ils seront sauvés parce qu'ils ont un bon pasteur, ou encore parce qu'ils ont été élevés dans une famille chrétienne. Ils en viennent en quelque sorte à croire qu'ils sont sauvés par la foi des autres! Enseigne-nous! Dirige-nous! Guide-nous! Ils sont tournés vers l'homme et placent une confiance aveugle en lui plutôt qu'en Dieu seul! Mais la grâce de Dieu ne se partage pas; Son Esprit ne se partage pas, car c'est Dieu qui le déverse en ceux qui lui appartiennent vraiment. Nous le voyons par cet exemple: les folles demandent aux sages: "donnez-nous une part de l'onction de l'Esprit de Dieu qui est en vous". Mais Dieu donne Son Esprit à ceux qui lui appartiennent vraiment, c'est Sa marque sur ceux qui lui appartiennent. Attention donc, que notre lampe ne brûle pas d'un autre feu!

2 Pierre 3:13-14 : "Mais nous attendons, selon sa promesse, de nouveaux cieux et une nouvelle terre, où la justice habitera. C’est pourquoi, bien-aimés, en attendant ces choses, appliquez-vous à être trouvés par lui sans tache et irrépréhensibles dans la paix".
Vivons dans la justice et la sainteté de Dieu; lorsqu'Il redemandera l'esprit qu'Il a placé en nous, c'est avec assurance - et non pas avec arrogance - que nous nous présenterons devant le trône de gloire, sachant que ce n'est pas nous, mais Jésus qui a tout accomplit. C'est bien la raison pour laquelle, toute notre vie, nous voulons demeurer en Lui. Sans Jésus, nous ne pouvons rien faire. Un jour à la fois, nous avancerons dans ce pèlerinage terrestre. Nous vivrons chaque jour comme si c'était le dernier. Cela ne signifie pas, comme le monde le prétend, de vivre "à fond", en faisant tout ce qui nous passe par la tête, péché ou non. Certainement pas! Au contraire, en Jésus, vivre chaque jour comme si c'était le dernier, c'est de vivre avec le sentiment d'urgence que nous ne serons jamais trop près de Dieu. Jamais trop attaché à Jésus. Il n'est pas de pire situation spirituelle que celle où l'homme prétend avec arrogance être prêt à rencontrer la mort. Très souvent, ce beau parleur est très petit dans les choses du royaume de Dieu. Ne parlons pas vainement; nous savons que si nous avons réellement reçu l'Esprit de Dieu en nous; nous ne nous affectionnerons plus aux choses de ce monde, mais principalement aux choses de Dieu (Romains 8:6-9). 

Et si nous manquons de sagesse, demandons à Dieu, qui donne à tous simplement et sans reproche (Jacques 1:5).

Que la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen.

samedi 7 janvier 2017

Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi...

Matthieu 10 :37: "Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n’est pas digne de moi, et celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi n’est pas digne de moi".

Luc 14:26 : "Si quelqu’un vient à moi, et s’il ne hait pas son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères, et ses sœurs, et même sa propre vie, il ne peut être mon disciple."

Ce que Jésus dit ici a été interprété de toutes sortes de manières depuis des centaines d'années. Demandons au Saint-Esprit de venir nous éclairer, afin de bien comprendre ce que Jésus attend de nous, et surtout, de mettre en pratique ses exigences!

Tout d'abord, lorsque nous lisons Matthieu 10, nous constatons que ce chapitre traite entre autre de la mission des douze apôtres. Jésus se promenait de villes en villages et enseignait. Ses disciples le suivaient. Un jour, il les réunit tous et leur donna une mission: allez vers les brebis perdues d'Israël; enseignez-leur que le royaume des cieux est proche; guérissez les malades, chassez les démons! Il leur dira également de n'emporter ni or, ni argent, ni sac de voyage, bref, il veut qu'ils apprennent à placer leur confiance en Dieu seul, en ne s'appuyant pas sur ce qui est terrestre. Jésus leur enseignera à agir simplement: si vous êtes reçu quelque part, restez-y, mais si l'on ne vous reçoit pas, n'insistez pas et allez voir ailleurs. Il leur dira au verset 16: "je vous envoie comme des brebis au milieu des loups. Soyez donc prudents comme les serpents, et simples comme les colombes." Il leur enseigne que les hommes les rejetteront, ils seront livrés aux tribunaux, et au verset 21 il dira: "le frère livrera son frère à la mort, et le père son enfant; les enfants se soulèveront contre leurs parents et les feront mourir." Il leur enseignera également que le serviteur n'est pas plus grand que le maître, et que, comme le maître a été rejeté et persécuté, les disciples le seront aussi. Il poursuivra en disant de ne pas craindre ceux qui peuvent tuer le corps, mais de craindre Dieu seul. Il donne encore une fois une indication claire de sa volonté: n'attachons pas trop d'importance aux choses d'ici-bas, voire même à notre propre corps, car tout cela est appelé à disparaître, mais ce qui doit être à la première place dans nos vies doit être Dieu. La suite logique est la suivante: "Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n'est pas digne de moi." Si Dieu est à la première place, il est normal que ce qui est terrestre soit derrière Lui. Mais attention! 1 Jean 2:9-11 nous dit: "Celui qui dit qu’il est dans la lumière, et qui hait son frère, est encore dans les ténèbres. Celui qui aime son frère demeure dans la lumière, et aucune occasion de chute n’est en lui. Mais celui qui hait son frère est dans les ténèbres, il marche dans les ténèbres, et il ne sait où il va, parce que les ténèbres ont aveuglé ses yeux." Et encore, en 1 Timothée 5:8 : "Si quelqu’un n’a pas soin des siens, et principalement de ceux de sa famille, il a renié la foi, et il est pire qu’un infidèle." Et en 1 Jean 4:20 : "Si quelqu’un dit : J'aime Dieu, et qu'il haïsse son frère, c'est un menteur; car celui qui n'aime pas son frère qu'il voit, comment peut-il aimer Dieu qu'il ne voit pas ?

 Y aurait-il donc contradiction biblique? Non!



Jésus parlait énormément en parabole, et, si nous n'avons pas l'intelligence de comprendre ses enseignements, nous tordrons le sens de ses paroles. Lorsqu'en Matthieu 18:8, il dit de couper notre main ou notre pied s'ils sont pour nous une occasion de chute, nous comprenons aisément qu'il ne voulait pas dire de prendre une scie et de nous couper un membre. Pourtant, de nombreux ignorants ne comprenant pas le sens de cette parabole l'ont appliqué littéralement et ont ainsi fait souffrir beaucoup de gens, un père coupant ainsi la main de son propre fils. Celui qui veut demeurer ignorant, car trop orgueilleux pour demander la sagesse à Dieu, ne pourra jamais comprendre le sens des Écritures. Prions avec humilité, n'hésitons jamais à demander au Seigneur la sagesse de comprendre Sa parole, et remercions le afin qu'Il nous corrige, qu'Il nous émonde et que nous portions du fruits (Jean 15:2).  

En Luc 14:26, lorsqu'il est écrit que si quelqu'un va à Jésus sans haïr sa parenté; il ne peut pas être son disciple, Jésus ne dit pas d'haïr les personnes de nos propres famille, même si certains d'entre eux nous détestent. Lui-même nous exhortera au cours de son fameux sermon sur la montagne à ne pas haïr ceux qui se font nos ennemis, mais à prier pour eux et à leur faire du bien (Matthieu 5:44). Donc, même si les membres de notre famille nous rejettent, cela ne nous donne pas le droit de les haïr pour autant! Jésus veut simplement dire ici: haïssez leurs péchés, car leurs péchés ne sont pas compatibles avec votre marche avec Dieu. Psaumes 97:10 nous dit d'ailleurs à ce sujet: "Vous qui aimez l’Éternel, haïssez le mal!" Nous lisons également en 1 Jean 2:15-16: " N’aimez point le monde, ni les choses qui sont dans le monde. Si quelqu’un aime le monde, l’amour du Père n’est point en lui; car tout ce qui est dans le monde, la convoitise de la chair, la convoitise des yeux, et l’orgueil de la vie, ne vient point du Père, mais vient du monde." Jude 1:21-23 nous dit également: "maintenez-vous dans l'amour de Dieu, en attendant la miséricorde de notre Seigneur Jésus-Christ pour la vie éternelle. Reprenez les uns, ceux qui contestent; sauvez-en d'autres en les arrachant du feu; et pour d'autres encore, ayez une pitié mêlée de crainte, haïssant jusqu'à la tunique souillée par la chair." En aucun moment, il n'est dit ici d'haïr ces gens, mais de nous maintenir dans l'amour de Dieu! Le fait de nous maintenir dans cet amour nous remplira de pitié pour les perdus. Nous haïrons l'oeuvre de l'ennemi dans leur vie, nous haïrons la laideur du péché qui détruit au lieu de bâtir, qui abaisse plutôt que de relever, mais en aucun temps Dieu nous demande d'haïr et de renier notre prochain, à moins que ces derniers n'ait péché contre le Saint-Esprit, péché pour lequel il n'existe aucun pardon. L'Éternel exigera ainsi au prophète Samuel de cesser de pleurer sur le roi Saül, car il avait franchi une ligne que Dieu seul connaît, et pour lui, il n'existait plus de route de retour (1 Samuel 16:1). 

S'il doit y avoir des frictions, et il y en aura certainement, car les pécheurs n'aiment pas la compagnie des enfants de Dieu, elles se feront naturellement. L'enfant de Dieu ne doit pas forcer ces choses-là. À partir du moment où les gens autour de nous ne veulent pas accepter Christ, ils nous renieront eux-mêmes. Lorsqu'ils verront que nous ne nous vautrons plus dans la boue du péché, comme nous le faisions avant de connaître la vérité en Christ, certains diront du mal de nous. Ils nous souhaiterons la prison, voire même la mort. Dans certains pays sous l'emprise de l'islam, il est inconcevable qu'un membre de la famille devienne chrétien. Il est automatiquement traité comme un paria, et il risque la mort. Pourtant, si vous parlez à ces chrétiens, ils n'ont pas une once de haine envers leur famille, qui pourtant les maltraitent et souvent, les cherchent pour les faire mourir. Comprenons ceci: il est totalement impossible pour un véritable enfant de Dieu de détester son prochain, car l'amour de Dieu qui est en lui le lui interdit. L'amour de Dieu et la haine sont comme le feu et l'eau, le froid et le chaud. C'est un ou l'autre, il ne peut y avoir de place pour les deux en nous. C'est la raison pour laquelle, du milieu de toute la haine dont les hommes sont capables, des chrétiens authentiques posent des gestes d'amour envers ceux qui se font leurs ennemis. Ils répondent à la haine par l'amour, ils intercèdent auprès de Dieu pour le salut de ces âmes qui sont aussi précieuses à leurs yeux que la leur. 

Pourtant, nous avons vu plusieurs chrétiens, ou disons-le, supposés chrétiens, renier des membres de leur propre famille simplement parce que ces derniers vont à une autre église que la leur! Que pouvons-nous dire à ce sujet, sinon que ce ne sont pas encore de véritables enfants de Dieu? Ils ne connaissent pas Son amour; ils sont remplis d'un vain orgueil! Pour eux, la bannière au-dessus de la porte de leur église importe plus que la bannière de Christ. Ils se font un dieu de leur pasteur, qui est humain, et Dieu n'aime pas que nous placions notre confiance en les hommes, quels qu'ils soient (Jérémie 17:5) et/ou de leur propre ventre, et ils n'ont aucun intérêt à mettre en pratique la parole de Dieu, s'ils la lisent. Le slogan de l'église catholique est: "Hors de l'Église catholique, point de salut". Ce slogan est désormais répandu parmi de nombreuses personnes, de quelque allégeance qu'ils soient. "Hors de mon église, point de salut". Dieu lui-même ne peut pas mettre un frein à l'orgueil de ces pauvres gens, parce qu'ils ne lui demandent pas d'intervenir. Ils se voient parfaits, au-dessus de tout, de tout le monde. Ils se donnent le droit de juger l'un et l'autre, mais ils jugent leur prochain avec leur nature pécheresse. Ils ne peuvent pas juger selon l'Esprit de Dieu, parce qu'il n'habite pas en eux. Ils tiennent rancune pendant des années pour des choses totalement inoffensives, ne se conformant pas à la Bible qui nous enseigne pourtant de pardonner. Ce sont souvent ceux-là qui se vantent que Dieu leur parle à toute heure du jour ou de la nuit. Pourtant, Il n'a même pas de place où habiter en eux tellement ils sont déjà remplis et satisfaits d'eux-mêmes! Comment pourrait-Il leur parler? Ne commencerait-Il pas par les reprendre et les ramener sur le droit chemin? Mais ils n'ont que faire de la justice de Dieu, et ils oublient que Jésus seul est au-dessus de tout. Par leurs agissements, ils se placent toujours au-devant de Jésus. Dans leur vie, leur témoignage ne transpire que l'orgueil qui les dévore. Le moi, moi, moi est omniprésent. Ils se citent eux-mêmes comme étant un exemple quasi parfait, mais les fruits qu'ils portent prouvent qu'ils ne sont pas de Dieu. Ces gens-là tordent le sens des Écritures afin de les adapter à leur vie hypocrite. Ils sont des ambassadeurs pour leur propre cause, pour leur propre royaume. Pourtant, en tant que chrétiens, ne devons-nous pas être des ambassadeurs de Christ? Notre prière ne doit-elle pas être que nous soyons, en tout lieu et en tout temps, qu'un simple doigt qui pointe vers Jésus? (1 Corinthiens 10:31) Le moi doit s'effacer, et Christ doit prendre place. Le vieil homme et ses agissements doivent disparaître, et un tout nouvel homme doit prendre place (Matthieu 9:16; Éphésiens 4:22-24).

Non, Jésus ne nous demandera jamais d'haïr et de renier notre prochain. À cause d'une mauvaise compréhension des enseignements de Jésus, ce verset a été trop souvent utilisé pour démolir les uns et les autres. Le diable s'est servi de ces versets pour diviser, afin de mieux régner! Pendant ce temps, l'amour de Dieu ne peut pas habiter dans les hommes, trop occupés qu'ils sont à poursuivre leurs propres intérêts. N'oublions pas que Jésus n'ira jamais contre Sa propre parole! Haïssons les péchés, mais prions pour les pécheurs. N'en sommes-nous pas un nous-mêmes? Ne laissons pas la haine et la division régner parmi nous, car le chrétien doit au contraire s'efforcer d'être en paix avec tout le monde, dans la mesure du possible (Romains 12:18). Nous sommes supposés être des lumières dans un monde de ténèbres; prenons donc garde que cette lumière ne soit ténèbres (Luc 11:35). Comprenons simplement que rien au monde, même pas le supposé amour d'un parent ou d'un ami, ne doit nous mener à agir contre la volonté de Dieu. Si l'amour, ou supposé amour de nos proches nous met dans une position où nous serions forcés de choisir entre ce qu'ils demandent de faire et ce que Christ attend de nous; entre le monde et le royaume de Dieu, nous ne devrons pas hésiter; ce  devra être Christ. Car l'amour véritable qui doit unir une famille attirera les membres de cette famille à Dieu, (et ne les en éloignera certainement pas!) et la seule bannière qui sera importante pour eux sera celle de Christ. Peu importe la distance, les succès et les échecs, ou même la bannière au-dessus de la porte de leur église respective, une seule chose unira ces gens; l'amour et la passion pour le royaume de Dieu, ainsi que le pardon reçu de Dieu par le précieux sang de Jésus. Ne laissons pas de religion s'implanter en nous. Nous n'y trouverons qu'amères déceptions. L'apôtre Paul parlera en 2 Timothée 3 de ces gens qui auront une apparence de piété, et en quelque sorte, ils se feront une religion de conserver cette apparence intacte, mais au fond d'eux-mêmes, ces gens-là renient Christ en ce qu'ils ne lui laissent aucune souveraineté sur leur vie. L'apôtre Jacques nous explique en Jacques 4 que les querelles et les divisions qui surviennent parmi les chrétiens viennent du fait qu'ils vivent encore selon la chair, et en conséquence, ils ont des désirs qui ne sont pas ceux de Dieu. Vivons-donc une relation vivante avec Dieu, par Jésus-Christ notre Seigneur et Sauveur. Laissons-le nous transformer totalement dans l'intelligence; n'ayons pas l'orgueil de ne même plus demander à Dieu de nous montrer nos manquements, afin que nous les corrigions, et de nous laisser corriger par Lui. Jésus l'a dit; Il est le cep, et le Père est le vigneron. Nous ne sommes que les sarments. Il a bien dit lui-même, en Jean 15: 2, que "tout sarment qui est en moi, qui ne porte pas de fruit; il le retranche". Prenons garde de n'être pas des sarments sur le cep, prétendant croire en Jésus, mais nous contentant de porter un autre fruit, de brûler d'un autre feu, d'offrir un autre sacrifice qui ne plaît pas à Dieu. Avec humilité, restons aux pieds de Jésus. Que nous ayons un an, dix ans ou quarante ans de vie chrétienne, nous ne serons toujours que de simples ambassadeurs du royaume de Dieu, et nous ne sommes supérieurs à personne. La récompense est la même pour tout le monde, selon la mesure de sa foi, et ceux qui se croiront les premiers ici-bas risquent bien d'être les derniers devant la face du Seigneur, car leur orgueil ne leur sera d'aucun secours (Matthieu 20:1-16). 

Prions.

Seigneur Dieu, nous voulons d'abord te remercier pour Ta parole, pour cet océan de connaissance dans lequel nous pouvons plonger nos regards, la Bible. Mais s'il te plaît, par ton Esprit, accorde-nous la sagesse de comprendre ce que nous lisons, afin que jamais nous ne tordions le sens de Tes paroles, et que nous ne soyons pas un objet de scandale pour quiconque. Au contraire, nous voulons être comme un sacrifice d'agréable odeur, comme un aimant qui attire les perdus et désespérés à Toi. Mais Tu vois nos faiblesses. Elles sont grandes, et si elles ne sont pas mises en bride, elles ne cessent de nous éloigner de Toi. L'orgueil de nous prendre pour des petits dieux combat fortement en nous, et nous peinons à comprendre à quel point nous avons besoin de Toi. Nous sommes portés à nous satisfaire de nous-mêmes, croyant comme au jardin d'Éden que la connaissance du bien et du mal fait de nous des êtres supérieurs. Mais il y là un paradoxe; c'est que cela nous condamne davantage, car nous n'aurons aucun prétexte, aucune excuse devant Toi, Seigneur, au jour du jugement. Nous savons la vérité, nous avons connu le sacrifice de Jésus, nous avons cru que cela était bon. Aide-nous, s'il te plaît, à ne jamais prendre à la légère le sacrifice de la croix et à ne jamais prendre pour acquis le salut que Tu nous offres. À chaque jour suffit sa peine, et chaque nouveau jour est un nouveau défi, rempli d'une part de Tes bénédictions totalement imméritées, et d'autre part de tentations et d'embûches que l'ennemi place sur notre chemin. Lorsque nous croyons être debout, aide-nous à prendre garde de ne pas tomber plus bas encore que nous étions lorsque Tu nous as tiré de la boue du péché. Il est bien dit dans Ta parole que Tu enseignes aux humbles tes voies, et c'est à cause de Toi, à cause de Ton saint Nom que Tu pardonnes nos nombreuses iniquités. Nous n'avons rien fait pour mériter ce pardon gratuit, mais c'est seulement à cause du sang de Jésus et rien d'autre que ta grâce nous sauve. Apprends-nous à rester petits à nos propres yeux, comme il convient pour des chrétiens, et qu'aucune espèce d'orgueil ne nous fasse nous élever au-dessus des autres. Toi seul, Ô mon Dieu, est élevés, ton Nom seul sera loué par notre bouche, et avec ton aide, nous serons et demeurerons qu'un simple petit doigt qui pointe vers le trône de gloire, là où Tu règnes éternellement. Oui nous te prions, Jésus, que Ton amour coule en nous comme un fleuve d'eau vive, car là où Ton amour subsiste, rien de ce qui est de l'ennemi ne peut prendre place. Par Ton amour pour le royaume de Dieu, Tu as chassé les pécheurs du Temple de Jérusalem. À cause de cet amour, les puissances des ténèbres ne peuvent subsister en nous, elles ne peuvent plus nous tenir dans le péché. Tu as dit, Jésus: aimez-vous les uns les autres, comme je vous ai aimés. Cela nous est impossible si Ton amour ne demeure pas en nous, car Tu as tant aimé que Tu as donné Ta vie pour nous. Mais c'est avec ton aide seulement que nous comprendrons que notre vie terrestre n'a aucune valeur si nous ne la vivons pas pour te rendre la gloire, la louange et l'honneur, sans rien garder pour nous. Tu es le premier et le dernier, ce qui signifie que lorsque Tu demeures en nous, nous sommes cachés au milieu de toi, et rien de notre petite personne ne transparaît, et c'est à cette humilité que nous aspirons aujourd'hui plus que jamais, en ces jours qui sont les derniers. Nous savons que seuls les humbles seront épargnés de la colère à venir, et nous te prions non seulement pour nous, mais pour tous les chrétiens, et ceux qui sont prétendent l'être, mais qui demeurent encore dans la chair. Que la paix puisse régner parmi nous, et que nous soyons tous réunis pour le combat spirituel sous la seule bannière de Christ. L'ennemi détruit la base en divisant les familles, mais Toi, grand Dieu, Tu les réunis à cause de Ton amour. Tu rebâtis, tu redresses ceux qui étaient courbés, car Tu es lent à la colère, et riche en bonté. Merci pour Ton amour, pour Ton pardon, merci pour Ta grâce infinie. Pour toujours nous voulons louer Ton saint Nom, car Toi seul en est digne. Amen.  

dimanche 3 janvier 2016

Mais ils n'ont point de racine, par Charles H. Spurgeon

"Mais ils n’ont point de racine". Luc 8:13

Mon âme, examine-toi toi-même, par la lumière de ce texte. Tu as reçu la parole avec joie; ton appétit a  été excité et tu as ressenti une vive impression; mais rappelle-toi bien ceci: recevoir la Parole d’une manière auditive est une chose, mais recevoir Jésus dans ton âme, c’est complètement différent; à un sentiment superficiel est souvent jointe une dureté intime de cœur, et une vive impression reçue de la Parole n’est pas toujours durable.

Dans la parabole du semeur, il y a un cas où la semence tombe sur un sol rocailleux, recouvert d’une mince couche de terre; quand la semence a commencé à prendre racine, sa croissance, au début dirigée vers le bas, est entravée par la roche dure et par conséquent elle dépense ensuite toute son énergie dans la montée de ses pousses vertes, tant qu’elle peut, mais n’ayant que peu de sève en provenance de la racine, elle finit par flétrir. Est-ce mon cas? Est-ce que j’ai fait quelque chose de spectaculaire dans ma vie pratique sans en avoir la correspondance dans ma vie intérieure? Une bonne croissance s’étend vers le haut et le bas en même temps. Est-ce que je suis enraciné dans la sincère fidélité et dans l’amour de Jésus? Si mon coeur reste dur et insensible à la grâce, la bonne semence peut germer pour une saison, mais elle doit finalement se flétrir, car elle ne peut pas croître sur un coeur rocailleux, broyé, non sanctifié. Je redoute le genre de piété croissant trop rapidement et qui manque d’endurance, comme le ricin de Jonas; laissez moi évaluer le coût d’être un disciple de Jésus, par dessus tout, laissez moi ressentir l’énergie de son Esprit, et alors je posséderai une semence fidèle et durable en mon âme.

Si mon esprit demeure endurci comme il l’était de par sa nature, le soleil de l’épreuve le brûlera, et mon coeur dur répandra la chaleur la plus terrible sur la semence malade, ma piété ne tardera pas â mourir, et mon désespoir sera terrible; par conséquent, O Semeur céleste, prépare le terrain de mon coeur, répand ta vérité en moi, et laisse moi t’offrir en retour une moisson généreuse.


Par Charles H. SPurgeon

samedi 23 mai 2015

Contradiction... Vraiment? Dieu de lumière ou d'obscurité?



1 Timothée 6 versets (15)16 : "le roi des rois, et le Seigneur des seigneurs, qui seul possède l’immortalité, qui habite une lumière inaccessible, que nul homme n’a vu ni ne peut voir, à qui appartiennent l’honneur et la puissance éternelle. Amen!"

Psaumes 97 verset 2 : "Les nuages et l'obscurité l'environnent, la justice et l'équité sont la base de son trône."
1 Rois 8 verset 12 : "Alors Salomon dit : L'Éternel veut habiter dans l'obscurité!"

Nous jetons un œil ici sur des versets où certains y voient une contradiction.
 
En Psaumes 97 verset 2, les nuages et l'obscurité qui environnent l'Éternel représentent l'incapacité viscérale de l'homme à discerner la volonté de Dieu, ses plans et ses pensées par ses propres forces. Nous savons que la pensée de l'homme est à des années-lumière de la pensée de Dieu. Il doit donc vivre et marcher par la foi s'il veut comprendre et vivre la volonté  de Dieu, sans quoi son intelligence demeurera enténébrée. Il lira les Écritures mais il ne comprendra rien, ou il comprendra tout de travers puisque son intelligence n'est pas éclairée par le Saint-Esprit.
Au verset 4 nous lisons que "ses éclairs illuminent le monde, la terre le voit et tremble". Comprenons que dès que l'homme reconnaît Dieu dans toute sa puissance et sa splendeur, il ne peut résister devant Lui. Les montagnes fondent comme la cire et les pécheurs sont confus. Au verset 11 de ce Psaume il est d'ailleurs écrit : "la lumière est semée pour le juste, et la joie pour ceux dont le cœur est droit." Oui, comme la lumière jaillit en nous lorsque, purifiés par le sang de Jésus, le Saint-Esprit nous est accordé, car auparavant nous pensions voir et connaître les choses de Dieu, mais lorsque son Esprit nous conduit dans toute la vérité, nous comprenons à quel point nous ne savons rien et que nous avons besoins d'être instruits dans toutes les choses du royaume de Dieu.

1 Rois 8 verset 12 : Cette obscurité dont il est question est représentée de manière physique par le voile du temple qui empêchait le commun des mortels de se tenir dans la présence de la gloire de Dieu. Nous savons que dans l'ancien testament, la présence de la gloire de Dieu est souvent cachée de la vue des hommes par une épaisse nuée. Comme il est justement dit en 1 Timothée 6 verset 15-16, Dieu est lumière, et habite la lumière, toutefois sa brillance nous serait intolérable. Nous avons une comparaison terrestre pour cela : lorsque nous sommes dans l'obscurité depuis longtemps, et que soudain nous sortons dehors en plein soleil, notre premier réflexe est de fermer nos yeux, car la lumière du soleil est si brillante que nous ne pouvons pas la supporter. Nos paupières presque fermées, elles bloquent à notre rétine le trop plein de lumière qui nous est intolérable, tout en ne nous empêchant pas d'y avoir accès. Notre monde est ténèbres et nous habitons dans ces ténèbres, et pourtant, du milieu de tout cela notre Père Céleste s'est fait connaître à nous, Il est venu parmi nous vivre avec nous en la personne de Jésus d'abord, en esprit ensuite alors qu'il vient habiter en ceux qui croient. (Voir Esaïe 9 :1) Les ténèbres l'environnent donc lui aussi, mais ceux qui marchent avec Lui ne sont pas dans l'obscurité. Souvenons-nous du peuple de Dieu prisonnier en Égypte. Les égyptiens vivaient dans une obscurité si épaisse que personne ne se leva de sa place pendant trois jours. Mais il est dit, en Exode 10 verset 23 : "il y avait de la lumière dans les lieux où habitaient tous les enfants d’Israël." Gloire à Dieu! Parce que l'Éternel était avec eux, il y avait aussi sa lumière malgré le fait qu'ils étaient entourés d'obscurité comme il ne s'en était jamais vu auparavant!

Cette nuée qui cachait la gloire de Dieu nous rappelle également qu'un homme ne s'approche pas de Dieu comme s'il s'approchait d'un quelconque figurant dans une pièce de théâtre. Sa sainteté, sa gloire et sa magnificence font qu'Il est inaccessible à l'homme charnel qui ne possède pas la foi et qui n'a pas accepté Jésus-Christ comme son Seigneur et Sauveur personnel. Nous pouvons dire qu'une épaisse nuée, dans leur cas représentant le péché, les empêche encore de nos jours de voir Dieu pour ce qu'Il est, lui préférant toutes sortes d'autres faux dieux, souvent représenté par... leur propre petite personne!

Pour cette raison, Jésus s'adressait souvent au peuple par le moyen de paraboles. Pourquoi? Ne publiait-il pas des choses cachées depuis la création du monde? Oui, mais il le faisait afin que le sens en soit compris par ceux-là seul qui marcheraient par la foi, et non selon la sagesse de ce monde. C'est la raison pour laquelle l'apôtre Paul dira également que la prédication de la croix est une folie pour ceux qui périssent, mais pour nous qui sommes sauvés, elle est une puissance de Dieu! Ceux qui ne veulent pas marcher avec Jésus et ne l'acceptent pas comme leur Sauveur ne peuvent pas comprendre ses Écritures, ses œuvres et sa volonté. Pour cette raison, l'Éternel Dieu leur est étranger, ils ne le considèrent pas comme leur père n'étant pas eux-mêmes ses fils et ses filles à cause de l'énorme faussé du péché qui les sépare encore de Dieu, n'ayant pas été réconciliés avec Lui par le sacrifice parfait de Jésus-Christ. C'est bien la raison pour laquelle il est écrit en 1 Timothée 6 verset 16 que nul homme n'a pu voir la lumière inaccessible de Dieu. Nous ne connaissons que ce que le Christ nous a fait connaître, et ce qu'il nous a fait connaître nous pouvons le comprendre seulement en lui appartenant et marchant avec lui par la foi.

C'est par Jésus seul que Dieu s'est fait connaître aux hommes, c'est par Lui que nous avons accès au royaume céleste, c'est par lui que nous sommes sauvés et libérés du péché qui nous retenait captifs de la mort spirituelle. C'est par Jésus et Jésus seul que nous reconnaissons la gloire de Dieu, et par lui, il a démontré qu'il se souciait de nous en nous balisant le chemin et en mettant des règles de conduite pour chacun de nous, mais surtout c'est par Jésus qu'Il a manifesté son amour pour la race humaine. Dieu, dans la personne de Jésus-Christ, s'est donné lui-même en sacrifice afin de sauver les hommes. Il n'est nul autre dieu sur terre qui ait fait cela! Il transforme des vies efficacement et pour le mieux. Lorsque Dieu s'est fait connaître à Saul le persécuteur des chrétiens, Il s'est fait connaître dans une lumière tellement vive que Saul le persécuteur des chrétiens est devenu l'apôtre Paul, un pilier de la foi chrétienne, dont les épitres nous nourrissent spirituellement encore en ce jour! Jésus est la lumière du monde, afin que quiconque entend ses parole et croit en Lui ne périsse pas et ne demeure pas dans les ténèbres.


Que ton nom soit béni et glorifié, ô mon Dieu! Comme tu es grand dans toutes tes œuvres! Alors que les ténèbres se font profondes sur la terre, tu habites au milieu de ceux qui croient fidèlement en toi, et ta lumière resplendit au milieu d'eux comme une fontaine d'eau en plein milieu d'un désert aride! Tes paroles sont véridiques, et nulle contradiction n'est détectable en toi. Tu es juste et vrai, comme le sont tes enseignements, et par eux nous te connaissons et nous plongeons nos regards dans ton océan de sagesse. Sois béni et glorifié, Seigneur Jésus, d'avoir été fidèle dans la tâche que tu avais à accomplir; par toi nous sommes délivrés de l'obscurité et sommes devenus des enfants de lumière, c'est la raison pour laquelle nous marchons à ta suite, te faisant confiance car nous savons que tu ne trompes personne et que tu nous conduiras dans toute ta vérité. Un jour à la fois, notre plus grand désir est de t'aimer et de marcher comme tu as marché, de garder tes paroles dans nos cœurs, car elles sont pour nous un rafraichissement aux jours de la tribulation. Les vents violents se lèvent et la tempête gronde, mais toi Seigneur Jésus, tu es et tu demeures inébranlable. Tu es notre soutien et comme les racines de l'arbre descendent toujours plus profond dans le sol à la recherche de l'humidité nécessaire à sa survie, nous voulons jour après jour approfondir notre relation avec toi, Seigneur, afin de sortir victorieux de chacune des batailles que nous aurons  à combattre tant que nous serons ici-bas. Merci mon Dieu, pour ta grande sagesse, et merci d'avoir révélé à ceux qui se reconnaissent faibles et fous ce qui est encore caché aux gens orgueilleux et imbus d'eux-mêmes, car cette révélation est pour nous salutaire et remplie de bénédictions éternelles! Que la gloire soit rendue au Père, au Fils et au Saint-Esprit, Amen!