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dimanche 10 septembre 2023

Le murmure et le feu

 Exode 3:1-6: Dieu parle à Moïse du milieu d'un buisson enflammé.

1 Rois 19:12: L'Éternel n'était pas dans le feu. Et après le feu, un murmure doux et léger.

Certains voient ici une contradiction. Mais qu'en est-il réellement? Pourquoi Dieu parle-t-il à Moïse du milieu d'un buisson enflammé, mais ne se présente-t-il pas à Élie du milieu du feu, mais du milieu d'un "murmure doux et léger"?  

Nous savons que Dieu nous parle de plusieurs manières dans les Écritures. Selon nos circonstances présentes, un jour, nous serons interpelés par un verset, et le lendemain ce sera un autre. Cela ne veut pas dire que nous cherchons des passages particuliers dans la Bible afin de conforter notre chair, au contraire, parce que nous ne rejetons rien de la parole de Dieu; elle nous parle, elle nous édifie, elle nous instruit et nous corrige (2 Timothée 3:16).

 Mais Dieu parle de manière à toucher nos cœurs. Il faut savoir que, dans les temps anciens, le feu était souvent lié aux divinités. Lorsque Dieu parla à Moïse depuis le buisson ardent, ce dernier vivait au désert avec la fille d'un sacrificateur de Madian. Nous ne savons pas exactement si ce sacrificateur servait le seul vrai Dieu ou une fausse divinité, mais nous savons avec certitude que plusieurs tribus s'étaient éloignées du Dieu vivant pour s'attacher aux dieux des nations qui les entouraient. Quoi qu'il en soit, nous voyons dans le passage d'Exode 3 que Dieu se fait connaître à Moïse du milieu du buisson enflammé et lui dit: "Ôte tes souliers de tes pieds, car le lieu sur lequel tu te tiens est une terre sainte". 

C'est un aperçu de ce que Dieu veut faire comprendre à Moïse. Nous avons là un buisson enflammé, mais qui ne se consume jamais. N'est-ce pas une image de la parole de Dieu qui demeure éternellement? Alors que tout ce que nos yeux voient se dissoudra, cette parole sera pour toujours. De même, la véritable église de Dieu n'a-t-elle pas traversé les feux de la tribulation tout au long de l'histoire et pourtant, elle n'a pas été consumée, elle est encore, par la grâce de Dieu, vivante et témoigne de Lui à ceux qui ont besoin d'entendre le message du Père? Nous voyons aussi que, du milieu du feu, Dieu dit à Moïse qu'il se tient sur un lieu saint. Ce lieu n'était pas saint parce qu'il s'y trouvait un buisson enflammé qui ne se consumait pas, mais parce que Dieu y était présent! 

Souvent dans la Bible, nous voyons que le feu est associé à la purification, à la sainteté, à la justice de Dieu. "Ôte tes souliers de tes pieds, car le lieu sur lequel tu te tiens est une terre sainte". Parce que nous ne devons jamais prendre à la légère ni avec orgueil notre service auprès de Dieu. Il est grand, il est saint, il est tout-puissant. Notre Dieu est aussi un feu dévorant, écrira l'auteur de la lettre aux Hébreux (Hébreux 12:29). Exode 24:17: "L'aspect de la gloire de l'Éternel était comme un feu dévorant sur le sommet de la montagne".  Nous nous plaisons à dire de nos jours que "Dieu est amour", et nous en sommes venus à croire qu'Il tolère même le péché qu'Il a défendu dans Sa parole. Ceux qui pensent et vivent ainsi gardent leurs chaussures en présence de Dieu, dans le lieu saint. S'ils ne se repentent pas, ils feront bientôt connaissance à cet aspect de la gloire de Dieu qu'ils ne veulent pas voir. "C'est une chose terrible que de tomber entre les mains du Dieu vivant (Hébreux 10:31).

Bien des années plus tard, le prophète Elie arrive. Il était un serviteur de Dieu fidèle et obéissant. Alors qu'il rencontre le roi impie Achab, ce dernier lui demande: "Est-ce toi, qui jettes le trouble en Israël"? Elie était une des rares personnes à être restée fidèle à Dieu dans le pays, et il se fait blâmer pour "le trouble en Israël"! Remarquons ici que rien n'a changé. Nous nous dirigeons, et c'est déjà commencé, vers un monde en rébellion totale contre Dieu et contre les Siens, et les chrétiens sont et seront les boucs émissaires pour tous les maux réels ou inventés à la surface de cette terre. 

Alors Elie répond à Achab: "Je ne trouble point Israël, c'est toi, au contraire, et la maison de ton père, puisque vous avez abandonné les commandements de l'Éternel et que tu es allé après les Baals". Alors il fit assembler auprès de lui, à la montagne du Carmel, les prophètes de Baal et d'Astarté. Il leur fût apporté deux taureaux, qui devaient être mis en morceaux et placés sur le bois, avec ce défi: le dieu qui répondra par le feu à cette offrande sera le vrai Dieu. Et Elie leur dit: "Choisissez pour vous l'un des taureaux, préparez-le les premiers, car vous êtes les plus nombreux, et invoquez le nom de votre dieu, mais ne mettez pas le feu" (1 Rois 18:25). Alors nous lisons que les faux prophètes ont invoqué Baal, mais que jamais il n'a fait descendre le feu du ciel sur leur offrande. 

Pour sa part, Elie découpa le taureau, plaça les morceaux sur le bois de l'autel de l'Éternel qu'il avait préalablement rétabli, mais il demanda aussi de remplir d'eau quatre cruches (à trois reprises) afin de couvrir d'eau le bois, l'holocauste ainsi que l'autel. Nous savons que l'eau a aussi un symbole de purification dans la Bible, mais ici, Elie n'essayait pas de purifier l'holocauste, il se préparait simplement à montrer à la face du peuple qui regardait (verset 30) qu'il n'avait pas caché de feu sous l'autel, comme c'était coutume de faire chez les prêtres de Baal à cette époque. Ils cachaient le feu sous l'autel, et lorsque celui-ci consumait leur holocauste, ils prétendaient que c'était l'œuvre de leur dieu. Cela nous démontre aussi la foi d'Elie, qui ne regardait pas aux circonstances, mais à Dieu seul. Et le fait que l'eau recouvrait ainsi l'holocauste allait démontrer l'étendue de la puissance de Dieu, pour qui rien n'est impossible. 

Alors Elie pria une simple prière, disant: "Réponds-moi Éternel, réponds-moi, afin que ce peuple reconnaisse que c'est toi, Éternel, qui est Dieu, et que c'est toi qui ramènes les cœurs". Alors le feu de l'Éternel tomba et consuma l'holocauste, le bois, les pierres et la terre et absorba même l'eau qui se trouvait dans le fossé qu'Elie avait fait autour de l'autel. Encore une fois ici, la puissance et la gloire de Dieu se sont manifestées par le feu. 

Après ces événements grandioses, Elie se sauve de la femme d'Achab qui veut lui ôter la vie. Il entre dans ce qui semble être une sorte de dépression et il demande à Dieu de prendre son âme. Elie est découragé. Il pense être le seul juste en Israël (ce qui est faux), mais Dieu se montre encore une fois à lui d'une manière attentionnée, presque délicate. Il envoie un ange pour qu'il mange et qu'il boive, et avec les forces que lui donnèrent cette nourriture, il marcha quarante jours et quarante nuit jusqu'à la montagne de Dieu, à Horeb. Le même endroit où Dieu s'était fait connaître à Moïse du milieu du buisson ardent. Cette nourriture que Dieu donna à Elie était une préfiguration de la nourriture spirituelle qui est la nôtre aujourd'hui encore. "Car l'homme ne vivra pas de pain seulement, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu" (Deutéronome 8:3; Matthieu 4:4).  

Arrivé à Horeb, il entre dans une caverne (1 Rois 19:9). Encore une fois, Dieu va à sa rencontre et lui demande ce qu'il fait là. Non pas parce que Dieu ne savait pas pourquoi Elie se tenait dans cette caverne, mais parce qu'Il voulait montrer à Elie ce qui se trouvait dans son propre cœur. C'est une étude que nous devons tous faire, à la lumière de la parole de Dieu. Il n'est pas bon d'attendre d'être à l'extrémité pour examiner notre conduite, à savoir si nous sommes dans la foi, si nous vivons réellement selon le cœur de Dieu (2 Corinthiens 13:5). Alors l'Éternel demanda à Elie de sortir de la caverne et de se tenir sur la montagne, devant l'Éternel. Et il est dit que "devant l'Éternel, il y eu un vent fort et violent qui déchirait les montagnes et brisait les rochers; mais l'Éternel n'était pas dans le vent". Pas cette fois-ci, parce que nous savons que "l'Éternel marche dans la tempête, dans le tourbillon" (Nahum 1:3). 

Ensuite il est dit que ce fût un tremblement de terre; mais l'Éternel n'était pas dans le tremblement de terre". Pas cette fois-ci, parce que nous savons que lorsque l'Éternel est descendu sur la montagne du Sinaï, "elle tremblait avec violence" (Exode 19:18; Juges 5:4). Et après le tremblement de terre; il y eu un feu, mais "l'Éternel n'était pas dans le feu" (1 Rois 19: 12). Pourtant au chapitre précédent, Dieu s'était manifesté d'une manière étonnante et glorieuse, non seulement à Elie, mais au peuple d'Israël lorsqu'Il fit descendre le feu du ciel afin de consumer l'holocauste d'Elie (1 Rois 18:38-39). Et après le feu, il y eut un "murmure doux et léger". Quand Elie l'entendit, "il s'enveloppa le visage de son manteau", et se tint là à l'entrée de la caverne en présence de Dieu.

Un murmure doux et léger. C'était une préfiguration de la nouvelle alliance. Dieu s'était fait connaître par le feu de la loi de sa colère contre le péché (Deutéronome 33:2), au milieu d'une tempête terrible où se mêlaient feu, tonnerre, éclair, tremblement de terre (Exode 19:16-18), mais maintenant, Il se faisait connaître par Son amour manifesté en Jésus-Christ, qui est venu sur la croix mourir pour nos péchés. L'auteur de la lettre aux Hébreux dira avec beaucoup d'à propos en Hébreux 12:18-19 : "Vous ne vous êtes pas approchés d'une montagne qu'on pouvait toucher, et qui était embrasée par le feu, ni de la nuée, ni des ténèbres, ni de la tempête, ni du retentissement de la trompette"... "Mais vous vous êtes approchés de la montagne de Sion, de la cité du Dieu vivant, la Jérusalem céleste, des myriades qui forment le chœur des anges, de l'assemblée des premiers-nés inscrits dans les cieux, du juge qui est le Dieu de tous, des esprits des justes parvenus à la perfection, de Jésus qui est le médiateur de la nouvelle alliance, et du sang de l'aspersion qui parle mieux que celui d'Abel".  

Ce murmure doux et léger, c'est l'amour et la grâce de Dieu. "Car Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu'il ait la vie éternelle. 
C'est encore la voix douce du Sauveur qui a dit du haut de la croix: "Père, pardonne-leur, car ils ne savent ce qu'ils font" (Luc 23:34). C'est encore Jésus qui a dit, avant la croix : "Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos" (Matthieu 11:28). 
Cette voix douce, ce murmure léger vous appelle encore aujourd'hui. Si comme Elie, caché dans la caverne, votre fardeau est trop lourd, le poids de vos fautes et de vos égarements vous pèse, cette voix est pour vous. "Recevez mes instructions, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez du repos pour vos âmes" (Matthieu 11:29).   

Que toute la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen.

dimanche 28 mai 2023

Contradiction, vraiment? L'Éternel est-Il lumière ou obscurité?

L'Éternel veut habiter dans l'obscurité! (2 Chroniques 6:1)

Dieu est lumière, et il n'y a point en lui de ténèbres (1 Jean 1:5).

Non, l'Éternel Dieu n'est pas obscurité. Pour bien comprendre cette exclamation de Salomon en 2 Chroniques 6:1, nous devons retourner en Lévitiques 16:2, où l'Éternel Lui-même dit à Moïse: "Parle à ton frère Aaron, afin qu'il n'entre pas en tout temps dans le sanctuaire, au dedans du voile, devant le propitiatoire qui est sur l'arche, de peur qu'il ne meure; car j'apparaitrai dans la nué sur le propitiatoire". Il est dit en 2 Chronique 5:14 que "les sacrificateurs ne purent pas rester (dans la maison de l'Éternel) pour y faire le service, à cause de la nuée, car la gloire de l'Éternel remplissait la maison de Dieu". Alors, lorsque Salomon vit cette nuée, il comprit que Dieu agréait l'œuvre de ses mains. Non pas que Dieu allait réellement habiter ce temple, car Salomon lui-même dira en 2 Chroniques 6:18, parlant de Dieu: "Les cieux, et les cieux des cieux ne peuvent te contenir", mais en acceptant cette maison qui lui était construite par Salomon, l'Éternel observait la promesse qu'Il avait faite à David (2 Chroniques 6:9-10).

Mais qu'est donc cette obscurité? Pourquoi l'Éternel voudrait-Il y habiter s'Il est lumière? C'est très simple: l'homme mortel ne peut pas voir la face de Dieu et ne pas mourir (Exode 33:20). C'est pourquoi Il apparaissait sous forme de nuée ou de colonne de feu, alors qu'Il guidait le peuple au désert (Exode 13:21). Psaumes 97:2 nous dit que "les nuages et l'obscurité l'environnent". Psaumes 18:11 nous dit que l'Éternel "faisait des ténèbres sa retraite". Ces manières de décrire l'environnement de Dieu découlent probablement d'Exode 19:16, où Dieu se manifesta aux yeux du peuple de la manière suivante: "Il y eu des tonnerres, des éclairs et une épaisse nuée sur la montagne". Qu'est-ce que cela nous dit? Cela nous parle de la majesté de Dieu, de Sa grandeur; nul ne Lui est comparable. De tout temps, le tonnerre et les éclairs ont impressionné les hommes et leur ont inspiré crainte et respect, leur rappelant à quel point ils sont petits et fragile.  

Il n'est donc pas étonnant que Dieu se soit manifesté au peuple de cette manière, et il est dit (encore au verset 16) que "le peuple fut saisi d'épouvante". Pensons à cela un instant: le peuple n'a vu, à ce moment-là, qu'une manifestation visible de la grandeur de Dieu, et pourtant il fût saisi d'épouvante au point de dire à Moïse, en Exode 20:19 : "Parle-nous toi-même, et nous écouterons, mais que Dieu ne nous parle point, de peur que nous mourions".  

Cette nuée sombre et la réaction du peuple nous rappelle cette crainte solennelle que nous devrions tous avoir envers notre Père céleste. Bien sûr, les nuages sombres nous rappellent aussi le terrible jugement qui s'en vient sur les impies, mais pour nous qui croyons, ils ne sont pas un signe de punition ou de destruction, mais un témoignage de la grandeur du Dieu en qui nous croyons.

Dieu est lumière, et il n'y a point en Lui de ténèbres. Ces ténèbres qui l'entourent dans ces Écritures sont un exemple du voile qui nous sépare de Sa gloire, parce que nous ne sommes que de simples mortels. Plutôt que de craindre et de fuir la présence de Dieu, le peuple aurait dû être reconnaissant qu'Il veuille bien les accompagner de Sa gracieuse présence. Le peuple aurait dû s'approcher de Dieu avec cette crainte, plutôt que de fuir dans la crainte. N'est-ce pas ce que nous sommes aussi portés à faire lorsque nous péchons et que nous croyons que Dieu ne veut plus de nous, et ne voudra probablement pas nous pardonner? Nous fuyons, nous prétendons croire, mais nous ne nous approchons plus de Lui dans la prière comme autrefois. Pourtant, Il est là, au rendez-vous, comme jadis sur cette montagne qu'Il recouvrait de Sa glorieuse présence, et Il veut bien nous gracier aussi de Sa présence, car Il nous aime et Il veut être en communion avec nous. 

Si ces ténèbres sont comme un voile, n'oublions jamais une chose; c'est que le Christ est venu, est mort sur la croix, et à ce moment-là, le voile du temple séparant le lieu saint du lieu très saint se déchira par le milieu. Nous avons donc une libre entrée dans le sanctuaire, au moyen du sang de Jésus (Hébreux 10:19). Approchons-nous donc avec assurance du trône de la grâce, afin d'obtenir miséricorde et d'obtenir grâce, pour être secourus dans nos besoins (Hébreux 4:16).

Que toute la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen.

samedi 28 août 2021

Contradiction... Vraiment? Le monde nous haïra t-il ou non?

Le monde ne peut vous haïr; moi, il me hait, parce que je rends de lui le témoignage que ses œuvres sont mauvaises (Jean 7:7).

Vous serez haïs de tous, à cause de mon nom (Luc 21:17).

En Jean 7:7, Jésus s'adresse à ses frères, et non à ses disciples! La fête des Tabernacles était proche, et ses frères lui dirent, au verset 3: "Pars d'ici, et va en Judée, afin que tes disciples voient aussi les œuvres que tu fais". Ses frères font la distinction entre eux-mêmes et les disciples de Jésus, en lui parlant de "ses" disciples. Nous comprenons donc que ses frères étaient incrédules. Et au verset 5, nous avons la confirmation: "Car ses frères non plus ne croyaient pas en lui". Les propres frères de Jésus ne croyaient pas en lui, et les religieux de l'époque voulaient déjà le tuer; raison pour laquelle Jésus leur dira: "Montez, vous, à cette fête; pour moi, je n’y monte point, parce que mon temps n’est pas encore accompli" (v.8). 

L'apôtre Paul dira en 1 Corinthiens 2:14 que "l’homme animal ne reçoit pas les choses de l’Esprit de Dieu, car elles sont une folie pour lui". Le message du chrétien, ainsi que sa conduite pure et sans tache dans un monde corrompu en font une cible de choix, parce que, même si nous n'ouvrons pas la bouche, nos actions seules, parce que nous obéissons à Dieu, sont ressentis comme une accusation par les rebelles, qui voudraient pouvoir pécher sans avoir constamment la conscience leur rappelant qu'ils font le mal. Raison pour laquelle nous voyons de plus en plus d'intolérance et de haine non dissimulée envers les chrétiens partout dans le monde, tandis que nos gouvernements ne cessent de légiférer pour approuver le pécher et diminuer la liberté de parole et de conscience de ceux qui marchent d'une manière pure et droite devant le Seigneur. Attachons-nous solidement au Seigneur Jésus-Christ aujourd'hui, parce que nous ne connaissons ni le jour, ni l'heure (Matthieu 24:42).

En Jean 15:19, nous lisons pourquoi: "Si vous étiez du monde, le monde aimerait ce qui est à lui; mais parce que vous n’êtes pas du monde, et que je vous ai choisis du milieu du monde, à cause de cela le monde vous hait". Cela nous amène au deuxième verset de l'introduction, en Luc 21:17 : "Vous serez haïs de tous, à cause de mon nom". Ici, Jésus ne s'adresse plus aux incrédules, mais à ceux qui le suivent. Il n'y a donc aucune comparaison à faire entre les deux versets initiaux utilisés par ceux qui voient des contradictions partout! 

Nous devons nous attendre à cela. Jésus ne nous a jamais promis que notre vie chrétienne serait une longue promenade tranquille. Mais il nous a aussi appelé à lui faire confiance, ajoutant au verset suivant: "Mais il ne se perdra pas un cheveu de votre tête, par votre persévérance vous sauverez vos âmes". Nous sommes donc appelés à persévérer dans la vérité, alors que tout autour de nous n'est que manipulation, mensonge et fourberie. Comprenons que les choses ne s'amélioreront pas, et notre foi sera durement mise à l'épreuve dans les temps excessivement difficiles qui sont devant nous.   Malgré tout, l'apôtre Paul nous dit que nous sommes des dispensateurs "des mystères de Dieu" (1 Corinthiens 4:1). Et ce qu'on demande d'un dispensateur, c'est qu'il soit trouvé fidèle (v.2). N'oublions jamais qu'aucune persécution ou tribulation ne peut enlever ou diminuer l'amour que Dieu a pour Ses enfants. Nous lisons en effet en Romains 8:35-39: "Qui nous séparera de l’amour de Christ? Sera-ce la tribulation, ou l’angoisse, ou la persécution, ou la faim, ou la nudité, ou le péril, ou l’épée? Selon qu’il est écrit: C’est à cause de toi qu’on nous met à mort tout le jour, qu’on nous regarde comme des brebis destinées à la boucherie. Mais dans toutes ces choses nous sommes plus que vainqueurs par celui qui nous a aimés. Car j’ai l’assurance que ni la mort ni la vie, ni les anges ni les dominations, ni les choses présentes ni les choses à venir, ni les puissances, ni la hauteur, ni la profondeur, ni aucune autre créature ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu manifesté en Jésus-Christ notre Seigneur.

Marchant un jour à la fois, ne craignant pas les hommes ni ce qu'ils nous disent de craindre, persévérons en Christ et nous remporterons certainement le prix réservé à ceux qui auront combattu le bon combat, la couronne de justice que le Seigneur donnera à Ses serviteurs fidèles (2 Timothée 4:6-8). 

Que toute la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen.

samedi 17 juillet 2021

Contradiction... Vraiment? Tu ne prêteras point ton argent à intérêt

Tu ne lui prêteras point ton argent à intérêt (Lévitique 25:37)

(...)il te fallait donc remettre mon argent aux banquiers, et, à mon retour, j’aurais retiré ce qui est à moi avec un intérêt (Matthieu 25:27).

Certains ont mis en opposition ces deux versets bibliques, pensant y avoir trouvé une "inconsistance". Mais ces deux versets sont-ils réellement contradictoires?

À la base, les deux versets traitent de sujets différents, mais nous verrons plus loin qu'ils se complètent assez bien. En Lévitique 25:37, nous sommes dans la situation où un frère devient pauvre, et nous y voyons qu'il est de notre devoir de le soutenir, l'Éternel ajoutant même: "tu feras de même pour celui qui est étranger et qui demeure dans le pays, afin qu’il vive avec toi". Et Il poursuivra aux versets 36 et 37: "Tu ne tireras de lui ni intérêt ni usure, tu craindras ton Dieu, et ton frère vivra avec toi. Tu ne lui prêteras point ton argent à intérêt, et tu ne lui prêteras point tes vivres à usure". 

Il semble tout à fait naturel, même pour le plus incroyant des incroyants, de ne pas ajouter de poids supplémentaire à une personne qu'il tente d'aider, que ce soit financièrement ou d'une toute autre manière. À plus forte raison s'il s'agit d'un frère! L'apôtre Paul dira en effet en 1 Timothée 5:8 que si quelqu'un n'a pas soin des siens, il a renié la foi et est pire qu'un infidèle. 

Nous comprenons que, lorsque nous venons en aide à notre prochain, c'est d'une manière totalement désintéressée, par obéissance à Dieu, et parce qu'Il nous le permet, et non pas par notre propre bonté. En effet, Paul posera cette question en 1 Corinthiens 4:7 : "Qu’as-tu que tu n’aies reçu? Et si tu l’as reçu, pourquoi te glorifies-tu, comme si tu ne l’avais pas reçu"? Dieu permettant à une certaine personne, à une certaine période de sa vie, d'avoir un superflu, afin qu'elle vienne en aide à celle qui est dans le besoin est un principe biblique (2 Corinthiens 8:13-15), il est donc tout à fait normal de prendre soin des pauvres qui sont autour de nous, sans les écraser. Dieu rappellera à Son peuple au verset 36: "Tu craindras ton Dieu", nous rappelant ainsi au passage que nous sommes tous sous Sa gouverne et que s'Il n'avait pas eu pitié de nous, nous serions tous perdus et sans espoir. Il est de notre devoir de nous supporter les uns les autres (Colossiens 3:13), et l'apôtre Paul ira même jusqu'à dire : "Portez les fardeaux les uns des autres, et vous accomplirez ainsi la loi de Christ" (Galates 6:2).

En Matthieu 25:27, Jésus parle d'un sujet totalement différent. Dans cette parabole, Jésus incite ses auditeurs (et ses lecteurs aujourd'hui) à être de fidèles intendants des dons de Dieu. Parce qu'à nous, chrétiens, Il ne nous a pas donné seulement des biens matériels, mais surtout, Il nous a offert le salut et la vie éternelle en Jésus-Christ. Il donne spirituellement à chacun "selon sa capacité" (Matthieu 25:15). Nous n'entrerons pas ici dans tous les détails de cette parabole, là n'est pas le but, mais nous savons que Jésus s'adresse manifestement à ceux qui prétendent Lui appartenir, puisque, en Matthieu 25:1, il commence Sa parabole en disant que "le royaume des cieux sera semblable à". Dans cette parabole, à partir du verset 14, Jésus parle de serviteurs d'un homme partant pour un long voyage, auquel il remet à chacun un certain nombre de talents, selon ses capacités. Notons ici que le Maître donne à tous Ses serviteurs, qu'ils soient fidèles ou non. Et l'intérêt dont Jésus parle dans cette parabole n'a rien à voir avec l'argent de ce monde, mais avec les comptes que nous devrons rendre à Dieu un jour. Dieu nous a donné à chacun des responsabilités, et il nous appartient de les faire fructifier, pour Sa gloire. En Matthieu 28:19, Jésus dira en effet: "Allez, faites de toutes les nations des disciples". Nous ne pouvons rien faire par nous-mêmes ou par nos propres forces, mais il est indéniable que si l'Esprit de Dieu habite en nous, Il nous utilisera selon Son plan, pour l'avancement de Son royaume. Il nous appartient d'être de fidèles serviteurs, prêts à répondre à Son appel, en portant du fruit, non pas pour nous même, mais pour la gloire de Dieu. 


Donc, les deux versets cités au début de cet article ne sont absolument pas en contradiction; nous pouvons même affirmer qu'ils se complètent, puisqu'en Lévitique, l'Éternel demande à Son peuple de prendre soin de ceux dans le besoin, et qu'en Matthieu 25, Jésus fait allusion dans sa parabole à des serviteurs qui ne sont pas des égoïstes et qui ne gardent pas ce qu'ils ont reçu de la part de Dieu pour eux-mêmes, mais qui le font fructifier et multiplier (avec intérêt), par l'obéissance et en toutes bonnes œuvres, pour l'avancement du royaume de Dieu.   

dimanche 27 mai 2018

Contradiction... Vraiment? L'Éternel et Caïn

"L’Éternel dit à Caïn: Où est ton frère Abel?" (Genèse 4:9)
"Quelqu’un se tiendra-t-il dans un lieu caché, sans que je le voie? dit l’Éternel (Jérémie 23:24). 

Certains avancent qu'il se trouve ici une flagrante contradiction. 

En Genèse, Dieu sait parfaitement ce qu'il s'est passé entre Caïn et son frère Abel. Il dit à Caïn: "Qu'as-tu fais? La voix du sang de ton frère crie de la terre jusqu'à moi" (Genèse 4:10). Car, quelqu'un tiendra-t-il un péché caché sans qu'Il ne le voit? 

Les incroyants haïssent par-dessus tout l'idée d'un Dieu qui voit tout, qui entend tout, pour la simple et bonne raison qu'ils veulent bien pouvoir pécher tranquillement, sans avoir à se soucier d'en rendre compte un jour. C'est la raison pour laquelle ils s'emploient comme ils le font à nier l'existence d'un Dieu omnipotent et omniscient. Certains consacrent leur vie à combattre Dieu. Ils écrivent des livres, ils font des conférences partout dans le monde. Quand on y pense, c'est une énorme dépense d'énergie pour combattre quelqu'un qui n'est pas censé exister et qui, selon eux, n'existe que dans un livre de fable appelé "Sainte Bible"!  

Quoiqu'il en soit. nous les remercions d'avoir si patiemment fouillé la Bible afin d'y trouver une apparente contradiction et d'y avoir trouvé ces deux versets qui se complètent si bien. Il n'existe probablement pas un seul théologien qui aurait eu l'idée de faire un rapprochement entre ces deux versets! Pourtant il est clair en Genèse que l'Éternel Dieu, qui avait été témoin de tout, essayait de faire reconnaître son péché à Caïn, comme il l'avait précédemment fait avec ses parents lorsque ces derniers désobéirent (Genèse 3:9). Où es-tu? Qu'as-tu fait? Caïn, as-tu vu l'état de ton frère? Que lui est-il arrivé? La voix de sa conscience le torturait, et le pauvre pécheur, comme le petit gamin pris en flagrant délit de vol de bonbon, plutôt que de reconnaître son péché, tente de se disculper, disant: "Je ne sais pas; suis-je le gardien de mon frère"? Il tentait si fort de se convaincre que son péché n'était pas aussi grave qu'il en avait l'air qu'il essaya même de le cacher de Dieu, comme si cela était possible.  

Depuis le début des temps, la gravité du péché nous a été démontrée à travers les écrits bibliques, mais nous les chrétiens sommes les premiers à nous employer à essayer de nous disculper nous-mêmes plutôt que de nous présenter tels que nous sommes devant notre Créateur, implorant Sa miséricorde, évoquant le précieux sang de Jésus versé comme une rançon pour ceux qui veulent bien se réfugier sous la croix. 

Caïn tomba en disgrâce, et il devint errant et vagabond sur la terre. C'est le sort réservé à tous les pécheurs qui fuient la grâce de Dieu. Nul bien ne peut sortir d'une telle situation. Ils errent ça et là, cherchant à convaincre l'un et l'autre de leur bonne humanité, mais la somme de leurs péchés qu'ils tiennent cachés ainsi que les malédictions qui leurs sont liées sont un fardeau qui est lourd à porter. Regardons pour preuve la réaction de Caïn au châtiment de Dieu: "Mon châtiment est trop grand pour être supporté" (Genèse 4:13). 

Il n'est pas de pire état que celui d'un pécheur qui n'est pas prêt à pleurer sur son péché, mais sur le châtiment qui lui est lié. Nous l'avons vu plus haut: c'est la raison pour laquelle beaucoup d'incroyants s'emploient à essayer de prouver la non-existence de Dieu; ils tentent ainsi d'éviter le juste châtiment que méritent leurs péchés. Mais il y a pire situation encore que celle-là: c'est lorsque le supposé chrétien agit comme si Dieu n'était pas un Dieu de justice. S'il n'était pas justice, Il ne serait pas miséricorde non plus. Que nous le voulions ou non, miséricorde et pardons sont liés à la justice. Si nous voulons d'un Dieu miséricordieux et compatissant, nous devons être prêts à accepter le Dieu de justice, qui rend à chacun selon son obéissance ou selon sa désobéissance. Mais cette justice se trouve en Christ, et en Christ seul. Ne fuyons pas la croix; mais saisissons-nous en! Il n'y a qu'en Christ crucifié et ressuscité que les cris de nos péchés cesseront de hanter notre conscience, de la même manière que le sang d'Abel criait à Dieu. Peut-être bien qu'en ce moment nos péchés cachés crient à la face de Dieu, mais il existe une chose qui crie encore plus fort vers Lui, et qu'Il est tout disposé à entendre: c'est le sang de Jésus! Gloire à Dieu! Réfugions-nous donc sous la grâce de Dieu, en Christ ressuscité!  Présentons-nous devant lui sincèrement, avec repentance, et nous serons certainement épargné du juste châtiment qui nous était destiné.

Que toute la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen.

samedi 5 mai 2018

Contradiction... Vraiment? L'Éternel fait-il acception de personne ou non?

Genèse 4:4-5 : "L'Éternel porta un regard favorable sur Abel et sur son offrande, mais il ne porta pas un regard favorable sur Caïn et sur son offrande".
Romains 2:11 : "Car devant Dieu il n'y a point d'acception de personne".

Certains prétendent qu'il y a entre ces deux versets une contradiction flagrante. Comprenons d'abord que Jésus est venu pour sauver tous les pécheurs, sans exception. Mais tous seront jugés selon leur obéissance ou leur désobéissance, et il n'y aura point d'acception de personne. C'est pourquoi, selon Hébreux 3:15, ne nous rebellons pas lorsque la parole de Dieu nous est adressée, n'endurcissons pas nos cœurs contre ses reproches, afin de ne pas subir le sort de Caïn, qui persévéra sur la voie de la perdition plutôt que se repentir et revenir vers les bras de Dieu qui lui étaient grands ouverts.  

Reprenons au début, en Genèse 4. L'homme vient d'être chassé du jardin d'Eden. Il était fini le temps où, peu importe où il se trouvait, il n'avait qu'à tendre la main, prendre ce qui lui plaisait et la ramener à sa bouche afin d'être rassasié. L'Éternel avait en effet dit à Adam en Genèse 3:19 : "C'est à la sueur de ton visage que tu mangeras du pain". Donc Caïn fût laboureur, et Abel fût berger (Genèse 4:2). Jusque là il n'y a point acception de personne; les deux hommes travaillent et c'est à la sueur de leur front qu'ils mangent leur pain. Chaque homme avait son appel, sa destiné. Il en est de même pour nous aujourd'hui. Et la question n'est pas de savoir qui a un poste plus élevé dans la société que son frère ou sa sœur. Cela n'a aucune importance devant Dieu. Ce n'est pas ça qu'Il regarde, ce n'est pas ça qui l'intéresse. Jérémie 17:10 nous dit en effet: "Moi, l'Éternel, j'éprouve le cœur, je sonde les reins, pour rendre à chacun selon ses voies, selon le fruit de ses œuvres".

Mais poursuivons notre lecture en Genèse 4:3: "Au bout de quelque temps(...)". Ces quelques mots sont importants à ce stade de notre étude. Au bout de quelques temps, dans leur marche respective avec Dieu, dans leur appel respectif, ils se mirent à offrir chacun de leur côté des offrandes à l'Éternel. Au bout de quelques temps. 
Après un certain nombres de semaines ou d'années de marche avec Dieu, à quoi ressemblent nos offrandes lorsque nous nous présentons devant notre Créateur? Ne nous attardons pas à la forme de l'offrande, qui peut être une louange, ou encore un don aux pauvres, ou notre vie que nous prétendons offrir à Dieu comme un sacrifice vivant. Attardons-nous plutôt à nos cœurs, parce que c'est là que Dieu regarde, nous l'avons vu précédemment, afin de savoir s'il agréé ou non nos offrandes. Caïn ne pouvait pas présenter en offrande la graisse des premiers-nés de son troupeau puisqu'il était laboureur et qu'il ne possédait probablement pas d'animaux. Il offrait à Dieu ce qu'il pouvait lui offrir. Il en était de même pour son frère Abel. Alors, si chacun marchait selon son appel, pourquoi l'offrande de l'un fût-elle approuvée, et celle de l'autre, rejetée?

Nous avons un début de réponse en Genèse 4:7, lorsque l'Éternel, voyant Caïn irrité et abattu, lui dit: "Certainement, si tu agis bien, tu relèveras ton visage, et si tu agis mal, le péché se couche à la porte, et ses désirs se portent vers toi; mais toi, domine sur lui". Dieu reprend Caïn en lui enjoignant de dominer sur le péché. Caïn savait parfaitement ce que Dieu voulait dire, mais était-il prêt à changer? 

Allons lire en Hébreux 11:4. Il y est écrit: "C'est par la foi qu'Abel offrit à Dieu un sacrifice plus excellent que celui de Caïn, c'est par elle qu'il fût déclaré juste, Dieu approuvant ses offrandes, et c'est par elles qu'il parle encore, quoique mort". Abel avec donc la foi, et Caïn ne la possédait pas. Loin d'avoir une contradiction dans les agissements de Dieu, nous trouvons ici qu'Il est conséquent, puisque nous savons que c'est par la foi seulement que nous sommes justifiés et que nous pouvons être en paix avec Dieu (Romains 3:28; 5:1). En Matthieu 23:35, Abel est appelé "le juste". C'est dire à quel point Dieu approuvait sa conduite.

En Jérémie 5:24, nous lisons des paroles qui représentent bien l'attitude et le cœur de Caïn lorsqu'il présentait ses offrandes à l'Éternel : "Ils ne disent pas dans leur cœur: Craignons l'Éternel, notre Dieu, qui donne la pluie en son temps, la pluie de la première et de l'arrière saison, et qui nous réserve les semaines destinées à la moisson". Nous pouvons prétendre faire l'oeuvre de l'Éternel et marcher dans notre appel sans pour autant avoir un cœur droit devant Lui. Et c'est là un danger qui guette tout chrétien tout au long de son pèlerinage terrestre. Esaïe 29:13 dira: "Quand mon peuple s'approche de moi, il m'honore de la bouche et des lèvres, mais son cœur est éloigné de moi, et la crainte qu'il a de moi n'est qu'un précepte de tradition humaine". Prenons garde de ne pas être de ce peuple d'adorateur qui pense pouvoir offrir une offrande ou un sacrifice à Dieu mais à sa manière propre, en conservant un vain orgueil au cœur et en ne se purifiant pas de toutes ses souillures. Il n'y a rien de pire que de conserver un péché ou deux caché au plus profond de nous. Caïn l'a fait, avec les péchés d'orgueil, de jalousie et de colère. En cela, il ressemble au Pharisien décrit par Jésus en Luc 18:9-14. En comparant les attitudes de cœur du Pharisien et du publicain, Jésus dira du premier qu'il ne fût pas justifié comme le fût le publicain, qui s'était approché de Dieu avec humilité. 

Dans leur offrande respective, un point primordial séparait les deux frères: l'un (Caïn) prétendait plaire à Dieu sans la foi, en ne Lui présentant pas le meilleur de ce qu'il possédait, car il est simplement dit qu'il offrit à l'Éternel une offrande "des fruits de la terre", et non pas de ses meilleurs fruits, comme si Dieu pouvait se contenter des restes que nous avons à lui offrir, tandis que l'autre (Abel) offrit à Dieu le meilleur de ce qu'il possédait, tel que Dieu le prescrira plus tard aux Hébreux par Moïse. Caïn offrait à Dieu pour bien paraître, par apparence de piété, mais avoir la prétention de servir Dieu en apparence alors que le cœur n'y est pas est un péché, car cela est aussi de "prendre le nom de Dieu en vain" (Exode 20:7). Il ne nous est pas dit combien d'offrandes Caïn et Abel présentèrent à l'Éternel, mais nous pouvons deviner qu'à chaque fois, Caïn espérait être agréé plus que ne l'était son frère, comme si accomplir l'oeuvre de Dieu se faisait dans la rivalité plutôt que dans la collaboration les uns avec les autres. Comme si l'un devait chercher à être plus grand que l'autre dans le ministère que le Seigneur lui a confié. Nous ne pouvons pas servir Dieu sans humilité, et Caïn représente cette partie de nous qui aimerait bien parfois, ou trop souvent, prendre une partie de la gloire qui ne revient qu'à Dieu seul. Pourtant, les orgueilleux n'obtiennent pas le royaume des Cieux, et leur chute est, et sera terrible (Proverbes 29:23; Actes 12:21-23).   

Que cela nous enseigne que nous ne pouvons pas tromper Dieu. Nous ne pouvons pas le servir en apparence seulement. Un jour ou l'autre, notre supercherie sera révélée, et des comptes devront être rendus. Lorsque Dieu nous reprend, comme il le fît avec Caïn, ne faisons pas comme si nous n'avions rien entendu. Réfléchissons à ceci: Pourquoi Caïn en voulait-il à son frère plutôt qu'à lui-même? Si Dieu n'agréait pas son offrande, Abel en était-il responsable? Non! Caïn aurait dû entrer en lui-même et reconnaître son état d'homme pécheur et irrésolu, et se repentir de cette condition, avant qu'il ne soit trop tard. Mais il ne le fit pas, et nous connaissons la suite de sa vie. Il reçut le salaire de son égarement, car il s'était placé lui-même sous le jugement en refusant la main du pardon tendue vers lui 

Hébreux 4:16 : "Approchons-nous donc avec assurance du trône de la grâce, afin d'obtenir miséricorde et de trouver grâce, pour être secourus dans nos besoins". Trop souvent, ce verset est pris au sens temporel du terme. Nous pensons à nous approcher de Dieu pour être secourus dans nos besoins financiers ou encore pour être guéris de certains problèmes de santé, mais nous devrions toujours penser spirituellement en premier: approchons-nous donc du trône de la grâce afin d'être secourus de nous-mêmes et de nos pensées qui font la guerre à l'âme. Ce n'est pas inutilement qu'il est fait mention dans ce verset de miséricorde et de grâce. Dans Sa miséricorde, Dieu veut nous pardonner, et dans Sa grâce, Il veut nous purifier. Examinons notre conduite à la lumière de la Parole de Dieu; si nous constatons que nous sommes comme Caïn sur une voie que Dieu n'approuve pas, repentons-nous immédiatement! Ne soyons pas grands à nos propres yeux au point de n'être plus capables de prendre les reproches que Dieu nous adresse lorsque nous ouvrons Sa parole. Il est vrai qu'il est plus aisé de reconnaître les péchés de notre prochain que les nôtres, mais Dieu n'approuve pas une telle attitude! Ne nourrissons pas nos convoitises coupables, mais amenons toute pensée captive à l'obéissance de Christ. Même si ce n'est pas dans l'ère du temps, agissons comme le publicain de la parabole de Jésus en Luc 18:10-14; humilions-nous dans le Seigneur afin d'être élevés par Lui au temps convenable. 

Que toute la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen.

samedi 20 janvier 2018

Contradiction... Vraiment? L'homme doit-il discerner le bien du mal?

Genèse 2:15-17 : "L’Éternel Dieu prit l’homme, et le plaça dans le jardin d’Eden pour le cultiver et pour le garder. L’Éternel Dieu donna cet ordre à l’homme: Tu pourras manger de tous les arbres du jardin; mais tu ne mangeras pas de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, car le jour où tu en mangeras, tu mourras."
Hébreux 5:13-14 : "Mais la nourriture solide est pour les hommes faits, pour ceux dont le jugement est exercé par l’usage à discerner ce qui est bien et ce qui est mal."

Certains mettent en opposition ces deux passages de la Bible. D'une part, nous avons l'Éternel qui dit à l'homme qu'il ne doit absolument pas manger de l'arbre de la connaissance du bien et du mal, sous peine de mort. D'autre part, nous avons un apôtre du Seigneur qui nous enseigne que celui qui marche en Dieu, se nourrissant des enseignements du Christ et les mettant en pratique avec l'aide du Saint-Esprit, sait discerner le bien et le mal.

Ces versets sont-ils vraiment une contradiction? Bien sûr que non. 

Au jardin d'Eden, l'homme décide lui-même de manger de l'arbre défendu, c'est à dire qu'il prend sa destiné en ses propres mains, allant à l'encontre de la parole de Dieu en écoutant plutôt l'ennemi de nos âmes qui lui avait susurré à l'oreille l'éternelle question: "Dieu a-t-il réellement dit?" La même question qui pousse celui qui tente de trouver par tous les moyens des contradictions dans la parole de Dieu, cela afin de se donner le droit de le renier; "car si Dieu existait et qu'il était tel qu'il se décrit, il ne pourrait pas avoir fait écrire de telles contradictions". 

Nous savons que les hommes peuvent commettre des erreurs (de bonne foi ou non) dans leurs traductions de mot ou d'interprétation, mais ce que Dieu a dit demeure; demandons simplement au Saint-Esprit d'éclairer notre intelligence afin que nous puissions comprendre et mettre en pratique la Parole de Dieu. 

En Genèse 2, nous avons l'image d'un Dieu qui a autorité sur l'homme. Il le commande: tu feras ceci, et tu ne feras pas cela. Le Créateur y a encore autorité sur l'ensemble de Sa création. Dieu commande, et la création obéit. Du moins, jusque là. Et ici il donne un ordre à l'homme par rapport à cet arbre défendu aux versets 16-17. Car si l'homme obéit à son Créateur, il n'a pas besoin de chercher à connaître par lui-même ce qui est bien et mal, puisqu'il demeure en présence de Dieu. Il est en Dieu, et Dieu est en lui. Il marche dans une obéissance désintéressée, et tout ce qui se trouve dans le jardin lui est suffisant. Il a plus qu'il ne lui faut pour survivre et être bien portant. Mais à partir du moment où l'homme, par orgueil, est séduit à l'idée d'être son propre dieu et de décider par lui-même ce qui est bien ou mal, il est condamné à périr spirituellement car il rompt de lien de dépendance totale qui l'unit à son Créateur. 

Le fœtus, tant qu'il est dans le ventre de sa mère, ne respire pas par lui-même et il est totalement dépendant du lien qui l'unit à elle. Une fois hors du ventre de sa mère, et le lien l'unissant à elle étant coupé; le nourrisson respire seul, mais il est tout de même totalement dépendant de ses parents. Hors, deux choix se présentent alors à ses parents; soit ils prennent soin du petit, soit ils l'abandonnent à lui-même. La majorité des parents ne se pose pas la question et va naturellement prendre soin du petit, à cause de l'amour qu'ils ont pour leur progéniture. 

Par sa désobéissance, Adam avait beau avoir rompu le lien de totale dépendance qui le liait à son Créateur, si Dieu l'avait laissé à lui-même, il serait non seulement mort de corps, mais aussi mort dans ses péchés. De même, si Dieu ne nous avait pas tant aimé et qu'un sauveur ne nous avait pas été donné en la personne de Jésus-Christ, nous serions aussi morts dans nos péchés sans le moindre espoir de rédemption. 
Et c'est ici que ça devient intéressant. 
Parce que les versets en Hébreux 5:13-14 cité par ceux qui tentent de discréditer la Parole de Dieu viennent compléter de façon admirable la leçon que nous tirons de Genèse 2:15-17, savoir que l'homme seul ne peut pas juger du bien et du mal (nous voyons, avec la déchéance de l'humanité, où cela nous mène lorsqu'il le fait), mais celui-là seul qui obéit à la Parole de Dieu et qui marche avec Lui. Que Dieu soit bénit! Comment aurions-nous pu imaginer qu'Il puisse se servir ainsi de ceux qui se font ses ennemis pour en faire des évangélistes de la vérité?!

Hébreux 5:13-14 nous enseigne que, comme il y a un commencement à toutes choses,  il y a aussi un commencement dans notre marche avec Dieu. Mais tout ne doit pas rester à l'état de commencement. Comme le bébé qui a été élevé et nourri par ses parents grandi et prend en maturité, celui qui a été nourri de lait spirituel doit un jour être en mesure de manger du solide. Ceci est bien entendu une image de ce que doit être notre relation avec Dieu. Nous devons évoluer en maturité spirituelle et le Saint-Esprit donné par Dieu doit être libre de nous guider lui-même dans toute la vérité, pourvu que nous tenions ferme dans l'obéissance et la soumission à Sa parole, étant totalement dépouillés d'orgueil et entièrement dépendants de Lui.

Jésus nous dit d'ailleurs en Jean 16:13 : "Quand le consolateur sera venu, l’Esprit de vérité, il vous conduira dans toute la vérité; car il ne parlera pas de lui-même, mais il dira tout ce qu’il aura entendu, et il vous annoncera les choses à venir". C'est la raison pour laquelle les croyants ne doivent et ne devraient pas être dépendant de leur pasteur, mais de Dieu seul! Chrétiens! Fuyez, fuyez les églises où le pasteur essai de faire de vous ses "choses", ses esclaves spirituels en quelque sorte, comme s'il était votre seul dispensateur de la vérité. Prenons garde de ne pas prendre pour guide des aveugles; attachons-nous à la lecture de la Bible et, en prière, demandons l'aide de Dieu afin que, par Son Esprit, Il puisse nous faire comprendre Son message. N'oublions pas; Il ne se contredit jamais! Il ne nous fera donc jamais comprendre un passage de façon à ce que, le comprenant ainsi, nous soyons en complète contradiction avec un seul autre enseignement biblique! 

Aussi, nous ne devrions jamais, en tant que chrétiens, considérer notre christianisme comme une course spirituelle entre frères où l'un est au-dessus de l'autre, mais qui peut être rejoint et même dépassé dans la foi. Ce comportement est absurde car nous ne trouvons cela nulle part dans la Bible. Oui, il y aura toujours des bébés dans la foi, ainsi que des pères spirituels pour certains. Mais ce qu'il est important de garder en tête, c'est que nous sommes tous serviteurs d'un seul et même Christ! Nous sommes tous dépendants de Lui; tous soumis à l'autorité d'un seul et même Créateur. Ne marchons pas, et ne marchons plus selon les raisonnements purement humains; il n'y a que dans la Parole de Dieu, et par son Esprit qui nous conduira dans toute la vérité, que nous distinguerons ce qui est bon pour notre âme, et ce qui lui est et sera fatal.

2 Corinthiens 5:9-10 : "C’est pour cela aussi que nous nous efforçons de lui être agréables, soit que nous demeurions dans ce corps, soit que nous le quittions. Car il nous faut tous comparaître devant le tribunal de Christ, afin que chacun reçoive selon le bien ou le mal qu’il aura fait, étant dans son corps."


Que toute la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen.

samedi 7 janvier 2017

Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi...

Matthieu 10 :37: "Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n’est pas digne de moi, et celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi n’est pas digne de moi".

Luc 14:26 : "Si quelqu’un vient à moi, et s’il ne hait pas son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères, et ses sœurs, et même sa propre vie, il ne peut être mon disciple."

Ce que Jésus dit ici a été interprété de toutes sortes de manières depuis des centaines d'années. Demandons au Saint-Esprit de venir nous éclairer, afin de bien comprendre ce que Jésus attend de nous, et surtout, de mettre en pratique ses exigences!

Tout d'abord, lorsque nous lisons Matthieu 10, nous constatons que ce chapitre traite entre autre de la mission des douze apôtres. Jésus se promenait de villes en villages et enseignait. Ses disciples le suivaient. Un jour, il les réunit tous et leur donna une mission: allez vers les brebis perdues d'Israël; enseignez-leur que le royaume des cieux est proche; guérissez les malades, chassez les démons! Il leur dira également de n'emporter ni or, ni argent, ni sac de voyage, bref, il veut qu'ils apprennent à placer leur confiance en Dieu seul, en ne s'appuyant pas sur ce qui est terrestre. Jésus leur enseignera à agir simplement: si vous êtes reçu quelque part, restez-y, mais si l'on ne vous reçoit pas, n'insistez pas et allez voir ailleurs. Il leur dira au verset 16: "je vous envoie comme des brebis au milieu des loups. Soyez donc prudents comme les serpents, et simples comme les colombes." Il leur enseigne que les hommes les rejetteront, ils seront livrés aux tribunaux, et au verset 21 il dira: "le frère livrera son frère à la mort, et le père son enfant; les enfants se soulèveront contre leurs parents et les feront mourir." Il leur enseignera également que le serviteur n'est pas plus grand que le maître, et que, comme le maître a été rejeté et persécuté, les disciples le seront aussi. Il poursuivra en disant de ne pas craindre ceux qui peuvent tuer le corps, mais de craindre Dieu seul. Il donne encore une fois une indication claire de sa volonté: n'attachons pas trop d'importance aux choses d'ici-bas, voire même à notre propre corps, car tout cela est appelé à disparaître, mais ce qui doit être à la première place dans nos vies doit être Dieu. La suite logique est la suivante: "Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n'est pas digne de moi." Si Dieu est à la première place, il est normal que ce qui est terrestre soit derrière Lui. Mais attention! 1 Jean 2:9-11 nous dit: "Celui qui dit qu’il est dans la lumière, et qui hait son frère, est encore dans les ténèbres. Celui qui aime son frère demeure dans la lumière, et aucune occasion de chute n’est en lui. Mais celui qui hait son frère est dans les ténèbres, il marche dans les ténèbres, et il ne sait où il va, parce que les ténèbres ont aveuglé ses yeux." Et encore, en 1 Timothée 5:8 : "Si quelqu’un n’a pas soin des siens, et principalement de ceux de sa famille, il a renié la foi, et il est pire qu’un infidèle." Et en 1 Jean 4:20 : "Si quelqu’un dit : J'aime Dieu, et qu'il haïsse son frère, c'est un menteur; car celui qui n'aime pas son frère qu'il voit, comment peut-il aimer Dieu qu'il ne voit pas ?

 Y aurait-il donc contradiction biblique? Non!



Jésus parlait énormément en parabole, et, si nous n'avons pas l'intelligence de comprendre ses enseignements, nous tordrons le sens de ses paroles. Lorsqu'en Matthieu 18:8, il dit de couper notre main ou notre pied s'ils sont pour nous une occasion de chute, nous comprenons aisément qu'il ne voulait pas dire de prendre une scie et de nous couper un membre. Pourtant, de nombreux ignorants ne comprenant pas le sens de cette parabole l'ont appliqué littéralement et ont ainsi fait souffrir beaucoup de gens, un père coupant ainsi la main de son propre fils. Celui qui veut demeurer ignorant, car trop orgueilleux pour demander la sagesse à Dieu, ne pourra jamais comprendre le sens des Écritures. Prions avec humilité, n'hésitons jamais à demander au Seigneur la sagesse de comprendre Sa parole, et remercions le afin qu'Il nous corrige, qu'Il nous émonde et que nous portions du fruits (Jean 15:2).  

En Luc 14:26, lorsqu'il est écrit que si quelqu'un va à Jésus sans haïr sa parenté; il ne peut pas être son disciple, Jésus ne dit pas d'haïr les personnes de nos propres famille, même si certains d'entre eux nous détestent. Lui-même nous exhortera au cours de son fameux sermon sur la montagne à ne pas haïr ceux qui se font nos ennemis, mais à prier pour eux et à leur faire du bien (Matthieu 5:44). Donc, même si les membres de notre famille nous rejettent, cela ne nous donne pas le droit de les haïr pour autant! Jésus veut simplement dire ici: haïssez leurs péchés, car leurs péchés ne sont pas compatibles avec votre marche avec Dieu. Psaumes 97:10 nous dit d'ailleurs à ce sujet: "Vous qui aimez l’Éternel, haïssez le mal!" Nous lisons également en 1 Jean 2:15-16: " N’aimez point le monde, ni les choses qui sont dans le monde. Si quelqu’un aime le monde, l’amour du Père n’est point en lui; car tout ce qui est dans le monde, la convoitise de la chair, la convoitise des yeux, et l’orgueil de la vie, ne vient point du Père, mais vient du monde." Jude 1:21-23 nous dit également: "maintenez-vous dans l'amour de Dieu, en attendant la miséricorde de notre Seigneur Jésus-Christ pour la vie éternelle. Reprenez les uns, ceux qui contestent; sauvez-en d'autres en les arrachant du feu; et pour d'autres encore, ayez une pitié mêlée de crainte, haïssant jusqu'à la tunique souillée par la chair." En aucun moment, il n'est dit ici d'haïr ces gens, mais de nous maintenir dans l'amour de Dieu! Le fait de nous maintenir dans cet amour nous remplira de pitié pour les perdus. Nous haïrons l'oeuvre de l'ennemi dans leur vie, nous haïrons la laideur du péché qui détruit au lieu de bâtir, qui abaisse plutôt que de relever, mais en aucun temps Dieu nous demande d'haïr et de renier notre prochain, à moins que ces derniers n'ait péché contre le Saint-Esprit, péché pour lequel il n'existe aucun pardon. L'Éternel exigera ainsi au prophète Samuel de cesser de pleurer sur le roi Saül, car il avait franchi une ligne que Dieu seul connaît, et pour lui, il n'existait plus de route de retour (1 Samuel 16:1). 

S'il doit y avoir des frictions, et il y en aura certainement, car les pécheurs n'aiment pas la compagnie des enfants de Dieu, elles se feront naturellement. L'enfant de Dieu ne doit pas forcer ces choses-là. À partir du moment où les gens autour de nous ne veulent pas accepter Christ, ils nous renieront eux-mêmes. Lorsqu'ils verront que nous ne nous vautrons plus dans la boue du péché, comme nous le faisions avant de connaître la vérité en Christ, certains diront du mal de nous. Ils nous souhaiterons la prison, voire même la mort. Dans certains pays sous l'emprise de l'islam, il est inconcevable qu'un membre de la famille devienne chrétien. Il est automatiquement traité comme un paria, et il risque la mort. Pourtant, si vous parlez à ces chrétiens, ils n'ont pas une once de haine envers leur famille, qui pourtant les maltraitent et souvent, les cherchent pour les faire mourir. Comprenons ceci: il est totalement impossible pour un véritable enfant de Dieu de détester son prochain, car l'amour de Dieu qui est en lui le lui interdit. L'amour de Dieu et la haine sont comme le feu et l'eau, le froid et le chaud. C'est un ou l'autre, il ne peut y avoir de place pour les deux en nous. C'est la raison pour laquelle, du milieu de toute la haine dont les hommes sont capables, des chrétiens authentiques posent des gestes d'amour envers ceux qui se font leurs ennemis. Ils répondent à la haine par l'amour, ils intercèdent auprès de Dieu pour le salut de ces âmes qui sont aussi précieuses à leurs yeux que la leur. 

Pourtant, nous avons vu plusieurs chrétiens, ou disons-le, supposés chrétiens, renier des membres de leur propre famille simplement parce que ces derniers vont à une autre église que la leur! Que pouvons-nous dire à ce sujet, sinon que ce ne sont pas encore de véritables enfants de Dieu? Ils ne connaissent pas Son amour; ils sont remplis d'un vain orgueil! Pour eux, la bannière au-dessus de la porte de leur église importe plus que la bannière de Christ. Ils se font un dieu de leur pasteur, qui est humain, et Dieu n'aime pas que nous placions notre confiance en les hommes, quels qu'ils soient (Jérémie 17:5) et/ou de leur propre ventre, et ils n'ont aucun intérêt à mettre en pratique la parole de Dieu, s'ils la lisent. Le slogan de l'église catholique est: "Hors de l'Église catholique, point de salut". Ce slogan est désormais répandu parmi de nombreuses personnes, de quelque allégeance qu'ils soient. "Hors de mon église, point de salut". Dieu lui-même ne peut pas mettre un frein à l'orgueil de ces pauvres gens, parce qu'ils ne lui demandent pas d'intervenir. Ils se voient parfaits, au-dessus de tout, de tout le monde. Ils se donnent le droit de juger l'un et l'autre, mais ils jugent leur prochain avec leur nature pécheresse. Ils ne peuvent pas juger selon l'Esprit de Dieu, parce qu'il n'habite pas en eux. Ils tiennent rancune pendant des années pour des choses totalement inoffensives, ne se conformant pas à la Bible qui nous enseigne pourtant de pardonner. Ce sont souvent ceux-là qui se vantent que Dieu leur parle à toute heure du jour ou de la nuit. Pourtant, Il n'a même pas de place où habiter en eux tellement ils sont déjà remplis et satisfaits d'eux-mêmes! Comment pourrait-Il leur parler? Ne commencerait-Il pas par les reprendre et les ramener sur le droit chemin? Mais ils n'ont que faire de la justice de Dieu, et ils oublient que Jésus seul est au-dessus de tout. Par leurs agissements, ils se placent toujours au-devant de Jésus. Dans leur vie, leur témoignage ne transpire que l'orgueil qui les dévore. Le moi, moi, moi est omniprésent. Ils se citent eux-mêmes comme étant un exemple quasi parfait, mais les fruits qu'ils portent prouvent qu'ils ne sont pas de Dieu. Ces gens-là tordent le sens des Écritures afin de les adapter à leur vie hypocrite. Ils sont des ambassadeurs pour leur propre cause, pour leur propre royaume. Pourtant, en tant que chrétiens, ne devons-nous pas être des ambassadeurs de Christ? Notre prière ne doit-elle pas être que nous soyons, en tout lieu et en tout temps, qu'un simple doigt qui pointe vers Jésus? (1 Corinthiens 10:31) Le moi doit s'effacer, et Christ doit prendre place. Le vieil homme et ses agissements doivent disparaître, et un tout nouvel homme doit prendre place (Matthieu 9:16; Éphésiens 4:22-24).

Non, Jésus ne nous demandera jamais d'haïr et de renier notre prochain. À cause d'une mauvaise compréhension des enseignements de Jésus, ce verset a été trop souvent utilisé pour démolir les uns et les autres. Le diable s'est servi de ces versets pour diviser, afin de mieux régner! Pendant ce temps, l'amour de Dieu ne peut pas habiter dans les hommes, trop occupés qu'ils sont à poursuivre leurs propres intérêts. N'oublions pas que Jésus n'ira jamais contre Sa propre parole! Haïssons les péchés, mais prions pour les pécheurs. N'en sommes-nous pas un nous-mêmes? Ne laissons pas la haine et la division régner parmi nous, car le chrétien doit au contraire s'efforcer d'être en paix avec tout le monde, dans la mesure du possible (Romains 12:18). Nous sommes supposés être des lumières dans un monde de ténèbres; prenons donc garde que cette lumière ne soit ténèbres (Luc 11:35). Comprenons simplement que rien au monde, même pas le supposé amour d'un parent ou d'un ami, ne doit nous mener à agir contre la volonté de Dieu. Si l'amour, ou supposé amour de nos proches nous met dans une position où nous serions forcés de choisir entre ce qu'ils demandent de faire et ce que Christ attend de nous; entre le monde et le royaume de Dieu, nous ne devrons pas hésiter; ce  devra être Christ. Car l'amour véritable qui doit unir une famille attirera les membres de cette famille à Dieu, (et ne les en éloignera certainement pas!) et la seule bannière qui sera importante pour eux sera celle de Christ. Peu importe la distance, les succès et les échecs, ou même la bannière au-dessus de la porte de leur église respective, une seule chose unira ces gens; l'amour et la passion pour le royaume de Dieu, ainsi que le pardon reçu de Dieu par le précieux sang de Jésus. Ne laissons pas de religion s'implanter en nous. Nous n'y trouverons qu'amères déceptions. L'apôtre Paul parlera en 2 Timothée 3 de ces gens qui auront une apparence de piété, et en quelque sorte, ils se feront une religion de conserver cette apparence intacte, mais au fond d'eux-mêmes, ces gens-là renient Christ en ce qu'ils ne lui laissent aucune souveraineté sur leur vie. L'apôtre Jacques nous explique en Jacques 4 que les querelles et les divisions qui surviennent parmi les chrétiens viennent du fait qu'ils vivent encore selon la chair, et en conséquence, ils ont des désirs qui ne sont pas ceux de Dieu. Vivons-donc une relation vivante avec Dieu, par Jésus-Christ notre Seigneur et Sauveur. Laissons-le nous transformer totalement dans l'intelligence; n'ayons pas l'orgueil de ne même plus demander à Dieu de nous montrer nos manquements, afin que nous les corrigions, et de nous laisser corriger par Lui. Jésus l'a dit; Il est le cep, et le Père est le vigneron. Nous ne sommes que les sarments. Il a bien dit lui-même, en Jean 15: 2, que "tout sarment qui est en moi, qui ne porte pas de fruit; il le retranche". Prenons garde de n'être pas des sarments sur le cep, prétendant croire en Jésus, mais nous contentant de porter un autre fruit, de brûler d'un autre feu, d'offrir un autre sacrifice qui ne plaît pas à Dieu. Avec humilité, restons aux pieds de Jésus. Que nous ayons un an, dix ans ou quarante ans de vie chrétienne, nous ne serons toujours que de simples ambassadeurs du royaume de Dieu, et nous ne sommes supérieurs à personne. La récompense est la même pour tout le monde, selon la mesure de sa foi, et ceux qui se croiront les premiers ici-bas risquent bien d'être les derniers devant la face du Seigneur, car leur orgueil ne leur sera d'aucun secours (Matthieu 20:1-16). 

Prions.

Seigneur Dieu, nous voulons d'abord te remercier pour Ta parole, pour cet océan de connaissance dans lequel nous pouvons plonger nos regards, la Bible. Mais s'il te plaît, par ton Esprit, accorde-nous la sagesse de comprendre ce que nous lisons, afin que jamais nous ne tordions le sens de Tes paroles, et que nous ne soyons pas un objet de scandale pour quiconque. Au contraire, nous voulons être comme un sacrifice d'agréable odeur, comme un aimant qui attire les perdus et désespérés à Toi. Mais Tu vois nos faiblesses. Elles sont grandes, et si elles ne sont pas mises en bride, elles ne cessent de nous éloigner de Toi. L'orgueil de nous prendre pour des petits dieux combat fortement en nous, et nous peinons à comprendre à quel point nous avons besoin de Toi. Nous sommes portés à nous satisfaire de nous-mêmes, croyant comme au jardin d'Éden que la connaissance du bien et du mal fait de nous des êtres supérieurs. Mais il y là un paradoxe; c'est que cela nous condamne davantage, car nous n'aurons aucun prétexte, aucune excuse devant Toi, Seigneur, au jour du jugement. Nous savons la vérité, nous avons connu le sacrifice de Jésus, nous avons cru que cela était bon. Aide-nous, s'il te plaît, à ne jamais prendre à la légère le sacrifice de la croix et à ne jamais prendre pour acquis le salut que Tu nous offres. À chaque jour suffit sa peine, et chaque nouveau jour est un nouveau défi, rempli d'une part de Tes bénédictions totalement imméritées, et d'autre part de tentations et d'embûches que l'ennemi place sur notre chemin. Lorsque nous croyons être debout, aide-nous à prendre garde de ne pas tomber plus bas encore que nous étions lorsque Tu nous as tiré de la boue du péché. Il est bien dit dans Ta parole que Tu enseignes aux humbles tes voies, et c'est à cause de Toi, à cause de Ton saint Nom que Tu pardonnes nos nombreuses iniquités. Nous n'avons rien fait pour mériter ce pardon gratuit, mais c'est seulement à cause du sang de Jésus et rien d'autre que ta grâce nous sauve. Apprends-nous à rester petits à nos propres yeux, comme il convient pour des chrétiens, et qu'aucune espèce d'orgueil ne nous fasse nous élever au-dessus des autres. Toi seul, Ô mon Dieu, est élevés, ton Nom seul sera loué par notre bouche, et avec ton aide, nous serons et demeurerons qu'un simple petit doigt qui pointe vers le trône de gloire, là où Tu règnes éternellement. Oui nous te prions, Jésus, que Ton amour coule en nous comme un fleuve d'eau vive, car là où Ton amour subsiste, rien de ce qui est de l'ennemi ne peut prendre place. Par Ton amour pour le royaume de Dieu, Tu as chassé les pécheurs du Temple de Jérusalem. À cause de cet amour, les puissances des ténèbres ne peuvent subsister en nous, elles ne peuvent plus nous tenir dans le péché. Tu as dit, Jésus: aimez-vous les uns les autres, comme je vous ai aimés. Cela nous est impossible si Ton amour ne demeure pas en nous, car Tu as tant aimé que Tu as donné Ta vie pour nous. Mais c'est avec ton aide seulement que nous comprendrons que notre vie terrestre n'a aucune valeur si nous ne la vivons pas pour te rendre la gloire, la louange et l'honneur, sans rien garder pour nous. Tu es le premier et le dernier, ce qui signifie que lorsque Tu demeures en nous, nous sommes cachés au milieu de toi, et rien de notre petite personne ne transparaît, et c'est à cette humilité que nous aspirons aujourd'hui plus que jamais, en ces jours qui sont les derniers. Nous savons que seuls les humbles seront épargnés de la colère à venir, et nous te prions non seulement pour nous, mais pour tous les chrétiens, et ceux qui sont prétendent l'être, mais qui demeurent encore dans la chair. Que la paix puisse régner parmi nous, et que nous soyons tous réunis pour le combat spirituel sous la seule bannière de Christ. L'ennemi détruit la base en divisant les familles, mais Toi, grand Dieu, Tu les réunis à cause de Ton amour. Tu rebâtis, tu redresses ceux qui étaient courbés, car Tu es lent à la colère, et riche en bonté. Merci pour Ton amour, pour Ton pardon, merci pour Ta grâce infinie. Pour toujours nous voulons louer Ton saint Nom, car Toi seul en est digne. Amen.