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dimanche 26 juillet 2026

Vivre pour le court terme

 

Beaucoup de personnes s'inquiètent de la mort et repoussent l'idée le plus loin possible. Elles profitent de la vie, en espérant qu'elle sera longue et heureuse. Pourtant, par opposition à l'animal qui ne s'interroge pas sur sa condition mortelle, l'homme possède une faculté de réflexion, qui l'amène à une certitude intolérable : je vais mourir un jour.

Devant ce fait inéluctable, il y a deux attitudes possibles: la première, c'est de l'ignorer; la seconde, c'est de regarder avec réalisme et de s'y préparer. Mais comment ? Si l'om écoutait celui qui, seul, sait ce qui la suit! Dieu dit: "Il est réservé aux hommes de mourir une fois, et après cela, le jugement" (Hébreux 9:27).

La Bible, la Parole de Dieu, déclare qu'il existe deux résurrections: une résurrection de vie et une résurrection de jugement (Jean 5:29). La mort n'est que la fin de l'existence terrestre. Dieu veut donner une vie éternelle, et "cette vie est dans son Fils: celui qui a le Fils a la vie, celui qui n'a pas le Fils de Dieu n'a pas la vie" (1 Jean 5:11-12).

Pour le chrétien, la mort n'est qu'un passage pour entrer dans la présence de Dieu.

Mais celui qui décide de vivre pour "le court terme" n'a devant lui qu'une attente terrible d'un jugement éternel (Hébreux 10:26-27).

La différence entre l'avenir du croyant et celui de l'incroyant est capitale. Qu'elle est votre espérance?

Auteur inconnu.

dimanche 25 janvier 2026

Le chrétien en armure complète, par William Gurnall, 41e partie

 

L'argument par lequel il appuie l'exhortation.

"Afin de pouvoir résister dans le mauvais jour, et tenir ferme après avoir tout surmonté" (Éphésiens 6:13). 

Nous en venons à l'argument par lequel l'apôtre appuie son exhortation, et il est double. Premièrement, le premier concerne l'heure du combat : "Afin que vous puissiez résister dans le mauvais jour". Deuxièmement, le second concerne l'heureuse issue de la guerre, qui couronnera le chrétien ainsi armé, à savoir la victoire certaine : "Et tenir ferme après avoir tout surmonté".

Premier argument. ​​Ceci concerne l’heure du combat. "Afin que vous puissiez résister au jour du malheur."

Mais qu'est-ce que ce mauvais jour ? Certains l'interprètent comme englobant toute la vie du chrétien ici-bas, dans cette vallée de larmes. Leur raisonnement est alors le suivant : "Revêtez-vous de toutes les armes de Dieu, afin de pouvoir persévérer jusqu'à la fin de votre vie, qui sera pour ainsi dire une succession ininterrompue d'épreuves et de souffrances." Ainsi, Jacob trace une ligne noire sur toute sa vie : "Peu nombreux et mauvais ont été les jours de ma vie" (Genèse 47:9). 

Quel jour brille d'une telle beauté qu'il ne s'assombrit pas avant la nuit, où le chrétien ne rencontre pas quelque averse ou autre, suffisante pour mériter le nom de mauvais jour ? Chaque jour a sa part, sa proportion. Le mal du jour suffit ; nous n'avons pas besoin d'emprunter et de porter des peines à l'usage du lendemain pour alourdir notre fardeau présent. Comme il est question du "pain quotidien", il est aussi question d'une croix "quotidienne" (Luc 9, 23), que nous sommes invités à porter, et non à fabriquer. Nous n'avons pas besoin de fabriquer nous-mêmes nos croix, comme nous avons tendance à le faire ; Dieu, dans sa providence, nous en fournira une, et nous sommes invités à la porter, mais il n'est pas question de la déposer, jusqu'à ce que la croix et nous reposions ensemble.

Nos épreuves et nos vies sont indissociables ; elles vivent et meurent ensemble ici-bas. Quand la joie survient, le chagrin la suit de près; le bâton et la verge vont de pair. Job lui-même, cet homme bon dont la prospérité était si convoitée par le diable, et qui s'était épanoui dans toute sa bravoure et sa splendeur (Job 1:10), comme si son soleil n'avait pas d'ombre, écoutez le récit qu'il fait de cette période faste : "Je n'étais pas en sécurité, je n'avais ni repos ni tranquillité" (Job 3:26). Des troubles troublèrent son repos ; alors même que son lit semblait aussi doux que le cœur pouvait le souhaiter, cet homme bon se tournait et se retournait sans cesse, sans trouver le repos.

Si quelqu'un était venu vers Job et l'avait béni de son heureuse condition, et lui avait dit : "Certainement, Job, tu pourrais te contenter de ce que tu as pour ta part, si tu pouvais faire en sorte que tout cela soit réglé sur toi et sur tes héritiers après toi", il aurait dit, comme autrefois Luther, "que Dieu ne le rebute pas avec cela". Tel est l'état des saints, que leur vie même ici, et tous les divertissements pompeux qui en découlent, sont leur croix, parce qu'ils les éloignent de leur couronne. 

Nous n'avons besoin de rien pour faire de notre vie un mauvais jour, plus que notre absence de notre bien principal, qui ne peut être récompensé par le monde, non plus que s'en réjouir. Si notre vie n'est "qu'un mauvais jour", il y a du bien dans tout ce mal; c'est que ça ne durera pas longtemps. Assurément, c'est par miséricorde que Dieu a abrégé la durée de la vie humaine en ces derniers jours (des jours où l'on découvre tant de choses sur le Christ et le ciel) qu'il aurait été difficile pour les saints de posséder la patience d'avoir connu une si grande partie de la gloire du monde d'en haut, puis d'en être tenus si longtemps éloignés, comme ce fut le cas pour les pères au premier siècle. 

Ô chrétiens, consolez-vous les uns les autres avec ceci : même si votre vie est pleine de difficultés, elle est courte ; quelques pas suffisent pour sortir de l'orage. Il y a une grande différence entre un saint et un méchant, face aux épreuves qu'il rencontre, comme entre deux voyageurs roulant en sens inverse, tous deux pris sous la pluie et trempés. L'un fuit la pluie et s'en sort rapidement, tandis que l'autre s'enfonce dans un coin pluvieux : plus il avance, plus son état s'aggrave. 

Le saint, comme le méchant, rencontre des épreuves, mais il est vite sorti de la tempête ; quand vient la mort, le temps est clément. Quant au méchant, plus il avance, pire c’est ; ici-bas, il ne rencontre que quelques gouttes d’eau, la grande tempête étant l’ultime épreuve. Le déchaînement de la colère divine aura lieu en enfer, où se déploient tous les abîmes de l’horreur, venant à la fois de la juste fureur de Dieu et de leur propre conscience accusatrice et tourmentée.

D'autres interprètent cette expression dans un sens plus restreint, pour désigner les périodes particulières de notre vie où nous sommes particulièrement confrontés aux afflictions et aux souffrances. Bèza la traduit par "tempore adverso", c'est-à-dire "au temps de l'adversité". Bien que notre vie entière puisse paraître mauvaise comparée à la béatitude céleste, même nos jours et nos nuits les plus clairs comparés à l'aube glorieuse, certaines périodes de notre existence peuvent être qualifiées de bonnes et d'autres de mauvaises. Nous connaissons ici-bas des vicissitudes.

Les bienfaits que Dieu accorde à ses saints ici-bas, sur cette terre profonde, sont mêlés et multicolores, comme le symbolisaient les chevaux "tachetés" (Zacharie 1:8) dans la vision de Zacharie : roux, fauve et blanc; paix et guerre, joie et chagrin, jalonnent nos jours. 

La Terre est un lieu intermédiaire entre le ciel et l'enfer, et notre condition ici-bas l'est aussi ; elle participe aux deux. Nous gravissons des collines et des vallées jusqu'à atteindre le terme de notre voyage, oui, nous trouvons le marécage le plus profond, le plus proche de la maison de notre Père (la mort, je veux dire) où tombent tous les autres troubles de notre vie, comme des ruisseaux se jetant dans un grand fleuve, et avec lesquels ils finissent tous, engloutis. C'est de ce mal absolu dont il est question ici, je crois, et il est souligné par un double article : ce jour-là, ce jour funeste ; sans exclure les autres jours d'épreuves qui les séparent. Ce ne sont que de petites morts, chacune emportant un fragment de notre vie, comme des pages envoyées avant pour annoncer ce roi des terreurs qui nous attend.

Cette phrase étant ouverte, considérons la force de ce premier argument, par lequel l'apôtre renforce son exhortation à revêtir l'armure complète de Dieu, et qui repose sur trois circonstances importantes.

Premièrement; la nature et la gravité de ce jour d'affliction : c'est un jour funeste. Deuxièmement; l'inévitabilité de ce jour funeste est sous-entendue par l'expression "afin que vous puissiez résister en ce mauvais jour". Il exclut tout espoir d'échappatoire, comme s'il avait dit : "Vous n'avez aucun moyen de résister. Ne vous laissez pas aller à penser que vous pouvez fuir le combat. Le jour funeste viendra, que vous soyez armés ou non." Troisièmement; la nécessité de cette armure pour résister. De même que nous ne pouvons fuir, nous ne pouvons ni l'affronter ni résister à la force qui sera déchaînée contre nous sans être revêtus d'une armure. Ces points mériteraient d'être développés séparément, mais par souci de concision, nous les regrouperons en une seule conclusion.

Le jour de l'affliction et de la mort est mauvais, et à quels égards.

Doctrine. Il incombe à chacun de s'armer et de se préparer pour le jour funeste de l'affliction et de la mort, auquel il sera inévitablement confronté. Ce point comporte trois volets. Premièrement, le jour de l'affliction et de la mort est un jour funeste. Deuxièmement, ce jour funeste est inévitable. Troisièmement, il incombe à chacun de se préparer à ce jour funeste. 

Première branche. Le jour de l'affliction, et surtout celui de la mort, est un jour funeste. Il nous faut ici démontrer en quoi l'affliction est mauvaise, et en quoi elle ne l'est pas. 

1. Ce n'est pas moralement ou intrinsèquement mauvais ; car, si c'était mauvais en ce sens, Dieu ne pourrait en être l'auteur. Sa nature est si pure qu'un tel mal ne peut venir de lui, pas plus que la lumière du soleil ne peut créer la nuit. Mais d'une certaine affliction, il en garantit la responsabilité. "Contre cette race, je médite un malheur" (Michée 2:3). Bien plus, il se l'approprie tellement qu'il ne veut pas que nous pensions que quiconque d'autre que Lui puisse permettre ce mal. Il se glorifie du privilège qu'aucun mal ne réside dans la cité sans son œuvre (Amos 3:6). Et c'est bien pour les saints que leurs croix soient toutes faites au ciel ; autrement, elles ne seraient pas si bien adaptées à leur dos. 

Mais quant au mal du péché, il le rejette, nous enjoignant formellement de ne pas Lui imputer (autre qu'à Satan) ce fléau engendré dans nos cœurs impurs. Que personne, lorsqu’il est tenté, ne dise : "C’est Dieu qui me tente », car Dieu ne peut être tenté par le mal et il ne tente lui-même personne" (Jacques 1:13).

2. Si l'affliction était donc intrinsèquement mauvaise, elle ne pourrait en aucun cas être l'objet de notre désir, ce qui est parfois le cas, et peut l'être encore. Nous devons choisir l'affliction plutôt que le péché, et même la plus grande affliction plutôt que le moindre péché. Moïse a choisi l'affliction avec le peuple de Dieu plutôt que les plaisirs éphémères du péché. Il nous est demandé de nous réjouir lorsque nous sommes confrontés à diverses tentations, c'est-à-dire à des afflictions. Mais en quoi alors le jour de l'affliction peut-il être qualifié de mauvais ?

A) Comme il est pénible de le constater dans les Écritures, le mal est souvent opposé à la joie et au réconfort. "Nous espérions la paix, et voici, point de bien." Un cœur joyeux est appelé un bon cœur, un esprit triste un mauvais esprit, car la nature a en horreur tout ce qui s'oppose à sa joie, et c'est le cas, plus ou moins, de toute affliction (Hébreux 12:11). Aucune affliction, tant qu'elle est présente, n'est joyeuse, mais pénible ; comme la médecine, elle provoque chez nous un adieu désagréable. 

C’est pourquoi Salomon, parlant des jours pénibles de la maladie, les décrit comme si déplaisants à la nature que nous dirons : "Nous n’y trouvons aucun plaisir." Ils nous privent de la joie de vivre. La joie naturelle est une véritable fleur du soleil de la prospérité ; elle s’épanouit et se fane avec lui. Il est vrai, en effet, que les saints ne connaissent jamais plus de joie que dans l'épreuve, mais cela s'explique autrement : ils ont un Dieu bon qui l'envoie, sinon ils en souffriraient autant que les autres. Il n'est pas plus naturel que le réconfort jaillisse de l'épreuve que la vigne ne pousse sur les épines, ou la manne dans le désert. 

Les Israélites auraient cherché bien longtemps ce pain si le ciel ne l'avait miraculeusement fait pleuvoir. Dieu choisit cette période (d'épreuve) pour manifester plus clairement encore la toute-puissance de son amour. De même qu'Élie, pour ajouter au miracle, fit d'abord verser de l'eau en abondance sur le bois et le sacrifice, au point de remplir le fossé, puis fit venir le feu du ciel par sa prière pour l'absorber ; ainsi Dieu déverse le flot de l'affliction sur ses enfants, puis allume en eux cette joie intérieure qui dissipe toute leur tristesse ; oui, il fait en sorte que les eaux mêmes de l'affliction sur lesquelles ils flottent ajoutent encore à la douceur de leur joie spirituelle, mais c'est toujours Dieu qui est bon, et l'affliction qui est mauvaise.

B) Le jour de l'affliction est un jour funeste, car il ravive le souvenir importun des péchés commis dans nos vies. Il réveille la mémoire d'anciens péchés, peut-être enfouis depuis longtemps dans le tombeau de l'oubli. La nuit de l'affliction est le moment où de tels fantômes hantent la conscience des hommes ; et de même que l'obscurité de la nuit accroît l'horreur de toute chose effrayante, de même l'état d'affliction, déjà pénible en soi, amplifie la terreur de nos péchés, dont le souvenir ressurgit. 

Jamais le péché des patriarches ne leur parut aussi horrible que lorsqu’il se retourna contre eux dans leur détresse, Genèse 42:21. Le pécheur appréhende alors plus intensément la colère divine qu'en tout autre temps ; l'affliction se rapproche du jugement, et il l'interprète comme un poursuivant envoyé pour le faire comparaître sans délai devant Dieu, engendrant ainsi une profonde confusion et une grande consternation. 

Ah ! si seulement les hommes pouvaient penser à cela, comment ils pourraient supporter la vue de leurs péchés et le récit de leurs voies, en ce jour-là ! Cet homme est béni, celui qui, avec le prophète, peut alors les contempler et triompher d’eux. C’est bien une sombre parabole, comme il le dit lui-même : "J'ouvre mon chant au son de la harpe. Pourquoi craindrais-je aux jours du malheur, Lorsque l'iniquité de mes adversaires m'enveloppe?" (Psaume 49, 4-5).

C) Le jour de l'affliction révèle au cœur bien des maux insoupçonnés. L'affliction ébranle et bouleverse la créature ; Si des sédiments se trouvent au fond, ils apparaîtront alors. Parfois, elle révèle la perversité d'un cœur qui paraissait bon auparavant. Ces épreuves lavent le vernis de l'hypocrisie; Lorsque la nature corrompue est heurtée, elle se révèle. Et certaines afflictions ont ce but. On lit que certains, offensés par la persécution, renoncent à leur profession, car elle leur cause tant de souffrances et de difficultés ; d'autres, dans leur détresse, "maudissent leur Dieu" (Ésaïe 8:21).

Il est impossible à un cœur pervers d'avoir une bonne opinion d'un Dieu qui afflige. Le mercenaire, si son maître prend un bâton pour le frapper, abandonne son travail et s'enfuit ; ainsi agit un cœur faux envers Dieu. Oui, même chez les personnes les plus bienveillantes, la corruption se révèle souvent plus forte et la grâce plus faible qu'on ne le pensait. 

Dans le cas de Pierre, qui, au départ, s'était vaillamment engagé à marcher sur la mer, le vent se leva et il commença à couler ; il constata alors qu'il y avait plus d'incrédulité dans son cœur qu'il ne le soupçonnait. Les épreuves aiguës sont à l'âme ce qu'une pluie battante affecte une maison ; on ne découvre les failles et les trous de la maison que lorsqu'on les voit s'effondrer de tous côtés. De même, on ne perçoit ni la profondeur de cette corruption, ni la faiblesse de cette grâce, qu'après avoir été ainsi sondés et avoir pleinement conscience de ce qui se trouve dans nos cœurs par de telles épreuves.

Voilà pourquoi nul n'a une aussi grande humilité envers soi-même, ni une telle compassion envers autrui dans ses faiblesses, que ceux qui connaissent le mieux la souffrance. Ils rencontrent tant d'obstacles dans leurs combats qu'ils modèrent leur propre dignité et éprouvent une profonde compassion pour leurs semblables, plus enclins à la pitié qu'à la condamnation dans leurs faiblesses. 

D) C’est aussi la saison où le malin, Satan, vient nous tenter. Ce que nous appelons le temps de la "tribulation" (Matthieu 13:21), nous le trouvons dans la même parabole (Luc 8:13) appelé le temps de la "tentation". En effet, les deux se rejoignent. Rarement Dieu nous afflige, mais Satan ajoute la tentation à notre désert. "Mais c’est votre heure", dit le Christ, "et la puissance des ténèbres" (Luc 22, 53). Les souffrances du Christ infligées par les hommes et la tentation du diable étaient intimement liées. Ésaü, qui haïssait son frère à cause de la bénédiction reçue, se disait : "Les jours de deuil pour mon père sont proches ; alors je tuerai mon frère Jacob" (Genèse 27, 41). Les temps d’affliction sont des jours de deuil, ceux que Satan attend pour nous nuire.

E) Le jour de l'affliction a souvent une issue funeste ; et à cet égard, il s'avère être un jour véritablement mauvais.

Tout est bien qui finit bien, dit-on ; les épreuves du chrétien sont bénéfiques ; le châtiment dont il est affligé porte les fruits paisibles de la justice, et c'est pourquoi il peut qualifier ses épreuves de bonnes. Tel est un bon instrument qui ne laisse s'échapper que le mauvais sang. « Il m'a été bon d'être affligé », dit David. J'ai lu l'histoire d'une sainte femme qui comparait ses épreuves à ses enfants. Ils lui causèrent de grandes souffrances lors de l'accouchement ; mais comme elle ne savait pas lequel de ses enfants elle aurait dû abandonner, à cause de toutes les difficultés rencontrées pour les mettre au monde, elle ne savait pas non plus laquelle de ses afflictions elle aurait pu éviter, malgré la douleur qu'elles lui causaient en les endurant.

Mais pour les méchants, le sort est triste; en ce qui concerne le péché ; ils en ressortent pires, plus impénitents, endurcis dans le péché et outrageux dans leurs pratiques perverses. Chaque plaie qui frappait l'Égypte ajoutait à la plaie de l'endurcissement du cœur de Pharaon. Celui qui, pendant un certain temps, pouvait implorer les prières de Moïse pour lui-même, finit par le menacer de mort s'il s'en prenait encore à lui. Oh ! à quel point nous en voyons beaucoup s'enfoncer dans le péché, après une grande maladie ou autre châtiment ! Les enfants ne grandissent pas plus en taille après une fièvre que leurs désirs ne s'accroissent après les afflictions. Oh ! comme ils sont avides et voraces après leur proie, une fois libérés de leurs chaînes et de leurs entraves ! Lorsque la médecine n'agit pas bien, non seulement elle ne guérit pas la maladie, mais le poison du médicament demeure également dans le corps.

Nombreux sont ceux qui semblent ainsi empoisonnés par leurs afflictions, par l'éclatement subséquent de leurs convoitises. (b.) En ce qui concerne la souffrance ; chaque affliction sur une personne méchante en engendre une autre, et cette dernière, plus grande encore, vient la plus terrible, qui la préparera au feu. Le pécheur est fouetté d'affliction en affliction, comme le vagabond d'agent de police en agent de police, jusqu'à ce qu'enfin il parvienne en enfer, sa véritable place et sa demeure définitive, où toutes les souffrances se rejoindront en une seule et éternelle.

dimanche 17 novembre 2024

Le mal est-il créé par Dieu?

 

Qui dira qu'une chose arrive, sans que le Seigneur l'ait ordonnée? (Lamentations 3:37)


"Le hasard a bien fait les choses". Qui n'a pas entendu cette phrase au moins une fois dans sa vie? Bien sûr, la plupart des gens ne pensent pas mal faire en disant cela, mais est-ce que le hasard a réellement fait quelque chose, ou n'est-ce pas Dieu qui a permis que la chose arrive? 

Dans Lamentations 3:37-38, nous lisons en effet: "Qui dira qu'une chose arrive, sans que le Seigneur l'ait ordonnée? N'est-ce pas de la volonté du Très-Haut que viennent les maux et les biens"? 
Ici, plusieurs posent la question, tout à fait légitime du point de vue de notre nature humaine: "Attend une minute; de Dieu viennent les maux et les biens? Dieu crée le mal?" 

Non, Dieu ne crée pas le mal, mais Il peut le permettre. Et même si nous ne comprenons pas toujours pourquoi, nous savons que "toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu" (Romains 8:28). Dieu connaît nos cœurs mieux que nous mêmes. Parfois, les afflictions sont la seule chose qui nous feront réfléchir et qui nous ramèneront à Lui, dans les supplications et la repentance, un peu comme le fils prodigue de la parabole de Jésus en Luc 15. Nous ne connaissons pas le plan global de Dieu, nous ne voyons que l'instant présent. Nous nous endormons trop facilement lorsque tout va bien; nous ne glorifions pas Dieu comme nous le devrions. Comme les païens, trop de chrétiens mettent sur le dos du hasard ou de leurs propres efforts le fait qu'ils ont une vie aisée, oubliant que c'est Dieu qui leur donne la santé et la capacité de bien vivre. 

C'est lorsque ces choses nous sont enlevées que nous comprenons l'ampleur de la bénédiction de Dieu. Ainsi, Jérémie 32:42 dira: "Car ainsi parle l'Éternel : De même que j'ai fait venir sur ce peuple tous ces grands malheurs, de même je ferai venir sur eux tout le bien que je leur promets". Pourquoi Dieu avait-Il permis que le malheur atteigne les israélites? Parce que leur cœur s'était éloigné de Lui. Non, cela ne veut pas dire que tous ceux qui souffrent ou qui font face à l'adversité sont des rétrogrades, loin de là! Mais pour les uns comme pour les autres, notre Père céleste utilise ces choses pour nous rapprocher de Lui et pour nous donner un témoignage. Cela peut paraître étrange, mais celui qui fait toujours tout ce qu'il désire et qui ne fait jamais face à aucun vent contraire, quel témoignage possède-il? Comment peut-il vraiment compatir avec ceux qui souffrent s'il n'a pas lui même traversé le feu dans la main protectrice de Dieu?

Notre Père céleste peut bouleverser mer et monde pour sauver une âme perdue; Il sait, par le Saint-Esprit, toucher le cœur de ceux qui ont besoin de Son secours, et Il veut nous utiliser, non pas seulement malgré, mais à cause de notre petitesse. Il ne peut pas utiliser les orgueilleux, mais ceux qui sont petits à leurs propres yeux peuvent être comme un simple petit doigt qui pointe vers Dieu, Lui donnant toute gloire à cause de toutes les bonnes choses qu'Il a faites. 

Il sait que le feu que nous avons traversé il y a quelque temps nous servira de témoignage aujourd'hui, pour quelqu'un qui traverse une situation semblable. Et alors que nous souffrions et que nous Lui demandions la question universelle? "Pourquoi, Seigneur"? Il avait déjà mis sont plan en branle, rien ne Le surprend. Comme Paul l'a dit en 1 Corinthiens 10:13, Il nous a donné la capacité de résister à l'épreuve et aux tentations, Il a préparé Lui-même un moyen d'en sortir, afin que nous ne nous égarions pas loin de Sa face. Pierre le dira ainsi en 2 Pierre 2:9 : "Le Seigneur sait délivrer de l'épreuve les hommes pieux, et réserver les injustes pour être punis au jour du jugement".

Prenons un exemple concret. Souvenons-nous de l'histoire de Joseph en Genèse 37. Vendu par ses frères, il se retrouve en Egypte. Là, il devient un serviteur d'un des officiers de Pharaon; la femme de cet officier voulu coucher avec lui, qui se sauve plutôt que de pécher contre Dieu. Elle l'accuse d'avoir voulu coucher avec elle, il se fait jeter en prison, et on l'y oublie. Mais pendant tout ce temps, Dieu n'avait pas perdu de vue Son plan pour sa vie. Il transformait Joseph à travers ces épreuves; Il l'humiliait, Il le préparait pour l'œuvre qu'Il lui avait donné à faire, qui était grandiose, et Il lui donnait un témoignage pour les jours à venir.

Et en Genèse 45:5, Joseph dit à ses frères, dans une des scènes de retrouvailles les plus émouvantes de la Bible: "Maintenant, ne vous affligez pas, et ne soyez pas fâchés de m'avoir vendu pour être conduit ici, car c'est pour vous sauver la vie que Dieu m'a envoyé devant vous". Et au verset8, il ajoute :"Ce n'est donc pas vous qui m'avez envoyé ici, mais c'est Dieu; il m'a établi père de Pharaon, maître de toute sa maison, et gouverneur de tout le pays d'Egypte". 

Il est probable que Joseph, durant ses épreuves, a dû penser, comme nous le faisons aujourd'hui: "Pourquoi Seigneur? Pourquoi? Qu'attends-tu de moi?" Mais à travers tout cela, il n'a jamais perdu de vue que le Dieu qu'il servait avait la puissance de le soutenir, et Dieu l'a utiliser pour glorifier Son saint nom. Est-ce que Dieu a créé ce mal? Non, mais Il l'a utilisé et l'a transformé en bien. Rien ne Lui échappe, et alors qu'il nous semble perdre tout espoir, Il est toujours au contrôle. 

"Tu marcheras sur le lion et sur l'aspic, tu fouleras le lionceau et le dragon. Puisqu'il m'aime, je le délivrerai; je le protégerai, puisqu'il connaît mon nom. Il m'invoquera, et je lui répondrai; je serai avec lui dans la détresse, je le délivrerai et je le glorifierai. Je le rassasierai de longs jours, et je lui ferai voir mon salut" (Psaume 91:13-16). 

Notons que ce passage ne dit pas: "J'éloignerai de ton sentier le lion et l'aspic". Non, mais il dit: "Tu marcheras sur le lion et l'aspic". C'est un merveilleux rappel de la grâce de Dieu. Il va y avoir des épreuves et des vents contraires sur mon sentier, mais Dieu me tiendra la main; "puisqu'il m'aime, je le délivrerai, je le protégerai", et, "Il m'invoquera, et je lui répondrai". Nous avons parfois besoin de rencontrer le lion et l'aspic pour réellement apprendre à invoquer le nom de l'Éternel. C'est une image forte de Christ qui a été meurtri à la croix, mais Il a piétiné le serpent afin qu'il ne puisse jamais nous arracher de la main de Dieu. Il n'a aucun pouvoir, notre Seigneur lui a écrasé la tête, gloire à Dieu!

Quel privilège de savoir que, lorsque nous invoquons le nom de notre Dieu, Il nous entend, et Il nous répondra! En toutes occasions, apprenons à nous tourner vers Lui, dans la prière et les supplications, dans la lecture de la Parole. Il nous enseignera, Il nous guidera, Il nous encouragera et Il fera même au-delà de tout ce que nous pouvons penser ou imaginer (Éphésiens 3:20), toujours dans le but que toute la gloire Lui soit rendue, non seulement par nous, mais par tous ceux qui recevront le témoignage et le cantique nouveau qu'Il aura mit dans notre bouche, alors que nous apprenions à nous dépouiller de nous mêmes pour nous laisser revêtir par Lui de Ses vêtements de justice et de sanctification. 

Non, le mal ne vient pas de Dieu, et n'oublions jamais que, malgré que nous ne méritons rien, toutes choses concourent au bien de ceux qui l'aiment et le servent.

Que toute la gloire Lui soit rendue, dans le nom de Jésus, Amen. 

dimanche 12 novembre 2023

Ne déplace pas la borne ancienne

 "Ne déplace pas la borne ancienne, que tes pères ont posée" (Proverbes 22:28).


La borne ancienne représente tous les repères, toutes les balises ou les commandements que Dieu a laissé afin que nous ne nous égarions pas loin de Sa face et de ce qu'Il attend de nous. Mais aujourd'hui, nous déplaçons allègrement ces balises, au gré de nos fantaisies du moment. Même parmi ceux qui se réclame du Christ, une sorte de vent de folie s'y est infiltrée, détruisant du même coup la vie de milliers de personnes qui ne lisent pas leur Bible et qui se croient sauvées parce qu'elles vont "à l'église", alors qu'elles ne font qu'assister à des réunions tenues par des hommes d'affaires qui les confortent sur leur chemin pécheur. C'est terrible de voir les hérésies actuelles, et cela ira en empirant, parce que "le temps est court" (1 Corinthiens 7:29; Apocalypse 12:12). 

"Car le Seigneur exécutera pleinement et promptement sur la terre ce qu'il a résolu" (Romains 9:28). Parce qu'il semble qu'il n'y a plus rien de sacré. Nous nous arrogeons le droit de prendre la place de notre Créateur et de décider ce qui est bien et ce qui est mal. Proverbes 23:10 dira: "Ne déplace pas la borne ancienne, Et n'entre pas dans le champ des orphelins". N'oublions pas que dans nos sociétés dites "évoluées", nous avons sacrifié sur l'autel du "moi" et du "succès" plus d'enfants à naître que ne l'ont fait les peuplades qui entouraient les Israélites à l'époque des patriarches. Le sang de tous ces orphelins, de toutes ces victimes innocentes crie vers Dieu, et le verset 11 nous dit: "Car leur vengeur est puissant: Il défendra leur cause contre toi". Ça ne regarde pas bien pour l'humanité.

Job se plaindra en son temps de choses semblables, lorsqu'il dira en Job 24: 2-4;14; "On déplace les bornes, on vole des troupeaux, et on les fait paître; on enlève l'âne de l'orphelin, on prend pour gage le bœuf de la veuve; on repousse du chemin les indigents, on force tous les malheureux du pays à se cacher. L'assassin se lève au point du jour, tue le pauvre et l'indigent, et il dérobe pendant la nuit". Il énumère une longue liste d'actions contre ce qui était "les bornes anciennes", c'est à dire les choses sacrées de Dieu. Les transgresseurs agissent, semble-t-il, impunément. Ils se moquent et suppriment les balises, les choses sacrées de Dieu. Ils prennent le droit de vie ou de mort sur eux-mêmes et sur ceux qui les entourent, physiquement et spirituellement.   

"Et la délivrance s'est retirée, et le salut se tient éloigné; car la vérité trébuche sur la place publique, et la droiture ne peut approcher. La vérité a disparu, et celui qui s'éloigne du mal est dépouillé. L'Éternel voit, d'un regard indigné, qu'il n'y a plus de droiture. Il voit qu'il n'y a pas un homme, Il s'étonne de ce que personne n'intercède" (ÉsaIe 59:14-16). La vérité qui devrait être proclamée, pure et sans tache, est maintenant diluée d'humanisme déchu et corrompu, "parce qu'il ne faut pas offenser les pécheurs". Mais pourtant, à quel point le péché est offensant à la face de Dieu, d'un Dieu si pur et si juste! Le péché est offensant au point où il a tué le Fils à la croix! Nous sommes tous coupables de faire cela, à une échelle plus ou moins élevée. Lorsque nous lisons la Parole, la prenons-nous au complet? Avec ses réprimandes et sa correction, ou préférons-nous penser que cela s'adresse à ceux qui se font nos ennemis, ou a telle ou telle autre personne? C'est d'apporter un feu étranger dans notre culte à l'Éternel! C'est de croire que l'accomplissement d'un rite ou que la prononciation d'une certaine phrase nous a accordé un salut quelconque, à un certain moment, alors qu'il n'en est rien. 

Il n'y a rien à changer, rien à ajouter, ni rien à enlever des paroles du Livre de Vie (Apocalypse 22:18-19). Mais nous voici, chrétien modernes, avec nos nouveaux rites, nos nouveaux dogmes, nos nouveaux spectacles, nos nouveaux divertissements, nos nouvelles définitions de ce qui est péché et ce qui ne l'est pas, et la liste n'en fini plus du "modernisme" que nous apportons à l'Évangile du salut. Mais qu'est-ce que c'est? Un souffle agréable à l'oreille des pécheurs qui ne veulent plus se repentir, dans beaucoup de supposées "maison de Dieu". Est-ce que l'Éternel Dieu ne voit pas cela? Bien sûr qu'Il le voit! "Il se revêt de la justice comme d'une cuirasse, et il met sur sa tête le casque du salut; il prend la vengeance pour vêtement, et il se couvre de la jalousie comme d'un manteau. Il rendra à chacun selon ses œuvres, la fureur à ses adversaires, la pareille à ses ennemis" (Ésaïe 59:18). 

Parce que la justice devant et selon Dieu ne consiste pas en choses que nous faisons, ou dans les choses dans lesquelles nous nous confions, mais dans l'obéissance que nous avons envers Lui. Ce qu'Il a appelé bien est ce qui est bien. Ce qu'Il a appelé mal est ce qui est mal. Et lorsque nous l'aimons vraiment, nous aimons ce qu'Il aime, et nous haïssons ce qu'il hait. Tout le péché, le mal qui veut s'accrocher à nous, nous le haïssons de toutes les fibres de notre être. Et nous reconnaissons, et nous savons que nous n'avons rien à ajouter à la parole de Dieu, ni ne pouvons rien y enlever. 

Examinons-nous nous-mêmes, à la lumière de cette Parole, à savoir si nous sommes sur la route étroite que nous a enseigné le Christ. Si nous reconnaissons que nous nous sommes égarés, ne perdons pas courage, car à travers ce bourbier dans lequel l'humanité est enfoncée, il y a un espoir. Un Rédempteur est venu, Jésus-Christ, et Il attend patiemment que nous nous repentions et que nous venions à Lui pour recevoir le pardon de nos péchés. Ne tardons pas, venons, revenons à Lui dès maintenant, car nous ne savons pas de quoi demain sera fait. Nous ne savons même pas s'il existe un jour appelé "demain" pour nous. Oui, la corruption est grande ici bas sur la terre. Mais la grâce est à l'œuvre; et Dieu ne prend pas plaisir à la perte des pécheurs. 

C'est pourquoi, après avoir décrit la corruption dans les versets précédents, Ésaïe dira aux versets 20-21: "Un rédempteur viendra pour Sion, pour ceux de Jacob qui se convertiront de leurs péchés, dit l'Éternel. Voici mon alliance avec eux, dit l'Éternel: Mon esprit, qui repose sur toi, et mes paroles, que j'ai mises dans ta bouche, ne se retireront point de ta bouche, ni de la bouche de tes enfants, ni de la bouche des enfants de tes enfants, dit l'Éternel, dès maintenant et à jamais". Ceux qui appartiennent à l'Éternel gardent Sa parole et la mettent en pratique, parce qu'ils l'aiment. Ils se sont repentis; ils se repentent, ils confessent; ils croient; ils craignent le nom de l'Éternel; ils gardent Sa parole et ne sont en conséquence plus dans les ténèbres sur leur propre condition de pécheurs rachetés. 

Restons profondément enracinés dans la saine doctrine de Christ. Ne nous bornons pas à écouter ou lire la Parole, mais mettons-la en pratique, avec l'aide de l'Esprit. Ne soyons pas des auditeurs oublieux, mais vivons dans la reconnaissance pour tout ce que Dieu a fait pour nous. Cela n'a aucune importance si ça fait un an ou soixante ans que nous sommes chrétiens; nous aurons constamment de quoi être reconnaissants pour les bontés de Dieu, car "elles se renouvellent chaque matin" (Lamentations 3:22-23). La reconnaissance pour tout ce que le Seigneur a fait pour nous; pour le salut qu'Il nous donne en Jésus-Christ; voilà une clé infaillible pour ne jamais déplacer la borne ancienne; elle est trop sainte pour que nous y posions nos mains. Restons à notre place de serviteur/esclave, et rendons à notre Dieu le culte qu'Il mérite et qui Lui est dû.

Que Dieu nous donne le courage et la force de tenir ferme dans la vérité. Que toute la gloire Lui soit rendue, dans le précieux nom de Jésus, Amen. 

dimanche 19 février 2023

Qui dit ce qui est bien?

Quand les païens, qui n'ont point la loi, font naturellement ce que prescrit la loi, ils sont, eux qui n'ont point la loi, une loi pour eux-mêmes; ils montrent que l'œuvre de la loi est écrite dans leurs cœurs, leur conscience en rendant témoignage, et leurs pensées s'accusant ou se défendant tour à tour (Romains 2:14-15).

 
Ceux qui rejettent les normes absolues du bien et du mal sont souvent inconséquents. Quand ils pensent être traités injustement, ils font appel à une norme de justice qu'ils s'attendent à ce que tout le monde accepte.

Un professeur de philosophie commençait chaque semestre de cours en demandant à sa classe : "Croyez-vous qu'on puisse démontrer qu'il existe des valeurs absolues comme la justice?" Les étudiants libres penseurs disaient tous que tout est relatif et qu'aucune loi ne peut être appliquée universellement. Avant la fin du semestre, le professeur consacrait un cours pour débattre la question. En terminant, il concluait: "En dépit de ce que vous pensez, je veux que vous sachiez qu'il est possible de démontrer qu'il existe des valeurs absolues. Et si vous n'acceptez pas ce que je dis, je vais vous faire échouer!" Un étudiant en colère se leva et dit: "Ce n'est pas juste!" "Vous venez de prouver mon point, répliqua le professeur. Vous avez fait appel à une norme supérieure de justice". 

Les normes morales de Dieu sont dans la Bible, et il nous a donné une conscience pour que nous distinguions le bien du mal (Romains 2 v. 14-15) Chaque fois que nous utilisons les mots bien et mal, nous laissons entendre qu'il existe une norme par laquelle nous portons de tels jugements. Les valeurs bibliques ne sont pas démodées. Elles sont valables pour n'importe quelle époque parce qu'elles émanent d'un Dieu éternel qui ne change pas. 

Auteur inconnu

dimanche 29 janvier 2023

Ça va mal dans notre monde

Pourquoi ce tumulte parmi les nations, ces vaines pensées parmi les peuples? Pourquoi les rois de la terre se soulèvent-ils, et les princes se liguent-ils avec eux contre l'Éternel et contre son oint? (Psaumes 2:1-2).


Ça va mal dans notre monde, très mal. Les forces démoniaques sont à l'œuvre pour le maintenir dans des guerres continuelles qui menacent d'englober la Terre entière. Les anti-Christ de ce monde sont souvent au sommet des gouvernements, et ils s'opposent farouchement aux enseignements de Jésus, donc aux Chrétiens. Ils projettent de dominer le monde, et ils ont pour maître le diable! Le verset 3 nous dit ce qu'ils font : "Brisons leurs liens! Délivrons-nous de leurs chaînes!" Leur conscience est presque morte, et ils en ont marre d'entendre la voix de l'Évangile qui leur reproche leur conduite perverse. S'ils sont autant pour la paix qu'ils le prétendent, pourquoi s'opposent-ils aussi farouchement à Dieu et à ses commandements, qui seuls pourraient apporter la paix sur la Terre? Parce qu'ils font les œuvres de leur père, qui s'est opposé dès le commencement au plan rédempteur de Dieu. Nous voyons donc les démons attaquer actuellement avec une férocité renouvelée afin d'empêcher le plus grand nombre de venir à Christ et de l'accepter comme leur Seigneur et Sauveur. Ils attaquent aussi pour faire se détourner de la vérité ceux qui marchent avec Jésus. Parce que: "Celui qui siège dans les cieux rit, le Seigneur se moque d'eux (verset 4), nous savons que rien ne peut arracher de Sa main ceux qui Lui demeurent fidèles (Romains 8:35).


Seigneur Jésus-Christ, les heures que nous vivons appartiennent aux ténèbres. Veille sur moi, car je ne veux pas dire une seule parole de moi-même, ni accomplir une seule action de moi-même. Ça ne serait que des folies. Regarde-moi avec pitié ! Comment je pourrais affronter ces heures difficiles, ces heures de ténèbres ? Il fait si noir ici-bas, très noir. Bien sûr Jésus, je dois toujours être prêt, prêt à comparaître devant le Grand Roi qui rendra des sentences éternelles. Je n’ai aucune situation en main, je ne peux rien contre cette noirceur qui a envahi toute la surface de la terre. C’est un tourbillon de mal sans limite qui est lancé contre Dieu; des créations se croyant plus fort que le Créateur.


Seigneur Jésus-Christ, nous n’avons pas une représentation exacte de tout ce qui doit arriver, Toi seul le sait, et cela fait craindre le pire, surtout pour les petits innocents. Aide-moi je t'en prie à ne pas m'éloigner de Toi en doutant que Tu tiens toujours toutes choses dans Ta main puissante, malgré les apparences. Ne me résiste pas sous les sombres nuages qui s’avancent comme une tempête, alors que des vents violents vont secouer la race humaine comme la balle dans le champ. Je sais bien Seigneur Jésus-Christ que je ne peux pas me sauver de moi-même, ni échapper à ce feu qui va devenir une nourriture pour une humanité perverse qui a préféré la malédiction à Ta bénédiction.


De tout mon être, Seigneur Jésus, je crois que tu es le Fils du Dieu vivant et que c’est toi qui délivres. Mais je crois aussi que c'est Toi qui vas juger l’humanité. Oui Grand Dieu ! Puissant Dieu ! C’est toi qui sauves qui tu veux, mais qui laisse se perdre qui tu veux. C’est pour cette raison Seigneur Jésus-Christ que je me place sous ta protection, ainsi que tous les miens et l'ensemble de Ton peuple. Seigneur de gloire, je viens vers toi en ce jour, je te supplie Jésus, saisi ma main qui est tendu vers toi, conduis-moi à la source où l’eau de la vie coule sans cesse. Entraîne-moi, entraîne-nous dans ton cortège de victoire. Nous ne pouvons rien faire pour vaincre le mal, encore une fois; veille sur moi afin que je ne doute jamais de ta puissance. Je te supplie Jésus, rends-moi ferme dans la foi, de là viennent le courage et la force de résister à toutes les attaques de l’adversaire de mon salut, cette part d’héritage que Dieu m’accorde dans sa bonté. Merci Dieu, Père du ciel et de la terre, merci Seigneur Jésus-Christ, d’avoir accompli pour moi ce puissant sacrifice qui m’a réconcilié avec mon Dieu. Merci Puissant Saint-Esprit. Toute ’honneur, la louange et la gloire appartient à Dieu seul. Amen.  

dimanche 23 octobre 2022

Ô Dieu, nous avons péché contre toi

Les enfants d’Israël crièrent à l’Éternel, en disant: Nous avons péché contre toi, car nous avons abandonné notre Dieu et nous avons servi les Baals (Juges 10:10).


Si mon peuple sur qui est invoqué mon nom s’humilie, prie, et cherche ma face, et s’il se détourne de ses mauvaises voies, je l’exaucerai des cieux, je lui pardonnerai son péché, et je guérirai son pays (2 Chroniques 7:14).

Nous connaissons tous l'état misérable de notre monde, et nous savons que cela est dû au fait que nos nations se sont détournées du Dieu vivant. Personne ne peut prétendre avoir le pouvoir de régler les problèmes qui nous accablent, parce qu'ils sont d'ordre spirituel. Abandonnez Dieu, et Il vous abandonnera à votre stupidité et à vos sens réprouvés (Romains 1:18-32). Pire, Il accorde à ces nations des dirigeants selon leur cœur corrompu, ce qui fait en sorte que ces nations s'éloignent à une vitesse vertigineuse de tout ce qui est bien, allant jusqu'à légiférer pour que le bien selon Dieu soit maintenant appelé "mal", et tout ce que Dieu considère mal est légalisé. Tout cela fait en sorte que nous nous enfonçons toujours plus loin dans le mal, et la main de Dieu s'appesantit de plus en plus sur nous. 

La situation est-elle désespérée? Point de vue humain, oui. Nous sommes à un stade critique du jugement de Dieu. Lorsqu'Il abandonne une nation à son insanité, le mal ne fait que progresser car il n'a plus aucune retenue. C'est l'histoire de l'humanité. C'est l'histoire du peuple d'Israël. Et ça sera l'histoire de cette génération si elle ne se repent pas. Nous avons été des témoins privilégiés de ce qui arrive lorsqu'une nation se détourne de Dieu, mais nous faisons pire encore. Comment pouvons-nous imaginer un instant que Dieu nous protègera malgré notre rejet complet de qui Il est et de Ses commandements, et de Son salut qu'Il nous offre gratuitement en Jésus-Christ? Cette génération est sans excuse. C'est sciemment qu'elle rejette Dieu. La Parole a été répandue partout, nous l'avons vu à l'œuvre, mais cette génération a préféré les ténèbres et a entrepris de faire la guerre à Dieu et aux siens. 

Israël avait la mauvaise habitude, en tant de paix, de se détourner de Dieu et d'adorer les Baals. Nous avons fait la même chose. Oh, peut-être n'adorons-nous pas Baal, mais Moloch est bien présent dans nos nations, avec le culte du corps, de la personnalité et de l'épanouissement de soi qui conduit à tant d'avortements, qui sont autant de petites voix qui crient vers Dieu, Lui demandant de venger leur sang innocent. Mamon est bien présent dans nos sociétés corrompues, où la cupidité des hommes les conduits à tuer leur prochain de toutes les manières imaginables sans même le regretter, et cela, du simple citoyen aux grandes corporations et aux chefs de gouvernements. 

Tout au long du livre des Juges, nous voyons ce modèle qui revient: Dieu délivre Son peuple, celui-ci, lorsqu'il a été délivré, oublie la reconnaissance dû à son Dieu et se tourne vers les idoles; Dieu les abandonne à eux-mêmes, ce qui ôte par le fait même Sa protection de sur eux; la main de leurs ennemis s'appesantit sur Israël; le peuple crie vers Dieu et se repent, Dieu se laisse "attendrir" et Il les délivre de nouveau de la main de leurs ennemis, et le cycle recommence. Ainsi nous lisons en Juges 10:8-9 : "Ils opprimèrent et écrasèrent les enfants d’Israël cette année-là, et pendant dix-huit ans tous les enfants d’Israël qui étaient de l’autre côté du Jourdain dans le pays des Amoréens en Galaad. Les fils d’Ammon passèrent le Jourdain pour combattre aussi contre Juda, contre Benjamin et contre la maison d’Éphraïm. Et Israël fut dans une grande détresse".

Alors, le peuple se souvint de son Dieu, et accompli la parole prononcée par l'Éternel en 2 Chroniques 7:14: "Si mon peuple sur qui est invoqué mon nom s’humilie, prie, et cherche ma face, et s’il se détourne de ses mauvaises voies, -je l’exaucerai des cieux, je lui pardonnerai son péché, et je guérirai son pays". "Les enfants d’Israël crièrent à l’Éternel, en disant: Nous avons péché contre toi, car nous avons abandonné notre Dieu et nous avons servi les Baals" (Juges 10:10). 

N'imaginons pas que nos nations connaîtrons un meilleur sort que celui subit par le peuple même que Dieu s'était réservé. Cela n'arrivera pas. L'histoire nous démontre que Dieu fait en sorte que le châtiment d'une nation est égal à la multiplication de ses péchés et de ses idoles. Et les péchés de nos nations sont terribles, et ils sont en grand nombres! Les chrétiens ont une grande responsabilité en ce que plusieurs ont cessé d'être des portes-lumière dans un monde de ténèbres, préférant s'associer aux ténèbres plutôt que d'être haï par l'ennemi de notre salut et ses serviteurs. Nous nous contentons d'un évangile dilué, sans fondement biblique, où le nom de Jésus est à peine prononcé en chaire, où Christ n'est plus le seul Sauveur, et où Dieu ne rend jamais justice à chacun selon son obéissance ou sa désobéissance. Notre chrétienté est devenue tiède, où chacun s'empresse de servir le "Dieu" qui lui convient. En cela même, nous ne différons guère des Israélites qui se détournaient aisément de Dieu pour adorer les dieux des peuples qui les entouraient. Pareillement, selon l'humeur et le goût du jour, nous en sommes venus à créer un dieu qui se conforme aux affections de la chair et qui se soumet à nos sentiments et à notre volonté, et qui n'a plus rien à voir avec le Dieu véritable de la Bible qui est un Dieu d'amour, mais qui est fidèle et juste et qui ne peut se renier Lui-même. 

Quelqu'un a dit que "les temps faciles créent des hommes faibles". Je ne sais si cela est vrai, mais il est une chose qui est certaine, c'est que la facilité dans bien des pays a créé dans le cœur des gens une recherche d'encore plus de facilité et de bien-être, créant de toute pièce une religion basée sur un soi-disant "amour" et sur l'estime de soi, et mettant de côté tout ce qui, dans la Bible, pourrait aller à l'encontre de ce courant de pensée égoïste et mensonger. Si quelqu'un était rempli d'amour, c'est bien Jésus, et cela ne l'a jamais conduit à prêcher un évangile de facilité au détriment de la vérité. Et ultimement, cela l'a conduit à la croix. Réfléchissons à cela un instant. Nous ne pouvons pas servir Dieu et être aimé d'un monde qui se perd, c'est impossible. L'amour se trouve dans la vérité. Et la vérité se trouve en Christ. Et nous trouvons Christ dans la parole de Dieu, dans la Bible. Malheur à celui qui ajoute ou retranche une parole à ce livre (Apocalypse 22:18). 

Ce n'est pas sans raison que l'apôtre Paul écrira en Romains 1:18 que "la colère de Dieu se révèle contre (...) les hommes qui retiennent injustement la vérité captive". Le fondement d'une vie spirituelle solide repose sur la vérité de la révélation de Dieu qui se trouve dans Sa parole. Lorsque nous commençons à jouer avec Ses vérités en les adaptant à la mode du jour, il est impossible de vivre et de marcher d'une manière droite devant Dieu, parce que nous retenons ainsi la vérité captive de l'impiété et de l'impureté de cœurs non régénérés par le sang de Christ. Lorsque cette seule vérité est retenue captive, nous aboutissons à la génération qui est la nôtre: elle n'a ni boussole, ni gouvernail. Elle est comme un navire livré aux caprices du vent et des vagues sans possibilité aucune de corriger la route qui le mène droit sur un récif où il s'échouera et se brisera. La seule boussole dans un monde de mensonge sera toujours la vérité divine. Et il est de la responsabilité de tous ceux qui se prétendent chrétiens d'y demeurer fermement, étant ainsi des phares construits sur le Roc inébranlable, insensibles aux modes et aux philosophies mondaines et puériles. 

L'oppression des peuples qui les entouraient conduisit les Israélites à remettre en question leur conduite et croyances; l'inutilité et l'impuissance du culte qu'ils rendaient à leurs dieux de bois et de fer. De même, si nos cœurs ne sont pas totalement alourdis par la propagande diabolique qui sévit aujourd'hui, cherchant à rendre les chrétiens confortables dans un monde qui n'a jamais été aussi ouvertement rebelle et en guerre avec son Créateur, nous devrions réfléchir et remettre en question les évangiles faibles et sans puissance qui se sont multipliés au cours des vingt ou trente dernières années et qui trompent tant de personnes qui ne lisent plus leur Bible. Car l'image de Dieu que nous nous créons et qui n'est pas telle qu'Il s'est fait connaître à nous dans la Bible ne vaut pas mieux que les idoles que servaient les Israélites. Nous avons un peuple nombreux de soi-disant chrétiens qui ont fait de la poursuite des choses du monde leur priorité numéro un dans la vie. Il n'y a aucune différence entre ces gens et ceux qui ne croient en rien; ils ont la même ardeur à poursuivre les choses qui sont vouées à la destruction et qui ne peuvent les sauver du juste jugement de Dieu qui s'abat sur tous les rebelles.  

De toutes ces choses futiles que le monde offre, certaines ne sont pas mal en elles-mêmes, mais elles le deviennent lorsqu'elles prennent la place de Dieu en devenant des idoles. Lorsque notre âme est éveillée, par la grâce de l'Esprit du Dieu vivant, nous constatons rapidement à quel point l'éloignement de la vérité de Dieu nous séparait de Sa présence, de Sa bénédiction et de Sa protection. Et c'est ce qui est arrivé aux Israélites. Lorsque la main de leurs oppresseurs s'est suffisamment appesantie sur eux, ils sont, pour ainsi dire, rentré en eux-mêmes et ont réfléchi à leur conduite à la lumière de la parole de Dieu. Et ils ont reconnu à quel point ils avaient besoin d'un Sauveur, et pas n'importe lequel: le seul Dieu vivant, le Créateur de toutes choses, visibles et invisibles; Celui qui les avait fait sortir d'Égypte d'une manière surnaturelle et qui, de la même manière, leur avait donné le pays promis, lorsqu'Il marchait devant eux. 

De la même manière, notre génération a besoin de rentrer en elle-même et de constater les dégâts causés par son éloignement de Dieu. Rien ne peut nous délivrer sauf Celui-là même qui donne la vie et qui la reprend. Nous avons besoin d'aide, et cette aide ne viendra d'aucun politicien ou d'aucune vedette de cinéma. Il nous faut retrouver l'humilité et le chemin de la prière; il nous faut nous repentir et rejeter cet orgueil destructeur et fléchir de nouveau les genoux devant le grand Dieu vivant, dans la prière et les supplications. Il faut que cette repentance soit sincère, et que nos cœurs soient réellement affligés par nos péchés. Car Dieu dira à Son peuple, au verset 13: "Mais vous, vous m’avez abandonné, et vous avez servi d’autres dieux. C’est pourquoi je ne vous délivrerai plus". Ce qu'Il désirait, c'était une repentance sincère, et non pas une espérance de délivrance pour aussitôt retourner dans une vie mauvaise. Il voulait que leur cœur soit réellement désespéré de la condition dans laquelle ils s'étaient eux-mêmes plongées, car leur problème était plus profond que seulement la main de leurs oppresseurs s'appesantissant sur eux. Leur problème était d'ordre spirituel, car ils s'étaient rebellés contre Dieu, comme nous l'avons fait dans cette génération.

Le Psalmiste pose la question en Psaumes 11:3 : "Quand les fondements sont renversés, le juste, que ferait-il?" Alors que les nuages menaçants s'amoncellent au-dessus de la Terre, annonciateurs d'une tempête non plus à venir, mais qui est déjà là, la même question se pose à nous, qui sommes croyants: Alors que les fondements de nos sociétés sont ébranlés et que l'ennemi destructeur a installé ses serviteurs à tous les niveaux de la société, jusqu'aux plus hautes autorités, que faisons-nous? Il faut plus que jamais, comme jadis les Israélites l'ont fait, qu'un cri de désespoir jaillisse du cœur des vrais croyants pour tous les perdus qui ne sont pas actuellement en mesure de crier eux-mêmes pour recevoir le secours de Dieu. Il faut que les chrétiens s'attachent au véritable Évangile, en ignorant les fables habilement conçues pour détourner les cœurs du plus grand nombre de la seule vérité qui peut nous affranchir de l'esclavage du péché et de la mort. Cette vérité, elle ne se trouve qu'en Jésus, qui a dit qu'Il était "le chemin, la vérité et la vie" (Jean 14:6). Il nous faut reconnaître notre égarement, peut-être en tant qu'individus, mais aussi en tant que société, et nous devons espérer en la miséricorde de Dieu, qui ne prend pas plaisir à la perte des pécheurs. 

Dieu s'est révélé à nous dans la Bible, mais Il s'est aussi révélé à Son peuple au cours de l'histoire, et ce qui ressort est Sa grandeur et Sa majesté. Il semble que, même parmi les chrétiens, nous ayons oublié notre petitesse devant un si grand Dieu. L'aspect de la gloire de l'Éternel était comme un feu dévorant (Exode 24:17). La gloire du Dieu saint, de l'Éternel Dieu tout-puissant n'est pas quelque chose à prendre à la légère. Tous les prophètes de l'Ancien Testament se prosternaient, le visage contre terre lorsqu'ils étaient confrontés à leur propre petitesse devant un si grand Dieu. Jésus va bientôt juger ce monde, mais souvenons-nous qu'Il n'est pas d'abord venu pour juger, mais pour sauver. Il nous faut être réconcilié avec Dieu par Lui. C'est un Dieu Juste et Saint. Nous ne pouvons pas nous élever à ces standards afin d'éviter le jugement sans nous accrocher étroitement à Jésus en nous livrant totalement à Lui. C'est par Lui que Dieu a choisi de Se réconcilier le monde, et aujourd'hui plus que jamais, il est temps de venir ou de revenir à Jésus, agenouillés devant Sa majesté, acceptant son offre de pardon, Lui qui, dans Sa grâce, veut pardonner le pire des pécheurs. 

Si le méchant revient de tous les péchés qu’il a commis, s’il observe toutes mes lois et pratique la droiture et la justice, il vivra, il ne mourra pas. Toutes les transgressions qu’il a commises seront oubliées; il vivra, à cause de la justice qu’il a pratiquée. Ce que je désire, est-ce que le méchant meure? dit le Seigneur, l’Éternel. N’est-ce pas qu’il change de conduite et qu’il vive? (Ézéchiel 18:21-23). 

Que toute la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen.