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dimanche 2 juin 2019

Je ne suis pas mon propre maître

Je suis le premier et le dernier, et le vivant. J'étais mort, et voici, je suis vivant aux siècles des siècles. Je tiens les clés de la mort et du séjour des morts (Apocalypse 1:18).

Un auteur d'un livre donnant des "instructions sur le suicide" commence son exposé en disant: "Si vous considérez que Dieu est le maître de votre destin, alors ne lisez pas davantage".

Cette déclaration soulève des questions décisives: Qui a le contrôle sur la vie et la mort? Est-ce nous ou Dieu qui détient le titre de propriété sur notre propre personne? Qui a décidé du moment de notre naissance? Avons-nous le droit, à cause de la douleur, ou de la vieillesse, ou du malheur, de mettre un terme à une vie que nous n'avons pas créée? Devons-nous, parce que nous croyons au Seigneur de la vie et de la mort, refuser de parler de destin? Partageons-nous la confiance de David qui a dit: "mes destinées sont dans ta main" (Paumes 31;61)? Est-ce que j'affirme avec le pauvre Job, même en face d'une perte tragique: "l'Éternel a donné, et l'Éternel a ôté, que le nom de l'Éternel soit béni!" (Job 1:21)?

Outre les multiples passages bibliques où nous lisons que Dieu interdit à l'homme de tuer, l'apôtre Paul dira également, en 1 Corinthiens 6:19-20: "Ne savez-vous pas que votre corps est le temple du Saint-Esprit qui est en vous, que vous avez reçu de Dieu, et que vous ne vous appartenez point à vous-mêmes? Car vous avez été rachetés à un grand prix. Glorifiez donc Dieu dans votre corps et dans votre esprit, qui appartiennent à Dieu." Celui qui détruit le corps qui doit être le temple du Saint-Esprit essaie de s'approprier une propriété qui ne lui appartient pas. En agissant de la sorte, comment pourra, ou pourrait-il glorifier Dieu dans son corps et en esprit? 

Notre foi ne nous dégage pas de la responsabilité de nos tâches quotidiennes. Au contraire, elle nous fortifie pour que nous sachions que Dieu oeuvre en nous, afin de produire à la fois "le vouloir et le faire, selon son bon plaisir" (Philippiens 2:13). Nous pouvons donc remettre entre ses mains notre présent et notre futur, sachant qu'Il accomplira toutes choses bonnes, en son temps (Ecclésiaste 3:11.

Que toute la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen.

mercredi 11 janvier 2012

Le sermon sur la montagne : Tu ne tueras point

Matthieu 5 : 21-22   Vous avez entendu qu’il a été dit aux anciens: Tu ne tueras point; celui qui tuera mérite d’être puni par les juges. Mais moi, je vous dis que quiconque se met en colère contre son frère mérite d’être puni par les juges; que celui qui dira à son frère: Raca! mérite d’être puni par le sanhédrin; et que celui qui lui dira: Insensé! mérite d’être puni par le feu de la géhenne.

Jésus, loin d’abolir un des commandements de Dieu, va plus loin en mettant en garde contre ce qui précède le meurtre, c’est à dire la colère et les paroles méprisantes! Souvenons-nous de ce que nous lisons dans Jacques 3 : 8  « mais la langue, aucun homme ne peut la dompter; c’est un mal qu’on ne peut réprimer; elle est pleine d’un venin mortel. » Mais attention : la bouche ne fait qu’exprimer ce dont le cœur est plein! Nous lisons dans le Psaumes 94 : 11 : « L’Eternel connaît les pensées de l’homme, Il sait qu’elles sont vaines. » Apprenons donc à maitriser toutes nos pensées et toutes nos paroles en tout temps, car nous devrons en rendre compte au jour du jugement. Jésus le dit clairement en Matthieu 12 : 36-37 : « Je vous le dis: au jour du jugement, les hommes rendront compte de toute parole vaine qu’ils auront proférée. Car par tes paroles tu seras justifié, et par tes paroles tu seras condamné. »

Matthieu 5 : 23-25  Si donc tu présentes ton offrande à l’autel, et que là tu te souviennes que ton frère a quelque chose contre toi, laisse là ton offrande devant l’autel, et va d’abord te réconcilier avec ton frère; puis, viens présenter ton offrande. Accorde-toi promptement avec ton adversaire, pendant que tu es en chemin avec lui, de peur qu’il ne te livre au juge, que le juge ne te livre à l’officier de justice, et que tu ne sois mis en prison.

Soyons humbles! Ne conservons de rancune envers personne! De plus, nous ne devons jamais être un objet de chute pour un frère, car il nous sera impossible d’entrer vraiment en communion avec Dieu, puisque, ce qu’Il veut d’abord et avant tout, c’est l’obéissance à sa Parole. Et le fondement même de l’enseignement de Jésus repose sur l’humilité, l’amour et  le pardon. L’apôtre Paul nous enseigne dans Romains 12 : 18 qu’en autant que cela dépende de nous, nous devons être en paix avec tous les hommes. Nous savons que si nous sommes véritablement enfant de Dieu, l’amour, la paix et la joie du Christ habitent en nous. La haine, la colère et les rancunes sont les opposés de ces fruits de l’Esprit; ce sont des armes de l’ennemi qui sont très destructrices dans la vie du chrétien.

Jésus nous ordonne donc ici de ne jamais accepter une telle cohabitation de pensées en nous, en nous rappelant qu’il nous est possible de tuer un frère avec pour seul objet : notre langue. Comprenons donc qu’il nous sera impossible d’être en paix avec Dieu si nous sommes, d’une quelconque façon, un objet de chute pour un frère. Ne soyons pas orgueilleux, recherchons l’humilité, reconnaissons nos torts, devant les hommes et devant Dieu. Nous pourrons alors entrer pleinement en communion avec notre Père céleste comme jamais auparavant. 

Que la grâce de Christ nous soit en aide afin que nous puissions appliquer ses enseignements dans nos vies, et qu’elles transforment totalement notre intelligence et nos façons de penser, Amen.