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dimanche 26 janvier 2025

Pourquoi m'appelez-vous Seigneur?

 

Pourquoi m'appelez-vous Seigneur, Seigneur! et ne faites-vous pas ce que je dis? (Luc 6:46)

Les chrétiens de nom qui croient que les chrétiens d'aujourd'hui n'ont plus de commandements a obéir ont beaucoup de difficulté à expliquer ce verset. En effet, ces personnes voient les chrétiens fidèles, qui obéissent à Dieu et qui mettent en pratique Sa parole, et elles disent: "Voici des légalistes qui croient être sauvés parce qu'ils obéissent à Dieu". Alors qu'en fait, ces chrétiens fidèles ne vivent que la vie normale du chrétien fidèle: Dieu, ayant transformé leur intelligence, a mit en eux "un cœur nouveau" (Ézéchiel 36:26), de sorte qu'ils aiment naturellement ce que Dieu aime, et qu'ils détestent ce qu'Il haït. Ainsi, ils obéissent à Sa parole, non pas en pensant qu'ils seront sauvés par leur obéissance, mais parce que Dieu leur permet de le faire, chose qui leur était impossible lorsqu'ils étaient encore dans la chair; dans la mort. 

Pour leur part, les "chrétiens" charnels ne peuvent pas obéir à Dieu, ils ne le veulent même pas! Et, nous l'avons vu précédemment, ils se sentent "menacés" par les chrétiens fidèles et obéissants, parce que la dernière chose qu'ils désirent, c'est bien que la vie chrétienne implique l'obéissance. Prétendre avoir la foi en Christ est une chose, mais ne leur demandez pas d'en montrer des fruits! 

Ce que Jésus voulait dire était pourtant très simple: c'est facile de faire profession de croire, mais c'en est une autre de croire vraiment en Lui, avec tout ce qui vient ensuite. Cela peut inclure le rejet, la persécution, le mépris, la souffrance, même la mort (Jean 15:20)! Mais nous cherchons à être confortables, et nous voulons que notre vie spirituelle soit aussi confortable que possible, avec un Dieu qui nous aime tellement qu'Il nous laisse faire tout ce que nous voulons toute notre vie avec le paradis à la fin de nos jours! 

Mais Jésus ne dira-t-il pas en Jean 14:23 que ceux qui l'aiment gardent Sa parole? Non seulement cela, mais Il dira également au verset 15 de ce même chapitre: "Si vous m'aimez, gardez mes commandements".

D'abord, Il ne nous demandera jamais quelque chose d'impossible. Oh bien sûr, cela est impossible à l'homme charnel, mais c'est tout à fait possible au véritable enfant de Dieu, car, comme l'apôtre Paul dira : "Ce n'est plus moi qui vis, c'est Christ qui vit en moi" (Galates 2:20). C'est là toute la clé; nous ne pouvons pas obéir tant que "nous vivons", mais lorsque nous mourrons en Christ, crucifiés avec Lui, comme dira Paul un peu plus tôt dans ce verset 20, et que Christ vit en nous, alors nous pouvons "faire ce que dis Jésus"; nous pouvons garder Ses commandements et les mettre en pratique. 

Revenons donc à notre verset initial: "Pourquoi m'appelez-vous Seigneur, Seigneur! et ne faites-vous pas ce que je dis?" Autrement dit: "Pourquoi prétendez-vous que Je suis votre Seigneur et dites-vous que vous m'aimez si vous n'obéissez pas à ce que je vous ai enseigné?" Pourquoi pose-t-Il cette question? C'est qu'il y en avait qui Le suivaient et qui prétendaient croire en Lui, mais qui aimaient trop leurs péchés et qui n'avaient aucune intention de se soumettre à ce qu'Il enseignait. Et c'est la même chose qui se passe aujourd'hui! 

Lorsque vous voyez un chrétien garder Ses commandements, Lui obéir en les mettant en pratique, c'est là une preuve d'amour envers Jésus et le sacrifice qu'Il a fait à la croix. Toute profession de foi qui n'est pas accompagnée d'obéissance à Dieu est fausse. Le fait que nous gardons Ses commandements et les mettons en pratique est une preuve que nous sommes morts avec Lui, qu'Il habite en nous et que nous l'aimons, parce que cette obéissance est impossible à l'homme charnel, il faut que ça soit par intervention de Dieu. Cet amour pour Lui nous conduit à nous attacher à Sa parole, à nous y conformer et à renier notre "moi" à chaque jour afin qu'Il reste à la première place dans notre vie. 

Parce que c'est ce qui arrive trop souvent dans le monde chrétien; après avoir marché un temps avec le Seigneur, le "moi" revient progressivement s'installer, et bientôt, vous ne voyez plus chez cette personne aucune différence entre l'avant et l'après conversion. C'est ce que Jésus appelle "abandonner son premier amour" (Apocalypse 2:4). Qu'il n'en soit pas ainsi! Cette croix que nous devons porter à la suite du Christ (Matthieu 16:24), nous devons la porter à tous les jours. Bien sûr, cela peut entraîner la moquerie et le rejet, mais qu'importe, nous recherchons l'affection de qui ici? Celle de Dieu ou des perdus? Qui nous jugera au dernier jour? 

Le chrétien fidèle aura obligatoirement abandonné à Dieu ses passions, sa volonté, et même son corps. Paul dira en Galates 5:24 que "ceux qui sont à Jésus-Christ ont crucifié la chair avec ses passions et ses désirs". Ce chrétien ne fera donc pas de la recherche de l'accomplissement de ses désirs son objectif numéro un sur terre, mais il sera prêt à renoncer à tout cela par amour pour le Christ, qui a renoncé à bien plus en quittant la gloire du Ciel pour venir sur la terre comme un simple homme, se faisant le serviteur de tous pour pouvoir réconcilier ceux qui croiraient avec le Père. 

Ce ne sont pas tous ceux qui disent "Seigneur, Seigneur" qui sont véritablement chrétiens, mais ceux-là seuls qui font  la volonté de Dieu, qui aiment le Seigneur et qui le prouvent en gardant Sa parole intacte dans leur cœur. "Voici l'alliance que je ferai avec eux, après ces jours-là, dit le Seigneur: Je mettrai mes lois dans leurs cœurs, et je les écrirai dans leur esprit"(Hébreux 10:16).

Que toute la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen.

dimanche 21 avril 2024

De mauvais préceptes?

Je leur donnai aussi des préceptes qui n'étaient pas bons, et des ordonnances par lesquelles ils ne pouvaient vivre (Ézéchiel 20:25)


Les pécheurs de tout temps ont utilisé ce verset pour attaquer Dieu et Sa parole. Ce verset est comme une pierre d'achoppement pour ceux qui aiment leurs péchés et qui ne veulent pas se repentir. C'est pourtant un verset très simple à comprendre, lorsque l'on isole pas un seul verset hors de son contexte.

Bien sûr, c'est l'Éternel qui parle ici à Ézéchiel. Mais devons-nous vraiment comprendre que l'Éternel a donné à Son peuple des préceptes qui n'étaient pas bons? Après tout, c'est vrai que c'est ce que le texte semble nous dire! Mais non, Dieu n'a jamais donné Lui-même d'ordonnances qui n'étaient pas bonnes. L'auteur du Psaume 119 dira au verset 127: "J'aime tes commandements". Au verset 128, nous lisons: "Je trouve justes toutes tes ordonnances". Et au verset 162 il dira: "Je me réjouis de ta parole, comme celui qui trouve un grand butin". Ce ne sont là que quelques exemples de l'excellence des commandements de notre Dieu. 

Mais pourquoi alors lisons-nous que Dieu leur a donné des préceptes qui n'étaient pas bons, et des ordonnances par lesquelles ils ne pouvaient vivre? Simplement ceci: de tout temps, Il a laissé aller ceux qui persévéraient dans une voie mauvaise. Paul, en Romains 1, le dit de cette façon: "Dieu les a livrés à l'impureté" (v. 24); "Dieu les a livrés à des passions infâmes" (v.26); "Dieu les a livrés à leurs sens réprouvés" (v.28). Nous pouvons donc aisément comprendre ce que l'Éternel voulait dire à Ézéchiel: "Je les ai laissé tomber sous le charmes de leurs propres préceptes qui n'étaient pas bons, et des ordonnances qu'ils se sont eux-mêmes données et par lesquelles ils ne pouvaient pas vivre".

La loi et les prophètes leurs avaient été donnés, mais ils n'en faisaient qu'à leur tête. Dieu avait fait de grandes choses à leur tête, d'abord en les faisant sortir d'Égypte, ensuite en les préservant de leurs ennemis, mais il leur en fallait plus pour être satisfaits; ils voulaient tellement ressembler à leurs voisins qu'ils sont devenus comme eux. Cela ne ressemble t-il pas à une trop grande partie de l'église moderne? Nous voulons tellement être approuvés du monde que nous sommes en train de devenir comme lui! En quoi sommes nous supérieurs aux Israélites de l'époque du prophète Ézéchiel? Ils se sont rebellés contre Dieu et contre Ses commandements, qu'ils avaient pourtant reconnus comme bons, et Dieu les a livrés aux conséquences de leur rébellion; ils se sont placés eux-mêmes sous le jugement qui était lié à leurs égarements. 

Une preuve que nous comprenons bien ce passage lorsque nous le comprenons ainsi est que, au verset 26, l'Éternel poursuit en disant: "Je les souillai par leurs offrandes, quand ils faisaient passer par le feu tous leurs premiers-nés". Est-ce que nous lisons une seule fois dans les Écriture que Dieu ait donné une telle ordonnance, de passer les premiers-nés par le feu? Jamais! Il s'irrite contre eux à cause de cette infamie! Pourtant Il utilise le même langage: "Je les souillai", mais en réalité, ils se souillaient eux-mêmes par leurs péchés et leurs transgressions. 

Quelqu'un a dit que, pour rendre un homme misérable, vous n'avez qu'à l'abandonner à ses propres désirs et à ses mauvaises passions. Et cela est vrai. N'est-ce pas ce que nous lisons en Romains 1? Lorsque Dieu livre la création à "ses sens réprouvés", peut-il en sortir quelque chose de bien? Celui qui bâtit peut-il bâtir sans Dieu sans que cela ne soit en vain? 

En vérité, nous savons que si nous marchons d'une manière indigne du nom de Dieu, nous traçons le chemin de notre propre ruine. En Osée 4:6, l'Éternel dira: "Puisque tu as rejeté la connaissance, je te rejetterai". Ceux à qui Dieu s'adresse ici sont "les sacrificateurs comme le peuple" (v.9). Nous savons ce que nous sommes supposés être, n'est-ce pas? Exode 19:6 : "Vous serez pour moi un royaume de sacrificateurs et une nation sainte", et encore, en Apocalypse 1:6: "(Jésus-Christ) qui a fait de nous un royaume, des sacrificateurs pour Dieu son Père". C'est intéressant de lire la suite en Osée 4:10: "Ils mangeront sans se rassasier", (...) parce qu'ils ont abandonné l'Éternel et ses commandements". Cela ne nous rappelle-t-il pas notre génération? Les temps changent, mais la nature humaine reste la même!

Alors que devons nous faire? Abandonner? Nous relâcher dans la prière, pour nous-mêmes ou pour ceux que nous savons être perdus? Certainement pas! Osée 6: 1-3: "Venez, retournons à l'Éternel! Car il a déchiré, mais il nous guérira; il a frappé, mais il bandera nos plaies. Il nous rendra la vie dans deux jours, le troisième jour il nous relèvera, et nous vivrons devant lui. Connaissons, cherchons à connaître l'Éternel, sa venue est aussi certaine que celle de l'aurore, il viendra pour nous comme la pluie, comme la pluie du printemps qui arrose la terre". Gloire à Dieu! Il y a de l'espoir pour ceux qui viennent à Jésus-Christ dans la repentance! Comme Il a été relevé d'entre les morts, de même, nous aussi, nous qui croyons, serons délivrés des liens du péché qui nous entraînent vers la mort éternelle. Encourageons nous les uns les autres à persévérer dans la volonté de Dieu; ce que nous savons être bien, pratiquons-le! Rejetons le mal sous toutes ses formes. Ce n'est pas que nos actions nous rapprocherons de Dieu; elles seront plutôt un témoignage que nous sommes Ses enfants! 

Colossiens 3:1 nous exhorte donc en ces termes: "Si donc vous êtes ressuscités avec Christ, cherchez les choses d'en haut, où Christ est assis à la droite de Dieu. Affectionnez-vous aux choses d'en haut, et non à celles qui sont sur la terre. Car vous êtes morts, et votre vie est cachée avec Christ en Dieu. Quand Christ, votre vie, paraîtra, alors vous paraîtrez aussi avec lui dans la gloire".   

Persévérons dans les bons préceptes que Dieu nous a donnés; Il veut notre bien, Il ne nous en a jamais donné de mauvais! Persévérons en Christ, par qui nous avons la vie, selon qu'il est écrit: "Celui qui persévèrera jusqu'à la fin sera sauvé" (Matthieu 24:13), et: "Sois fidèle jusqu'à la mort, et je te donnerai la couronne de vie" (Apocalypse 2:10).  

Que toute la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen.  

dimanche 4 février 2024

J'attirerai tous à moi, par Richard Andrzejewski

 

Le chapitre 12 selon Jean renferme le dernier discours public de Christ, après lequel il se retira définitivement de la vie publique. Le texte nous dit que, malgré tant de miracles qu’Il avait fait en leur présence, ils ne croyaient pas en Lui.

Dans ce discours, Jésus prononcera une prophétie à la portée immense : "Et moi, quand j’aurai été élevé de la terre, j’attirerais tous les hommes à moi". Ses paroles résonnent à travers 19 siècles d’histoire chrétienne, mais au moment où Jésus les prononça qui aurait supposé qu’elle se réaliserait pleinement, et de quelle manière? C’est ce que nous allons voir dans le courant de cette étude.

Les juifs avaient été fascinés par la personnalité de Jésus de Nazareth. Ils n’en restaient pas moins incrédules quant à ses déclarations et à ses affirmations. Après tout, ils se trouvaient en présence d’un homme sans instruction ou presque, issu d’un vague village de Galilée, Il ne possédait rien, Il n’avait aucun pouvoir politique, Il était entouré d’hommes plutôt insignifiants, quoique droits et sincères.

Parmi ceux qui le critiquaient habituellement et qui avaient entendu cette nouvelle déclaration solennelle que nous venons de citer, combien ne l’on pas jugé prétentieux, présomptueux et insensé? Peu de temps auparavant ne leur avait-il pas dit : « Détruisez ce temple et en trois jours je le relèverais »? Indignés et suffoqués par tant d’insolence ils lui dirent : « Comment peux-tu dire qu’il serait relevé en trois jours, alors qu’il a fallu quarante-six ans pour le construire? », car ils n’avaient pas compris qu’Il parlait du temple de son corps. Ne l’avait-on pas aussi entendu déclarer : « Je suis la résurrection et la vie, celui qui croit en Moi vivra, quand même il serait mort » et « quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais »? Et voici, qu’à présent Il a une autre sortie, non moins étonnante mais ils devaient bien l’avouer, assez impressionnante. « Quand j’aurais été élevé de la terre, j’attirerais tous les hommes à moi. » 

Avec Lui, Ils allaient de surprise en surprise.

Un peu plus tôt dans ce même évangile Jésus avait déjà parlé de Son élévation dans le troisième chapitre : « Et comme Moïse éleva le serpent dans le désert, il faut de même que le Fils de l’homme soit élevé afin que quiconque croit en Lui ait la vie éternelle. Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique afin que quiconque croit en Lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle ».

Jésus fait ici allusion à l’incident qui nous est rapporté dans le livre des Nombres au chapitre 21 : « Dieu envoie contre les Israélites des serpents à la morsure venimeuse, à cause de l’ingratitude du péché de ce peuple. C’est alors qu’au milieu des clameurs de désespoir, des cris d’agonie et de terreur, Moïse forge un serpent de bronze et l’élève sur un poteau ». « Tous ceux qui porteront les regards vers lui seront sauvés ».

« Afin que quiconque croit en Lui ne périsse point mais qu’il ait la vie éternelle », avait dit Jésus. Par cette déclaration Il révèle que les hommes sont dans un état de perdition. Sans Christ le monde périt, il s’enlise dans le péché et l’indifférence.

Nous avons tous été témoins du spectacle navrant d’une jeunesse qui se détruit et se dégrade par des excès de toutes sortes, dans la débauche et la corruption. Nous en éprouvons à la fois répulsion et pitié. Mais il y a aussi ceux qui périssent très respectablement, très confortablement. Ils sont plus nombreux encore que les débauchés.

L’homme peut très bien avoir réussi dans la vie, avoir atteint une position sociale honorable et s’entourer de confort, mais si cet homme n’a pas jeté un regard sur la croix, il a raté sa vie, il est vide de toutes valeurs, en un mot, il périt avec son argent, son confort et sa respectabilité. 

Il périt parce qu’il n’y a aucun sauveur dans sa vie, parce qu’il n’y a aucune communion, aucune respiration entre lui et son créateur. Il se suffit à lui-même, il n’a besoin de personne, aux yeux de Dieu il est déjà mort.

Tout comme le serpent que Moïse éleva était un moyen de salut pour tous ceux qui tournaient le regard vers lui, de même Jésus annonce qu’Il est la source de salut, la seule pour tous les hommes, par Sa mort sur la croix.

Moins d’une semaine après avoir annoncé cette prophétie, Jésus fut effectivement élevé au-dessus de la terre, sur une croix.

Les Évangiles nous rapportent cette scène très brièvement, mais néanmoins d’une manière très poignante. Luc nous fait assister au dernier moment : « Il était déjà environ la sixième heure et il y eu des ténèbres sur toute la terre jusqu’à la neuvième heure. Le soleil s’obscurcit et le voile du temple se déchira par le milieu. Jésus s’écria d’une voix forte : « Père, je remets mon esprit entre Tes mains », et en disant ces paroles Il expira. Le centenier voyant ce qui était arrivé glorifia Dieu et dit : « Certainement, cet homme était juste », et tous ceux qui assistaient en foule à ce spectacle, après avoir vu ce qui était arrivé s’en retournèrent se frappant la poitrine. Tous ceux de la connaissance de Jésus et les femmes qui l’avaient accompagné depuis la Galilée se tenaient dans l’éloignement et regardaient ce qui se passait.

Cependant, il ne faut pas croire que Jésus n’a fait allusion qu’à son élévation sur la croix. Il a aussi été élevé de la tombe. La résurrection du Christ, fondement même du christianisme est attesté par plusieurs témoins.

Jésus est en effet apparu à Marie de Magdala, puis à d’autres femme qui étaient venues ce dimanche-là pour visiter le tombeau. Il apparut ensuite aux dix apôtres assemblés à Jérusalem le soir de ce même dimanche. Une semaine plus tard, c’est-à-dire le dimanche suivant, il apparait de nouveau aux apôtres parmi lesquels se trouvaient cette fois Thomas. Il est apparu à plus cinq cents frères à la fois, bref à tous ceux qui avaient été ces intimes durant son ministère, qui avaient été témoins de sa mort et qui maintenant le voyaient de nouveau vivant.

Plus tard, devant les tribunaux, on les entendra dire avec véhémence : « Nous ne pouvons pas ne pas parler de ce que nous avons vu et entendu », et ils iront presque tous à la mort au nom de celui qui est sorti victorieux de la mort.

Enfin, et c’est surtout cela que Jésus entrevoyait, il a été enlevé au ciel et élevé à la droite de Dieu, au-dessus de toutes dominations, de toutes autorités, de toutes puissances.

Paul dit que Dieu l’a donné comme chef suprême à l’église.

Cette prophétie dont nous étudions la portée est donc surtout l’annonce du règne d’un Messie glorifié, dont l’œuvre se poursuivra du haut de son élévation.

Les Juifs se représentaient que le Messie viendrait ici-bas pour prendre la place de David, Il serait le Roi, l’envahisseur romain serait chassé et Israël retrouverait sa gloire d’antan, sur une terre transformée en nouvel Eden.

Mais Jésus n’entend pas régner de cette manière. Son élévation sur la croix est le prélude à son élévation sur le trône céleste, dont la croix est le chemin. Avec sa mort sur la croix, sa résurrection et son ascension, Jésus étendra désormais son influence, sa domination et son activité au monde entier, de sorte qu’Il a pu dire : « Et moi, lorsque j’aurais été élevé de la terre, j’attirerais tous les hommes à moi ».

Dépassé, le nationalisme étroit des juifs, dépassé la prétention d’Israël à la faveur exclusive de Dieu.

Paul pourra écrire triomphalement : « Il n’y a plus ni Juifs, ni Grecs, il n’y a plus ni esclaves, ni libres, il n’y a plus ni hommes, ni femmes, car vous êtes tous un en Jésus-Christ. Quiconque croit en Lui ne sera point confus. Il n’y a aucune différence en effet entre le Juif et le Grec puisqu’ils ont tous un même Seigneur qui est riche pour tout ceux qui l’invoquent, car quiconque invoquera le nom du Seigneur sera sauvé ».

Avant de monter au ciel pour prendre place sur le trône de Son règne, Jésus va donner l’assaut au monde au moyen d’une puissance indestructible, Sa Parole. « Allez par tout le monde dit-il à ses disciples et prêchez la Bonne Nouvelle à toute la création. Celui qui croira et qui sera baptisé sera sauvé mais celui qui ne croira pas sera condamné.

On ne peut pas venir à lui sans obéir à Sa Parole. « Si vous m’aimez, vous garderez mes commandements ». C’est le critère par excellence de la vie chrétienne et c’est ainsi que dès le commencement à travers l’histoire de l’église nous assistons à la conversion d’innombrables personnes qui viennent au Christ par le moyen de Sa Parole vivante et éternelle.

Lors de la première prédication de l’Évangile à Jérusalem, quelques semaines après l’ascension du Christ, nous assistons au baptême de trois milles personnes. Puis ce sera la conversion d’un centurion romain nommé Corneille, celle du ministre des finances de la reine d’Éthiopie, celle d’un gardien de prison en Macédoine, celle aussi d’un nommé Saul de Tarse, qui deviendra l’apôtre Paul. Tout ceux-là et des milliers d’autre à travers les siècles ont senti l’influence du Seigneur. Ils ont entendu Sa voix dans l’Évangile et ont répondu à Son invitation.

Par la foi, la repentance et le baptême en Son Nom ils sont devenus Ses disciples, c’est-à-dire de simples chrétiens. Ainsi s’accomplit cette merveilleuse promesse : « J’attirerais tous les hommes à moi ».

Lorsqu’on y réfléchit, comme tout cela parait paradoxal en comparaison avec nos notions de grandeur, de puissance et de gloire. Car voici un homme qui est né dans un village obscur, d’un pays insignifiant, Il mène une vie cachée pendant trente ans, trente années où Il ne sera que le fils du charpentier. Puis Il décide de prêcher en public et Il le fera pendant environ trois ans. Jamais Il n’a écrit de livres, Il n’a jamais tenu d’emploi officiel, Il n’a jamais possédé de maison, Il n’a jamais eu de foyer, jamais Il n’est allé à l’université, ni jamais fait de longs voyages à travers le monde. Lorsque la vague de l’opinion populaire se tourne contre Lui, Ses amis l’abandonnent, l’un d’eux le trahit. On le crucifie entre deux voleurs, ses bourreaux tirent au sort Sa tunique qui fut son seul bien., Après Sa mort, on l’enterre dans un sépulcre emprunté à un de ses amis.

Dix-neuf siècles sont révolus et aujourd’hui Jésus-Christ est le centre vital de la race humaine et à la tête du progrès humain. Il n’est certainement pas exagéré de dire que toutes les armées que le monde ait jamais connues, tous les parlements qui ont jamais siégés et tous les rois qui ont jamais régnés, tout cela ensemble n’ont pas influencé l’homme sur la terre et la marche de la civilisation en général, comme l’a fait cet humble charpentier de Nazareth.

Voulez-vous connaitre le secret de cette vie? C’est lui-même qui nous le livre, écoutez et ne l’oubliez jamais : « Je suis venu comme une lumière dans le monde afin que quiconque croit en moi ne demeure pas dans les ténèbres. Celui qui croit en moi croit non pas en moi mais en Celui qui m’a envoyé. Car Dieu a tant aimé le monde qu’Il a donné son Fils unique afin que quiconque croit en Lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle ».

dimanche 12 novembre 2023

Ne déplace pas la borne ancienne

 "Ne déplace pas la borne ancienne, que tes pères ont posée" (Proverbes 22:28).


La borne ancienne représente tous les repères, toutes les balises ou les commandements que Dieu a laissé afin que nous ne nous égarions pas loin de Sa face et de ce qu'Il attend de nous. Mais aujourd'hui, nous déplaçons allègrement ces balises, au gré de nos fantaisies du moment. Même parmi ceux qui se réclame du Christ, une sorte de vent de folie s'y est infiltrée, détruisant du même coup la vie de milliers de personnes qui ne lisent pas leur Bible et qui se croient sauvées parce qu'elles vont "à l'église", alors qu'elles ne font qu'assister à des réunions tenues par des hommes d'affaires qui les confortent sur leur chemin pécheur. C'est terrible de voir les hérésies actuelles, et cela ira en empirant, parce que "le temps est court" (1 Corinthiens 7:29; Apocalypse 12:12). 

"Car le Seigneur exécutera pleinement et promptement sur la terre ce qu'il a résolu" (Romains 9:28). Parce qu'il semble qu'il n'y a plus rien de sacré. Nous nous arrogeons le droit de prendre la place de notre Créateur et de décider ce qui est bien et ce qui est mal. Proverbes 23:10 dira: "Ne déplace pas la borne ancienne, Et n'entre pas dans le champ des orphelins". N'oublions pas que dans nos sociétés dites "évoluées", nous avons sacrifié sur l'autel du "moi" et du "succès" plus d'enfants à naître que ne l'ont fait les peuplades qui entouraient les Israélites à l'époque des patriarches. Le sang de tous ces orphelins, de toutes ces victimes innocentes crie vers Dieu, et le verset 11 nous dit: "Car leur vengeur est puissant: Il défendra leur cause contre toi". Ça ne regarde pas bien pour l'humanité.

Job se plaindra en son temps de choses semblables, lorsqu'il dira en Job 24: 2-4;14; "On déplace les bornes, on vole des troupeaux, et on les fait paître; on enlève l'âne de l'orphelin, on prend pour gage le bœuf de la veuve; on repousse du chemin les indigents, on force tous les malheureux du pays à se cacher. L'assassin se lève au point du jour, tue le pauvre et l'indigent, et il dérobe pendant la nuit". Il énumère une longue liste d'actions contre ce qui était "les bornes anciennes", c'est à dire les choses sacrées de Dieu. Les transgresseurs agissent, semble-t-il, impunément. Ils se moquent et suppriment les balises, les choses sacrées de Dieu. Ils prennent le droit de vie ou de mort sur eux-mêmes et sur ceux qui les entourent, physiquement et spirituellement.   

"Et la délivrance s'est retirée, et le salut se tient éloigné; car la vérité trébuche sur la place publique, et la droiture ne peut approcher. La vérité a disparu, et celui qui s'éloigne du mal est dépouillé. L'Éternel voit, d'un regard indigné, qu'il n'y a plus de droiture. Il voit qu'il n'y a pas un homme, Il s'étonne de ce que personne n'intercède" (ÉsaIe 59:14-16). La vérité qui devrait être proclamée, pure et sans tache, est maintenant diluée d'humanisme déchu et corrompu, "parce qu'il ne faut pas offenser les pécheurs". Mais pourtant, à quel point le péché est offensant à la face de Dieu, d'un Dieu si pur et si juste! Le péché est offensant au point où il a tué le Fils à la croix! Nous sommes tous coupables de faire cela, à une échelle plus ou moins élevée. Lorsque nous lisons la Parole, la prenons-nous au complet? Avec ses réprimandes et sa correction, ou préférons-nous penser que cela s'adresse à ceux qui se font nos ennemis, ou a telle ou telle autre personne? C'est d'apporter un feu étranger dans notre culte à l'Éternel! C'est de croire que l'accomplissement d'un rite ou que la prononciation d'une certaine phrase nous a accordé un salut quelconque, à un certain moment, alors qu'il n'en est rien. 

Il n'y a rien à changer, rien à ajouter, ni rien à enlever des paroles du Livre de Vie (Apocalypse 22:18-19). Mais nous voici, chrétien modernes, avec nos nouveaux rites, nos nouveaux dogmes, nos nouveaux spectacles, nos nouveaux divertissements, nos nouvelles définitions de ce qui est péché et ce qui ne l'est pas, et la liste n'en fini plus du "modernisme" que nous apportons à l'Évangile du salut. Mais qu'est-ce que c'est? Un souffle agréable à l'oreille des pécheurs qui ne veulent plus se repentir, dans beaucoup de supposées "maison de Dieu". Est-ce que l'Éternel Dieu ne voit pas cela? Bien sûr qu'Il le voit! "Il se revêt de la justice comme d'une cuirasse, et il met sur sa tête le casque du salut; il prend la vengeance pour vêtement, et il se couvre de la jalousie comme d'un manteau. Il rendra à chacun selon ses œuvres, la fureur à ses adversaires, la pareille à ses ennemis" (Ésaïe 59:18). 

Parce que la justice devant et selon Dieu ne consiste pas en choses que nous faisons, ou dans les choses dans lesquelles nous nous confions, mais dans l'obéissance que nous avons envers Lui. Ce qu'Il a appelé bien est ce qui est bien. Ce qu'Il a appelé mal est ce qui est mal. Et lorsque nous l'aimons vraiment, nous aimons ce qu'Il aime, et nous haïssons ce qu'il hait. Tout le péché, le mal qui veut s'accrocher à nous, nous le haïssons de toutes les fibres de notre être. Et nous reconnaissons, et nous savons que nous n'avons rien à ajouter à la parole de Dieu, ni ne pouvons rien y enlever. 

Examinons-nous nous-mêmes, à la lumière de cette Parole, à savoir si nous sommes sur la route étroite que nous a enseigné le Christ. Si nous reconnaissons que nous nous sommes égarés, ne perdons pas courage, car à travers ce bourbier dans lequel l'humanité est enfoncée, il y a un espoir. Un Rédempteur est venu, Jésus-Christ, et Il attend patiemment que nous nous repentions et que nous venions à Lui pour recevoir le pardon de nos péchés. Ne tardons pas, venons, revenons à Lui dès maintenant, car nous ne savons pas de quoi demain sera fait. Nous ne savons même pas s'il existe un jour appelé "demain" pour nous. Oui, la corruption est grande ici bas sur la terre. Mais la grâce est à l'œuvre; et Dieu ne prend pas plaisir à la perte des pécheurs. 

C'est pourquoi, après avoir décrit la corruption dans les versets précédents, Ésaïe dira aux versets 20-21: "Un rédempteur viendra pour Sion, pour ceux de Jacob qui se convertiront de leurs péchés, dit l'Éternel. Voici mon alliance avec eux, dit l'Éternel: Mon esprit, qui repose sur toi, et mes paroles, que j'ai mises dans ta bouche, ne se retireront point de ta bouche, ni de la bouche de tes enfants, ni de la bouche des enfants de tes enfants, dit l'Éternel, dès maintenant et à jamais". Ceux qui appartiennent à l'Éternel gardent Sa parole et la mettent en pratique, parce qu'ils l'aiment. Ils se sont repentis; ils se repentent, ils confessent; ils croient; ils craignent le nom de l'Éternel; ils gardent Sa parole et ne sont en conséquence plus dans les ténèbres sur leur propre condition de pécheurs rachetés. 

Restons profondément enracinés dans la saine doctrine de Christ. Ne nous bornons pas à écouter ou lire la Parole, mais mettons-la en pratique, avec l'aide de l'Esprit. Ne soyons pas des auditeurs oublieux, mais vivons dans la reconnaissance pour tout ce que Dieu a fait pour nous. Cela n'a aucune importance si ça fait un an ou soixante ans que nous sommes chrétiens; nous aurons constamment de quoi être reconnaissants pour les bontés de Dieu, car "elles se renouvellent chaque matin" (Lamentations 3:22-23). La reconnaissance pour tout ce que le Seigneur a fait pour nous; pour le salut qu'Il nous donne en Jésus-Christ; voilà une clé infaillible pour ne jamais déplacer la borne ancienne; elle est trop sainte pour que nous y posions nos mains. Restons à notre place de serviteur/esclave, et rendons à notre Dieu le culte qu'Il mérite et qui Lui est dû.

Que Dieu nous donne le courage et la force de tenir ferme dans la vérité. Que toute la gloire Lui soit rendue, dans le précieux nom de Jésus, Amen. 

dimanche 24 septembre 2023

La voie de la désobéissance

L'homme a appris qu'en se soumettant aux commandements de Dieu, il serait heureux, mais il a choisi la voie opposée, c'est-à-dire la voie de la désobéissance, tout en sachant qu'il s'agissait de la voie de la mort. N'est-ce pas étrange, dès le commencement Dieu a mis l'homme en garde contre la rébellion, mais à travers l'histoire rare sont ceux qui lui ont prêté l'oreille. C'est ainsi qu'aujourd'hui, la présente génération se sent découragée et abattue. Elle vit en pleine confusion. 

C'est ainsi également qu'en cette ère pleine de confusion et de ténèbres que vous entendez proclamer l'abolition des lois pour ne pas dire tout simplement l'anarchie. Commencez vous à comprendre la raison pour laquelle nous avons des guerres, des querelles, des disputes? Commencez vous à comprendre pourquoi il existe en ce siècle mécanisé plus de misère et de maladies, plus de souffrances et de malheurs que jamais auparavant ? 

Chose ironique, il y a des gens qui pensent que la Bible ne fait pas autorité et qu'elle n'a pas beaucoup de valeur spirituelle. Ils disent que Dieu a mis dans l'esprit de chaque homme la faculté de juger de façon saine et juste. Quelle folie! Cette logique absurde ne tient pas debout. Jetez, je vous pris, un regard autour de vous; que voyez vous? La paix entre les hommes? L'harmonie entre les nations? Et entre les membres d'une famille? Hélas non! Chacun a ses propres opinions en matière de religion. Chacun a sa façon de penser qui lui semble bonne. Chacun a ses idées qui lui paraissent meilleures que celles de son prochain, souvent même meilleures que celles du Créateur des cieux et de la terre. 

Non mes amis, sans l'aide divine personne ne peut posséder la faculté de juger de façon saine. Personne ne peut discerner le vrai du faux, le bon du mauvais et moins encore la sagesse de la folie. Si la voie de la majorité était le barème d'après laquelle nous devrions définir ce qui est normal, il serait tout à fait normal d'être malhonnête, menteur et tricheur, puisque la plupart des gens d'après les statistiques le sont. De même, si nos lois civiles devaient être modifiées, d'après ce que la  majorité des gens font, il serait tout à fait normal qu'on commette l'adultère, puisque la plupart des couples mariés sont coupables aujourd'hui d'une façon ou d'une autre de ce péché odieux. 

La sagesse humaine, d'après la Bible, n'est que folie devant Dieu. Avez-vous jamais lu dans la Bible l'histoire des Israélites qui ne voulaient pas que Dieu règne sur eux? Ils ont demandé au prophète Samuel qu'il mette à leur tête un roi humain pour les juger et non pas Dieu lui-même. Le prophète Samuel a fait connaitre au peuple toutes les mauvaises choses qu'un roi humain ferait, les dégâts qu'il occasionnerait, les abominations qu'il commettrait. "Votre roi prendra la meilleure partie de vos champs, leur dit-il, il prendra vos serviteurs, vos servantes, vos meilleurs bœufs et vos ânes. Il prendra la dîme de vos troupeaux, et vous-mêmes, vous serez ces esclaves. Alors vous crierez contre votre roi que vous vous serez choisi, mais Dieu ne vous exaucera pas." Ces paroles sont claires, précises. Elles sont sans ambages. Le peuple, en les entendant aurait du se repentir de ses péchés, il aurait du se détourner de ses mauvaises voies et obéir à Dieu. Malheureusement les Israélites n'ont pas fait preuve de sagesse. Non, ni de sagesse, ni de bon sens, ni de compréhension spirituelle. 

"Non, dirent ils, mais il y aura un roi sur nous  et nous aussi nous serons comme toutes les nations." Cette même attitude charnelle mes amis, cet esprit de rébellion a toujours dominé les nations et il les domine encore aujourd'hui. C'est pour cette raison que les crimes se multiplient, que les malheurs augmentent de par le monde. L'homme n'a pas changé, sa nature est toujours la même, c'est-à-dire, hostile aux lois. C'est pourquoi nous avons besoin d'un changement total et radical, d'un changement dans notre façon de penser, de raisonner et de vivre. 

Auteur inconnu 

dimanche 29 janvier 2023

Ça va mal dans notre monde

Pourquoi ce tumulte parmi les nations, ces vaines pensées parmi les peuples? Pourquoi les rois de la terre se soulèvent-ils, et les princes se liguent-ils avec eux contre l'Éternel et contre son oint? (Psaumes 2:1-2).


Ça va mal dans notre monde, très mal. Les forces démoniaques sont à l'œuvre pour le maintenir dans des guerres continuelles qui menacent d'englober la Terre entière. Les anti-Christ de ce monde sont souvent au sommet des gouvernements, et ils s'opposent farouchement aux enseignements de Jésus, donc aux Chrétiens. Ils projettent de dominer le monde, et ils ont pour maître le diable! Le verset 3 nous dit ce qu'ils font : "Brisons leurs liens! Délivrons-nous de leurs chaînes!" Leur conscience est presque morte, et ils en ont marre d'entendre la voix de l'Évangile qui leur reproche leur conduite perverse. S'ils sont autant pour la paix qu'ils le prétendent, pourquoi s'opposent-ils aussi farouchement à Dieu et à ses commandements, qui seuls pourraient apporter la paix sur la Terre? Parce qu'ils font les œuvres de leur père, qui s'est opposé dès le commencement au plan rédempteur de Dieu. Nous voyons donc les démons attaquer actuellement avec une férocité renouvelée afin d'empêcher le plus grand nombre de venir à Christ et de l'accepter comme leur Seigneur et Sauveur. Ils attaquent aussi pour faire se détourner de la vérité ceux qui marchent avec Jésus. Parce que: "Celui qui siège dans les cieux rit, le Seigneur se moque d'eux (verset 4), nous savons que rien ne peut arracher de Sa main ceux qui Lui demeurent fidèles (Romains 8:35).


Seigneur Jésus-Christ, les heures que nous vivons appartiennent aux ténèbres. Veille sur moi, car je ne veux pas dire une seule parole de moi-même, ni accomplir une seule action de moi-même. Ça ne serait que des folies. Regarde-moi avec pitié ! Comment je pourrais affronter ces heures difficiles, ces heures de ténèbres ? Il fait si noir ici-bas, très noir. Bien sûr Jésus, je dois toujours être prêt, prêt à comparaître devant le Grand Roi qui rendra des sentences éternelles. Je n’ai aucune situation en main, je ne peux rien contre cette noirceur qui a envahi toute la surface de la terre. C’est un tourbillon de mal sans limite qui est lancé contre Dieu; des créations se croyant plus fort que le Créateur.


Seigneur Jésus-Christ, nous n’avons pas une représentation exacte de tout ce qui doit arriver, Toi seul le sait, et cela fait craindre le pire, surtout pour les petits innocents. Aide-moi je t'en prie à ne pas m'éloigner de Toi en doutant que Tu tiens toujours toutes choses dans Ta main puissante, malgré les apparences. Ne me résiste pas sous les sombres nuages qui s’avancent comme une tempête, alors que des vents violents vont secouer la race humaine comme la balle dans le champ. Je sais bien Seigneur Jésus-Christ que je ne peux pas me sauver de moi-même, ni échapper à ce feu qui va devenir une nourriture pour une humanité perverse qui a préféré la malédiction à Ta bénédiction.


De tout mon être, Seigneur Jésus, je crois que tu es le Fils du Dieu vivant et que c’est toi qui délivres. Mais je crois aussi que c'est Toi qui vas juger l’humanité. Oui Grand Dieu ! Puissant Dieu ! C’est toi qui sauves qui tu veux, mais qui laisse se perdre qui tu veux. C’est pour cette raison Seigneur Jésus-Christ que je me place sous ta protection, ainsi que tous les miens et l'ensemble de Ton peuple. Seigneur de gloire, je viens vers toi en ce jour, je te supplie Jésus, saisi ma main qui est tendu vers toi, conduis-moi à la source où l’eau de la vie coule sans cesse. Entraîne-moi, entraîne-nous dans ton cortège de victoire. Nous ne pouvons rien faire pour vaincre le mal, encore une fois; veille sur moi afin que je ne doute jamais de ta puissance. Je te supplie Jésus, rends-moi ferme dans la foi, de là viennent le courage et la force de résister à toutes les attaques de l’adversaire de mon salut, cette part d’héritage que Dieu m’accorde dans sa bonté. Merci Dieu, Père du ciel et de la terre, merci Seigneur Jésus-Christ, d’avoir accompli pour moi ce puissant sacrifice qui m’a réconcilié avec mon Dieu. Merci Puissant Saint-Esprit. Toute ’honneur, la louange et la gloire appartient à Dieu seul. Amen.  

dimanche 20 novembre 2022

Que votre justice surpasse celle des pharisiens

Car, je vous le dis, si votre justice ne surpasse celle des scribes et des pharisiens, vous n’entrerez point dans le royaume des cieux (Matthieu 5:20).


Ce que Jésus nous dit ici est encore valable de nos jours, peut-être plus que jamais. Nous vivons dans une société où l'apparence est maître. Les gens aiment à présenter une image d'eux-mêmes qui n'a absolument rien à voir avec la réalité. De la même manière, les Pharisiens, qui, selon l'apôtre Paul, semblaient être "la secte la plus rigide" de la religion juive, observaient certains aspects de loi de Moïse de la manière la plus stricte, mais étaient négligents sur d'autres. Ils n'avaient aucune relation personnelle avec Dieu. Leur cœur n'était pas pur devant Dieu. Jésus, faisant probablement lui aussi allusion aux Pharisiens, s'en prendra à leur hypocrisie lorsqu'il dira qu'ils agissaient "pour être vus des hommes" (Matthieu 6:5, voir aussi Luc 18:11-12). Ils recherchaient l'approbation des hommes plutôt que celle de Dieu. Notre société est ainsi aujourd'hui. 

Cette manière de vivre s'est infiltrée dans l'église et a infecté beaucoup de chrétiens, qui ne marchent plus dans la vérité et se contentent d'un "évangile" falsifié, où la foi est mise de côté et dans lequel on est revenu à des croyances où le salut s'obtient par les œuvres, tandis que l'accent est mis sur l'accomplissement de soi. La justice de Dieu? Eh bien, "ne suis-je pas chrétien, et Dieu n'aime-t-Il pas Sa création", disent-ils, outré que l'on puisse remettre en question leur marche soi-disant chrétienne, en leur apportant un enseignement basé sur le véritable Évangile. Pourquoi tant de chrétiens évangéliques en sont rendus là? Parce que c'est ce que l'homme est. Il aime par-dessus tout l'auto justification. Il aime à se faire l'égal de Dieu. N'est-ce pas le péché d'Adam?

Sauf que la justice dont Jésus parle dans notre verset d'ouverture ne s'obtient que par la foi. Une foi réelle, dans le Jésus qui est venu sur la croix et qui est ressuscité trois jours plus tard. Pas dans un "Jésus" bon marché que nous aurions fabriqué nous-même et qui n'a plus rien à voir avec Celui que nous a fait connaître la Bible. Les scribes étaient des hommes qui étaient estimés du peuple juif, parce que, non seulement transcrivaient-ils, mais c'est aussi eux qui lisaient et interprétaient les lois de Dieu dans les synagogues. Et pourtant, Jésus dira à ses auditeurs: "Si votre justice ne surpasse pas leur justice, vous n'entrerez pas dans le royaume des cieux". Pourquoi? Parce que, justement, leur justice reposait sur leurs œuvres, sur l'application qu'ils faisaient de la loi qu'ils enseignaient, mais qu'ils n'ont jamais mise en pratique. Parce que s'ils l'avaient fait, ils n'auraient pas rejeté le plan rédempteur de Dieu qui s'y trouvait! Ils étaient, comme les pharisiens, des "aveugles conduisant d'autres aveugles" (Matthieu 15:14). 

Comprenons-nous bien; le salut ne peut pas s'obtenir sans justice. Et la justice requise ne peut pas s'obtenir par nos propres moyens. Cette justice est celle de Dieu, que Jésus a obtenu pour nous à la croix. Cette justice, c'est la rédemption des péchés, de nos péchés. Et Jésus est le seul rédempteur. L'homme ne s'en sort pas; il n'existe aucun autre chemin pour être sauvé que celui qui passe par Christ, et Christ crucifié. Aucune autojustification ne pourra nous accorder d'entrer dans le royaume de Dieu. Ce n'est pas sans raison que Jésus dira en Matthieu 5:19, tout juste avant notre verset d'ouverture : "Celui donc qui supprimera l’un de ces plus petits commandements, et qui enseignera aux hommes à faire de même, sera appelé le plus petit dans le royaume des cieux; mais celui qui les observera, et qui enseignera à les observer, celui-là sera appelé grand dans le royaume des cieux". Parce que la véritable foi en Christ est accompagnée d'obéissance. Non pas par obligation, d'un point de vue légaliste, mais par amour pour Dieu et pour Sa parole. Parce que plus le cœur de l'homme est près, et rempli des choses de Dieu, plus il aimera ce que Dieu aime, et détestera ce qu'il hait. La justice humaine arrivera toujours à court et ne rencontrera jamais les standards de Dieu. 

1 Corinthiens 1:30 nous dit : "Or, c’est par lui que vous êtes en Jésus-Christ, lequel, de par Dieu, a été fait pour nous sagesse, justice et sanctification et rédemption". Et Hébreux 12:14 ajoute : "Recherchez la paix avec tous, et la sanctification, sans laquelle personne ne verra le Seigneur". Cette sanctification de l'esprit ne vient que par l'œuvre du Saint-Esprit en nous, lorsque nous marchons par la foi en Jésus-Christ. Alors seulement, cette justice de Christ nous est imputée, comme il est dit d'Abraham "qui crut à Dieu, et cela lui fut imputé à justice" (Romains 4:3), afin que nous recevions, en Lui, et pour Sa gloire seule, la possibilité d'entrer dans Son royaume éternel.

Que toute la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen. 

dimanche 19 juin 2022

Notre Créateur

Au commencement, Dieu créa les cieux et la Terre (Genèse 1:1).


En Genèse 1, Moïse traite des questions les plus fondamentales de la vie. Il déclare que Dieu a créé toutes choses. Cela seul devrait influencer notre façon de vivre.  

Le premier chapitre de la Bible affirme de manière radicale qu'il n'y a qu'un seul Dieu. Cette vérité tranchait sur le prosélytisme et l'idolâtrie du monde antique. La description qui y est faite de chaque jour de la création met en question les divers dieux que les païens adorent, et déclare qu'ils ne sont pas du tout des dieux, mais seulement des créations du seul et unique vrai Dieu.

Le premier jour, les dieux de la lumière et des ténèbres sont destitués; le deuxième jour, les dieux de la mer et du ciel; le troisième jour, les dieux de la Terre et de la végétation; le quatrième jour, les dieux du soleil, de la lune et des étoiles. Les cinquième et sixièmes jours, les dieux des animaux, et finalement, les humains. Bien que chaque être humain soit créé à la ressemblance de Dieu, il n'est qu'une créature, et, par conséquent, on ne doit jamais l'adorer.

Ce récit donne le fondement de l'alliance de Dieu avec Israël. Par exemple, pourquoi les dix commandements interdisent-ils l'adoration de d'autres dieux? Parce que seul Dieu est le Créateur du ciel et de la terre. Pourquoi est-ce mal de tuer? Parce que les êtres humains sont créés à la ressemblance de Dieu.

Ayons donc comme seul objectif de connaître le Dieu vivant et véritable.

Auteur inconnu