Affichage des articles dont le libellé est sermon sur la montagne. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est sermon sur la montagne. Afficher tous les articles

dimanche 10 janvier 2021

Le sel de la Terre

Vous êtes le sel de la terre. Mais si le sel perd sa saveur, avec quoi la lui rendra-t-on?  (Matthieu 5:13).

Attention de ne pas devenir sans saveur! Nous devons nous séparer du pécher, et non pas nous laisser endormir par toutes les fables et les faux évangiles que nous entendons, ou même par la méchanceté de notre propre cœur! Si nous professons d'être chrétiens, mais que nous marchons encore dans l'insouciance vis-à-vis du péché, qui pourra nous redonner la saveur que nous sommes supposés posséder en Christ, lorsque Christ lui-même ne peut pas vivre en nous? Nous savons que la lumière ne peut pas se mélanger avec les ténèbres. Une personne faisant profession d'être chrétienne mais qui ne marche pas en Christ est dans une situation pire que les incroyants, et elle a intérêt à revenir à Jésus avant qu'il ne soit trop tard. 

Les chrétiens qui abandonnent la doctrine de Jésus perdent le "sel" et plus rien ne les différencie des ennemis de Dieu, car c'est Jésus qui est le "sel". De nombreux chrétiens ne lisent même plus leur Bible! Ils lisent des livres, ou regardent quelques prédications, mais ils ne plongent pas leurs regards dans la Parole de Dieu. Ils ne peuvent pas lui obéir, ils ne la connaissent même plus! "Car la parole de Dieu est vivante et efficace, plus tranchante qu'une épée quelconque à deux tranchants, pénétrante jusqu'à partager âme et esprit, jointures et moelles; elle juge les sentiments et les pensées du cœur" (Hébreux 4:12). Si les chrétiens eux-mêmes n'ont plus cette parole vivante, comment peuvent-ils, et comment pourront-ils se préserver purs dans ce monde impur, et saints dans ce monde qui est contre toute sainteté?

Les chrétiens sont supposés être le sel de la Terre. En réalité, c'est la doctrine de Christ en nous qui doit l'être. Mais si les chrétiens se détournent du seul Évangile de Christ et croient à toutes sortes de fables, comment peuvent-ils encore être appelés "sel de la terre"? Il se passe alors ce que nous voyons partout sur la Terre en ce moment: des nations jadis éclairées par l'Esprit de Dieu à cause de chrétiens fidèles qui y avaient de l'influence sombrent désormais à une vitesse fulgurante dans une noirceur spirituelle effrayante, parce que peu de chrétiens se tiennent dans la vérité. Ils n'ont donc plus aucune influence parce qu'ils vivent comme le monde. Ils sont religieux, mais leur vie spirituelle est en réalité fade et sans saveur, sans aucune valeur pour le royaume de Dieu. Ils vivent pour eux-mêmes, ayant perdu tout zèle pour l'Évangile. Ils sont pires que des incroyants. Ils ne sont plus une bénédiction pour leur famille et leur nation, car la grâce de Dieu ne demeure pas en eux. Et alors que peu de personne se tiennent pour la vérité de Christ, le péché sous toutes ses formes accompli ses ravages parmi les nations.

 Et l'Éternel dit: le cri contre Sodome et Gomorrhe s'est accru, et leur péché est énorme (Genèse 18:20). Malheureusement, nous pouvons aujourd'hui remplacer Sodome et Gomorrhe par à peu près n'importe quel pays. Le péché est énorme, et il se trouve de moins en moins de véritables chrétiens qui vivent selon le cœur de Dieu. L'équation est inégale. Dieu aurait voulu préserver Sodome et Gomorrhe s'il s'y serait trouvé seulement dix justes, mais il ne s'en trouvait pas dix. La Terre n'en peut plus de supporter tout ce péché. Un Sauveur est venu pour effacer tous ces péchés, mais Il a été rejeté par le plus grand nombre. Le fait que tant de nations soient au bord du désastre moral et spirituel (et même économique) prouve que beaucoup de chrétiens ne sont plus le sel de la terre qu'ils devraient être. Un petit reste demeure fidèle, mais il sera bientôt fortement éprouvé par le feu des persécutions partout dans le monde. Et cela est déjà commencé. Tout est en place pour les grandes manœuvres; l'ennemi pensant être aux commandes, car il sait qu'il a peu de temps (Apocalypse 12:12). Il est animé d'une grande colère contre les vrais chrétiens, contre ceux qui persévèrent dans la sainte et saine doctrine de Christ.  

Le sermon sur la montagne, c'est le moment où Jésus a annoncé les bases de Sa sainte doctrine. Nous y lisons les Béatitudes (Matthieu 5:1-12). Ce n'est pas sans raison que tout de suite après au verset 13 Jésus dit à ses disciples qu'ils sont le sel de la terre. Il ne dit pas cela afin qu'ils soient contents d'eux-mêmes et abandonnent tout combat spirituel. Il leur dit cela afin de les encourager en vue des persécutions à venir; afin de les encourager à persévérer dans la vérité plutôt que de chercher l'approbation du monde. Les chrétiens n'ont jamais été appelés à se conformer au monde pécheur, mais à briller d'une lumière qui n'est pas la leur, et à répandre la bonne odeur de Christ autour d'eux (2 Corinthiens 2:15). 

Ne nous y trompons pas. Il ne reste que peu de temps. Préoccupons-nous des choses du royaume de Dieu. Il sera difficile de demeurer dans l'amour de la vérité, mais seul ceux qui sauront demeurer fermement attachés à Jésus seront sauvés. Laissons-en arrière la chair et ses désirs, et abandonnons-nous à Dieu par la foi. Il n'y a de salut en aucun autre; car il n'y a sous le ciel aucun autre nom qui ait été donné parmi les hommes, par lequel nous devions être sauvés (Actes 4:12). Les nations peuvent-elles être délivrées de la main de l'ennemi qui les retiens en son pouvoir? La réponse se trouve en 2 Chroniques 7:13-14: "Quand je fermerai le ciel et qu'il n'y aura point de pluie, quand j'ordonnerai aux sauterelles de consumer le pays, quand j'enverrai la peste parmi mon peuple; si mon peuple sur qui est invoqué mon nom s'humilie, prie, et cherche ma face, et s'il se détourne de ses mauvaises voies, je l'exaucerai des cieux, je lui pardonnerai son péché, et je guérirai son pays".

Cette responsabilité est sur les épaules de tous les chrétiens. N'attendons pas que les païens s'humilient devant la face de Dieu. Humilions-nous, intercédons pour le salut de nos familles et de tous les perdus. L'heure est grave, et le tonnerre de la colère de Dieu gronde. Jusqu'à quand le peuple de Dieu dormira-t-il? Beaucoup de chrétiens se sont laissés endormir par de vains discours, ou par la facilité de la vie présente. Mais pendant qu'ils ne combattent pas, l'ennemi gagne du terrain, et c'est pour cela que la colère de Dieu vient sur les hommes (Éphésiens 5:6). 

Si nous prétendons être de Christ, vivons comme Il a vécu (1 Jean 2:6). Si nous marchons dans la lumière, alors nous porterons des fruits de lumière, c'est à dire de l'Esprit, et nous serons enfin une bénédiction pour nos familles et nations. Nous serons alors comme le sel de la Terre que nous sommes appelés à être; des chrétiens remplis de l'Esprit du Dieu vivant. Ayant été purifiés dans le sang de l'Agneau (1 Pierre 1:19; Matthieu 5:8), marchons donc en conséquence, soit d'une manière humble et soumise à la volonté de Dieu, sachant que nous ne sommes que de passage ici-bas. Demeurons sous la grâce et soyons de fidèles ambassadeurs du royaume de Dieu (Colossiens 4:6; 2 Corinthiens 5:20). Faisons le bien (Éphésiens 2:10), afin que même ceux qui ne croient pas rendent gloire à Dieu (Matthieu 5:16). En parole et en actions, vivons pour la gloire de Dieu seul (Colossiens 3:17).

Je laisserai au milieu de toi un peuple humble et petit, qui trouvera son refuge dans le nom de l'Éternel (Sophonie 2:12). Humilions-nous devant la main puissante de notre Dieu souverain (Sophonie 2:1-3), et soyons ce peuple humble et petit à ses propres yeux, afin que Dieu nous élève au temps convenable (1 Pierre 5:6). 

Que toute la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen.


vendredi 18 octobre 2013

La volonté de Dieu, c'est...

La volonté première de Dieu, c'est Sa parole et la prière. La lecture de la Bible nous donne une vision nouvelle sur nous-même et sur le monde. Elle nous fait faire connaissance avec Dieu le Père; sa souveraineté, sa tendresse et son amour. L'Agneau de Dieu, le sacrifice de Jésus sur la croix. C'est donc au pied de la croix que nous nous plaçons pour devenir le temple du Saint-Esprit et pour être racheté par le sang de Jésus, au centre même de la volonté de Dieu et de son amour pour nous. Le Christ est vraiment digne d'être loué! Et le Saint-Esprit agit souvent en silence, mais de façon très réelle!

Nous désirons trouver la paix et la foi. Le Christ dit: Tout est possible à celui qui croit. Mais celui qui ne s'attend à rien recevoir ne recevra rien. Le Seigneur Jésus-Christ ne nous force pas à croire en Lui. Et le Saint-Esprit non plus. Il ne veut pas être l'indésiré, l'indésirable! Le Seigneur laisse la liberté à tous et chacun; à nous de choisir entre le bien et le mal, entre la vérité et le mensonge. Certains diront: mais j'ai trop fait de mal! Dieu ne voudra jamais de moi! Non! Vous ne vous êtes pas branchés sur la bonne ligne! Au lieu d'être sur la ligne téléphonique avec Dieu, vous êtes sur la ligne téléphonique du passé!

Mais comment donc pouvons-nous faire taire en nous ces voix du passé, afin d'entendre celle de Dieu, pour aujourd'hui? Il faut apprendre à devenir mendiant. Jésus dira au cours de son sermon sur la montagne, en Matthieu 5: 3 : "Heureux les pauvres en esprit, car le royaume des cieux est à eux". C'est une bonne chose d'être petit à ses propres yeux, car cela nous donne soif de rédemption, d'un Rédempteur! Ce chemin de pauvreté d'esprit est pénible pour la nature humaine, mais il n'y a pas de raccourci pour trouver la grâce de Dieu et la vie. "Le royaume des cieux est à eux"!

Insistons sur la reconnaissance; soyons reconnaissants pour le trésor de bien spirituel que Dieu met à notre disposition.

Rendons grâce en remerciements à Dieu en toutes choses, car c'est là la volonté de Dieu, Amen!

vendredi 21 septembre 2012

La maîtrise de soi



On la voit, on sait où elle est, mais ce qui est le plus difficile, c’est de la saisir. Ça ne nous intéresse pas vraiment de la saisir. Ce n’est pas plaisant pour notre nature humaine. Mais sans maîtrise de soi, il n’y a rien. Sans maîtrise de soi, nous sommes libres à toutes espèces de mal. La maîtrise de soi, c’est la clé de la porte, et si je refuse de saisir cette clé, la porte ne pourra jamais être ouverte devant le Seigneur Jésus-Christ. Et elle ne s’ouvrira jamais d’elle-même! Ouvrir la porte à Christ, c’est accepter de vivre la volonté de Dieu, et non plus la nôtre. Mais comment pourrions-nous vivre la volonté d’un autre, sans maîtrise de soi? L’apôtre Paul dira aux Galates que les désirs de notre chair sont totalement opposés à ceux de l’Esprit de Dieu, de sorte que si nous sommes enfants de Dieu, nous ne pouvons plus faire ce que nous voulons, comme nous le faisions avant d’accepter Christ. Et, nous ne pouvons pas marcher avec Christ par obligation, alors nous devons absolument trouver cette maîtrise de soi. Car Dieu nous laisse libre, libre de nous maîtriser ou pas. Avec la maîtrise de soi, je pourrai acquérir et conserver le zèle pour vivre selon la volonté de Dieu. Les prophètes et les apôtres nous ont montré ce que c’est, la maîtrise de soi. Ils étaient prêts à sacrifier leur vie pour Dieu. Nous l’avons vu précédemment, sans maîtrise de soi, nous n’avons rien. Et si nous avions acquis quelques richesses spirituelles, nous allons les perdre si nous cessons de nous maîtriser. L’apôtre Paul dira en Philippiens 4 : 12 : "Je sais vivre dans l’humiliation, et je sais vivre dans l’abondance. En tout et partout j’ai appris à être rassasié et à avoir faim, à être dans l’abondance et à être dans la disette." Il en faut, de la maîtrise de soi, pour vivre dans un tel contentement! Il dira ensuite au verset 13 : "Je puis tout par celui qui me fortifie." Cela prouve que nous ne nous maîtrisons pas pour nous transformer nous-mêmes. Non, mais plutôt pour que Christ nous transforme!

Quelques pensées sur la maîtrise de soi.

La maîtrise de soi, c’est une obligation que l’on s’impose. Exemple : À partir d’aujourd’hui, je fais le bien que je dois faire, et je ne fais pas le mal que la Bible m’interdit de faire. Et oui, jour après jour, je vais lire ma Bible, je vais m’approcher de Dieu, par Jésus-Christ, dans la prière, aussi souvent qu’il me sera possible de le faire. Ceci est une sévère discipline que nous nous imposons, un engagement sérieux que l’on met en pratique tous les jours qu’il nous sera donné de respirer.

La maîtrise de soi, c’est le fondement d’une bonne conduite. Et la maîtrise de soi qui avance en âge produit des fruits pour autrui. Mais celui qui ne possède pas la maîtrise de soi est libre à tous les caprices du vent et des changements de température. Il se soumettra facilement au monde, parce que ce que le monde aura à lui proposer sera plus facile à accepter- pour sa nature humaine - que de renoncer à lui-même pour servir Christ! Comprenons que la maîtrise de soi, c’est le renoncement à ce que l’on peut toucher et voir. Car nous marchons par la foi, et non par la vue, dira l’Apôtre Paul en 2 Corinthiens 5 : 7.

La maîtrise de soi, c’est la perte de ses propres désirs, et le contrôle total de ses pensées. Lors de son sermon sur la montagne, le Seigneur Jésus nous montrera toute l’importance de maîtriser nos pensées, car les mauvaises pensées sont déjà péché devant Dieu. Souvenons-nous de ce que le Seigneur disait, à savoir que l’homme qui regarde une femme pour la convoiter a déjà commis l’adultère avec elle dans son cœur! Quelle importance de la maîtrise de soi, donc, afin de couper ces mauvaises pensées à la racine, avant qu’elles ne nous conduisent à pécher devant la face du Seigneur!

La maîtrise de soi, c’est également d’ouvrir ses yeux sur le monde. Voyons ceux qui ont fait, et qui font le bien, et imitons-les! Voyons également ceux qui font le mal, et rejetons leurs actions!

La maîtrise de soi, c’est de fermer les yeux sur sa propre personne. C’est, en somme, un déficit sur sa propre vie, car elle guide sur un seul et unique objectif à poursuivre : Jésus-Christ.  Mais ceux et celles qui ne la possèdent pas ont la vue si courte; ils se dérobent facilement à tout engagement d’une vie juste. Ils sont à la poursuite de la tempête, ils la dépassent, ils s’essoufflent. Ils ne seront pas épargnés par l’orage.

La maîtrise de soi poussera l’homme à chercher l’abondance d’une joie collective. Comprenons ici; le véritable enfant de Dieu désire ardemment qu’un plus grand nombre soit sauvé, et il se réjouit avec les anges de Dieu lorsque des âmes sont délivrées des griffes de l’enfer.

La maîtrise de soi n’est pas une fable, mais bien un don de Dieu, qui fait bénéficier même ceux qui ne le cherchent pas. Surpris de voir son évolution, ils la regardent agir, ils voient en elle une joie et une paix, celle que Christ donne aux siens. Une connaissance grandissante ouvrira leurs yeux, et beaucoup verront la complaisance, et ils se mettront à sa poursuite. Car la maîtrise de soi est un mariage à la Volonté à qui elle est destinée, c’est-à-dire à la volonté de Dieu. Complaisance, disions-nous? Certainement! Car ceux et celles qui maîtrisent leur chair, - avec l’aide de Christ - sont totalement disposés à se conformer à la volonté de leur Père Céleste, au contraire de ceux qui, refusant de se maîtriser, se placent eux-mêmes, de façon réfléchie, sous l’esclavage de l’ignorance et du péché. Ils sont alors vulnérables à la dictature et à la torture que leur fera subir le diable. Sachons-le, l’ennemi ne bénira jamais ceux qui se placent sous sa dictature, car sa seule récompense sera de leur offrir l’enfer éternel…

La maîtrise de soi est un gage d’une intelligence libre et réfléchie. Elle fait la distinction claire et nette d’une voie tracée devant elle, et cette voie devient un objectif. Ton bonheur et ta satisfaction, c’est la joie et le bien-être de l’autre. Un des plus grands commandements de Dieu n’est-il pas d’aimer son prochain comme soi-même?

Nous pourrions continuer, mais essayons plutôt de mettre en pratique ce que nous venons d’étudier. Ne soyons pas déshérités de la Vie Éternelle.  Efforçons-nous de comprendre jusqu’où la maîtrise de soi conduit; à ce verset 17 de Philippiens 2, où l’apôtre Paul dira : "Peut-être mon sang va-t-il être versé, comme une offrande ajoutée au sacrifice que votre foi présente à Dieu. Si tel doit être le cas, j’en suis heureux et vous associe tous à ma joie."

Demandons à Dieu et à Jésus-Christ d’ouvrir nos intelligences, d’ouvrir nos cœurs endurcis à la Sagesse qui nous est présentée par Dieu, Amen.

vendredi 20 avril 2012

Le sermon sur la montagne : Les deux maisons


Matthieu 7 : 24-29 : "C’est pourquoi, quiconque entend ces paroles que je dis et les met en pratique, sera semblable à un homme prudent qui a bâti sa maison sur le roc. La pluie est tombée, les torrents sont venus, les vents ont soufflé et se sont jetés contre cette maison: elle n’est point tombée, parce qu’elle était fondée sur le roc. Mais quiconque entend ces paroles que je dis, et ne les met pas en pratique sera semblable à un homme insensé qui a bâti sa maison sur le sable. La pluie est tombée, les torrents sont venus, les vents ont soufflé et ont battu cette maison: elle est tombée, et sa ruine a été grande. Après que Jésus eut achevé ces discours, la foule fut frappée de sa doctrine; car il enseignait comme ayant autorité, et non pas comme leurs scribes."


C’est ainsi que Jésus termina son sermon sur la montagne. Par cette magnifique métaphore, il exhorte ses disciples à garder et mettre en pratique ses enseignements; qu’ils soient le fondement de leur vie entière. Celui qui vie sa vie selon la doctrine de Christ connaîtra du succès. Non pas le succès comme le monde le connaît, mais celui qui consiste à vivre de façon à être approuvé de Dieu, comme un fils bien-aimé, cohéritier avec Christ. Psaumes 37 : 4 nous dit : "Fais de l’Éternel tes délices, et il te donnera ce que ton cœur désire." Nous avons déjà vu que, lorsque nous sommes véritablement enfants de Dieu, ce que notre cœur désire par-dessus tout, c’est que la volonté du Père se fasse en nous, de façon à ce que nous soyons rendus semblables à Christ, afin de paraître devant notre grand Roi de gloire, saints et irrépréhensibles.


Philippiens 2 : 5 nous dit d’avoir en nous les mêmes sentiments qui étaient en Jésus-Christ. Christ s’est rendu serviteurs de tous, se dépouillant, s’humiliant lui-même, obéissant jusqu’à la mort pour le salut de ceux qui croiront en lui. Nous devons donc, en tant qu’enfants de Dieu, nous dépouiller de tout orgueil et de toute méchanceté, et vivre comme Christ a vécu. 1 Jean 2 : 4-6 nous dit que celui qui garde ses paroles a véritablement l’amour de Dieu en lui. Mais s’il demeure en lui, il doit aussi marcher comme Christ a lui-même marché. Il doit y avoir une séparation définitive d’avec le péché, car l’affection de la chair est inimitié contre Dieu, parce qu’elle ne se soumet pas à la loi de Dieu; nous dit Romains 8 : 7-8. Mais au contraire, nous savons que nous appartenons réellement à Dieu lorsque son Esprit habite en nous, lui qui nous fait vivre avec la même pensée qui habitait Christ lors de sa venue sur terre, lui qui n’a jamais péché. Cela étant dit, nous serons toujours soumis à la tentation, mais nous ne vivrons plus selon nos convoitises pécheresses, mais à l’Esprit Saint, qui est pur. Par cet Esprit, nous recevons la force de vivre une vie nouvelle et sainte, exempte de tous péchés.


En Luc 6 : 48, il nous est rapporté que le Christ a dit de celui qui a bâti sa maison sur de solides fondations qu’il a d’abord creusé, et creusé profondément avant d’atteindre le roc. Comprenons qu’un ménage doit être fait; un changement de vie complet doit s’opérer en nous. En 2 Corinthiens 5 : 17-18, nous lisons que si quelqu’un est en Christ, les choses anciennes sont passées; et toutes choses sont devenues nouvelles. Cela vient de Dieu, qui nous a réconciliés avec lui par Christ, par qui le péché doit être totalement enlevé, détruit, et rejeté hors de notre vie. Après seulement, nous ne formerons plus qu’un seul corps avec Christ, qui est la fondation solide. Il dira de lui en Jean 15 : 5 qu’il est le cep, et que nous sommes les sarments, et que celui qui demeure en lui et en le Père portera beaucoup de fruits. C’est pourquoi celui qui bâtit sur cette fondation ne doit pas chercher à le faire à sa manière. Il n’y a qu’une seule manière de bâtir, et c’est celle de Christ, qui est le seul chemin qui mène au Père. Sans Lui, nous ne pouvons rien faire, nous dit encore Jésus en Jean 15 :5.


Lorsque nous demeurons en Christ, et qu’il demeure en nous, 1 Corinthiens 6 : 17 nous dit que nous devenons avec le Seigneur un seul esprit, devenant ainsi le temple du Saint-Esprit, que nous recevons du Seigneur. Et en Éphésiens 4 : 30, nous lisons cette exhortation de l’apôtre Paul : "N’attristez pas le Saint-Esprit de Dieu, par lequel vous avez été scellés pour le jour de la rédemption." Car, une fois lavés, et établis sur le roc, qui est Christ, nous ne pouvons pas nous accorder le droit de retourner dans la boue du péché! 2 Pierre 2 : 20-22 nous dit que celui qui retourne dans les souillures du monde après en avoir été lavé est semblable à un chien qui retourne à ce qu’il a vomi, ou à la truie qui, à peine lavée, retourne dans le bourbier!


Matthieu 21 : 12-13 nous lisons qu’un jour, Jésus entra dans le temple, et en chassa les marchands, disant : "Il est écrit: Ma maison sera appelée une maison de prière. Mais vous, vous en faites une caverne de voleurs!" Donc, prenons garde de ne pas tolérer de péché en nous, et de rester solidement sur la fondation de Christ. Car alors, quel genre de temple serions-nous aux yeux du Saint-Esprit? Serions-nous un endroit où il lui fait bon habiter? Certainement pas!


Aussi; gardons, et mettons en pratique les enseignements du Christ, car, de cette façon, nous placerons notre être tout entier à l’abri du péché, de sorte que nous n’attristerons pas le Saint-Esprit de Dieu. Et, le jour où la tempête viendra, car elle viendra, sous forme de tentations ou d’épreuves de toutes sortes, notre foi ne défaillira pas, car elle ne consistera pas en paroles seulement, mais elle reposera sur le Roc solide et inébranlable. Remarquons qu’en aucun moment, au cours de son sermon sur la montagne, le Seigneur Jésus nous dit que notre marche avec lui sera facile. Bien au contraire. Son message, sa doctrine est dure pour la chair et le sang, elle demande une mortification de la chair, en une consécration pleine et entière envers notre Dieu. Nous lisons en Matthieu 10 : 39 que celui qui conservera sa vie la perdra, mais que celui qui perdra sa vie à cause de Christ la retrouvera. Notre espérance n’est-elle pas digne d’un tel sacrifice de nous-mêmes?


Il est vrai que, malheureusement, tous n’acceptent pas de suivre Christ, en laissant tout derrière. C’est pourquoi Jésus fait aussi allusion à un homme qui bâtit sa maison sur le sable. Contrairement à l’homme qui a creusé, et creusé encore afin de trouver de solides fondations sur lesquelles bâtir, cet homme bâtit sa relation avec Dieu sur la boue de ses péchés, en écoutant, mais en ne mettant pas en pratique les enseignements du Christ. Il entend, mais il ne parvient jamais à comprendre. Il ne se repend pas de ses péchés, ou, s’il s’est déjà repenti, il n’a pas persévéré dans le bien, et est retourné dans le mal. Tout en vivant dans le désordre et en désobéissant à Dieu, il en vient à se contenter de la situation dans laquelle il se trouve, croyant que le Seigneur sera aussi satisfait d’une telle conduite! Mais lorsque sa foi – ou ce qu’il croyait être sa foi – sera testée, elle ne résistera pas à l’épreuve, car elle ne sera pas établie sur Christ, mais sur une façade d’œuvres quelconques, que cet homme accomplissait afin de se donner bonne conscience. Mais l’Éternel ne tient pas compte des apparences. Nous lisons en Jérémie 17 : 10 que l’Éternel éprouve les cœurs, afin de rendre à chacun selon ses voies, selon le fruit de ses œuvres. Cet homme, donc, espérait recevoir la récompense céleste en bâtissant selon ses œuvres, en mettant de côté l’obéissance aux commandements de Dieu, qui conduit à la justice! C’est bien là bâtir sur de très mauvaises fondations! Car, les belles paroles et les bonnes œuvres seules ne valent rien devant l’Éternel. Le salut sera accordé seulement à ceux qui, lorsque leur esprit sera repris par le Seigneur, auront été trouvé avec une foi ferme en Jésus-Christ, cela parce qu’ils seront restés solidement attaché au Christ et à sa doctrine.


Mon frère, ma sœur, sur quelle fondation as-tu bâti ta maison? L’espérance de ton salut repose-t-elle seulement en Christ? Les désirs de ta chair sont-ils morts avec Christ? As-tu reçu l’Esprit de Christ, qui doit diriger et purifier ton intelligence, tes pensées, tes désirs; ta conduite entière?


Puisse Seigneur, par l’écoute et l’obéissance à ta Parole, ta sagesse faire son œuvre en nous. Que toi, le Roc inébranlable, tu sois l’appui de notre foi et de notre conduite tout entière. Aide-nous Seigneur Jésus, à garder dans nos cœurs tes enseignements, à les chérir comme étant notre bien le plus précieux. Comme la foule, jadis, fût frappée de ta doctrine et de l’autorité avec laquelle tu l’enseignais, fais que nous soyons toujours aussi émerveillés par ta Parole qu’au premier jour où nous l’avons acceptée en nos cœurs. Seigneur, donne-nous la force, la volonté d’être des serviteurs fidèles et obéissants, gardant tes commandements en nous, afin que tes pensées soient nos pensées, et que tes désirs soient nos désirs. Que notre intelligence soit nourrie par ta parole, que notre zèle soit pour toi, et pour toi seul. Les choses de ce monde sont appelées à disparaître, aussi te demandons-nous, Seigneur Jésus, de nous aider à nous en tenir éloigné. C’est vers toi que notre âme soupire, Ô Dieu, mais nous sommes toujours dans ce corps faible, et soumis à la tentation. Nous te supplions; apprends-nous le contentement, et garde nos cœurs tournés vers Toi, afin que, dans l’épreuve ou dans l’abondance, nous te restions fidèles jusqu’à la fin. Et, comme le psalmiste, nous te demandons de sonder nos cœurs, de regarder si nous sommes sur une mauvaise voie, de nous corriger, et de nous conduire sur le chemin de l’éternité. Que la gloire te soit rendue, Ô grand Roi, pour aujourd’hui et pour l’éternité, Amen.

dimanche 15 avril 2012

Le sermon sur la montagne : Les faux prophètes; l'arbre et ses fruits


Nous avons déjà étudié le thème des faux prophètes, entre autres dans Quelques dérives de l’église chrétienne moderne publié le 5 juin 2011, et dans La prospérité du chrétien, publié de 25 juin 2011. Aussi n’entrerons-nous pas dans tous les détails concernant les faux prophètes/faux enseignants qui pullulent dans l’église chrétienne de nos jours.


Soyons simplement sur nos gardes, afin que nous ne nous laissions pas tromper par des doctrines, enseignements et dérives contraires à l’enseignement de Christ. Ce n’est pas sans raison qu’après avoir parlé de la porte étroite, Jésus poursuit son sermon en Matthieu 7 : 15 en disant : "Gardez-vous des faux prophètes. Ils viennent à vous en vêtements de brebis, mais au-dedans ce sont des loups ravisseurs." Les enseignements sur les richesses matérielles et l’évangile de l’estime de soi ne sont que deux exemples des nombreuses fausses doctrines qui sont actuellement utilisées par les faux prophètes/enseignants de nos jours. Lorsque nous les écoutons, il est facile de nous laisser tromper, parce que ce qu’ils enseignent flatte la nature pécheresse et égoïste de l’homme, qui, depuis toujours, cherche à concilier le péché avec les commandements de Dieu. Jésus dit bien en Matthieu 7 : 16 que nous reconnaissons ces gens-là à leurs fruits. Aussi, en écoutant leurs enseignements, constatons-nous que le péché n’est plus condamné. L’obligation pour le croyant de mener une vie pure et sainte, étant entièrement consacré à Dieu, n’est plus enseigné. Le sang du Christ versé sur la croix, et la nécessité du repentir afin d’être lavé de nos péchés n’est presque plus, ou pas du tout prêché par ces prédicateurs. Par contre, diverses doctrines mondaines et du nouvel âge sont intégrées à l’enseignement biblique, afin d’attirer un plus grand nombre de personnes. Bref, tout est mis en œuvre dans le but d’éblouir le spectateur, car c’est bien là la description exacte de celui ou de celle qui assiste à de telles prédications. Ils assistent à un spectacle bien orchestré, dont le seul but – non avoué - est de gonfler le porte-monnaie du prêcheur et de ses associés. Nous avons affaire à des gens qui croient que la piété est une source de gain. Cela avait été prêché par l’apôtre Paul en 1 Timothée 6 : 5. Il suffirait pourtant à ces spectateurs de lire leur Bible en demandant à l’Esprit Saint de les éclairer dans leur lecture pour qu’ils comprennent qu’ils ne sont pas sur la bonne voie en suivant de telles prédications. L’apôtre poursuivra d’ailleurs en 1 Timothée 6 : 10-11 en disant : "Pour toi, homme de Dieu, fuis ces choses, et recherche la justice, la piété, la foi, la charité, la patience, la douceur. Combats le bon combat de la foi, saisis la vie éternelle, à laquelle tu as été appelé(…)"


Attention! C’est une chose de reconnaître les faux prophètes, mais qu’en est-il de nous? Un faux prophète ne trompera jamais une personne si cette dernière laisse les racines de sa foi tremper en tout temps dans la Parole de Dieu. N’oublions pas qu’il n’y a pas de plus grand danger pour le croyant que de se voir bien devant Dieu, alors qu’il n’a en fait qu’adhéré à une doctrine religieuse, tout en continuant de vivre dans le péché. C’est pourquoi cet énoncé de Jésus en Matthieu 7 : 16 et Matthieu 7 : 20 ne s’applique pas qu’aux faux prophètes, mais à toute personne. À la lecture de la parole de Dieu, chaque personne doit obéir et mettre en pratique ce qui est lu, dans le but de porter de bons fruits, les fruits de l’Esprit, afin de n’être pas coupé et jeté au feu. Car nous ne pouvons pas être greffés à l’arbre pur et saint, cet arbre de vie qui est Christ, et porter tout à la fois les fruits nauséabonds du péché. Chacun a un appel, un devoir de serviteur qui doit être accompli, jusqu’au bout. Jusqu’au bout. Jésus dit bien en Matthieu 7 : 21 que ce ne sont pas tous ceux qui disent : Seigneur! qui iront dans le royaume des cieux, mais seulement ceux qui font la volonté du Père. Mais quelle est la volonté du Père, si ce n’est que nous obéissions à ses commandements, dans la sainteté, en marchant comme Christ a marché, étant fidèles jusqu’à la mort, comme Il l’a été?


Un piège couramment utilisé par l’ennemi; le contentement spirituel, au lieu du contentement matériel. Le chrétien qui tombe dans le piège devient satisfait de faire acte de présence à l’église tous les dimanches, ainsi que de ce qu’il a accompli jusqu’ici dans sa vie chrétienne, se confiant ainsi en ses œuvres, - s’il en a - plutôt que de rechercher toujours plus ce qui vient du Père, allant de progrès en progrès dans sa vie spirituelle avec Christ, comme nous exhorte à le faire l’apôtre Paul en 1 Thessaloniciens 4 : 1. Nous lisons en Matthieu 7 : 22 l’exemple de ceux qui, au jour du Seigneur, lui énumèrent la liste des bonnes actions qu’ils ont accomplies en son nom. Alors, dira Jésus, "je leur dirai ouvertement: Je ne vous ai jamais connus, retirez-vous de moi, vous qui commettez l’iniquité." Ceci est un avertissement clair à ceux qui pensent et croient qu’ils ne peuvent pas perdre le salut qui leur a été promis par le Père. Ils sont dans l’erreur. Il ne se trouverait pas cet avertissement dans la Parole si le danger n’existait pas! Le salut se trouve en Christ. Pour ne pas le perdre, nous devons donc rester en Lui, et Lui en nous, afin d’être approuvé par le Père. Donc, revenant à notre lecture, Jésus lui-même dira que, malgré les bonnes œuvres que certains auront faites en son Nom, il ne les connaît pas! Pourquoi? Parce qu’ils n’auront pas été fidèles dans l’obéissance jusqu’à la fin. Ils en seront venus à se glorifier de ce que le Seigneur a fait, plutôt que de rendre la gloire à Dieu seul. Peut-être même sans s’en rendre compte, ils ont cru avoir atteint un certain niveau spirituel assez élevé, ceci leur permettant désormais de se passer de Dieu et de son Esprit Saint pour guider toute leur conduite. (Galates 3 : 3) Ce péché d’orgueil seul est suffisant pour éloigner un homme de son Dieu à tout jamais, car l’orgueil éloigne l’homme de l’obéissance aux saints commandements de Dieu, (Psaumes 119 : 21) et il se trouve que Dieu résiste aux orgueilleux, mais qu’il fait grâce aux humbles. Un homme de Dieu a dit un jour : "Si la présence de la grâce de Christ et l’Esprit de Dieu (en nous) sont offensés, nous pouvons nous attendre à la présence de son déplaisir." N’oublions jamais que le but de l’ennemi est de nous détourner de notre marche sainte, car il combat, avec tout son arsenal de tentations, ce que Dieu veut de nous, c’est-à-dire notre sanctification, notre consécration pleine et entière. Le chrétien qui cesse de rechercher Dieu par-dessus tout empêche par le fait même son intelligence d’être renouvelé dans le Saint-Esprit, car celui qui rejette, ou qui ne vie plus entièrement selon les préceptes de Dieu ne rejette pas un homme, mais Dieu lui-même. (1 Thessaloniciens 4 : 8)


Dans la Bible, nous avons l’exemple troublant de Saül, de qui il nous est dit que l’Éternel s’était retiré de lui. Pendant un certain temps, Saül ne le savait même pas! Ne soyons pas comme ces homme, ne perdons pas notre témoignage, ce témoignage de Dieu, qui nous a donné la vie éternelle. Cette vie éternelle se trouve seulement, et seulement en son Fils Jésus-Christ, la porte étroite, le chemin resserré.


Peut-être, à ce point-ci, certains se demandent-ils : mais qu’est-ce que cela a à voir avec les faux prophètes?


La réponse est simple : il est possible que nous soyons nous aussi un faux prophète, en nous trompant nous-mêmes, lorsque nous cessons de rechercher l’approbation de Dieu, nous comparant à nous-mêmes plutôt qu’à Christ. (2 Corinthiens 10 : 12)


Nous lisons en Malachie 3 : 8 qu’en se trompant eux-mêmes, les Israélites essayaient de tromper Dieu. Ils voulaient recevoir Ses bénédictions, mais en ne vivant pas dans l’obéissance à ses commandements. Ils voulaient recevoir la vie éternelle, mais en marchant selon leurs règles à eux. Ça ne fonctionne pas ainsi. Malachie 3 : 7 nous montre donc l’Éternel en train de reprocher au peuple de s’être écarté de ses ordonnances. Revenez à moi, et je reviendrai à vous, leur dira l’Éternel Dieu. Mais quel malheur, alors que le peuple répond avec cette question : En quoi devons-nous revenir? Quel malheur, lorsque nous ne savons pas où nous sommes tombés! Car Apocalypse 2 : 5 nous dit : "Souviens-toi donc d’où tu es tombé, repens-toi, et pratique tes premières œuvres; sinon, je viendrai à toi, et j’ôterai ton chandelier de sa place, à moins que tu ne te repentes."


Nous l’avons vu dans un précédent message, alors que Jésus nous enseignait à passer par la porte étroite. Il n’y a pas de place pour le "moi" dans le royaume de Dieu. Ça ne sera jamais "ma" volonté, "ma" manière, mais toujours la volonté du Père, à la manière du Père. En Matthieu 22 : 11-13, nous lisons qu’il est impossible pour Dieu de ne pas voir l’homme qui est là, au repas de noces, dans ses habits de péchés et de justifications personnelles. "Liez-lui les pieds et les mains, et jetez-le dans les ténèbres du dehors, où il y aura des pleurs et des grincements de dents." Quelle tragédie! Mais comment ce fait-il que cet homme se soit rendu jusqu’au bout de sa vie en croyant mériter par lui-même d’être en présence d’un si grand Dieu, sans avoir à revêtir les habits de Christ, si ce n’est parce qu’il s’est trompé lui-même, croyant aussi tromper Dieu? Jésus termine cette parabole en Matthieu 22 : 14 en disant qu’il y a beaucoup d’appelés, mais peu d’élus.


Que cela soit clair : Dieu appelle chaque être humain sur cette planète à son salut. Mais malheureusement, peu nombreux sont ceux qui acceptent véritablement - et non pas en paroles seulement - de revêtir l’habit de noces, cet habit immaculé qui est Christ, le seul habit en lequel se trouvent la justification et la vie éternelle. Examinons notre conduite, à savoir si elle est véritablement approuvée par Celui de qui nous avons reçu l’invitation à son repas de noces. N’oublions pas : l’accès à ces noces ne nous sera jamais accordé parce que nous avons nous-mêmes approuvé notre conduite, nous trompant ainsi nous-mêmes. Nous y aurons accès seulement, et seulement si notre conduite entière a été calquée sur la conduite du Christ, notre Modèle, qui doit diriger notre être tout entier, car il nous aura alors été possible de dire comme l’apôtre Paul en Galates 2 : 20 : "J’ai été crucifié avec Christ; et si je vis, ce n’est plus moi qui vis, c’est Christ qui vit en  moi; si je vis maintenant dans la chair, je vis dans la foi au Fils de Dieu, qui m’a aimé et qui s’est livré lui-même pour moi."


Que le Seigneur nous fasse la grâce de nous voir tels que nous sommes, c’est à dire dépendants de Dieu, et de ne jamais approuver nous mêmes notre conduite, mais de plutôt chercher en tout l’approbation du grand Roi de gloire, Amen.