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dimanche 28 décembre 2025

Prier avec gratitude, par R.A. Torrey

 

Dans l'enseignement sur la prière que Paul nous donne en Philippiens 4:6-7, des mots importants sont souvent négligés : "Ne vous inquiétez de rien ; mais en toute chose, par la prière et la supplication, avec des actions de grâces, faites connaître à Dieu vos demandes. Et la paix de Dieu, qui surpasse toute intelligence, gardera vos cœurs et vos pensées en Jésus-Christ." (Version révisée) Ces mots souvent oubliés, sont : "Avec des actions de grâces". 

Lorsque nous nous approchons de Dieu pour lui demander de nouvelles bénédictions, nous ne devons jamais oublier de le remercier pour celles qu'il nous a déjà accordées. Si chacun d'entre nous prenait le temps de réfléchir au nombre de prières exaucées et à la rareté des remerciements que nous lui avons adressés, nous serions certainement saisis de perplexité. 

Nous devrions être aussi précis dans nos remerciements que dans nos prières. Nous nous adressons à Dieu avec des demandes très spécifiques, mais lorsque nous le remercions, nos remerciements sont souvent généraux et vagues. Sans doute, si tant de nos prières manquent de puissance, c'est parce que nous négligeons de remercier pour les bienfaits reçus. 

Si quelqu'un venait constamment nous demander de l'aide sans jamais nous remercier, nous nous lasserions vite de l'aider. En effet, par égard pour celui que nous aidons, nous ne pourrions encourager une telle ingratitude. Sans doute notre Père céleste, par souci de notre bien-être, refuse-t-il souvent de répondre à nos prières afin que nous prenions conscience de notre ingratitude et apprenions à être reconnaissants. 

Dieu est profondément attristé par l'ingratitude dont tant d'entre nous sont coupables. Lorsque Jésus guérit les dix lépreux et qu'un seul revint le remercier, il s'écria, partagé entre l'étonnement et la douleur : "Les dix n'ont-ils pas été guéris ? Où sont les neuf autres ?" (Luc 17:17). Combien de fois doit-Il nous regarder avec tristesse, oubliant Ses bienfaits répétés et Ses réponses fréquentes à nos prières ? 

Remercier Dieu pour les bienfaits déjà reçus fortifie notre foi et nous permet de nous approcher de Lui avec une audace et une assurance renouvelées. Sans doute, si tant de personnes ont si peu de foi lorsqu’elles prient, c’est parce qu’elles prennent trop peu de temps pour méditer sur les bienfaits déjà reçus et le remercier. En méditant sur les prières exaucées, la foi grandit et nous ressentons au plus profond de notre âme que rien n’est impossible au Seigneur. En réfléchissant à l’immense bonté de Dieu envers nous, et au peu de temps, d’énergie et de réflexion que nous consacrons à la reconnaissance, nous pouvons nous humilier devant Lui et confesser nos péchés. 

Les grands hommes de prière de la Bible, et ceux qui ont marqué l’histoire de l’Église, étaient profondément attachés à la reconnaissance et à la louange. David était un homme de prière fervent, et ses Psaumes regorgent de louanges et d'actions de grâces. Les apôtres étaient également de fervents hommes de prière ; il est dit d'eux "qu'ils étaient continuellement dans le temple, louant et bénissant Dieu". Paul était lui aussi un fervent homme de prière, et dans ses épîtres, il exprime souvent sa profonde gratitude envers Dieu pour ses bénédictions et les réponses concrètes qu'il a reçues. 

Jésus est notre modèle en matière de prière, comme en tout. L'étude de sa vie révèle que sa manière de rendre grâce, même lors du plus simple repas, était si remarquable que deux de ses disciples l'ont reconnu à ce geste après sa résurrection. L'action de grâces est l'une des conséquences inévitables du baptême du Saint-Esprit, et celui qui n'apprend pas à "rendre grâces en toutes choses" ne peut continuer à prier dans l'Esprit. Si nous voulons apprendre à prier avec puissance, nous ferions bien de laisser ces deux mots s'imprégner profondément dans nos cœurs : "Avec des actions de grâces".

Par R.A. Torrey

jeudi 25 décembre 2025

C'est Noël


C'est Noël. 

Une fête où l'amour, le partage et la paix devraient être comme l'étoile au sommet d'un arbre décoré. Parce que l'important n'est pas tant la fête elle-même que Celui qui l'a inspiré; Jésus, qui s'est dépouillé de Sa gloire céleste pour devenir un homme comme nous, partageant nos souffrances et nos tentations en tout point, mais nous montrant aussi le chemin pour en sortir victorieux par la foi.  

C'est aussi une autre année qui se termine. Une année de hauts et de bas, avec des joies et des peines; certains obtenant une guérison ou un exaucement, d'autres apprenant la nouvelle d'une terrible maladie qui les frappe. De nouvelles vies arrivent, d'autres s'éteignent. Nous sommes reconnaissants aujourd'hui, Seigneur Jésus, pour toutes tes bontés, pour tout ce dont tu nous a comblés jusqu'à ce jour. 

Nous nous souvenons particulièrement de ceux qui nous ont précédés dans la Gloire; bien sûr que, lorsque nous nous y arrêtons pour y penser, nous sommes tristes qu'ils ne soient plus avec nous pour rire et s'amuser en partageant nos vies et ces repas familiaux, mais nous Te louons pour Ton amour si grand pour nous; nous te remercions pour Ta patience, pour Ta bonté et Ta miséricorde; nous Te remercions pour Tes promesses de salut, car elles sont vraies, nous ne nous appuyons pas sur nous-mêmes ou sur notre propre bonté pour être sauvés, mais sur Toi seul! Nous Te remercions ces moments que Tu nous as donnés avec ces personnes qui sont allées Te rejoindre et pour l'exemple qu'elles nous ont laissé. 

Notre cœur est comme un livre dans lequel écrivent les personnes que nous côtoyons, alors nous Te remercions pour les pages que ces personnes qui nous manquent aujourd'hui ont écrites. Sans êtres parfaites, elles ont un peu, à leur manière, contribuées à façonner ce que nous sommes, et nous voulons particulièrement nous souvenir des beaux moments et des exemples à suivre. Merci. Merci pour tout.    

Nous Te remercions aussi Seigneur Jésus pour ceux qui ne sont pas avec nous aujourd'hui, merci de veiller sur eux, merci de veiller sur ceux qui sont dans les hôpitaux, merci de glorifier Ton nom en eux, à travers leur situation, comme nous Te supplions de Te glorifier en nous. Tu ne déçois ni rejette personne qui a foi en Toi. Nous croyons en Toi, que Tu leur feras du bien. Tu feras toutes choses bonnes pour eux et pour Ton Nom. Tu es notre appui inébranlable, le Rocher de notre salut, Tu es notre espérance, non seulement en cette vie, car dans ce cas nous serions les plus misérables des hommes, mais Tu es aussi notre espérance pour la vie éternelle. 

Que toutes langues te louent, Seigneur Jésus, car Tu es bon et Tu es digne de recevoir gloire, louange et honneur, et c'est avec un coeur reconnaissant que nous prenons ce repas ensemble. Merci parce que Tu nous combles de Ta présence, merci pour chacune des personnes ici présente; merci de nous aider à écrire dans le livre de leur coeur une page de vie, et que nous soyons les uns pour les autres une exhortation de foi constante à avancer, un jour à la fois, sur le chemin que Tu as préparé devant nous, menant jusqu'à la vie éternelle.

Merci mon Dieu, merci Jésus, Nom au dessus de tout autre nom; Tu surpasses toute domination et toute "puissance", Tu es Saint, nous Te louons aujourd'hui et nous le ferons pour l'éternité en Ta présence glorieuse, là où il n'y aura plus de pleurs, plus de doutes, plus de douleurs, mais où se trouve une joie et une paix qui ne peut se trouver ni s'exprimer en ce monde. Oui, glorifie Ton nom, Seigneur Dieu, glorifie Ton nom dans nos vies et dans nos pays; que Ta volonté se fasse dans nos vies comme elle est faite là haut dans la gloire; Ton amour surpasse tout; purifie-nous de tout ce qui entrave notre marche avec Toi et tout ce qui met un frein à l'action de Ton Esprit. 

Merci mon Dieu, merci de t'être approché de nous, afin que nous puissions aussi nous approcher de Toi. Le voile qui nous maintenait loin du Saint des saint maintenant déchiré, nous avons libre accès à Ta présence par l'intermédiaire de notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ, à qui nous rendons gloire, louange et honneur, Amen.

dimanche 19 octobre 2025

Vous n'êtes plus étrangers


"Ainsi donc, vous n'êtes plus des étrangers, ni des gens du dehors; mais vous êtes concitoyens des saints, gens de la maison de Dieu" (Éphésiens 2:19).

S'il est quelque chose que nous ne voulons pas, c'est d'être comme des étrangers dans la maison de Dieu. Non pas étrangers comme étant des personnes qui arrivent dans une nouvelle église et qui ne connaissent personne, mais des étrangers dans le sens où Jésus ne nous connaîtrait pas (Matthieu 7:23).   

Nous le savons, si nous sommes vraiment chrétiens, un changement a dû se produire dans notre vie. Il est impossible que nous soyons resté les mêmes après avoir connu Christ et marché avec Lui. Nous étions auparavant sans Christ, "étrangers aux alliances de la promesse, sans espérance et sans Dieu dans le monde" (Éphésiens 2:12). Il est complètement anormal de voir des chrétiens de longue date marcher comme s'ils ne connaissaient pas Christ. Si vous ne les voyiez pas à l'église, vous ne sauriez pas le reste de la semaine qu'ils sont chrétiens. Oh il se gardent de commettre certains péchés, mais ils n'ont aucun soucis des âmes, pour la plupart, le "Moi" est premier dans leur vie. "J'ai le droit"; "Dieu n'est pas contre cela"; "Dieu veut mon bien"; il n'y a aucun vrai désir de vivre pour glorifier Dieu. En somme, ils vivent comme des étrangers dans la maison de Dieu. Ils le connaissent de nom, mais ils n'ont aucune relation personnelle avec Lui. 

Il ne doit pas en être ainsi! Verset 13 : "Mais maintenant, en Jésus-Christ, vous qui étiez jadis éloignés, vous avez été rapprochés par le sang de Christ". Qu'est-ce que ça veut dire? Christ est venu et Il a été "une victime expiatoire pour nos péchés" (1 Jean 2:2). Et il est écrit en Jean 6:69 : "Nous avons cru et nous avons connu que tu es le Christ, le Saint de Dieu". À partir de là, nous avons été rapprochés, nous qui étions éloignés, car c'est le péché qui met une division entre l'homme et son Créateur (Esaïe 59:2). Qu'est-ce que signifie être rapprochés de Dieu? Bien sûr, cela veut dire de recevoir le don du salut, mais cela signifie d'abord que nous sommes admis parmi les vrais adorateurs. Jean 4:23 dit en effet: "L'heure vient, et elle est déjà venue, où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité; car ce sont là les adorateurs que le Père demande". 

Le verset 14 dit qu'il est notre paix, et le verset 17 poursuit en disant: "Il est venu annoncer la paix à vous qui étiez loin, et la paix à ceux qui étaient près; car par lui nous avons les uns et les autres accès auprès du Père, dans un même Esprit". Esaïe 57:19 : "Je mettrai la louange sur les lèvres. Paix, paix à celui qui est loin et à celui qui est près! dit l'Éternel". Ceux qui ne sont pas étrangers sont dans la paix, la paix que seul Dieu peut donner en toutes circonstances. Nous sommes en paix parce que nous savons qu'Il est au contrôle. Mais ceux qui sont encore étrangers, et c'est le malheur de notre monde moderne, Esaïe 57:20-21 dit qu'ils "sont comme la mer agitée, qui ne peut se calmer, et dont les eaux soulèvent la vase et le limon. Il n'y a point de paix pour les méchants, dit mon Dieu".

En Jésus-Christ se trouve la réconciliation avec Dieu et avec les autres. Ce n'est pas normal de voir, au sein même des églises, des gens constamment à la recherche de choses négatives à dire sur les autres ou sur le pasteur. Bien sûr que nous devons voir le mal, s'il y a lieu, mais nous le verrons d'abord dans notre propre vie avant de passer la vie des autres au microscope! Lorsque tous les cœurs sont transformés et ont le même amour pour leur Sauveur, il y a cette paix qui coule en eux qui est au-delà de toute considération mondaine. Les choses de ce monde, les disputes de mots ou de doctrine qui ne concernent pas le salut sont bien secondaires comparées à l'amour que Christ nous a d'abord manifesté, et qu'Il déverse en nous pour que nous l'aimions et que nous nous aimions les uns les autres. 

Verset 19: "Ainsi donc, vous n'êtes plus des étrangers, ni des gens du dehors; mais vous êtes concitoyens des saints, gens de la maison de Dieu". En Jésus-Christ, nous faisons partie du peuple et de la maison de Dieu. Nous sommes fils et filles de Dieu (2 Corinthiens 6:18). Par Lui nous sommes entrés dans le royaume de Dieu, et c'est la raison pour laquelle la Bible nous exhorte tant à ne pas trop regarder aux choses de la Terre; elles ne sont que passagères. Mais non seulement cela, nous devenons "une habitation de Dieu en Esprit" (Éphésiens 2:22); le temple du Saint-Esprit (1 Corinthiens 3:16). Jean 14:23 nous dit: "Si quelqu'un m'aime, il gardera ma parole, et mon Père l'aimera; nous viendrons à lui, et nous ferons notre demeure chez lui". Gloire à Dieu, nous ne sommes plus comme des étrangers pour le royaume de Dieu! 

Restons fidèles à Dieu, comme Il l'est envers nous. Hébreux 3:5 nous parle de Moïse, qui "a été fidèle dans toute la maison de Dieu, comme serviteur, pour rendre témoignage de ce qui devait être annoncé". C'est aussi notre appel, à être un témoignage non plus de Celui dont la venue devait être annoncé, mais pour annoncer qu'Il est venu et que le royaume de Dieu est accessible à tous ceux qui croient! Et le verset 6 poursuit en disant: "Mais Christ (est fidèle) comme Fils sur sa maison; et sa maison, c'est nous, pourvu que nous retenions jusqu'à la fin la ferme confiance et l'espérance dont nous nous glorifions".

C'est l'appel constant de toutes les Écritures: "Tenir ferme jusqu'à la fin". 1 Corinthiens 16:13 : "Veillez, demeurez fermes dans la foi, soyez des hommes, fortifiez-vous". Hébreux 10:23 : "Retenons fermement la profession de notre espérance, car celui qui a fait la promesse est fidèle". Hébreux 3:14 : "Car nous sommes devenus participants de Christ, pourvu que nous retenions fermement jusqu'à la fin l'assurance que nous avions au commencement". En Christ, nous avons été comblés de toutes choses, et Paul poursuit en disant en 1 Corinthiens 1:7-8 : "De sorte qu'il ne vous manque aucun don, dans l'attente où vous êtes de la manifestation de notre Seigneur Jésus-Christ. Il vous affermira aussi jusqu'à la fin, pour que vous soyez irréprochables au jour de notre Seigneur Jésus-Christ".

Que toute la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen. 

dimanche 24 novembre 2024

Je viens tel que je suis

 

O Dieu, sois apaisé envers moi, qui suis un pécheur (Luc 18:13).

L'histoire de ce publicain raconté par Jésus peut nous sembler familière parce qu'elle reflète notre propre état pécheur. Les publicains étaient méprisés en Israël parce qu'ils étaient malhonnêtes, ils étaient littéralement des voleurs approuvés par l'empire Romain. Et dans sa parabole, Jésus nous montre deux personnages: un pharisien et un publicain. Le pharisien est debout, espérant être vu de tous le monde, et il se félicite d'être ce qu'il est; il est religieux et il se vante à Dieu de ce qu'il fait et de ce qu'il ne fait pas, il s'autojustifie, il se confie en ses œuvres, et il pense que Dieu est satisfait de lui.

Pendant ce temps, il y a un publicain "qui se tenait à distance", dira Jésus. Il était conscient de son indignité, le Saint-Esprit l'avait convaincu, il se savait pécheur, aussi ne voulait-il pas s'approcher du lieu sacré dans le temple. Jésus dit qu'il n'osait même pas lever les yeux aux ciel, c'est à dire qu'il était honteux, son péché l'avait rattrapé, il était parfaitement conscient de tout le mal qu'il avait fait, aussi, comme tous les hommes se sachant coupables, regardait-il le sol, n'osant croiser le regard de personne. 

Ce publicain savait bien qu'il n'avait rien pour lui. Contrairement au pharisien, il n'était même pas religieux! Il ne pouvait placer sa confiance qu'en l'argent qu'il avait volé à son prochain, et même cela le répugnait. Et Jésus nous dit qu'il est là, se frappant la poitrine en priant. Quelqu'un a dit qu'en faisant cela, "il pointait la source de son péché"; c'est à dire son cœur. Ainsi, il exprimait physiquement son état intérieur; il était chagriné par son péché et il se repentait de tout le mal qu'il avait fait.

Les paroles de sa prière que nous rapporte Jésus nous le prouvent: "O Dieu, sois apaisé envers moi, qui suis un pécheur". Ce sont les paroles de repentance qui ont été dites par des millions de pécheurs venant, ou revenant à Dieu à travers les siècles. Nous remarquons que cette simple prière ne ressemble en rien à la prière d'autojustification du pharisien. Il se savait pécheur, il se reconnaissait tel qu'il était, et c'est la prière acceptable aux yeux du Père. Les premières paroles du merveilleux cantique de Charlotte Elliott nous reviennent aussitôt à l'esprit : "Tel que je suis, sans rien à moi, sinon ton sang versé pour moi, et ta voix qui m'appelle à toi, Agneau de Dieu, je viens, je viens".

Charlotte Elliott était une pianiste de talent, mais elle se tenait dans des cercles mondains où il n'était jamais fait mention de Dieu. Et puis, la maladie la frappa, et la tint éloignée de son cercle d'ami habituel. Un jour, César Malan, prédicateur, fût invité à une réception chez son père, et Charlotte y joua du piano. Dès qu'il en eut l'occasion, Malan s'approcha de la jeune femme et lui dit: "Je vous félicite pour votre grand talent; mais, êtes-vous en paix avec Dieu?" Insultée et en colère, on raconte qu'elle traita le prédicateur d'insolent. Mais ce soir là, elle se coucha et ne put pas dormir. Les paroles du prédicateur tournaient dans sa tête; elle savait qu'elle n'était pas en paix, et qu'elle avait désespérément besoin d'un Sauveur. Le problème, c'est qu'elle ne savait pas comment faire pour accéder à ce Sauveur!

Elle se mit donc à chercher ce prédicateur "insolent", et quelque jours plus tard elle put le contacter. Elle s'excusa pour son impolitesse, et lui demanda comment faire pour nettoyer sa vie avant de devenir chrétienne. La réponse du prédicateur la marqua à un tel point qu'elle lui inspira le cantique très connu: "Just As I Am", ou, "Tel Que Je Suis" en français. Malan lui avait simplement répondu: "Venez à Jésus-Christ tel que vous êtes".

Il en est de même pour nous aujourd'hui. Si quelqu'un reconnaît qu'il n'est pas en paix avec Dieu, il n'y a pas plusieurs manières de venir à Lui, venons simplement, tel que nous sommes, sans hypocrisie, sans excuses . 

C'est ainsi que je suis, Seigneur, et c'est dans toute ma souillure, dans toute mon indignité que je m'avance devant Toi, à cause de Ton amour qui transcende tout ce que nous pouvons penser et imaginer. Tu veux pardonner les pécheurs repentants, Tu veux transformer la vie de ceux qui s'abandonnent à Toi avec la foi d'un enfant. Je ne sais pas quoi dire, hormis que mon péché me sépare de ma communion avec Toi, et cela me fait mal. Je veux venir, je veux rentrer à la maison! O Dieu, sois apaisé envers moi, qui suis un pécheur; je viens à Toi, Jésus, tel que je suis, sans rien à moi, sinon Ton sang versé pour moi à la croix du calvaire. Je n'ai rien d'autre pour défendre ma cause que Toi, Jésus, mon Seigneur et mon Dieu. C'est en Toi que je me réfugie aujourd'hui afin de recevoir Ton pardon et le don de la vie éternelle.

Aujourd'hui, j'entend Ta voix qui m'appelle, et je viens à Toi! Je suis faible et vacillant, en proie au doute à chaque instant, lutte au dehors, crainte au dedans, Tu sais tout, Seigneur, je ne Te cache rien, car il est dit dans la Parole que "celui qui cache ses transgressions ne prospère point, mais que celui qui les avoue et les délaisse obtient miséricorde". Merci mon Dieu pour Ta bonté, merci pour Ton grand amour et pour Ta miséricorde, merci parce que Tu pardonnes ceux qui s'approchent de Toi dans une sincère repentance; merci parce que je peux être à Toi dès ce jour, et je crois que Tu peux me fortifier et garder mes pieds de trébucher afin que je sois gardé pur par le sang de mon Seigneur et Sauveur Jésus-Christ. 

Tant que je vivrai, je veux vivre pour Te louer et Te rendre la gloire qui Te revient, ô Dieu, pour Ton plan de salut parfait accompli en Jésus-Christ. Merci, Père éternel, dans le nom puissant de Jésus, Amen. 

samedi 26 octobre 2024

La demeure du désespoir/Reviens à la maison!

 

Il alla se mettre au service d'un des habitants du pays, qui l'envoya dans ses champs garder les pourceaux.(Luc 15:15).

Beaucoup se sont retrouvé à cet endroit de désespoir, souvent, comme le fils prodigue, après de mauvais choix de vie, ayant sciemment désobéi à Dieu ou ayant préféré prendre toutes leurs décisions de vie sans en référer à la volonté de Dieu. "J'ai le droit", disent-ils, "car Dieu m'aime malgré ce que je fais".  Alors, comme ce jeune homme de la parabole de Jésus, ils partent à l'aventure, cherchant les plaisirs plus que Dieu (2 Timothée 3:4). Ils vivent leur vie à fond, car, disent-ils, "nous n'en avons qu'une à vivre et il faut en profiter pleinement".

Ils marchent ainsi pendant des années; un peu avec Dieu, et un peu avec le monde, cherchant un bonheur et une paix insaisissables parmi les choses de ce monde. Il est dit dans notre texte qu'après avoir ainsi vécu (Luc 15:13), "lorsqu'il eut tout dépensé, une grande famine survint dans ce pays, et il commença à se trouver dans le besoin" (v. 14). Ce besoin est plus souvent intérieur; c'est un sentiment de vide et une famine spirituelle intense. En effet, comme le dit les Écritures, nous ne vivons pas de pain seulement, "mais de toutes paroles qui sortent de la bouche de Dieu" (Deutéronome 8:3; Matthieu 4:4). 

Lorsque nous cessons de lire notre Bible pour être instruits, corrigés, repris et encouragés, les besoins commencent à s'accumuler dramatiquement. Et comme le fils prodigue, ils conduisent à la demeure du désespoir. Lui qui espérait "vivre sa vie pleinement", il se retrouva au niveau des porcs. C'est une image forte et marquante que l'homme parti pour un pays éloigné de Dieu n'y trouveras que peines et misères; que déceptions et désespoir. L'homme n'est pas fait pour se tenir éloigné de son Créateur. Il lui manque quelque chose d'important, même s'il ne sait pas ce que c'est; la présence de Dieu en lui. 

On voit qu'à ce point, le fils prodigue alla se mettre au service d'un des habitants du pays, qui l'envoya garder ses pourceaux (v.15). C'est comme s'il n'était pas descendu assez bas encore. Il était déjà sous l'emprise d'une grande famine, mais il continuait de chercher les solutions dans ses propres capacités. Il était au pays du désespoir, mais plutôt que de revenir vers son Père, il y cherchait un lieu où s'installer! Quelqu'un de sensé ferait-il cela? C'est pourtant ce que beaucoup trop de chrétiens font après avoir péché et s'être détournés de Dieu. Plutôt que de revenir à Lui, par honte ou par autojustification, ils s'installent dans ce lieu éloigné de Dieu! Ils demeurent dans leurs péchés, dans cette souillure qui les tourmente, ils s'y installent et essaient malgré tout d'être confortables. Bien sûr, ils sont aussi dans la demeure du désespoir, seulement, ils ne le savent pas encore. C'est comme s'ils n'ont pas encore atteint le fond du puit, leur conscience les accuse, mais ils la font taire en l'engourdissant d'une manière ou d'une autre. 

C'est là, alors qu'il s'occupait des pourceaux et qu'il n'était même pas considéré digne de recevoir leur nourriture qu'il a réalisé l'ampleur de la situation. Il nous est dit au verset 17 "qu'il est rentré en lui-même". "Je meurs de faim ici; je suis vide, j'ai cherché le bonheur partout et je n'ai trouvé que le néant". Du milieu du pays éloigné, il s'est souvenu de son Père. Cela peut signifier pour nous aujourd'hui une personne qui rouvre sa Bible après des mois ou des années à ne pas la lire, ou qui la lit enfin pour se laisser instruire et corriger plutôt que pour chercher à s'approuver et à y trouver une consolation pour et malgré son mode de vie pécheur. En lisant la Parole de Dieu, le sens leur revient, parce que la Parole, c'est la sagesse, et elle pointe toutes les déceptions et les tromperies qui ont été crues et qui l'ont conduite au pays éloigné, dans la demeure du désespoir.   

Verset 18: "Je me lèverai, j'irai vers mon père, et je lui dirai: Mon père, j'ai péché contre le ciel et contre toi". C'est la repentance. C'est l'œuvre du Saint-Esprit en nous de nous convaincre par rapport au péché et à la justice de Dieu (Jean 16:8). Et c'est intéressant ce que Jésus dit en Jean 16:9 : "En ce qui concerne le péché, parce qu'ils ne croient pas en moi". Nous ne pouvons pas nous installer dans le pays éloigné tout en prétendant avoir donné notre vie à Jésus, c'est impossible! Et le fils est là, assis à côté des pourceaux, loin du Père, ayant abandonné tous les enseignements qu'il avait reçu, et tout ce qui lui restait était ce vide intérieur qui lui faisait si mal. 

Comment le néant peut-il être si douloureux, si désespérant? C'est pour nous faire comprendre ce à quoi ressemble l'éternité sans Dieu. Ce n'est qu'un avant goût du résultat final de se promener sur la voie et large qui mène à la perdition (Matthieu 7:13). C'est Dieu Lui-même qui place la douleur de ce vide intérieur afin que l'homme se tourne vers Lui, lorsqu'il habite la demeure du désespoir.

Et alors qu'il était là à regarder les pourceaux, le fils prodigue s'est engagé sur le chemin de la repentance. "Je me lèverai, j'irai vers mon Père, et je lui dirai: Père, j'ai péché contre le ciel et contre toi, je ne suis plus digne d'être appelé ton fils". Il est temps, lorsque vous regardez les vestiges de votre vie, de suivre l'exemple de ce jeune homme dans la parabole de Jésus. Il faut l'humilité de reconnaître les péchés pour ce qu'ils sont, elle est nécessaire à tous ceux qui s'engagent sur le chemin étroit, et qui passe par la porte étroite. Ce n'est pas pour rien qu'elle est étroite; tout mon "moi", tout le bagage auquel je suis attaché, que je le juge bon ou mauvais n'a aucune importance, tout ce bagage doit être laissé là derrière avant d'entrer afin que Christ puisse écrire le nouveau chapitre de notre vie. Il faut l'humilité pour que la justice de Dieu s'accomplisse en moi. 

Ainsi, le verset 20 nous dit que le jeune homme "se leva, et alla vers sont père". Et là, le texte nous dit qu'il trouva un Père aimant, prêt à le recevoir, les bras ouverts et le cœur débordant de joie! Cela n'est pas étonnant, car Jésus dira quelques versets plus tôt, au verset 7, qu'il y a de la joie dans le ciel pour un pécheur qui se repent!

Si vous lisez ces lignes et que vous vivez dans la demeure du désespoir; revenez à la maison! Revenez! Le Père vous y attend les bras ouverts, avec un amour débordant, tout joyeux qu'une autre âme rentre à la maison. Non il n'est pas trop tard! Peu importe ce que vous êtes allé faire au pays éloigné, ne croyez pas aux mensonges de l'ennemi; s'il essaie de vous faire croire cela, c'est justement qu'il n'est pas trop tard! Dieu veut, et peut encore vous pardonner! Venez seulement tel que vous êtes, reconnaissez vos fautes, ce ne sera pas difficile car vous sentez déjà votre misère (Jacques 4:9), approchez-vous de Dieu, et Il s'approchera de vous. 

Seigneur, je suis allé voir ce qui se trouvait dans le pays éloigné, et je n'y ai trouvé que le néant, douloureux et assourdissant. Il n'y a rien qui puisse satisfaire l'âme assoiffée; tout n'y est que tromperie et poursuite du vent. Délivre moi des liens de mon moi, accorde-moi le pardon de mes péchés, et donne moi la capacité de m'abandonner entièrement à Toi et de marcher sur le chemin étroit. Aujourd'hui Père, je reviens à la maison. Malgré toute mon ingratitude et mon incrédulité, Tu veux encore mettre des souliers à mes pieds, afin que je marche fidèlement sur le chemin que je dois suivre, dans l'obéissance à Ta sainte volonté. Fais de moi ce qu'il te plaît Seigneur; je sais maintenant que c'est en Toi que se trouve la plénitude de toutes choses, Toi seul peut combler tous mes besoins. Tu as pris mes péchés sur Toi; à la croix, Tu t'es rendu coupable pour pouvoir me proclamer innocent, et par Ta résurrection, Tu me donnes la vie aujourd'hui, la seule qui apporte la paix, la joie et la sécurité en Ta demeure, pour aujourd'hui et pour l'éternité, Amen.   

dimanche 18 février 2024

La paix dans le pays

Je mettrai la paix dans le pays, et personne ne troublera votre sommeil (Lévitique 26:6).

Mais si vous ne m'écoutez point (...) (Lévitique 26:14).

Ce n'est malheureusement pas ce que nous voyons de nos jours, où l'anarchie et l'iniquité s'accroissent à une vitesse alarmante. Les ténèbres s'avancent à une vitesse folle à la surface de cette terre; les cœurs sont troublés et confus, et il semble que les plus ignorants et les plus impies de la société ont pris le contrôle et dirigent nos pays et beaucoup de nos églises vers une catastrophe comme nous n'en avons connues que peu jusqu'ici. L'iniquité s'accroit et est encouragée, et même protégée par des lois pensées par le diable lui-même! C'est un tableau sombre sur lequel nos yeux se posent, lorsque nous regardons notre monde. Mais au départ, ce n'est pas ce que Dieu désirait. 

Bien sûr, dans notre verset d'ouverture, Il parle à son peuple Israël, mais les exhortations qui s'y trouvent s'appliquent à toutes autres nations. Comme par exemple, au verset 1, Il dit: "Vous ne vous ferez point d'idoles". Au verset 3: "(...)Gardez mes commandements, et mettez-les en pratique". Et c'est ainsi qu'Il poursuit aux versets 4-6 avec une série de bénédictions sur la nation, si elle Lui obéi, et ainsi nous arrivons à cette partie du verset 6 où il est dit qu'Il "mettra la paix dans le pays, et que personne ne troublera votre sommeil". Nous voyons cette paix et ce sommeil paisible se dégrader de manières considérables dans nos pays. Nous savons pourquoi. Nous avons abandonné les commandements de Dieu, nous ne les mettons plus en pratique. Il n'y a presque plus de crainte de Dieu; le péché se commet en plein jour; la honte du mal a disparu; nous appelons le mal bien, et le bien, mal. 

Si vous ne m'écoutez point, voici alors ce que je vous ferai... Quel triste constat nous faisons lorsque nous voyons nos nations jadis chrétiennes ayant maintenant totalement tourné le dos à Dieu! La ruine morale est grande, ainsi que notre chute (qui est déjà visible depuis longtemps pour ceux qui marchent par la foi), parce que notre orgueil s'est enflé au même niveau que celui de l'ennemi lorsqu'il a été jeté hors du ciel! Nous faisons maintenant ouvertement la guerre à Dieu et à ceux qui Lui appartiennent; comment Dieu pourrait-Il bénir de telles nations? 

Ô Grand Dieu, Toi qui vois tout, entends tout et connais tout, ne voulais-Tu pas que les humains vivent en harmonie avec leur Créateur? En paix avec tout ce que Tu as voulu et avec tous les autres? Bien sûr! Tu voulais la paix dans les cœurs, et c'est toujours ce que Tu désires d'ailleurs; l'amour dans toutes ces vies que Tu as façonnées de Tes mains. Tu voulais le sourire sur les visages de tous Tes enfants, petits et grands. Tu voulais l'amour authentique, la compassion, et non la haine! 

Tu voulais la paix pour notre monde! Mais ce que nous voyons, c'est la vengeance et la guerre. Est-il encore possible que les humains puissent parvenir à comprendre et, un après l'autre, venir à ce Grand Dieu plein de miséricorde et de pitié, Lui qui tant aimé le monde qu'Il a envoyé Son Fils premier-né bien-aimé porter nos péchés à la croix? Est-ce encore possible que tous les humains purifient leur cœur de toute iniquité en se tournant vers le Seigneur et Sauveur Jésus-Christ? Est-ce possible? Je sais Seigneur Jésus que Tu ne demanderais pas mieux que de nous conduire dans toute la connaissance et la vérité, dans la présence de l'Esprit Saint, d'amour, de justice, de lumière et de paix! 

J'ose espérer qu'un jour cela arrivera, ce jour où il n'y aura plus de guerre ni de haine, où les hommes vivront en paix ls uns avec les autres, étant remplis de bonne volonté et de loyauté en présence de Jésus-Christ, étant remplis du Saint-Esprit. Puissions-nous, chrétiens, nous réveiller de notre sommeil, nous humilier et nous repentir devant notre Dieu; alors, peut-être, aura-t-Il encore pitié de nous et de nos nations. Ne fallait-il pas que dix justes dans tout Sodome et Gomorrhe afin qu'elles ne soient pas détruites par le feu de la colère de Dieu? Où sont les chrétiens qui intercèdent pour leurs frères et sœurs? Où sont ceux qui intercèdent pour les perdus? Qui supplie encore le Seigneur de lui accorder l'amour pour la vérité, ainsi que la sagesse, l'intelligence et le discernement? Il faut la lumière! Les ténèbres s'avancent parce que la lumière s'estompe! Nous ressemblons aux vierges folles qui se sont endormies en attendant l'époux dans la parabole donnée par Jésus en Matthieu 25! 

Seigneur, peux-Tu encore pardonner nos péchés, parce qu'ils sont nombreux? Nous chrétiens, avons trop souvent poursuivi le vent et avons négligé Ta parole; nous n'avons pas été un exemple dans nos nations. Puisses-Tu nous pardonner et de nouveau nous donner la grâce de marcher sous Ta bannière, que nous puissions revenir à la croix, là où tout a été accompli, et là où toute les batailles sont gagnées. Merci mon Dieu, de placer à la tête de nos églises et de nos pays des gens selon Ton cœur, des personnes qui cherchent Ta face et obéissent à Ta parole. Merci de nous aider à rechercher les choses d'en haut, celles qui viennent de Toi, Seigneur Jésus, et qui ne peuvent ni se détruire ni se corrompre, puisque Tu n'as jamais pu être détruit, ni connu la corruption. Merci de nous rendre, en tant que peuple, à Ton image et à Ta ressemblance, un peuple selon Ton cœur, laissant briller Ta lumière au milieu de nous, afin que les ténèbres soient repoussés une fois de plus dans cette génération. Permet que nos petits et nos jeunes connaissent et expérimentent Ta paix; détruit les œuvres de l'ennemi dans nos vies et dans nos nations. Règne au milieu de nous, Seigneur Jésus, prend la place qu'il Te revient de droit. Accorde nous un cœur humble et obéissant, afin que Tu puisses encore nous bénir, et que nous soyons une bénédiction pour ceux autour de nous, en attendant ce jour bienheureux où Tu nous rappelleras auprès de Toi pour l'éternité.   

Gloire, louange et honneur à Dieu, qui vit et règne aux siècles des siècles, dans le précieux nom de Jésus, Amen.

dimanche 24 décembre 2023

Livraison retardée, par Cathy Miller, raconté par James Dobson

Chers amis. Il y a environ 20 ans, j'ai collaboré avec plusieurs auteurs pour préparer un livre intitulé Un Noël en famille. Il se composait de neuf histoires qui vous réchaufferont le cœur. Il était entièrement illustré de magnifiques peintures réalisées par un artiste de renom et mon ami, le regretté Gerald Harvey. Un Noël en famille n'est plus imprimé, ce que je regrette car il a capturé l'âme de la saison de Noël. J'ai donc choisi de vous lire un extrait de ce livre qui n'est plus disponible.


Quels trois mots de notre langue anglaise véhiculent des souvenirs plus chargés d'émotion qu'A Family Christmas ? Quelle autre phrase simple déclenche un tel flot de nostalgie, de désirs à moitié oubliés; de goûts et d'odeurs, de sons, de mélodies et d'images bien mémorisés. Joyeux ou triste, festif ou calme, Un Noël en famille nous transporte d'où nous sommes à là où nous sommes allés ou peut-être là où nous voulons être. Il suffit de fermer les yeux pour me retrouver dans des scènes d'enfance au Texas avec ma mère et mon père, des scènes qui sont souvent entrelacées d'images de l'Oklahoma, de la Californie et du Kansas autour de la cheminée avec Shirley, Danae et Ryan. Les lumières sont baissées, le feu crépite et claque sur la grille et le doux parfum des bougies de Noël remplissant la pièce. Ce sont parmi les souvenirs les plus précieux de ma vie.

Le livre rappelle également d’autres images que la plupart d’entre nous n’ont vues que dans la littérature, l’art ou le cinéma. Ils représentaient une époque révolue avant la naissance de la plupart d’entre nous. Et pourtant, ils font partie de l’héritage de Noël qui est encore présent aujourd’hui. Les peintures de Gerald Harvey se concentraient sur des scènes du début du siècle qui étaient parfaitement préservées sur toile. Les traîneaux tintent le long des routes de campagne enneigées et le bruit des sabots des chevaux dans les rues pavées, la douce lueur des lampes à gaz autour de la place de la ville remplie de clients et de petites églises, les nuits étoilées, la lumière entrant à travers les fenêtres et les bonnes gens du village; rassemblement pour un service de chants et de louanges la veille de Noël. Tout était là pour que nous puissions en profiter.

Vous pouvez comprendre pourquoi je ressens une certaine tristesse face à la disparition d’une époque. Que nous parlions de notre propre famille ou de la famille mondiale de Dieu, cette période est une période sans pareille pour donner et recevoir. Ce que je vais partager avec vous maintenant, c'est l'histoire d'ouverture du livre A Family Christmas écrite par Cathy Miller. Elle l'a intitulé "Livraison retardée".

"Il n'y a jamais eu un hiver comme celui-ci. Stella regardait depuis le refuge de son fauteuil les rafales de neige se transformer en blizzard. Elle avait peur de se tenir près de la fenêtre, craignant de manière déraisonnable que le blizzard puisse l'atteindre là, l'aspirant, essoufflée, dans le chaos. Les maisons de l'autre côté de la rue étaient pratiquement rendues invisibles par la fureur des flocons transportés par le vent. Distraitement, la vieille femme redressa les housses des accoudoirs de son fauteuil, les yeux rivés sur le spectacle qui se déroulait de l'autre côté des fenêtres.

Détournant son regard de la fenêtre, elle se força à se lever de sa chaise et attendit un moment que l'équilibre lui revienne. Redressant son dos contre la douleur qui menaçait de la retenir, elle se dirigea avec détermination vers la cuisine. Sur le seuil de la pièce voisine, elle s'arrêta, l'esprit vide, se demandant quel but l'avait poussée là. Depuis la bouche d'aération au-dessus du poêle, le cri du vent menaçait de canaliser la tempête de l'après-midi directement dans la petite maison. Stella concentra ses yeux marron sur l'horloge de la cuisinière. Trois heures quinze lui rappela qu'elle était entrée là pour sortir quelque chose du congélateur pour son souper. Encore un repas solitaire qu'elle n'avait pas envie de préparer, encore moins de manger. Elle saisit la poignée du réfrigérateur et appuya son front contre la surface blanche et fraîche de la porte alors qu'une vague d'apitoiement sur elle-même menaçait de la noyer. C'était trop dur à supporter de perdre son bien-aimé Dave cet été. Comment supporter la douleur, le néant quotidien ? Elle sentit la douleur familière dans sa gorge et serra les yeux pour retenir ses larmes.

Stella se redressa et secoua la tête en signe de châtiment silencieux. Elle réitéra sa litanie de remerciements. Elle avait sa santé, elle avait sa petite maison, un revenu qui devrait lui suffire pour le reste de ses jours. Elle avait ses livres, ses émissions de télévision, ses travaux d'aiguille. Il y avait les plaisirs de son jardin au printemps et en été, les promenades dans le parc au bout de sa rue et les oiseaux d'hiver qui égayaient les mangeoires devant la baie vitrée de sa cuisine. Pas aujourd'hui, cependant, pensa-t-elle tristement, alors que le blizzard se précipitait contre le mur est de sa cuisine. "Ah, Dave, tu me manques tellement ! Les tempêtes ne me dérangeaient pas quand tu étais ici." Le son de sa propre voix résonnait sourdement dans la pièce. Elle alluma la radio qui se trouvait sur le comptoir à côté d'une rangée de bidons en bois soigneusement descendants. Un soudain et joyeux chœur de musique de Noël remplit la pièce, mais cela ne fit qu'approfondir sa solitude.

Stella s'était préparée à la mort de son mari. Depuis que le médecin avait déclaré qu'ils avaient un cancer du poumon en phase terminale, ils avaient tous deux fait face à l'inévitable, s'efforçant de tirer le meilleur parti du temps qu'il leur restait ensemble. Les affaires financières de Dave avaient toujours été mises en ordre. Il n’y avait pas de nouveaux fardeaux dans son état de veuve. C'était juste l'horrible solitude, le manque de but dans ses journées. Ils formaient un couple sans enfants. Leurs vies avaient été bien remplies et riches. Ils s'étaient contentés de carrières bien remplies et de l'un de l'autres. Ils avaient beaucoup d'amis. Avait. C’était le mot clé ces jours-ci. C'était déjà assez pénible de perdre la seule personne que l'on aimait de tout son cœur.

Mais au cours des dernières années, elle et Dave ont dû faire face à plusieurs reprises au décès de leurs amis et de leurs relations. Ils étaient tous d’une époque, celle où les corps humains commençaient à abandonner, à mourir. Il  fallait y faire face. Ils étaient vieux. Et maintenant, pour ce premier Noël sans Dave, Stella serait seule. Mabel et Jim l'avaient invitée à passer les vacances avec eux en Floride, mais d'une manière ou d'une autre, cela lui avait semblé pire que de rester seule à la maison. Non seulement son mari lui manquerait, mais la neige, l'hiver et la familiarité de sa maison lui manqueraient également.

Les doigts tremblants, elle baissa le volume de la radio pour mettre la musique en sourdine. Elle jeta un bref coup d'œil dans le réfrigérateur, puis décida qu'un bol de soupe chaude serait plus réconfortant ce soir. À sa grande surprise, elle vit que le courrier était arrivé. Elle n'avait même pas entendu le grincement de la fente à levier dans la porte d'entrée. Pauvre facteur, dehors par ce temps. Ni grêle, ni grésil. Avec l'inévitable grimace de douleur, elle se pencha pour récupérer les enveloppes blanches et humides sur la porte. Entrant dans le salon, elle s'assit sur le banc du piano pour les ouvrir. Il s'agissait pour la plupart de cartes de Noël, et ses yeux tristes souriaient devant la familiarité des scènes traditionnelles et les messages affectueux qu'elles contenaient.

Avec précaution, ses doigts arthritiques les disposèrent parmi les autres regroupés sur le dessus du piano. Dans toute sa maison, ils constituaient la seule décoration saisonnière. Les vacances étaient dans moins d'une semaine, mais elle n'avait pas le cœur de planter un arbre idiot, ni même d'installer la crèche que Dave avait construite de ses propres mains. Soudainement engloutie par la solitude de tout cela, Stella enfouit son visage ridé dans ses mains, abaissant ses coudes sur les touches du piano dans une discorde dure et abrasive, et laissa les larmes couler. Comment pourrait-elle passer Noël et l’hiver qui suivrait ? Elle avait envie de se mettre au lit et de s'enfouir dans un cocon de couvertures, pour ne sortir que lorsque ses amis et le printemps seraient revenus.

La sonnerie de la sonnette faisait écho aux notes aiguës et discordantes du piano et était si inattendue que Stella dut étouffer un petit cri de surprise. Maintenant, qui pourrait bien sonner par un jour comme aujourd'hui ? En s'essuyant les yeux, et elle remarqua pour la première fois à quel point la pièce était devenue sombre. La sonnette retentit une seconde fois. Utilisant le piano comme levier, elle se releva et se dirigea vers le hall d'entrée, allumant la lumière du salon en passant. Elle ouvrit la porte en bois et regarda à travers la fenêtre grillagée de la contre-porte avec consternation. Sur son porche, secoué par les vagues de vent et de neige, se tenait un étrange jeune homme, dont la tête sans chapeau était à peine visible au-dessus du grand carton qu'il tenait dans les bras. Elle regarda au-delà de lui dans l'allée, mais rien dans la petite voiture ne donnait la moindre idée de son identité.

En retournant son regard vers lui, elle vit que ses mains étaient nues et que ses sourcils s'étaient levés dans une expression d'espoir qui disparaissait rapidement derrière le givre se formant sur le verre. Reprenant son courage, la vieille femme ouvrit légèrement la porte et il fit un pas de côté pour parler dans l'espace. "Mme Thornhope ?" Elle hocha la tête en signe d'affirmation, son bras tendu commençant à trembler de froid et de l'effort de tenir la porte contre le vent. Il reprit la parole : "J'ai un colis pour vous."

La curiosité chassa les pensées d’avertissement de son esprit. Elle poussa la porte assez loin pour permettre à l'étranger de la porter sur son épaule et recula dans le hall pour lui faire de la place. Il entra, apportant avec lui le souffle glacé de la tempête. Souriant, il posa soigneusement le fardeau sur le sol et se leva pour récupérer l'enveloppe qui dépassait de sa poche. Alors qu'il le lui tendait, un son sortit de la boîte. Stella sursauta. L'homme rit en s'excusant et se pencha pour redresser les rabats en carton, les gardant ouverts pour qu'elle puisse jeter un coup d'œil à l'intérieur. Elle avança prudemment, puis baissa les yeux. C'était un chien ! Pour être plus exact, un chiot Labrador Retriever doré. Alors que le monsieur soulevait son corps se tortillant dans ses bras, il expliqua : " Ceci est pour vous, Madame. Il a six semaines et est complètement propre. "

Le jeune chiot se tortilla de bonheur après avoir été libéré de sa captivité et envoya ses baisers extatiques et humides en direction du menton de son bienfaiteur. "Nous étions censés vous le livrer la veille de Noël", poursuivit-il avec difficulté, tout en s'efforçant de sauver son menton de la petite langue mouillée, "mais le personnel du chenil commence ses vacances demain. J'espère que cela ne vous dérange pas. Cadeau précoce. "

Le choc lui avait volé sa capacité à penser clairement. Incapable de former des phrases cohérentes, elle balbutia : "Mais, je ne... je veux dire, qui ?" Le jeune homme posa l'animal sur le paillasson entre eux puis tendit le doigt pour taper sur l'enveloppe qu'elle tenait toujours. "Il y a une lettre là-dedans qui explique tout. Le chien a été acheté en juillet dernier alors que sa mère était encore enceinte. C'était censé être un cadeau de Noël. Si vous attendez une minute, il y a certaines choses dans le voiture que je vais chercher pour vous." Avant qu'elle ait pu protester, il était parti et revenait un instant plus tard avec une énorme boîte de nourriture pour chien, une laisse et un livre, "Prendre soin de votre Labrador Retriever". Pendant tout ce temps, le chiot était resté assis tranquillement à ses pieds, haletant joyeusement alors que ses yeux marron l'observaient. Incroyablement, l'étranger se détournait pour repartir. Le désespoir arracha les mots de ses lèvres. "Mais qui ? Qui me l'envoie ?" S'arrêtant dans l'embrasure de la porte ouverte, ses mots presque emportés par le vent qui ébouriffait ses cheveux, il répondit : "Votre mari, Madame". Et puis il était parti.

Tout était dans la lettre. Oubliant complètement le chiot à la vue de l'écriture familière, Stella s'était dirigée comme une somnambule jusqu'à sa chaise près de la fenêtre. Ignorant que le petit chien l'avait suivie, elle se força à lire les paroles de son mari, les yeux remplis de larmes. Il l'avait écrite trois semaines avant sa mort et l'avait laissée aux propriétaires du chenil pour qu'elle lui soit livré avec le chiot comme son dernier cadeau de Noël. C’était plein d’amour, d’encouragement et d’avertissements à être forte. Il jurait qu'il attendait le jour où elle le rejoindrait. Et il lui avait envoyé ce jeune animal pour lui tenir compagnie d'ici là.

Se souvenant de la petite créature pour la première fois, elle fut surprise de le trouver la regardant tranquillement, sa petite bouche haletante ressemblait à un sourire comique. Stella mit les pages de côté et attrapa le paquet de fourrure dorée. Elle pensait qu'il serait plus lourd, mais il n'avait que la taille et le poids d'un petit oreiller et il était si doux et chaud. Elle le serra dans ses bras et il lui lécha la mâchoire, puis se blottit dans le creux de son cou. Les larmes recommencèrent à cet échange d'affection, et le chien la supporta pleurer sans bouger.

Finalement, Stella le posa sur ses genoux, où il la regarda solennellement. Elle essuya vaguement ses joues mouillées, puis sourit d'une manière ou d'une autre. "Eh bien, petit, je suppose que c'est à toi et moi." Sa langue rose haletait en signe d'accord. Le sourire de Stella se renforça et son regard se tourna vers la fenêtre. Le crépuscule était tombé, et la tempête semblait avoir passé le plus fort de sa fureur. À travers les flocons duveteux qui tombaient maintenant à un rythme plus doux, elle aperçut les joyeuses lumières de Noël qui bordaient les toits des maisons de ses voisins. Les airs de "Joy to the World" flottaient depuis la cuisine. Soudain, Stella ressentit la sensation la plus étonnante de paix et de bénédiction l’envahir. C'était comme être enveloppé dans une étreinte amoureuse. Son cœur battait douloureusement, mais c'était de joie et d'émerveillement, pas de chagrin ou de solitude. Elle n'aura plus jamais besoin de se sentir seule.

Reportant son attention sur le chien, elle lui dit : "Tu sais, j'ai un carton au sous-sol et je pense que tu l'aimerais. Il y a un arbre dedans et des décorations et des lumières qui vont t'impressionner comme un fou." Et je pense que je peux trouver la vieille crèche là-bas aussi. Que dirais-tu d'aller la chercher ? Le chiot aboya joyeusement en signe d'accord, comme s'il comprenait chaque mot."

C'est la fin de l'histoire. Et je terminerai avec ces réflexions sur la signification de Noël. L'amour est plus fort que la mort et atteint l'éternité avec des cadeaux de gentillesse, venant de cœurs aimants, qui peuvent réchauffer l'hiver le plus froid et apporter de la lumière dans les endroits sombres et solitaires. Et une nuit sombre dans un petit village appelé Bethléem, chacun de nous a reçu un cadeau pas comme les autres; un don d'une gentillesse surprenante et d'un amour durable, un don qui réchauffe encore aujourd'hui les cœurs, libère les captifs, repousse les ombres et apporte l'espoir et la joie pour transformer les saisons désolées de nos vies. 

Le grand don de Dieu délivré juste au moment où nous en avions le plus besoin, nous guidera à travers chaque épreuve, chaque difficulté, chaque jour de solitude et chaque nuit sans étoiles. Et un jour, nous serons tous ensemble en présence du cadeau où la solitude, la mort, la séparation et les larmes s'effaceront comme un rêve lointain. Ce cadeau est à nous en ce moment. Et Son nom est Jésus. Merci à Dieu pour son don indescriptible.

Ici James Dobson, et j'espère que vous avez apprécié cette histoire touchante de Cathy Miller. Vous savez, il me vient à l’esprit qu’il y a certaines personnes parmi notre auditoire qui se sentent comme Stella dans cette histoire. Ils sont seuls et découragés. Peut-être ont-ils perdu un être cher. Est-ce que c'est vous? Si c’est le cas, j’espère que vous trouverez la paix dans l’enfant Christ et la promesse de la vie éternelle. Joyeux Noël à tous. Bénédictions à vous.