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samedi 22 février 2020

Christ crucifié

"Nous prêchons Christ crucifié; scandale pour les Juifs et folie pour les païens (1 Corinthiens 1:23).

Cela est absurde! C'est ce que certains auditeurs de l'apôtre Paul au premier siècle pensaient de l'Évangile. Bien des gens aujourd'hui ont la même réaction quand ils entendent la proclamation du pardon par la foi en Jésus, qui a été cloué sur une croix romaine. Pour nous qui croyons, cependant, "Christ crucifié" est la preuve ultime de la sagesse, de l'amour et de la grâce de Dieu (1 Corinthiens 1:22-25). 

Beaucoup d'entre nous ont peut-être, avec raison, une aversion pour les images religieuses. Nous pouvons toutefois apprécier la réponse que fit un jour une vielle dame russe à un soldat, à l'époque où Staline était au pouvoir. Alors qu'elle embrassait les pieds de Christ transpercés par les clous dans son église, un soldat de l'armée soviétique lui demanda: Grand-mère, êtes-vous prête à aussi embrasser les pieds de Staline? "Oui, répliqua-t-elle, s'il se fait crucifier pour moi". 

Voilà pourquoi au ciel nous nous agenouillerons de bon cœur aux pieds de Jésus, l'adorant avec tant de reconnaissance que, même en cet endroit, nous ne pourrons l'exprimer pleinement. Nous tomberons à ses pieds parce qu'il a consenti à être crucifié, prenant notre place sur la croix, portant le fardeau de nos péchés. N'attendons pas d'arriver au ciel pour Lui exprimer notre reconnaissance et pour le louer. Adorons notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ aujourd'hui, chaque jour de nos vies, en parole et en action, comme de fidèles ambassadeurs du royaume de Dieu.

Que toute la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen.

dimanche 9 février 2020

Fais de l'Éternel tes délices

Fais de l'Éternel tes délices, et il te donnera ce que ton cœur désire (Psaumes 37:4).

Trop souvent, cette phrase est inversée. Elle est devenue: "Fais de tes désirs tes délices, et l'Éternel te les accordera".  

Cette façon de penser vient en partie du fait que les chrétiens voient les incroyants faire tout ce qu'ils veulent sans s'inquiéter ou être inquiétés; il semble que rien ne vient se mettre en travers de leur chemin. Ils font ce qu'ils désirent; ils sont appréciés par le plus grand nombre. Certains s'irritent contre eux, d'autres les envient; cela n'a rien de nouveau (Psaumes 37:1). 

Il faut revenir à la vraie explication de ce verset. Commençons par faire de l'Éternel nos délices, et nos désirs seront alignés sur les siens; voilà pourquoi Il répondra à nos prières. Nous regardons trop toutes choses avec les yeux de la chair. Si nous vivons réellement par la foi, nous verrons toutes choses avec les yeux de la foi. Nous verrons que tout ici-bas est vain et destiné à disparaître. Pourquoi les rechercher aussi ardemment? Jésus dira aussi de ne pas chercher les choses d'ici-bas en premier lieu en Matthieu 6:33: "Cherchez premièrement le royaume et la justice de Dieu, et toutes ces choses vous seront données par-dessus".   

La piété ne consiste pas seulement à s'attendre à Dieu pour qu'il prenne soin de nous. Il faut que nous nous soucions des choses de Son royaume. Pour cela, nous devons chercher Sa volonté. Et faire de l'Éternel ses délices, c'est de ne plus placer les désirs de la chair en premier, car ils sont la plupart du temps, pour ne pas dire toujours, contraires aux siens. C'est de le suivre pas à pas, avec la foi d'un petit enfant. Celui qui fait de l'Éternel ses délices ne s'attend pas à Lui parce qu'il pense qu'Il va satisfaire tous ses désirs temporels, car ses désirs sont désormais ceux de Dieu. Et les désirs de Dieu sont que nous menions une vie pure, exempte de toute souillure (2 Corinthiens 7:1). Les désirs du juste seront donc d'être, comme le dit la chanson, toujours plus près de Dieu, d'être rempli de son amour, des fruits de l'Esprit afin d'être un ouvrier utile pour Son oeuvre. Voilà pourquoi nous pouvons avoir l'assurance que Dieu nous accordera ce que notre cœur désire! L'apôtre Jacques dira d'une manière semblable, en parlant de la sagesse: "Si quelqu'un d'entre vous manque de sagesse, qu'il la demande à Dieu qui donne à tous simplement et sans reproche, et elle lui sera donnée" (Jacques 1:5). Dieu ne refusera jamais de répondre à nos prières et d'accorder Sa faveur lorsque nos cœurs sont alignés sur le Sien. 

Que servirait-il à un homme de voir tous ses désirs comblés, si pour cela il devait s'éloigner de Dieu pour l'éternité? Il nous faut faire entièrement confiance en notre Seigneur Jésus-Christ. Ayons un zèle ardent de le servir et de Lui obéir, sachant que nous ne sommes ici-bas que pour un temps éphémère. Ne le passons pas comme les incroyants à la poursuite du vent; reconnaissons quel privilège nous avons de pouvoir servir un si grand Dieu; qu'Il se soit fait connaître à nous alors même que nous ne méritions que la mort devrait être l'objet de notre reconnaissance pour le reste de nos jours! Rejetons tout ce qui gêne notre marche avec Christ, soyons Lui consacrés et vivons en toutes choses par Lui, et pour Lui.  Il s'occupera de tout, pour la gloire de Son nom.

Que toute la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen.

samedi 2 février 2019

Ressuscités avec Christ

Si donc vous êtes ressuscités avec Christ, cherchez les choses d'en haut, où Christ est assis à la droite de Dieu (Colossiens 3:1).

Trop souvent, certaines personnes pensent que, parce qu'elles font une belle profession de foi, Dieu est satisfait et ne leur demande rien de plus. Nous voyons avec ce verset qu'avec la profession de foi vient une obligation: celle de se détacher des choses de ce monde pour s'attacher à celle de Dieu. Il est vrai que nous ne sommes plus sous la loi de Moïse. Nous ne sommes plus soumis à des rites rigoureux à observer sous peine de mort, mais nous sommes désormais sous la loi de l'obéissance (1 Samuel 15:22). 

C'est une obligation pour le chrétien de marcher d'une manière digne du Roi duquel il se réclame. L'apôtre Paul nous compare à des ambassadeurs (2 Corinthiens 5:20). Un ambassadeur ne se représente pas lui-même, mais il représente son pays. Dès lors que nous professons être "nés de nouveau", c'est à dire ressuscités avec Christ, c'est qu'auparavant nous sommes passés par la morts. Nous avons dû mourir à nous-mêmes, mourir aux convoitises qui font la guerre à l'âme; mourir à nos pensées mauvaises qui sont contraires à la sainteté de Dieu; mourir, donc, au péché, car nous ne sommes pas morts seuls, mais avec Christ, qui a vaincu toutes ces choses pour nous et qui nous a préparé une voie, afin que nous y marchions. La voie qu'Il nous a préparé n'est pas une voie facile et agréable pour la nature pécheresse; elle est en fait tout son contraire. Nous ne vivons pas dans un monde où prêcher l'abandon du moi rend populaire. Tout autour de nous nous pousses à ne rechercher que la satisfaction du "moi" et de toutes nos pensées et convoitises, car il nous est inculqué que "ce qui est mal pour l'un n'est pas forcément mal pour l'autre" et que "chacun doit faire son propre chemin", mais ce chemin en est un de perdition, dans lequel beaucoup s'engagent sans se demander si Dieu approuve leur conduite. 

Il est anormal que des chrétiens vivent comme des païens, marchant de la même manière qu'eux, allant dans les mêmes lieux, se divorçant et convoitant comme eux, en n'ayant aucun soucis d'être un objet de scandale pour l'un de ces petits (Matthieu 18:6). Lorsqu'un païen regarde une telle personne et ne peut pas trouver de différence entre leur manière de vivre, c'est qu'un miroir doit être placé devant la face de ce chrétien afin qu'il voit sa conduite, telle qu'elle est. Ce miroir, c'est la Parole de Dieu. Elle a été écrite d'abord pour moi. Les reproches qui s'y trouvent, lorsqu'ils s'appliquent à ma conduite, je dois les prendre pour moi. Je dois les accepter, parce qu'en réalité c'est Dieu qui me parle et qui m'appelle à la repentance. Il veut que Sa grâce soit à l'oeuvre en moi, mais je dois d'abord accepter le fait que je ne suis qu'un pauvre pécheur, et si ça se trouve, un chrétien rétrograde.

Certains diront: Mais Jésus n'a-t-il pas déjà tout accompli? Oui, Jésus a tout accompli ce que le Père lui avait demandé de faire, mais ce qu'Il ne peut pas accomplir, c'est de mépriser pour nous les choses de ce monde qui sont en contradiction avec Sa Parole et de ne désirer que celles qui sont célestes. Il n'obligera jamais personne à obéir à la Parole de Dieu, Il ne peut le faire.

Nos prétentions chrétiennes doivent donc être à la mesure de nos actions. Jésus était en communion avec le Père et Il a fait les œuvres du Père tout Sa vie. De la même manière, si nous prétendons être en communion avec Jésus, nous devons marcher comme Il a marché (1 Jean 2:6). Celui qui vit en Christ voit Christ habiter en lui par son Esprit Saint, qui le dirige dans toute sa conduite. Les bonheurs de ce monde sont passagers, mais le bonheur Céleste est éternel. Assurons-nous de garder une foi pure, nous gardant de toutes souillures de la chair et de l'esprit, en achevant notre sanctification dans la crainte de Dieu (2 Corinthiens 7:1. La grâce de Dieu nous purifie, mais la sainteté doit être l'objet de nos pensées et de nos prières. 

En terminant, laissons la parole à l'apôtre Pierre, qui vient corroborer ce que nous venons d'étudier. "Comme des enfants obéissants, ne vous conformez pas aux convoitises que vous aviez autrefois, quand vous étiez dans l'ignorance. Mais puisque celui qui vous a appelés est saint, vous aussi soyez saints dans toute votre conduite, selon qu'il est écrit: Vous serez saints, car je suis saint. Et si vous invoquez comme Père celui qui juge selon l'oeuvre de chacun, sans acception de personnes, conduisez-vous avec crainte pendant le temps de votre pèlerinage, sachant que ce n'est pas par des choses périssables, par de l'argent ou de l'or, que vous avez été rachetés de la vaine manière de vivre que vous aviez héritée de vos pères, mais par le sang précieux de Christ, comme un agneau sans défaut et sans tache, prédestiné avant la fondation du monde, et manifesté à la fin des temps, à cause de vous, qui par lui croyez en Dieu, lequel l'a ressuscité des morts et lui a donné la gloire, en sorte que votre foi et votre espérance reposent sur Dieu" (1 Pierre 1:14-21). 

Que toute la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen.

samedi 14 juillet 2018

La comparaison du pécheur

"Il n'en est aucun qui fasse le bien, pas même un seul" (Psaumes 14:3).

Un employé de la division des comptes à payer d'un grand magasin m'a appris des choses sur la nature humaine. Il m'a dit qu'il reçoit très souvent las même réponse des clients qui manquent de payer leurs factures. Ils disent: "Je sais qu'il doit y avoir d'autres qui vous doivent bien plus d'argent que moi. Laissez-moi donc tranquille!"

L'employé m'a ensuite dit: "Ils ne comprennent absolument pas. Bien sûr, il y a des tas d'autres personnes qui doivent plus qu'eux, mais je dois tout de même leur dire poliment: "Écoutez, il ne s'agit pas de ce que quelqu'un d'autre doit. Nos dossiers disent que votre compte est en souffrance"!"

La tendance de l'homme pécheur a toujours été de détourner l'attention de lui vers les autres. Les gens religieux excusent leurs inconséquences en parlant des "païens" qui les entourent, et les "païens" tentent d'éviter la question en parlant des hypocrites parmi les religieux. Dieu, quant à Lui, ne se laisse pas prendre à ce jeu.

Quand quelqu'un d'autre semble être un plus grand pécheur que nous, ce n'est qu'une illusion. Plus vite nous nous rendrons compte que nul ne doit plus à Dieu que nous, plus nous aurons la chance de recevoir son pardon gratuit. Il n'accorde son pardon qu'à ceux qui reconnaissent humblement qu'ils sont désespérément endettés envers Lui.

Que toute la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen.

samedi 16 décembre 2017

Satan peut-il connaître nos pensées?

Satan est limité. Très limité. Pourtant, sa connaissance de la nature humaine est très élevée. Pour cause! La nature humaine et sa propre nature sont extrêmement liés depuis la chute du premier Adam. Il sait comment entraîner les gens au péché. Maintenant, satan connaît-il toutes nos pensées? Il est probable que non. Lorsque nous lisons Job 1:8-10, nous comprenons que l'ennemi ressemble à un pêcheur qui lance sa ligne à l'eau et qui espère attraper un poisson. Il pensait qu'en enlevant à Job tout ce qu'il possédait, ce dernier abandonnerait Dieu. Nous pouvons penser que s'il avait réellement connu toutes les pensées de Job, il aurait su qu'il ne valait pas la peine qu'il s'acharna sur lui, car il ne renierait jamais l'Éternel. Mais comme le pêcheur têtu à qui on a dit qu'il ne valait pas la peine d'aller pêcher sur tel lac, car il est réputé n'y avoir aucun poisson, il y retourne à maintes reprises et y lance sa ligne, espérant attraper un poisson égaré.  

Nous savons aussi qu'il est celui qui nous pousse au péché en utilisant la faiblesse de notre nature humaine pour nous faire penser et agir de manière contraire à ce que Dieu attend de nous, qui professons être ses enfants. 

Commençons par la Genèse. L'homme et la femme avaient été créés à l'image de Dieu. Mais le serpent vint et les tenta, et l'homme et la femme, obéissant au serpent plutôt qu'à Dieu, consommèrent le fruit défendu. Ce faisant, ils laissèrent entrer en eux la nature du serpent, le diable, d'où les meurtres et tout le mal que les hommes peuvent commettre. La question qui se pose est donc la suivante: le diable connaît-il ou non sa propre nature, qui est maintenant en quelque sorte attachée à nous dès notre naissance? Certainement! C'est pourquoi il est si important que les humains s'attachent et se confient en Celui-là seul qui peut les délivrer de cette nature pécheresse: le Christ (Genèse 3:15).

Car malheureusement, à cause de cette nature, l'ennemi nous connaît trop souvent mieux que nous nous connaissons, car nous aimons à croire que nous sommes bons tels que nous sommes. Mais nous avons l'exemple d'Adam qui, après avoir désobéi, se vit poser cette question par Dieu: Où es-tu? (Genèse 3:9) Nous avons l'obligation d'entendre cette question aujourd'hui afin de nous remettre en question, mais nous refusons trop souvent de reconnaître nos égarements. Encore moins voulons-nous fouiller dans les moindres recoins de nos cœurs afin d'y déloger tout de qui n'est pas de Dieu! 

L'ennemi a alors beau jeu, car en tant que "prince de la puissance de l'air" (Éphésiens 2:2), il règne sur les pensées et désirs de ceux (chrétiens ou non) qui refusent de se soumettre à Dieu en amenant toutes pensées captives à l'obéissance de Christ (2 Corinthiens 10:5).
Il connaît nos faiblesses, et il sait l'endroit où il pourra nous tenter sans même que nous ne voulions réellement lui résister, sachant que nous apprécions tel ou tel autre péché caché dans nos vies. Et s'il n'y en a pas, il va essayer de toutes les manières. Ne nous surprenons pas de cela; il a même tenté Jésus en utilisant des passages de la Bible (Matthieu 4:1-11). 

Peut-être satan ne peut-il pas connaître l'ensemble de nos pensées, car la Bible ne dit rien à ce sujet, mais une chose demeure, et ce, depuis la création, c'est qu'il essaie de les contrôler et de les dominer afin de nous emmener à lui obéir plutôt qui'à Dieu.

Prenons un exemple concret. Un jour à l'église, un homme marié, qui était aussi pasteur jeunesse, remarqua dans l’assistance une femme qu'il n'avait jamais vu auparavant. Immédiatement, la pensée lui vint que c'était une très belle femme! Un véritable serviteur de Dieu, s'il avait une telle pensée, dirait en son cœur: "Arrière-moi satan, car tu ne penses pas comme Dieu". Et de prier ensuite: "Seigneur, vois l'ennemi qui m'attaque en ce moment. Je te remercie de ce que Tu habites en moi par ton Esprit et qu'en toi, je suis plus que vainqueur, car tu as déjà vaincu mon ennemi à la croix". Et de continuer de rendre grâce à Dieu pour cette épouse et pour toutes les bénédictions divines dans sa vie. 

Mais notre pasteur jeunesse ne fit rien de tel. Il accepta la pensée en son cœur et ne la chassa pas. Les choses auraient pu en rester là, mais l'ennemi avait appâté le piège et sa proie rôdait autour.  

N'oublions pas; nous l'avons vu précédemment, l'ennemi ne connaît peut-être pas l'ensemble de nos pensées, mais il essaie de les contrôler et de les dominer. Et il sait que "c'est de l'abondance du cœur que la bouche parle" (Matthieu 12:34). Il n'est nul besoin ici de cacher nos paroles de l'ouïe de l'ennemi; ce que nous faisons ou ne faisons pas veut dire plus que bien des paroles. Un homme que l'ennemi trouve en train de prier son Père céleste (seulement dans le précieux nom de Jésus) ne cédera pas à la tentation comme l'autre qu'il trouvera, oisif, et n'ayant pas prié depuis Dieu seul sait quand. 

L'attitude d'une personne face à une situation donnée exprime clairement ce dont son cœur est plein. Et lorsque l'ennemi voit que nous refusons de le combattre avec les armes spirituelles mises à notre disposition par Dieu lui-même, eh bien, il sait qu'il y a là un filon à exploiter, et il ne le lâchera pas tant qu'il n'aura pas atteint son but; savoir, nous éloigner de Jésus, le bon Berger, afin de nous détruire et de nous priver des bénédictions que Dieu avait en réserve pour nous.

Mais revenons à notre exemple. Devons-nous être surpris que, quelques semaines plus tard, la jeune femme demanda et obtint une rencontre avec le pasteur jeunesse, soit-disant dans le but "d'avoir de l'aide et des conseil spirituels". Quoi de plus normal, direz-vous. Cette femme devait être un bébé dans la foi, et elle avait besoin d'être guidée. Peut-être avez vous raison. Mais il est de notre devoir d'êtres prudents comme les serpents (Matthieu 10:16; Proverbes 27:12), car nous savons que le diable rôde comme un lion cherchant une proie à dévorer (1 Pierre 5:8). Ce pasteur jeunesse, n'étant pas dirigé par l'Esprit Saint, car étant encore sous l'emprise de sa chair, (les deux ne sont pas compatibles, voir Romains 8:5-6 et Galates 5:16-17) ne sût pas voir les manigances de l'ennemi derrière tout cela. Non seulement ne rejeta-t-il pas la pensée mauvaise que l'ennemi lui suggéra la première fois qu'il vit cette jeune femme, mais il l'entretint. Le jour du rendez-vous, connaissant ses propres pensées, il aurait dû demander à son épouse ou à une femme de foi de son église de l'accompagner dans son bureau avec la jeune femme, mais il n'en fit rien. 

Manifestement, cet homme n'était pas en mesure de faire du counseling, parce que c'est lui qui aurait dû demander conseil, car il était aux prises avec le même péché que le roi David avec Bath-Schéba. Mais il était trop perdu dans son péché d'adultère, qu'il avait déjà commit en son propre cœur (Matthieu 5:28) ; il ne pouvait, et ne voulait pas offrir de résistance à l'ennemi. Il voulait être seul avec cette femme, afin de satisfaire ses convoitises. Dieu a ses serviteurs, et l'ennemi a les siens. Si nous ne servons pas Christ; nous servons l'ennemi. Il n'y a pas de zone grise avec Dieu. Cela peut sembler dur et sévère, mais ce sont les paroles de Jésus. "Celui qui n'est pas avec moi est contre moi, et celui qui n'assemble pas avec moi disperse (Matthieu 12:30). Ce n'est pas un enseignement populaire de nos jours, car nous aimons croire que nous pouvons continuer à vivre à peu de choses près comme nous vivions avant de connaître Christ tout en nous auto-proclamant "enfants de Dieu nés de nouveau". Mais un enfant de Dieu né de nouveau ne s'attache pas aux choses de la chair; il a une sainte haine du péché sous toutes ses formes, car l'Esprit de Dieu qui habite en lui le dirige et l'entraîne vers ce qui est juste et saint. Il lui fait aimer seulement ce qui est de Dieu. Aussi lui donne-t-il le discernement, afin de ne pas tomber sous l'emprise du diable!

Un autre rendez-vous de "counseling" fût pris, , et un autre encore. Jacques 1:14-15 nous dit que "chacun est tenté quand il est attiré et amorcé par sa propre convoitise. Puis la convoitise, lorsqu’elle a conçu, enfante le péché; et le péché, étant consommé, produit la mort." Ces rencontres dites de "counseling" conduisirent à la mort d'un mariage et à la garde partagée de deux enfants. Ils habitaient une semaine chez la mère, et la semaine suivante chez le père, le-dit pasteur jeunesse. Était-ce la volonté de Dieu que cette famille soit détruite de cette manière? Certainement pas! L'oeuvre du diable est manifeste en ce qu'il n'édifie pas, mais il détruit. C'est là son but, et il s'oppose constamment à l'oeuvre de Dieu dans nos vies. Attention donc; que celui qui pense être fort et debout prenne garde de ne pas tomber! (1 Corinthiens 10:12)

Cet exemple en est un parmi tant d'autres; comprenons simplement que l'ennemi essaie de copier Dieu. Seulement, il est toujours à l'inverse de notre Père céleste. Ce que Dieu fait en bien, l'ennemi le fait en mal. Dieu nous connaît, et Il désire nous purifier afin que nous marchions d'une manière sainte. L'ennemi, lui, désire nous contrôler afin que nous marchions d'une manière déréglée et désagréable à Dieu. Et c'est encore mieux pour lui s'il peut "attraper" des chrétiens, ou soi-disant chrétiens, car ainsi, le nom de Jésus est blasphémé parmi les païens. N'oublions pas que la maîtrise de soi est un don de l'Esprit de Dieu, et beaucoup en sont privés, prouvant par là que l'Esprit de Dieu n'habite pas en eux.

Donc; satan connaît-il exactement toutes nos pensées? Probablement pas, car la Bible n'en fait pas mention. Mais qu'il connaisse une chose ou mille sur nous ne changera rien au fait que nous devons toujours être prêts à lui résister avec toutes les armes du chrétiens, "car nous n’avons pas à lutter contre la chair et le sang, mais contre les dominations, contre les autorités, contre les princes de ce monde de ténèbres, contre les esprits méchants dans les lieux célestes (Éphésiens 6:12).

Que le Seigneur nous aide à persévérer dans la prière et les supplications, Amen.