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dimanche 9 mars 2025

Le chrétien en armure complète, par William Gurnall, 9e partie

 

La raison pour laquelle le chrétien doit être armé (des armes de Dieu), c'est "afin que vous puissiez résister aux ruses du diable".

Ces mots nous présentent la raison pour laquelle le soldat chrétien doit être ainsi complètement armé : "Afin que vous puissiez résister aux ruses du diable." La force de cet argument réside dans ces deux détails ou branches. Premièrement, le danger, s’il n’est pas armé. L’ennemi ne se présente pas comme étant méprisable, pas moins que le diable, qui se présente comme un ingénieur astucieux par ses ruses et ses stratagèmes. Deuxièmement, la certitude de résister à tous ses assauts et à toutes ses ruses, si nous sommes ainsi armés. Comme il n’y a pas de résistance sans armure, il n’y a pas de crainte de tomber entre les mains du démon si nous sommes armés.

Premier détail; le danger si nous ne sommes pas armés. L'ennemi du saint est le diable, décrit par ses ruses, proprement dites, les méthodes de Satan. Le mot grec signifie "l'art et l'ordre", qu'on observe dans le traitement d'un point ; nous disons qu'un tel individu est méthodique. Or, comme il faut faire preuve d'ingéniosité et de finesse d'esprit pour composer un discours de cette façon, il est donc traduit pour exprimer la subtilité de Satan, dans la mise à exécution de ses complots et de ses stratagèmes, dans ses préparatifs de guerre contre le chrétien.

En effet, le soldat expérimenté a son ordre aussi bien que le savant ; il y a une méthode dans la formation d'une armée, aussi bien que dans la formulation d'un argument. La note qui se trouve devant nous est; la doctrine.

Le diable est un ennemi très subtil. Le chrétien est le plus en danger à cause de sa politique et de ses ruses. On l’appelle le vieux serpent, le serpent subtil au-dessus des autres créatures, un vieux serpent au-dessus des autres serpents. Satan était trop rusé pour l’homme dans sa perfection, encore plus maintenant dans son état mutilé, n’ayant jamais récupéré de cette première fissure qu’il avait eue dans son entendement, par la chute d’Adam. Et comme l’homme a perdu, Satan a acquis de plus en plus d’expérience; il a perdu sa sagesse, en effet, dès qu’il est devenu un diable, mais, depuis, il a augmenté sa ruse ; bien qu’il n’ait pas assez de sagesse pour faire du bien, il a cependant assez de subtilité pour faire du mal aux autres. 

Dieu nous montre où réside sa force, lorsqu’il promet qu’il écrasera la tête du serpent ; sa tête écrasée, il meurt sur-le-champ. Maintenant, pour traiter ce point de la subtilité de Satan, nous allons le considérer dans ses deux desseins maléfiques, et vous montrer ainsi ses ruses et ses politiques. Son premier dessein maléfique est d’entraîner dans le péché. Le deuxième but est d’accuser, de vexer et de troubler le saint pour son péché. Le premier but de Satan est de nous entraîner dans le péché. 

Considérons le diable comme un tentateur du péché, et là il nous montre sa ruse et sa subtilité dans trois domaines. Premièrement, il choisit le moment le plus avantageux pour la tentation. Deuxièmement, il gère les tentations en les disposant d'une manière et d'une forme qui montrent son habileté. Troisièmement, il choisit des instruments appropriés à son tour, pour mener à bien son projet. 

La subtilité de Satan dans le choix des saisons les plus favorables pour tenter.

Premièrement. Satan montre sa subtilité dans le choix des moments les plus propices et les plus avantageux pour tenter. "Il y a un moment pour chaque chose", dit Salomon en Ecclésiaste 3:1. C’est-à-dire un moment opportun qui, une fois pris, permet de mener à bien une affaire avec facilité et rapidité. C’est pourquoi le même homme sage donne cette raison pour laquelle l’homme échoue si souvent et est déçu dans ses entreprises, "parce qu’il ne connaît pas son temps", Ecclésiaste 9:12.

Il vient quand l’oiseau s’est envolé. Une centaine de soldats à un moment donné peuvent faire tourner une bataille, sauver une armée, alors que des milliers ne le feront pas à un autre moment. Satan sait quand faire ses approches, quand sa victime est le plus susceptible d’être diverti. De même que le Christ a la langue des savants pour dire un mot en temps opportun, de conseil et de réconfort à une âme qui doute et qui s’effondre, de même Satan connaît son cœur noir et son habileté infernale pour dire des mots de séduction et de tentation ; et un mot en temps opportun est un mot avec lequel il peut avoir du succès. 

Je vais vous donner un aperçu de sa subtilité dans les saisons particulières qu'il choisit de tenter. Ces saisons particulières sont : 

Premièrement. Quand le chrétien est nouvellement converti. A peine cet enfant de grâce est-il né que ce dragon déverse après lui un flot de tentations. Il a enseigné aux Égyptiens quelques-unes de ses propres méthodes, lorsqu’il leur a enseigné le baptême sanglant et cruel qu’ils pratiquaient sur les bébés israélites, en les jetant dans le fleuve dès leur naissance. Le premier cri de la nouvelle créature donne à toutes les légions de l’enfer une alarme. 

Ils sont aussi troublés que l'étaient Hérode et Jérusalem à la naissance du Christ ; et maintenant ils siègent en conseil pour ôter la vie à ce roi nouveau-né. Les apôtres ont rencontré de l'opposition et de la persécution dans leurs derniers jours quand ils étaient dotés de plus grandes portions de l'Esprit, mais ils ont été tentés par Satan dans leurs premiers jours, quand ils étaient jeunes convertis; comme vous pouvez le constater dans les différents passages qui les concernent. Satan savait que la grâce intérieure n'était que faible, et que les provisions promises à la venue de l'Esprit n'étaient pas arrivées. Et quand un ennemi est-il plus susceptible de prendre la ville que dans une condition aussi basse ? Et ainsi il les éprouve tous.

En effet, les avantages (pour l'ennemi) sont si nombreux que nous pouvons nous demander comment le jeune converti s’en sort avec sa vie, la connaissance étant faible, et elle le laisse si vite tomber dans l’erreur, surtout dans les temps divisés, où de nombreuses voies sont présentées, l’une disant : Voici le Christ, l’autre : Voici le Christ. Et le chrétien est prêt à penser que tout homme qui vient avec de bonnes paroles a des intentions honnêtes, comme un petit enfant qui s’est égaré dans la maison de son père, est enclin à suivre quiconque (qu'il connaît un peu) lui offre sa conduite ou son expérience.

Et si Adam, dont la connaissance était si parfaite, fut pourtant bientôt trompé, étant agressé avant d’être bien au chaud dans ses nouvelles possessions, combien plus d’avantages Satan a-t-il avec le nouveau converti ! En lui, il trouve toute grâce dans une grande indisposition à résister, à la fois par sa propre faiblesse et par la force de la corruption contraire, qui généralement chez de tels hommes n’est pas mortifiée. Cela fait qu’elle agit avec plus de difficulté et de mélange, comme dans un feu nouvellement allumé, où la fumée est plus importante que la flamme, ou comme la bière nouvellement versée qui coule épaisse. Ainsi, bien que l'affection paraisse plus forte chez ces personnes, et qu'elle se traduise par une plus grande abondance de devoirs que chez d'autres, elle est cependant accompagnée de plus de passions charnelles, que Satan connaît, et choisit donc d'attiser ce qu'il voit déjà troublé.

Deuxièmement. Quand le chrétien est assailli par une grande affliction, c'est comme un chemin sans issue ou un endroit solitaire, propice à ce voleur pour demander sa bourse. Un capitaine expert s'efforce d'abord de faire une brèche dans la muraille, puis se lance à l'assaut de la ville. Satan a d'abord obtenu de Dieu le pouvoir d'affaiblir Job dans sa propriété, ses enfants, sa santé et d'autres conforts qu'il avait, et maintenant il le tente d'impatience, et ainsi de suite ; il laisse le Christ jeûner quarante jours avant qu'il vienne, puis il se met à son travail ; comme une armée qui attend jusqu'à ce qu'un château soit à court de provisions, et envoie alors des offres, jamais plus susceptible d'être embrassée que dans une telle situation. La tentation est forte lorsque la voie du soulagement semble passer par le péché avec lequel Satan courtise ; quand on est pauvre et que Satan arrive... Quoi ! Tu préfères mourir de faim plutôt que de franchir la haie et voler pour tes provisions ? Cela suffit à mettre la chair et le sang à l'épreuve.

Troisièmement. Quand le chrétien s’attèle à une entreprise notable pour la gloire de Dieu, Satan se tient alors comme un serpent sur le chemin, "une vipère sur le sentier qui mord les talons de son cheval, de sorte que son cavalier tombe à la renverse". Ainsi, il se tenait à la droite de Josué "pour lui résister". La main droite est la main qui travaille, et sa présence à cet endroit implique le désir de l'entraver dans son entreprise. En effet, le diable n'a jamais été ami avec l'œuvre du temple, et c'est pourquoi cette œuvre est en cours depuis si longtemps. Quelle belle excuse il donne aux Juifs : le temps n'est pas venu ! Le temps de Dieu est venu, mais pas celui du diable, et c'est pourquoi il les pousse à faire ce travail pauvrement (Esdras 1, 2, 6, 8), pervertissant le sens de la providence comme si le temps n'était pas venu, parce "qu'ils étaient si pauvres" ; alors qu'ils ne prospèrent pas parce qu'ils ne se sont pas mis plus tôt à l'œuvre, comme Dieu le leur avait dit clairement.

Paul et Barnabas avaient un projet sacré dans leurs pensées; aller visiter les frères dans chaque ville et renforcer leur foi. Le diable savait quel coup cela pourrait porter à son royaume ; leurs visites pourraient l'empêcher dans ses projets, et il suscite une malheureuse différence entre ces deux saints hommes, qui s'échauffent tellement qu'ils se séparent, Actes 15:36-39. Il y a eu deux périodes remarquables dans la vie du Christ, son entrée et sa sortie, son entrée dans son ministère public lors de son baptême, et sa fin lors de sa passion, et dans les deux cas, nous voyons le diable l'affronter férocement. Plus ta place est publique, chrétien, et plus ton service pour Dieu est éminent, plus tu dois t'attendre à ce que le diable ait un dessein plus dangereux contre toi ; et donc si chaque simple soldat a besoin d'une armure contre les balles de tentation de Satan, alors les commandants et les officiers, qui se tiennent au front de la bataille, en ont bien plus besoin!

Quatrièmement. Quand il a la présence d'un objet pour renforcer sa tentation. Ainsi, il prend Eve alors qu'elle est près de l'arbre et l'a dans l'œil, c'est à ce moment qu'il doit faire le mouvement, de sorte qu'en attaquant deux portes à la fois, il pourrait être plus difficile pour elle d'empêcher la réussite de sa tentation ; et si l'œil d'Eve a si tôt affecté son cœur d'un désir démesuré, alors il lui est beaucoup plus facile maintenant, par la présence de l'objet, d'exciter et d'activer cette convoitise qui sommeille dans le cœur.

De même que Naomi envoya sa belle-fille se coucher aux pieds de Boaz, sachant bien que s’il la supportait là, il y aurait de l’espoir qu’il pourrait enfin la prendre pour femme. Si le chrétien peut laisser l’objet s’approcher de si près, Satan se promettra que sa tentation pourra être acceptée avec le temps. C’est pourquoi nous devons veiller, si nous ne voulons pas céder au péché, à ne pas passer ou nous asseoir à la porte de l’occasion. Ne regarde pas cette beauté d’un œil égaré, sans quoi tu ne serais pas fait prisonnier. Ne discute pas avec ce que tu ne veux pas laisser entrer dans ton cœur. La conversation engendre l’affection : c’est ainsi que certains ont été amenés à épouser des personnes qu’ils pensaient d’abord ne pas pouvoir aimer.

Cinquièmement. Après les grandes manifestations de l'amour de Dieu, vient alors le tentateur. Telle est la faible constitution de la grâce, qu'elle ne peut supporter ni les sourires ni les froncements de sourcils de Dieu sans se faire piéger ; comme quelqu'un l'a dit de notre nation anglaise, elle ne peut supporter ni la liberté ni la servitude. Il en va de même pour l'âme. Si Dieu sourit et s'ouvre un peu à nous, nous sommes alors enclins à devenir hautains et libertins ; si nous fronçons les sourcils, nous nous enfoncerons d'autant en ce qui concerne notre foi. 

Ainsi, l’un, comme le beau temps et les rayons chauds, fait pousser les mauvaises herbes de la corruption ; et l’autre, comme les fortes gelées, arrache et tue même les fleurs de la grâce. Le chrétien est en danger des deux côtés ; c’est pourquoi Satan profite de l’abondance du confort du chrétien, comme un tricheur qui s’installe avec un jeune héritier qui vient de recevoir ses rentes et ne le quitte jamais avant de l’avoir débarrassé de son argent. 

Ainsi Satan ment sur le piège, pour entraîner un saint dans un péché ou un autre, dont il sait qu'il fera bientôt fuir sa joie. Y a-t-il jamais eu un plus grand témoignage du ciel que Pierre ? Matthieu 16:17, où Christ le déclare bienheureux et lui accorde un honneur singulier, en faisant de lui le représentant de tous ses saints. Nul doute que cette faveur faite à Pierre ait excité l'esprit envieux (de l'ennemi) pour qu'il tombe plus tôt sur lui. Si la tunique bigarrée de Joseph a poussé les patriarches à comploter contre lui leur frère, il n'est pas étonnant que la malveillance ait poussé Satan à montrer sa méchanceté, là où Christ avait mis une telle marque d'amour et d'honneur ; c'est pourquoi nous le trouvons bientôt aux côtés de Pierre, faisant de lui son instrument pour tenter son Maître, qui réprimande Pierre en lui disant : "Arrière de moi, Satan."

Celui qui semblait être un rocher, à présent, est, par la ruse de Satan, une pierre d'achoppement sur laquelle Christ peut trébucher. De même, David, lorsqu'il avait reçu de si merveilleuses miséricordes, s'était installé sur son trône avec la ruine de ses ennemis, oui, pardonné de son péché sanglant, et maintenant prêt à poser sa tête en paix dans la poussière, Satan intervient pour obscurcir ses pensées et le tente de dénombrer le peuple ; Satan est si ambitieux qu'il cherche avant tout à jeter le saint dans la boue du péché, alors même que son vêtement est le plus propre.

Sixièmement. A l'heure de la mort, quand le saint est à terre et prosterné dans sa force physique, ce lâche s'abat sur lui. C'est en effet la dernière carte qu'il a à jouer ; maintenant ou jamais ; il doit le vaincre maintenant et pour toujours. Comme on dit du serpent naturel, on ne le voit jamais dans toute sa longueur avant de mourir ; ainsi ce serpent mystique ne fait jamais plus d'efforts
que lorsque son temps est court. Alors même que le saint entre dans l'éternité, le voici qui lui marche sur les talons, et alors qu'il ne peut pas (le faire) trébucher de manière à entraver son arrivée au ciel, il essaie au moins le blesser, afin qu'il y aille avec plus de douleur.

dimanche 6 février 2022

Le serpent d'airain

Moïse fit un serpent d'airain, et le plaça sur une perche, et quiconque avait été mordu par un serpent, et regardait le serpent d'airain, conservait la vie (Nombres 21:9).


Ce serpent d'airain élevé par Moïse n'était pas une excuse, comme certains le prétendent, pour nous permettre d'adorer, en quelque sorte, des images ou des statues quelconques. Ce n'était qu'un symbole du Christ qui allait venir plus tard pour délivrer la race humaine de la morsure du péché dont nous sommes tous atteints. Moïse était un prophète qui annonçait Jésus-Christ. 

Nous lisons en Exode 20:24: "Tu m'élèveras un autel de terre, sur lequel tu offriras tes holocaustes et tes sacrifices d'actions de grâces, tes brebis et tes bœufs". L'élévation de l'autel; du sang devait être versé pour le pardon des péchés. C'était une ombre des choses à venir, ces choses ne devaient durer qu'un temps, en attendant Celui qui devait venir. Plus tard, quand le temple fût construit, il y avait le lieu saint, qui était séparé par un voile du saint des saints. Les sacrificateurs pouvaient entrer dans le lieu saint pour faire le service en tout temps, mais seul le souverain sacrificateur pouvait entrer une fois l'an dans le saint des saints pour y apporter du sang d'animaux pour lui-même et pour les péchés du peuple (Hébreux 9:6-7). C'était encore une fois une image des choses à venir. 

Hébreux 9:12-14 nous dit que Jésus est non seulement le sacrificateur, mais le sacrifice sans tache offert une fois pour toutes pour le pardon de nos péchés afin que nous servions le Dieu vivant! C'est la raison pour laquelle Il est le seul chemin qui conduit au Père. Aucune religion ne peut nous faire entrer en présence du Père, hormis par le sang de Christ. Lorsqu'Il est mort sur la croix, le voile du temple séparant le lieu saint du lieu très saint s'est déchiré de haut en bas (Matthieu 27:51), et cela est très important et à une signification particulière. Jusque-là, les sacrifices étaient toujours offerts par les hommes, et montaient vers le Père. Ils partaient du bas, et n'avaient donc qu'une valeur symbolique et temporaire. Mais lorsque le Seigneur Jésus est venu d'auprès du Père, à la fois homme et Dieu, pour s'offrir Lui-même en sacrifie vivant, c'était Dieu qui venait vers nous afin de nous pardonner et rétablir une communion avec nous. Cette communion avec le Père ne se fait donc que par Jésus seul. En 1 Timothée 2:5, l'apôtre Paul dira en effet qu'il n'y a un seul Dieu, et qu'un seul médiateur entre Dieu et les hommes: Jésus-Christ. Nous pouvons maintenant entrer en communion avec le Père, dans le lieu très saint, à cause de Jésus et de Son sacrifice parfait. 

Il nous pardonne de nos péchés, mais encore faut-il que nous venions à Lui avec repentance et humilité. Reconnaissons la valeur réelle du sacrifice de Jésus, que nos cœurs endurcis soient attendris et préparés à entrer dans la sainte présence de Dieu, non seulement ici-bas, mais là-haut dans la gloire. Jésus s'est offert en sacrifice une fois pour toute. Hébreux 9:27-28 nous dit en effet que "comme il est réservé aux hommes de mourir une seule fois, après quoi vient le jugement, de même Christ, qui s'est offert une seule fois pour porter les péchés de plusieurs, apparaîtra sans péchés une seconde fois à ceux qui l'attendent pour leur salut". 

Christ est venu, Il a été élevé sur la croix, il y est mort, et c'est par ses meurtrissures que nous sommes guéris (Esaïe 53:5). De la même manière que les Israélites regardaient au serpent d'airain, levons les yeux vers Christ, Il est notre seul espoir dans ce monde déchu. Il dira en Jean 6:63: "Les paroles que je vous ai dites sont esprit et vie". L'apôtre Paul dira en Galates 5:25 que "nous vivons par l'Esprit". Il faut donc que l'Esprit de Dieu dirige toute notre conduite, qu'il nous dirige dans l'enseignement que Jésus nous a laissé. C'est Son Esprit qui nous aide à comprendre et à mettre en pratique la Parole que notre Seigneur nous a laissé. Il est la lumière sur notre sentier; notre espérance alors que tout autour de nous semble sans espoir. Souvenons-nous, Dieu est toujours sur Son trône de gloire. Rien ne le surprend, gardons simplement les yeux fixés sur Jésus-Christ en toutes circonstances, et Il aplanira nos sentiers.

Que toute la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen.    

samedi 16 décembre 2017

Satan peut-il connaître nos pensées?

Satan est limité. Très limité. Pourtant, sa connaissance de la nature humaine est très élevée. Pour cause! La nature humaine et sa propre nature sont extrêmement liés depuis la chute du premier Adam. Il sait comment entraîner les gens au péché. Maintenant, satan connaît-il toutes nos pensées? Il est probable que non. Lorsque nous lisons Job 1:8-10, nous comprenons que l'ennemi ressemble à un pêcheur qui lance sa ligne à l'eau et qui espère attraper un poisson. Il pensait qu'en enlevant à Job tout ce qu'il possédait, ce dernier abandonnerait Dieu. Nous pouvons penser que s'il avait réellement connu toutes les pensées de Job, il aurait su qu'il ne valait pas la peine qu'il s'acharna sur lui, car il ne renierait jamais l'Éternel. Mais comme le pêcheur têtu à qui on a dit qu'il ne valait pas la peine d'aller pêcher sur tel lac, car il est réputé n'y avoir aucun poisson, il y retourne à maintes reprises et y lance sa ligne, espérant attraper un poisson égaré.  

Nous savons aussi qu'il est celui qui nous pousse au péché en utilisant la faiblesse de notre nature humaine pour nous faire penser et agir de manière contraire à ce que Dieu attend de nous, qui professons être ses enfants. 

Commençons par la Genèse. L'homme et la femme avaient été créés à l'image de Dieu. Mais le serpent vint et les tenta, et l'homme et la femme, obéissant au serpent plutôt qu'à Dieu, consommèrent le fruit défendu. Ce faisant, ils laissèrent entrer en eux la nature du serpent, le diable, d'où les meurtres et tout le mal que les hommes peuvent commettre. La question qui se pose est donc la suivante: le diable connaît-il ou non sa propre nature, qui est maintenant en quelque sorte attachée à nous dès notre naissance? Certainement! C'est pourquoi il est si important que les humains s'attachent et se confient en Celui-là seul qui peut les délivrer de cette nature pécheresse: le Christ (Genèse 3:15).

Car malheureusement, à cause de cette nature, l'ennemi nous connaît trop souvent mieux que nous nous connaissons, car nous aimons à croire que nous sommes bons tels que nous sommes. Mais nous avons l'exemple d'Adam qui, après avoir désobéi, se vit poser cette question par Dieu: Où es-tu? (Genèse 3:9) Nous avons l'obligation d'entendre cette question aujourd'hui afin de nous remettre en question, mais nous refusons trop souvent de reconnaître nos égarements. Encore moins voulons-nous fouiller dans les moindres recoins de nos cœurs afin d'y déloger tout de qui n'est pas de Dieu! 

L'ennemi a alors beau jeu, car en tant que "prince de la puissance de l'air" (Éphésiens 2:2), il règne sur les pensées et désirs de ceux (chrétiens ou non) qui refusent de se soumettre à Dieu en amenant toutes pensées captives à l'obéissance de Christ (2 Corinthiens 10:5).
Il connaît nos faiblesses, et il sait l'endroit où il pourra nous tenter sans même que nous ne voulions réellement lui résister, sachant que nous apprécions tel ou tel autre péché caché dans nos vies. Et s'il n'y en a pas, il va essayer de toutes les manières. Ne nous surprenons pas de cela; il a même tenté Jésus en utilisant des passages de la Bible (Matthieu 4:1-11). 

Peut-être satan ne peut-il pas connaître l'ensemble de nos pensées, car la Bible ne dit rien à ce sujet, mais une chose demeure, et ce, depuis la création, c'est qu'il essaie de les contrôler et de les dominer afin de nous emmener à lui obéir plutôt qui'à Dieu.

Prenons un exemple concret. Un jour à l'église, un homme marié, qui était aussi pasteur jeunesse, remarqua dans l’assistance une femme qu'il n'avait jamais vu auparavant. Immédiatement, la pensée lui vint que c'était une très belle femme! Un véritable serviteur de Dieu, s'il avait une telle pensée, dirait en son cœur: "Arrière-moi satan, car tu ne penses pas comme Dieu". Et de prier ensuite: "Seigneur, vois l'ennemi qui m'attaque en ce moment. Je te remercie de ce que Tu habites en moi par ton Esprit et qu'en toi, je suis plus que vainqueur, car tu as déjà vaincu mon ennemi à la croix". Et de continuer de rendre grâce à Dieu pour cette épouse et pour toutes les bénédictions divines dans sa vie. 

Mais notre pasteur jeunesse ne fit rien de tel. Il accepta la pensée en son cœur et ne la chassa pas. Les choses auraient pu en rester là, mais l'ennemi avait appâté le piège et sa proie rôdait autour.  

N'oublions pas; nous l'avons vu précédemment, l'ennemi ne connaît peut-être pas l'ensemble de nos pensées, mais il essaie de les contrôler et de les dominer. Et il sait que "c'est de l'abondance du cœur que la bouche parle" (Matthieu 12:34). Il n'est nul besoin ici de cacher nos paroles de l'ouïe de l'ennemi; ce que nous faisons ou ne faisons pas veut dire plus que bien des paroles. Un homme que l'ennemi trouve en train de prier son Père céleste (seulement dans le précieux nom de Jésus) ne cédera pas à la tentation comme l'autre qu'il trouvera, oisif, et n'ayant pas prié depuis Dieu seul sait quand. 

L'attitude d'une personne face à une situation donnée exprime clairement ce dont son cœur est plein. Et lorsque l'ennemi voit que nous refusons de le combattre avec les armes spirituelles mises à notre disposition par Dieu lui-même, eh bien, il sait qu'il y a là un filon à exploiter, et il ne le lâchera pas tant qu'il n'aura pas atteint son but; savoir, nous éloigner de Jésus, le bon Berger, afin de nous détruire et de nous priver des bénédictions que Dieu avait en réserve pour nous.

Mais revenons à notre exemple. Devons-nous être surpris que, quelques semaines plus tard, la jeune femme demanda et obtint une rencontre avec le pasteur jeunesse, soit-disant dans le but "d'avoir de l'aide et des conseil spirituels". Quoi de plus normal, direz-vous. Cette femme devait être un bébé dans la foi, et elle avait besoin d'être guidée. Peut-être avez vous raison. Mais il est de notre devoir d'êtres prudents comme les serpents (Matthieu 10:16; Proverbes 27:12), car nous savons que le diable rôde comme un lion cherchant une proie à dévorer (1 Pierre 5:8). Ce pasteur jeunesse, n'étant pas dirigé par l'Esprit Saint, car étant encore sous l'emprise de sa chair, (les deux ne sont pas compatibles, voir Romains 8:5-6 et Galates 5:16-17) ne sût pas voir les manigances de l'ennemi derrière tout cela. Non seulement ne rejeta-t-il pas la pensée mauvaise que l'ennemi lui suggéra la première fois qu'il vit cette jeune femme, mais il l'entretint. Le jour du rendez-vous, connaissant ses propres pensées, il aurait dû demander à son épouse ou à une femme de foi de son église de l'accompagner dans son bureau avec la jeune femme, mais il n'en fit rien. 

Manifestement, cet homme n'était pas en mesure de faire du counseling, parce que c'est lui qui aurait dû demander conseil, car il était aux prises avec le même péché que le roi David avec Bath-Schéba. Mais il était trop perdu dans son péché d'adultère, qu'il avait déjà commit en son propre cœur (Matthieu 5:28) ; il ne pouvait, et ne voulait pas offrir de résistance à l'ennemi. Il voulait être seul avec cette femme, afin de satisfaire ses convoitises. Dieu a ses serviteurs, et l'ennemi a les siens. Si nous ne servons pas Christ; nous servons l'ennemi. Il n'y a pas de zone grise avec Dieu. Cela peut sembler dur et sévère, mais ce sont les paroles de Jésus. "Celui qui n'est pas avec moi est contre moi, et celui qui n'assemble pas avec moi disperse (Matthieu 12:30). Ce n'est pas un enseignement populaire de nos jours, car nous aimons croire que nous pouvons continuer à vivre à peu de choses près comme nous vivions avant de connaître Christ tout en nous auto-proclamant "enfants de Dieu nés de nouveau". Mais un enfant de Dieu né de nouveau ne s'attache pas aux choses de la chair; il a une sainte haine du péché sous toutes ses formes, car l'Esprit de Dieu qui habite en lui le dirige et l'entraîne vers ce qui est juste et saint. Il lui fait aimer seulement ce qui est de Dieu. Aussi lui donne-t-il le discernement, afin de ne pas tomber sous l'emprise du diable!

Un autre rendez-vous de "counseling" fût pris, , et un autre encore. Jacques 1:14-15 nous dit que "chacun est tenté quand il est attiré et amorcé par sa propre convoitise. Puis la convoitise, lorsqu’elle a conçu, enfante le péché; et le péché, étant consommé, produit la mort." Ces rencontres dites de "counseling" conduisirent à la mort d'un mariage et à la garde partagée de deux enfants. Ils habitaient une semaine chez la mère, et la semaine suivante chez le père, le-dit pasteur jeunesse. Était-ce la volonté de Dieu que cette famille soit détruite de cette manière? Certainement pas! L'oeuvre du diable est manifeste en ce qu'il n'édifie pas, mais il détruit. C'est là son but, et il s'oppose constamment à l'oeuvre de Dieu dans nos vies. Attention donc; que celui qui pense être fort et debout prenne garde de ne pas tomber! (1 Corinthiens 10:12)

Cet exemple en est un parmi tant d'autres; comprenons simplement que l'ennemi essaie de copier Dieu. Seulement, il est toujours à l'inverse de notre Père céleste. Ce que Dieu fait en bien, l'ennemi le fait en mal. Dieu nous connaît, et Il désire nous purifier afin que nous marchions d'une manière sainte. L'ennemi, lui, désire nous contrôler afin que nous marchions d'une manière déréglée et désagréable à Dieu. Et c'est encore mieux pour lui s'il peut "attraper" des chrétiens, ou soi-disant chrétiens, car ainsi, le nom de Jésus est blasphémé parmi les païens. N'oublions pas que la maîtrise de soi est un don de l'Esprit de Dieu, et beaucoup en sont privés, prouvant par là que l'Esprit de Dieu n'habite pas en eux.

Donc; satan connaît-il exactement toutes nos pensées? Probablement pas, car la Bible n'en fait pas mention. Mais qu'il connaisse une chose ou mille sur nous ne changera rien au fait que nous devons toujours être prêts à lui résister avec toutes les armes du chrétiens, "car nous n’avons pas à lutter contre la chair et le sang, mais contre les dominations, contre les autorités, contre les princes de ce monde de ténèbres, contre les esprits méchants dans les lieux célestes (Éphésiens 6:12).

Que le Seigneur nous aide à persévérer dans la prière et les supplications, Amen.

samedi 16 juillet 2016

Le serpent

Apocalypse 12 verset 9 : "Et il fut précipité, le grand dragon, le serpent ancien, appelé le diable et Satan, celui qui séduit toute la terre, il fut précipité sur la terre, et ses anges furent précipités avec lui."

Genèse 3 verset 1 : " Le serpent était le plus rusé de tous les animaux des champs, que l’Éternel Dieu avait faits. Il dit à la femme : Dieu a-t-il réellement dit : Vous ne mangerez pas de tous les arbres du jardin?"

Genèse 3 versets 14-15 : "L’Éternel Dieu dit au serpent: Puisque tu as fait cela, tu seras maudit entre tout le bétail et entre tous les animaux des champs, tu marcheras sur ton ventre, et tu mangeras de la poussière tous les jours de ta vie. Je mettrai inimitié entre toi et la femme, entre ta postérité et sa postérité : celle-ci t’écrasera la tête, et tu lui blesseras le talon."
Depuis sa déchéance, le diable tente par tous les moyens d'entrainer avec lui un plus grand nombre de personnes. Pour ce faire; il s'y prend de différentes manières; par l'orgueil, l'hypocrisie, le mensonge, la sexualité débridée, l'égoïsme, l'injustice... Et ce ne sont là que quelques exemples, nous manquerions de temps pour énumérer tous les péchés dans lesquels les hommes sont tombés au fil des siècles. Mais tous ont un point en commun; les gens qui sont en son pouvoir sont tous éloignés de Dieu et ils ne sont pas lavés de leurs péchés par le sang de Jésus-Christ. Mais encore; tous ces péchés ont la même racine: la rébellion contre Dieu; volontaire ou non. En Néhémie 9, nous lisons comment Dieu bénit le peuple d'Israël: Il les fit entrer en terre promise, il multiplia leurs fils comme les étoiles des cieux, ils mangèrent, ils se rassasièrent et ils s'engraissèrent au dépens de la grande bonté de Dieu. Ils oublièrent sa grâce, ils ne se souvinrent plus de louer l'Éternel pour toutes ses bontés. Ils se soulevèrent contre les prophètes de Dieu, ils les tuèrent, car ce qu'ils avaient à dire n'était pas agréable à leur oreille devenue sensible. Ils recherchaient les plaisirs par-dessus tout... comme notre génération moderne! Alors, Dieu les abandonna aux mains de leurs ennemis qui les opprimèrent au point où le peuple se souvint de son Dieu et cria vers Lui. Et Dieu, dans sa grande miséricorde, se souvint d'eux et Il les libéra de la main de leurs bourreaux. Alors il est dit aux versets 29 : "Tu les conjuras de revenir à ta loi ; et ils persévérèrent dans l’orgueil, ils n’écoutèrent point tes commandements, ils péchèrent contre tes ordonnances, qui font vivre celui qui les met en pratique, ils eurent une épaule rebelle, ils raidirent leur cou, et ils n’obéirent point."

Ils crièrent à Dieu, qui, dans sa miséricorde, se souvint de son peuple et les libéra de leurs bourreaux. Mais une fois libérés, ils retournèrent dans leurs mauvaises actions. Ils ne se repentirent pas de leurs péchés. Ce Dieu vivant, Créateur de toutes choses visibles et invisibles, était devenu comme les dieux statuettes que le peuple voyait partout. Dans la détresse, ils ont ressorti le dieu statuette, avec l'espoir qu'il les délivra. Et une fois délivrés, ils ont rangé le dieu sur sa tablette et l'ont oublié. Trop souvent, les chrétiens agissent de la même manière. Ils ne se soucient pas de plaire à Dieu. Ils demandent plutôt à Dieu de leur plaire. L'homme est devenu un petit dieu, et le Dieu Créateur est devenu son serviteur. La tentation du serpent au jardin d'Eden est devenue beaucoup plus qu'une tentation. C'est un mode de pensée incrusté en l'homme qui se prend pour un dieu même s'il n'est en réalité qu'une matière périssable appelée à la pourriture. La seule valeur que l'homme a est son âme; et peu s'en soucient. Plusieurs, même après avoir appris à connaître Christ, continuent de ne vouloir plaire qu'à leur nature humaine pécheresse sans se soucier de d'abord plaire à Dieu. Et le venin du serpent se répand dans l'Église même, où de plus en plus, de faux enseignements sont propagés sur l'argent et la prospérité et l'accomplissement de soi, et la foi de tous ces gens ne repose plus que sur des choses visibles. Ils veulent du spectacle. Il semble que s'il n'y a pas d'action spectaculaire, le Saint-Esprit de Dieu ne puisse pas être à l’œuvre. Pourtant, le Saint-Esprit agit dans l'ombre, et Dieu n'agit pas dans le désordre, que ce soit dans l'église ou dans nos cœurs. Comme le peuple d'Israël du temps de Néhémie, Il nous abandonne plutôt à nous-mêmes puisque, avec tous nos sens, nous avons cru avoir trouvé le vrai dieu... en oubliant que le vrai Dieu ne se trouve que par Jésus-Christ, avec les yeux de la foi!

Le serpent, donc, est arrivé, et il a tenté le premier homme et il a vaincu; faisant en sorte de faire entrer le péché dans le monde. Mais Romains 5 verset 19 nous dit ceci: " Car, comme par la désobéissance d’un seul homme beaucoup ont été rendus pécheurs, de même par l’obéissance d’un seul beaucoup seront rendus justes." Et en 1 Samuel 15 verset 22 nous lisons  : "Samuel dit : L’Éternel trouve-t-il du plaisir dans les holocaustes et les sacrifices, comme dans l’obéissance à la voix de l’Éternel ? Voici, l’obéissance vaut mieux que les sacrifices, et l’observation de sa parole vaut mieux que la graisse des béliers." 
                                      
Nous avons ici le remède à la rébellion et au venin du serpent qui s'est répandu en nous: l'obéissance à la parole de Dieu. Jésus est venu dans un même corps que le nôtre et Il s'est soumis au Père; ne cherchant pas son propre intérêt avant toutes choses, mais Il glorifiait Dieu en toutes ses paroles et actions. Hébreux 5 verset 8 nous dit que, bien qu'Il fût Fils, il apprit l'obéissance par les choses qu'Il a souffertes. Et Il a vaincu! Gloire à Dieu!

Cela nous est difficile, car étant dans notre corps de chair, cette nature humaine, rebelle par-dessus toutes, repousse de toutes ses forces la soumission à une volonté autre que sa volonté propre. Dans les bons, les mauvais jours, l'ennemi, comme autrefois; est là et il se sert abondamment de cette porte ouverte par le premier Adam; Dieu ne voulait pas réellement dire ceci ou cela. Dieu est amour; il ne peut pas être si terrible dans ses jugements qu'Il le dit. Et même: Dieu n'existe pas; cesse de t'en faire et fais-toi plaisir! Mais encore; de façon plus sournoise, il tente le chrétien, nouveau ou de longue date: Si Dieu existait, Il ne te laisserait pas passer à travers cette épreuve-là; allez; juste un petit peu de ceci ou cela, ça ne fait pas de tort à personne, juste un peu, ce n'est pas péché, et si tu te fais prendre, tu diras que c'était une simple erreur sans gravité. Il s'attaquera également à la santé ou à la famille du chrétien en espérant le voir maudire Dieu! Ses tactiques demeurent les mêmes qu'il y a cinq, six mille ans. Ce serpent demeure l'animal le plus rusé à se mouvoir sur la terre, avec son armée de démons!

Toutefois, bonne nouvelle! Nous lisons en Genèse 3 :14-15 que la postérité de la femme lui écrasera la tête, et nous savons que cela est un fait accompli! Gloire à Dieu! Jésus-Christ lui a définitivement écrasé la tête, et l'ennemi n'a aucun pouvoir autre que de nous tenter, mais il ne peut rien faire lorsque nous demeurons attachés à Jésus. Il est comme le serpent qui a été écrasé par une voiture; il n'a plus de vie en lui, mais vous pouvez voir que sa queue bouge encore, car son métabolisme est lent, et son cerveau et ses tissus demeurent fonctionnels longtemps après sa mort réelle. Il en va de même pour satan! Oui, il a été vaincu! Oui, il a été écrasé par Jésus sur la croix du Calvaire et par sa résurrection, mais même s'il est mortellement blessé, il bouge encore! Il a encore le pouvoir de séduire le monde. Mais ne le craignons pas, ne craignons pas le péché, ne craignons pas la tentation, plutôt, résistons-lui avec une foi ferme en Christ ressuscité! Ô mort, où est ta victoire? Péché, où est ta victoire? Satan, où est ta victoire? Elle n'existe pas! La victoire se trouve en Jésus, et l'autorité sur le mal se trouve en Jésus également. Saisissons-nous de cette autorité, dans l'obéissance à Dieu, et menons une vie de vainqueurs, et non de vaincus! Romains 8 versets 38-39 : "Car j’ai l’assurance que ni la mort ni la vie, ni les anges ni les dominations, ni les choses présentes ni les choses à venir, ni les puissances, ni la hauteur, ni la profondeur, ni aucune autre créature ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu manifesté en Jésus-Christ notre Seigneur." Rien ne peut nous séparer de l'amour de Dieu, hormis nos désobéissances. Deutéronome 8 verset 11 : "Garde-toi d’oublier l’Éternel, ton Dieu, au point de ne pas observer ses commandements, ses ordonnances et ses lois, que je te prescris aujourd’hui." Prions avec le psalmiste qui demandera à Dieu de lui donner l'intelligence afin qu'il garde sa loi et qu'il l'observe de tout son cœur. Il est vrai que nous n'avons pas comme lui la loi de Moïse, mais sa prière demeure la même pour nous aujourd'hui qui avons la loi d'amour du Christ, écrite en lettres de sang. Elle est d'une plus grande valeur encore car elle nous délivre, elle nous purifie, elle nous fortifie et elle nous sauve. Ne négligeons pas un si grand salut en nous contentant d'apparences! Dieu ne regarde pas aux apparences, Il voit les cœurs de chacun, Il connaît s'ils sont purs et droits devant Lui.

Prions.

Seigneur Dieu, Créateur du ciel et de la terre, mais aussi notre Père si nous obéissons à tes commandements, nous te remercions pour tous tes bienfaits. Nous te sommes reconnaissants pour tant de bonté et de miséricorde envers nous, pauvres pécheurs. Tu appelas Adam et Ève au jardin d'Éden après leur péché, mais ils se cachèrent loin de ta face. Nous ne voulons pas nous éloigner de Toi, Seigneur, et nous ne voulons rien te cacher, mais au contraire, nous voulons nous rapprocher de Toi, car nous savons bien que ce ne sont pas nos voies qui sont justes devant Toi. Telle chose peut sembler juste et pure à un homme tout en étant totalement en abomination devant Toi. Seigneur Dieu, c'est la raison pour laquelle nous te supplions de toujours nous montrer ta volonté, de nous y faire marcher afin que nous ne nous trompions pas nous-mêmes et que nous n'égarions personne en donnant un mauvais exemple, mais qu'en toutes choses, nous soyons un modèle de fidélité et d'obéissance. Nous savons qu'avec Toi, nous pourrons repousser l'ensemble des attaques de l'ennemi qui veut nous faire trébucher dans la foi. Il est comme la bête sauvage qui tente par tous les moyens de disperser le troupeau afin de pouvoir s'en prendre à un animal esseulé. Nous ne voulons pas nous éloigner de toi, car Tu es notre bon Berger, notre protecteur et rédempteur. Sans Toi nous ne pouvons rien faire. Nous savons bien que c'est par ta grâce que nous sommes sauvés, et nous n'oublierons jamais le grand sacrifice du Christ sur la croix, et tous les jours, nous porterons nous-mêmes notre croix en te suivant fidèlement. Nous te prions seulement de nous donner la force de persévérer dans ta voie, la seule qui soit droite et juste et qui te soit d'une agréable odeur, celle de l'obéissance assidue à ta parole, dans une parfaite soumission à ta sainte volonté. Merci de cette victoire totale que Tu as acquis sur l'ennemi; merci, parce que, à cause de cette victoire, nous avons la capacité de dire comme l'apôtre, dans les bons et mauvais moments; chaque chose concoure au bien de ceux qui t'aiment et te servent. Que toute gloire soit rendue à Dieu, pour aujourd'hui et pour toujours, Amen.