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dimanche 13 juillet 2025

J'ai soif

 

Après cela, Jésus, qui savait que tout était déjà consommé, dit, afin que l'Ecriture fût accomplie: J'ai soif (Jean 19:28).

Bien sûr, l'Écriture devait s'accomplir. Et nous savons que la soif était une des douleurs de la crucifixion. Les écrits historiques rapportent que les blessures et perte de sang causaient une fièvre accompagnée de soif intolérable chez les crucifiés. Mais est-ce que Jésus était seulement ici victime de la soif corporelle? 

Lorsque nous lisons le récit de la crucifixion en Matthieu 27:46, nous voyons que Jésus a dit : "Eli, Eli, lama sabachthani? c'est-à-dire: Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné?" Après quoi, l'un de ceux qui était là couru emplir une éponge de vinaigre pour la donner à Jésus. Nous comprenons donc que Jésus dit ensuite, comme le rapporte Jean dans son Évangile : "J'ai soif". 

Nous voyons par le récit de Matthieu que Jésus n'avait pas seulement soif corporellement, mais peut-être pire encore pour Lui était la soif spirituelle d'avoir été séparé du Père à cause des péchés qu'Il portait. Psaume 22:11 : "Ne t'éloigne pas de moi quand la détresse est proche, quand personne ne vient à mon secours". Et aux versets 14 et 15 :"Je suis comme de l'eau qui s'écoule, et tous mes os se séparent; mon cœur est comme de la cire, il se fond dans mes entrailles. Ma force se dessèche comme l'argile, et ma langue s'attache à mon palais; tu me réduis à la poussière de la mort". 

Approfondissons encore notre étude de cette soif de Jésus en allant lire au Psaume 42 versets 2 et 3 : "Comme une biche soupire après des courants d'eau, ainsi mon âme soupire après toi, ô Dieu! Mon âme a soif de Dieu, du Dieu vivant: quand irai-je et paraîtrai-je devant la face de Dieu?" Jésus, à la croix, a Lui-même exprimé cette soif, alors qu'Il est Celui qui étanche la nôtre! Avec Lui nous disons ces versets du Psaume 42; nous soupirons après Lui pour étancher notre soif spirituelle tandis que nous vivons dans les déserts de ce monde perdu.  

Cette séparation de Dieu a causé une soif (de Dieu) qui ne saurait être apaisée par quoi que ce soit dans ce monde. Seul Dieu pouvait la satisfaire, mais pour Jésus, séparé pour un instant du Père, c'était comme s'Il vivait Lui-même à ce moment-là les tourments du mauvais riche de Sa parabole en Luc 16:19-31. Au verset 24, Il fait dire au riche: "Père Abraham, aie pitié de moi, et envoie Lazare, pour qu'il trempe le bout de son doigt dans l'eau et me rafraîchisse la langue". On voit dans cette parabole que le pire tourment des damnés est la séparation d'avec Dieu, et c'est exactement ce que Jésus vivait à la croix. Paul dit en Galates 3:13 "qu'Il est devenu malédiction pour nous", c'est à dire qu'Il a porté notre peine à tous, Lui qui était innocent en toutes choses. 

Peut-il exister sur terre plus grande soif que celle qu'à expérimenté Jésus à la croix? Nous avons tous une soif de quelque chose en ce monde; l'une a soif d'être aimée, l'autre d'être reconnu comme quelqu'un de bien; toute le monde a soif de bonheur et de joie en ce monde. Mais quelle soif peut se comparer au cœur pur de Jésus, qui soupirait avec tant d'ardeur à retrouver la communion avec le Père qui avait été abruptement coupée, à cause du fardeau de nos péchés qu'Il portait? Gloire à Dieu; Il a pris soin de Jésus, qui n'est pas éternellement assoiffé! La puissance de Dieu a été déployée en Jésus en le ressuscitant des morts et en le faisant asseoir à sa droite dans les lieux célestes (Éphésiens 1:20).  

Séparé de Dieu le Père pour la première fois depuis l'éternité; Jésus a expérimenté la soif pour que nous n'ayons plus jamais soif. N'a-t-il pas dit en Jean 4:14 que "celui qui boira de l'eau que je lui donnerai n'aura jamais soif"? Pour cela, il faut venir à Lui, simplement. Paul dit en Colossiens 2:9 que nous avons "tout pleinement en Lui". Il est la plénitude de toute chose. Paul dira aussi en Éphésiens 1:3 que Dieu "nous a bénis de toutes sortes de bénédictions spirituelles dans les lieux célestes en Christ". Et au verset 23 de ce même chapitre, Paul dit que Jésus est "la plénitude de celui qui remplit tout en tous". 

Donc si quelqu'un dit aujourd'hui: "J'ai soif d'autre choses que ce que je peux trouver en ce monde, car cela ne me satisfait pas", alors tournez les regards vers Jésus. Il saura répondre à tous vos besoins. La plénitude, c'est l'épanouissement. Le dictionnaire dit que "c'est l'état de ce qui est complet, dans toute sa force". Il a connu la plénitude de la soif pour que nous ne la connaissions pas aujourd'hui. Bien sûr, nous aurons toujours soif de plus de la présence de Dieu dans nos vies, mais nous ne pourrons jamais connaître la profondeur de la soif que Jésus a connue, car nous allons à Lui et nous sommes remplis à ras bord par Ses enseignements, Sa grâce, Sa bonté, Son amour; toutes les bénédictions qu'Il déverse dans celui ou celle qui croit en Lui et accepte Sa Parole comme étant la véritable parole de Dieu.

"Celui qui boira de l'eau que je lui donnerai n'aura jamais soif" (Jean 4:14). Parce que celui ou celle qui croit véritablement en Jésus ne cherchera plus jamais son épanouissement ailleurs qu'en Christ. Nous avons vu que c'est en Lui que se trouve la plénitude de toutes choses. Et c'est Son œuvre en ceux qui croient; c'est ce qui fait que Paul et Silas pouvaient louer Dieu tandis qu'ils étaient enchaînés et maltraités dans la prison de Philippes (Actes 16:22-25). Après avoir souffert la solitude et les afflictions de toutes sortes, Il est Celui qui redonne espoir à ceux qui n'en ont plus. Après avoir vu notre soif être réellement étanchée par le Christ, nous ne chercherons plus jamais ailleurs; nous avons trouvé la source d'eau vive, ou plutôt, elle s'est révélée à nous et nous y avons bu, elle ne manque jamais. Nombreux sont les témoignages de chrétiens qui ont traversé les déserts de cette vie présente; ils ont été persécutés et privés de tout, mais une chose ne leur a jamais manqué, et c'était la plénitude de Christ qui les comblait de toutes Ses bénédictions. 

"Et l'eau que je lui donnerai deviendra en lui une source d'eau qui jaillira jusque dans la vie éternelle" (Jean 4:14). Quelle belle image que cette source d'eau qui ne tarit jamais! Non seulement elle ne tarit pas, mais Jésus dit qu'elle jaillit jusque dans la vie éternelle! Celui qui a Christ sur cette terre possède tout ce qu'un homme peut rêver d'avoir; il est béni et comblé "jusque dans la vie éternelle". Jésus ne comble pas de manière temporaire, mais éternellement. Ne s'est-t-il pas écrié avant de donner Sa vie à la croix: "Tout est accompli"? Qu'attends-tu? Viens à Lui aujourd'hui, reçoit le pardon de tes péchés et le don de la vie éternelle. N'oublie jamais; Jésus a expérimenté la soif pour que tu n'aies plus jamais soif. Ne cherche plus ici et là, regarde à Jésus, la plénitude de toutes choses se trouve en Lui. Il saura te combler et te bénir de Sa présence en toutes circonstances.

Que toute la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen.

dimanche 14 janvier 2024

Où fais-tu paître tes brebis? Par Charles H. Spurgeon

Dis-moi(...) où tu fais paître tes brebis, où tu les fais reposer à midi? (Cantique des cantiques 1:7).


Ces mots expriment les désis du croyant après Christ et son ardente soif pour la communion présente avec lui. Où fais-tu paître ton troupeau? Dans ta maison? J'irai si je puis te trouver là. Dans la prière privée? Alors je prierai sans cesse. Dans la Parole? Alors je la lirai avec diligence. Dans tes ordonnances? Alors j'y marcherai de tout mon cœur. 

Dis-moi où tu les fais paître, car dans quelque lieu où tu te tiens comme berger, là je m'étendrai à terre comme une brebis, car personne d'autre que toi ne peut me satisfaire. Je ne peux être satisfait si je suis loin de toi. Mon âme a faim et soif du rajeunissement de ta présence. 

Où fais-tu reposer ton troupeau à midi? Car que ce soit à l'aube ou à midi, mon repos réside seulement là où tu es avec ton bien-aimé troupeau. Le repos de mon âme doit être un repos du don de la grâce et ne peut se trouver qu'en toi. Où est l'ombre de ce rocher? Pourquoi ne pourrais-je m'y reposer? Pourquoi n'en serais-je pas présent? 

Satan me dit: "Tu n'es pas digne", mais j'ai toujours été indigne, et tu m'as pourtant aimé depuis toujours; et pourtant mon indignité ne peut faire obstacle à ce que je puisse être en communion avec toi maintenant. C'est vrai que je suis faible dans la foi, et que je suis enclin à tomber, mais ma faiblesse même est la raison pour laquelle je devrais toujours être où tu fais paître ton troupeau, afin que je sois fortifié et gardé en sécurité près des eaux paisibles. 

Pourquoi m'en éloignerais-je? Il n'y a aucune raison pour cela, mais il y a mille raisons pour que je ne m'en aille pas, car Jésus me fait signe de venir. S'il se retire lui-même un peu, c'est seulement pour me faire réaliser davantage la valeur de Sa présence. Maintenant que je suis affligé et abattu à force d'être loin de lui, il veut me conduire encore à l'abri dans le bercail où les agneau de son troupeau sont abrités du soleil brûlant.

Par Charles H. Spurgeon.

dimanche 6 mars 2022

L'eau vive

Si quelqu'un a soif, qu'il vienne à moi, et qu'il boive. Celui qui croit en moi, des fleuves d'eau vive couleront de son sein, comme dit l'Écriture (Jean 7:37-38).


La quête du bonheur est universelle. Mais comment être heureux dans un monde si imparfait? Certes, les beauté de la création de Dieu sont impressionnantes, mais elles ne suffisent pas à combler l'âme de celui qui est dans une quête intemporelle et spirituelle. Ceux qui cherchent le bonheur feraient bien de regarder à Christ, qui s'est présenté comme Celui qui est la source d'eau qui désaltère (Jean 4:14). Il faut donc que ceux qui le cherchent se laissent diriger par Lui, dans toutes leur conduite (1 Jean 2:3-6). Ce que cette source d'eau vive comble n'est pas le désir de la chair, ou de la nature pécheresse, mais la soif spirituelle, celle qui fait chercher par-dessus tout les bénédictions de Dieu tout en fuyant le mal qui s'accroche à nous si facilement. Jésus nous a ouvert la voie, nous pouvons avec Son aide marcher à Sa suite. "Nous donc aussi, puisque nous sommes environnée d'une si grande nuée de témoins, rejetons tout fardeau, et le péché qui nous enveloppe si facilement, et courons avec persévérance dans la carrière qui nous est ouverte" (Hébreux 12:1). Et le verset 2 débute en disant: "Ayant les regards sur Jésus". Il est en effet le chef de notre foi, Celui de qui tout dépend; notre force et l'Esprit de Dieu viennent de Lui, et de Lui seul. Alors que nous laissons son Saint-Esprit nous transformer, c'est comme si le fleuve d'eau vive coulait en nous, nous libérant de tout ce qui ne vient pas de Dieu et comblant tous nos désirs, puisque Christ est tout ce dont le cœur purifié peut désirer de meilleur. 

Il se peut que vous ayez déjà marché avec Jésus et que vous êtes retourné vers le monde, revenez! Si vous n'avez pas encore ouvert la porte de votre cœur à Christ, faites-le maintenant! Nous ne savons pas de quoi demain sera fait. Dites: 

Seigneur Dieu, je te supplie, accorde-moi la permission de prononcer Ton puissant nom. La vie m'est venue de Ton nom béni; Tu m'as donné la respiration, Tu as pris ma main, Tu m'as guidé près des eaux vives afin que j'y boive et que j'y étanche ma soif. Je ne mérite rien, mais dans Ta grande bonté, Seigneur, Tu as eu pitié de moi. J'espère en Toi, en Ta miséricorde et pour le salut promis à ceux qui croiraient en Toi et qui seraient appelés enfants de Dieu. 

Aujourd'hui plus que jamais, je t'ouvre la porte de mon cœur, Seigneur Jésus, afin que Tu prennes vraiment la place qui Te reviens dans ma vie. Je me repends de tous mes péchés, je les regrettes et je les haïs, c'est pourquoi je Te les laisses, car je veux être complètement purifié et sanctifié par Ta puissance agissant en ceux qui croient. Je reconnais que ce n'est pas le temps de jouer à la religion, mais de vivre réellement avec Toi, marchant sur Tes traces, selon Ta sainte volonté. Montre-moi encore le sentier qui conduit à Ton sanctuaire, car je veux t'adorer et vivre pour Ta gloire toute ma vie. Rends-moi capable d'accepter ce que je ne peux pas changer, en attendant Ton secours avec la paix que Tu donnes à tous tes enfants. Ce que je veux, Seigneur Dieu, c'est de me laisser transformer dans l'intelligence par Ta parole et par Ton Saint-Esprit, ça serait la libération de toutes mes inquiétudes. Oui prends mes fardeaux dont je me charge si facilement en ne gardant pas constamment mes yeux fixés sur Toi. Aide-moi à marcher d'une manière digne de Ton nom; sans Toi je ne peux rien faire de bien. Père Éternel, dans le nom de Jésus-Christ je Te supplie de me délivrer de tout ce qui entrave ma marche chrétienne, de tout ce qui est inutile et de cette nature humaine qui me retient captif(ve) de mon ignorance. 

Béni soit le nom de mon Dieu, Créateur de tout l'Univers visible et invisible. Mon Dieu est vivant et tout-puissant! Merci pour le salut que Tu nous accordes en Jésus-Christ, et de nous conduire sur le chemin de la vie par Ton Saint-Esprit. Merci Dieu mon Père, merci Jésus-Christ, merci précieux Saint-Esprit. Nous rendons toute la gloire à notre Dieu, dans le précieux nom de Jésus, Amen. 

samedi 27 octobre 2018

Samson eut soif, par Charles H. Spurgeon

Juges 15:18 : Pressé par la soif, il invoqua l’Éternel, et dit: C’est toi qui a permis par la main de ton serviteur cette grande délivrance, et maintenant mourrais-je de soif?

Samson avait soif et était prêt à mourir. Cette difficulté était totalement différente de celles que le héros avait affrontées auparavant. Seulement, apaiser sa soif n’est rien comparé à être délivré d’un millier de Philistins. Mais quand la soif se fit pressante, Samson se senti accablé par une difficulté bien plus lourde que celles dont il avait été délivré. 

Il est naturel de voir des hommes ou des femmes de Dieu se trouver pris dans de petits problèmes qui les surpassent alors qu’ils viennent d’être délivrés de grandes difficultés. Samson massacre un millier de Philistins et les empile en plusieurs tas puis s’effondre pour un peu d’eau! Jacob lutta avec Dieu à Péniel et surpasse l’omnipotence même, puis il se met à boiter. Étrangement une blessure à la hanche arrive souvent après une victoire. Comme si le Seigneur était obligé de nous enseigner notre petitesse, notre néant, de sorte que nous ne dépassions pas les limites. 

Samson s’est vanté très justement en disant tout fort: "J’ai tué mille hommes". Mais sa gorge arrogante s’est vite asséchée avec la soif et l’a amené à prier. Dieu connaît différentes manières de rendre ses enfants humbles. Cher enfant de Dieu, si après une période de grande miséricorde vous tombez très bas, votre cas n’est pas unique. Quand David monta sur le trône d’Israël, il dit: "Je suis faible alors qu’en ce jour je suis nommé roi". Vous devez vous attendre à vous sentir faible même après avoir vécu le plus grand des triomphes. Si Dieu vous a apporté de grandes délivrances par le passé, les difficultés présentes ne sont rien de plus que la soif de Samson et Dieu ne vous laissera pas vous effondrer ni souffrir d’une victoire de la fille des incirconcis sur vous. 

La route de la peine est celle du ciel mais il y a des puits pour se rafraîchir tout le long de cette route. Alors, frère, toi qui es éprouvé, remplis ton cœur des paroles de Samson et repose-toi en Dieu qui te délivrera bientôt.

Par Charles H. Spurgeon