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dimanche 9 novembre 2025

Un amour éternel

 

Je t'aime d'un amour éternel; C'est pourquoi je te conserve ma bonté (Jérémie 31:3).

Mais dans toutes ces choses nous sommes plus que vainqueurs par celui qui nous a aimés. Car j'ai l'assurance que ni la mort ni la vie, ni les anges ni les dominations, ni les choses présentes ni les choses à venir, ni les puissances, ni la hauteur, ni la profondeur, ni aucune autre créature ne pourra nous séparer de l'amour de Dieu manifesté en Jésus-Christ notre Seigneur (Romains 8:37-39).

Quelqu'un a dit que l'amour de Dieu pouvait se comparer à une source d'eau qui ne tarit jamais; à un soleil qui ne se couche jamais. C'est important de se rappeler de ce grand amour divin; beaucoup l'ont oublié, et, du milieu de leur détresse causée par leurs péchés, ils ont sombré dans le désespoir, croyant le mensonge de l'ennemi que Dieu ne les aimait pas et qu'Il ne les aimerait jamais.

Cette tactique n'est guère surprenante; dès le jardin d'Éden, après avoir péché, Adam et Ève se cachèrent "loin de la face de l'Éternel", Genèse 3:8. N'est-ce pas ce que notre nature humaine nous pousse encore à faire lorsque nous savons avoir mal agi? Ne cherchons-nous pas trop souvent à nous cacher de Dieu, soit en couvrant notre péché, ou encore en croulant sous un tel fardeau de culpabilité que nous ne voulons plus nous approcher de Jésus-Christ pour être pardonnés? 

C'est pourquoi il est si important de se rappeler la profondeur de l'amour de Dieu. Nous ne serons jamais à la hauteur d'un tel amour; nous n'en serons jamais digne. L'apôtre Paul, à cause de tout le mal qu'il avait fait dans sa vie antérieure, se considérait comme "le premier des pécheurs" (1 Timothée 1:15). Pourtant, après sa conversion, c'est lui qui écrira ces versets de la lettre aux Romains où il proclame avec tant de passion que l'amour de Dieu ne connaît pas de limite.

N'oublions pas qu'en Jérémie 31, Dieu parle à un peuple qui lui a été infidèle. Ce peuple était rebelle et avait été déporté, et pourtant, au chapitre 30, Dieu leur dit encore qu'Il les ramènera dans leur pays, mais par-dessus tout, cela signifiait qu'Il les ramenait à Son service, afin qu'ils ne servissent plus les dieux étrangers (Jérémie 30:8-9). Ce grand Dieu qui, d'une seule pensée, pourrait détruire tous ceux qui s'opposent à Lui, ne peut s'empêcher d'aimer et de pardonner. "Je t'aime d'un amour éternel". C'est incroyable quand on y pense! 

Qu'est-ce que l'homme, pour que tu te souviennes de lui? Et le fils de l'homme, pour que tu prennes garde à lui? (Psaume 8:4). Il nous a aimé d'un amour éternel. Pas d'un amour qui a débuté en même temps que nous avons cru en Lui; non, Il nous a aimé bien avant, avant la même la fondation du monde, Il avait un plan d'amour par lequel Il Se ferait connaitre à nous et entrerait en communion avec nous, plan qui s'est pleinement manifesté en Jésus-Christ venant à la croix porter les péchés de tous les pécheurs repentants.

Jérémie 31:9 dit : "Ils viennent en pleurant, et je les conduis au milieu de leurs supplications; je les mène vers des torrents d'eau, par un chemin uni où ils ne chancellent pas (...)". Cela représente parfaitement la condition de tout pécheur repentant, pleurant sur sa propre condition et revenant vers Dieu, tel le fils prodigue. Et cela est encore l'œuvre d'amour de Dieu qui permet que tout pécheur se repente et vienne à la connaissance de la vérité. 

"Je te conserve ma bonté", dit-Il au verset 3, et "je te rétablirai" (v.4). C'est encore ce qu'Il dit aujourd'hui à tous les pécheurs qui entendent Sa voix par la proclamation de l'Évangile; il n'est pas trop tard. "Je te conserve ma bonté et je te rétablirai". "Car ainsi parle le Très-Haut, dont la demeure est éternelle et dont le nom est saint: J'habite dans les lieux élevés et dans la sainteté; mais je suis avec l'homme contrit et humilié, afin de ranimer les esprits humiliés, afin de ranimer les cœurs contrits. Je ne veux pas contester à toujours, ni garder une éternelle colère, quand devant moi tombent en défaillance les esprits, les âmes que j'ai faites (Esaïe 57:15-16).

Il y a un avenir et de l'espérance pour tout pécheur qui se repent et qui accepte le pardon de Dieu par la foi et qui accepte Jésus comme son Seigneur et Sauveur personnel. Aujourd'hui même, viens à Jésus et reçoit Son amour ainsi que le pardon de tous tes péchés, car s'Il n'aime pas le péché, Il t'aime, toi, même si tu te considères comme le plus misérable des pécheurs,

Que toute la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen. 

dimanche 13 juillet 2025

J'ai soif

 

Après cela, Jésus, qui savait que tout était déjà consommé, dit, afin que l'Ecriture fût accomplie: J'ai soif (Jean 19:28).

Bien sûr, l'Écriture devait s'accomplir. Et nous savons que la soif était une des douleurs de la crucifixion. Les écrits historiques rapportent que les blessures et perte de sang causaient une fièvre accompagnée de soif intolérable chez les crucifiés. Mais est-ce que Jésus était seulement ici victime de la soif corporelle? 

Lorsque nous lisons le récit de la crucifixion en Matthieu 27:46, nous voyons que Jésus a dit : "Eli, Eli, lama sabachthani? c'est-à-dire: Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné?" Après quoi, l'un de ceux qui était là couru emplir une éponge de vinaigre pour la donner à Jésus. Nous comprenons donc que Jésus dit ensuite, comme le rapporte Jean dans son Évangile : "J'ai soif". 

Nous voyons par le récit de Matthieu que Jésus n'avait pas seulement soif corporellement, mais peut-être pire encore pour Lui était la soif spirituelle d'avoir été séparé du Père à cause des péchés qu'Il portait. Psaume 22:11 : "Ne t'éloigne pas de moi quand la détresse est proche, quand personne ne vient à mon secours". Et aux versets 14 et 15 :"Je suis comme de l'eau qui s'écoule, et tous mes os se séparent; mon cœur est comme de la cire, il se fond dans mes entrailles. Ma force se dessèche comme l'argile, et ma langue s'attache à mon palais; tu me réduis à la poussière de la mort". 

Approfondissons encore notre étude de cette soif de Jésus en allant lire au Psaume 42 versets 2 et 3 : "Comme une biche soupire après des courants d'eau, ainsi mon âme soupire après toi, ô Dieu! Mon âme a soif de Dieu, du Dieu vivant: quand irai-je et paraîtrai-je devant la face de Dieu?" Jésus, à la croix, a Lui-même exprimé cette soif, alors qu'Il est Celui qui étanche la nôtre! Avec Lui nous disons ces versets du Psaume 42; nous soupirons après Lui pour étancher notre soif spirituelle tandis que nous vivons dans les déserts de ce monde perdu.  

Cette séparation de Dieu a causé une soif (de Dieu) qui ne saurait être apaisée par quoi que ce soit dans ce monde. Seul Dieu pouvait la satisfaire, mais pour Jésus, séparé pour un instant du Père, c'était comme s'Il vivait Lui-même à ce moment-là les tourments du mauvais riche de Sa parabole en Luc 16:19-31. Au verset 24, Il fait dire au riche: "Père Abraham, aie pitié de moi, et envoie Lazare, pour qu'il trempe le bout de son doigt dans l'eau et me rafraîchisse la langue". On voit dans cette parabole que le pire tourment des damnés est la séparation d'avec Dieu, et c'est exactement ce que Jésus vivait à la croix. Paul dit en Galates 3:13 "qu'Il est devenu malédiction pour nous", c'est à dire qu'Il a porté notre peine à tous, Lui qui était innocent en toutes choses. 

Peut-il exister sur terre plus grande soif que celle qu'à expérimenté Jésus à la croix? Nous avons tous une soif de quelque chose en ce monde; l'une a soif d'être aimée, l'autre d'être reconnu comme quelqu'un de bien; toute le monde a soif de bonheur et de joie en ce monde. Mais quelle soif peut se comparer au cœur pur de Jésus, qui soupirait avec tant d'ardeur à retrouver la communion avec le Père qui avait été abruptement coupée, à cause du fardeau de nos péchés qu'Il portait? Gloire à Dieu; Il a pris soin de Jésus, qui n'est pas éternellement assoiffé! La puissance de Dieu a été déployée en Jésus en le ressuscitant des morts et en le faisant asseoir à sa droite dans les lieux célestes (Éphésiens 1:20).  

Séparé de Dieu le Père pour la première fois depuis l'éternité; Jésus a expérimenté la soif pour que nous n'ayons plus jamais soif. N'a-t-il pas dit en Jean 4:14 que "celui qui boira de l'eau que je lui donnerai n'aura jamais soif"? Pour cela, il faut venir à Lui, simplement. Paul dit en Colossiens 2:9 que nous avons "tout pleinement en Lui". Il est la plénitude de toute chose. Paul dira aussi en Éphésiens 1:3 que Dieu "nous a bénis de toutes sortes de bénédictions spirituelles dans les lieux célestes en Christ". Et au verset 23 de ce même chapitre, Paul dit que Jésus est "la plénitude de celui qui remplit tout en tous". 

Donc si quelqu'un dit aujourd'hui: "J'ai soif d'autre choses que ce que je peux trouver en ce monde, car cela ne me satisfait pas", alors tournez les regards vers Jésus. Il saura répondre à tous vos besoins. La plénitude, c'est l'épanouissement. Le dictionnaire dit que "c'est l'état de ce qui est complet, dans toute sa force". Il a connu la plénitude de la soif pour que nous ne la connaissions pas aujourd'hui. Bien sûr, nous aurons toujours soif de plus de la présence de Dieu dans nos vies, mais nous ne pourrons jamais connaître la profondeur de la soif que Jésus a connue, car nous allons à Lui et nous sommes remplis à ras bord par Ses enseignements, Sa grâce, Sa bonté, Son amour; toutes les bénédictions qu'Il déverse dans celui ou celle qui croit en Lui et accepte Sa Parole comme étant la véritable parole de Dieu.

"Celui qui boira de l'eau que je lui donnerai n'aura jamais soif" (Jean 4:14). Parce que celui ou celle qui croit véritablement en Jésus ne cherchera plus jamais son épanouissement ailleurs qu'en Christ. Nous avons vu que c'est en Lui que se trouve la plénitude de toutes choses. Et c'est Son œuvre en ceux qui croient; c'est ce qui fait que Paul et Silas pouvaient louer Dieu tandis qu'ils étaient enchaînés et maltraités dans la prison de Philippes (Actes 16:22-25). Après avoir souffert la solitude et les afflictions de toutes sortes, Il est Celui qui redonne espoir à ceux qui n'en ont plus. Après avoir vu notre soif être réellement étanchée par le Christ, nous ne chercherons plus jamais ailleurs; nous avons trouvé la source d'eau vive, ou plutôt, elle s'est révélée à nous et nous y avons bu, elle ne manque jamais. Nombreux sont les témoignages de chrétiens qui ont traversé les déserts de cette vie présente; ils ont été persécutés et privés de tout, mais une chose ne leur a jamais manqué, et c'était la plénitude de Christ qui les comblait de toutes Ses bénédictions. 

"Et l'eau que je lui donnerai deviendra en lui une source d'eau qui jaillira jusque dans la vie éternelle" (Jean 4:14). Quelle belle image que cette source d'eau qui ne tarit jamais! Non seulement elle ne tarit pas, mais Jésus dit qu'elle jaillit jusque dans la vie éternelle! Celui qui a Christ sur cette terre possède tout ce qu'un homme peut rêver d'avoir; il est béni et comblé "jusque dans la vie éternelle". Jésus ne comble pas de manière temporaire, mais éternellement. Ne s'est-t-il pas écrié avant de donner Sa vie à la croix: "Tout est accompli"? Qu'attends-tu? Viens à Lui aujourd'hui, reçoit le pardon de tes péchés et le don de la vie éternelle. N'oublie jamais; Jésus a expérimenté la soif pour que tu n'aies plus jamais soif. Ne cherche plus ici et là, regarde à Jésus, la plénitude de toutes choses se trouve en Lui. Il saura te combler et te bénir de Sa présence en toutes circonstances.

Que toute la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen.

dimanche 7 mai 2023

Je bénirai l'Éternel

 Je bénirai l'Éternel en tout temps, sa louange sera toujours dans ma bouche (Psaumes 34:1)


Jésus dit que "c'est de l'abondance du cœur que la bouche parle" (Luc 6:45). Lorsqu'au plus profond de notre cœur nous reconnaissons les bénédictions de Dieu et que nous Le reconnaissons dans toutes Ses œuvres, les raisons de bénir et de louer notre Seigneur sont nombreuses, et nous sommes incapables de ne pas exprimer notre louange, donnant gloire à notre Père céleste. Ne nous laissons pas entraîner par cette société où la norme est de n'être jamais satisfait de rien. La reconnaissance est primordiale dans la vie de tout chrétien; en fait, elle fait partie de qui il est. À tout moment du jour ou de la nuit, dans les bons et les mauvais moments, il remercie Dieu pour toutes ses bontés, pour Sa miséricorde et le pardon qu'Il offre à tous les pécheurs repentants. "J'ai cherché l'Éternel", dira le psalmiste, "et il m'a répondu". Quel motif de louer notre Dieu! 

Chacun de nous a sûrement fait l'expérience de cette fois où le découragement est apparu, et Dieu, dans Sa grâce, nous a montré le chemin de sortie. "Il m'a délivré de toutes mes frayeurs" (v.4). Parce que l'âme qui ne sait plus où se tourner qui se confie en Dieu ne sera jamais déçue. Ce monde n'a aucune réponse à offrir à ceux qui cherchent la raison même de leur existence ici-bas, mais lorsque nos regards se tournent vers le Seigneur du ciel et de la terre, nous recevons plus que ce que nous pouvions espérer ou imaginer. Certains ont été guéris de maladie corporelle; d'autres ont reçu la délivrance de péchés qui les tenaient esclaves depuis de longues années. Car "quand on tourne vers lui les regards, on est rayonnant de joie, et le visage ne se couvre pas de honte" (v.5). 

"Quand un malheureux crie, l'Éternel entend, et Il le sauve de toutes ses détresses" (v.6). Le malheureux que personne ne veut voir ni entendre est toujours accepté à bras ouvert au trône de la grâce. Les bontés de l'Éternel ne sont pas épuisées, ses compassions ne sont pas à leur terme, elles se renouvellent chaque matin. Oh! Que ta fidélité est grande (Lamentations 3:23). Dans les bons et les mauvais moments, nous avons toujours raison de célébrer le nom de notre Dieu, car Il est fidèle, et malgré nos manquements, Il est "lent à la colère, et riche en bonté" (Nombres 14:18). Dans nos moments sombres, nous savons que Dieu est au contrôle, et que, sans Sa protection, cela aurait pu être bien pire. Nous voyons Sa pitié et Son amour pour nous en toutes choses, et c'est ainsi que nous pouvons dire avec l'apôtre Paul que "toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu" (Romains 8:28).

Nous exaltons le nom du Seigneur par des louanges, bien sûr, mais que notre vie soit aussi un livre ouvert concernant la grandeur de Dieu; exaltons-Le en vivant d'une manière digne de Son nom. Bien sûr, cela nous est impossible par notre propre capacité. Mais laissons-nous transformer; laissons le Saint-Esprit renouveler nos pensées et notre intelligence en gardant Sa parole dans nos cœurs. "Voyez combien l'Éternel est bon; heureux l'homme qui cherche en lui son refuge (v.8). Oui, notre Dieu est le Créateur de tout ce qui est bon, dans le ciel et sur la terre. Il a mit le comble à cette bonté envers nous à travers le Seigneur Jésus-Christ. En Lui s'accomplissent les promesses de la rédemption, Lui qui a donné Sa vie pour les pécheurs que nous sommes. Par Lui nous recevons la grâce de Dieu, et non seulement a-t-il souffert la croix à notre place, Il intercède encore pour nous auprès du Père, selon qu'il est écrit en Romains 8:33-34 : "Qui accusera les élus de Dieu? C'est Dieu qui justifie! Qui les condamnera? Christ est mort; bien plus, il est ressuscité, il est à la droite de Dieu, et il intercède pour nous". 

Que de raisons de glorifier notre Dieu! Exaltez avec moi l'Éternel, célébrons tous son nom (v.3). Même si les jours que nous vivons sont mauvais, cela ne peut pas nous enlever la joie du Christ, car notre salut repose entre Ses mains, et ainsi il est en sûreté. Restons attachés solidement à Jésus, et Il pourvoira; Il nous donnera la force et le courage de résister jusqu'au bout en Son précieux nom. Son œil est sur ceux qui se confient en Lui et Il les protègera jusqu'à la fin. "Car l'Éternel étend ses regards sur toute la terre, pour soutenir ceux dont le cœur est tout entier à Lui" (2 Chroniques 16:9). 

Nous te louons Seigneur, nous proclamons Ton nom. Soit loué pour toutes tes bontés, que toute la création Te rendre la gloire qui Te revient car Toi seul est digne de louange. Roi des rois, Seigneur des seigneurs, nous élevons Ton saint nom, Ta bonté est sans limite, Ta miséricorde est insondable. Oui, je bénirai l'Éternel tous les jours de ma vie, car Il m'a fait du bien. Il m'a libéré de la fosse, du filet de l'oiseleur et m'a rendu libre pour le servir et l'adorer. Seigneur Dieu tout-puissant, Tu es attentif aux cris de ceux qui t'appartiennent, et Tu les délivres de toutes leurs détresses. Comme la fiancée se prépare pour son époux, merci de nous purifier et de nous préparer à aller à Ta rencontre, où nous bénirons Ton nom et chanterons Tes louanges dans un bonheur absolu pour l'éternité. Merci Père pour ce plan de salut parfait révélé en Jésus-Christ notre Seigneur et Sauveur, par qui nous Te prions, Amen.

dimanche 25 septembre 2022

La misère de l'homme et son rétablissement

Je suis l’homme qui a vu la misère (...) (Lamentations 3:1).

L'espérance et la foi vont de pair. Lorsque l'espérance n'est plus, la foi ne peut que donner place au doute et à l'incrédulité. Il semble que le prophète Jérémie témoigne ici du combat de tant de chrétiens, leur cœur balançant entre l'incrédulité et la crainte de Dieu, lorsque ce que l'on pourrait appeler un "trop-plein" d'épreuves et de misère les accables. C'est parfois l'erreur de la personne ainsi accablée de penser, et même croire, qu'elle est seule à comprendre son malheur, un peu comme si elle était la seule personne au monde à connaître ce genre de souffrance de l'âme qui peut parfois être pire que la souffrance physique. 


En lisant le livre de Jérémie, les épreuves qu'il a dû surmonter, le rejet, les moqueries, les persécutions, les privations, et plus encore, nous comprenons aisément qu'à un certain moment il ait regardé les injustes et ait dit : "Pourquoi ne sont-ils pas accablés? Pourquoi? Pourquoi moi, Dieu?  Les versets 2-4: "Il m’a conduit, mené dans les ténèbres, et non dans la lumière. Contre moi, il tourne, et retourne sa main tout le jour. Il a fait dépérir ma chair et ma peau, il a brisé mes os". Pour l'âme accablée, point de lumière. Il semble que même la source de réconfort qu'elle trouvait jadis en Dieu s'est tarie. Où aller, vers qui se tourner, lorsque l'obscurité est si profonde, et que la tentation est si forte d'accuser ton Dieu pour les afflictions qui t'assaillent? Mais il ne parle pas seulement sur lui-même. Les Lamentations sont aussi, voire beaucoup, une complainte sur son peuple au cœur rebelle envers Dieu. 

Versets 5-11 : "Il a bâti autour de moi, il m’a environné de poison et de douleur. Il me fait habiter dans les ténèbres, comme ceux qui sont morts dès longtemps. Il m’a entouré d’un mur, pour que je ne sorte pas; il m’a donné de pesantes chaînes. J’ai beau crier et implorer du secours, il ne laisse pas accès à ma prière. Il a fermé mon chemin avec des pierres de taille, il a détruit mes sentiers. Il a été pour moi un ours en embuscade, un lion dans un lieu caché. Il a détourné mes voies, il m’a déchiré, il m’a jeté dans la désolation". Le prophète dit ici qu'il lui semble que Dieu Lui-même a envoyé ses ennemis l'affliger. "Je suis dans les ténèbres", dira-t-il, lui qui fût pourtant un prophète de lumière, un phare que son peuple refusait de regarder. "Il m'a entouré d'un mur, pour que je ne sorte pas". Il n'y a pas d'issue à ma douleur. Tout semble désespéré, aucun espoir de fuite, puisque "de pensantes chaînes" font offices de boulet aux pieds du prophète. Mais la pire douleur semble être celle-ci: "Je crie, j'implore, mais Dieu ne répond pas à ma prière". Ce qui semble être le silence de Dieu est souvent la pire des douleurs pour les croyants traversant des périodes difficiles, parce que, humainement parlant, le silence signifie souvent l'abandon; la solitude. Aucun espoir de réconfort. Aucune épaule sur laquelle pleurer. Seul dans un monde de désolation, suivant un chemin qui semble sans issue. À chaque courbe du chemin, il semble au prophète qu'un ours l'attend en embuscade, qu'un lion est caché quelque part pour le dévorer. La crainte, l'angoisse qui se mêle au sentiment d'abandon abattent le courage du plus fort des hommes.  

Versets 12-13 : "Il a tendu son arc, et il m’a placé comme un but pour sa flèche. Il a fait entrer dans mes reins les traits de son carquois". À l'état du prophète se mêlait le malheur de son peuple qui avait abandonné Dieu, et qui subissait, et allait encore subit les assauts des armées ennemies. C'est la même douleur ressentie par les vrais croyants au cours des siècles qui ont vu leur génération être plus ou moins pervertie par les idées anti-Christ semées par l'ennemi, souvent même au sein de l'assemblée des croyants. Cette situation perdure jusqu'à nos jours, où il semble que cette génération dans laquelle nous vivons n'en finit plus de trouver de nouvelles façons d'insulter l'esprit de la grâce de Dieu et Sa sainteté.

Versets 14-16 : "Je suis pour tout mon peuple un objet de raillerie, chaque jour l’objet de leurs chansons. Il m’a rassasié d’amertume, il m’a enivré d’absinthe. Il a brisé mes dents avec des cailloux, il m’a couvert de cendre". Ici, il semble que le prophète pousse l'analyse de ce que l'on appellerait aujourd'hui "dépression" un peu plus loin. Il est vrai de dire que le prophète était sujet de raillerie de la part de son propre peuple, mais n'est-il pas vrai que le pécheur se sent aussi épié par ses pairs lorsqu'il sort de sa cachette, penaud de n'avoir pas encore été capable de résister à la tentation? Son péché le tien comme le lion tient sa proie à la gorge, il est incapable de se sortir lui-même du piège dans lequel il s'est plongé, aussi fuit il le regard de ceux par qui il se pense jugé. Il en vient à faire la même chose avec Dieu, comme l'ont fait Adam et Eve en Eden. Je suis comme enivré d'absinthe, dira le prophète. L'homme ivre de son péché peut en perdre la raison, à cause du poids de la culpabilité qui pèse trop lourd sur ses épaules. Ses dents se sont brisées sur des cailloux; en d'autres mots, ce en qui ou en quoi il croyait trouver du réconfort et auquel il s'agrippait s'est révélé impuissant. Incapable de se sortir du bourbier dans lequel il est plongé, le pécheur essayant de se justifier et de se sauver lui-même est comme un fou qui voudrait laver des vêtements blancs dans de la suie; ses efforts sont vains, et son découragement atteint un autre niveau vers le bas. 

Ainsi, il poursuivra aux versets 17:20 : "Tu m’as enlevé la paix; je ne connais plus le bonheur. Et j’ai dit: Ma force est perdue, je n’ai plus d’espérance en l’Éternel! Quand je pense à ma détresse et à ma misère, à l’absinthe et au poison; quand mon âme s’en souvient, elle est abattue au dedans de moi". La paix. L'homme tourmenté par le découragement ou par son péché ne la connaît plus. Qu'est-ce que le bonheur? Jadis, lorsque Dieu semblait être à ses côté, il était heureux. Mais au sein de son affliction (dans laquelle il s'est peut-être plongé lui-même), il ne sait plus ce que c'est. Alors, sur son lit il pense à sa détresse et à sa misère, et son âme est abattue au dedans de lui. La délivrance? Elle semble si éloignée qu'il ne l'atteindra jamais. Au plus bas de son découragement, il désespère même que l'Éternel se souvienne de lui. 

Versets 21-24 : "Voici ce que je veux repasser en mon cœur, ce qui me donnera de l’espérance. Les bontés de l’Éternel ne sont pas épuisées, ses compassions ne sont pas à leur terme; elles se renouvellent chaque matin. Oh! Que ta fidélité est grande! L’Éternel est mon partage, dit mon âme; c’est pourquoi je veux espérer en lui". Mais Dieu! Avec Dieu, il y a toujours de l'espérance! Ses bontés sont sans limites, Son amour, insondable. Et c'est ce qui redonne le courage au malheureux, lorsqu'il a fini d'épancher son cœur devant son Créateur. Il se rappelle la bonté de Celui qui l'a créé, Ses œuvres et l'amour qui Lui a fait souffrir l'ignominie de la croix. Il repasse en son cœur, c'est-à-dire qu'il médite les paroles et les promesses de l'Éternel, et elles lui donnent de l'espérance. L'image du père du fils prodigue lui revient à l'esprit; comment il attend chaque jour que son fils revienne à la maison pour l'accueillir avec amour et tendresse. Non, les bontés de l'Éternel ne sont pas épuisées, et ses compassions ne sont pas à leur terme, car, elles se renouvellent chaque matin. La respiration dont nous ne sommes pas le maitre est là pour le prouver. Aussi mauvais puissions-nous êtres, nous sommes encore de ce monde, ce qui signifie qu'il y a encore de l'espoir pour un pauvre mendiant spirituel, pour un pauvre pécheur en quête de rédemption. Car même si nous sommes infidèles, Dieu demeure fidèle, parce qu'Il ne se renie pas Lui-même, Il en est incapable (2 Timothée 2:13). Jésus dira en Matthieu 7:7 : "Demandez, et l'on vous donnera. Cherchez, et vous trouverez. Frappez, et l'on vous ouvrira". 

Versets 25-26 : "L’Éternel a de la bonté pour qui espère en lui, pour l’âme qui le cherche. Il est bon d’attendre en silence le secours de l’Éternel". Loin de t'avoir abandonné comme tu le croyais, tu réalises maintenant que Dieu te traitait avec miséricorde, car Il ne t'a pas traité selon le salaire que méritaient tes péchés. Il a veillé sur toi, Il te protégeait, mais plus Il voulait Te rapprocher de Lui, plus tu t'éloignais de sous ses ailes protectrices. Jésus fera cette même complainte à propos de la Jérusalem pécheresse: "Jérusalem (...), combien de fois ai-je voulu rassembler tes enfants, comme une poule rassemble ses poussins sous ses ailes, et vous ne l’avez pas voulu" (Matthieu 23:37). Plus tu t'éloignais toi-même de Lui, plus tu ressentais la solitude et le désarroi envahir ton âme troublée. Mais Il n'a pas voulu se souvenir de tes fautes et de tes transgressions, et dans Sa miséricorde et dans Sa bonté, Dieu a eu pitié de toi.

Versets 31-33 : "Car le Seigneur ne rejette pas à toujours. Mais, lorsqu’il afflige, Il a compassion selon sa grande miséricorde; car ce n’est pas volontiers qu’il humilie et qu’il afflige les enfants des hommes". Oui, Il permet que certaines épreuves nous assaillent, parce qu'elles nous font tourner vers Lui dans la repentance et forgent en nous la patience d'attendre Son secours (2 Corinthiens 1:6; Jacques 1:3), et nous incitent à mettre notre confiance en Dieu seul (2 Corinthiens 1:9). Nous peinons à comprendre que nous puissions sortir vainqueurs de l'épreuve, mais en réalité ce n'est pas nous, mais le fondeur qui dirige toute l'opération et qui a déjà vaincu tous nos impossibles. N'éprouve-t-il pas l'or par le feu pour en retirer les scories (1 Pierre 1:6-7)? N'est-Il pas le potier dans les mains desquels nous sommes moulés selon Son désir et Sa volonté (Romains 9:20-21)? Alors que nous traversons ce qu'il nous semble être "la vallée de l'ombre de la mort", accrochons-nous à cette espérance bénie que notre patrie n'est pas d'ici. Le Seigneur est notre partage, et c'est pourquoi notre espérance repose sur Lui. Puissions-nous méditer ces promesses, sachant que Dieu n'est pas Celui qui se reniera. Il renouvellera notre courage avant que nous ne sombrions totalement dans le désespoir. Il a promis que les tentations (ou les épreuves) ne sauraient être au-dessus de la grâce qu'Il nous donne afin de les supporter (1 Corinthiens 10:13).

Que votre épreuve soit indépendante de votre responsabilité ou non, ne désespérez pas! Dieu est là, plus près que vous ne pouvez l'imaginer. Sa Parole est vraie. Il n'a jamais promis une vie facile, exempte de toute embûche. Cela n'existe que dans les faux évangiles de prospérité et d'estime de soi. Jésus ne dira-t-il pas en Jean 16: 33: "Je vous ai dit ces choses, afin que vous ayez la paix en moi. Vous aurez des tribulations dans le monde; mais prenez courage, j’ai vaincu le monde". La victoire est nôtre, en Jésus-Christ notre Seigneur et Sauveur. L'Éternel a de la bonté pour qui espère en lui, pour l’âme qui le cherche. Ô tous les cœurs brisés qui lisez ce message; puissiez-vous vous accrocher un jour à la fois à Jésus, et la paix vous sera plus que certainement accordé dans la grâce toute-puissante de Dieu. Méditez Sa parole le jour, et la nuit s'il le faut (Psaumes 119:57), repassez cette même Parole dans votre cœur, soyez-en remplis jusqu'à ras bord. Lorsque vous pleurez sur les pages de ce Livre, Dieu vous entend, car vous le cherchez. Il entend et Il voit le cœur brisé et contrit (Psaume 34:18; Psaumes 51:17). 

Du milieu de ses tribulations, l'apôtre Paul exhortera les Éphésiens par ces mots : "Entretenez-vous par des psaumes, par des hymnes, et par des cantiques spirituels, chantant et célébrant de tout votre cœur les louanges du Seigneur; rendez continuellement grâces pour toutes choses à Dieu le Père, au nom de notre Seigneur Jésus-Christ (Éphésiens 5:19-20).

Je lève mes yeux vers les montagnes… D’où me viendra le secours? Le secours me vient de l’Éternel, qui a fait les cieux et la terre. Il ne permettra point que ton pied chancelle; celui qui te garde ne sommeillera point. Voici, il ne sommeille ni ne dort, celui qui garde Israël. L’Éternel est celui qui te garde, l’Éternel est ton ombre à ta main droite. Pendant le jour le soleil ne te frappera point, ni la lune pendant la nuit. L’Éternel te gardera de tout mal, il gardera ton âme; l’Éternel gardera ton départ et ton arrivée, dès maintenant et à jamais (Psaumes 121).

Que toute la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen.

dimanche 11 septembre 2022

L'Éternel notre justice, par Chales H. Spurgeon

L'Éternel notre justice (Jérémie 23:6).

Cela produit toujours chez le chrétien le plus grand calme, la tranquillité, le bien-être et la paix, que de penser à la justice parfaite de Christ. Que de fois les saints de Dieu sont abattus et tristes! Je ne pense pas qu’il devrait en être ainsi chez eux. Je ne pense pas qu’ils le seraient s’ils pouvaient toujours voir leur perfection en Christ. Certains sont toujours à parler de la corruption et de la perversité du cœur, et de la méchanceté innée de l’âme. C’est tout à fait vrai, mais pourquoi ne pas aller un peu plus loin, et se souvenir que nous sommes parfaits en Jésus-Christ. Ce n’est pas étonnant que ceux qui demeurent sur la vision de leur propre corruption soient en train d’afficher un tel spectacle d’abattement.
   
Mais si nous nous rappelons que Christ est fait pour nous justice, nous serons de bonne humeur. Qu’importe que la détresse m’afflige, ou que Satan m’assaille, qu’importe qu’il y ait encore bien des choses à expérimenter avant d’être au Ciel, toutes ont été faites pour moi dans l’alliance de la grâce divine. Rien ne manque dans mon Seigneur. Christ a tout fait. Sur la croix il a dit: Tout est accompli! 

Et si tout est accompli, alors je suis parfait en lui, et je peux me réjouir d’une joie ineffable et glorieuse! Non avec ma justice, celle qui vient de la loi, mais avec celle qui s’obtient par la foi en Christ, la justice qui vient de Dieu par la foi. Vous ne trouverez pas de ce côté du ciel un peuple plus saint que celui dont les membres ont reçu dans leurs cœurs la doctrine de la justification par la foi en Christ. Quand le croyant déclare: Je vis par Christ seul, je me repose uniquement sur lui par le salut, et je crois que, malgré mon indignité je suis pourtant sauvé en Jésus, alors s’élève de mon cœur un motif de gratitude, cette pensée qui me pousse à dire: Ne vivrais-je pas pour Christ? Ne l’aimerais-je pas, et ne le servirais-je pas sachant que je suis sauvé par ses mérites? 

L’amour de Christ nous contraints, afin que ceux qui vivent ne devraient par conséquent plus vivre pour eux-mêmes mais pour celui qui est mort pour eux. Si donc sauvés parce que la justice nous est imputée, nous évaluerons ou considérerons largement ce que la justice nous enseigne.

Par Charles H. Spurgeon

dimanche 15 mai 2022

Dans ma détresse...

Ne regarde pas le vin qui paraît d’un beau rouge, qui fait des perles dans la coupe, et qui coule aisément. Il finit par mordre comme un serpent, et par piquer comme un basilic (Proverbes 23:31-32)

Car si notre cœur nous condamne, Dieu est plus grand que notre cœur, et il connaît toutes choses (1 Jean 3:20).

(...)si quelqu’un a péché, nous avons un avocat auprès du Père, Jésus-Christ le juste (1 Jean 2:1).


Quelqu'un a dit: "J'aime beaucoup ma femme. Le problème est que nous ne pouvons pas avoir d'enfants. Elle a eu trois enfants mort-nés. Je suis chrétien, et j'ai honte de dire que, dans ma détresse, ce n'est pas vers Dieu que je me suis tourné, mais vers la boisson. Mais je dois dire que la boisson ne m'a pas consolé, et j'ai désormais un autre problème; je suis maintenant un alcoolique. Cela cause des problèmes à la maison. Je suis maintenant sous l'emprise de cette faiblesse et je ne vois pas comment je pourrai m'en sortir. J'aime ma femme et je ne veux pas la faire pleurer, c'est déjà assez difficile pour elle. Je n'ai pas renié Dieu, mais je pense qu'Il ne m'aime plus. Que faire?"

Monsieur, dites-vous tout d'abord que ce n'est qu'un accident de parcours. Tout le monde peut trébucher; les uns d'une manière, les autres d'une autre. Mais sachez que le Seigneur Jésus-Christ vous aime autant qu'Il m'aime et qu'Il aime n'importe quel autre enfant de Dieu. Il n'est pas un tyran qui attend la première occasion pour nous punir et nous détruire. Rappelez-vous l'histoire du fils prodigue; c'est l'image parfaite de qui est Dieu et du grand amour qu'Il a pour Ses enfants, même s'ils font des erreurs. Il veut pardonner, Il veut accueillir à la maison les perdus, les égarés et ceux qui ont tout gâché (Luc 15:11-32). 

En ce qui a trait à la boisson, vous ne réglerez pas votre problème si vous essayer d'arrêter de boire par amour pour votre femme. Vous devez régler ce problème, d'abord pour vous même, parce qu'il vous détruit physiquement, émotionnellement et que la culpabilité qu'il vous cause vous éloigne de Dieu. Par respect pour vous même et pour votre épouse, un jour à la fois, vous ne touchez pas à la boisson, et vous remerciez Dieu de l'aide qu'Il vous apporte à résister à la tentation. Dites: "Je n'ai pas de raison d'être découragé, j'ai un avocat auprès du Père, mon Seigneur et Sauveur Jésus-Christ; Il a déjà tout vaincu".    

Pensez à la majesté de la création, l'ensemble des merveilles de l'œuvre de Dieu. Dieu a tout fait d'une manière parfaite. C'est aussi Lui qui a placé le souffle dans les narines de chaque humain, et avec cette respiration vient l'esprit qu'Il chérit et qu'Il veut ravoir auprès de Lui (Jacques 4:5). Il faut le reconnaître: cet esprit, qui permet à l'homme d'être au-dessus des bêtes et qui le rend à l'image de Dieu, est plus grand que la Terre. 

Cessez de vous accabler vous-même, cessez de vous accuser a vous même; accusez-vous une fois pour toute à Jésus dans la repentance, car Lui seul peut et veut vous pardonner aujourd'hui.

Alors prions, si vous le voulez bien: 

Seigneur Jésus, prend ce qui t'appartiens, je m'abandonne à Ton amour insondable. Il est dit dans la Parole de nous décharger sur Toi de tous nos soucis. C'est ce que je fais aujourd'hui; je Te laisse mon fardeau de peines, de douleurs et d'addiction et je prends le repos que Tu m'offres gratuitement. Merci de me délivrer de ma faible nature et de me donner Ta force de persévérer un jour à la fois sur le chemin que je dois suivre. Je sais que Tu m'acceptes et je crois que Tu veux faire de moi un véritable enfant de Dieu. C'est pour cette raison que Tu es venu sur Terre pour mourir sur une croix; c'était pour me réconcilier avec Dieu et la vérité. Et aujourd'hui, j'accepte la Vérité et je veux entrer dans Ton sanctuaire Jésus, celui de la foi, de l'espérance et de la justice divine. Transforme-moi par Ta puissante parole, je sais que je ne la verrai pas, mais ce que je veux voir, c'est Ta volonté, car je veux la vivre. 

Merci Jésus, moi aussi j'ai reçu en quelque sorte une part de la gloire de Dieu quand Tu es venu jusqu'à moi pour m'inviter à marcher dans Ta lumière. Oui, je veux marcher dans la lumière, mais j'ai besoin de Ton aide, j'ai besoin de la sagesse et du Saint-Esprit. Je t'en supplie Jésus, aide-moi à rechercher l'humilité et la justice. Merci Seigneur Jésus-Christ d'aplanir devant moi tous mes impossibles, tout ce qui me vainc actuellement. Merci de m'aider à faire ce que je dois faire, à être zélé pour faire le bien, merci de m'aider désormais à ne plus dévier ni à gauche ni à droit du chemin que je dois suivre. 

L'exemple que Tu m'as donné est parfait, les traces que Tu as laissées sont encore visibles et ce sont elles qui conduisent à la source d'eau vive. Je sais que je ne suis pas bon, mais Jésus, prend la place qui Te revient en moi et je serai guérit de tout ce qui me détruit. Je reconnais qu'en tant qu'enfant de Dieu, la puissance, la force et l'autorité de Dieu reposaient déjà sur moi. Comme Tu es bon et grand, Père éternel, Ta miséricorde dure à toujours! Merci parce que Tu ne me laisse pas sombrer sous les coups de l'ennemi. J'ai trébuché et je suis tombé, mais par Ta grâce, Père éternel, je me relève aujourd'hui et je tiendrai Ta main afin de ne plus tomber de nouveau. Je garde les yeux fixés sur la croix de Ton Fils Jésus-Christ qui est venu y mourir afin de nous donner la vie et une espérance éternelle. Je ne vivrai pas dans la défaite alors que j'ai un Père céleste si bon, si grand et si puissant!  

Aujourd'hui, je viens, je reviens à la maison, et je sais que Tes bras, seigneur, sont grands ouverts m'accueillir. Tu mettras des chaussures à mes pieds afin que je marche avec Toi tous les jours de ma vie, avec une foi renouvelée et une confiance absolue en ce que Ta droite me soutient, parce que mon âme est attachée à Toi. Quand je marche dans la détresse, Tu me soutiens, Tu me rends la vie. Enseigne-moi Ta volonté, Seigneur, car Tu es mon Dieu qui me fortifie et me donne la victoire sur tous les géants.

À Dieu toute la gloire, par Jésus-Christ mon Seigneur et Sauveur, Amen.


samedi 21 mars 2020

Quand les fondements sont renversés...

Les enseignements sur la prospérité et l'estime de soi sont malheureusement trop répandu dans diverses églises modernes. Ce sont peut-être des enseignements populaire lorsque tout va bien, mais quand les fondements sont ébranlés, que reste-t-il? Psaumes 11:3 pose d'ailleurs cette même question: Quand les fondements sont renversés, le juste, que ferait-il? Jésus dira lors de son fameux sermon sur la montagne que l'insensé bâtit sa maison sur du sable, mais que l'homme prudent la bâtit sur le roc (Matthieu 7:24-27). Les enseignements qui plaisent à la chair ne participent pas à faire grandir la foi du croyant. Mais Dieu connaît les siens en ce qu'ils entendent Sa voix, et ils le suivent, dans les bons et les mauvais moments. Ce sont aussi ceux qui cherchent refuge en Jésus, le Roc inébranlable, en tout lieu et en tout temps. 

Bien sûr, il y a les incroyants qui défient les lois et Dieu lui-même en vivant selon la règle du "mangeons et buvons, car demain nous mourrons peut-être". Ils sont insouciants, rebelles à leurs parents et à toute autorité; ils se considèrent en quelque sorte comme des dieux. Mais ce sont des païens, il n'y a rien de surprenant de les voir agir de cette façon! Un tel comportement est totalement indigne du chrétien, ou du moins, de celui qui se prétend enfant de Dieu. Il y a un temps pour toutes choses ici-bas, et vient un temps où chacun doit apprendre où est sa place en Dieu. Nous ne sommes ni devant, ni au dessus, ni même à côté de Lui; nous sommes derrières Lui, à le suivre, comme un bon et fidèle serviteur. Une étude de notre propre comportement s'impose donc, à la lumière de la parole de Dieu. Alors qu'une grande partie de l'humanité est déstabilisé, voire désorganisée par un microscopique virus, et que les habitudes de vie de tous et chacun sont plus ou moins bousculées, la question qui se pose est: sur quoi avons-nous bâtit notre maison? Celui qui se croyait presque comme un petit dieu en retire-t-il un quelconque bénéfice, alors que tout ce en quoi il avait placé sa confiance s'est effondré? Alors que les fondements sont renversés, le juste, que fera-t-il? 

Dieu s'attend à voir Ses enfants, ceux qui ont vraiment placé en Lui toute leur confiance, résister à l'ennemi avec toutes les armes qu'Il leur a donné, par son Saint-Esprit. La tentation de l'incrédulité était, et est grande, mais il est temps que les chrétiens se réveillent de leur sommeil spirituel, causé par une vie trop facile, trop douillette. Nous nous sommes plût dans cette vie facile, et nous avons trop souvent oubliés nos frères et sœurs persécutés à cause du saint nom de Jésus. Nous avons trop souvent oublié aussi ceux qui sont perdus, ne connaissant pas Christ comme leur Sauveur et Seigneur. Tous les malades, les vieillards abandonnés; les enfants maltraités, les avons-nous porté  comme un fardeau dans nos prières? 

Alors que tout semble aller pour le mieux, apparaît un virus qui frappe les gens de tous âges, de toutes races, de toutes nationalités. Il frappe les petits dieux, aussi, ceux qui ne sont pas faits de bois ou de fer, mais de chair. Il rappelle à chacun que nous ne sommes pas en santé parce que nous sommes bons, ou parce que nous déclarons ceci ou cela sur nos vies, mais parce que Dieu est bon, tout simplement. 
Il nous rappelle qu'être reconnaissants pour toutes les bontés de Dieu envers nous n'est pas une option; qu'elle fait partie de l'ADN du chrétien. Il nous rappelle que nus nous sommes venus en ce monde, et que nous n'en rapporterons rien lorsque nous mourrons. À quoi bon perdre notre temps dans la poursuite des choses éphémères? 
Il nous rappelle que nous n'avons pas à chercher partout pour trouver Dieu. Il est là, parmi nous, Sa parole est dans nos foyers, car "au commencement était la Parole, elle était avec Dieu, car elle était Dieu"; la Bible.
Il rappelle que l'homme est semblable à un souffle et que ses jours sont comme l'ombre qui passe (Psaumes 144:4). Il nous rappelle donc que la vie tient à peu de choses, mais en même, temps, si elle est entre les mains de notre grand Dieu, nous n'avons rien à craindre, car nous sommes gagnant de la vie éternelle s'Il nous rappelle à Lui. Et si notre pèlerinage terrestre doit se poursuivre, il se poursuivra certainement, par la grâce de Dieu, et nous vivrons pour Sa gloire!

Nous vivons une époque où tous les fondements de la société sont ébranlés, voire détruits. La famille, la foi, la moralité, qui sont les bases d'une société solide, sont anéantis. Il faut donc s'attendre à ce que l'humanité connaisse d'autres crises encore, jusqu'au retour de Jésus. Chrétiens! Ce n'est que le début des douleurs de l'enfantement! La crise mondiale actuelle n'est rien à comparé à ce qui s'en vient. 1 Thessaloniciens 5:3 nous dit: "Quand les hommes diront: Paix et sûreté! alors une ruine soudaine les surprendra, comme les douleurs de l'enfantement surprennent la femme enceinte, et ils n'échapperont point". L'ennemi de notre salut met ses pions en place sur ce gigantesque échiquier qu'est notre planète Terre, et Dieu fait le tri parmi ceux qui se proclament siens. Sa balance est en place; ne soyons pas trouvés trop légers en étant des chrétiens frivoles et insouciants. Accrochons-nous à la saine doctrine de Christ, il est notre seul refuge aux jours de la détresse. 

Dieu recommande présentement aux chrétiens d'examiner leur conduite en profondeur. Prenons des moments seul à seuls avec Dieu. Revenons à la source, plongeons nos racines dans la Parole, méditons-la, mettons-la en pratique avec l'aide de l'Esprit. Soyons reconnaissants pour cette parole, car elle est notre plus grande richesse. 

En tout cela, le juste, que fait-il? Il demeure solidement ancré en Jésus. Il place sa confiance en Dieu seul. Dieu met notre foi à l'épreuve de bien des manières, tout en ne s'imposant pas. Il veut notre bien, et nous le croyons, Sa puissance se manifeste tous les jours en nous et autour de nous, de différentes façons. Notre foi n'est pas liée à nos émotions, que Dieu nous en préserve! Elle repose en Dieu seul, et, comme il est écrit: "La foi vient de ce qu'on entend, et ce qu'on entend vient de la parole de Christ" (Romains 10:17). Lorsque nous entendons la voix de Dieu en lisant Sa parole, notre foi est vivifiée, et en ces temps où l'amour du plus grand nombre se refroidit (Matthieu 24:12), nous avons besoin plus que jamais d'être à l'Écoute de Dieu et d'entendre Sa parole, afin qu'Il nous guide jusqu'à Sa présence éternelle.

Que toute la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen.  

dimanche 9 juin 2019

Christ choisi au milieu du peuple, par Charles H. Spurgeon

J’ai élevé du milieu du peuple un jeune homme (Psaumes 89:19).

Pourquoi Christ a-t-il été choisi du milieu du peuple? Parle mon cœur, car les pensées du cœur sont les meilleures, n’était-ce pas afin qu’il puisse être capable de devenir notre frère, par la bienheureuse parenté du sang? Oh, quelle communion il y a entre Christ et le croyant! Le croyant peut dire, j’ai un frère au ciel; je peux être pauvre, mais j’ai un frère qui est riche, et qui est Roi, et souffrira-t-il que je sois dans la disette tandis qu’il est sur son trône? Oh non! Il m’aime, il est mon frère. 

Croyant, revêts-toi de cette pensée bénie, comme d’un collier de diamants, autour du cou de ta mémoire; mets-le comme un anneau d’or, a doigt du souvenir perpétuel, et utilise le comme du sceau même du Roi, affranchissant les requêtes de ta foi avec la confiance du succès. Il est un frère né pour l’adversité, considère-le, traite-le comme tel.

Christ fut aussi choisi du milieu du peuple afin qu’il puisse connaître nos besoins et y compatir. "Il a été tenté en toutes choses comme nous sans jamais pécher". Dans toutes nos détresses nous pouvons compter sur sa compassion. La tentation, la douleur, la confusion, la faiblesse, la lassitude, la pauvreté: Il les connaît toutes, car il les a toutes éprouvées. Souviens-toi de ceci chrétien, et que cela te réconforte.

Quel que difficile et douloureux que puisse être ton chemin il est marqué déjà par les pas de ton Sauveur; et même quand tu atteindras la sombre vallée de l’ombre de la mort, et les eaux profondes du Jourdain, tumultueux, tu y trouveras l’empreinte de ses pas. Vers quelque lieu que tu te diriges, il en a été notre précurseur; chaque fardeau que nous avons à porter, a jadis été posé sur les épaules d’Emmanuel. Sa voie était plus rugueuse et plus sombre que la mienne. Christ, mon Seigneur avait souffert, et moi je me plaindrais?

Prends courage! Les pieds royaux ont laissé une trace rouge de sang sur la route, et consacré le chemin épineux pourtoujours.

Par Charles H. Spurgeon

samedi 24 mars 2018

Accablé par les épreuves

Tu es accablé de tourments et il te semble qu'à tout moment tu seras emporté par ce qui te semble être comme une avalanche d'adversité. Ce qui vient contre toi est d'une brutalité inouïe, et seul, tu n'as pas la force de résister contre la détresse qui t'envahi. Où que tu regardes, tu ne vois que tristesse et désolation; nul secours n'est en vue. La nuit, le jour, les larmes ont inondé ton visage au point où la source en est comme tarie. À quoi bon résister? Il te serait si facile de te laisser entraîner au gré du vent de la tempête qui fait rage... Mais tu penses à tes proches, à ton ou tes enfant(s), et tu veux encore résister. Mais où trouver la force, puisqu'il te semble que tu n'en as plus? Alors que tu marches dans la vallée de l'ombre de la mort, et que tu ne sais plus vers quoi et vers qui te tourner, Jésus est encore et toujours là. Esaïe 9:1 nous le présente comme "une lumière qui resplendit dans les ténèbres". Il renouvelle notre espérance, non seulement pour ici-bas, mais aussi en ce qui a trait à la gloire de la présence de Dieu dans son royaume céleste. 

John Bunyan, prédicateur de l'Évangile dans les années 1600 en Angleterre, fût jeté en prison à cause de sa foi, et c'est là qu'il écrivit la plupart de ses ouvrages, y compris le fameux "Voyage du Pèlerin". Il décrit dans ce livre, sous la forme allégorique d'un rêve, le chemin parsemé d'embûches d'un pèlerin nommé Chrétien jusqu'à la majestueuse cité céleste. Alors qu'il parcourait lui aussi la vallée de l'ombre de la mort, le pèlerin y affronta bien des tourments et, lorsque le soleil se leva enfin, il constata alors l'étendue de la délivrance dont Dieu l'avait comblé, car à travers ses épreuves, il n'était pas seul, Dieu était avec lui. Il s'écria alors: "Que de surprenantes merveilles ta sagesse infinie a fait voir à mes yeux! Mon Dieu, que ne puis-je en tous lieux célébrer hautement tes bontés sans pareilles! Mon âme était environnée de pièges et d'écueils, de ténèbres, d'horreurs, de la mort et de ses frayeurs; mais ta puissante main, Seigneur, l'a délivrée. À travers d'affreux précipices, malgré mes ennemis, l'enfer et ses suppôts, Tu m'as conduit vers ton repos, et tu veux me combler d'immortelles délices. C'est là que remplit d'allégresse, sauvé par ton secours, comblé de tes bienfaits, je veux célébrer à jamais de tes faits glorieux la profonde sagesse. "  

Seigneur Dieu tout-puissant, nous nous présentons devant toi par la prière pour tous ces gens accablés par les épreuves. Leur détresse est grande, et nous croyons que leur secours est en toi seul. Nous te remercions pour l'ensemble de tes œuvres et pour ton plan de salut merveilleux, et nous te prions, Père Éternel de les délivrer de leur situation difficile. Accordes-leur ta paix et ton repos, afin qu'ils puissent témoigner de toutes les bénédictions dont tu les as comblés. Oui tu as dit, Jésus: "venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos", et nous croyons que Ta parole est vraie. Tu donnes la force et le courage à ceux qui n'en ont plus; tu donnes le repos de l'âme au milieu des pires afflictions. Merci ô Dieu, de tes promesses, merci parce qu'un jour Tu as dit par la bouche de ton prophète Esaïe: "Ne crains rien, car je suis avec toi; ne promène pas des regards inquiets, car je suis ton Dieu; je te fortifie, je viens à ton secours, je te soutiens de ma droite triomphante". Merci de la délivrance présente et à venir que Tu as en réserve pour ceux qui font appel à Ton nom. Cette délivrance n'est peut-être pas toujours celle que nous attendons, mais nous savons que Tu fais toutes choses bonnes pour ceux qui t'aiment, car Toi aussi, tu les aimes et ils sont comme la prunelle de Tes yeux. Merci parce que Tu fais toutes choses pour et par Ta gloire, et ce que nous te demandons, nous le demandons afin que Tu sois élevé, ô Dieu, dans le précieux nom de Jésus-Christ, notre Sauveur et Seigneur personnel, Amen.  

samedi 21 octobre 2017

Celui qui prend l'épée... L'épreuve de la foi

Matthieu 26:52  : "Alors Jésus lui dit: Remets ton épée à sa place; car tous ceux qui prendront l’épée périront par l’épée".

Une personne a posé une question par rapport à cette affirmation de Jésus: Pouvons-nous alors affirmer que certains des disciples de Jésus ont déjà tué, étant donné que plusieurs sont morts martyrs? Si non, pourquoi ont-ils péris ainsi?

Évidemment, la réponse est non; les disciples n'ont jamais tué personne.
Celui qui est destiné à mourir dans les tribulations, quelles qu'elles soient, mourra certainement de cette manière. Il est d'ailleurs écrit à ce sujet en Apocalypse 6:9 : "(...)je vis sous l’autel les âmes de ceux qui avaient été immolés à cause de la parole de Dieu et à cause du témoignage qu’ils avaient rendu".
Les chrétiens non persécutés seraient-ils plus justes que tous les chrétiens persécutés à travers le monde et qui meurent martyrs à cause de leur foi en Christ? Certainement pas! Il n'existe pas de classe à part, où nous trouvons de bons chrétiens qui feront tout ce qui leur plaît toute leur vie sans épreuve aucune. Nous devons nous attendre aux tribulations. L'apôtre Paul écrira en 2 Timothée 3:12 : "Or, tous ceux qui veulent vivre pieusement en Jésus-Christ seront persécutés". Cette persécution peut être la maladie, ou les épreuves de toutes sortes, mais elle peut venir aussi de la part des serviteurs de satan qui combattent les enfants de Dieu, de toutes les manières possibles et imaginables. Cela est incompréhensible et inacceptable pour notre chair, mais notre foi a autant besoin d'être mise à l'épreuve pour progresser que la plupart des plantes ont besoin de soleil et d'eau pour s'épanouir. Nous ne connaissons pas l'avenir. Nous ne savons pas de quelle manière notre foi sera mise à l'épreuve, mais nous savons que cela viendra. Aucun serviteur n'est plus grand que son maître (Matthieu 10:24-25). Jésus a été rejeté, battu, crucifié comme seuls les malfaiteurs l'étaient. De sa vie, il n'avait pourtant fait que le bien. Nous pouvons nous attendre qu'en tant que ses disciples, nous ne serons pas épargnés non plus.

L'apôtre Pierre dira en 1 Pierre 1:6-7 : "C’est là ce qui fait votre joie, quoique maintenant, puisqu’il le faut, vous soyez attristés pour un peu de temps par diverses épreuves, afin que l’épreuve de votre foi, plus précieuse que l’or périssable qui cependant est éprouvé par le feu, ait pour résultat la louange, la gloire et l’honneur, lorsque Jésus-Christ apparaîtra". 
Comprenons que marcher avec Christ, c'est certes marcher sur le chemin de la vie, mais ce chemin est resserré et difficile (Matthieu 7:13-14). 
Matthieu 16:24  : "Alors Jésus dit à ses disciples: Si quelqu’un veut venir après moi, qu’il renonce à lui-même, qu’il se charge de sa croix, et qu’il me suive".
L'athlète qui vise une médaille d'or doit s'entraîner et faire des sacrifices. De même, le soldat engagé sous les drapeaux ne peux accomplir tous ce qui lui plaît, sous peine de se mettre en danger et de risquer la vie de ses compagnons. Il en est ainsi pour la vie chrétienne. La vie chrétienne est une guerre de tous les instants contre les forces des ténèbres (Éphésiens 6:12-13). Cette bataille ne se combat pas avec les armes du monde, mais avec la foi et les armes de Christ. Nous sommes engagés sous les drapeaux du Christ; ne soyons donc pas surpris de ne pas toujours accomplir tous nos désirs et surtout, attendons-nous à être attaqué par l'ennemi! 

Dieu permet également les épreuves en ce qu'elles nous rapprochent de Lui, dans la prière et les supplications. Nous reconnaissons beaucoup mieux notre ardent besoin de Lui quand ça va mal que lorsque tout va comme nous le désirons. Dans nos épreuves, nous sommes examinés; approuvés ou réprouvés. L'apôtre Jacques dit au chapitre 1:2-3 :"Mes frères, regardez comme un sujet de joie complète les diverses épreuves auxquelles vous pouvez être exposés, sachant que l’épreuve de votre foi produit la patience". 
Et en Hébreux 12, tout juste après le chapitre consacré à la foi, Jésus nous y est décrit comme ayant "souffert la croix, méprisé l’ignominie, et s’est assis à la droite du trône de Dieu. Considérez, en effet, celui qui a supporté contre sa personne une telle opposition de la part des pécheurs, afin que vous ne vous lassiez point, l’âme découragée". Et au verset 5, nous sommes exhortés ainsi: "Mon fils, ne méprise pas le châtiment du Seigneur, et ne perds pas courage lorsqu’il te reprend". Et encore, au verset 11: "Il est vrai que tout châtiment semble d’abord un sujet de tristesse, et non de joie; mais il produit plus tard pour ceux qui ont été ainsi exercés un fruit paisible de justice".
Sachons bien que celui qui permet l'épreuve a aussi le moyen de nous en délivrer. Nous ne savons pas toujours pourquoi, ni comment, mais nous savons que toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu. 

Que sont nos épreuves comparées à celles du Christ, ou à celles d'autres personnes autour de nous? Ne nous attendrissons pas trop sur nous-mêmes; au contraire, les épreuves que nous subissons doivent démontrer la grandeur de l'amour de Dieu pour nous, en nous, la toute-puissance avec laquelle Il régit toutes choses ici-bas afin que toutes choses Lui retournent là-haut, Lui rendant toute la gloire, l'honneur et la louange qui Lui reviennent, Amen.   

 David, au milieu d'une grande épreuve, où le peuple qui était avec lui menaçait de le lapider, reprit courage en s'appuyant sur l'Éternel (1 Samuel 30:6). Comme lui, appuyons-nous sur Dieu, et nous ne serons jamais déçus. Que toute la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen.