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dimanche 13 juillet 2025

J'ai soif

 

Après cela, Jésus, qui savait que tout était déjà consommé, dit, afin que l'Ecriture fût accomplie: J'ai soif (Jean 19:28).

Bien sûr, l'Écriture devait s'accomplir. Et nous savons que la soif était une des douleurs de la crucifixion. Les écrits historiques rapportent que les blessures et perte de sang causaient une fièvre accompagnée de soif intolérable chez les crucifiés. Mais est-ce que Jésus était seulement ici victime de la soif corporelle? 

Lorsque nous lisons le récit de la crucifixion en Matthieu 27:46, nous voyons que Jésus a dit : "Eli, Eli, lama sabachthani? c'est-à-dire: Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné?" Après quoi, l'un de ceux qui était là couru emplir une éponge de vinaigre pour la donner à Jésus. Nous comprenons donc que Jésus dit ensuite, comme le rapporte Jean dans son Évangile : "J'ai soif". 

Nous voyons par le récit de Matthieu que Jésus n'avait pas seulement soif corporellement, mais peut-être pire encore pour Lui était la soif spirituelle d'avoir été séparé du Père à cause des péchés qu'Il portait. Psaume 22:11 : "Ne t'éloigne pas de moi quand la détresse est proche, quand personne ne vient à mon secours". Et aux versets 14 et 15 :"Je suis comme de l'eau qui s'écoule, et tous mes os se séparent; mon cœur est comme de la cire, il se fond dans mes entrailles. Ma force se dessèche comme l'argile, et ma langue s'attache à mon palais; tu me réduis à la poussière de la mort". 

Approfondissons encore notre étude de cette soif de Jésus en allant lire au Psaume 42 versets 2 et 3 : "Comme une biche soupire après des courants d'eau, ainsi mon âme soupire après toi, ô Dieu! Mon âme a soif de Dieu, du Dieu vivant: quand irai-je et paraîtrai-je devant la face de Dieu?" Jésus, à la croix, a Lui-même exprimé cette soif, alors qu'Il est Celui qui étanche la nôtre! Avec Lui nous disons ces versets du Psaume 42; nous soupirons après Lui pour étancher notre soif spirituelle tandis que nous vivons dans les déserts de ce monde perdu.  

Cette séparation de Dieu a causé une soif (de Dieu) qui ne saurait être apaisée par quoi que ce soit dans ce monde. Seul Dieu pouvait la satisfaire, mais pour Jésus, séparé pour un instant du Père, c'était comme s'Il vivait Lui-même à ce moment-là les tourments du mauvais riche de Sa parabole en Luc 16:19-31. Au verset 24, Il fait dire au riche: "Père Abraham, aie pitié de moi, et envoie Lazare, pour qu'il trempe le bout de son doigt dans l'eau et me rafraîchisse la langue". On voit dans cette parabole que le pire tourment des damnés est la séparation d'avec Dieu, et c'est exactement ce que Jésus vivait à la croix. Paul dit en Galates 3:13 "qu'Il est devenu malédiction pour nous", c'est à dire qu'Il a porté notre peine à tous, Lui qui était innocent en toutes choses. 

Peut-il exister sur terre plus grande soif que celle qu'à expérimenté Jésus à la croix? Nous avons tous une soif de quelque chose en ce monde; l'une a soif d'être aimée, l'autre d'être reconnu comme quelqu'un de bien; toute le monde a soif de bonheur et de joie en ce monde. Mais quelle soif peut se comparer au cœur pur de Jésus, qui soupirait avec tant d'ardeur à retrouver la communion avec le Père qui avait été abruptement coupée, à cause du fardeau de nos péchés qu'Il portait? Gloire à Dieu; Il a pris soin de Jésus, qui n'est pas éternellement assoiffé! La puissance de Dieu a été déployée en Jésus en le ressuscitant des morts et en le faisant asseoir à sa droite dans les lieux célestes (Éphésiens 1:20).  

Séparé de Dieu le Père pour la première fois depuis l'éternité; Jésus a expérimenté la soif pour que nous n'ayons plus jamais soif. N'a-t-il pas dit en Jean 4:14 que "celui qui boira de l'eau que je lui donnerai n'aura jamais soif"? Pour cela, il faut venir à Lui, simplement. Paul dit en Colossiens 2:9 que nous avons "tout pleinement en Lui". Il est la plénitude de toute chose. Paul dira aussi en Éphésiens 1:3 que Dieu "nous a bénis de toutes sortes de bénédictions spirituelles dans les lieux célestes en Christ". Et au verset 23 de ce même chapitre, Paul dit que Jésus est "la plénitude de celui qui remplit tout en tous". 

Donc si quelqu'un dit aujourd'hui: "J'ai soif d'autre choses que ce que je peux trouver en ce monde, car cela ne me satisfait pas", alors tournez les regards vers Jésus. Il saura répondre à tous vos besoins. La plénitude, c'est l'épanouissement. Le dictionnaire dit que "c'est l'état de ce qui est complet, dans toute sa force". Il a connu la plénitude de la soif pour que nous ne la connaissions pas aujourd'hui. Bien sûr, nous aurons toujours soif de plus de la présence de Dieu dans nos vies, mais nous ne pourrons jamais connaître la profondeur de la soif que Jésus a connue, car nous allons à Lui et nous sommes remplis à ras bord par Ses enseignements, Sa grâce, Sa bonté, Son amour; toutes les bénédictions qu'Il déverse dans celui ou celle qui croit en Lui et accepte Sa Parole comme étant la véritable parole de Dieu.

"Celui qui boira de l'eau que je lui donnerai n'aura jamais soif" (Jean 4:14). Parce que celui ou celle qui croit véritablement en Jésus ne cherchera plus jamais son épanouissement ailleurs qu'en Christ. Nous avons vu que c'est en Lui que se trouve la plénitude de toutes choses. Et c'est Son œuvre en ceux qui croient; c'est ce qui fait que Paul et Silas pouvaient louer Dieu tandis qu'ils étaient enchaînés et maltraités dans la prison de Philippes (Actes 16:22-25). Après avoir souffert la solitude et les afflictions de toutes sortes, Il est Celui qui redonne espoir à ceux qui n'en ont plus. Après avoir vu notre soif être réellement étanchée par le Christ, nous ne chercherons plus jamais ailleurs; nous avons trouvé la source d'eau vive, ou plutôt, elle s'est révélée à nous et nous y avons bu, elle ne manque jamais. Nombreux sont les témoignages de chrétiens qui ont traversé les déserts de cette vie présente; ils ont été persécutés et privés de tout, mais une chose ne leur a jamais manqué, et c'était la plénitude de Christ qui les comblait de toutes Ses bénédictions. 

"Et l'eau que je lui donnerai deviendra en lui une source d'eau qui jaillira jusque dans la vie éternelle" (Jean 4:14). Quelle belle image que cette source d'eau qui ne tarit jamais! Non seulement elle ne tarit pas, mais Jésus dit qu'elle jaillit jusque dans la vie éternelle! Celui qui a Christ sur cette terre possède tout ce qu'un homme peut rêver d'avoir; il est béni et comblé "jusque dans la vie éternelle". Jésus ne comble pas de manière temporaire, mais éternellement. Ne s'est-t-il pas écrié avant de donner Sa vie à la croix: "Tout est accompli"? Qu'attends-tu? Viens à Lui aujourd'hui, reçoit le pardon de tes péchés et le don de la vie éternelle. N'oublie jamais; Jésus a expérimenté la soif pour que tu n'aies plus jamais soif. Ne cherche plus ici et là, regarde à Jésus, la plénitude de toutes choses se trouve en Lui. Il saura te combler et te bénir de Sa présence en toutes circonstances.

Que toute la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen.

dimanche 20 avril 2025

La dernière tentation du Christ

 

"S'il est roi d'Israël, qu'il descende de la croix, et nous croirons en lui. Il s'est confié en Dieu; que Dieu le délivre maintenant, s'il l'aime." (Matthieu 27:42-43).

Nous nous souvenons des tentations du Christ en Matthieu 4:1-10. Il est dit au verset 11 que "le diable le laissa". Mais ici en Matthieu 27, il revient à la charge avec une tentation qui suit un peu celle qu'il avait déjà essayé en Matthieu 4, lorsqu'il lui dit: "Si tu es le Fils de Dieu, jette toi en bas du temple". En d'autres mots, il disait à Jésus: "Si le Père t'aime tant, Il va te protéger". Et ici au verset 43, il essaie encore de le faire douter de l'amour du Père  lorsque Jésus, du milieu de ses souffrances, entend les badauds crier : "Il s'est confié en Dieu; que Dieu le délivre maintenant, s'il l'aime." 

C'est un peu la tentation que l'ennemi envoie à chacun de nous, un jour ou l'autre. "Tu vois bien que tu as trop fait de mal; Dieu ne te pardonnera jamais". Ou encore: "Pourquoi souffre-tu ainsi? Si Dieu t'aimais, Il ne permettrait jamais cela". Et ainsi de suite. Parce qu'il sait que, dès qu'il réussi à nous faire douter de l'amour de Dieu, ce n'est plus qu'une question de temps avant qu'il nous attire loin de la face de Dieu. Lorsque non traitée par la foi et une ferme assurance dans les promesses de Jésus, la graine du doute devient inévitablement un arbre d'incrédulité et d'indifférence. 

La prophétie de David se réalisait, alors qu'il avait écrit longtemps avant: "L'opprobre me brise le cœur, et je suis malade; j'attends de la pitié, mais en vain, des consolateurs, et je n'en trouve aucun. Ils mettent du fiel dans ma nourriture, et, pour apaiser ma soif, ils m'abreuvent de vinaigre." (Psaume 69:20-21). David encore au Psaume 22 prophétise au sujet de Jésus en ces termes; verset 1 : "Mon Dieu! mon Dieu! pourquoi m'as-tu abandonné, et t'éloignes-tu sans me secourir, sans écouter mes plaintes?" Et encore aux versets 6 à 8 : "Et moi, je suis un ver et non un homme, l'opprobre des hommes et le méprisé du peuple. Tous ceux qui me voient se moquent de moi, ils ouvrent la bouche, secouent la tête: Recommande-toi à l'Éternel! L'Éternel le sauvera, Il le délivrera, puisqu'il l'aime!"

Les principaux sacrificateurs, avec les scribes et les anciens, auraient dû mieux savoir. Ils étaient supposément versés dans les Écritures, et ils ne se sont même pas rendus comptes qu'en se moquant ainsi du Christ, de leur Messie (qu'ils rejetaient), ils accomplissaient les Écritures qu'ils prétendaient connaître et étudier?! Cela démontre à quel point ils étaient ignorants, quoiqu'instruits; complètement aveugles aux choses de Dieu, quoique prétendant être de grands savants. Du haut de leur piédestal de méchanceté et de leur dépravation, ils insultaient Celui qui était venu accomplir les Écritures! 

Revenons un instant au verset 42, lorsqu'ils disent: "Il a sauvé les autres, et il ne peut se sauver lui-même!" Ils reconnaissaient même ici que Jésus avait fait des miracles, des prodiges et des merveilles, mais loin de toucher leur cœur endurci et rebelle, ils utilisent tout le bien que Jésus a fait pour l'injurier! "Hey, toi, Jésus, Tu as sauvé les autres, Tu as guéri les aveugles et les lépreux, mais qu'est-ce que tout cela maintenant? Si Tu étais si puissant, Tu te sauverais toi-même". Certains commentateurs prétendent qu'ils ne croyaient pas que Jésus avait fait tous ces miracles, mais c'est peu probable. Ils le croyaient, car ils l'avaient vu de leurs yeux, mais ils étaient tellement endurcis dans leurs péchés et tellement imbus d'eux-mêmes qu'ils ont refusé de croire en Lui malgré la montagne de preuves qu'ils avaient Le concernant. Ce n'est pas sans raison que Jésus avait dit "qu'ils n'auraient pas d'autres signes que celui de Jonas" (Matthieu 12:39).

Et ils sont là, demandant pourtant un autre miracle: "S'il est roi d'Israël, qu'il descende de la croix, et nous croirons en lui". Non, ils n'auraient pas cru en Lui. 

Certains ont demandé: "Mais pourquoi Jésus n'a t'il pas saisi cette occasion pour faire un dernier miracle? N'aurait-il pas pu descendre de la croix à cette heure même et démontrer à tous les témoins de Sa crucifixion qu'Il était Dieu?" Oui, bien sûr, mais "il convenait que celui pour qui et par qui sont toutes choses, et qui voulait conduire à la gloire beaucoup de fils, élevât à la perfection par les souffrances le Prince de leur salut" (Hébreux 2:10). Et au verset 18: "Car, ayant été tenté lui-même dans ce qu'il a souffert, il peut secourir ceux qui sont tentés". Tout ce qu'Il avait accompli jusqu'alors était suffisant pour prouver qui Il était. De plus, ne l'aurait-on pas trouvé menteur? N'avait-il pas dit à ses disciples en Matthieu 16:21 qu'il devait "beaucoup souffrir de la part des anciens, des principaux sacrificateurs et des scribes, qu'il fût mis à mort, et qu'il ressuscitât le troisième jour" ?

Le moment était venu de donner Sa vie pour les pécheurs (que nous sommes), et alors que, depuis la foule s'élevait des moqueries, Jésus a choisi d'accomplir les paroles sorties de Sa bouche. En effet, il dit en Jean 10:17-18 : "Le Père m'aime, parce que je donne ma vie, afin de la reprendre. Personne ne me l'ôte, mais je la donne de moi-même; j'ai le pouvoir de la donner, et j'ai le pouvoir de la reprendre: tel est l'ordre que j'ai reçu de mon Père". Il était "l'Agneau de Dieu, qui ôte le péché du monde" (Jean 1:29). 

S'il l'avait voulu, Jésus aurait pu descendre de la croix. Cette tentation, survenue au point culminant de Ses souffrances physiques, s'il lui avait cédé, aurait pu changer le cours de l'histoire de l'humanité. En effet, que serait-il advenu de la promesse du Sauveur en Esaïe 53:6 ? "Et l'Éternel a fait retomber sur lui l'iniquité de nous tous". Si Jésus était descendu de la croix, quelle espérance aurions-nous? Nous serions restés comme le dit le début du verset 6; "errants comme des brebis, chacun suivant sa propre voie". Bien sûr, plusieurs suivent leurs propres voies encore aujourd'hui, car ceux-ci préfèrent placer leur confiance dans ce qui est destructible et qui sera détruit par le feu plutôt qu'en Christ. Mais pour nous qui croyons, le fait que Jésus ait résisté à cette dernière tentation a une valeur inestimable; la vie éternelle!   

Et pourquoi Jésus, à cette heure, a-t-il pu résister à cette dernière tentation? Parce que toute sa vie durant, Il avait confié ses pas dans la volonté du Père. Cela n'est probablement pas mieux représenté que par sa prière au jardin de Gethsémané, où Il dit: "Mon Père, s'il est possible, que cette coupe s'éloigne de moi! Toutefois, non pas ce que je veux, mais ce que tu veux" (Matthieu 26:39). Il a été fait péché pour nous. 

Quelqu'un a écrit: "Aussi affreuses qu'aient dû être les souffrances physiques et mentales du Fils de Dieu, il y avait une souffrance encore plus grande devant Lui, une souffrance devant laquelle toutes les autres souffrances pâlissent. Jusque là, il avait souffert d'hommes méchants, dynamisés par le diable. Mais maintenant il approche du moment où celui qui n'a pas connu le péché sera fait péché, où, au lieu de souffrir des hommes, il souffrira de Dieu lui-même. La coupe à laquelle son saint être s'est rétréci, il la prend maintenant pour la boire jusqu'à la dernière goutte". Et ainsi, nous arrivons au cri de Jésus, accomplissant la prophétie de David: "Eli, Eli, lama sabachthani? c'est-à-dire: Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné?" 

A.C. Gaebelein dira de ce moment: "Nous devons en parler à voix basse. C'est le Saint des Saints de la grande œuvre de la croix, le mystère impénétrable de l'œuvre expiatoire du Fils de Dieu. Des ténèbres qui enveloppaient la croix et le bienheureux souffrant sur le bois maudit, s'éleva un cri lugubre : "Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné ?" Ce cri révélait l'horrible souffrance endurée par l'Agneau de Dieu, substitut des pécheurs, de la main d'un Dieu saint. Il fut frappé et affligé par Dieu. La main de Dieu lui-même reposait sur lui. "L'Éternel a fait retomber sur lui l'iniquité de nous tous" (Ésaïe 53:6). "Il a plu à l'Éternel de le briser par la souffrance" (Esaïe 53:10). Qui peut décrire sa douleur et sa profonde affliction ? Jamais nous ne découvrirons pleinement la grandeur du prix payé. La mort sur la croix, comme on l'a dit avec justesse, est parfaitement unique. Elle ne peut jamais se répéter et, en raison de son efficacité éternelle, n'aura jamais besoin de se répéter." 

"Il est mort pour tous. Il s'est donné en rançon pour tous. Il a goûté la mort pour chaque homme. Il est la propitiation pour le monde entier (et non pour les péchés du monde entier, sinon le monde entier serait sauvé). Cela signifie que son œuvre est accessible à tous les pécheurs. Du fait de sa mort pour tous, l'Évangile est prêché aux pécheurs perdus et coupables. Christ est mort pour les impies. "Quiconque veut, quiconque croit", telles sont les précieuses conditions de l'Évangile de la grâce qui résonne de l'œuvre accomplie du Christ sur la croix. Et tous ceux qui croient en lui et acceptent le Seigneur Jésus-Christ comme leur Sauveur, il a porté leurs péchés sur la croix pour eux. Chaque pécheur croyant peut se retourner vers la croix et dire : "Il m'a aimé, il s'est donné pour moi. Il a payé ma dette. Il a porté mes péchés en son corps sur le bois. Il s'est tenu à ma place. Il était mon substitut. Il a goûté la mort pour moi."

Et nous pourrions ajouter: "Il a résisté à la dernière tentation, parce qu'Il était venu, non pour être délivré de la mort; Il a bu la coupe du jugement, non parce qu'Il était coupable, mais pour me délivrer, moi qui est coupable, du pouvoir du péché et de la mort". Romains 5:6-8 : "Car, lorsque nous étions encore sans force, Christ, au temps marqué, est mort pour des impies. À peine mourrait-on pour un juste; quelqu'un peut-être mourrait-il pour un homme de bien. Mais Dieu prouve son amour envers nous, en ce que, lorsque nous étions encore des pécheurs, Christ est mort pour nous." Et encore: "Celui qui n'a point connu le péché, il l'a fait devenir péché pour nous, afin que nous devenions en lui justice de Dieu" (2 Corinthiens 5:21). 

"Mais celui qui a été abaissé pour un peu de temps au-dessous des anges, Jésus, nous le voyons couronné de gloire et d'honneur à cause de la mort qu'il a soufferte, afin que, par la grâce de Dieu, il souffrît la mort pour tous" (Hébreux 2:9). "C'est pourquoi aussi Dieu l'a souverainement élevé, et lui a donné le nom qui est au-dessus de tout nom, afin qu'au nom de Jésus tout genou fléchisse dans les cieux, sur la terre et sous la terre, et que toute langue confesse que Jésus-Christ est Seigneur, à la gloire de Dieu le Père" (Philippiens 2:9-11).

Merci Seigneur Jésus, pour ce sacrifice si grand; merci pour l'espérance que Tu place en nous. Que Ton nom soit béni et glorifié!
Que toute la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen.

dimanche 6 octobre 2024

Eux dont le monde n'était pas digne

 

Eux, dont le monde n'était pas digne (Hébreux 11:38).

Ceci n'est pas un conte, ce n'est pas un roman, ni un cours d'histoire.

Les grands d'autrefois marchaient avec droiture; c'était le silence, et nul ne le brisait. Ils vivaient dans le désert, les sables tremblaient sous leurs pieds, ils entendaient le vent, un vent terrifiant de connaissances divines qui les faisait s'évanouir (nous nous souvenons de Daniel et d'autres prophètes).

Le sol se fendait sous leurs pas; face à cette tempête, ils étaient effrayés et tremblaient. Jour après jour, ils côtoyaient les serpents et les scorpions, ils marchaient sur les vipères, mais personne ne les entendaient, ni ne les écoutaient. Ces valeureux prédécesseurs ne voyaient qu'un seul chemin; le sentier de l'obéissance, celui qui gravit les hauts sommets, mais en même temps, ils voyaient l'herbe des prés se flétrir. 

Le jardin d'Eden disparaissait de leur vue, les (vrais) rois de ce temps restaient méconnus, traçant de leurs souffrances et de leurs larmes la voie à suivre. Ils titubaient sous le poids qui les écrasait. Ces voyants restaient tenaces, même au mépris de leur propre sang, ils avançaient sous la foudre sans s'arrêter. Ces prisonniers de jadis (pensons au prophète Jérémie) ont fait une semence sainte. Ils refusaient tout compromis. Face à la tempête, ils se souvenaient toujours de l'avenir. Ils étaient des colonnes qui soutenaient le toit, ils ont vaincu toute l'histoire ancienne, présente et à venir. 

Maintenant, d'autres en ces jours sont venus compiler leurs manuscrits, qui met à jour ce qui arrive aujourd'hui. Les puissants vont s'épuiser, les faibles vont bondir, le pauvre célèbre le nom de l'Éternel Il rend justice au faible et à l'orphelin, et l'opprimé n'est jamais confus lorsqu'Il crie à l'Éternel. 

Les grands sont ceux qui nous ont précédés. Allons relire Hébreux 11, ils sont un exemple de piété et de droiture dans un monde hostile. Pour avoir possédé la foi, "les anciens ont obtenu un témoignage favorable"(Hébreux 11:2). Au milieu de circonstances souvent éprouvantes, ils ont résisté, ils semblaient parfois seuls, chacun de son côté, à proclamer la vérité. Souvenons-nous de Noé, témoin fidèle du Seigneur au milieu d'une génération vouée à la destruction. Ô Combien de jours de silences en ce lieu, où l'on n'entendait que les bruits de la construction du refuge qui allait le protéger, lui et sa famille, de la colère de Dieu à venir contre une génération pécheresse.  

Hébreux 11:38 parlera de ces géants de la foi en disant d'eux "que le monde n'en était pas digne, errants dans les déserts et les montagnes, dans les cavernes et les antres de la terre". Les grains de sable sous leurs pieds se mouvaient à leur passage, comme les eaux qui se sont ouvertes au passage des israélites à la mer Rouge et au Jourdain, certains ont reçu des révélations de la part de Dieu qui les ont fait frémir; effrayés, ils se sont prosternés le visage contre terre, reconnaissant leur propre petitesse et leur indignité devant un si grand Dieu. Et alors qu'ils étaient ainsi prosternés, ils se voyaient comme l'herbe qui se flétrit et qui meurt. Tel est l'homme, tels sont les jours de l'homme ici-bas; qu'est l'homme face à un si grand Dieu? 

Ces géants côtoyaient les menaces de toutes sortes; plus souvent humaines qu'autre chose. Paul énumérera en 2 Corinthiens 11:26-28 certains des périls auxquels il a été confronté, mais il avait en vue la patrie céleste dont il est question en Hébreux 11:10 (et Hébreux 11:16), "la cité qui a de solides fondements, celle dont Dieu est l'architecte et le constructeur". 

Pour atteindre cette cité; il n'y avait qu'un seul chemin, et c'est encore le même aujourd'hui: Christ, et l'obéissance à l'Éternel Dieu, qui les a guidés sur le sentier qu'ils devaient suivre. Avec une foi constamment renouvelée, ils ont marché un jour à la fois, parfois au sommet des montagnes, contemplant comme de loin la gloire et la magnificence de Dieu, mais plus souvent à travers les sombres vallées de souffrances et de larmes, truffées de pièges et menaçant de les engloutir à tout moment. Mais l'Éternel avait dit à Esaïe : "Si tu traverses les eaux, je serai avec toi, et les fleuves, ils ne te submergeront point, si tu marches dans le feu, tu ne te brûleras pas, et la flamme ne t'embrasera pas. Car je suis l'Éternel, ton Dieu, le Saint d'Israël, ton Sauveur" (Esaïe 43:2-3). 

Et David, l'homme de Dieu éprouvé de bien des manières, dira avec une telle assurance au Paume 23 :4 : "Quand je marche dans la vallée de l'ombre de la mort, je ne crains aucun mal, car Tu es avec moi". Ces géants, ces piliers de la foi, peu ou personne ne les a reconnus ni écouté. Pourtant, à travers leurs souffrances et leur persévérance, ils nous ont ouvert un chemin, ils nous ont laissé un exemple splendide de confiance en Dieu. Au mépris de leur propre vie, ils ont aimé la vérité, ils ont reconnu la voix de Dieu, et ils ont marché avec fidélité sur le chemin du salut. Certains sont tout à fait méconnus, et le resteront toujours aux yeux des hommes, mais ô combien ils sont connus de Dieu! 

Ô, profondeurs de l'amour de Dieu! De Sa main, Il a soutenu ces hommes et ces femmes de foi qui nous ont précédés; malgré les apparences, ils n'ont pas persévéré en vain. Lorsque notre foi défaille, et que le doute nous assaille, souvenons-nous de ceux qui nous ont précédé, et qu'elle a été leur persévérance. "S'ils avaient eu en vue (la patrie) d'où ils étaient sortis, ils auraient eu le temps d'y retourner. Mais maintenant, ils en désirent une meilleure, c'est à dire une céleste. C'est pourquoi Dieu n'a pas honte d'être appelé leur Dieu, car il leur a préparé une cité" (Hébreux 11:15-16). Ils ont reconnu qu'ils étaient des étrangers et des voyageurs sur la terre. Et nous le sommes! Et, par la foi, ils ont finalement obtenus ce qu'ils cherchaient et désiraient; la cité céleste et éternelle. Nous n'avons pas de demeures durable ici-bas; ce ne sont que des abris temporaires. Un coup de vents, une inondation, et elles sont emportées. Comme eux, recherchons notre demeure permanente là haut dans la gloire, peu importe ce que cela nous coûtera ici bas.

Dieu est pour nous un refuge et un appui, un secours qui ne manque jamais dans la détresse. C'est pourquoi nous sommes sans crainte quand la terre est bouleversée, et que les montagnes chancellent au cœur des mers. Quand les flots de la mer mugissent, écument, se soulèvent jusqu'à faire trembler les montagnes. Il est un fleuve dont les courants réjouissent la cité de Dieu, le sanctuaire des demeures du Très-Haut. Dieu est au milieu d'elle, elle n'est point ébranlée; Dieu la secourt dès l'aube du matin. Arrêtez, et sachez que je suis Dieu. Je domine sur les nations, je domine sur la terre. L'Éternel des armées est avec nous, le Dieu de Jacob est pour nous une haute retraite (Psaume 46:1-5;10-11).

Que le Dieu de toute force et de toute grâce soit avec nous tous dans les jours difficiles qui sont devant nous, Amen.  

dimanche 29 septembre 2024

Compassion, par Alain Choiquier

 

Le mot compassion, en grec, la langue du Nouveau Testament, "splakna", représente l'ensemble des viscères de l'homme et en particulier le cœur, les poumons, le foie et les intestins. Ce mot a donc trait aux profondeurs de l'homme que remuent les fortes émotions. La compassion en grec a directement affaire avec les entrailles de l'homme. Elle jaillit de là, c'est-à-dire de ses profondeurs. 

La Bible dit que Dieu a compassion, que Jésus-Christ fut souvent ému de compassion à la vue d'individus, de foule dans le malheur et dans la souffrance. Connaissons-nous vraiment Dieu dans Ses profondeurs? Savez-vous que l'expression "être ému de compassion" dans le Nouveau Testament n'est employée que pour parler de Dieu, du Christ et de ceux qui font figure de Dieu dans les paraboles? La vraie compassion est exempte de toute hypocrisie, elle n'est qu'en Christ. Dieu, donc, peut s'émouvoir jusque dans Ses profondeurs à la vue de nos maux, de nos souffrances, de nos malheurs. Il s'émeut non d'une sensiblerie superficielle, mais d'une compassion profonde. 

Ce maître qui eut compassion du serviteur ne pouvant honorer sa dette en Mathieu 18, c'est Dieu. Ce père qui fut émut de compassion pour son fils retrouvé en Luc 15, c'est encore Dieu. Ce samaritain compatissant venu en aide au juif laissé pour mort sur la route de Jéricho en Luc 10, c'est le Christ, lequel a été aussi ému de compassion à la vue de foule désemparée. Il a été remué jusque dans ses entrailles à la vue de foule affamée, dans de grands besoins. Il fut ému de compassion en présence de lépreux, d'aveugles et de paralytiques. Ému de compassion à la vue d'une pauvre veuve accompagnant le cercueil de son fils unique à sa dernière demeure terrestre. 

Oui, mais qu'a-t-il fait pour tous ces gens, demandez-vous peut-être? Et bien, il est intervenu, guérissant le lépreux, l'aveugle, nourrissant ces foules affamées en multipliant le pain, rendant son fils unique à cette pauvre veuve. Il est donc intervenu, Il n'a pas été seulement pris d'une pitié passive comme c'est souvent le cas chez nous, Il a été ému d'une compassion active qui l'a porté au-devant des besoins d'autrui. 

Aujourd'hui, ça n'a pas changé. Le Christ a toujours compassion des hommes, c'est nous qui ne voulons pas de Lui. Nous le rendons responsable de tout ce qui nous arrive, nous ne voulons pas de Lui. Et quand l'épreuve, la souffrance et le malheur sont là, (nous disons que) c'est Sa faute. Nous montrons par là que nous ne le connaissons pas, que nous n'avons aucune idée de ce qu'Il est vraiment. Si seulement, comme ces foules de Son temps nous Le suivions. Si seulement, comme ce lépreux, nous nous jetions à Ses pieds. Si seulement, comme la veuve de Jéricho, nous criions à Lui, Sa compassion nous bouleverserait, nous viendrait en aide, elle nous sauverait et nous Le connaitrions tel qu'Il est. Quelle joie!

Jésus a su partager la tristesse, le deuil des hommes de sa génération. Ayant croisé le cortège funèbre apportant le seul fils d'une pauvre veuve (Luc 7 v.12-15), il ressentit profondément ce deuil. Le deuil de cette veuve était le sien. C'est cela compatir. Vous êtes peut-être dans les larmes, le deuil; le Christ a compassion. Vous pourriez savoir aujourd'hui combien il sait consoler, réconforter. Allez donc à lui. 

La Bible dit qu'il est le même hier, aujourd'hui et éternellement. Ce qu'il a fait pour l'homme d'hier, il le fait encore pour l'homme d'aujourd'hui. À Béthanie, Jésus a pleuré avec ceux qui portaient le deuil de Lazare. "Jésus pleura", est-il écrit en Jean 11 v. 35. Jésus a été remué dans ses profondeurs face aux besoins, aux souffrances des hommes, comme jamais un homme ne le fut. Il est intervenu pour sauver, soulager, guérir comme jamais un homme ne le fit. Et qui plus est, cette compassion dont il vibrait de toutes ses forces l'a conduit jusqu'à la croix pour mettre fin aux cauchemars de l'homme que vous êtes, que je suis. 

Sa compassion l'a poussé à se charger de tout ce qui nous charge. Il a porté nos péchés sur la croix. Sa compassion l'a poussé à briser ce qui nous brise. Il s'est chargé de nos soucis, de nos fardeaux (Matthieu 11 v. 28). Sa compassion l'a conduit à tuer ce qui nous tue; le mal sous toutes ses formes contre lequel nous ne pouvons rien. Pourquoi a-t-il eu ainsi compassion? Parce qu'il a eu la passion de l'homme, comme jamais personne ne l'a connue. Il vous aime, en doutez-vous encore? Jetez-vous dans ces bras par la foi, il a compassion de vous!

dimanche 7 avril 2024

Au milieu du feu, mais pas seul

Si tu traverses les eaux, je serai avec toi... Si tu marches dans le feu, tu ne te brûleras pas (Esaïe 43:2).


Telle est la promesse faite à qui marche avec le Seigneur. Les épreuves ne sont pas éliminées de la route du Royaume. Les flammes ne sont pas éteintes à l'avance. Mais l'assurance est donnée; tu ne seras pas seul. Je suis là. Avec toi. 

Alors Seigneur, tout est bien. Ceux qui me regarderont avancer au milieu du feu reconnaîtront peut-être ton visage, comme le roi Nebucadnetsar discerna une quatrième silhouette au sein de la fournaise, chauffée par lui sept fois plus qu'à l'ordinaire et dans la quelle il avait fait jeter les trois amis du prophète Daniel.

Les compagnons de Daniel sont sortis indemnes du feu, et leur foi a été fortifiée. Seuls leurs liens ont été consumés, et même l'odeur du feu ne les a pas atteints. La maladie peut devenir une redoutable fournaise. "Souffre avec moi pour l'Évangile" (2 Timothée 1:8). Paul a souffert, surtout à la fin de sa vie. Jean aussi. Le mot "avec", ici, est frappant. Dans la souffrance pour Christ, on n'est pas seul. On est en bonne compagnie: celle des frères. Onésiphore m'a souvent consolé, et il n'as pas eu honte de mes chaînes (2 Timothée 1:16). La maladie est comme une chaîne. Paul, lui, le chrétien plus que vainqueur, a besoin d'être consolé. Les apôtres ont tous souffert, surtout à la fin de leur vie. Il n'y a pas eu d'apothéose. La souffrance fait partie de l'apostolat. Paul, Jean, Pierre ont été employés jusqu'au bout par le Seigneur.

Jésus-Christ, pour lequel je souffre... je supporte tout à cause des élus (2 Timothée 2:9;10). Paul souffre pour le Maître, pour les élus. Supporter, c'est la victoire que les élus peuvent voir au travers de la souffrance. De même que le Seigneur, appelé "l'homme de douleur, habitué à la souffrance", s'est incarné et nous a rejoints dans notre souffrance, ainsi, nous aussi, nous partageons la souffrance de nos frères. Tel Maître, tel serviteur. Cela est un fruit de la maturité.

Le Seigneur connaît ceux qui lui appartiennent (2 Timothée 2:19). Nous le connaissons mal, mais lui connaît parfaitement nos craintes, nos doutes, nos joies; quel réconfort! Verset 22: "Fuis les passions de la jeunesse". Ce n'est pas une fuite dans la solitude. On fuit, puis on cherche la communion "avec ceux qui invoquent le Seigneur d'un cœur pur". "Afin que l'homme de Dieu soit accompli et propre à toute bonne œuvre" (2 Timothée 3:17). Cette dernière lettre de Paul est centrée sur la conduite du chrétien, sa piété, la souffrance. Notre service n'est pas limité à cette terre.

Supporte les souffrances (2 Timothée 4:5). Il faut d'abord les accepter, puis les supporter. Cette pensée est comme un fil rouge à travers toute l'épître. Parce que Jésus fait route avec nous, nous ne pouvons faire fausse route, et il est possible de supporter les souffrances. Le Seigneur nous aide à vivre sans que nous fassions de plans à l'avance; c'est notre chemin, par la grâce de Dieu, nous y marchons paisiblement. Il s'agit de le suivre, lui. C'est un Guide infaillible. Il nous faut mettre nos pieds dans l'empreinte de ses traces, jusqu'au dernier pas, par-dessus la mort, avec lui dans l'éternité. En Actes 20:22, Paul se dit "lié par l'Esprit". Après le ministère des voyages, au cours desquels l'apôtre a fondé de nombreuses églises, c'est le ministère de la prison, avec toutes ses limitations et ses souffrances, que l'apôtre résume ici par ces mots: "Lié par l'Esprit". Quel bonheur de savoir que le Saint-Esprit ne nous lie pas à des circonstances ou à nos pauvres personnes, mais à la personne bénie de Jésus-Christ.

Lorsque nous sommes conduits par des voies que notre raison ne peut expliquer, lorsque nous cheminons come Abraham, "sans savoir où nous allons", qu'en est-il de notre foi? Nous sommes tentés de dissocier la foi d'une totale dépendance de Dieu. Sans elle, il n'y a pas de foi véritable. Inconsciemment, nous voudrions être suffisamment forts pour pénétrer les mystères de Dieu et être les maîtres de notre destinée. Notre orgueil d'hommes pieux nous fait oublier que sans Jésus nous ne pouvons rien. Lui seul peut nous rendre vraiment dépendants de Dieu et nous aider à lui faire confiance dans ce que notre raison ne peut saisir.

La souffrance est bien souvent accompagnée de crainte. Mais "la crainte n'est pas dans l'amour, mais l'amour parfait bannit la crainte" (1 Jean 4:18). Jean nous rappelle la perfection de l'amour de Dieu à l'égard de tous ceux qui le suivent sur le chemin de l'épreuve et de la grâce. Sur ce chemin, notre sécurité ne réside pas avant tout dans la puissance de Dieu, mais dans son amour. Cet amour est parfait, il n'y a rien à y ajouter, rien d'autre à attendre. Il bannit la crainte. François d'Assise disait: "L'amour n'est pas aimé". C'est vrai. Mais avec Jean, nous disons: "Pour nous, nous l'aimons, parce qu'il nous a aimés le premier". Ne sommes-nous pas sur la terre pour nous aimer les uns les autres et pour dire aux hommes qu'ils sont aimés de Dieu? 

 Auteur inconnu   

dimanche 6 août 2023

Ils le voulaient vivant

Il a reçu trente neuf coups parce que quarante étaient connus pour tuer un homme. Ils le voulaient vivant. 

Ils ont pris des poignées de sa barbe et de ses cheveux et les ont arrachés. Ils le voulaient vivant. 
Ils lui ont donné des coups de pied, frappé et craché dessus pendant des heures, jusqu'à ce qu'il n'y ait pas une seule place sur son corps non couverte de sang. Ils le voulaient vivant. 
Ils lui ont enfoncé une couronne d'épines sur la tête si durement qu'elle lui a collé dans la peau. Ils le voulaient vivant. 
Après des heures à être battu, moqué, fouetté et torturé, ils l'ont fait marcher avec une croix. Ils lui ont fait porter. Un morceau de bois brut avec des échardes qui creusent dans des blessures ouvertes. Ils le voulaient vivant. 
Ils voulaient qu'il ressente chaque once de douleur qu'ils pouvaient apporter. Il devait la sentir pour nous guérir. La crucifixion était historiquement l'une des morts les plus cruelles qu'un humain puisse faire face. Des heures et des heures de torture. La torture que la plupart d'entre nous ne peuvent pas imaginer parce que la cruauté n'est pas normale. Ce n'est pas quelque chose que notre esprit peut comprendre. Ils le voulaient vivant.

Nous célébrons Pâques avec des couleurs pastel, des enfants heureux qui chassent les œufs et du chocolat. La vérité est qu'il n'y avait absolument rien d'heureux le jour où Jésus est mort. C'était cruel, sanglant et méchant.

Il aurait pu tout arrêter. Il aurait pu appeler tous les anges du ciel pour démolir chaque personne debout là et criant : "Crucifiez-le !" Il ne l'a pas fait. Il savait que, pour avoir un dimanche, il faut avoir un vendredi. Il savait que, pour avoir la joie il faut porter sa croix. Il a tout ressenti ce jour-là. Il a senti comment votre cœur s'est brisé quand vous avez dû regarder votre bébé mourir. Il a senti à quel point votre vie était lourde quand vous fixiez le canon d'un fusil en vous demandant si l'homme que vous avez appelé mari allait vous tirer dessus. Il a porté le poids du fardeau que vous avez ressenti depuis la mort de votre conjoint, et la vie ne semble pas juste depuis. Sur cette croix, il tenait le voleur et les meurtriers, le pécheur et le saint. Il a nivelé tous les terrain et a dit que vous en valiez Tous la peine. Il savait qu'il devait porter la croix. Il n'a jamais promis que la croix que vous portez dans cette vie ne serait pas lourde. Sa promesse est que dimanche arrive.

Peu importe à quel point votre vendredi est lourd. Financièrement, émotionnellement, mentalement ou physiquement. Vendredi c'est du lourd. Cette croix vous pèse et vous êtes sur le point de vous écrouler sous son poids. Sa promesse était simplement celle-ci. Il ne vous fera pas porter ça seul. Quel genre de roi quitterait son trône pour faire cela ?

Jésus de Nazareth, le Fils de Dieu l'a fait. Pour vous.
Il a tout fait pour vous et moi. Oh oui c'est du lourd. Tellement lourd parfois que vous ne pensez pas pouvoir faire un pas de plus. Mais levez les yeux, car dimanche arrive. 

Auteur inconnu