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samedi 11 février 2017

Viens à mon secours, Seigneur!

Mon cœur est lourd. La souffrance a créée des ravages dans ma famille, et la terre n'est pour moi présentement qu'une vallée de larmes amères. Pourquoi? Pourquoi tant de questions, et si peu de réponses? Mais une chose est certaine; c'est que la souffrance doit finir quelque part. Je sais que nous ne sommes ici-bas que pour un peu de temps. Et parfois, je me demande: à quoi bon espérer en des jours meilleurs? Et il y a toujours les rayons du soleil levant qui viennent réchauffer mon cœur. Dans l'air tiède et calme, les oiseaux chantent. Ils chantent à la gloire de Dieu qui les a créés. J'aime à penser qu'ils chantent aussi pour tous ceux qui, comme moi, ont besoin de réconfort au moment de leur détresse. 
Une brise passe, et elle me rappelle que nous apparaissons tel un souffle ici-bas, et en un instant, nous disparaissons loin de la surface de ce globe. 
Les jours de pluie sont souvent maussades et tristes, et pourtant à travers cela, la vie s'épanouit. Le gazon devient plus vert, et les hommes et les bêtes y trouvent de quoi étancher leur soif. Est-il possible que de la tristesse puisse jaillir de la joie? Que de l'amertume puisse sortir la douceur? J'aime beaucoup ce verset biblique qui raconte que, lors de la sortie des Hébreux de l'Égypte qui les tenaient en esclavage, ils se trouvèrent un jour devant une étendue d'eau amère. Elle était tellement amère que personne ne pouvait la boire, et pourtant, le peuple était assoiffé. Moïse, qui guidait le peuple, cria à l'Éternel Dieu une prière, et Dieu lui répondit. Il lui indiqua de prendre tel bois, et de le jeter dans l'eau, et lorsque cela fut fait, l'eau devint douce, et chacun put en boire. Du milieu de mes moments difficiles, je reconnais pleinement qu'il m'est impossible de boire de cette eau amère par mes propres moyens. Mais qui a dit que je devais absolument la boire amère? Mon bois à moi, c'est le bois de la croix de Jésus-Christ! C'est Jésus qui a dit: "Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos." Je me saisis donc de son sacrifice, non par ma bonté propre, mais à cause de Sa bonté et de Sa miséricorde, et j'ai confiance que, de mes eaux amères, il fera sortir de l'eau douce comme le miel. 

Seigneur Dieu tout-puissant, c'est avec un cœur contrit que je viens à Toi. Vois ma détresse, et entends ma supplication! Le malheur m'a encore atteint, et je suis accablé par les soucis et le chagrin. Jésus, lorsque Tu étais ici-bas, Tu ne restais pas insensible aux appels des malheureux et des indigents, et je sais que Tu n'as pas changé. Nous sommes comme l’herbe qui sèche, et la fleur qui tombe; mais Ta parole, ô Dieu, subsiste éternellement! C'est donc avec espérance que je m'approche de Toi afin d'obtenir le secours dont j'ai tant besoin. Éclaire mon intelligence, afin que je voie ta volonté à travers mes épreuves. Accorde-moi ta joie et ta paix, car je suis fatigué(e) de vivre dans la tourmente. Ô Dieu, s'il te plaît, recueille-moi dans le creux de Tes mains, car je veux me blottir en ta présence, comme le petit poussin sous les ailes de sa mère. Je t'en prie, fais-moi du bien, afin que je vive et que j'observe Ta parole. Ouvre mes yeux, afin que je contemple tes merveilles et que je reconnaisse la profondeur de Ton amour pour moi et mes proches. Tu nous as comblés de tes bénédictions, tu nous as unis, et je t'en remercie. C'est Toi qui donne la vie, et c'est encore Toi qui la reprends. Donne-moi de me soumettre à Ta volonté et d'accepter ce que, par mes propres moyens, je ne puis comprendre. Je te remercie, Jésus, parce que Tu es mon secours. Tu es mon confident, mon ami fidèle. En Toi je place mon espérance, et je sais que je ne serai pas déçu. Oui Tu es vivant, Tu es au-dessus de tout, et Tu as autorité sur toutes choses. Tu fais chaque chose bonne en Ton temps, et je crois aujourd'hui plus que jamais que la coupe d'eau amère qui était à mes lèvres devient une eau douce, car Tu as dit: "Ne crains rien, car je suis avec toi; ne promène pas des regards inquiets, car je suis ton Dieu; je te fortifie, je viens à ton secours, je te soutiens de ma droite triomphante". Et encore: "Si tu traverses les eaux, je serai avec toi; et les fleuves, ils ne te submergeront point; si tu marches dans le feu, tu ne te brûleras pas, et la flamme ne t’embrasera pas, car je suis l'Éternel ton Dieu". Quelles belles promesses auxquelles je m'accroche, merci, parce que Tu me fais du bien! Tu as soulagé mon âme affligée, tu m'as redonné le courage et la force de continuer d'avancer, un jour à la fois. À travers la nué, je contemple la gloire de mon Dieu, qui fait pleuvoir sur moi une pluie de bénédiction. Oui, Tu me fais reposer dans des prés verdoyants, et même si j'ai à traverser la vallée de l'ombre de la mort, je ne craindrai rien, parce que Tu es avec moi. Merci mon Dieu, merci Jésus, parce que Tu m'as accordé la paix que j'ai tant cherché. Toujours Tu me portes, jamais Tu ne dors, oui Seigneur, mon secours est en Toi! Merci mon Dieu, merci Jésus, Amen!

dimanche 15 février 2015

Descendre en Égypte

Esaïe 31 : 1 "Malheur à ceux qui descendent en Égypte pour avoir du secours, qui s’appuient sur des chevaux, et se fient à la multitude des chars et à la force des cavaliers, mais qui ne regardent pas vers le Saint d’Israël, et ne recherchent pas l’Éternel!"

L'homme étant ce qu'il est, il est porté à chercher secours vers ce que ses yeux voient et ce que ses mains peuvent toucher afin d'obtenir du secours, lorsque des obstacles se dressent sur sa route. Et ce, même lorsqu'il se dit chrétien. En quoi peut-on faire confiance aux choses de ce monde, elles qui sont appelées à disparaître? Et qu'est l'homme, pour en faire son appui? En Jérémie 17 : 5 il nous dit : "Ainsi parle l’Éternel: Maudit soit l’homme qui se confie dans l’homme, qui prend la chair pour son appui, et qui détourne son cœur de l’Éternel!"

Descendre en Égypte pour avoir du secours, c'est de placer sa foi en tout sauf en Dieu. Mais tout secours qui ne vient pas de Dieu peut-être détruit, anéanti en un clin d’œil. Les Égyptiens multipliaient les chars de guerre, et nous nous souvenons qu'au temps de Moïse, ils se sont retrouvés au fond de la mer Rouge lorsque celle-ci s'est refermée sur eux! Souvenons-nous également de ces pauvres gens de Pompéi qui, en l'an 79 après Jésus-Christ, ont été surpris par l'éruption du Vésuve, un volcan qui engloutit toute la ville sous ses cendres. Ont été retrouvés sous les cendres les restes de nombreuses personnes serrant encore dans leurs mains leur magot ou une quelconque statuette, comme si cela pouvait les sauver de la catastrophe! Et encore, un jour à Babylone, un jeune roi faisait la fête. Il y avait de la nourriture en abondance, des prostitué(e)s pour qui en voulait, et le vin coulait à flots. Il se servit même des vases d'or et d'argent que son père avait fait enlever du temple de Jérusalem afin que tous s'en servissent pour boire! Tout en s’enivrant et en se livrant à la débauche, ils louaient les faux dieux d’or, d’argent, d’airain, de fer, de bois et de pierre qu'ils avaient fabriqué. Mais soudain tous eurent une vision claire des doigts d'une main qui écrivait sur le mur du palais.  Alors, il est dit en Daniel 5 vs 6 que le roi changea de couleur, ses pensées se troublèrent. Il eut tellement peur que ses genoux se heurtaient l'un contre l'autre.

En un clin d’œil, les statues des faux dieux du roi ne comptaient plus dans son esprit. Ne venait pourtant-il pas de les louer pour la beuverie à laquelle il se livrait? Comprenons que nous n'avons pas à nous livrer à une telle débauche et à nous prosterner devant de faux dieux pour insulter l'Esprit de Dieu. Le simple fait de laisser de la place au doute dans notre esprit s'avère déjà une insulte à la toute puissance de notre Père créateur. Le doute étant l'ennemi de la foi, le diable tente par tous les moyens de nous entrainer sous son joug en nous faisant tourner vers toutes sortes de choses ou de personnes afin d'obtenir des réponses à nos questions, ou pour être secourus lorsque nous sommes désespérés. Tout sauf Dieu, Jésus-Christ et le Saint-Esprit. Voyons les gens d'aujourd'hui qui se font un point d'honneur de rejeter la Bible, mais qui, publiquement, se demandent comment sauver les mariages, ou comment empêcher les jeunes de se suicider, ou encore comment endiguer la chute de la moralité de nos sociétés corrompues!

Nous avons là l'image d'une humanité qui a rejeté son Créateur et qui pense trouver secours dans son humanisme! Pensez-donc! Nous avons trouvé plus grand que Dieu, nous nous avons, nous! Cela est suffisant! Trouvons les réponses en nous, concentrons-nous sur le nous. Nous obtenons le résultat voulu par le diable dès le commencement : cette humanité croit posséder la connaissance du bien et du mal, mais par sa nature pécheresse elle n'est capable que de faire le mal et elle est plus égoïste que jamais, commettant les pires abominations sans le moindre scrupule. Métaphoriquement, il y a longtemps que l'humanité est descendue en Égypte pour y obtenir le secours, mais elle n'a rien trouvé encore, sinon le résultat et les conséquences de son abandon du seul Dieu véritable qui pouvait la sauver. Ce qui est de chair et de sang ne peut être comparé à Dieu et est voué à la mort. Et ce qui est fait de bois, de pierre ou de fer ne durera qu'un certain temps, après quoi cela tombera en ruine.

Ne plaçons pas notre confiance en ces choses puisque nous attirerons sur nous la ruine qui leur est vouée! Mais Dieu demeure éternellement et sa sagesse est infinie. En Lui, par Jésus-Christ notre Seigneur et Sauveur personnel, nous trouvons le secours et la force nécessaire pour gagner chacune des batailles spirituelles que nous avons à combattre. 

Que le Seigneur Jésus nous vienne en aide et fortifie notre foi, Amen.