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dimanche 4 octobre 2026

Mise en garde chrétienne, ou la nécessité de l'auto-examen, par Jonathan Edwards, dernière partie

 

Section 5

Examen personnel concernant notre disposition d’esprit envers notre prochain, et nos relations avec lui.

Je vous propose de vous examiner vous-mêmes pour voir si vous ne vivez pas d’une manière ou d’une autre dans le péché.

Dans l’esprit et la disposition d’esprit que vous permettez envers votre prochain.

Premièrement, ne laissez-vous pas libre cours à votre tempérament passionné et furieux ? Si votre tempérament naturel est emporté et passionné, luttez-vous vraiment contre un tel tempérament et efforcez-vous de maîtriser votre esprit ? Vous en plaignez-vous et veillez-vous à l’empêcher ? Ou vous laissez-vous aller à un tempérament ardent ? Un tel tempérament ne convient pas à un chrétien ou à un homme. Il ne convient pas à un homme, car il le défigure. Il transforme un homme d’une créature rationnelle en une bête sauvage. Lorsque les hommes sont sous l’emprise d’une passion furieuse, ils n’exercent pas beaucoup la raison. On nous avertit d’éviter de tels hommes, car ce sont des créatures dangereuses, Proverbes 22 :24, 25 : "Ne vous liez pas d’amitié avec un homme en colère ; et tu n’iras pas avec un homme furieux, de peur d’apprendre ses voies et de tomber dans un piège pour ton âme."

Deuxièmement, ne vivez-vous pas dans la haine envers l’un ou l’autre de vos voisins ? Ne le haïssez-vous pas à cause des torts réels ou supposés qu’il vous a causés ? Ne le haïssez-vous pas parce qu’il n’est pas amical envers vous, parce que vous jugez qu’il a un mauvais esprit contre vous, qu’il vous hait, qu’il s’oppose à vous et ne vous témoigne pas le respect que vous croyez vous devoir, ou qu’il ne se montre pas disposé à promouvoir vos intérêts ou votre honneur ? Ne le haïssez-vous pas parce que vous pensez qu’il vous méprise, qu’il a des pensées mesquines à votre égard et qu’il saisit l’occasion de le montrer ? Ne le haïssez-vous pas parce qu’il est du parti opposé à celui qui est dans votre intérêt, et parce qu’il a une influence considérable dans ce parti?

Sans doute, vous ne voudrez pas appeler cela un terme aussi dur que la haine. Mais demandez-vous sérieusement et impartialement si c’est quelque chose de mieux. Ne vous sentez-vous pas mal à son égard ? Ne sentez-vous pas en vous une disposition prédominante à vous réjouir lorsque vous l’entendez parler de mal et de dépréciation, et à vous réjouir lorsque vous entendez parler de quelque déshonneur qui lui est fait, ou de quelque déception qui lui arrive ? Ne seriez-vous pas heureux d’avoir l’occasion de lui rendre justice pour les torts qu’il vous a causés ? Et en quoi la haine agit-elle, sinon de cette façon ?

Troisièmement, demandez-vous si vous ne vivez pas dans l’envie envers quelqu’un de vos voisins. Sa prospérité, ses richesses ou son avancement en honneur ne vous gênent-ils pas ? N’avez-vous pas de la rancune ou du moins, moins de bienveillance à son égard, parce que vous le considérez comme un obstacle sur votre chemin? Vous considérez-vous comme déprimé par son avancement ? Et ne seriez-vous pas heureux maintenant qu’il soit privé de ses richesses ou de ses honneurs, non par pur respect du bien public, mais parce que vous estimez qu’il vous gêne ? N’est-ce pas simplement par égoïsme que vous vous inquiétez tant de sa prospérité ?

Maintenant, je vais vous proposer de considérer si vous ne vivez pas d’une manière de péché et d’injustice dans vos relations avec votre prochain.

Premièrement, examinez si vous ne faites pas de temps à autre tort à ceux avec qui vous traitez. Vos actions envers votre prochain sont-elles tout à fait justes, telles qu’elles peuvent être éprouvées par les règles strictes de la Parole de Dieu, ou telles que vous puissiez les justifier devant Dieu ? Êtes-vous une personne fidèle ? Votre prochain peut-il compter sur votre parole ? Êtes-vous strictement et fermement fidèle à ce qui vous est confié et à ce que vous entreprenez ? Ou bien, par votre conduite, ne montrez-vous pas clairement que vous n’êtes pas consciencieux en ces choses ?

Ne vivez-vous pas dans une négligence pécheresse et insouciante du paiement de vos dettes ? Ne retenez-vous pas, au détriment de votre prochain, ce qui n’est pas à vous, mais à lui ? N’avez-vous pas l’habitude d’opprimer votre prochain ? Lorsque vous voyez quelqu’un dans la nécessité, n’en profitez-vous pas pour le tromper ? Lorsque vous voyez une personne ignorante et que vous voyez que vous avez l’occasion d’en tirer profit, n’avez-vous pas l’habitude de saisir cette occasion ? Ne vous efforcerez-vous pas de tromper en achetant et en vendant, et d’aveugler les yeux de celui à qui vous achetez ou à qui vous vendez, par des paroles trompeuses, en cachant les défauts de ce que vous vendez, en niant les bonnes qualités de ce que vous achetez, et en ne vous tenant pas strictement à la vérité, alors que vous voyez que le mensonge vous sera un avantage dans votre affaire ?

Ne vivez-vous pas dans un tort que vous avez autrefois fait à votre prochain sans le réparer ? N’êtes-vous pas conscients d’avoir autrefois, à un moment ou à un autre, fait du tort à votre prochain, et pourtant vous vivez dans ce tort sans jamais avoir réparé le tort que vous lui avez fait ? S’il en est ainsi, vous vivez dans une voie de péché. 


SECTION 6

Examen personnel concernant la charité envers nos voisins et conversation avec eux

Je désire que vous vous examiniez vous-mêmes, à savoir si vous ne vivez pas dans la négligence des devoirs de charité envers votre prochain. Vous pouvez vivre dans le péché envers votre prochain, bien que vous ne puissiez pas vous accuser de vivre dans une quelconque injustice dans vos relations. Ici aussi, je voudrais mentionner deux choses.

Premièrement, si vous êtes coupable de ne pas donner à votre prochain qui est dans le besoin. Donner aux pauvres, et donner généreusement, est un devoir absolument exigé de nous. Ce n’est pas une chose laissée au choix de chacun de faire ce qu’il veut. Ce n’est pas non plus une chose louable chez les personnes d’être généreuses envers les autres dans le besoin. Mais c’est un devoir aussi strictement et absolument exigé et commandé que n’importe quel autre devoir, un devoir dont Dieu ne nous libère pas. Comme vous pouvez le voir dans Deutéronome 15:7, 8, etc. Et la négligence de ce devoir est très irritante pour Dieu. Proverbes 21:13 : "Celui qui bouche ses oreilles au cri du pauvre criera lui-même, et n’aura point de réponse."

Demandez-vous donc si vous n'avez pas vécu dans le péché. Ne voyez-vous pas votre prochain souffrir et être dans le besoin, et, tout en vous en apercevant, vous endurcissez votre cœur contre lui et vous ne vous en souciez pas ? Ne négligez-vous pas alors de vous informer de ses besoins et de faire quelque chose pour lui venir en aide ? N'avez-vous pas l'habitude de vous cacher les yeux dans ces cas-là, et de vous éloigner si loin de faire des choses généreuses et de chercher à découvrir les objets et les occasions propres à la charité, mais que vous cherchez plutôt à les éviter ? N'êtes-vous pas enclins à faire des objections à ces devoirs et à vous excuser ? N'êtes-vous pas fâchés des devoirs qui vous obligent à donner quelque chose ou à exposer votre réputation ? Ces choses ne vous sont-elles pas pénibles ? S'il en est ainsi, vous vivez certainement dans le péché, et dans un grand péché, et vous avez besoin de vous demander si votre tache n'est pas celle des enfants de Dieu.

Deuxièmement, ne vivez-vous pas dans la négligence de réprimander votre prochain, lorsque vous le voyez s'engager dans une voie de péché ? Cela nous est demandé par le commandement de Dieu, comme un devoir d'amour et de charité que nous devons à notre prochain. Lévitique 19:17 : "Tu ne haïras point ton frère dans ton cœur", tu reprendras ton prochain, et tu ne te chargeras point d’impureté pour lui." Lorsque nous voyons notre prochain pécher, nous devons aller à sa rencontre et, en chrétiens, lui en parler. La crainte que cela ne serve à rien ne nous excuse pas. Nous ne pouvons d’ailleurs pas prédire l’effet de nos paroles. Il est indéniable que si les chrétiens accomplissaient ce devoir comme il se doit, cela empêcherait le péché et la méchanceté de proliférer et sauverait bien des âmes de la perdition.

Si un homme persistant dans le péché constatait que celui-ci était généralement désapprouvé et condamné, et que d'autres le condamnaient, cela l'inciterait fortement à se réformer. Le souci de sa réputation le persuaderait intensément de changer. Car il verrait alors que sa conduite le rend odieux aux yeux d'autrui. Lorsque des personnes persistent dans le péché et que personne ne leur dit rien, elles sont persuadées que leurs voies sont approuvées et ne se rendent pas compte du déshonneur qu'elles causent. L'approbation d'autrui tend à aveugler les yeux et à endurcir les cœurs dans le péché. En revanche, si elles constataient que d'autres désapprouvent totalement leurs voies, cela tendrait à leur ouvrir les yeux et à les convaincre.

Si d'autres négligent leur devoir à cet égard, et que notre seul reproche n'aura pas forcément d'effet sur eux, cela ne nous excuse pas pour autant. Car si une seule personne peut être excusée, alors tout le monde peut l'être, et nous n'en ferons donc plus une obligation. Les personnes ont souvent besoin des réprimandes et des avertissements d'autrui pour prendre conscience du caractère pécheur de leur mode de vie. Car, comme on l'a déjà constaté, les hommes sont souvent aveugles à leurs propres péchés.
Deuxièmement, examinez-vous vous-mêmes, pour voir si vous ne vivez pas d'une manière ou d'une autre dans le péché, notamment dans vos relations avec votre prochain. Les hommes commettent beaucoup de péchés, non seulement dans leurs affaires et leurs transactions avec leur prochain, mais aussi dans leurs paroles et leurs conversations avec lui. 
Tout d'abord, demandez-vous si vous ne fréquentez pas des personnes à la conduite lubrique et immorale, qui ne se soucient pas de leurs actes, qui ne mènent pas une vie sobre, mais qui, au contraire, sont profanes et dépensières, et dont les propos sont impurs. C'est ce que la Parole de Dieu interdit et condamne. Proverbes 14:7 :  "Éloigne-toi de la présence de l'insensé, si tu ne trouves pas en lui des lèvres de sagesse." Proverbes 13:20 : "Le compagnon des insensés périra." Le psalmiste se déclare exempt de ce péché. Psaume 26:4-5 : "Je ne me suis pas assis avec les vains, je ne vais pas avec les hypocrites ; j'ai en horreur l'assemblée des méchants, je ne m'assieds pas avec les pervers."
Ne vivez-vous pas dans le péché ? Ne fréquentez-vous pas de telles personnes ? N’y avez-vous pas trouvé un piège pour votre âme ? Si vous vous souciez sérieusement du salut de votre âme, n’y avez-vous pas trouvé un grand obstacle ? N’y avez-vous pas trouvé une grande tentation ? N’y avez-vous pas succombé à plusieurs reprises ? Il vous semble peut-être difficile de rompre complètement avec vos anciens compagnons pervers. Vous craignez leurs railleries et leurs moqueries. C’est pourquoi vous n’avez pas le courage de le faire. Mais, que ce soit difficile ou non, sachez que si vous persistez dans de telles relations, vous vivez dans le péché et, comme le dit l’Écriture, vous périrez. Vous devrez soit "vous couper la main droite et vous arracher l’œil droit", soit aller avec eux dans le feu qui ne s’éteindra jamais.
Réfléchissez à la fréquence à laquelle vous conversez avec autrui et à la manière dont vous parlez. Combien est-il courant, lors de réunions, de voir des personnes passer leur temps à médire, à juger telle ou telle chose, à répandre des rumeurs malveillantes et incertaines, à se dénigrer mutuellement et à ridiculiser leurs faiblesses ! Ce genre de conversation divertit énormément les groupes lors de leurs réunions ! Et quelle conversation semble plus captivante, plus écoutée, plus impliquée, que celle-ci ? Vous ne pouvez ignorer à quel point c’est répandu.
Examinez-vous donc : n'êtes-vous pas coupable de cela ? Et pouvez-vous le justifier ? Ne savez-vous pas que c'est une voie de péché, une voie condamnée par de nombreux préceptes de la Parole de Dieu ? N'êtes-vous pas coupable de vous emparer avec empressement de toute mauvaise rumeur que vous entendez sur votre prochain, feignant de vous réjouir d'avoir une nouvelle à raconter, pensant divertir les autres ? Ne répandez-vous pas souvent des rumeurs malveillantes sur autrui, avant même d'en connaître le fondement ? Ne prenez-vous pas plaisir à colporter de telles nouvelles ? N'avez-vous pas l'habitude de juger les autres, ou leur comportement, sans leur parler, sans les écouter ? N'êtes-vous pas en proie à la folie et à la honte dont parle Proverbes 18:13 : "Celui qui répond avant d'avoir entendu fait preuve de folie et s'attire la honte."
Il s'agit là d'une pratique tout à fait contraire aux valeurs chrétiennes, et pourtant très répandue : lorsque l'on entend parler de méchancetés envers autrui, on refuse d'agir en chrétien en allant en parler avec la personne concernée pour la réprimander, mais on préfère s'immiscer dans son dos avant même qu'elle n'ait ouvert la bouche! Nombreux sont ceux qui s'empressent de parler et de juger, au détriment de la réputation de leur prochain. Demandez-vous si vous n'êtes pas coupable de cela. Réfléchissez aussi à votre propension à vous offusquer lorsque vous apprenez que l'on a parlé contre vous ! Avec quelle promptitude appliquez-vous les règles, à penser et à dire qu'ils auraient dû venir vous en parler d'abord, au lieu de répandre des rumeurs diffamatoires à votre sujet avant même de connaître votre défense ! Comme il est facile de s'offusquer lorsqu'on s'immisce dans les affaires privées d'autrui, qu'on s'en mêle, qu'on juge, qu'on critique et qu'on s'insurge contre soi ! Comme il est facile de dire que cela ne regarde personne ! Et vous, n'êtes-vous pas coupable de la même chose ? 
Aussi, n'est-il pas de votre nature de paraître approuver et de cautionner les propos malveillants de votre entourage ? Lorsque ce dernier tient des propos vains, s'adonne à des discussions obscènes ou à des plaisanteries futiles, n'est-il pas de votre nature, en un tel cas, de vous y conformer et de vous y rallier, de feindre d'approuver ses propos, voire de vous y joindre et de contribuer à les perpétuer, par simple conformisme, même si, au fond, vous les désapprouvez ? Demandez-vous donc si votre manière est de vous rallier ainsi à eux lorsque vos compagnons médisent. Ne contribuez-vous pas à faire avancer le débat, ou du moins ne semblez-vous pas approuver leurs critiques, les calomnies qu'ils lancent sur autrui et les réflexions qu'ils font sur la réputation de leurs voisins ?
Il existe des personnes qui, en cas de différend entre personnes ou partis, font preuve d'hypocrisie et semblent prendre parti pour les deux camps. Lorsqu'elles sont avec l'un, elles feignent de se plier à ses exigences et condamnent l'autre ; une pratique des plus viles et trompeuses. Apparaissant amicales envers les deux camps en face, elles sont leurs ennemies dans leur dos. Et ce, pour un motif aussi vil que celui de plaire au camp qu'elles fréquentent. Elles nuisent aux deux parties et font tout leur possible pour semer la discorde entre elles. Demandez-vous si tel est votre comportement.
Réfléchissez aussi pour savoir si ce n'est-ce pas dans votre manière de vous en tenir à la stricte vérité dans vos conversations avec vos voisins ? Le mensonge est considéré comme ignominieux et honteux parmi les hommes et ils prennent très mal le fait d'être traités de menteurs. Pourtant, combien sont ceux qui ne maîtrisent pas suffisamment leurs paroles pour s'en tenir strictement à la vérité ! Il y a divers degrés de transgression en la matière. Certains, qui se gardent bien de transgresser à un certain degré, peuvent se permettre à un autre. Certains, qui évitent généralement de dire la vérité de façon directe et manifestement contraire aux faits, ne sont peut-être pas tout à fait sincères lorsqu'ils parlent de leurs pensées, désirs, affections et projets, et ne sont pas rigoureux dans leurs récits. Ils n'hésitent pas à varier les circonstances, à ajouter des détails pour rendre leur histoire plus divertissante, à l'amplifier et à la rendre plus extraordinaire. Dès lors que leurs intérêts ou leur réputation sont en jeu, ils font de fausses déclarations, se rendent coupables d'équivoques injustifiées et de ruses, commettant ainsi un grave abus de langage. Pour préserver leur crédibilité, ils tordent le sens des mots et des phrases pour leur donner une signification totalement étrangère à leur sens naturel et établi. Quelle que soit l'interprétation qu'ils donnent à leurs propres paroles, ils ne se dispensent pas du péché de mensonge aux yeux de Dieu. Demandez-vous si, vous aussi, vous ne vivez pas dans le péché en cela.
SECTION 7
L’introspection dans le respect des familles auxquelles nous appartenons.
Examinez-vous vous-mêmes, afin de savoir si vous ne vivez pas, d'une manière ou d'une autre, dans le péché au sein de vos familles. Nombreux sont ceux qui paraissent respectables auprès de leurs voisins et qui semblent avoir une conduite honnête et courtoise dans leurs relations et leurs conversations à l'extérieur. Pourtant, si vous les suivez jusque chez eux, dans leurs familles, vous constaterez qu'ils se sont pervertis dans leurs mœurs. Ils y vivent d'une manière qui déplaît fortement au regard pur et scrutateur de Dieu. Il vous a déjà été demandé d'examiner votre conduite à l'extérieur. Il vous a été demandé de sonder la maison de Dieu et de vérifier que vous n'y avez introduit aucune souillure. Il vous a été demandé de sonder vos chambres à coucher afin de vérifier qu'il n'y a ni impureté ni provocation. Il vous est maintenant conseillé d'examiner vos maisons, votre comportement au sein de vos familles et d'observer vos mœurs et vos manières.
Les foyers auxquels nous appartenons sont les lieux où la plupart d'entre nous passons le plus clair de notre temps. Si l'on considère le monde comme la sphère d'action de l'homme, alors sa propre maison représente pour lui la plus grande partie de ce monde ; autrement dit, la majeure partie de ses actions et de son comportement dans le monde se limite à cette sphère. Nous devons donc être très critiques dans notre conduite, non seulement à l'extérieur, mais aussi au sein de notre foyer. Une grande partie des méfaits dont les hommes sont coupables, et qui seront mis en lumière au jour du jugement, sera le péché qu'ils auront commis au sein de leurs familles. 
Par conséquent, examinez votre comportement au sein de votre famille. De même que les devoirs que nous avons envers les membres d'une même famille relèvent du second ordre, l'amour est le devoir général qui les englobe tous.
1. Examinez-vous vous-mêmes et voyez si votre conduite n'est pas contraire à l'amour dû à vos proches. L'amour, impliquant une bienveillance sincère et une conduite qui en découle, est un devoir envers toute l'humanité. Nous le devons à nos voisins, avec lesquels nous n'avons aucun lien de parenté. Oui, nous le devons à ceux qui ne nous sont apparentés que par leur appartenance à l'humanité, leur nature humaine, leur filiation divine. C'est un devoir que nous avons envers nos ennemis. À plus forte raison, le devons-nous à ceux qui nous sont si proches, époux ou épouse, parents ou enfants, frères et sœurs !
Nous avons le même devoir d'aimer nos proches qu'on aime le reste de l'humanité. Nous devons les aimer comme des hommes, comme nos prochains, comme membres de la même Église chrétienne. Et ce n'est pas tout : il existe une obligation supplémentaire, qui découle de la proximité qui nous unit à eux. Cette obligation prime sur toutes les autres. Plus le lien est fort, plus l'obligation d'aimer est grande. Vivre dans la haine, ou d'une manière contraire à l'amour, envers quiconque est très déplaisant à Dieu. Mais combien plus encore envers un membre de sa propre famille ! L'amour est le ciment de toutes les sociétés. Colossiens 3:14 : "Et par-dessus tout, revêtez-vous de l'amour, qui est le lien de la perfection."
L'union amoureuse au sein de notre propre famille devrait être d'autant plus forte que cette communauté nous est propre, qu'elle nous est plus personnelle, ou qu'elle nous tient particulièrement à cœur. Le Christ dit dans Matthieu 5:22 : "Je vous le dis, quiconque se met en colère contre son frère sans raison mérite le jugement ; quiconque dira à son frère : Raca ! mérite le Sanhédrin ; et quiconque dira : Insensé ! mérite la géhenne de feu." Si cela est vrai pour ceux qui ne sont que nos frères en tant qu'hommes, ou simplement chrétiens, combien plus pour ceux qui appartiennent à la même famille ! Si la querelle est si néfaste entre voisins dans une ville, combien plus odieuse est-elle entre les membres d'une même famille ! Si la haine, l'envie ou la vengeance déplaisent tant à Dieu envers ceux qui ne sont que nos semblables, combien plus doivent-elles être irritantes entre nos frères et sœurs de sang, qui ne font qu'un ! Si la simple colère contre son prochain, sans raison, est un si grand mal, combien de péchés sont commis dans les querelles et les disputes entre les plus proches parents !
Que chacun s'interroge sur sa propre conduite. Ne vous laissez-vous pas aller à quelque péché en ce sens ? N'êtes-vous pas souvent en conflit avec ceux qui vivent sous le même toit ? Votre esprit n'est-il pas souvent agité par la colère envers certains membres de votre famille ? N'allez-vous pas jusqu'à leur souhaiter du mal, à espérer qu'un malheur s'abatte sur eux ? Ne vous rendez-vous pas coupables de paroles réprobatrices, voire d'actes de vengeance ? Ne négligez-vous pas et ne refusez-vous pas les marques de bienveillance et d'entraide qui sied aux membres d'une même famille ? Oui, n'y en a-t-il pas qui vont jusqu'à nourrir une haine ou une rancune tenace envers certains de leurs plus proches parents ? Mais c'est là que je voudrais m'adresser tout particulièrement.
Tout d'abord, à vous, époux et épouses : demandez-vous si vous ne vivez pas, d'une manière ou d'une autre, dans le péché au sein de votre union. Vous efforcez-vous consciencieusement d'accomplir tous les devoirs que Dieu, dans sa Parole, exige des personnes unies par les liens du mariage ? Ou bien vous autorisez-vous des comportements contraires à ces devoirs ? Ne vivez-vous pas d'une manière qui contrevient aux obligations que vous avez contractées par votre alliance matrimoniale ? Les promesses que vous avez alors faites ne sont pas seulement contraignantes comme des promesses ordinaires entre hommes, mais elles ont la valeur de vœux ou de serments. Elles sont faites en présence de Dieu, car vous le reconnaissez comme témoin. C'est pourquoi l'alliance matrimoniale est appelée l'alliance de Dieu. Proverbes 2:17 : "(Elle) abandonne l'ami de sa jeunesse, et elle oublie l'alliance de son Dieu." Lorsque vous avez juré de vous comporter envers ceux auxquels vous êtes ainsi unis, conformément aux directives de la Parole de Dieu dans une telle relation, devenez-vous insouciant, sans plus penser à ce que vous avez promis et juré, quelle que soit la manière dont vous accomplissez ces vœux ? 
N’êtes-vous pas souvent coupables d’amertume les uns envers les autres, et de méchanceté dans vos paroles et vos actes ? Si la colère, les querelles et les paroles blessantes et injurieuses sont une provocation pour Dieu, même entre voisins, qu’en est-il alors de ceux que Dieu a unis en une seule chair, et entre lesquels il a commandé une si grande et si précieuse amitié ? Éphésiens 5:28-29 : "De même, les maris doivent aimer leurs femmes comme leurs propres corps. Celui qui aime sa femme s’aime lui-même. Car jamais personne n’a haï sa propre chair ; au contraire, il la nourrit et l’entretient, comme le Seigneur le fait pour l’Église." Éphésiens 5:25 : "Maris, aimez vos femmes, comme Christ a aimé l’Église et s’est livré pour elle."
Il n'y a aucune excuse pour que l'une ou l'autre des parties s'adonne à l'amertume et à la dispute dans cette relation, en rejetant la faute sur l'autre. Car qui, parmi les hommes déchus, a jamais été sans défaut ? Lorsque Dieu a ordonné une telle amitié entre l'homme et la femme, il savait que la plupart des hommes auraient des défauts. Pourtant, il n'a fait aucune exception. Et si vous pensez que vos compagnons d'union ont des défauts, demandez-vous si vous n'en avez pas vous aussi! Il ne sera jamais possible de vivre en paix entre personnes dans cette relation si l'on considère cela comme une raison suffisante et justifiable du contraire.
Il convient aux bons amis de couvrir les défauts de l'autre : l'amour couvre une multitude de défauts. Proverbes 10:12 : "La haine excite les querelles, mais l'amour couvre toutes les fautes." Mais n'êtes-vous pas prompts à déceler les défauts chez l'autre et à en tirer le meilleur parti ? De petites choses ne sont-elles pas souvent source de disputes entre vous ? Ne vous arrive-t-il pas souvent, pour une broutille, de vous agacer mutuellement envers vos compagnons ? Et lorsqu’un malentendu survient, n’êtes-vous pas coupables d’exaspérer l’autre par des paroles blessantes, jusqu’à transformer une étincelle en flamme ?
Vous efforcez-vous de tenir compte des humeurs de l'autre ? Cherchez-vous à vous convenir mutuellement ? Ou bien imposez-vous vos volontés, agissez-vous chacun de votre côté, en opposition l'un à l'autre, dans la gestion de vos affaires familiales ? Vous efforcez-vous de rendre la vie de l'autre confortable ? Ou bien, au contraire, n'y règne-t-il pas très souvent entre vous un esprit de rancœur, une propension à vous agacer et à vous nuire mutuellement ?
Il arrive que des maris pèchent gravement contre Dieu en se comportant de manière dure et autoritaire envers leurs épouses, les traitant comme des servantes et, pour ne citer qu'un exemple, leur imposant des restrictions injustes et déraisonnables quant à l'usage et la disposition de leurs biens communs, leur interdisant même de disposer de quoi que ce soit par charité, plutôt que selon leur propre jugement et leur propre prudence. Ceci est en contradiction directe avec la Parole de Dieu, où il est dit de l'épouse vertueuse, en Proverbes 31:20 : "Elle tend la main au pauvre, elle ouvre ses mains au nécessiteux." Si Dieu a fait de cela son devoir, alors il lui a conféré ce droit et ce pouvoir, car le devoir présuppose le droit. Il ne saurait être du devoir de celle qui n'a aucun droit (selon certains) de disposer de quoi que ce soit, de tendre la main au pauvre et d'ouvrir ses mains au nécessiteux.
D'un autre côté, les commandements de Dieu, les préceptes de sa Parole et les vœux solennels de l'alliance matrimoniale, concernant la soumission qui doit exister dans cette relation, ne sont-ils pas pris à la légère par beaucoup ? Éphésiens 5:22 : "Femmes, soyez soumises à vos maris, comme au Seigneur" ; de même que Colossiens 3:18 . Ce qui est commandé par Dieu et ce qui a été solennellement promis et juré en sa présence ne doit certainement pas être tourné en dérision. Et celui qui transgresse ces obligations à la légère sera sans doute considéré comme quelqu'un qui méprise l'autorité de Dieu et prend son nom en vain. 
Deuxièmement, je m’adresserai aux parents et aux chefs de famille. Je leur demanderai si, d’une manière ou d’une autre, ils ne vivent pas dans le péché à l’égard de leurs enfants ou des personnes confiées à leur charge ; et je leur demanderai en particulier : Ne vivez-vous pas dans le péché en négligeant leur instruction ? Ne négligez-vous pas totalement le devoir d'instruire vos enfants et vos serviteurs ? Ou, si vous ne le négligez pas totalement, ne leur accordez-vous pas si peu d'instruction, n'êtes-vous pas si négligent et ne vous souciez-vous pas si peu de cette tâche que vous vivez dans une négligence coupable ? Faites-vous des efforts proportionnés à l'importance de la chose ? Vous ne pouvez nier qu'il est d'une importance capitale que vos enfants soient préparés à la mort et sauvés de l'enfer et que tout soit mis en œuvre pour que cela se fasse rapidement. Car vous ne savez pas dans combien de temps vos enfants peuvent mourir. Êtes-vous aussi attentif au salut de leurs âmes qu'à celui de leurs corps ? Travaillez-vous autant pour qu'ils aient la vie éternelle que pour leur assurer des biens pour vivre en ce monde ? 
Que chaque parent se demande s'il ne vit pas dans le péché à cet égard. Et que les maîtres se demandent s'ils ne vivent pas dans le péché, en négligeant le salut de leurs serviteurs, si leur seul souci n'est pas de les asservir à leurs intérêts terrestres, sans se préoccuper de leur sort éternel.
Aussi, ne vivez-vous pas dans une négligence coupable de l'autorité sur vos familles ? Ne vivez-vous pas dans le péché d'Éli ? Certes, il conseillait et reprenait ses enfants, mais il ne les gouvernait pas. Il les reprenait très solennellement, comme il est dit en 1 Samuel 2:23-25, mais il ne les réprimandait pas, ce qui provoqua grandement la colère de Dieu et attira sur sa maison une malédiction éternelle. 1 Samuel 3:12 : "En ce jour-là , j'accomplirai contre Éli tout ce que j'ai dit au sujet de sa maison. Ce que je commencerai, je l'achèverai. Je jugerai sa maison pour toujours, car ses fils se sont rendus vils, et il ne les a pas réprimandés."
Dire que vous ne pouvez pas maîtriser vos enfants n'est pas une excuse. C'est le signe que vous les avez élevés sans autorité, qu'ils ne respectent pas votre autorité. Quand les parents perdent leur autorité sur leurs enfants, leurs réprimandes et leurs conseils n'ont plus aucune valeur. Combien de parents sont gravement défaillants à cet égard ! Combien sont rares ceux qui veillent scrupuleusement à maintenir l'ordre et l'autorité au sein de leur famille ! L'autorité familiale a presque totalement disparu ! Et combien sont aussi susceptibles d'attirer la malédiction sur leur famille qu'Éli ! C'est l'une des principales causes de la corruption qui règne dans le pays. C'est le fondement de tant de débauche et de pratiques corrompues chez les jeunes. L'autorité familiale est en grande partie éteinte. Par négligence en la matière, les parents portent sur eux la culpabilité des péchés de leurs enfants, et le sang de ces derniers leur sera réclamé. 
Il arrive que les parents s'entravent mutuellement dans cette tâche ; l'un désapprouvant les actions de l'autre ; l'un souriant à l'enfant tandis que l'autre le désapprouve ; l'un protégeant tandis que l'autre corrige. Dans de telles circonstances familiales, les enfants risquent d'en pâtir. Que chacun examine donc s'il ne commet pas lui-même ce péché en la matière. 
Troisièmement, je vais maintenant m'adresser aux enfants. Qu'ils s'examinent eux-mêmes et se demandent s'ils ne commettent pas, d'une manière ou d'une autre, un péché envers leurs parents. N'êtes-vous pas coupables d'une forme de négligence envers eux, une négligence que vous vous permettez ? N'êtes-vous pas coupables de mépriser vos parents pour les faiblesses que vous voyez en eux ? Les enfants désobéissants sont prompts à mépriser leurs parents pour leurs faiblesses. N'êtes-vous pas les fils de Cham, qui vit et se moqua de la nudité de son père, s'attirant ainsi une malédiction sur lui-même et sa descendance jusqu'à ce jour ? Pourquoi n'êtes-vous pas les fils de Sem et de Japhet, qui couvrirent la nudité de leur père ? N'êtes-vous pas coupables de déshonorer et de mépriser vos parents pour des infirmités naturelles ou celles de la vieillesse ? Proverbes 23:22 : "Ne méprise pas ta mère quand elle est vieille." Cette malédiction ne vous concerne-t-elle pas, dans Deutéronome 27:16 : "Maudit soit celui qui méprise son père et sa mère" ?
N'as-tu pas tendance à mépriser les conseils et les réprimandes de tes parents ? Lorsqu'ils te mettent en garde contre un péché et te réprimandent pour une mauvaise conduite, n'as-tu pas tendance à les ignorer et à t'en agacer ? Les honores-tu pour autant ? Au contraire, ne les accueilles-tu pas avec ressentiment, les rejetant avec orgueil ? Cela ne suscite-t-il pas en toi la corruption, un esprit obstiné et pervers, et ne te pousse-t-il pas plutôt à éprouver de la rancune envers tes parents, plutôt qu'à les aimer et à les honorer ? N'es-tu pas compté parmi les insensés mentionnés dans Proverbes 15:5 : "L'insensé méprise l'instruction de son père" ? Et cette malédiction ne te concerne-t-elle pas ? Proverbes 30:17 : "L'œil qui se moque de son père et qui méprise l'obéissance à sa mère, les corbeaux de la vallée le crèveront, et les jeunes aigles le dévoreront" ?
N'avez-vous pas tendance à vous irriter envers vos parents lorsqu'ils vous contrarient ? N'êtes-vous pas enclin à leur reprocher quoi que ce soit et à vous mettre en colère contre eux ? Considérez que si vous vivez de telles manières, vous ne vivez pas seulement dans le péché, mais dans ce péché pour lequel il n'y a guère d'autre personne plus souvent menacée de malédiction dans la Parole de Dieu. 
SECTION 8
Considérations pour l'éveil et l'introspection.
Nous allons maintenant aborder certains points afin de convaincre ceux qui, après examen, constatent qu'ils vivent d'une manière ou d'une autre dans le péché, de l'importance de connaître et de corriger leur mode de vie. Des instructions vous ont été données sur la manière de déterminer si vous vivez ou non dans le péché. De nombreux points précis vous ont été suggérés comme sujets d'examen. Quel est donc votre constat ? Vous estimez-vous exempts de tout péché ? Je ne veux pas dire par là que vous vous croyez totalement irréprochables. Cela n'est attendu d'aucun d'entre vous. Car il n'y a pas un homme sur la terre qui fasse le bien et ne pèche point ( 1 Rois 8:46 ). Mais n'y a-t-il pas une manière de pécher dans votre vie, une manière que vous déclarez avoir ? Il y en a sans doute qui sont irréprochables en la matière, des personnes "sans tache dans leur voie, qui ne commettent point d'iniquité" (Psaume 119:1-3).
Que votre conscience vous examine, au vu de ce qui vous a été proposé, comment vous vous trouvez. Ne vous reconnaissez-vous pas coupables ? Ne vivez-vous pas dans le péché, ne vous y êtes-vous pas complu ? Si tel est le cas, considérez ce qui suit. 
A) Si vous cherchez le salut depuis longtemps sans l'avoir trouvé, voici peut-être la raison. Vous vous êtes sans doute demandé pourquoi, malgré vos efforts et votre sincérité, Dieu ne vous entend pas. D'autres trouvent du réconfort, tandis que vous restez dans les ténèbres. Est-ce vraiment étonnant, si vous avez vécu dans le péché tout ce temps ? Si tel est le cas, c'est une raison suffisante pour expliquer pourquoi toutes vos prières et tous vos efforts ont été vains.
Si, jusqu'à présent, vous avez vécu dans le péché, vous avez manqué à votre quête du salut. La véritable voie du salut consiste à accomplir avec diligence tous vos devoirs et à rejeter toute impiété. Si un seul de vos membres est corrompu et que vous ne le maitrisez pas, vous risquez d'être condamné à la damnation (Matthieu 5: 29-30). 
B) Si la grâce n'a pas prospéré, mais qu'au contraire elle a dépéri dans vos âmes, c'est peut-être la cause. Le chemin de la grâce est celui de l'obéissance à tous les commandements de Dieu, d'une pratique religieuse assidue. La grâce s'épanouira dans le cœur de ceux qui vivent ainsi. Mais si vous vivez dans le péché, ce sera comme une maladie secrète qui vous ronge de l'intérieur, vous maintenant pauvres, faibles et languissants.
Une vie de péché, qu'elle quelle soit, vous maintiendra dans une situation précaire, entravant votre prospérité spirituelle et la croissance et la force de la grâce dans vos cœurs. Elle attristera le Saint-Esprit et, dans une large mesure, l'éloignera de vous. Ceci empêchera l'influence bienfaisante de la Parole et des ordonnances de Dieu de faire fructifier la grâce en vous. Ce sera un obstacle majeur à leur action bénéfique. Ce sera comme un ulcère chez un homme qui, tant qu'il persiste, le maintiendra faible et maigre, même si vous le nourrissez d'aliments sains ou le ffestoyiez avec les plus grands raffinements.
C) Si vous avez été amenés à commettre un péché, c'est peut-être la raison. Si vous avez été amenés à vous blesser profondément, c'est peut-être en raison de cela que vous vous êtes laissés aller au péché. Celui qui ne s'abstient pas de tout péché et qui n'est pas obéissant en toutes choses ne peut être pleinement protégé du péché. Le péché dans lequel il vit sera toujours une brèche, une porte ouverte, par laquelle Satan trouvera régulièrement accès. C'est comme une faille dans votre forteresse, par laquelle l'ennemi peut s'introduire et vous atteindre pour vous blesser gravement.
Si l'on persiste dans le péché comme voie de corruption, ce sera comme une brèche dans un barrage qui, si on la laisse s'agrandir, menacera l'ensemble. Vivre dans le péché, c'est comme porter l'éphod, un piège pour Gédéon et sa famille. 
D) Si vous vivez dans une grande obscurité spirituelle, loin de la présence réconfortante de Dieu, il se peut que ce soit la cause de votre situation. Si vous vous plaignez de n'avoir que peu de communion avec Dieu, d'être délaissé et abandonné, que Dieu semble vous cacher son visage et ne vous offre que rarement la douce vision de sa gloire et de sa grâce, que vous vous sentez livré à vous-même, perdu dans les ténèbres et errant dans un désert, peut-être vous êtes-vous interrogé sur ce qui se passe ; vous avez souvent crié vers Dieu pour recevoir la lumière de son visage, mais il ne vous entend pas. Et c'est pourquoi vous traversez des jours et des nuits de tristesse. Mais si, d'après ce qui a été dit, vous avez constaté que vous vivez dans le péché, il est fort probable que ce soit la cause, la racine de votre mal, l'Acan (Josué 7), le troubleur qui offense Dieu, le fait se retirer et fait peser tant de ténèbres sur vos âmes. Vous attristez le Saint-Esprit par votre manière de vivre. Et c'est la raison pour laquelle vous ne recevez plus aucun réconfort de sa part.
Le Christ a promis de se manifester à ses disciples, à condition qu'ils gardent ses commandements. Jean 14:21 : "Celui qui a mes commandements et qui les garde, c'est celui qui m'aime ; et celui qui m'aime sera aimé de mon Père, et je l'aimerai, et je me manifesterai à lui." Si vous vivez habituellement dans la désobéissance à l'un des commandements du Christ, il n'est pas étonnant qu'il ne vous accorde pas les manifestations agréables de sa présence. Pour recevoir les grâces particulières de Dieu et jouir d'une communion profonde avec lui, il faut marcher près de lui.
E)  Si vous doutez depuis longtemps de votre condition, voici peut-être la cause. Pour qu'une personne se convertisse, le moyen le plus sûr d'en avoir des preuves manifestes et de sentir l'Esprit de Dieu témoigner à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu est de marcher étroitement avec lui. Comme nous l'avons déjà constaté, c'est ainsi que la grâce s'épanouit dans notre âme. C'est ainsi que nous fortifions nos habitudes de grâce et que nous les mettons en pratique avec vigueur. Et plus ces pratiques sont vivantes, plus elles seront visibles. De plus, c'est ainsi que Dieu se manifeste à nous comme notre Père et notre ami, que nous recevons les manifestations et les témoignages intérieurs de son amour et de sa faveur.
Mais si vous vivez dans le péché, il n'est pas étonnant que cela obscurcisse considérablement votre foi, car cela entrave la manifestation de la grâce et masque la lumière du visage de Dieu. Et il se peut que vous ne trouviez jamais de réponse satisfaisante à cette question, que vous soyez converti ou non, tant que vous n'aurez pas totalement renoncé à la voie du péché dans laquelle vous vivez.
F) Si vous avez subi les courroux de la Providence, c'est peut-être la cause de vos souffrances. Si vous avez essuyé de sévères réprimandes et des châtiments, c'est probablement le péché qui vous a tourmenté. Parfois, Dieu est terriblement sévère envers son peuple en ce monde, à cause de ses péchés. Moïse et Aaron ne furent pas autorisés à entrer en Canaan car ils n'avaient pas cru en Dieu et parlèrent imprudemment aux eaux de Meriba. Et combien Dieu fut terrible envers David ! Quel malheur s'abattit sur sa famille ! Un de ses fils viola sa sœur, un autre assassina son frère, et après avoir chassé son père de son royaume, ouvertement aux yeux de tout Israël et en plein soleil, il souilla les concubines de son père sur le toit de la maison, pour finalement connaître une fin misérable. Immédiatement après, la rébellion de Saba éclata, et il dut faire face à cette circonstance désagréable à la fin de sa vie : voir un autre de ses fils usurper la couronne.
Quelle terrible punition Dieu infligea à Éli pour avoir vécu dans le péché en ne préservant pas ses enfants du mal ! Il fit mourir ses deux fils le même jour, infligea une mort violente à Éli lui-même, lui prit l'arche et l'envoya en captivité, maudit sa maison pour toujours et jura que l'iniquité de sa maison ne serait jamais expiée par les sacrifices et les offrandes, que la prêtrise lui serait retirée et donnée à une autre famille, et qu'il n'y aurait jamais de vieillard dans sa famille.
N’est-ce pas le péché que vous pratiquez qui vous vaut les reproches et les réprimandes de la Providence ? Certes, il n’appartient pas à votre prochain de vous juger face aux épreuves de la vie. Mais vous devriez vous interroger vous-mêmes sur les raisons pour lesquelles Dieu vous réprimande (Job 9:10).
G) Si la mort vous est si terrible, c'est peut-être là que réside son origine. À la simple pensée de mourir, vous reculez. La moindre maladie, la moindre menace pour votre vie, vous terrifient. L'idée de mourir et d'entrer dans l'éternité vous est insupportable, même si vous espérez être converti. Si vous vivez dans le péché, il est fort probable que ce soit là le fondement même de votre peur. Le péché maintient votre esprit sensuel et mondain, et vous empêche de ressentir pleinement la présence divine et ses joies. Il vous prive de la grâce et vous empêche de savourer les plaisirs célestes que vous auriez autrement. Il vous empêche de ressentir la douce présence et la faveur divines. Sans cela, rien d'étonnant à ce que vous ne puissiez envisager la mort sans terreur.
Pour aborder la mort avec sérénité et trouver la paix et le calme absolus face à elle, il faut marcher près de Dieu et obéir sans tache à ses commandements. Si tel n'est pas le cas parfois, même pour des personnes véritablement pieuses, c'est sans doute parce qu'elles mènent une vie qui déplaît à Dieu.
Si, d'après ce qui vous a été proposé, vous constatez que vous avez vécu dans le péché, sachez que si vous persistez dans cette voie, vous vivrez en toute connaissance de cause. Que ce fût un péché connu ou non par le passé, même si vous y avez vécu jusqu'ici par ignorance ou inadvertance, si vous en avez désormais conscience, alors, si vous persistez dans cette voie, il ne s'agira plus d'un péché d'ignorance, mais vous serez reconnu comme appartenant à la catégorie de ceux qui vivent en toute connaissance de cause.

dimanche 29 octobre 2023

Un foyer heureux

La Bible nous donne le plan détaillé pour un foyer qui est beau dans sa conception, solide dans sa structure, et agréable dans son atmosphère. Un foyer peut être une place d'harmonie et de contentement, ou de tension et de conflit. Votre foyer, est-il heureux, fort, et capable de survivre les tempêtes de la vie? 

Le foyer est une unité sociale importante. Il a été ordonné par la volonté de Dieu pour notre développement spirituel, bien-être émotif, et épanouissement physique. Le plan de Dieu a toujours été que les membres du foyer devraient apporter le bonheur l'un à l'autre et que les familles devraient vivre en harmonie. 

Alors, pourquoi y a-t-il tant de foyers malheureux? Pourquoi sont-ils brisés par le désaccord, la séparation et le divorce? C'est parce que le modèle de Dieu a été négligé. Dans Sa Parole se trouve les matériaux de construction nécessaire pour un foyer heureux. Les foyers construits d'après Sa Parole sont des lieux d'amour, de confiance, d'intérêt mutuel et d'un service désintéressé l'un à l'autre. De tels foyers apporteront le bonheur dans nos vies et conservent nos communautés et nos nations. Suiviez-vous le plan de Dieu, le maître architecte? "Si l'Éternel ne bâtit pas la maison, ceux qui la bâtissent travaillent en vain" (Psaume 127 v.1). 

Pendant la jeunesse, la fondation est posée pour nos foyers futurs. Une vie pure devant Dieu est un ingrédient important dans notre préparation pour le mariage. Le péché prénuptial sapera la stabilité morale et mettra le foyer futur en danger. Une vie d'égocentrisme et d'assouvissement dans notre jeunesse établit un mode de vie qui fera ravage dans le mariage. Le taux élevé  de divorce est une preuve suffisante de ces faits. On doit se repentir entièrement de ses péchés avant qu'on puisse avoir une nouvelle vie en Christ. Alors, le passé peut être enterré et Dieu entrera avec ses bénédictions.

Un foyer commence lorsqu'un homme et une femme s'unissent dans le mariage. La Bible dit que nous devons nous marier "seulement dans le Seigneur" (1Corinthiens 7v.39). Cela signifie que l'homme et la femme ont tous cédé leurs vies et leurs volontés au Seigneur. Dieu doit avoir la préséance. Quand l'homme, la femme, ou les deux sont égoïstes, ou est la base d'un bonheur réciproque?

Se marier "dans le Seigneur" ne signifie pas seulement que l'homme et la femme soient des chrétiens, mais aussi que le Seigneur les mène l'un à l'autre. Les passions, les attractions physiques et les engouements constituent un mauvais départ pour le mariage. Quand ceux-ci sont la base pour notre attraction l'un à l'autre elles peuvent devenir une source de frustration et de conflit après le mariage. Comme nous avons confiance dans le Seigneur pour guider notre choix, sa sagesse divine prévoit le conjoint dont nous aurons besoin, non seulement pour aujourd'hui mais aussi pour toutes les années devant nous. Le Seigneur peut choisir des personnes avec des goûts et des tempéraments différents qui se complèteront, faisant un tout équilibré. "Et les deux deviendront une seule chair"(Marc 10 v.8). 
Le mariage doit être un lien pour la vie et non simplement un contrat légal. Jésus a donné cette instruction claire: Que l'homme donc ne sépare pas ce que Dieu a joint" (Matthieu 19 v.6). 

Le foyer est une petite communauté en lui-même et, comme dans toute unité sociale, il est nécessaire de déléguer des secteurs de responsabilité. Dieu nous a donné une esquisse de cet ordre dans la Bible. C'est une structure d'autorité, qui, si elle est suivie, apportera l'ordre et le bonheur au foyer. La plus grande responsabilité est exigée du mari, puis de la femme, et ensuite de l'enfant ( 1 Corinthiens 11 v.3; Éphésiens 5 v.22-24). Lorsque Dieu établit et sanctionne un principe, il devient sacré. Toute désobéissance à cet ordre entrainera son propre chagrin. Par contre, Dieu bénit ceux qui y sont obéissants avec la piété, le bonheur et la grâce. 

Au moment du mariage le mari et la femme commencent une union dans laquelle chacun a une responsabilité et une obligation. Les deux sont nécessaires avec leurs fonctions différentes et leurs habiletés naturelles pour faire un foyer complet. Quelqu'un doit assurer la direction de la famille ; et ce rôle a été délégué à l'homme par Dieu. "Car le mari est le chef de la femme, comme Christ est le chef de l'église... et s'est livré lui-même pour elle" (Éphésiens 5 v. 23,25). Un tel amour est trempé dans un esprit de dévouement, un amour bienveillant qui incite le mari à traiter sa femme "comme son propre corps" (Éphésiens 5 v.28). Un mari affectueux ne considérera pas sa femme comme étant inférieur à lui-même. Il se confiera plutôt à elle et cherchera son conseil, faisant d'elle une vraie partenaire par son amour pour elle. 
"Femmes, soyez de même soumises à vos maris" (1 Pierre 3 v.1). Lorsqu'une femme suit la direction de son mari dans le foyer, comme lui-même suit Christ dans l'obéissance, ce foyer sera un havre de paix et de contentement. Il est écrit en Éphésiens 5 v. 33 : " et que la femme respecte son mari". La rébellion contre ce principe a apporté beaucoup de malheur dans les foyers de nos jours. Ne pas tenir compte de ce principe non seulement apporte le conflit dans la vie de la famille, mais apporte aussi le conflit spirituel dans le cœur de l'épouse. 

Nous aimons penser que les enfants sont purs et innocents. Pourtant, chacun est né avec une nature pécheresse. Quand l'enfant grandit, sa nature égoïste deviendra de plus en plus évidente. Il attirera beaucoup de chagrin sur lui-même et sur les autres à moins que les parents ne disciplinent ces tendances. 
Le devoir d'un enfant est d'obéir à ses parents. "Enfants, obéissez à vos parents selon le Seigneur, car cela est juste" ( Éphésiens 6 v.1). Un exemple parfait de cette obéissance est observé dans la vie de Jésus lorsqu'il était enfants. " Puis il descendit avec eux pour aller à Nazareth, et il leur était soumis" (Luc 2 v.51). Lorsque le principe de la soumission est pratiqué et devient la routine dans un foyer, les parents et les enfants sont plus heureux et le foyer est plus agréable. 

Quand l'ordre de Dieu est maintenu, les parents vivront pour leurs enfants, les enfants pour leurs parents et tous vivront pour Dieu. De tels foyers béniront notre voisinage et améliorant nos nations. 
Beaucoup de jeunes gens sont impliqués dans les drogues, les gouts du jour, les modes et le monde du divertissement. Ils sont séduits par une société en mouvement rapide qui rejettent les valeurs et la moralité qui autrefois donnaient une intégrité et une stabilité à nos communautés. L'absence de foyers solides et heureux, peut-elle être une cause cachée de l'agitation et du mécontentement de notre jeunesse? Que pouvez-vous faire à ce sujet? Ne vous est-il jamais venu à l'esprit que la fondation de votre foyer dépend de vous, de la loyauté de votre cœur à Dieu?

Si nous voulons bâtir un foyer solide et heureux, Jésus-Christ doit en être la fondation. Les pluies peuvent venir et les tempêtes peuvent battre contre lui, mais avec Christ il restera debout (Matthieu 7 v.24-27). Il nous donnera la direction, la vigueur et le courage qui rendront notre foyer victorieux et heureux dans ce monde cruel et peu compatissant. Jésus était un amant du foyer, et il est prêt à entrer dans notre foyer. Il dit: "Voici, je me tiens à la porte, et je frappe" (Apocalypse 3 v.20). Il frappe d'abord à la porte de notre cœur et ensuite à la porte de notre foyer. Est-ce que nous lui permettrons d'entrer?

Un foyer heureux commence dans notre cœur. Nous ne pouvons pas avoir de paix véritable dans notre foyer sans avoir la paix dans notre cœur. La victoire personnelle quotidienne contre les irritations et frustrations du jour peut être la nôtre quand nous plaçons notre confiance en Dieu. " À celui qui est ferme dans ses sentiments tu assures la paix, la paix, parce qu'il se confie en Toi" (Ésaïe 26 v.3). 

Une famille pieuse priera ensemble pour leurs propres cœurs, leur foyer et les besoins de la communauté. La prière liera une famille ensemble. Il y a un dicton qui dit que : " La famille qui prie ensemble demeurera ensemble".

Croyez et acceptez le plan de Dieu pour votre vie et votre foyer. Ouvrez la porte de votre cœur à Christ. "Aujourd'hui, si vous entendez Sa voix, n'endurcissez pas vos cœurs" (Hébreux 3 v.7-8). Le Seigneur veut bénir votre cœur et votre foyer. Tournez-vous vers Lui avec tout voter cœur, demeurez fidèles et un jour Il vous ouvrira la porte du foyer céleste, ou le bonheur et la paix parfaite vous accueilleront pour toujours.  

Auteur inconnu

dimanche 16 janvier 2022

La tyrannie du totalitarisme (Romains 13), 1re partie, par James Coates

Romains 13, nous commencerons à lire les verset 1 jusqu'au verset 8. "Que toute personne soit soumise aux autorités supérieures; car il n'y a point d'autorité qui ne vienne de Dieu, et les autorités qui existent ont été instituées de Dieu. C'est pourquoi celui qui s'oppose à l'autorité résiste à l'ordre que Dieu a établi, et ceux qui résistent attireront une condamnation sur eux-mêmes. Ce n'est pas pour une bonne action, c'est pour une mauvaise, que les magistrats sont à redouter. Veux-tu ne pas craindre l'autorité? Fais-le bien, et tu auras son approbation. Le magistrat est serviteur de Dieu pour ton bien. Mais si tu fais le mal, crains; car ce n'est pas en vain qu'il porte l'épée, étant serviteur de Dieu pour exercer la vengeance et punir celui qui fait le mal. Il est donc nécessaire d'être soumis, non seulement par crainte de la punition, mais encore par motif de conscience. C'est aussi pour cela que vous payez les impôts. Car les magistrats sont des ministres de Dieu entièrement appliqués à cette fonction. Rendez à tous ce qui leur est dû: l'impôt à qui vous devez l'impôt, le tribut à qui vous devez le tribut, la crainte à qui vous devez la crainte, l'honneur à qui vous devez l'honneur".

Nous nous trouvons au milieu d'une pandémie globale. C'est la tyrannie gouvernementale. Tyrannie qui découle d'une vision totalitaire du gouvernement, où le gouvernement est l'autorité suprême au-dessus de toutes sphères d'autorité. Ils se voient l'autorité sur le foyer, sur l'église, et sur les individus. Ainsi, au lieu de voir chaque sphère de ces autorités comme étant ordonnées de Dieu, avec une autonomie que Dieu leur a donnée, l'État se considère lui-même comme seul souverain ayant le contrôle ultime sur toutes les autres sphères, où les droits donnés par Dieu deviennent des privilèges donnés par l'État. Privilèges qu'ils peuvent retirer à leur discrétion. Malheureusement, ce n'est pas seulement la vision des choses du grand public, c'est, semble-t-il, le point de vue de la plus grande partie de l'église, où l'église de Jésus-Christ se tourne essentiellement vers le gouvernement pour obtenir la permission d'être l'église. Mais cela fait le jeu d'un gouvernement qui cherche à établir une autorité totale sur la société. Parce que, pour accomplir cela, dans une société libre et démocratique, il doit d'abord soumettre toutes les autres sphères de l'autorité humaine, et les convaincre que les droits qui leurs ont été donnés par Dieu sont en fait des privilèges donnés par l'État. Un gouvernement qui cherche à obtenir l'autorité totale préfère ne pas utiliser la force pour parvenir à son but. Du moins, pas initialement. L'utilisation de la force exposerait leur agenda. Plutôt, ils vont utiliser l'infiltration. L'endoctrinement, la diabolisation. Ils inonderont toutes les institutions humaines avec l'aide de leurs alliés idéologiques, à tous les niveaux des bureaux gouvernementaux, le système judiciaire aussi. Les forces de l'ordre. Le système de santé. Le système scolaire. Ils achèteront les médias, effaçant ainsi la presse libre et les utilisant pour s'en faire des médias d'État. Ils travailleront de mèche avec les réseaux sociaux, et ils utiliseront un effort concerté pour contrôler l'information auxquelles les électeurs ont accès. Puis, ils utiliseront la division, la ségrégation, et la diffamation pour diviser et régner. Ils vont diaboliser et pénaliser tous ceux qui oseront leur désobéir. Et c'est là que nous sommes. N'est-ce pas?

Lorsqu'il s'agit de s'opposer à cette tyrannie, l'église a une opportunité incroyable, pour ne pas mentionner un rôle incroyablement important à jouer. Tout ce que l'église a à faire, c'est quoi? Être l'église! Tout ce que l'église de Jésus-Christ a à faire en ces temps et en ce moment où nous vivons est d'être l'église! Prêcher toute la parole de Dieu. Prêcher l'Évangile! Se rassembler pour adorer. Prier. Faire respecter la justice. Ne pas tenir compte d'un gouvernement qui outrepasse ses limites. D'appeler les autorités gouvernantes à la repentance et à la foi en Jésus-Christ, et en agissant ainsi, être le sel et la lumière dans ce monde déchu. Mais se tenir debout devant tout cela c'est quoi?

Romains 13. Une mauvaise compréhension du gouvernement. L'Église a besoin d'une compréhension fondée et solide de ce texte critique. Mais même avant d'arriver à Romains 13 il y a d'autres choses que nous devons faire. Romains 13 n'a pas été écrit dans un vide. Ça n'a pas été écrit séparément de tout contexte biblique plus large, qui inclut toutes les Écritures. Nous devons donc établir les fondements bibliques des sphères d'autorités qui ont été établies par Dieu afin de bien comprendre Romains 13. Parce que tout cela fixe les limites de l'autorité gouvernementale. L'autorité prééminente, qui domine toutes les autres sphères d'autorité terrestre est la famille. C'est la seule sphère d'autorité qui existait avant la chute de l'homme!

Alors que vous pensez au rôle du gouvernement et au rôle de l'église, vous n'avez pas besoin du gouvernement ou même de l'église dans un monde parfait. Vous avez seulement besoin d'église et du gouvernement dans un monde déchu. La famille existait avant la chute! Elle est antérieure à la fois à l'église et au gouvernement. Et cela signifie que la pierre angulaire de la société est quoi? La famille. Ce n'est pas étonnant qu'elle ait été et est si attaquée. Quelle est donc le fondement biblique pour la famille en tant que sphère d'autorité? Je vais seulement vous donner quelques versets. Genèse 2:24: "C'est pourquoi l'homme quittera son père et sa mère, et s'attachera à sa femme, et ils deviendront une seule chair". Ce verset reconnaît deux expressions d'autorité dans les foyers. Il reconnaît l'autorité du foyer original, et celle établie par le nouveau mariage. Et au sein de la structure d'autorité du foyer se trouve l'autorité du mari. Éphésiens 5:22 et les versets suivants: "Femmes, soyez soumises à vos maris, comme au Seigneur, car le mari est le chef de la femme, comme Christ est le chef de l'église, qui est Son corps, et dont Il est le Sauveur". Donc, de la même manière que Christ est le chef de l'église, le mari est le chef de la femme. La relation entre le mari et la femme est une image de la relation entre Christ et Son église, c'est une réalité de l'Évangile. Et aussi dans la structure d'autorité du foyer est l'autorité des parents sur les enfants. Éphésiens 6:1 et les versets suivants: "Enfants, obéissez à vos parents selon le Seigneur, car cela est juste. Honore ton père et ta mère, c'est le premier commandement avec une promesse, afin que tu sois heureux et que tu vives longtemps sur la terre". Donc, les enfants sont sous l'autorité des parents, et ce faisant, la famille est une sphère d'autorité distincte et autonome où le mari assume la responsabilité ultime des affaires familiales, et où les enfants sont soumis à l'autorité des parents. Et cela signifie que les enfants n'appartiennent pas à l'État comme certaines idéologies veulent le faire croire. Ils appartiennent à leur famille, où même l'éducation est selon la prérogative de qui? des parents.

Chaque fois que vous avez une sphère d'autorité établie par Dieu, vous avez une autorité qui a été déléguée. Et cela, parce que toute autorité vient de Dieu, elle origine de Lui. Cela signifie que chaque sphère d'autorité est limitée, et doit être dirigée et régie par la parole de Dieu. C'est le monde du Père, Sa création, et Il a défini et gouverne à la fois les sphères d'autorité en ce monde. Ça signifie que le gouvernement n'a pas de légitimité, de droit ou d'autorité d'empiéter sur l'autonomie de la famille. S'il le fait, il usurpe l'autorité qui n'est pas la sienne et Dieu va juger tous les abus d'autorité. Cela étant dit, le gouvernement porte l'épée. Cela signifie qu'il a la responsabilité de punir les crimes commis à la maison. Il y a donc ce degré de chevauchement entre les sphères d'autorité, bien qu'elles soient toutes distinctes et qu'elles aient toutes un degré d'autonomie et de souveraineté, il y a une certaine mesure de chevauchement. Même l'église chevauche un peu le foyer, et le gouvernement doit punir le crime à la fois dans l'église et les foyers. Il y a donc une certaine mesure de chevauchement entre les sphères d'autorité, mais le gouvernement n'a pas le droit, ni l'autorité de définir le bien et le mal. Le bien et le mal ne sont pas fluides, ils sont définis par Dieu et Sa parole, et Sa parole est établie où? dans le ciel.

Chaque fois que vous avez une sphère d'autorité établie par Dieu, vous avez une autorité qui a été déléguée. Et cela, parce que toute autorité vient de Dieu, elle origine de Lui. Cela signifie que chaque sphère d'autorité est limitée, et doit être dirigée et régie par la parole de Dieu. C'est le monde du Père, Sa création, et Il a défini et gouverne à la fois les sphères d'autorité en ce monde. Ça signifie que le gouvernement n'a pas de légitimité, de droit ou d'autorité d'empiéter sur l'autonomie de la famille. S'il le fait, il usurpe l'autorité qui n'est pas la sienne et Dieu va juger tous les abus d'autorité. Cela étant dit, le gouvernement porte l'épée. Cela signifie qu'il a la responsabilité de punir les crimes commis à la maison. Il y a donc ce degré de chevauchement entre les sphères d'autorité, bien qu'elles soient toutes distinctes et qu'elles aient toutes un degré d'autonomie et de souveraineté. Même l'église chevauche un peu le foyer, et le gouvernement doit punir le crime à la fois dans l'église et les foyers. Il y a donc une certaine mesure de chevauchement entre les sphères d'autorité, mais le gouvernement n'a pas le droit, ni l'autorité de définir le bien et le mal. Le bien et le mal ne sont pas fluides, ils sont définis par Dieu et Sa parole, et Sa parole est établie où? dans le ciel.

Quel est donc le fondement biblique de l'autorité de l'église? Lisez Éphésiens 1:22 et 23: "Et Il 'se référant à Dieu' a tout mis sous Ses pieds 'se référant à Jésus', et Il l'a donné pour chef suprême de l'église, qui est Son corps, la plénitude de celui qui remplit tout en tous". Donc Dieu a ressuscité Jésus d'entre les morts, et l'a assis au-delà de toutes les autorités, pouvoirs et dominations, et l'a nommé chef de l'église. Il est donc l'autorité sur l'église. Et comment exerce-t-il Son autorité? À travers Sa parole. C'est pourquoi Paul, exhortant Timothée, lui dira: "Je t'en conjure, devant Dieu et devant Jésus-Christ, qui doit juger les vivants et les morts, et au nom de son apparition et de son royaume, prêche la parole, insiste en toute occasion, favorable ou non, reprend, réprimande, exhorte avec toute douceur et en instruisant" (2 Timothée 4:1-2). Donc, c'est par la parole de Dieu que Jésus-Christ exerce la direction et l'autorité de Son église. Comment s'assure-t-il que Sa parole est celle qui régit la vie de l'église? Par le moyen d'anciens bibliquement qualifiés.
Je pourrais vous donner nombres de passages bibliques à ce sujet, laissez-moi vous en donner juste deux. 1 Thessaloniciens 5:12: "Nous vous prions, frères, d'avoir de la considération pour ceux qui travaillent parmi vous, qui vous dirigent dans le Seigneur, et qui vous exhortent. Ayez pour eux beaucoup d'affection, à cause de leur œuvre". Donc Jésus délègue l'autorité de l'église aux pasteurs et aux anciens afin qu'ils mènent et dirigent la vie de la congrégation qu'il a attribué à leur église. Nous voyons la même réalité exprimée en 1 Pierre 5:1-4: "Voici les exhortations que j'adresse aux anciens qui sont parmi vous, moi ancien comme eux, témoin des souffrances de Christ, et participant de la gloire qui doit être manifestée: Paissez le troupeau de Dieu qui est sous votre garde, non par contrainte, mais volontairement, selon Dieu, non pour un gain sordide, mais avec dévouement; non comme dominant sur ceux qui vous sont échus en partage, mais en étant les modèles du troupeau. Et lorsque le souverain pasteur paraîtra, vous obtiendrez la couronne incorruptible de la gloire". Remarquez encore une fois le terme utilisé: "qui vous sont échus en partage".
Donc, le chef de l'église, le Seigneur Jésus-Christ, Celui à qui appartient toute autorité dans le ciel et sur la Terre, a investi des anciens bibliquement qualifiés avec l'autorité de s'assurer que la parole de Dieu est bien ce qui gouverne la vie de l'église. Ou pour, je vais emprunter cela de l'apôtre Paul, que l'on nous considère comme des serviteurs de Christ et des intendants des mystères de Dieu. Les pasteurs et les anciens sont des intendants des mystères de Dieu, et Paul dit d'ailleurs qu'il est requis des intendants qu'ils soient dignes de confiance. Quelles sont les implications de cette structure d'autorité? Clairement, c'est une sphère d'autorité distincte et autonome. Le gouvernement n'a aucune légitime autorité sur la vie de l'église. Le gouvernement ne peut pas dicter à l'église les termes du culte et de l'adoration. Et c'est parce que tout ce qui est en lien à la substance du culte de l'église et ses ministères tels que définis par la parole de Dieu est entièrement sous la juridiction de l'église. Le gouvernement n'a aucune juridiction à l'égard de ces choses. Et troisièmement, même la présence d'un virus n'y change rien du tout. Cela n'altère en rien ce qui a été institué par Dieu. Le gouvernement peut certainement venir à l'église et faire un appel et faire une demande polie que nous fassions certaines choses pour les aider à atténuer la propagation d'un virus, mais ils n'ont aucune autorité pour dicter à l'église ce qu'elle doit faire, ou fermer ses portes, ou restreindre l'accès à ses rassemblements ou quoi que ce soit d'autre. C'est une juridiction qui est réservée au Seigneur Jésus-Christ et c'est Sa parole qui régit cette juridiction. Les virus sont inévitables dans un monde déchu.

Nous pourrions donc poser la question comme nous l'avons fait avec le foyer: où est le chevauchement entre l'autorité du gouvernement et l'autorité de l'église? C'est la même chose que pour la famille; ce qui concerne les activités criminelles, quand un crime est commis dans le contexte de l'église locale, les autorités gouvernantes doivent être informées et elles doivent appliquer la loi. C'est leur rôle et fonction dans la société. Punir le mal et louer ceux qui font le bien. Et ceci, parce que ce n'est pas l'église qui porte l'épée, n'est-ce pas? C'est le gouvernement. L'église porte le bâton de la correction, le bâton de la parole, par laquelle l'église doit faire face au péché. Et il y a des limites évidentes à l'autorité de l'église. Les anciens n'ont aucune autorité sur l'endroit où vous travaillez, où vous vivez, ou quelle voiture vous pouvez conduire. Ils iraient trop loin, car ce sont des questions qui relèvent de la juridiction de qui, ou de quoi? du foyer. Et les fidèles n'ont aucune obligation de se soumettre à un ancien qui voudrait leur dicter de telles choses. C'est un abus d'autorité. En fait, les anciens n'ont pas le pouvoir de lier votre conscience sur quoi que ce soit que la parole de Dieu ne parle pas. Là où la parole de Dieu est silencieuse, un pasteur ou un ancien ne peut pas lier votre conscience à ce sujet. Nous sommes les intendants de vos consciences, notre responsabilité étant d'informer votre conscience avec la parole de Dieu. Mais où la parole de Dieu est silencieuse, il y a liberté. Et un pasteur entre dans une mauvaise pratique pastorale le moment où il lie la conscience d'un autre sur une question où l'Écriture est silencieuse.

Donc on a parlé du foyer, nous avons parlé de l'église, qu'en est-il de l'individu? Même l'autonomie individuelle connait des temps durs. Donc, y a t'il un fondement biblique sur l'autonomie individuelle? Bien sûr! Genèse 1:27 : "Dieu créa l'homme à son image, il le créa à l'image de Dieu, il créa l'homme et la femme". Chaque être humain, homme et femme, est créé à l'image de Dieu. Et bien sûr, votre genre vous est attribué à la naissance et correspond à votre genre biologique. Parce que l'homme et la femme ont été créé à l'image de Dieu, il y a une autonomie qui vient avec ça. Une autonomie individuelle et corporelle. Maintenant, les expressions légitimes de cette autonomie sont limitées à la fois par les Écritures et par les autres sphères d'autorité, mais l'autonomie individuelle et corporelle que Dieu nous a donné exclut très certainement la l'inoculation forcée. En particulier lorsque le gouvernement tente de contraindre l'inoculation en refusant à une personne les droits qui lui ont été donnés par Dieu. Non seulement ce gouvernement outrepasse-t-il ses limites, c'est une malversation. Pourtant, l'un des objectifs explicites du gouvernement est de protéger et défendre les droits d'une personne qui lui ont été donnés par Dieu.

Et nous n'avons toujours pas défini la sphère d'autorité du gouvernement, bien que nous ayons commencé à préparer la table. Mais nous allons la définir maintenant. Nous allons le faire à partir de Romains 13, et si vous preniez des notes, notez aussi cela; la sphère de la soumission. Regardez le verset 1: "Que toute personne soit soumise aux autorités supérieures". Être soumis est un commandement. Vous pourriez le lire ainsi: Chaque personne doit être soumise. Un appel à la soumission implique la reconnaissance d'une structure ordonnée et nous appelle à nous mettre volontairement sous les autorités gouvernantes. Ces autorités sont celles en haut lieu, les pouvoirs en place. Et la raison pour laquelle nous devons nous soumettre est donnée dans la seconde moitié du verset : "Car il n'y a point d'autorité qui ne vienne de Dieu, et celles qui existent ont été instituées de Dieu". Donc les raisons données sont doubles: Un; Dieu est la source de toute autorité terrestre. Elles viennent toutes de Dieu. Et deux: Celles qui existent sont souverainement établies par Lui. La fonction, et l'officier existent en accord avec la volonté de Dieu. Et avec cela viennent au moins trois implications. Une: Toute autorité sur terre est une autorité déléguée, et nulle part cela n'est-il mieux exprimé que dans Jean 19. Quand Jésus est resté silencieux, Pilate lui a dit: Tu ne me parles pas. Ne sais-tu pas que j'ai le pouvoir de te libérer? Que j'ai le pouvoir de te faire crucifier? Ce à quoi Jésus a répondu: Tu n'aurais aucune autorité sur moi à moins qu'elle ne t'ait été donnée d'en haut. Pilate avait l'autorité qui lui avait été assignée par Dieu. Est-ce que cela absout Pilate de toute culpabilité? Non! En fait, Jésus a poursuivi en disant: "Pour cette raison, celui qui m'a fait livrer à toi a fait le plus grand péché". Donc qui a le plus grand péché? Les juifs, pour avoir livré Jésus à Pilate. Mais est-ce que Pilate a péché? Très certainement! Pourquoi? Parce qu'il n'a pas rempli son devoir conformément à la volonté de Dieu. Il avait la responsabilité de défendre la droiture et la justice, mais à la place il a péché contre Dieu en se lavant les mains de Jésus et en lui permettant d'être crucifié, même si simultanément, cela accomplissait le plan prédéterminé et la prescience de Dieu. Ce que l'homme a prévu pour le mal, Dieu l'a changé en bien. N'est-ce pas? Alors, l'autorité du gouvernement est une autorité déléguée par Dieu. La seconde implication, c'est que chaque autorité gouvernementale doit rendre des comptes à Dieu. Chacune d'elle sera jugée pour chaque acte d'injustice, la justice sera rendue. Et sans la repentance et la foi en Christ, le résultat sera la damnation éternelle. Donc l'autorité gouvernementale doit rendre des comptes à Dieu. La troisième implication est que l'autorité gouvernementale est une autorité limitée. C'est une autorité avec à la fois une sphère spécifique et un but spécifique. Ça signifie qu'elle doit respecter les autres sphères d'autorité ordonnées par Dieu, et qu'elle doit être fidèle au but qui lui a été fixé par Dieu. L'autorité gouvernementale est limitée par Dieu. Donc ce commandement dans Romains 13:1 ne donne pas au gouvernement l'autorité totale! Ça ne donne pas au gouvernement l'autorité totale par lequel il aurait l'autorité sur toutes les autres sphères d'autorité! Ça ne leur donne pas l'autorité sur les foyers, ni sur l'église! Ce verset s'adresse spécifiquement à chacun de nous en tant que citoyens et notre devoir civique. Ça ne concerne pas la personne morale de l'église, ça ne donne pas l'autorité au gouvernement de dicter les termes du culte à l'église. Ça ne lui donne pas l'autorité de restreindre la prédication de l'église, ou de gouverner le contenu des chansons que nous chantons. Ce verset ne donne aucune autorité au gouvernement sur tout cela! Il s'adresse simplement à chacun de nous en tant qu'individus, envers nos devoirs civiques et nos responsabilités en relation avec le gouvernement. Vous noterez que l'apôtre Paul dit: que toute personne. Des personnes. Et quoi qu'il eût d'abord en vue de s'adresser à ceux qui recevraient cette lettre, elle s'applique à tout le monde, incluant les autorités gouvernantes. Elles sont sujettes aux règles de droit. Cela n'inclut pas seulement la loi sur terre, mais encore plus, la loi intemporelle et transcendante de Dieu. Et cela est évident avec deux exemples dans la vie de Paul, l'auteur de cette portion des Écritures. À Philippes, Paul et Silas ont été publiquement battus et emprisonnés dans procès. Et lorsque les chefs magistrats ont ordonné leur libération, Paul a dit, et je cite: "Ils nous ont battu en public sans procès, nous qui sommes romains, ils nous ont jeté en prison, et maintenant, ils veulent nous faire partir secrètement? Non, qu'ils viennent nous faire sortir eux-mêmes! Ici, Paul tient les magistrats pour responsables devant la loi romaine. Ils ont violé la loi romaine. En fait, Actes 16:39 dit: "Ils vinrent les apaiser". C'était les magistrats, ils étaient effrayés lorsqu'ils ont appris que Paul et Silas étaient romains, alors ils sont venus, ils les ont apaisés, ils les firent sortir et même les supplièrent de quitter la ville. Ont-ils quitté immédiatement? Non. Ils sont allés chez Lydie et ont encouragés les frères, et ils ont quitté. Les autorités gouvernantes ne sont pas au-dessus des lois.

Le second exemple vient en Actes 22. Paul était à Jérusalem. Après avoir prêché l'évangile aux Juifs en Hébreux, le chahut s'en suivit, et ils voulaient savoir pourquoi les juifs réagissaient de cette façon. Paul a dit au centurion: Vous est-il permis de battre de verges un citoyen romain qui n'est même pas condamné? À ces mots, le centenier alla vers le commandant pour lui demander: Que vas-tu faire? Cet homme est romain. Et lorsque le commandant eut confirmé la chose, Paul a été immédiatement relâché. Le commandant était effrayé! Il avait violé la loi romaine! Il n'était pas au-dessus de la loi! Il était soumis à la loi et aux règles de droit. Donc même l'apôtre Paul, celui qui a écrit Romains 13, a tenu les autorités gouvernantes redevables pour leurs iniquités. Donc, même les autorités gouvernantes sont soumises aux règles de droit. L'ironie, c'est que du moins en principe, il y a virtuellement un accord unanime que l'autorité gouvernementale est limitée. Et il vient inévitablement un temps où la désobéissance civile est permise. Le problème est que, pour la plupart, le seuil pour cela est si étroit, si étroit que c'est presque théorique seulement. Quand vous regardez aux critères et au seuil qui doivent être rencontrés selon eux pour permettre une désobéissance civile, c'est presque comme si c'étaient des circonstances qui n'arriveraient jamais. Par exemple: plusieurs disent que le seuil est que, il nous est interdit de prêcher l'Évangile. Que le gouvernement ne peut pas nous empêcher de prêcher la mort et la résurrection de Jésus et que tant que nous pouvons proclamer cela nous devons obéir le gouvernement. Mais c'est une vision des choses sévèrement déficiente totalement non supportée par les Écritures. Même pas Actes 5 supporte cela! Parce que là, les apôtres étaient empêchés, pas simplement de prêcher l'Évangile, mais d'enseigner au nom de Jésus. Qu'est-ce que ça signifie de prêcher en son nom? C'est de proclamer qui il est, c'est de prêcher d'une manière qui est conforme avec sa nature, selon son identité, qui il est, Il est le Roi des rois, et le Seigneur des seigneurs. Donc prêcher en Son nom signifie déclarer que Jésus est le Seigneur et cela a des implications parce que ça signifie que César n'est pas le seigneur, que César doit fléchir les genoux devant le Roi des rois et le Seigneur des seigneurs. Et ce n'est pas suffisant de simplement déclarer que Jésus est Seigneur, vous devez vivre à la lumière de Sa seigneurie. Vous pouvez l'appeler Seigneur mais si ce n'est pas évident dans votre vie, alors qu'est-ce que c'est? Prêcher au nom de Jésus, c'est déclarer qu'il est Seigneur et vivre à la lumière de sa seigneurie.
Il y en a d'autres qui disent que le seuil est la persécution. Mais pour eux, il n'y a qu'une seule persécution, c'est lorsque l'église seule est visée. Donc, selon eux, quand le gouvernement oppresse tout le monde également, nous devons obéir. Mais encore, cela aussi est une position sévèrement inadéquate, et à la limite d'être purement théorique.

Lorsque les gouvernements cherchent à obtenir l'autorité totale, ils n'oppriment jamais un seul segment de la société. Ils cherchent à opprimer tous les segments de la société, et en particulier ceux qui résistent à leur tyrannie. Les gouvernements totalitaires veulent une allégeance totale à l'état. Ils veulent que vous déclariez que l'État est seigneur. Ils veulent que vous reconnaissiez qu'ils ont tous les droits sur votre vie, pour vous ordonner ce qu'ils désirent, quand ils le veulent, et comment ils le veulent. Donc le seuil (de la désobéissance civile) n'est même pas la persécution et certainement pas avec une vision aussi déficiente de ce qu'est la persécution. Mais alors, quand la désobéissance civile nous est-elle demandée? Quand nous est-elle exigée? Nous allons répondre à cela avec un deuxième point. Si vous prenez des notes, notez ceci: l'obligation d'opposition. L'obligation d'opposition. C'est quelque peu provocateur. Et je pense que vous allez voir pourquoi dans un moment. Regardez au verset 2 : "C'est pourquoi celui qui s'oppose à l'autorité résiste à l'ordre que Dieu a établi". C'est plutôt simple. Puisque toute autorité origine de Dieu, et puisque toute autorité est établie par Lui, résister à cette autorité, c'est s'opposer à Lui, et spécifiquement, s'opposer à l'ordonnance selon laquelle chaque personne doit être soumise aux autorités gouvernantes. C'est le Dieu Tout-Puissant Lui-même qui exige cela de nous. Et il y a des conséquences à l'opposition. La seconde moitié du verset 2: "ceux qui résistent attireront une condamnation sur eux-mêmes". Quel genre de condamnation? Celle des autorités gouvernantes. Comme Paul a dit au milieu du verset 4; il ne porte pas l'épée pour rien, ou en vain. Et puisque le gouvernement est un ministre de Dieu, quand le gouvernement brandit l'épée en accord avec la vraie justice, le ciel est d'accord. Dans ces moments-là, le gouvernement rempli son mandat qui lui a été délégué par Dieu dans la société. Faisant exactement ce qu'il est censé faire en tant que ministre de Dieu.

Par James Coates