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dimanche 20 avril 2025

La dernière tentation du Christ

 

"S'il est roi d'Israël, qu'il descende de la croix, et nous croirons en lui. Il s'est confié en Dieu; que Dieu le délivre maintenant, s'il l'aime." (Matthieu 27:42-43).

Nous nous souvenons des tentations du Christ en Matthieu 4:1-10. Il est dit au verset 11 que "le diable le laissa". Mais ici en Matthieu 27, il revient à la charge avec une tentation qui suit un peu celle qu'il avait déjà essayé en Matthieu 4, lorsqu'il lui dit: "Si tu es le Fils de Dieu, jette toi en bas du temple". En d'autres mots, il disait à Jésus: "Si le Père t'aime tant, Il va te protéger". Et ici au verset 43, il essaie encore de le faire douter de l'amour du Père  lorsque Jésus, du milieu de ses souffrances, entend les badauds crier : "Il s'est confié en Dieu; que Dieu le délivre maintenant, s'il l'aime." 

C'est un peu la tentation que l'ennemi envoie à chacun de nous, un jour ou l'autre. "Tu vois bien que tu as trop fait de mal; Dieu ne te pardonnera jamais". Ou encore: "Pourquoi souffre-tu ainsi? Si Dieu t'aimais, Il ne permettrait jamais cela". Et ainsi de suite. Parce qu'il sait que, dès qu'il réussi à nous faire douter de l'amour de Dieu, ce n'est plus qu'une question de temps avant qu'il nous attire loin de la face de Dieu. Lorsque non traitée par la foi et une ferme assurance dans les promesses de Jésus, la graine du doute devient inévitablement un arbre d'incrédulité et d'indifférence. 

La prophétie de David se réalisait, alors qu'il avait écrit longtemps avant: "L'opprobre me brise le cœur, et je suis malade; j'attends de la pitié, mais en vain, des consolateurs, et je n'en trouve aucun. Ils mettent du fiel dans ma nourriture, et, pour apaiser ma soif, ils m'abreuvent de vinaigre." (Psaume 69:20-21). David encore au Psaume 22 prophétise au sujet de Jésus en ces termes; verset 1 : "Mon Dieu! mon Dieu! pourquoi m'as-tu abandonné, et t'éloignes-tu sans me secourir, sans écouter mes plaintes?" Et encore aux versets 6 à 8 : "Et moi, je suis un ver et non un homme, l'opprobre des hommes et le méprisé du peuple. Tous ceux qui me voient se moquent de moi, ils ouvrent la bouche, secouent la tête: Recommande-toi à l'Éternel! L'Éternel le sauvera, Il le délivrera, puisqu'il l'aime!"

Les principaux sacrificateurs, avec les scribes et les anciens, auraient dû mieux savoir. Ils étaient supposément versés dans les Écritures, et ils ne se sont même pas rendus comptes qu'en se moquant ainsi du Christ, de leur Messie (qu'ils rejetaient), ils accomplissaient les Écritures qu'ils prétendaient connaître et étudier?! Cela démontre à quel point ils étaient ignorants, quoiqu'instruits; complètement aveugles aux choses de Dieu, quoique prétendant être de grands savants. Du haut de leur piédestal de méchanceté et de leur dépravation, ils insultaient Celui qui était venu accomplir les Écritures! 

Revenons un instant au verset 42, lorsqu'ils disent: "Il a sauvé les autres, et il ne peut se sauver lui-même!" Ils reconnaissaient même ici que Jésus avait fait des miracles, des prodiges et des merveilles, mais loin de toucher leur cœur endurci et rebelle, ils utilisent tout le bien que Jésus a fait pour l'injurier! "Hey, toi, Jésus, Tu as sauvé les autres, Tu as guéri les aveugles et les lépreux, mais qu'est-ce que tout cela maintenant? Si Tu étais si puissant, Tu te sauverais toi-même". Certains commentateurs prétendent qu'ils ne croyaient pas que Jésus avait fait tous ces miracles, mais c'est peu probable. Ils le croyaient, car ils l'avaient vu de leurs yeux, mais ils étaient tellement endurcis dans leurs péchés et tellement imbus d'eux-mêmes qu'ils ont refusé de croire en Lui malgré la montagne de preuves qu'ils avaient Le concernant. Ce n'est pas sans raison que Jésus avait dit "qu'ils n'auraient pas d'autres signes que celui de Jonas" (Matthieu 12:39).

Et ils sont là, demandant pourtant un autre miracle: "S'il est roi d'Israël, qu'il descende de la croix, et nous croirons en lui". Non, ils n'auraient pas cru en Lui. 

Certains ont demandé: "Mais pourquoi Jésus n'a t'il pas saisi cette occasion pour faire un dernier miracle? N'aurait-il pas pu descendre de la croix à cette heure même et démontrer à tous les témoins de Sa crucifixion qu'Il était Dieu?" Oui, bien sûr, mais "il convenait que celui pour qui et par qui sont toutes choses, et qui voulait conduire à la gloire beaucoup de fils, élevât à la perfection par les souffrances le Prince de leur salut" (Hébreux 2:10). Et au verset 18: "Car, ayant été tenté lui-même dans ce qu'il a souffert, il peut secourir ceux qui sont tentés". Tout ce qu'Il avait accompli jusqu'alors était suffisant pour prouver qui Il était. De plus, ne l'aurait-on pas trouvé menteur? N'avait-il pas dit à ses disciples en Matthieu 16:21 qu'il devait "beaucoup souffrir de la part des anciens, des principaux sacrificateurs et des scribes, qu'il fût mis à mort, et qu'il ressuscitât le troisième jour" ?

Le moment était venu de donner Sa vie pour les pécheurs (que nous sommes), et alors que, depuis la foule s'élevait des moqueries, Jésus a choisi d'accomplir les paroles sorties de Sa bouche. En effet, il dit en Jean 10:17-18 : "Le Père m'aime, parce que je donne ma vie, afin de la reprendre. Personne ne me l'ôte, mais je la donne de moi-même; j'ai le pouvoir de la donner, et j'ai le pouvoir de la reprendre: tel est l'ordre que j'ai reçu de mon Père". Il était "l'Agneau de Dieu, qui ôte le péché du monde" (Jean 1:29). 

S'il l'avait voulu, Jésus aurait pu descendre de la croix. Cette tentation, survenue au point culminant de Ses souffrances physiques, s'il lui avait cédé, aurait pu changer le cours de l'histoire de l'humanité. En effet, que serait-il advenu de la promesse du Sauveur en Esaïe 53:6 ? "Et l'Éternel a fait retomber sur lui l'iniquité de nous tous". Si Jésus était descendu de la croix, quelle espérance aurions-nous? Nous serions restés comme le dit le début du verset 6; "errants comme des brebis, chacun suivant sa propre voie". Bien sûr, plusieurs suivent leurs propres voies encore aujourd'hui, car ceux-ci préfèrent placer leur confiance dans ce qui est destructible et qui sera détruit par le feu plutôt qu'en Christ. Mais pour nous qui croyons, le fait que Jésus ait résisté à cette dernière tentation a une valeur inestimable; la vie éternelle!   

Et pourquoi Jésus, à cette heure, a-t-il pu résister à cette dernière tentation? Parce que toute sa vie durant, Il avait confié ses pas dans la volonté du Père. Cela n'est probablement pas mieux représenté que par sa prière au jardin de Gethsémané, où Il dit: "Mon Père, s'il est possible, que cette coupe s'éloigne de moi! Toutefois, non pas ce que je veux, mais ce que tu veux" (Matthieu 26:39). Il a été fait péché pour nous. 

Quelqu'un a écrit: "Aussi affreuses qu'aient dû être les souffrances physiques et mentales du Fils de Dieu, il y avait une souffrance encore plus grande devant Lui, une souffrance devant laquelle toutes les autres souffrances pâlissent. Jusque là, il avait souffert d'hommes méchants, dynamisés par le diable. Mais maintenant il approche du moment où celui qui n'a pas connu le péché sera fait péché, où, au lieu de souffrir des hommes, il souffrira de Dieu lui-même. La coupe à laquelle son saint être s'est rétréci, il la prend maintenant pour la boire jusqu'à la dernière goutte". Et ainsi, nous arrivons au cri de Jésus, accomplissant la prophétie de David: "Eli, Eli, lama sabachthani? c'est-à-dire: Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné?" 

A.C. Gaebelein dira de ce moment: "Nous devons en parler à voix basse. C'est le Saint des Saints de la grande œuvre de la croix, le mystère impénétrable de l'œuvre expiatoire du Fils de Dieu. Des ténèbres qui enveloppaient la croix et le bienheureux souffrant sur le bois maudit, s'éleva un cri lugubre : "Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné ?" Ce cri révélait l'horrible souffrance endurée par l'Agneau de Dieu, substitut des pécheurs, de la main d'un Dieu saint. Il fut frappé et affligé par Dieu. La main de Dieu lui-même reposait sur lui. "L'Éternel a fait retomber sur lui l'iniquité de nous tous" (Ésaïe 53:6). "Il a plu à l'Éternel de le briser par la souffrance" (Esaïe 53:10). Qui peut décrire sa douleur et sa profonde affliction ? Jamais nous ne découvrirons pleinement la grandeur du prix payé. La mort sur la croix, comme on l'a dit avec justesse, est parfaitement unique. Elle ne peut jamais se répéter et, en raison de son efficacité éternelle, n'aura jamais besoin de se répéter." 

"Il est mort pour tous. Il s'est donné en rançon pour tous. Il a goûté la mort pour chaque homme. Il est la propitiation pour le monde entier (et non pour les péchés du monde entier, sinon le monde entier serait sauvé). Cela signifie que son œuvre est accessible à tous les pécheurs. Du fait de sa mort pour tous, l'Évangile est prêché aux pécheurs perdus et coupables. Christ est mort pour les impies. "Quiconque veut, quiconque croit", telles sont les précieuses conditions de l'Évangile de la grâce qui résonne de l'œuvre accomplie du Christ sur la croix. Et tous ceux qui croient en lui et acceptent le Seigneur Jésus-Christ comme leur Sauveur, il a porté leurs péchés sur la croix pour eux. Chaque pécheur croyant peut se retourner vers la croix et dire : "Il m'a aimé, il s'est donné pour moi. Il a payé ma dette. Il a porté mes péchés en son corps sur le bois. Il s'est tenu à ma place. Il était mon substitut. Il a goûté la mort pour moi."

Et nous pourrions ajouter: "Il a résisté à la dernière tentation, parce qu'Il était venu, non pour être délivré de la mort; Il a bu la coupe du jugement, non parce qu'Il était coupable, mais pour me délivrer, moi qui est coupable, du pouvoir du péché et de la mort". Romains 5:6-8 : "Car, lorsque nous étions encore sans force, Christ, au temps marqué, est mort pour des impies. À peine mourrait-on pour un juste; quelqu'un peut-être mourrait-il pour un homme de bien. Mais Dieu prouve son amour envers nous, en ce que, lorsque nous étions encore des pécheurs, Christ est mort pour nous." Et encore: "Celui qui n'a point connu le péché, il l'a fait devenir péché pour nous, afin que nous devenions en lui justice de Dieu" (2 Corinthiens 5:21). 

"Mais celui qui a été abaissé pour un peu de temps au-dessous des anges, Jésus, nous le voyons couronné de gloire et d'honneur à cause de la mort qu'il a soufferte, afin que, par la grâce de Dieu, il souffrît la mort pour tous" (Hébreux 2:9). "C'est pourquoi aussi Dieu l'a souverainement élevé, et lui a donné le nom qui est au-dessus de tout nom, afin qu'au nom de Jésus tout genou fléchisse dans les cieux, sur la terre et sous la terre, et que toute langue confesse que Jésus-Christ est Seigneur, à la gloire de Dieu le Père" (Philippiens 2:9-11).

Merci Seigneur Jésus, pour ce sacrifice si grand; merci pour l'espérance que Tu place en nous. Que Ton nom soit béni et glorifié!
Que toute la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen.

samedi 25 septembre 2021

Nous croyons en Celui qui est et qui était

Celui qui est, qui était, et qui vient, le Tout-Puissant (Apocalypse 1:8).

Si vous demandez quelque chose en mon nom, je le ferai (Jean 14:14).

Nous croyons en notre Dieu, nous croyons que par Son Fils Jésus-Christ; nous sommes guéris de nos maladies et de nos infirmités spirituelles. Nous savons et nous croyons qu'il existe depuis toute éternité. Nous croyons que tout ce que nous demandons à Dieu dans nos prières, dans le précieux nom de Jésus-Christ, lorsque c'est en accord avec Sa sainte volonté, Il nous l'accorde. Et c'est par l'Esprit que nous prions des choses qui ne sont pas contre le plan parfait de notre Dieu. C'est dans la dépendance totale envers Dieu que nous intercédons pour nous-mêmes et pour nos bien-aimés, plaidant toutes choses par le sang de Jésus. Il est celui qui, par le Consolateur qu'il nous a envoyé, nous relève, nous conseille. Il est notre mentor, et Sa grâce, qui se renouvelle de jour en jour, nous donne le courage d'avancer comme des pèlerins ici-bas, sachant que nous avons une demeure plus qu'excellente là-haut dans la gloire céleste.  

À mon Dieu, Éternel Yahvé qui est, qui était et qui sera pour toute l'éternité; Toi, notre bouclier et aide de tous les jours; Toi qui as un plan merveilleux pour tous Tes enfants; Toi qui Te manifestes toujours en tant que Dieu puissant et miséricordieux, en toutes circonstances; Toi en qui nous croyons; Toi dont celui qui s'y confie n'aura point honte et ne sera jamais délaissé, c'est à Toi que nous rendons gloire en toute obéissance et humilité, avec des cœurs qui Te sont résolument liés. 

Nos yeux ont vu des miracles, dans nos vies et dans celle de d'autres personnes, et nous nous réjouissons dans le Seigneur pour l'attention que Tu nous portes; de l'intérêt que Tu portes à nos prières, nous rappelant sans cesse les œuvres du Saint-Esprit. Nous réclamons la guérison totale de nos malades, qu'ils le soient dans leur corps; dans leur cœur ou dans leur esprit. Notre Dieu, Tu es un Dieu qui pourvoie et nous le proclamons avec assurance; seul Ton plan dominera d'éternité en éternité, afin que toute la gloire Te soit rendue. Ton plan pour nous tous est que nous sachions et que nous croyions qu'en Jésus-Christ, nous avons la vie éternelle. 

Par Ton Nom Seigneur, que nos chers frères et sœurs retrouvent la santé; merci de ce que Tu nous as entendu. Merci Saint-Esprit de les avoir guéris(es); merci de ce que Ta réponse est toujours favorable et salutaire. Nous prions au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, Amen, et Amen.    

samedi 17 octobre 2020

Un saint étonnement, par Charles H. Spurgeon

Tous ceux qui les entendirent furent dans l’étonnement de ce que leur disaient les bergers (Luc 2:18).

Nous ne devons cesser d’être dans l’étonnement des merveilles de notre Dieu. Il serait très difficile de tracer une frontière entre un saint étonnement et une vraie adoration; car lorsque l’âme est recouverte par la majesté de la gloire de Dieu, même si elle ne s’exprime ni par un chant ni par la prière humble, la tête courbée, l’âme adore en silence. Notre Dieu incarné doit être loué comme étant "le merveilleux". 

Que ce Dieu qui, au lieu de considérer sa créature déchue, l’homme, comme devant être balayée avec le balai de la destruction, s’est fait lui-même le rédempteur de l’homme pour payer le prix de la rançon, est en effet merveilleux! Mais pour chaque croyant, la rédemption est encore plus merveilleuse parce qu’il la considère par rapport à lui-même. C’est un miracle de grâce en effet, que Jésus abandonna son trône et sa royauté pour souffrir de manière ignoble, ici-bas, pour toi. 

Un saint étonnement vous mènera dans la louange de reconnaissance et vous donnera un cœur plein de remerciement. Cela vous procurera une divine attention: vous aurez peur de pécher contre un tel amour. En sentant la présence du Dieu Tout-puissant dans le don de son cher Fils, cela vous fera enlever vos chaussures parce que l’endroit où vous vous tiendrez debout sera un lieu saint. Vous serez touchés en même temps par un "espoir glorieux". Si Jésus a fait des choses si merveilleuses, de votre côté vous sentirez que le ciel n’est pas trop grand pour vos attentes. 

Qui peut être étonné par quoi que ce soit quand il a été une fois médusé par la crèche et la croix? Que peut-il encore y avoir de merveilleux après avoir vu le Sauveur? Peut-être qu’à cause de la tranquillité et la solitude de votre vie, vous ne pouvez pas imiter complètement les bergers de Bethléhem qui ont raconté ce qu’ils ont vu et entendu mais vous pouvez au moins remplir le cercle de ceux qui louent devant le trône en étant dans l’étonnement de ce que Dieu a accompli.

Par Charles H. Spurgeon

dimanche 29 octobre 2017

L'interdiction de Jésus

Matthieu 9:30 : "Et leurs yeux s’ouvrirent. Jésus leur fit cette recommandation sévère: Prenez garde que personne ne le sache".

Jésus prononça cette phrase après avoir rendu la vue à deux aveugles. 
Une personne a posé la question suivante: pourquoi Jésus interdit il à ces personnes de parler de la guérison qu'Il venait de faire en eux?

L'humilité. 

Jésus nous enseignait l'humilité. Il dira en Matthieu 10:8 :  "Guérissez les malades, ressuscitez les morts, purifiez les lépreux, chassez les démons. Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement". Nous devons être humbles, mais aussi, nous ne devons pas chercher à faire du commerce avec la parole de Dieu. Jésus n'a jamais rien fait par intérêt personnel. Il plaçait toujours le bien de son prochain en premier. L'exemple est frappant lorsque nous lisons l'histoire des deux aveugles en Matthieu 9:27-31. Après la résurrection de la fille de Jaïrus, où se trouvait une "foule bruyante", et le bruit de cette résurrection s'étant répandu dans toute la contrée, Jésus partit de là pour se retirer à l'écart. Il avait fort probablement besoin d'être seul avec le Père, dans la prière, car il avait l'habitude de se retirer pour prier tranquille. Mais voilà, deux aveugles le suivirent en criant: Aie pitié de nous, Fils de David! Jésus aurait pu guérir ces personnes devant tout le monde. La publicité qu'Il en aurait reçu aurait été inespérée! Mais Jésus ne recherchait pas la publicité pour lui-même. Tout ce qu'il faisait était pour que la gloire soit rendue à Dieu seul. C'est pourquoi, étant arrivé à la maison, lorsqu'Il vit s'approcher les deux aveugles, Il ne les repoussa point, mais Il les guérit. 

Des foules nombreuses se rassemblaient autour de Lui. Mais nous lisons en Luc 5:16 que Jésus "se retirait dans les déserts, et priait". Il était Lui-même revêtu de divinité, mais dans un corps comme le nôtre, connaissant les mêmes faiblesses et tentations que nous; Il ressentait plus que tout le besoin d'être rempli de la présence du Père(comme nous devrions tous l'être (Sophonie 3:12)) afin d'être prêt pour ce qui devait arriver. N'est-il pas aussi écrit en Proverbes 15:33 que "la crainte de l'Éternel enseigne la sagesse, et l'humilité précède la gloire"?

L'heure n'était pas encore venue pour Lui de se faire connaître par toutes les tribus d'Israël comme étant Celui qui apportait aux Juifs le Royaume de Dieu. Et lorsque le temps fût venu, Il envoya les douze "vers les brebis perdues de la maison d'Israël" afin de leur annoncer que "le royaume des cieux s'était approché d'eux" (Matthieu 10:6-7). Chaque chose devait être faite au temps marqué; Jésus étant le lien entre l'ancienne et la nouvelle alliance de Dieu avec les hommes. Ce n'est pas inutilement qu'à quelques reprises, Jésus dira également aux personnes qu'Il venait de guérir d'aller se montrer aux sacrificateurs. Nous lisons cela entre autre en Matthieu 8:4 : "Puis Jésus lui dit: Garde toi d’en parler à personne; mais va te montrer au sacrificateur, et présente l’offrande que Moïse a prescrite, afin que cela leur serve de témoignage". Par quelle puissance ce lépreux avait-il été guéri? Par la loi de Moïse? Non! Mais par la puissance de Jésus, de qui  l'Éternel Dieu, par la bouche de Moïse, avait rendu témoignage, disant: "Je leur susciterai du milieu de leurs frères un prophète comme toi, je mettrai mes paroles dans sa bouche, et il leur dira tout ce que je lui commanderai" (Deutéronome 18:18). Et au verset 19: "Et si quelqu'un n'écoute pas mes paroles qu'il dira en mon nom, c'est moi qui lui en demanderai compte". 

Plus tard, Josué, comme un symbole de ce qui arriverait au temps de Jésus, demandera à douze hommes de traverser le Jourdain devant l'arche de l'Éternel, chacun avec une pierre sur son épaule, "afin que cela soit un signe au milieu de vous" (Josué 4:4-7).
De la même manière, les douze disciples ont été envoyés parmi les Juifs d'abord, et vers les nations païennes ensuite, porteurs de la nouvelle alliance de Dieu avec les hommes, par Jésus et en Jésus. 

Si ces gens avaient été enflés d'orgueil, leur témoignage aurait été vain. Ils ont réellement suivi Jésus, qui a montré le chemin de l'humilité. Il vivait ce qu'il enseignait. N'avait-il pas prêché lors de son fameux sermon sur la montagne, en Matthieu 6:1 : "Gardez-vous de pratiquer votre justice devant les hommes, pour être vus; autrement vous n'aurez point de récompense auprès de votre Père qui est dans les cieux". Et encore, aux versets 3 et 4 du même chapitre: "Mais quand tu fais l’aumône, que ta main gauche ne sache pas ce que fait ta droite, afin que ton aumône se fasse en secret; et ton Père, qui voit dans le secret, te le rendra".

Comme Christ, revêtons-nous d'humilité; vivons de manière à ce qu'en toute situation, la gloire soit rendue à Dieu seul, dans le nom de Jésus, Amen.

samedi 17 juin 2017

Discerner les signes des temps

Luc 12: 55-56 : "Et quand vous voyez souffler le vent du midi, vous dites: Il fera chaud. Et cela arrive. Hypocrites! vous savez discerner l’aspect de la terre et du ciel; comment ne discernez-vous pas ce temps-ci?"


Dans un passage parallèle, nous lisons en Matthieu 16:1-4 que les religieux du temps de Jésus lui demandèrent de leur faire voir "un signe venant du ciel". Comme si, à ce moment-là, Jésus n'avait pas déjà assez accompli de signes et de miracles pour leur prouver qu'Il était bel et bien le Messie, le Fils de Dieu! 

Ils avaient la loi de Moïse et les enseignements des prophètes anciens, et tous les signes indiquaient que Jésus était vraiment le Messie. Mais pourtant, selon leur compréhension (humaine) des écrits de l'Ancien Testament, ces religieux s'entendaient tous pour dire que cela était impossible, donc ils rejetaient tous Ses enseignements et le harcelaient constamment, jusqu'à son arrestation et sa condamnation à mort. (Matthieu 26:63-66; Jean 10:36)

Ils ne surent pas reconnaître les signes des temps; le Messie était parmi eux, Il accomplissait prodiges et merveilles, et ils ne l'ont point reconnu! Ils refusèrent de se soumettre à Son autorité. Ils en vinrent à condamner Celui-là seul qui pouvait les pardonner, et ils ont agi exactement comme Esaïe l'avait prophétisé en Ésaïe 5:19-20 : "(...)Et qui disent: Qu’il hâte, qu’il accélère son oeuvre, afin que nous la voyions! Que le décret du Saint d’Israël arrive et s’exécute, afin que nous le connaissions! Malheur à ceux qui appellent le mal bien, et le bien mal, qui changent les ténèbres en lumière, et la lumière en ténèbres". Ce que Jésus disait, ce qu'Il faisait, les miracles qu'Il accomplissait ne leur suffisaient pas. Ces signes-là n'avaient aucune valeur à leurs yeux. Mais qu'attendaient-ils réellement? Ils attendaient que Jésus parle et agisse comme ils le désiraient, selon leur sagesse à eux, et non pas selon Dieu. Mais Jésus parlait "selon le Père" (Jean 12:49), et toutes paroles qu'Il a prononcées avaient un seul but: conduire les hommes à la repentance afin qu'ils aient la vie éternelle. Mais en refusant Jésus, le Messie, qui pouvait alors leur apporter la délivrance promise?

Quels sont les signes qu’attendant les hommes modernes avant de se tourner vers Dieu par Jésus-Christ, afin d'avoir la paix et d'être réconciliés avec Lui? Certains diront: "Oui mais, je ne fais pas le mal. Je ne comprends pas pourquoi Dieu ne m'accepterait pas dans son paradis"?! 
"Telle voie parait droite à un homme, mais son issue, c'est la mort" (Proverbes 14:12; 16:25). Lorsque nous découvrons que Dieu a un sujet de grief contre nous, ne nous obstinons pas contre Lui avec de vaines paroles, proclamant notre propre innocence et la grandeur de nos œuvres, mais attardons-nous plutôt à la manière dont le Père s'est réconciliés gratuitement (sans oeuvre aucune de notre part) avec nous par Jésus, désirant même pardonner nos péchés les plus méprisables. Ne dira t'il pas par la bouche du prophète Esaïe: "Venez et plaidons! dit l’Éternel. Si vos péchés sont comme le cramoisi, ils deviendront blancs comme la neige; s’ils sont rouges comme la pourpre, ils deviendront comme la laine" ( Esaïe 1:18).

Pourquoi attendre, alors que le jour du salut, c'est aujourd'hui? Il est une erreur courante que nous faisons; c'est de penser que nous vivrons vieux, très vieux, et que nous aurons toujours le temps, un jour, peut-être, de venir, ou de revenir à Jésus. Mais, qui nous dit que ce jour n'est pas demain, ou après-demain? Par cet enseignement, Jésus s'attaque à cette attitude qu'à l'homme, qui connaît certaines choses ici-bas, mais qui, malheureusement, place sa confiance en ce qu'il sait et en ce qu'il fait plutôt qu'en Celui qui sait tout et qui fait tout! Nous nous croyons sages et instruits, mais en réalité, nous connaissons fort peu de choses si nous n'avons pas la sagesse de nous mettre en règle avec le Père, par Jésus-Christ notre Seigneur. Jésus l'a dit: celui qui a cru en Lui a aussi cru au Père qui l'a envoyé. Par Jésus, nous devenons en espérance héritiers de la vie éternelle. Gloire à Dieu! 

Reconnaissons les signes des temps qui nous démontrent que le moment présent est le temps le plus approprié pour nous repentir et accepter sincèrement Jésus en nos cœurs. Approchons-nous donc du Père avec confiance, gardant les yeux fixés sur Jésus, par qui nous apprendrons à obéir et surtout, à aimer Dieu, notre Père, qui nous a Lui-même tant aimé qu'Il a déjà tout accompli afin de nous réconcilier avec Lui par la mort et la résurrection de notre Seigneur et Sauveur Jésus. 

Que toute la gloire soit rendue à Dieu, dans le précieux nom de Jésus, Amen.