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dimanche 26 décembre 2021

Héritiers en Jésus-Christ

"Lorsque les temps ont été accomplis, Dieu a envoyé son Fils, né d'une femme, né sous la loi, afin qu'il rachetât ceux qui étaient sous la loi, afin que nous reçussions l'adoption" (Galates 4:4-5). 


Ceux qui vivaient sous l'ancienne alliance avaient une série de rites et de coutumes à suivre. L'Éternel les avait donnés à Moïse pour le peuple. Cela devait les conduire entre autres à une discipline spirituelle, mais malheureusement, le peuple s'est attaché à ces rites plutôt que d'accepter la signification profonde de ce que Dieu leur enseignant. Les Israélites étaient héritiers, mais à cause de la loi, ils étaient comme des enfants à qui l'on doit constamment rappeler les règles de bonne conduite si l'on veut qu'ils marchent honnêtement dans la vie. La majorité ne comprenaient même pas le but de la loi, qui leur enseignait la venue du sauveur, Jésus-Christ. Certains ont réellement cru en Dieu et en Ses promesses, et en cela, ils étaient aussi héritiers comme nous le sommes aujourd'hui en Jésus-Christ. Mais il manquait encore quelque chose afin qu'ils soient réellement comme des fils (ainsi que tous ceux après qui croiraient en Lui), et lorsque les temps furent accomplis, Dieu envoya Son Fils Jésus-Christ, né d'une femme, né sous la loi (Galates 4:4) afin que nous soyons rachetés de nos péchés et que nous ne soyons plus comme des héritiers futurs, mais de vrais enfants de Dieu, ayant l'héritage sûr de la vie éternelle en Jésus-Christ,

Cette assurance ne nous vient pas de la chair, mais de l'Esprit que Dieu déverse en nous.

Chrétiens! Nous ne sommes plus dans la servitude; nous avons été libérés par Christ! Ne nous mettons pas sous le joug de diverses philosophies nouvelles ou anciennes, demeurons dans la simplicité de l'Évangile de Jésus-Christ, dans lequel nous voyons de quel amour le Père était animé pour nous, pour qu'il envoie son Fils dans le monde afin de nous racheter et nous sauver! Soyons toujours reconnaissants pour tant de bonté et de bénédictions de la part de notre Dieu. Par Sa grâce, avec l'aide du Saint-Esprit, nous avons accès à Sa parole, nous le connaissons de près, parce que nous sommes en communion avec Lui. Par Sa grâce seule, nous sommes adoptés, cohéritiers avec Jésus-Christ pour un héritage éternel.

Que toute la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen.

dimanche 29 octobre 2017

L'interdiction de Jésus

Matthieu 9:30 : "Et leurs yeux s’ouvrirent. Jésus leur fit cette recommandation sévère: Prenez garde que personne ne le sache".

Jésus prononça cette phrase après avoir rendu la vue à deux aveugles. 
Une personne a posé la question suivante: pourquoi Jésus interdit il à ces personnes de parler de la guérison qu'Il venait de faire en eux?

L'humilité. 

Jésus nous enseignait l'humilité. Il dira en Matthieu 10:8 :  "Guérissez les malades, ressuscitez les morts, purifiez les lépreux, chassez les démons. Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement". Nous devons être humbles, mais aussi, nous ne devons pas chercher à faire du commerce avec la parole de Dieu. Jésus n'a jamais rien fait par intérêt personnel. Il plaçait toujours le bien de son prochain en premier. L'exemple est frappant lorsque nous lisons l'histoire des deux aveugles en Matthieu 9:27-31. Après la résurrection de la fille de Jaïrus, où se trouvait une "foule bruyante", et le bruit de cette résurrection s'étant répandu dans toute la contrée, Jésus partit de là pour se retirer à l'écart. Il avait fort probablement besoin d'être seul avec le Père, dans la prière, car il avait l'habitude de se retirer pour prier tranquille. Mais voilà, deux aveugles le suivirent en criant: Aie pitié de nous, Fils de David! Jésus aurait pu guérir ces personnes devant tout le monde. La publicité qu'Il en aurait reçu aurait été inespérée! Mais Jésus ne recherchait pas la publicité pour lui-même. Tout ce qu'il faisait était pour que la gloire soit rendue à Dieu seul. C'est pourquoi, étant arrivé à la maison, lorsqu'Il vit s'approcher les deux aveugles, Il ne les repoussa point, mais Il les guérit. 

Des foules nombreuses se rassemblaient autour de Lui. Mais nous lisons en Luc 5:16 que Jésus "se retirait dans les déserts, et priait". Il était Lui-même revêtu de divinité, mais dans un corps comme le nôtre, connaissant les mêmes faiblesses et tentations que nous; Il ressentait plus que tout le besoin d'être rempli de la présence du Père(comme nous devrions tous l'être (Sophonie 3:12)) afin d'être prêt pour ce qui devait arriver. N'est-il pas aussi écrit en Proverbes 15:33 que "la crainte de l'Éternel enseigne la sagesse, et l'humilité précède la gloire"?

L'heure n'était pas encore venue pour Lui de se faire connaître par toutes les tribus d'Israël comme étant Celui qui apportait aux Juifs le Royaume de Dieu. Et lorsque le temps fût venu, Il envoya les douze "vers les brebis perdues de la maison d'Israël" afin de leur annoncer que "le royaume des cieux s'était approché d'eux" (Matthieu 10:6-7). Chaque chose devait être faite au temps marqué; Jésus étant le lien entre l'ancienne et la nouvelle alliance de Dieu avec les hommes. Ce n'est pas inutilement qu'à quelques reprises, Jésus dira également aux personnes qu'Il venait de guérir d'aller se montrer aux sacrificateurs. Nous lisons cela entre autre en Matthieu 8:4 : "Puis Jésus lui dit: Garde toi d’en parler à personne; mais va te montrer au sacrificateur, et présente l’offrande que Moïse a prescrite, afin que cela leur serve de témoignage". Par quelle puissance ce lépreux avait-il été guéri? Par la loi de Moïse? Non! Mais par la puissance de Jésus, de qui  l'Éternel Dieu, par la bouche de Moïse, avait rendu témoignage, disant: "Je leur susciterai du milieu de leurs frères un prophète comme toi, je mettrai mes paroles dans sa bouche, et il leur dira tout ce que je lui commanderai" (Deutéronome 18:18). Et au verset 19: "Et si quelqu'un n'écoute pas mes paroles qu'il dira en mon nom, c'est moi qui lui en demanderai compte". 

Plus tard, Josué, comme un symbole de ce qui arriverait au temps de Jésus, demandera à douze hommes de traverser le Jourdain devant l'arche de l'Éternel, chacun avec une pierre sur son épaule, "afin que cela soit un signe au milieu de vous" (Josué 4:4-7).
De la même manière, les douze disciples ont été envoyés parmi les Juifs d'abord, et vers les nations païennes ensuite, porteurs de la nouvelle alliance de Dieu avec les hommes, par Jésus et en Jésus. 

Si ces gens avaient été enflés d'orgueil, leur témoignage aurait été vain. Ils ont réellement suivi Jésus, qui a montré le chemin de l'humilité. Il vivait ce qu'il enseignait. N'avait-il pas prêché lors de son fameux sermon sur la montagne, en Matthieu 6:1 : "Gardez-vous de pratiquer votre justice devant les hommes, pour être vus; autrement vous n'aurez point de récompense auprès de votre Père qui est dans les cieux". Et encore, aux versets 3 et 4 du même chapitre: "Mais quand tu fais l’aumône, que ta main gauche ne sache pas ce que fait ta droite, afin que ton aumône se fasse en secret; et ton Père, qui voit dans le secret, te le rendra".

Comme Christ, revêtons-nous d'humilité; vivons de manière à ce qu'en toute situation, la gloire soit rendue à Dieu seul, dans le nom de Jésus, Amen.

dimanche 8 novembre 2015

Les noces de Cana



Jean 2 versets 1-12. Les noces de Cana. Nous avons ici les deux alliances. Celle que Dieu a conclue avec Moïse, et l'autre qu'Il a conclu avec Jésus-Christ. À un certain moment, la mère de Jésus vint le voir et lui dit: "ils n'ont plus de vin". Ce vin représente la loi de Moïse, qui était rendu à terme avec la venue de Jésus. Mais Jésus dit à sa mère: "Femme, qu’y a-t’ il entre moi et toi? Mon heure n’est pas encore venue." En fait, c'était le Saint-Esprit qui était entre Marie et Jésus. Jésus est venu de son propre gré, mais il ne marchait pas avec la pensée des hommes, ni avec leur notion du temps. Oui, le temps était venu pour les Juifs de reconnaître que la loi de Moïse s'était accomplie en la personne de Jésus, mais le point culminant du passage entre les deux alliances allait être la crucifixion de Jésus, et cette heure-là n'était pas encore venue. Marie dit alors aux serviteurs: "Faites ce qu’il vous dira." Sans le savoir, elle prononça là une phrase d'une importance capitale, car toute personne qui prétend appartenir à Dieu doit obéir à ses commandements et vivre comme Jésus a vécu.

Jésus dit alors aux serviteurs: "Remplissez d’eau ces vases." C'est ce qu'Il veut faire avec chaque être humain aujourd'hui. Car cette eau représentait la nouvelle alliance de Dieu avec les hommes, son Saint-Esprit qu'Il veut déverser en tous ceux qui croient, non pas en parole seulement, mais ceux dont le cœur a été régénéré par le sang du Christ. Jésus est l'intermédiaire, personne ne peut prétendre marcher avec l'Esprit de Dieu s'il n'obéit pas à Jésus! Car, cette nouvelle alliance est scellée en Jésus. Le vin nouveau représente la parole de Dieu; sa grâce qu'Il nous accorde en Jésus-Christ. Au commencement, Dieu a invité Jésus à sauver le monde. Le sauveur devait être de chair, comme nous. Esaïe 7 verset 14 : "C’est pourquoi le Seigneur lui-même vous donnera un signe, voici, la jeune fille deviendra enceinte, elle enfantera un fils, et elle lui donnera le nom d’Emmanuel." Moïse en a également beaucoup parlé puisqu'il était le précurseur de Jésus. Entre autre, en Deutéronome 18 verset 15, il dira : "L’Éternel, ton Dieu, te suscitera du milieu de toi, d’entre tes frères, un prophète comme moi: vous l’écouterez!" En Nombres 21 verset 9, nous lisons : "Moïse fit un serpent d‘airain, et le plaça sur une perche; et quiconque avait été mordu par un serpent, et regardait le serpent d‘airain, conservait la vie."

En Jean 2 : 9-10, l'ordonnateur du repas dit à l'époux : "Tout homme sert d’abord le bon vin, puis le moins bon après qu’on s’est enivré; toi, tu as gardé le bon vin jusqu’à présent." Évidemment, nous comprenons que le "moins bon vin" représente la loi de Moïse, qui ne pouvait pas sauver. Cette loi faisait les invitations à la noce de l'agneau de Dieu. Donc, Jésus n'a pas rejeté cette loi, mais il l'a accomplie en son propre corps. Jésus a ensuite débuté une autre loi, celle de la grâce, par l'alliance nouvelle de Dieu avec les hommes, et nous trouvons les termes de cette alliance dans l'enseignement de Jésus, qui nous sauve par son Saint-Esprit lorsque Dieu nous conduit à Lui. Ce que le Nouveau Testament appelle le vin nouveau, ou le bon vin, c'est donc la vie nouvelle que Dieu nous donne lorsque nous marchons avec Jésus. Il n'est pas question du tout de boisson enivrante! Cette noce de Cana où Jésus fit son premier miracle, là où tout a commencé, ce gigantesque repas, atteint son apogée en Apocalypse 19 avec le festin des noces de l'agneau de Dieu où sont conviés tous les saints qui auront été sauvés par Jésus. Jésus nous a enseigné, les apôtres nous ont transmis son enseignement, mais c'est seulement avec l'aide du Saint-Esprit que nous pouvons comprendre et mettre en pratique la parole de Dieu.

Jésus dit un jour en Matthieu 9 verset 17: "On ne met pas non plus du vin nouveau dans de vieilles outres; autrement, les outres se rompent, le vin se répand, et les outres sont perdues; mais on met le vin nouveau dans des outres neuves, et le vin et les outres se conservent." Comprenons que nous devons devenir une outre neuve. Prions pour que nous soyons brisés. Les gens du monde nous disent: tu es ce que tu es, tu es parfait ainsi. C'est faux. Nous ne pouvons pas marcher avec Jésus si nous ne changeons pas de vie. Lorsque nous acceptons Jésus, nous acceptons qu'Il nous brise, qu'Il brise le vase imparfait que nous sommes, afin qu'Il puisse nous former à sa manière et qu'Il puisse répandre en nous son Esprit, de sorte que Sa parole nous transforme totalement dans l'intelligence. Romains 12 verset 2 : "Ne vous conformez pas au siècle présent, mais soyez transformés par le renouvellement de l’intelligence, afin que vous discerniez quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, agréable et parfait."

Le miracle, c'est que Jésus est venu nous chercher dans la mort spirituelle où nous étions, et Il nous fera paraître dans la puissante lumière de la vie que Dieu nous donne en son Précieux Nom. Jésus nous a montré la grande puissance de l'alliance nouvelle qui sauve efficacement tous ceux qui viennent à Lui, tels qu'ils sont, avec humilité. Il a glorifié le Père, et il a prié pour nous afin que nous soyons gardés purs et sans taches et que nous soyons avec Lui auprès du Père, contemplant Sa gloire en face et le louant pour l'éternité.

Que la gloire revienne à Dieu seul, Amen.

jeudi 16 janvier 2014

La transfiguration

Matthieu 17: 1-9 "Six jours après, Jésus prit avec lui Pierre, Jacques, et Jean, son frère, et il les conduisit à l’écart sur une haute montagne. Il fut transfiguré devant eux; son visage resplendit comme le soleil, et ses vêtements devinrent blancs comme la lumière. Et voici, Moïse et Elie leur apparurent, s’entretenant avec lui. Pierre, prenant la parole, dit à Jésus: Seigneur, il est bon que nous soyons ici; si tu le veux, je dresserai ici trois tentes, une pour toi, une pour Moïse, et une pour Elie. Comme il parlait encore, une nuée lumineuse les couvrit. Et voici, une voix fit entendre de la nuée ces paroles: Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai mis toute mon affection: écoutez-le!  Lorsqu’ils entendirent cette voix, les disciples tombèrent sur leur face, et furent saisis d’une grande frayeur. Mais Jésus, s’approchant, les toucha, et dit: Levez-vous, n’ayez pas peur! Ils levèrent les yeux, et ne virent que Jésus seul. Comme ils descendaient de la montagne, Jésus leur donna cet ordre: Ne parlez à personne de cette vision, jusqu’à ce que le Fils de l’homme soit ressuscité des morts."

Nous avons ici, réunis dans une même vision, Moïse, Élie et Jésus. Moïse et Élie, deux piliers de la foi de l'Ancien Testament qui furent enlevés auprès de Dieu sans connaître la mort, et Jésus, qui mourra sur la croix, mais ressuscitera et retournera auprès du Père sans que son corps ne connaisse la pourriture. Nous voyons que Pierre n'avait pas compris la vision lorsqu'il cru bon de lever trois tentes pour Jésus, Moïse et Élie. En Luc 9:33, il est dit "qu'il ne savait pas ce qu'il disait."

Pierre ne savait pas ce qu'il disait, parce que, malgré ce qu'il venait de voir du Christ, il voulait mettre au même niveau deux hommes, et le Fils de Dieu, rempli d'une partie de la gloire qu'Il avait en présence du Père! Certes, Moïse et Élie furent, de leur temps, de grands serviteurs de Dieu, mais ils n'étaient en rien comparable à Jésus, Dieu fait homme. Nous lisons que, comme Pierre parlait encore, Dieu se manifesta sous la forme d'une nuée lumineuse; et une voix au milieu d'elle disait: "Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j'ai mis toute mon affection: écoutez-le!" Après quoi, Moïse et Élie disparurent, ne restant plus que Jésus.

Dès que les disciples entendirent la voix, ils furent saisis de frayeur et tombèrent face contre terre. Alors Jésus les toucha, et leur dit: "N'ayez pas peur." Depuis la chute de l'homme au jardin d'Eden, aucun être humain n'a pu supporter de voir la gloire de Dieu en face. Sa voix seule lui inspire la terreur. Et pour cause. Elle nous rappelle notre état d'extrême petitesse face à un si grand Créateur. Il en sera de même au jour du Jugement, lorsque ceux qui auront refusé de fléchir les genoux devant Dieu de leur vivant reconnaîtront enfin qu'ils ne lui sont pas égal. Là, ils se prosterneront, mais il sera trop tard. C'est bien pourquoi il est préférable d'entendre la voix du Christ lorsqu'il se manifeste à nous, car il est écrit que c'est aujourd'hui, le jour du salut. Alors qu'ils étaient prosternés, le Seigneur toucha ses disciples, disant: N'ayez pas peur. Et lorsqu'ils levèrent les yeux, ils ne virent que Jésus. Les hommes étaient disparus, et Jésus seul restait avec eux. En Jésus, nous n'avons qu'une crainte pure de Dieu. Nous ne craignons plus la destruction, la punition, mais nous avons la seule crainte de lui déplaire, car nous reconnaissons tout l'Amour qui est en Lui.


Tout ceci enseignait aux disciples à ne pas vivre dans le passé. Ils ne devaient pas rejeter la loi de Moïse, mais une distinction était faite entre l'ancienne alliance, et la nouvelle alliance de Dieu avec les hommes. Cette nouvelle alliance passait par Jésus, qui est le seul médiateur entre Dieu le Père et les hommes. En lui, le Père a mit toute son affection, son bon plaisir. Aussi devons-nous en faire autant! Et même plus. Car Il dira également :"Écoutez-le." Détourons-nous de l'enseignement des hommes, pour écouter celui du Christ! Car Il est le seul qui nous délivre du péché et qui nous conduit sur le sentier de la justice et de la vérité. La nouvelle Loi, c'est Lui. La pensée de Dieu, c'est Lui. Ce n'est pas inutilement que Jésus dira que celui qui l'a vu a vu le Père. Et ce n'est pas sans raison que le Père nous dira de l'écouter! L'écouter, c'est s'imprégner de ses enseignements, c'est les mettre en pratique. L'écouter, c'est se laisser transformer, afin de devenir toujours plus à son image et à sa ressemblance, afin que se réalise la promesse faite au prophète Jérémie que nous lisons également en Hébreux 10 : 16-17 : "Voici l’alliance que je ferai avec eux, après ces jours-là, dit le Seigneur: Je mettrai mes lois dans leurs cœurs, et je les écrirai dans leur esprit, il ajoute: Et je ne me souviendrai plus de leurs péchés ni de leurs iniquités."

Que le nom de Dieu soit béni et glorifié, Amen.

samedi 15 septembre 2012

Le vin nouveau et les vieilles outres



Matthieu 9 : 16-17 "Personne ne met une pièce de drap neuf à un vieil habit; car elle emporterait une partie de l’habit, et la déchirure serait pire. On ne met pas non plus du vin nouveau dans de vieilles outres; autrement, les outres se rompent, le vin se répand, et les outres sont perdues; mais on met le vin nouveau dans des outres neuves, et le vin et les outres se conservent."

L’homme doit accepter que Christ fasse le ménage en lui. Son ancienne manière de vivre, de penser, les péchés dans lequel il aimait se vautrer, tout ça doit disparaître avant que Christ ne puisse venir s’installer en lui. L’apôtre Paul dira en 1 Corinthiens 10 : 21 que nous ne pouvons pas boire à la fois à la coupe du Seigneur et à celle des esprits mauvais. Car l’homme ne peut pas à la fois marcher avec Christ, et avec le diable et ses convoitises. Jésus sera clair à ce sujet en Matthieu 6 : 24 "Nul ne peut servir deux maîtres. Car, ou il haïra l’un, et aimera l’autre; ou il s’attachera à l’un, et méprisera l’autre." Le véritable chrétien est celui qui méprise le péché, et qui marche comme Jésus a marché.

Jésus est la première outre. C’est aussi lui le vin nouveau, le vin des noces de Cana, en Jean 2 : 1-11. Certaines personnes diront que ce miracle accompli par Jésus donne le droit aux chrétiens de boire des boissons enivrantes, mais ce qu’à accompli Jésus ici n’a rien à voir avec cela. Ce miracle a une importante signification spirituelle. Lisons simplement en Jean 2 : 10, lorsque l’ordonnateur de la fête, ayant appelé l’époux, lui dit : "Tout homme sert d’abord le bon vin, puis le moins bon après qu’on s’est enivré; toi, tu as gardé le bon vin jusqu’à présent."

Le bon vin représente la nouvelle alliance de Dieu avec les hommes, par Jésus-Christ. Le moins bon vin représente l’ancienne alliance, la loi de Moïse, qui ne pouvait pas sauver. Jésus n’est pas venu abolir la loi de Moïse, mais l’accomplir et la compléter. Car la loi de Moïse annonçait aux Israélites qu’un Sauveur allait venir, et elle les invitait à croire à Lui, mais la loi elle-même ne pouvait pas sauver. Au désert, le serpent d’airain élevé entre ciel et terre invitait les Hébreux à se départir de leur ancienne manière de vivre et à se tourner vers celui qui viendrait, plus tard, être cloué sur la croix, afin de faire périr avec lui, une fois pour toutes, cette matière et cette nature pécheresse dont nous sommes faits, nous, les humains. C’est ainsi que Jésus est venu apporter la nouvelle alliance de Dieu avec les hommes.

Jésus, Dieu fait homme, est le passage parfait entre l’ancienne et la nouvelle alliance. Il est venu nous apporter ce qu’il y a de plus nouveau et de meilleur. C’est pourquoi nous devons accepter de nous départir de notre ancienne manière de vivre, nous devons accepter que notre vieille outre soit brisée par le Christ. Ô brise-nous, Seigneur! Brise-nous, et fais de nous des outres nouvelles, des outres dans lesquelles tu pourras déposer le vin nouveau de ta Parole!

Car comment pourrions-nous continuer de vivre selon les manières du monde, tout en possédant un si précieux héritage? Cela est impossible! Jacques 4 : 4 dira d’ailleurs que celui qui veut être ami du monde se rend ennemi de Dieu. Être ami du monde, c’est de vivre sa vie à sa façon, sans se soucier de ce que Dieu en pense. De nos jours, nous entendons souvent cette phrase : "Mon pauvre ami, tu n’as qu’une vie à vivre, vie la donc pleinement!" Certes, il est vrai que nous n’avons qu’une vie à vivre, mais est-ce bien de la vivre pleinement que de ne pas se soucier de Dieu, qui nous prête cette vie? Si nous tenons à vivre comme il nous plaît, en tout point, alors, nous demeurons de vieilles outres sales, et il nous est impossible d’accueillir en nous le vin nouveau de la grâce de Dieu.  

Le vieil habit, la vieille outre. Nous pourrions les appeler "ancienne manière de vivre", et nature humaine. Ils sont incompatibles avec ce que Dieu veut nous voir vivre. "Personne ne met une pièce de drap neuf à un vieil habit; car elle emporterait une partie de l’habit, et la déchirure serait pire." La déchirure est inévitable entre Dieu et les hommes qui ont accepté Jésus, mais qui n’ont pas accepté de marcher dans les traces qu’Il nous a laissées. À l’église de Laodicée, où les gens étaient soi-disant chrétiens, mais ne vivaient que pour satisfaire leurs propres convoitises, il sera dit, en Apocalypse 3 : 15-16 : "Je connais tes œuvres. Je sais que tu n’es ni froid ni bouillant. Puisses-tu être froid ou bouillant! Ainsi, parce que tu es tiède, et que tu n’es ni froid ni bouillant, je te vomirai de ma bouche." Et en 2 Pierre 2 : 21-22, nous lisons : "Car mieux valait pour eux n’avoir pas connu la voie de la justice, que de se détourner, après l’avoir connue, du saint commandement qui leur avait été donné. Il leur est arrivé ce que dit un proverbe vrai: Le chien est retourné à ce qu’il avait vomi, et la truie lavée s’est vautrée dans le bourbier."

Mais Dieu ne retourne pas à ce qu’il a vomi. Quel terrible sort attend ceux qui seront vomis de la bouche de Dieu! Il vaut mieux ne pas attendre ce moment. Il vaut mieux accepter que Jésus fasse le ménage en nous, comme il l’a fait dans le temple à Jérusalem. Oui, acceptons maintenant d’être complètement nettoyés et régénérés par le précieux sang du Christ, afin d’être une maison où il plaît à Dieu d’y vivre. Ne nous nourrissons plus des choses malsaines du monde. Souvenons-nous : nous ne pouvons pas à la fois boire à la coupe du Seigneur et à celle des démons. Acceptons avec reconnaissance le pain nouveau qu’est Jésus. Le pain descendu du ciel, dont Il fait mention en Jean 6 : 51. Buvons le vin nouveau, et nourrissons-nous du pain nouveau, qui sont l’alliance nouvelle de Dieu avec les hommes. Oui, mangeons le pain du Seigneur, et buvons à sa coupe, dans un abandon total à Dieu. La nouvelle outre que nous devenons après avoir réellement accepté Christ, c’est Dieu qui l’a moulée à sa façon. Comme l’argile dans les mains du potier, nous sommes dans les mains de notre Seigneur, complètement abandonnés à Lui, comme Christ l’a fait, lorsqu’il s’adressait au Père, au jardin de Gethsémané.   

Seigneur Jésus-Christ, je viens vers toi, aujourd’hui, le cœur brûlant d’espérance dans ta miséricorde pour la race humaine. Grand Dieu, Tu as envoyé ton Fils unique périr sur la croix, afin de me donner la vie. Je ne veux pas que cela soit inutile pour moi. Seigneur Jésus, c’est pourquoi je me remets entre tes mains, car je veux être sous ta protection, comme un poussin sous les ailes de la mère poule. L’adversité est grande, car l’ennemi rôde jour et nuit à la recherche de faibles et désespérés. Mais je suis faible, Jésus! Faible et fou, perdu sans ta sagesse pour me guider parmi les imprécations de cette vie présente, et mon âme soupire après toi! Je te supplie, Jésus, apprends-moi à rejeter mon ancienne manière de vivre, une fois pour toutes. Je ne veux plus regarder en arrière, mais je veux foncer résolument vers l’avant. Le passé est le passé, ce qui est fait est fait, tout cela est écrit dans mon petit livre. Mais toi seul, Jésus, toi seul peut faire qu’à partir de maintenant, ce qui sera écrit dans mon petit livre sera conforme avec ta nouvelle alliance, c’est à dire avec ce qui est écrit dans le grand livre de la Vie, la Parole de Dieu. À partir de maintenant, Jésus, en tant qu’outre neuve, et malgré que je ne mérite rien, je veux accueillir en moi l’eau de la source de vie, cette eau du Saint-Esprit qui coule en tous ceux qui croient en la puissance de cette eau, que tu es venu nous apporter au prix de ton sang, et au détriment de ton propre corps de chair. Oui, comme tu as marché, Jésus, avec ton aide, je marcherai également, car je sais que celui qui proclame être enfant de Dieu doit vivre comme Tu as vécu, afin de revêtir les vêtements blancs de la justification, de la grâce et de la sanctification. Que la gloire soit rendue à Dieu pour tous ses bienfaits, merci Père, merci Jésus, merci Saint-Esprit, Amen.