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dimanche 11 janvier 2026

Le chrétien en armure complète, par William Gurnall, 40e partie

 

Instructions pour le rétablissement de la grâce déclinante.

Nous venons maintenant donner quelques conseils au chrétien, pour lui montrer que, lorsqu'il se trouve dans une période de déclin, il peut se relever. Scrute fidèlement la cause de ton déclin. L'armure du chrétien s'use de deux manières : soit par une violente épreuve, lorsqu'il succombe aux tentations du péché, soit par négligence, en l'imprégnant de ce qui est comme l'huile pour la garder propre et brillante. Demande-toi donc laquelle de ces causes a été celle de ton déclin. Il semble que les deux soient en jeu.

Première directive : Si ta grâce est affaiblie par un coup porté par un péché que tu as commis, il t’incombe alors d’un triple devoir pour la recouvrer.

1. Tu dois renouveler ta repentance. C'est le conseil du Christ à Éphèse, dans Apocalypse 2:5 : "Repentez-vous et reprenez vos premières œuvres", où ce n'est pas seulement un commandement, mais aussi un moyen de se racheter ; comme s'il avait dit : "Repentez-vous, afin de pouvoir reprendre vos premières œuvres." Ainsi, dans Osée 14:2, le Seigneur exhorte Israël, qui s'est éloigné de lui, à cette même œuvre, lui disant : "Prends des paroles et reviens au Seigneur." Au verset 4, il lui dit ensuite qu'il les prendra en main pour les ramener de leurs péchés : "Je guérirai leurs infidélités." 

L'âme repentante a la promesse de la guérison. Aussi, chrétien, sonde ton cœur comme tu sonderais ta maison, comme si un voleur ou un meurtrier s'y cachait pour te trahir la nuit. Lorsque tu auras découvert le péché qui t'a causé du tort, efforce-toi d'en être rempli de honte et d'indignation, et laisse libre cours à ton chagrin. Confesse-le au Seigneur dans une confession déchirante. Mieux vaut agir ainsi que laisser Satan accomplir cette mission (en t'accusant) auprès de Dieu à ta place.

2. Lorsque tu auras renouvelé ta repentance, n'oublie pas, ne tarde pas, à renouveler ta foi en la promesse du pardon. La repentance est comme un remède purificateur qui évacue l'humeur pécheresse, mais si la foi ne vient pas aussitôt avec son pouvoir régénérateur, la pauvre créature ne retrouvera jamais courage ni force. Une âme peut mourir d'un flot de chagrin autant que du péché. La foi a une vertu incarnée, comme on le dit d'un aliment fortifiant ; elle se nourrit de la promesse, et celle-ci "est parfaite, restaurant l'âme" (Psaume 19:7). 

Même si tu n'étais plus que peau et os, toutes tes forces épuisées, la foi ne tarderait pas à te rattraper et permettrait à chaque grâce d'accomplir son œuvre avec joie. De la paix découle la joie : "Justifiés par la foi, nous avons la paix avec Dieu" (Romains 5.1) ; et : "Nous nous réjouissons dans l’espérance de la gloire" (verset 2) ; et la joie donne la force : "La joie du Seigneur est notre force."

Appuie ces deux choses par un effort quotidien pour mortifier les désirs qui l'emportent le plus sur ta grâce. Les mauvaises herbes ne doivent pas prospérer avec les fleurs. Lorsque la grâce n'agit pas avec vigueur et liberté, concluez qu'elle est opprimée par quelque convoitise contraire, qui alourdit son esprit et le rend lourd, tout comme les humeurs superflues alourdissent l'esprit naturel de notre corps, de sorte que nous avons peu de joie à agir ou à vaquer à nos occupations jusqu'à ce qu'elles soient évacuées. 

C'est pourquoi, consacrez-vous à cette tâche avec assiduité ; ce n'est pas un travail d'un jour ou deux par an, comme la médecine au printemps et à l'automne ; rien n'est plus vain que de s'agiter, comme le font les catholiques pendant le Carême, ou comme certains croyants imprudents parmi nous, qui semblent s'agiter avant un sacrement ou un jour de jeûne avec un grand zèle, pour ensuite laisser ces mêmes désirs vivre paisiblement en eux toute l'année. 

Non, c'est un jeu d'enfant que de faire et de défaire ; tu dois mortifier quotidiennement tes convoitises par l'Esprit (Romains 8:13). Poursuis cette œuvre avec conscience, dans ta vie chrétienne, en t'y efforçant aussi constamment que le travailleur se rend chaque jour à son champ, afin de veiller sur ton cœur et d'utiliser tous les moyens pour y découvrir le péché, et dès qu'il se manifeste, de t'en humilier et de l'extirper à la racine avec cette hache de mortification et tu verras, par la bénédiction de Dieu, le changement positif qui s'opérera dans la constitution de ta grâce.

Toi qui es si pauvre, si pâle, que tu crains de contempler longtemps ton propre visage dans le miroir de ta conscience, tu pourras alors méditer avec joie sur ta conscience et oser te parler à toi-même sans ces effrois et ces craintes qui t'épouvantaient auparavant. Ta grâce, même si elle ne sera pas ta joie, sera ton témoignage pour le Christ, en qui elle réside, et te conduira avec hardiesse à te réclamer de lui ; tandis que le chrétien dépravé, dont la grâce est envahie par les convoitises, faute de son serpe, restera tremblant à la porte, se demandant si sa grâce est véritable et, de ce fait, doutant de son accueil.

Deuxième conseil. Si, après examen, tu constates que ton armure se détériore davantage par manque d'entretien que par un péché commis avec présomption, comme c'est le cas le plus fréquent et le plus courant, car la rouille ronge rapidement la meilleure armure, et la négligence, tout comme les péchés graves, anéantit la grâce, alors applique-toi à utiliser les moyens que Dieu a institués pour fortifier la grâce. Si le feu s'éteint lorsqu'on enlève le bois, comment le raviver sinon en le remettant ?

1. Je t'enverrai vers la Parole de Dieu ; familiarise-toi plus souvent avec elle. David nous dit où il renouvelait sa vie spirituelle et où son âme s'imprégnait d'une ferveur céleste, quand la grâce en lui commençait à s'estomper. La Parole, nous dit-il, l'a vivifié. C'était la rive ensoleillée sous laquelle il était assis. La Parole suscite la grâce du chrétien en présentant à chacun un objet propice à l'action. Cela a un grand pouvoir de les réveiller ; de même que l'arrivée d'un ami nous fait chasser toute torpeur pour profiter de sa compagnie, même si nous étions somnolents auparavant.

Les affections s'éveillent lorsque leur objet est devant elles. Si nous aimons quelqu'un, l'amour s'éveille à sa vue, ou à tout ce qui nous la rappelle ; si nous haïssons quelqu'un, notre colère s'intensifie d'autant plus lorsqu'il est devant nous. Or, la Parole unit les grâces chrétiennes et leur objet. Ici, l'amour peut se réjouir de la contemplation du Christ, qui est envoyé vivre là dans toute sa splendeur et son amour. Ici, le chrétien peut voir ses péchés dans un miroir impitoyable ; et peut-il y avoir au fond du cœur une juste tristesse, une haine du péché, sans qu'ils ne se manifestent, tandis que l'homme lit le prix que le Christ leur a coûté ? 

2. Passe de la parole à la méditation. C'est comme un soufflet qui attise le feu. Cette grâce, jadis étouffée et consumée par le manque d'exercice, sera ainsi libérée et jaillira. Pendant que tu médites, ce feu brûlera et ton cœur s'embrasera, selon la nature du sujet sur lequel tes pensées s'attardent. Prends donc la résolution, chrétien, de soustraire du temps à toute convoitise terrestre, afin de pouvoir chaque jour, si possible, contempler les événements les plus remarquables qui se sont produits entre Dieu et toi. 

Interroge ton âme : quels bienfaits lui a été accordé ce jour-là, quelles grâces le ciel t'a prodiguées ? Et, après avoir posé la question, ne sors pas comme Pilate, mais reste jusqu'à ce que ton âme ait rendu compte des actes de grâce de Dieu envers toi. Et, si tu es sage d'observer et fidèle de les relater, ta conscience te dira que la miséricorde n'a jamais cessé de se manifester de toute la journée. Oui, tandis que tu contemples ces grâces nouvelles, que tu racontes ces bienfaits tout frais, tout chauds sortis de l'atelier de la générosité divine, les grâces anciennes afflueront vers toi, réclamant une place dans tes pensées, et te rappelant ce que Dieu a fait pour toi des mois et des années auparavant. 

Et en effet, il ne faut pas remettre à plus tard le paiement des vieilles dettes ; chrétien, garde-les toutes, tôt ou tard, et tu verras comment elles affecteront ton esprit naïf. Il en est du chrétien, en ce cas, comme du serviteur d'un marchand qui garde l'argent de son maître : il lui dit qu'il détient une grosse somme et souhaite qu'il la lui rende pour vérifier ses comptes, mais il ne le trouve jamais à son aise. 

Il y a toujours un immense trésor de miséricorde entre les mains du chrétien, et sa conscience l'appelle souvent à faire son bilan et à voir ce que Dieu a fait pour lui ; mais il trouve rarement le temps de rendre grâce. Faut-il s'étonner que ceux qui ne prêtent plus attention aux grâces que Dieu leur témoigne dépérissent spirituellement ? Comment peut-on être reconnaissant quand on ne pense que rarement à ce qu'on a déjà reçu ? Ou patient lorsque Dieu nous afflige, qui recherche l'un des arguments les plus puissants pour apaiser un esprit rebelle en difficulté, et qui est tiré de l'abondant bien que nous recevons des mains du Seigneur, ainsi que d'un peu de mal ? Comment l'amour d'une telle âme pour Dieu peut-il s'enflammer, si elle est tenue à distance de la miséricorde divine qui l'alimente ?

Et l'on pourrait dire la même chose de toutes les autres grâces. Réfléchis sur toi-même et examine sérieusement ta conduite, envers Dieu et envers les hommes, tout au long de la journée. Interroge ton âme, comme Élisée à son serviteur : "D’où viens-tu, mon âme ? Où étais-tu ? Qu’as-tu fait pour Dieu aujourd’hui ? Et comment ?" Et lorsque tu t’y attelleras, veille à ne pas te laisser dérober à une recherche approfondie, comme Jacob le fut par le prétexte fallacieux de Rachel, ni à te cacher, comme Éli et ses fils, lorsque, interrogé, tu te rendras compte que tu tardes à accomplir ton devoir. Prends garde à ce que tu fais, car tu juges pour Dieu, qui subit l'injustice de ton péché et qui, par conséquent, se rendra justice lui-même si tu ne le fais pas.

3. De la méditation naît la prière. En effet, une âme en méditation est en chemin vers la prière ; ce devoir conduit le chrétien à la prière, et la méditation lui apporte le soutien nécessaire. Lorsque le chrétien a fait tout son possible, par la méditation, pour éveiller ses grâces et élever son esprit vers une ferveur divine, il sait que tout cela n'est qu'une préparation. Le feu doit venir d'en haut pour s'allumer, et c'est par la prière qu'il faut l'obtenir. 

On dit que les étoiles exercent leur plus grande influence lorsqu'elles sont en conjonction avec le soleil ; il est donc certain que la grâce d'un saint n'agira jamais avec plus de puissance que dans la prière, car c'est alors qu'il est en communion et en union les plus intimes avec Dieu. Cette ordonnance qui a un tel pouvoir auprès de Dieu exerce nécessairement une influence considérable sur nous-mêmes. Elle ne laisse pas Dieu au repos, mais le pousse à secourir son peuple. Faut-il s'étonner qu'elle soit un moyen d'éveiller et de stimuler la grâce du chrétien ? Combien de fois voyons-nous un nuage sombre planer sur l'esprit de David au début de sa prière ? À ce moment-là, déjà engagé dans son œuvre, il commence à le dissiper, et avant d'avoir terminé, il éclate en de hautes manifestations de foi et en acclamations de louange.

Ici seulement, Chrétien, prends garde aux prières formelles ; elles sont aussi néfastes à la grâce que l’absence de prière. Un pansement, aussi approprié et vertueux soit-il, appliqué à froid, peut faire plus de mal que de bien.

À tous ceux qui ont vécu en communion avec les saints, rejoignez la fraternité et la communion avec ceux qui vous entourent. Il n'est pas étonnant d'apprendre qu'une maison isolée soit cambriolée. Celui qui marche en communion avec les saints voyage en compagnie, il demeure dans une ville où les maisons s'entraident, à laquelle Jérusalem est comparée. On remarque, concernant la maison en ruines où furent enterrés les enfants de Job, qu'un vent venu du désert l'a frappée. Il semble qu'elle était isolée.

Le diable sait ce qu'il fait en entravant cette grande ordonnance de communion des saints : ce faisant, il entrave la progression de la grâce, et même, il fait dépérir ce que possèdent les chrétiens. L'apôtre lie étroitement ces deux devoirs : demeurer fermes "dans notre profession de foi" et "veiller les uns sur les autres pour s'inciter à l'amour et aux bonnes œuvres" (Hébreux 10, 23-24). En vérité, l'apostasie, l'abandon de la communion des saints, est une démarche dangereuse ; c'est pourquoi il est dit de Démas qu'il "nous a quittés par amour pour le monde présent". 

Ô quel mal Satan nous a-t-il fait ces dernières années, et en particulier sur ce point ! Qu’est devenue cette communion des saints ? Où trouver deux ou trois personnes capables de cheminer ensemble ? Ceux qui jadis pouvaient souffrir ensemble ne peuvent plus s’asseoir ensemble à la table de leur Père, ni prier les uns pour les autres. Le souffle d’un chrétien est étranger à celui qui a jadis cheminé avec lui. "Ceci est une lamentation, et cela restera une lamentation."



dimanche 28 décembre 2025

Prier avec gratitude, par R.A. Torrey

 

Dans l'enseignement sur la prière que Paul nous donne en Philippiens 4:6-7, des mots importants sont souvent négligés : "Ne vous inquiétez de rien ; mais en toute chose, par la prière et la supplication, avec des actions de grâces, faites connaître à Dieu vos demandes. Et la paix de Dieu, qui surpasse toute intelligence, gardera vos cœurs et vos pensées en Jésus-Christ." (Version révisée) Ces mots souvent oubliés, sont : "Avec des actions de grâces". 

Lorsque nous nous approchons de Dieu pour lui demander de nouvelles bénédictions, nous ne devons jamais oublier de le remercier pour celles qu'il nous a déjà accordées. Si chacun d'entre nous prenait le temps de réfléchir au nombre de prières exaucées et à la rareté des remerciements que nous lui avons adressés, nous serions certainement saisis de perplexité. 

Nous devrions être aussi précis dans nos remerciements que dans nos prières. Nous nous adressons à Dieu avec des demandes très spécifiques, mais lorsque nous le remercions, nos remerciements sont souvent généraux et vagues. Sans doute, si tant de nos prières manquent de puissance, c'est parce que nous négligeons de remercier pour les bienfaits reçus. 

Si quelqu'un venait constamment nous demander de l'aide sans jamais nous remercier, nous nous lasserions vite de l'aider. En effet, par égard pour celui que nous aidons, nous ne pourrions encourager une telle ingratitude. Sans doute notre Père céleste, par souci de notre bien-être, refuse-t-il souvent de répondre à nos prières afin que nous prenions conscience de notre ingratitude et apprenions à être reconnaissants. 

Dieu est profondément attristé par l'ingratitude dont tant d'entre nous sont coupables. Lorsque Jésus guérit les dix lépreux et qu'un seul revint le remercier, il s'écria, partagé entre l'étonnement et la douleur : "Les dix n'ont-ils pas été guéris ? Où sont les neuf autres ?" (Luc 17:17). Combien de fois doit-Il nous regarder avec tristesse, oubliant Ses bienfaits répétés et Ses réponses fréquentes à nos prières ? 

Remercier Dieu pour les bienfaits déjà reçus fortifie notre foi et nous permet de nous approcher de Lui avec une audace et une assurance renouvelées. Sans doute, si tant de personnes ont si peu de foi lorsqu’elles prient, c’est parce qu’elles prennent trop peu de temps pour méditer sur les bienfaits déjà reçus et le remercier. En méditant sur les prières exaucées, la foi grandit et nous ressentons au plus profond de notre âme que rien n’est impossible au Seigneur. En réfléchissant à l’immense bonté de Dieu envers nous, et au peu de temps, d’énergie et de réflexion que nous consacrons à la reconnaissance, nous pouvons nous humilier devant Lui et confesser nos péchés. 

Les grands hommes de prière de la Bible, et ceux qui ont marqué l’histoire de l’Église, étaient profondément attachés à la reconnaissance et à la louange. David était un homme de prière fervent, et ses Psaumes regorgent de louanges et d'actions de grâces. Les apôtres étaient également de fervents hommes de prière ; il est dit d'eux "qu'ils étaient continuellement dans le temple, louant et bénissant Dieu". Paul était lui aussi un fervent homme de prière, et dans ses épîtres, il exprime souvent sa profonde gratitude envers Dieu pour ses bénédictions et les réponses concrètes qu'il a reçues. 

Jésus est notre modèle en matière de prière, comme en tout. L'étude de sa vie révèle que sa manière de rendre grâce, même lors du plus simple repas, était si remarquable que deux de ses disciples l'ont reconnu à ce geste après sa résurrection. L'action de grâces est l'une des conséquences inévitables du baptême du Saint-Esprit, et celui qui n'apprend pas à "rendre grâces en toutes choses" ne peut continuer à prier dans l'Esprit. Si nous voulons apprendre à prier avec puissance, nous ferions bien de laisser ces deux mots s'imprégner profondément dans nos cœurs : "Avec des actions de grâces".

Par R.A. Torrey

jeudi 25 décembre 2025

C'est Noël


C'est Noël. 

Une fête où l'amour, le partage et la paix devraient être comme l'étoile au sommet d'un arbre décoré. Parce que l'important n'est pas tant la fête elle-même que Celui qui l'a inspiré; Jésus, qui s'est dépouillé de Sa gloire céleste pour devenir un homme comme nous, partageant nos souffrances et nos tentations en tout point, mais nous montrant aussi le chemin pour en sortir victorieux par la foi.  

C'est aussi une autre année qui se termine. Une année de hauts et de bas, avec des joies et des peines; certains obtenant une guérison ou un exaucement, d'autres apprenant la nouvelle d'une terrible maladie qui les frappe. De nouvelles vies arrivent, d'autres s'éteignent. Nous sommes reconnaissants aujourd'hui, Seigneur Jésus, pour toutes tes bontés, pour tout ce dont tu nous a comblés jusqu'à ce jour. 

Nous nous souvenons particulièrement de ceux qui nous ont précédés dans la Gloire; bien sûr que, lorsque nous nous y arrêtons pour y penser, nous sommes tristes qu'ils ne soient plus avec nous pour rire et s'amuser en partageant nos vies et ces repas familiaux, mais nous Te louons pour Ton amour si grand pour nous; nous te remercions pour Ta patience, pour Ta bonté et Ta miséricorde; nous Te remercions pour Tes promesses de salut, car elles sont vraies, nous ne nous appuyons pas sur nous-mêmes ou sur notre propre bonté pour être sauvés, mais sur Toi seul! Nous Te remercions ces moments que Tu nous as donnés avec ces personnes qui sont allées Te rejoindre et pour l'exemple qu'elles nous ont laissé. 

Notre cœur est comme un livre dans lequel écrivent les personnes que nous côtoyons, alors nous Te remercions pour les pages que ces personnes qui nous manquent aujourd'hui ont écrites. Sans êtres parfaites, elles ont un peu, à leur manière, contribuées à façonner ce que nous sommes, et nous voulons particulièrement nous souvenir des beaux moments et des exemples à suivre. Merci. Merci pour tout.    

Nous Te remercions aussi Seigneur Jésus pour ceux qui ne sont pas avec nous aujourd'hui, merci de veiller sur eux, merci de veiller sur ceux qui sont dans les hôpitaux, merci de glorifier Ton nom en eux, à travers leur situation, comme nous Te supplions de Te glorifier en nous. Tu ne déçois ni rejette personne qui a foi en Toi. Nous croyons en Toi, que Tu leur feras du bien. Tu feras toutes choses bonnes pour eux et pour Ton Nom. Tu es notre appui inébranlable, le Rocher de notre salut, Tu es notre espérance, non seulement en cette vie, car dans ce cas nous serions les plus misérables des hommes, mais Tu es aussi notre espérance pour la vie éternelle. 

Que toutes langues te louent, Seigneur Jésus, car Tu es bon et Tu es digne de recevoir gloire, louange et honneur, et c'est avec un coeur reconnaissant que nous prenons ce repas ensemble. Merci parce que Tu nous combles de Ta présence, merci pour chacune des personnes ici présente; merci de nous aider à écrire dans le livre de leur coeur une page de vie, et que nous soyons les uns pour les autres une exhortation de foi constante à avancer, un jour à la fois, sur le chemin que Tu as préparé devant nous, menant jusqu'à la vie éternelle.

Merci mon Dieu, merci Jésus, Nom au dessus de tout autre nom; Tu surpasses toute domination et toute "puissance", Tu es Saint, nous Te louons aujourd'hui et nous le ferons pour l'éternité en Ta présence glorieuse, là où il n'y aura plus de pleurs, plus de doutes, plus de douleurs, mais où se trouve une joie et une paix qui ne peut se trouver ni s'exprimer en ce monde. Oui, glorifie Ton nom, Seigneur Dieu, glorifie Ton nom dans nos vies et dans nos pays; que Ta volonté se fasse dans nos vies comme elle est faite là haut dans la gloire; Ton amour surpasse tout; purifie-nous de tout ce qui entrave notre marche avec Toi et tout ce qui met un frein à l'action de Ton Esprit. 

Merci mon Dieu, merci de t'être approché de nous, afin que nous puissions aussi nous approcher de Toi. Le voile qui nous maintenait loin du Saint des saint maintenant déchiré, nous avons libre accès à Ta présence par l'intermédiaire de notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ, à qui nous rendons gloire, louange et honneur, Amen.

dimanche 8 décembre 2024

Dieu t'entend; prie!

 

Celui qui a planté l'oreille n'entendrait-il pas? (Psaume 94:9)

Nous avons dans ce passage un encouragement à la prière. En effet, le psalmiste nous rappelle ici que Celui qui a créé l'oreille est bien évidemment en mesure d'entendre! Par contre, il est une chose que ce passage ne dit pas, et c'est que Dieu nous donnera tout ce que nous Lui demandons! Mais Il entend effectivement lorsque nous nous adressons à Lui dans la prière et les supplications. 

Nous ne parlons pas ici de prières apprises par cœur, les répétant jour après jour comme un perroquet pourrait le faire, mais nous parlons d'un véritable cri du cœur venant d'une personne qui veut plus de Dieu, plus de Sa présence et plus de Sa sagesse. Ce sont d'abord ces chose que nous cherchons dans la prière, puisque Jésus a dit de d'abord rechercher les choses du royaume et de la justice de Dieu, sachant qu'Il nous donnera le reste ensuite (Matthieu 6:33). Cela ne nous empêche évidemment pas de prier pour nos besoins ou ceux de notre prochain, puisque l'apôtre Paul lui-même nous dit en Philippiens 4:6 de "faire connaître nos besoins à Dieu par des prières et des supplications, avec des actions de grâces".

Ce qu'il ajoute à la fin est très important: "Avec des actions de grâces". Trop souvent, nous ressemblons à un enfant insolent qui n'arrête pas d'exiger des friandises à ses parents alors qu'il a déjà la bouche et les mains pleines. Il convient d'être d'abord reconnaissant envers Dieu pour ce qu'Il a déjà fait, et ce qu'Il fait encore pour nous, avant de Lui demander encore plus. Souvent, des frustrations peuvent survenir suite à de telles prières, parce que Dieu ne semble pas répondre, mais Il veut simplement nous apprendre à être d'abord reconnaissants pour ce que nous avons avant de nous donner davantage!

Jésus n'a-t-il pas montré à ses disciples à commencer ainsi leur prière?  "Notre Père qui est aux cieux, que Ton nom soit sanctifié". Il commence par célébrer et sanctifier le Père. Pourquoi cela? Parce que c'est l'expression première d'un cœur entièrement reconnaissant. En effet, quel homme, s'il venait d'être absout d'un crime par un roi terrestre, se présenterait devant lui sans d'abord le remercier et le louer pour ce qu'il a fait pour lui? Ne serait-il pas à juste titre traité d'ingrat? Au contraire, tout homme saint d'esprit offrirait d'abord ses remerciements venant du plus profond de son cœur à ce bon roi, et ensuite seulement, il oserait lui présenter ses demandes. Quelqu'un a dit que "prier, c'est de s'adresser à Dieu comme un enfant le fait avec son père, avec confiance et respect". Et cela est vrai. 

Nous l'avons vu, prier, c'est d'abord la reconnaissance, mais c'est aussi de présenter à notre Père céleste "nos besoins", comme l'apôtre Paul a dit. Ce n'est pas que Dieu ne connaît pas déjà nos besoins, mais Il aime que nous nous approchions de Lui avec confiance et humilité. La prière honnête nous aide d'ailleurs à rester humbles et petits à nos propres yeux. Elle est non seulement un canal de communication avec le Père, mais elle est une voie sûre pour que l'âme humaine ne s'enfle pas d'orgueil.   

Nous l'avons dit précédemment, Dieu connaît déjà nos besoins, comme il est écrit en Psaume 139: 4 : "Car la parole n'est pas sur ma langue, que déjà, ô Éternel! tu la connais entièrement." Cela signifie qu'Il connaît non seulement ce que nous disons, mais Il connaît aussi les non-dits, ces choses qui sont au plus profond de notre cœur et qui ne sont pas toujours proprement exprimées, pour quelle que raison que ce soit. 

Bien sûr, lorsque nous prions, nous devons avoir l'assurance que Dieu nous entend, sans quoi nous prions en vain. 1 Jean 5:14 dit en effet que "Nous avons auprès de lui cette assurance, que si nous demandons quelque chose selon sa volonté, il nous écoute." Il est également dit en Proverbes 15:29 que "l'Éternel s'éloigne des méchants, mais qu'il écoute la prière des justes". Ne sont pas justes tous ceux qui se justifient eux-mêmes, mais ceux là seuls qui ne placent leur confiance qu'en Christ Jésus, non seulement pour leur salut, mais pour le pardon de leurs péchés, pour leur justification et leur sanctification. 

Ayant donc l'assurance qu'Il nous entend et qu'Il nous répondra selon Sa volonté, selon ce qui est bon pour nous à ce moment de notre vie, nous ne nous lassons pas de venir et de revenir dans Sa présence pour être rafraîchis et restaurés spirituellement. Ce n'est pas sans raison que Jésus passait des heures en prière, et que la veille même de son arrestation, nous le trouvons avec ses disciples au jardin de Gethsémané. Bien sûr, Il était Dieu, mais Il était aussi homme, et Il nous a montré le chemin à suivre, car la Bible nous dit qu'Il est passé par les mêmes épreuves. 

"Car nous n'avons pas un souverain sacrificateur qui ne puisse compatir à nos faiblesses; au contraire, il a été tenté comme nous en toutes choses, sans commettre de péché." Et le passage se poursuit en disant: "Approchons-nous donc avec assurance du trône de la grâce, afin d'obtenir miséricorde et de trouver grâce, pour être secourus dans nos besoins."

Wow! Quel encouragement à persévérer sans la prière! Si Dieu nous parle à travers Sa parole, nous, nous Lui parlons par la prière! Il n'existe pas d'autres moyens. Il n'est pas insensible, Il n'est pas distant. Il est dit en Psaume 33:13-14 que l'Éternel, du lieu de Sa demeure, observe et voit les habitants de la terre. Il est une aide et un soutien dans nos épreuves. Nous lisons également en 2 Chroniques 16:9 que "l'Éternel étend ses regards sur toute la terre, pour soutenir ceux dont le cœur est tout entier à lui." 

Oui, le Seigneur est notre soutien, notre délivrance, riche en miséricorde et en bonté. Il entend la prière, gardons notre cœur fixés sur Lui. La prière, c'est comme une ligne téléphonique privilégiée avec note Père céleste. Apprenons à prier avec humilité et soumission; n'oublions jamais que si nous voulons que notre relation avec Dieu soit en santé, nous devons prier, nous devons être nourris de Sa parole ainsi qu'être rafraîchis par Sa présence, alors que nous prions et cherchons Sa face. Demandons-Lui surtout tout ce qui nous est nécessaire pour poursuivre victorieusement notre marche chrétienne jusque dans la vie éternelle. Il regarde à la sincérité de notre cœur; Il accorde la sagesse à ceux qui demandent. Il nous connaît mieux que nous mêmes! Cherchons-Le de tout notre cœur, et Il ne nous abandonnera jamais non plus!

Ô Seigneur, fait que notre prière soit en accord avec Ta sainte volonté! Reçois favorablement les paroles de ma bouche et les sentiments de mon cœur, ô Éternel, mon rocher et mon libérateur!

Que toute la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen.

dimanche 4 août 2024

L'importance de la reconnaissance

 

Lorsque tu mangeras et te rassasieras, tu béniras l'Éternel, ton Dieu, pour le bon pays qu'il t'a donné (Deutéronome 8 :10).
Ils s'engraissent, ils sont brillants d'embonpoint, ils dépassent toute mesure dans le mal (Jérémie 5:28).

L'apôtre Paul nous avait avertis que, dans les derniers jours, les hommes seraient "ingrats", c'est à dire qu'ils ne seraient pas reconnaissants (2 Timothée 3:2). Nos pays ont été bénis au-delà de toute mesure pendant de nombreuses années. Certains ont même été fondés sur le nom de Jésus, avec des lois tirées directement de la Bible. Les bons comportements étaient enseignés dans les écoles, la prière y était présente, des versets de la Bible étaient affichés, non seulement sur les murs des écoles et d'autres endroits publics, mais ils étaient aussi inscrits dans les cœurs. Il y avait une crainte de Dieu, même parmi les païens, car le péché n'était pas encouragé par diverses lois bidons poussées par des gouvernements corrompus moralement et spirituellement. Que s'est-il donc passé pour que nos nations jadis chrétiennes tombent aussi bas, au point d'encourager les vices les plus méprisables, et de mépriser presque tout ce qui est bon et bien, et approuvé de Dieu? 

Nous avons manqué de reconnaissance. Lorsque, comme le dit le verset, nous avons mangé et que nous nous sommes rassasiés, nous nous sommes enorgueillis plutôt que de remercier et glorifier Dieu pour les bénédictions dont Il nous avait comblé. Verset 11: "Garde-toi d'oublier l'Éternel, ton Dieu, au point de ne pas observer ses commandements, ses ordonnances et ses lois, que je te prescris aujourd'hui". Nous nous sommes engraissés, comme dit le prophète Jérémie, corporellement, mais aussi en orgueil et en désobéissance de toute sorte, et nous avons dépassé le point de non retour en tant que société en ce qui concerne le mal. Et Dieu demande au verset suivant: Ne châtierais-je pas ces choses-là? Ne me vengerais-je pas d'une pareille nation? (Jérémie 5:29). 

Revenons un instant à Deutéronome 8:2. Il y est écrit: "Souviens-toi de tout le chemin que l'Éternel, ton Dieu, t'a fait faire, (...) afin de t'humilier et de t'éprouver, pour savoir qu'elles étaient les dispositions de ton cœur et si tu garderais ou non ses commandements". Dieu connaît les dispositions de nos cœurs. Mais Il nous place dans des situations où nous sommes comme devant un miroir; nous devrions reconnaître si nous sommes vraiment disposés à Le suivre, coûte que coûte, ou si nous préférons suivre les penchants de nos cœurs tortueux. Nous devrions, en toutes circonstances, avoir un cœur disposé à glorifier Dieu, même si tout ne va pas exactement comme nous le voudrions. Encore plus devons-nous être reconnaissants lorsque nos greniers sont remplis et que nous avons la santé et que nous sommes comblés de toutes les bénédictions possibles et imaginables! 

Mais voilà, nos cœurs orgueilleux ne veulent pas naturellement faire cela. Ils préfèrent se vanter d'avoir accompli ces choses, et ce serait "à force d'efforts et d'intelligence" que nous aurions prospéré, et non pas à cause que Dieu nous avait béni. Quelqu'un a dit avec raison que "le plus grand danger pour le croyant est que tout aille trop bien, tout le temps". Trop souvent, il s'amollit, il ne reste pas sur ses gardes, il ne sait pas, ou ne sait plus résister aux attaques de l'ennemi, qui viennent de différentes manières, la plupart du temps en vivant sans aucune reconnaissance envers Dieu. Son cœur s'enorgueillit, et peu à peu il s'endurcit et s'éloigne de Dieu pour s'attacher à ce que ses yeux voient et à ce que ses mains touchent; c'est là désormais que se trouve sont trésor. La prospérité matérielle est une tentation comme tant d'autres pour les chrétiens, et nombreux sont ceux qui sont tombés dans ce piège! On en a même fait un évangile qui est en train de tromper le monde entier! Le pseudo évangile de la prospérité, de la "parole de foi" et de l'estime de soi; tout tourne autour de l'homme, et non de Jésus seul.

Quelqu'un a dit que les chrétiens pauvres n'ont pas la même tentation, parce qu'ils sont plus en mesure de discerner la main de Dieu dans leur vie. C'est vrai qu'ils peuvent probablement plus témoigner de chacune des actions que Dieu fait pour eux, mais ils sont quand même sujets à la même tentation que ceux qui font tout ce qu'ils veulent! Celui qui a beaucoup cherche à posséder davantage, et celui qui a peu en veut plus; la recherche des richesses de ce monde est une tentation pour tous les croyants, de toutes générations et de toutes nations. Ce n'est pas péché de posséder beaucoup, gloire à Dieu pour ceux qui ne sont pas dans le besoin, car vous pouvez aidez ceux qui ont moins, mais prenez garde que votre cœur ne s'attache pas à ce que vous possédez, car immanquablement, vous vous détacherez de Dieu et de Sa parole! 

Souvenons-nous de l'histoire du jeune homme riche, en Matthieu 19:16-24. Oh, il voulait avoir la vie éternelle, au point même où il est allé voir Jésus pour recevoir des conseils à ce sujet. Mais lorsque Jésus lui a dit qu'il devait se dépouiller de ce qu'il possédait, c'est à dire qu'il devait détacher son cœur de ses choses au point d'être prêt à tout donner aux pauvres, il a reconnu que cela était au-dessus de ses forces. Le verset 22 dit "qu'il s'en alla tout triste, car il avait de grands biens". Comprenons ici qu'il avait fait de ses richesses une idole. Les paroles de Jésus ont été un miroir de son âme; Il lui a montré qu'il n'avait pas obéi à toute la loi comme il le prétendait, car il n'était pas prêt à aider son prochain, à prendre soin de la veuve et de l'orphelin, comme Dieu l'exigeait, parce son cœur était trop attachés aux choses de ce monde, son attention était constamment tournée vers les choses qui feraient de son passage ici bas un séjour doux et agréable, sans se soucier de la justice de Dieu. 

En cela, il ressemble à beaucoup d'entre nous qui ne nous soucions plus de la justice et de la sainteté de Dieu; de la sainteté qu'exige Dieu de ceux qui font profession de croire en Lui. Ce n'est pas à dire que nous devenons saints par nos œuvres; loin de là! Mais la sanctification est un processus de toute une vie, qui ne peut se mettre en marche que lorsque nous nous abandonnons totalement à Dieu, dans la repentance et la soumission, avec foi, et que nous le laissons agir en nous de manière à ce que Lui seul soit glorifié dans nos vies et que nous commençons à aimer ce qu'Il aime et à haïr le péché au même point qu'Il le déteste. Il y a toutes ces choses dont nous pouvons être riches; l'orgueil, le mensonge, l'hypocrisie, l'autojustification, et quoi encore! Toutes ces choses mettent un frein à l'action du Saint-Esprit en nous, et éventuellement, combinées au manque de reconnaissance qui caractérise habituellement ce genre de "richesse", l'amour pour le Seigneur Jésus-Christ se refroidit.

Quelqu'un a dit que le chrétien "a beaucoup à combattre, et qu'il devra y mettre tous ses efforts, pour rompre avec ses tentations et ses idoles". Dieu peut nous donner les outils et la force de résister à ces choses, mais Il ne peut pas les utiliser à notre place. Et l'une des meilleures armes qu'il a mise à notre disposition est la reconnaissance. Pour preuve, l'apôtre Paul ira jusqu'à dire: "J'ai appris à être content de l'état où je me trouve" (Philippiens 4:11-12). Il faut beaucoup de reconnaissance dans une vie pour pouvoir dire cela depuis une prison où il était enfermé, à cause du témoignage qu'il rendait pour Christ. 

Quel exemple! Combien plus devrions nous vivre avec une entière reconnaissance envers Dieu pour tout ce dont Il nous a comblé! "Lorsque tu mangeras et te rassasieras, tu béniras l'Eternel, ton Dieu". "Garde-toi de dire en ton cœur: Ma force et la puissance de ma main m'ont acquis ces richesses" (Deutéronome 8:17). Et c'est pareil spirituellement. Il n'y a rien que nous faisons, rien que nous ne ferons jamais qui nous méritera l'amour de Dieu ou qui nous acquerra le salut; c'est Dieu qui nous a aimé le premier, c'est encore Lui qui nous donne de l'aimer de d'aimer Sa parole, et c'est en Jésus seul que nous trouvons le salut. Nous avons tous cette tendance à nous enorgueillir d'une chose ou d'une autre, mais c'est parce que nous oublions ce que nous serions si Dieu n'était pas intervenu dans nos vies pour nous sortir de la boue d'où nous étions! Sans la présence de Dieu en nous, nous ne pourrions même pas vivre une seule journée sans faire étalage de notre péché et de notre dépravation; nous ne pouvons nous enorgueillir de rien! 

Comment pouvons-nous avoir goûté la bonté de Dieu et vivre sans reconnaissance? C'est impossible! "Souviens-toi de l'Éternel, ton Dieu, car c'est lui qui te donnera de la force pour les acquérir" (Deutéronome 8:18). Pour acquérir quoi? Les richesses dont il est question au verset 17. "Afin de confirmer, comme il le fait aujourd'hui, son alliance qu'il a jurée à tes pères" (fin du verset 18). Cette alliance se trouve dans le précieux sang de Jésus-Christ, gloire à Dieu! Comment pourrions-nous vivre sans reconnaissance, après tout ce que notre Père céleste a fait pour nous? Il ne déçoit pas et ne rejette pas ceux qui viennent à Lui avec un cœur repentant et contrit, Il bénit au-delà de tout ce que nous pensons et ce que nous pouvons constater, et Ses bénédictions spirituelles ne trouvent une limite que dans notre reconnaissance, car si nous vivons sans reconnaissance, comment pourrait-Il nous bénir davantage? Quelqu'un a dit que "Ses dons sont conformes à Ses promesses", et Ses promesses s'appliquent en ceux qui marchent avec un cœur droit devant Lui.

Rendez grâces en toutes choses, car c'est à votre égard la volonté de Dieu en Jésus-Christ (1 Thessaloniciens 5:18). Rendez grâces, c'est à dire, soyez reconnaissants en toutes choses, car c'est ce que Dieu veut pour nous, en Jésus-Christ. Et nous avons toutes les raisons d'être reconnaissants, car "Tu as pardonné l'iniquité de ton peuple, Tu as couvert tous ses péchés, Tu as retiré toute ta fureur, Tu es revenu de l'ardeur de ta colère. (...)J'écouterai ce que dit Dieu, l'Éternel; car il parle de paix à son peuple et à ses fidèles, pourvu qu'ils ne retombent pas dans la folie. Oui, son salut est près de ceux qui le craignent, afin que la gloire habite dans notre pays" (Psaume 85:2-3; 8-9), et encore: "Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus-Christ, qui nous a bénis de toutes sortes de bénédictions spirituelles dans les lieux célestes en Christ" (Éphésiens 1:3).

Soyons reconnaissants, en plus de toutes les bénédictions que cela apporte, car notre Dieu est digne de recevoir toute louage, honneur et gloire pour l'ensemble de Ses bontés, cela nous aidera à combattre notre nature humaine égoïste qui combat dans nos membres tous les jours que la vie nous est prêtée. 

Laissons le mot de la fin à l'auteur de la lettre aux Hébreux: "C'est pourquoi, recevant un royaume inébranlable, montrons notre reconnaissance en rendant à Dieu un culte qui lui soit agréable, avec piété et avec crainte, car notre Dieu est aussi un feu dévorant" (Hébreux 12:28-29). Que toute la gloire soit rendue à Dieu seul, dans le précieux nom de Jésus, Amen. 
 

dimanche 14 juillet 2024

Le Très-Haut est redoutable

 

Car l'Éternel, le Très-Haut, est redoutable (Psaume 47:2).
Notre verset initial ne nous dit pas nécessairement que Dieu est à redouter parce qu'Il est constamment en colère. Mais c'est un fait que notre Dieu est redoutable. Nous parlons beaucoup de Son amour, de Sa patience, de Sa bonté et de Sa justice, mais à cause de tous ces attributs, Il est justement à vénérer, à respecter et nous devons l'adorer comme le seul vrai Dieu dans notre vie, le seul Maître à bord. Ce n'est pas; moi et Dieu qui décidons, c'est Lui seul qui doit gouverner, sans quoi j'irai toujours m'abîmer sur les récifs de la vie. L'orgueil de l'homme le pousse à croire que Dieu l'aime tellement qu'Il lui laisse en quelque sorte le libre arbitre sur tous les aspects de sa vie, sans qu'il n'aie Son mot à dire.
Il est vrai que Dieu nous laisse libres. Sauf que les résultats sont misérables lorsque nous prenons constamment toutes les décisions sans en référer à notre Créateur! "Nous n'avons qu'une vie à vivre, profitez-en pleinement"; cette pensée, cette mentalité du monde s'étant infiltrée dans l'église, de nombreux "chrétiens" vivent ainsi à la manière des païens, à cette exception près qu'ils prétendent servir Dieu. Ils ne voient pourtant pas l'intérêt de tout remettre à Dieu, et s'ils vous voient vivre de cette manière, ils vous traitent de légaliste et de fondamentaliste. Nous avons donc, infiltrés dans les églises, des "chrétiens" de nom seulement, qui se rangent aux côtés des adversaires de Dieu pour se moquer de ceux qui veulent simplement obéir et mettre en pratique les enseignements de la Bible!
Étonnant? Non. Jésus demandera, en Luc 18:8 : "Quand le Fils de l'homme viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre"? C'est dire que "l'amour du plus grand nombre se sera refroidit" (Matthieu 24:12). Et pourquoi cet amour pour Jésus et pour la vérité biblique c'est-il refroidit? Simplement parce que les gens aiment le mensonge; il aiment ce qui flatte leur nature pécheresse; ils sont orgueilleux, ils croient le mensonge de l'ennemi qui perdure depuis le jardin d'Eden qu'il est possible qu'ils soient des petits dieux. L'homme a abaissé Dieu à son niveau, et il s'est élevé au niveau de Dieu. Bien sûr, il est rare d'entendre quelqu'un dire : "Je suis un dieu". Mais il ou elle agit comme tel. Ils oublient volontairement ceci: "C'est une chose terrible de tomber entre les mains du Dieu vivant" (Hébreux 10:31). Parce qu'on ne se moque pas de Dieu et du sacrifice de Christ impunément.
Avec une telle mentalité, comment un "chrétien" peut-il vraiment croire au Dieu redoutable qui nous est annoncé dans la Bible? C'est impossible. Le verset 2 continue en disant: "Il est un grand roi sur toute la terre". Dieu est un grand Roi, mais nous nous considérons trop souvent comme des roitelets, qui dirigeons chacun notre propre lopin de Ses terres, à savoir nos vies. En d'autres mots, nous sommes des voleurs! Et ensuite nous nous demandons pourquoi Dieu semble faire si peu dans nos vies et dans nos pays?! Comment le pourrait-Il, puisque nous tentons si fort de Lui usurper toute autorité? Ne nous y trompons pas, le résultat final est bien sûr que Dieu est toujours sur Son trône, et la seule autorité que nous avons est de choisir de Lui obéir et de tout Lui soumettre, ou de continuer sur le chemin large et facile qui plaît à notre nature pécheresse, mais qui mène à la ruine éternelle.
Nous avons perdu de vue le Dieu majestueux qui a créé le ciel et les étoiles; les multiples univers qui se trouvent dans le firmament, s'étendant au-delà de ce que l'œil humain peut voir; ce Dieu qui nous a donné la vie (sommes-nous venu dans ce monde parce que nous l'avons voulu?), qui faisait trembler la montagne du Sinaï; Celui qui a détruit Pompéï, Sodome et Gomorrhe en un instant; Ce Dieu qui a envoyé le Fils à la croix à notre place pour nous racheter de nos péchés et nous permettre de marcher d'une manière digne de Son nom, en nouveauté de vie. Le temps nous manquerait pour énumérer tout ce qui fait la grandeur de Dieu (lisons simplement le Psaume 89), nous ne pouvons même pas en percevoir le un millionième. Nous ne nous attardons plus à ces choses, tout absorbés que nous sommes par notre routine quotidienne, ainsi que par notre recherche effréné des plaisirs éphémères que ce monde offre.
Mais nous servons un Dieu souverain. Il est un Dieu saint, Sa justice est à craindre pour tous les pécheurs impénitents. Pour les pécheurs vraiment repentants, Il est un secours inébranlable, Il nous soutient dans nos faiblesses et dans nos combats; Il nous garde dans la vérité, Sa vérité, sans compromis; Il place en nous un zèle pour Le servir et Lui obéir, alors que nous délaissons notre ancienne manière de vivre en nous soumettant entièrement à Dieu, comme Jésus nous a montré lorsqu'Il est venu sur la terre. Nous ne sommes pas plus grands que le Maître; car celui qui prétend appartenir à Christ "doit marcher comme il a lui-même marché" (1 Jean 2:6). Jésus ne nous a pas donné un exemple de rébellion envers Dieu, mais Il s'est soumis et s'est rendu obéissant, jusqu'à la mort" sur la croix (Philippiens 2:8).
Nous devrions prendre exemple sur Moïse, dont le Bible nous dit qu'il était "fort patient" (Nombres 12:3); d'autres versions diront "fort humble". Peu importe, patience et humilité sont deux qualités qui vont de pair. En effet, avons-nous déjà vu un homme être patient, mais enflé d'orgueilleux? C'est impossible! Le fruit de la patience vient dans la vie de celui ou celle qui marche avec humilité dans les voies de Dieu. Et nous lisons cette merveilleuse louange que fit Moïse au Psaume 90 : "Seigneur! Tu as été pour nous un refuge, de génération en génération. Avant que les montagnes fussent nées, et que tu eusses créé la terre et le monde, d'éternité en éternité tu es Dieu. Tu fais rentrer les hommes dans la poussière, et tu dis: Fils de l'homme, retournez".
Moïse nous montre ici à être reconnaissants envers un si grand Dieu, parce qu'Il est un refuge. Un refuge contre la tempête de ce monde déchu; un refuge contre les tentations, un refuge contre le péché qui nous assaille; Il est un refuge, un ami fidèle. Il nous connait depuis toujours, Il connaît nos combats, nos faiblesses, et Il veut nous aider. Il était, Il est, et Il sera toujours le Dieu puissant et éternel, qui prodigue Ses conseils à qui veut les entendre. Et devant Lui, que sommes-nous? De minimes grains de poussière. C'est un appel à l'humilité.
Et c'est ainsi que Moïse poursuit, en disant: "Car mille ans sont, à tes yeux, comme le jour d'hier, quand il n'est plus, et comme une veille de la nuit. Tu les emportes, semblables à un songe, qui, le matin, passe comme l'herbe: elle fleurit le matin, et elle passe, on la coupe le soir, et elle sèche". L'homme passe, mais Dieu reste le même. L'idée même du tombeau devrait nous garder petits à nos propres yeux, lorsque nous sommes devant un si grand Dieu. Nous ne sommes pas à Son niveau; nous ne le serons jamais! Nous ne sommes que de simples pécheurs coupables, mais graciés. À quoi sert toute notre fierté et notre orgueil lorsque nous nous retrouvons dans le tombeau? Où cela nous aurait-il mené? Le Dieu d'éternité, Lui, ne connaît jamais de fin, et Ses paroles non plus (Matthieu 24:35). "L'herbe fleurit le matin, et elle passe, on la coupe le soir, et elle sèche". Les jours de la vigueur de l'homme sont de courte durée; certains retournent à la poussière plus jeune que d'autres. Combien de fois avons-nous entendu cette phrase: "Mais il était si plein de vie hier?! Je n'aurais pas pensé qu'il parte si vite".
Quelle gloire y a t'il en l'homme? Qu'elle gloire y a t'il dans une enveloppe de chair qui, sur ordre de Son Créateur, redevient un simple grain de poussière? Pourquoi de si petits grains de poussières se rebellent-ils contre un si grand Dieu? C'est difficile à croire, mais nous le faisons. À chaque fois que nous refusons de nous soumettre à Dieu, dans quelque aspect que ce soit de notre vie, nous prétendons que nous savons mieux que notre Créateur. À chaque fois que nous gardons une partie de la gloire qui Lui revient, nous nous faisons Ses égaux. Apprenons à nous humilier tous les matins que Dieu nous prête la respiration; disons-Lui: "C'est un jour nouveau que Tu me prêtes, il est pour Te servir, je suis Ton serviteur, rien de plus; je ne suis rien de moins qu'un outil entre Tes mains pour témoigner de Ta grandeur auprès de mes frères et sœurs".
Moïse poursuit aux versets 7 et 8 en disant: "Nous sommes consumés par ta colère, et ta fureur nous épouvante. Tu mets devant toi nos iniquités, et à la lumière de ta face nos fautes cachées.(...) Qui prend garde à la force de ta colère, et à ton courroux, selon la crainte qui t'est due?"
La colère de Dieu se manifeste de différentes manières; mais elle est souvent plus visible dans la mort. La mort est le résultat du péché chez l'homme déchu; mais la colère de Dieu se manifeste aussi contre le péché et sur les pécheurs impénitents. "C'est une chose terrible de tomber entre les mains du Dieu vivant" (Hébreux 10:31). Nous avons été témoins à travers l'histoire de la colère de Dieu lorsqu'elle se manifeste sur une personne ou une nation rebelle; combien donc devrions-nous être sur nos gardes pour ne pas abandonner Sa voie et ne pas faire la sourde oreille à Ses appels! Les pécheurs ne devraient rien craindre de Dieu lorsqu'ils viennent à Lui avec un cœur pénitent ; c'est lorsqu'ils essaient de cacher leur péché qu'ils sont en danger, c'est pure folie que d'essayer de couvrir un péché de la face de Dieu! Qui pourrait nous témoigner le mieux de l'ardeur de la colère de Dieu? Nous l'avons vu à la croix, se déversant sur le Fils, une colère ardente se manifestant contre le péché qui avait été placé sur le Christ rédempteur. Qui pourra résister devant Lui s'il rejette un si grand salut? Et qui d'autre pourrait nous rendre un vibrant témoignage d'éviter la colère de Dieu à tout prix? Retournons lire l'histoire de l'homme riche égoïste de la parabole de Jésus, en Luc 16:19-31! Quelqu'un a dit que "ceux qui se moquent du péché et des avertissements et de Christ ne connaissent certainement pas l'ardeur de la colère de Dieu". Ne soyons pas trouvé parmi les moqueurs lorsque notre dernier souffle nous sera redemandé!
Verset 12: "Enseigne-nous à bien compter nos jours, afin que nous appliquions notre cœur à la sagesse". Parce que si l'homme comprenait à quel point les jours qui lui sont destinés sur terre sont courts, il ne perdrait pas autant de temps qu'il le fait, n'est-ce pas? Il appliquerait son cœur à la sagesse, dans la prière, dans la recherche de Dieu et dans la lecture de Sa parole. Il n'y a aucun autre moyen de trouver la sagesse et que Dieu puisse déverser Sa grâce en nous; ces bontés qui se renouvellent chaque matin (Lamentations 3:23). La sagesse, c'est de chercher les choses qui concernent notre héritage céleste en Jésus-Christ! C'est d'adorer et de nous prosterner devant Dieu et Sa grande puissance de Se soumettre toutes choses; nous devons revenir à un profond respect envers notre Dieu et Père céleste, celui que nos pères dans la foi avaient. Une crainte de Lui déplaire qui nous pousse à chercher Sa volonté et Sa face, jour après jour, nuit après nuit. C'est l'attitude d'un cœur réellement repentant qui se soumet à Dieu, qui cherche Sa face et qui vit de manière à ne pas souiller le nom d'un si grand Dieu devant les hommes.
Nous sommes fragiles; notre vie est brève. Notre Dieu est redoutable; Il est grand et puissant en toutes Ses œuvres. Nul n'est comme Lui. Dans la vraie crainte de Dieu, il y a la mortification au péché, il y a la vraie repentance et il y a le renouvellement complet de nos intelligence en Jésus-Christ, par l'œuvre du Saint-Esprit.
"Rassasie-nous chaque matin de ta bonté, et nous serons toute notre vie dans la joie et l'allégresse. Réjouis-nous autant de jours que tu nous as humiliés, autant d'années que nous avons vu le malheur. Que ton œuvre se manifeste à tes serviteurs, et ta gloire sur leurs enfants! Que la grâce de l'Éternel, notre Dieu, soit sur nous" (Psaume 90:14-17).
Que toute la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen.

dimanche 28 avril 2024

Je me suis laissé trouver par ceux qui ne me cherchaient pas

Je me suis laissé trouver par ceux qui ne me cherchaient pas (Esaïe 65:1).


Le Dieu de toute éternité nous a accordé Sa miséricorde malgré que nous ne le cherchions pas. Il nous a aimé au point d'envoyer le Fils mourir sur la croix à notre place, afin que Son sang soit versé pour le pardon de nos péchés. Lorsque nous pensons à cela, nous ne pouvons que nous exclamer de joie dans les remerciements à notre Dieu, car grande est Sa bonté! Nous étions tous des "sans Christ"; perdus, errant ici et là, au gré de notre nature frivole, mais Dieu, dans Sa grande bonté, nous a délivré de notre manière de vivre vaine et sans but; Il nous a redonné la vue, spirituellement parlant, et nous a donné un but dans la vie: Le servir et Lui obéir. Nous ne le cherchions pas; mais comme dans la parabole de la brebis perdue, Il a pour ainsi dire laissé les quatre vingt dix neuf autres qui étaient déjà sauvées pour venir nous délivrer de la gueule de l'ennemi, qui voulait nous déchirer et nous détruire. Gloire à Ton saint nom, Seigneur de gloire! 

Avec et en Christ, le secret nous a été révélé; la grâce de Dieu est disponible et repose sur ceux qui croient. Et si nous croyons, ce n'est pas parce que nous sommes bons, mais parce qu'Il nous en donne la capacité par le Saint-Esprit! Par Sa parole, par Son Esprit, Il ouvre nos yeux, et nous pouvons voir Sa gloire; gloire comme il n'en existe aucune autre. Bien sûr, nos yeux mortels peuvent voir l'étendue de la beauté de la création, mais il n'existe aucune gloire qui soit comparable à celle de Dieu, Créateur de toutes choses! Aide-nous, Seigneur, à toujours garder les yeux ouverts, afin de ne jamais cesser de nous émerveiller de Ta grâce et du salut gratuit que Tu nous donnes en Jésus-Christ! 

Je tombe à genoux devant Toi, mon Dieu, Toi le Créateur de toutes choses visibles et invisibles, et je veux Te remercier pour toutes Tes bénédictions, car elles sont grandes et nombreuses.

La vie que Tu me prêtes, par la foi au nom de Jésus-Christ, je reconnais que je dois Te la rendre, avec l'aide du Saint-Esprit, dans une vie qui Te rend louange, gloire et honneur. Merci puissant Dieu, merci Seigneur Jésus-Christ de t'être fait connaître à moi; merci de Ton grand pouvoir de Te soumettre toutes choses. Merci Jésus, parce que Tu es vivant, j'ai besoin de Toi, car je suis faible et j'ai constamment besoin de Ton secours. Entraîne-moi dans Ton cortège de victoire; fais-moi vivre comme Tu as vécu. Tu nous a aussi laissé ce commandement avant de nous quitter: Aimez-vous les uns les autres, comme moi je vous ai aimé". Aide-moi à aimer mon prochain, ceux qui me font du bien comme ceux qui me persécutent, afin que je sois réellement appelé de Ton nom. Accorde-moi Ta grâce et Ta miséricorde; je sais que je suis imparfait(e), et que j'aurai à persévérer tous les jours de ma vie sur le chemin que Tu as tracé. Seigneur, je sais que Ton amour est infini, Ta bonté aussi, c'est pourquoi je ne Te prie pas seulement pour moi, mais pour ceux qui ne Te connaissent pas encore et qui doivent être réconciliés avec Toi.

Grand Dieu juste et redoutable, aie pitié de moi, ainsi que de tous ceux qui sont, et qui seront persécutés à cause de leur foi en Jésus-Christ. Aie pitié de moi, parce que je manque de reconnaissance et je me plains tandis que des frères et des sœurs dans la foi chrétienne sont persécutés jusqu'à la mort par des impies au service de l'ennemi; pardonne-moi Seigneur Dieu, et donne-moi un cœur reconnaissant pour toutes Tes bontés. Merci parce que Tu renouvelles sans cesse le courage de ceux qui t'appartiennent; Ta justice leur sera rendue. Comment ne pas Te remercier, Seigneur Jésus, pour l'exemple que Tu nous as laissé; Tu nous as précédé; Tu as été le premier en tout, dans la mort et dans la résurrection; et aujourd'hui notre espérance est vivante à cause de tout ce que Tu as accompli. Merci Jésus de ces traces que Tu as laissées et qui sont encore là aujourd'hui pour qui veut les voir par la foi en Ton précieux nom, lorsque nous plongeons nos regards dans la Parole; Ta parole. Elle est vivante, puissante, plus tranchante qu'une épée; elle touche chaque aspect de notre vie; et par la puissance du Saint-Esprit, elle renouvelle notre intelligence afin de nous rendre toujours plus semblable à Toi. C'est ainsi que nous pouvons être agréable à Dieu! Merci précieux Saint-Esprit de nous diriger, de nous conduire dans toute la vérité, jusqu'à la vie éternelle. 

Fais-nous grandir dans l'amour de Dieu et dans la foi en notre Seigneur Jésus-Christ, afin que nous ayons aussi part à l'héritage céleste promis en ceux qui sont à Jésus-Christ. Que toute la gloire Te soit rendue, ô Dieu, dans le nom précieux de notre Seigneur Jésus-Christ, Amen.