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dimanche 26 juillet 2026

Vivre pour le court terme

 

Beaucoup de personnes s'inquiètent de la mort et repoussent l'idée le plus loin possible. Elles profitent de la vie, en espérant qu'elle sera longue et heureuse. Pourtant, par opposition à l'animal qui ne s'interroge pas sur sa condition mortelle, l'homme possède une faculté de réflexion, qui l'amène à une certitude intolérable : je vais mourir un jour.

Devant ce fait inéluctable, il y a deux attitudes possibles: la première, c'est de l'ignorer; la seconde, c'est de regarder avec réalisme et de s'y préparer. Mais comment ? Si l'om écoutait celui qui, seul, sait ce qui la suit! Dieu dit: "Il est réservé aux hommes de mourir une fois, et après cela, le jugement" (Hébreux 9:27).

La Bible, la Parole de Dieu, déclare qu'il existe deux résurrections: une résurrection de vie et une résurrection de jugement (Jean 5:29). La mort n'est que la fin de l'existence terrestre. Dieu veut donner une vie éternelle, et "cette vie est dans son Fils: celui qui a le Fils a la vie, celui qui n'a pas le Fils de Dieu n'a pas la vie" (1 Jean 5:11-12).

Pour le chrétien, la mort n'est qu'un passage pour entrer dans la présence de Dieu.

Mais celui qui décide de vivre pour "le court terme" n'a devant lui qu'une attente terrible d'un jugement éternel (Hébreux 10:26-27).

La différence entre l'avenir du croyant et celui de l'incroyant est capitale. Qu'elle est votre espérance?

Auteur inconnu.

dimanche 7 décembre 2025

Reverrons-nous nos êtres chers ? par D.L. Moody

 

C'est l'un des plus beaux chapitres des écrits de Paul. Il est particulièrement poignant pour ceux qui ont perdu des amis. À peine un être cher s'éteint-il que la question se pose : le reverrons-nous ?

Paul répond à cette question et offre une consolation que l'on ne trouve nulle part ailleurs exprimée avec autant de clarté.

Quelle consolation de savoir, au moment d'enterrer nos amis, que nous les reverrons bientôt !

Lorsque je me rends au cimetière, j'aime à penser au moment où les morts se lèveront de leurs tombes. Nous lisons une partie de ce chapitre lors de ce que nous appelons le "service funéraire". Je trouve cette expression malheureuse. Paul n'a jamais parlé "d'enterrement". Il a dit que le corps avait été semé dans la corruption, semé dans la faiblesse, semé dans le déshonneur, semé comme un corps naturel. 

L'Évangile prêché par les apôtres repose sur quatre piliers : la mort expiatoire du Christ, sa mise au tombeau et sa résurrection, son ascension et son retour. Ces quatre doctrines ont été prêchées par tous les apôtres, et c'est par elles que l'Évangile doit subsister ou s'effondrer.

Dans les premiers versets du chapitre 15 de la Première Épître aux Corinthiens, Paul affirme clairement que la doctrine de la résurrection fait partie intégrante de l'Évangile. Il définit l'Évangile comme signifiant que le Christ est mort pour nos péchés, mais pas seulement : il a été enseveli et est ressuscité le troisième jour. Puis, il appelle des témoins à témoigner de la résurrection : "Il est apparu à Céphas (Simon Pierre), puis aux douze. Ensuite, il est apparu à plus de cinq cents frères à la fois, dont la plupart sont encore vivants, et quelques-uns sont morts. Ensuite, il est apparu à Jacques, puis à tous les apôtres. Enfin, il m'est apparu à moi aussi, comme à un avorton."

Voilà un témoignage assez clair, suffisamment convaincant pour satisfaire un interlocuteur sincère. Mais les Grecs ne croyaient pas à la possibilité de la résurrection, et ces convertis de Corinthe avaient été élevés dans cette incrédulité. Paul pose donc la question : "Or, si l’on prêche que Christ est ressuscité des morts, comment certains parmi vous disent-ils qu’il n’y a pas de résurrection des morts ?"

C’était l’une des fausses doctrines qui s’étaient insidieusement infiltrées dans l’Église de Corinthe, car aucun Juif orthodoxe n’aurait songé à la remettre en question. Nier la résurrection, c’est affirmer que nous ne reverrons jamais nos êtres chers dont les corps ont été rendus à la mort. Si Christ n’est pas ressuscité, cette vie est la seule, et nous sommes comme des bêtes. 

Comme il est cruel d’être aimé si cela est vrai ! Comme il est terrible que l’on laisse les liens de notre cœur s’enrouler autour de soi, si, lorsqu’ils sont arrachés par la mort, c’est la fin. Je préférerais haïr qu'aimer si je pensais qu'il n'y aurait pas de résurrection, car alors je ne ressentirais aucune douleur à la perte de ce que je hais!

Oh, la cruauté de l'incrédulité ! Elle anéantit nos plus beaux espoirs. "Si, dans cette vie seulement, nous n'avons d'espérance qu'en Christ, nous sommes les plus malheureux de tous les hommes."

Immortalité.

L'humanité éprouve un désir naturel pour l'infini. Chez les peuples les plus primitifs, les philosophes ont décelé ce qu'on a justement appelé "un appétit pour l'infini", qui contredit l'idée que la mort met fin à tout.

C'est là une des différences fondamentales entre l'homme et la bête. Les oiseaux du ciel et les bêtes des champs sont aujourd'hui semblables à ce qu'ils étaient en Éden. Ils mangent, dorment et passent leur vie au rythme des cycles solaires dans une monotonie immuable. Leurs désirs et leurs besoins sont les mêmes.

Mais l'homme est en perpétuelle évolution. Ses désirs ne cessent de croître. Son esprit est constamment tourné vers l'avenir. À peine a-t-il atteint un but qu'il se lance déjà vers le suivant. Même la mort ne peut l'arrêter. Un célèbre infidèle a dit un jour : "Le dernier ennemi qui sera vaincu n'est pas la mort, mais la croyance de l'homme en sa propre immortalité."

Ce pressentiment d'une vie future a été magnifiquement illustré par le sentiment qui naît chez l'oiseau à l'approche de l'hiver, le poussant à migrer vers le sud; "une impulsion mystérieuse et indéfinie, mais irrésistible et infaillible" ; ou encore par "le désir ardent des plantes méridionales, transplantées sous un climat septentrional et plantées dans un sol nordique. Elles y poussent, mais leurs fleurs leur font toujours défaut. Le pauvre arbuste exilé rêve d'une fleur splendide qu'il n'a jamais vue, mais dont il a vaguement conscience qu'il devrait, d'une manière ou d'une autre, produire. Il sent la fleur qu'il est incapable de faire éclore dans les fluides, à demi glacés mais encore authentiques, de sa nature méridionale. C'est ainsi que la pensée d'une vie future nous hante tous."

Les philosophes disposent de nombreux arguments pour prouver cette continuité universelle vers la vie après la mort. On suppose, par exemple, que de nombreux rites et cérémonies funéraires y sont liés. Si le corps doit être de nouveau habité par son esprit, il est évident qu'il doit être protégé. C'est pourquoi les tombes sont dissimulées afin d'éviter que des ennemis ne profanent la dépouille.

Livingstone raconte comment un chef Bechuana fut enterré dans son propre enclos à bétail, puis comment le bétail fut promené pendant des heures jusqu'à ce que toute trace de la tombe disparaisse.

Dans ces coutumes, le corps doit être protégé non seulement des mauvais traitements, mais aussi, autant que possible, de la décomposition ; l'embaumement est une démarche qui vise cet objectif. 

Parfois, la résurrection était indésirable, et c'est pourquoi on jetait les corps des défunts à l'eau pour "noyer l'esprit". Les Égyptiens modernes font tourner le corps sur lui-même, dit-on, pour étourdir l'esprit et l'empêcher ainsi de revenir sur ses pas. Certains Aborigènes d'Australie coupent les ongles des mains afin que "le corps réanimé ne puisse pas se frayer un chemin hors de sa cellule étroite".

Lorsqu'on conçoit la seconde vie comme une continuation de la vie présente, on observe que leur coutume est d'enterrer des objets inanimés, tels que des armes et des instruments. Le défunt aura besoin de tout après la mort, comme il en avait besoin ici-bas. Non seulement les objets inanimés, mais aussi les animaux sont sacrifiés afin que leurs âmes accompagnent celle du défunt. Les Bédouins abattent leurs chameaux sur la tombe de leur compagnon : indispensables en ce monde, ils le seront aussi dans l'autre.

De là, il n'y a qu'un pas vers l'immolation des êtres humains. Les épouses suivent leurs maris ; les esclaves sont tués pour qu'ils continuent de servir leurs maîtres. Comme l'écrivait un poète : "Ceux qui, lors des sépultures barbares, tuaient l'esclave et immolaient l'épouse, ressentaient en eux la ferveur sacrée de la seconde vie". 

La doctrine de la résurrection dans l'Ancien Testament.

La doctrine de la résurrection n'apparaît que sporadiquement dans l'Ancien Testament, mais les saints de cette époque y croyaient manifestement. Près de deux mille ans avant Jésus-Christ, Abraham prépara son sacrifice sur le mont Moriah, obéissant à l'appel de Dieu d'offrir Isaac en sacrifice. L'auteur de la lettre aux Hébreux écrit à ce sujet : "Il pensait que Dieu était capable de le ressusciter d'entre les morts, aussi le recouvra-t-il par une sorte de résurrection". 

Cinq cents ans plus tard, Dieu dit à son serviteur Moïse : "Je fais mourir, et je fais vivre." Esaïe écrivit : "Il engloutira la mort dans sa victoire ; le Seigneur, l’Éternel, essuiera les larmes de tous les visages." Et encore : "Tes morts revivront, mon corps mort se relèvera. Réveillez-vous et chantez, vous qui habitez dans la poussière ! Car ta rosée est comme la rosée des herbes, et la terre fera sortir les morts." 

La description saisissante par Ézéchiel de la résurrection des ossements desséchés, annonçant prophétiquement la restauration d'Israël, en est une autre preuve. Lorsque David perdit son enfant, il déclara qu'il ne pouvait le rappeler à lui, mais qu'il irait le rejoindre. À d'autres moments, il écrivit : "Quant à moi, je contemplerai ta face dans la justice ; à mon réveil, ta ressemblance me comblera." Et : "Dieu rachètera mon âme du pouvoir du séjour des morts, car il me recevra." 

Le patriarche Job se consola de cette même glorieuse espérance à l'heure de sa profonde tristesse. Lui qui avait demandé : "Quelle est ma force pour espérer ? Quel est mon but pour prolonger ma vie ?" Il dit : "Je sais que mon Rédempteur est vivant, et qu'il se lèvera au dernier jour sur la terre. Et même si, après ma mort, les vers détruisent ce corps, dans ma chair je verrai Dieu. Je le verrai moi-même, mes yeux le contempleront, et non un autre."

Job devait être fermement convaincu que son corps ressusciterait dans l'au-delà, mais non sur terre, car il dit encore : "Il y a de l'espoir pour un arbre, même coupé, qu'il repousse et que ses jeunes branches ne cessent de croître. Même si ses racines vieillissent dans la terre et que son tronc meurt dans le sol, grâce à l'eau, il bourgeonne et produit des branches comme une plante. Mais l'homme meurt et dépérit ; il rend l'esprit, et où est-il ? Comme les eaux se retirent de la mer et que le fleuve s'assèche et se tarit, ainsi l'homme se couche et ne se relève plus ; jusqu'à ce que les cieux ne soient plus, ils ne se réveilleront ni ne se relèveront de leur sommeil."

Dans le livre d'Osée, le Seigneur déclare : "Je les rachèterai du pouvoir du séjour des morts, je les délivrerai de la mort. Ô mort, je serai tes fléaux ; ô séjour des morts, je serai ta destruction !" 

Dans le dernier chapitre de Daniel, nous retrouvons cette même vérité : "Ceux qui sont sages brilleront comme la splendeur du firmament, et ceux qui auront ramené beaucoup à la justice brilleront comme les étoiles, à toujours et à perpétuité." Et son livre se termine par ces mots : "Va jusqu’à la fin de tes jours ; car tu te reposeras, et tu recevras ta part." 

De plus, la résurrection était déjà annoncée de manière symbolique dans l’Ancien Testament. Par les prémices offertes le lendemain du sabbat de la Pâque, gage de toute la récolte, les enfants d’Israël apprenaient, par préfiguration, que le Messie serait "les prémices de ceux qui sont morts". On a dit que la toute première occupation d'Israël en Canaan consistait à préparer le modèle de la résurrection du Sauveur, et que leur premier acte religieux était de soutenir ce modèle du Sauveur ressuscité.

Dans le Nouveau Testament.

Ce qui n'était évoqué que sporadiquement dans l'Ancien Testament devint, dans le Nouveau Testament, un fait et un enseignement majeurs. Le mot "résurrection" apparaît quarante-deux fois dans le Nouveau Testament. À maintes reprises durant son ministère, notre Seigneur fit référence à la résurrection de tous les morts.

Un jour, des sadducéens vinrent le trouver avec une question difficile concernant les relations conjugales dans l'au-delà ; et Jésus répondit : "Concernant la résurrection des morts, n'avez-vous pas lu ce que Dieu vous a dit : Je suis le Dieu d'Abraham, le Dieu d'Isaac et le Dieu de Jacob ? Dieu n'est pas le Dieu des morts, mais des vivants." 

À une autre occasion, le Christ dit : "Lorsque tu donnes un dîner ou un souper, n’invite ni tes amis, ni tes frères, ni tes parents, ni tes voisins riches, de peur qu’ils ne t’invitent à leur tour et que tu ne reçoives une récompense. Mais lorsque tu donnes un festin, invite les pauvres, les estropiés, les boiteux, les aveugles ; et tu seras heureux, car ils ne peuvent pas te rendre la pareille : tu seras récompensé à la résurrection des justes."

Après la mort de Lazare, Jésus adressa ces paroles de consolation à ses sœurs : "Ton frère ressuscitera." Marthe répondit : "Je sais qu’il ressuscitera à la résurrection, au dernier jour." Alors Jésus lui dit : "Je suis la résurrection et la vie." 

Une supposition splendide.

Nous voyons donc que la croyance en une vie après la mort ne date pas du Christ. Mais bien que cette idée existât avant le christianisme, elle n'était au mieux qu'une simple conjecture. L'homme naturel ne peut apercevoir ce qui se trouve au-delà de la plus étroite des tombes. Il a beau plisser les yeux, il ne peut percer le voile de la mort. Elle est toujours là, anéantissant ses espoirs, contrariant ses projets, réduisant à néant ses desseins, une barrière infranchissable.

Depuis que le péché est entré dans le monde, la mort règne, faisant de la terre un immense cimetière. Elle ne connaît aucun repos. À chaque époque et en chaque pays, la sentence "Tu es poussière, et tu retourneras à la poussière" plane sur l'humanité. Toutes les générations, en traversant la terre, ne font que suivre leurs morts.

Bien des choses inattendues nous arrivent dans cette vie, mais la mort n'en fait pas partie. Nous ignorons comment et quand elle viendra, mais elle viendra, si le Seigneur tarde. 

Nous avons entendu parler de médecins ayant accompli des guérisons miraculeuses, mais malgré toute leur habileté et leur savoir, ils n'ont pu défaire l'œuvre de la mort. En six mille ans, depuis que la mort a pénétré cette terre maudite par le péché, les forces humaines n'ont jamais réussi à lui ravir le moindre trophée. Le progrès de la civilisation, l'élévation de l'éducation, les avancées commerciales et artistiques; rien de tout cela ne nous rend supérieurs aux peuples les plus dépravés. La mort triomphe toujours à la fin. Le cours des choses est toujours unidirectionnel : il va de l'avant, jamais en arrière.

Mis en lumière par le Christ.

Ce que les plus sages hommes de la terre ignoraient, le Christ l'a révélé. Il a vaincu la mort et, par l'Évangile, a fait resplendir la vie et l'immortalité. Ce pays inconnu, dont parle le poète, d'où nul voyageur ne revient, n'est pas un pays inconnu pour le croyant. Notre Seigneur l'a exploré. Il a combattu la mort sur son propre territoire et en est ressorti plus que vainqueur.

Le sceptre de la mort demeure universel, mais il est brisé et finira un jour en poussière. Le chrétien n'a plus besoin de spéculer sur l'avenir : la certitude est atteinte auprès du tombeau vide du Christ. "Maintenant, Christ est ressuscité des morts, prémices de ceux qui sont morts." Nous pouvons voir la trace de son retour. 

Triomphe.

Ainsi, nous pouvons nous joindre au chant triomphal : "La mort est engloutie par la victoire." L'aiguillon de la mort, c'est le péché, et Dieu nous a donné la victoire par notre Seigneur Jésus-Christ. Ceux qui se sont endormis dans le Christ n'ont pas péri ; nous les reverrons un jour face à face. Quel Évangile de joie et d'espérance nous avons, comparé à celui de l'incrédulité !

Les païens pleuraient sans espoir, écrivait le docteur Bonar : "Pour eux, la mort était synonyme d'absence d'espoir, de lumière, de triomphe. Ce n'était pas le crépuscule, car il nous invite à guetter un autre soleil, aussi éclatant que celui qui s'est couché. Ce n'était ni l'automne ni l'hiver, car ces saisons annoncent le retour du printemps et de l'été. Ce n'était pas une graine semée en terre aride, car elle prédit l'arbre ou la fleur à venir, plus belle encore que la graine. C'était l'obscurité pure et simple, un néant absolu, une ombre, un désespoir absolu".

"Une colonne brisée, un navire en morceaux, une race disparue, une harpe gisant à terre, les cordes brisées et toute sa musique perdue, un bouton de fleur écrasé – tels étaient les tristes cris de leur chagrin désespéré. L'idée que la mort soit la porte de la vie n'était pas venue adoucir les adieux ni illuminer le sépulcre. La vérité que la tombe était la terre et le corps la semence semée par la main même de Dieu pour faire naître la vie latente ; que l'humanité n'était pas perdue, mais transférée dans un autre édifice et une autre cité pour être « un pilier dans la maison de Dieu » ; que le bourgeon n'était pas écrasé, mais transplanté pour s'épanouir pleinement dans une terre et un air plus cléments ; que la harpe n'était pas brisée, mais remise à un musicien plus accompli qui révélerait toute la richesse de sa musique cachée : ces choses n'avaient pas leur place dans leur théologie, à peine dans leurs rêves.

Une doctrine essentielle.

Certains prétendent que la question d'un Sauveur ressuscité n'est pas essentielle. Écoutons ce que dit Paul : "Si Christ n'est pas ressuscité, notre prédication est donc vaine, et votre foi aussi l'est également. De plus, nous sommes trouvés de faux témoins de Dieu, puisque nous avons témoigné contre Dieu qu'il a ressuscité Christ ; or, il ne l'a pas ressuscité, si les morts ne ressuscitent pas. Car si les morts ne ressuscitent pas, Christ n'est pas ressuscité ; et si Christ n'est pas ressuscité, votre foi est vaine, vous êtes encore dans vos péchés."

Je vous le dis, c'est absolument essentiel. Il ne s'agit pas d'une simple question spéculative ; elle revêt une importance pratique capitale. La résurrection est la clé de voûte de notre foi. Si Christ n'est pas ressuscité, nous devons discréditer tous ces témoins mensongers. Si Christ n'est pas ressuscité, nous n'avons aucune preuve que la crucifixion de Jésus ait été différente de celle des deux larrons qui ont souffert avec lui. 

Si le Christ n'est pas ressuscité, il est impossible d'admirer sa mort expiatoire, pourtant acceptée. Certains affirment que, dans le Nouveau Testament, le pouvoir de la mort du Christ d'ôter le péché est toujours conditionné par le fait de sa résurrection. Si le Christ n'est pas ressuscité, il est impossible d'admirer ses paroles et son caractère. Il a fait de la résurrection une preuve tangible de sa divinité. Les Juifs lui demandèrent un jour un signe, et il leur répondit : "Détruisez ce temple, et en trois jours je le relèverai", faisant référence au temple de son corps.

À une autre occasion, il donna le signe du prophète Jonas : "Comme Jonas fut trois jours et trois nuits dans le ventre du poisson, ainsi le Fils de l’homme sera trois jours et trois nuits dans le sein de la terre". Paul dit : "Déclaré Fils de Dieu avec puissance par sa résurrection d’entre les morts." 

"S’il n’avait pas été divin", dit l’un d’eux, "les péchés de chacun de nous auraient été une pierre tombale trop lourde pour qu’il puisse la soulever ; les exigences de la justice de l'Éternel auraient été des liens de mort trop forts pour qu’il puisse les rompre."

Que serait le christianisme sans la résurrection ? Il se rabaisserait au niveau de n’importe quel autre système religieux du monde. Si le Christ n’est jamais ressuscité, en quoi ses paroles diffèrent-elles de celles de Platon ? D’autres hommes, outre le Christ, ont mené des vies exemplaires et ont laissé de précieux préceptes pour guider leurs disciples. Nous devrions nous contenter de placer le Christ parmi eux.

Comment les morts ressuscitent-ils? Et avec quel corps reviennent-ils

Revenons à ce chapitre : Paul y aborde ensuite la question de la résurrection des morts et du corps avec lequel ils reviennent. Il dit : "Insensé ! Ce que tu sèmes ne prend vie qu’après avoir pourri. Et ce que tu sèmes, tu ne sèmes pas le corps qui doit exister, mais une simple graine, qu’il s’agisse de blé ou d’une autre céréale. Dieu" (et tout est possible à Dieu) "lui donne un corps comme il lui plaît, et à chaque graine son propre corps. Toute chair n’est pas la même chair : il y a chair des hommes, chair des bêtes, chair des poissons, chair des oiseaux. Il y a aussi des corps célestes et des corps terrestres ; mais la gloire des célestes est différente de celle des terrestres. Il y a une gloire du soleil, une autre gloire de la lune, une autre gloire des étoiles ; car une étoile diffère d’une autre étoile en gloire.

"Il en est de même de la résurrection des morts", poursuit Paul. "Le corps est semé corrompu, il ressuscite incorruptible ; il est semé dans le déshonneur, il ressuscite dans la gloire ; il est semé dans la faiblesse, il ressuscite dans la puissance ; il est semé corps naturel, il ressuscite corps spirituel. Il y a un corps naturel et il y a un corps spirituel. C’est pourquoi il est écrit : Le premier homme, Adam, devint une âme vivante ; le dernier Adam devint un esprit vivifiant. Toutefois, ce qui est spirituel n’est pas premier, mais ce qui est naturel ; ensuite vient ce qui est spirituel. Le premier homme est tiré de la terre, il est terrestre ; le second homme est le Seigneur venu du ciel. Tels sont les terrestres, tels sont aussi les célestes. Et comme nous avons porté l’image de l’homme terrestre, nous porterons aussi l’image de l’homme céleste."

Nous constatons la véracité de l'illustration de Paul dans le monde qui nous entoure. L'analogie avec la nature ne constitue certes pas une preuve de la résurrection, mais elle offre des illustrations pour bien des phénomènes difficiles à expliquer, sans pour autant nier les faits.

Prenez une petite graine de fleur noire et semez-la. Après un certain temps, déterrez-la. Si elle est intacte, vous savez qu'elle est stérile ; mais si elle commence à se décomposer, vous savez que la vie et la fécondité suivront. Une vie ressuscitera, et de cette petite graine noire naîtra une belle fleur parfumée.

Voici une larve répugnante qui rampe sur le sol. Peu à peu, la vieillesse la rattrape et elle commence à tisser son linceul, à se faire son propre sépulcre, et elle gît comme morte. Regardez encore : elle s'est débarrassée de son linceul, elle a ouvert son sépulcre et en est sorti un magnifique papillon, à la forme et aux mœurs différentes.

Il en va de même pour nos corps. Ils meurent, mais Dieu nous donnera à leur place des corps glorifiés. Telle est la loi de la nouvelle création comme de l'ancienne : la lumière après les ténèbres, la vie après la mort, la fécondité et la gloire après la corruption et la décomposition.

Grâces soient rendues à Dieu, nous devons gagner à mourir. Nous allons posséder quelque chose que la mort ne peut atteindre. Lorsque ce corps terrestre ressuscitera, toute imperfection présente disparaîtra. Jacob sera guéri de sa paralysie. Paul n'aura plus d'écharde dans la chair. Nous entrerons dans une vie digne de ce nom, heureuse, glorieuse, éternelle; le corps de nouveau uni à l'âme, non plus mortel, non plus sujet à la douleur, à la maladie et à la mort, mais glorifié, incorruptible, "semblable à son corps glorieux", tout ce qui entrave la vie spirituelle étant laissé derrière nous. Nous sommes exilés maintenant, mais alors, nous qui sommes fidèles, nous nous tiendrons devant le trône de Dieu, cohéritiers du Christ, rois et prêtres, citoyens de ce royaume céleste.

Une jeune fille brillante de quinze ans fut soudainement alitée, complètement paralysée d'un côté et presque aveugle. Elle entendit le médecin de famille dire à ses parents, qui se tenaient à son chevet : "Elle a connu ses plus beaux jours, la pauvre !" "Non, docteur", s'écria-t-elle, "mes plus beaux jours sont encore à venir, quand je verrai le Roi dans toute sa splendeur."

Notre espérance.

Voilà notre espoir. Nous ne sombrerons pas dans l'anéantissement. Le Christ est ressuscité pour nous donner la garantie de notre propre résurrection. La résurrection est le grand antidote à la mort. Rien ne peut la remplacer. Ni les richesses, ni le génie, ni les plaisirs terrestres, ni les occupations, rien ne peut nous apporter de consolation à l'heure de notre mort.

"Tous mes biens pour un (si court) instant", s'écria la reine Élisabeth en mourant. "J'ai tout prévu durant ma vie, sauf la mort, et maintenant, hélas ! Je vais mourir sans y être préparé", furent les dernières paroles du cardinal Borgia. Comparons cela aux dernières paroles d'un des premiers disciples : "Je suis las. Je vais maintenant dormir. Bonne nuit !" Il avait l'espoir certain de se réveiller dans un monde meilleur. 

À la bataille d'Inkerman, un soldat parvint de justesse à ramper jusqu'à sa tente après avoir été terrassé. Lorsqu'on le trouva, il gisait face contre terre, sa Bible ouverte devant lui, la main collée à la page par son sang qui la recouvrait. Quand on releva sa main, les lettres de la page imprimée s'y dessinaient clairement ; et avec la promesse éternelle inscrite dans sa main, on le déposa dans une tombe de soldat. Les mots étaient : "Je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi, même s'il meurt, vivra."

Je désire cette religion qui puisse apporter du réconfort même dans la mort, qui puisse me réunir à mes proches. Oh ! que de tristesse et de ténèbres s'abattraient sur ce monde sans la glorieuse doctrine de la résurrection ! Dieu soit loué, le jour glorieux ne tardera pas à se lever. Pour un temps encore, Dieu nous demande d'être des veilleurs, fidèles à Lui et attendant son appel. Bientôt, notre Seigneur viendra chercher les siens, vivants ou morts.

dimanche 20 avril 2025

La dernière tentation du Christ

 

"S'il est roi d'Israël, qu'il descende de la croix, et nous croirons en lui. Il s'est confié en Dieu; que Dieu le délivre maintenant, s'il l'aime." (Matthieu 27:42-43).

Nous nous souvenons des tentations du Christ en Matthieu 4:1-10. Il est dit au verset 11 que "le diable le laissa". Mais ici en Matthieu 27, il revient à la charge avec une tentation qui suit un peu celle qu'il avait déjà essayé en Matthieu 4, lorsqu'il lui dit: "Si tu es le Fils de Dieu, jette toi en bas du temple". En d'autres mots, il disait à Jésus: "Si le Père t'aime tant, Il va te protéger". Et ici au verset 43, il essaie encore de le faire douter de l'amour du Père  lorsque Jésus, du milieu de ses souffrances, entend les badauds crier : "Il s'est confié en Dieu; que Dieu le délivre maintenant, s'il l'aime." 

C'est un peu la tentation que l'ennemi envoie à chacun de nous, un jour ou l'autre. "Tu vois bien que tu as trop fait de mal; Dieu ne te pardonnera jamais". Ou encore: "Pourquoi souffre-tu ainsi? Si Dieu t'aimais, Il ne permettrait jamais cela". Et ainsi de suite. Parce qu'il sait que, dès qu'il réussi à nous faire douter de l'amour de Dieu, ce n'est plus qu'une question de temps avant qu'il nous attire loin de la face de Dieu. Lorsque non traitée par la foi et une ferme assurance dans les promesses de Jésus, la graine du doute devient inévitablement un arbre d'incrédulité et d'indifférence. 

La prophétie de David se réalisait, alors qu'il avait écrit longtemps avant: "L'opprobre me brise le cœur, et je suis malade; j'attends de la pitié, mais en vain, des consolateurs, et je n'en trouve aucun. Ils mettent du fiel dans ma nourriture, et, pour apaiser ma soif, ils m'abreuvent de vinaigre." (Psaume 69:20-21). David encore au Psaume 22 prophétise au sujet de Jésus en ces termes; verset 1 : "Mon Dieu! mon Dieu! pourquoi m'as-tu abandonné, et t'éloignes-tu sans me secourir, sans écouter mes plaintes?" Et encore aux versets 6 à 8 : "Et moi, je suis un ver et non un homme, l'opprobre des hommes et le méprisé du peuple. Tous ceux qui me voient se moquent de moi, ils ouvrent la bouche, secouent la tête: Recommande-toi à l'Éternel! L'Éternel le sauvera, Il le délivrera, puisqu'il l'aime!"

Les principaux sacrificateurs, avec les scribes et les anciens, auraient dû mieux savoir. Ils étaient supposément versés dans les Écritures, et ils ne se sont même pas rendus comptes qu'en se moquant ainsi du Christ, de leur Messie (qu'ils rejetaient), ils accomplissaient les Écritures qu'ils prétendaient connaître et étudier?! Cela démontre à quel point ils étaient ignorants, quoiqu'instruits; complètement aveugles aux choses de Dieu, quoique prétendant être de grands savants. Du haut de leur piédestal de méchanceté et de leur dépravation, ils insultaient Celui qui était venu accomplir les Écritures! 

Revenons un instant au verset 42, lorsqu'ils disent: "Il a sauvé les autres, et il ne peut se sauver lui-même!" Ils reconnaissaient même ici que Jésus avait fait des miracles, des prodiges et des merveilles, mais loin de toucher leur cœur endurci et rebelle, ils utilisent tout le bien que Jésus a fait pour l'injurier! "Hey, toi, Jésus, Tu as sauvé les autres, Tu as guéri les aveugles et les lépreux, mais qu'est-ce que tout cela maintenant? Si Tu étais si puissant, Tu te sauverais toi-même". Certains commentateurs prétendent qu'ils ne croyaient pas que Jésus avait fait tous ces miracles, mais c'est peu probable. Ils le croyaient, car ils l'avaient vu de leurs yeux, mais ils étaient tellement endurcis dans leurs péchés et tellement imbus d'eux-mêmes qu'ils ont refusé de croire en Lui malgré la montagne de preuves qu'ils avaient Le concernant. Ce n'est pas sans raison que Jésus avait dit "qu'ils n'auraient pas d'autres signes que celui de Jonas" (Matthieu 12:39).

Et ils sont là, demandant pourtant un autre miracle: "S'il est roi d'Israël, qu'il descende de la croix, et nous croirons en lui". Non, ils n'auraient pas cru en Lui. 

Certains ont demandé: "Mais pourquoi Jésus n'a t'il pas saisi cette occasion pour faire un dernier miracle? N'aurait-il pas pu descendre de la croix à cette heure même et démontrer à tous les témoins de Sa crucifixion qu'Il était Dieu?" Oui, bien sûr, mais "il convenait que celui pour qui et par qui sont toutes choses, et qui voulait conduire à la gloire beaucoup de fils, élevât à la perfection par les souffrances le Prince de leur salut" (Hébreux 2:10). Et au verset 18: "Car, ayant été tenté lui-même dans ce qu'il a souffert, il peut secourir ceux qui sont tentés". Tout ce qu'Il avait accompli jusqu'alors était suffisant pour prouver qui Il était. De plus, ne l'aurait-on pas trouvé menteur? N'avait-il pas dit à ses disciples en Matthieu 16:21 qu'il devait "beaucoup souffrir de la part des anciens, des principaux sacrificateurs et des scribes, qu'il fût mis à mort, et qu'il ressuscitât le troisième jour" ?

Le moment était venu de donner Sa vie pour les pécheurs (que nous sommes), et alors que, depuis la foule s'élevait des moqueries, Jésus a choisi d'accomplir les paroles sorties de Sa bouche. En effet, il dit en Jean 10:17-18 : "Le Père m'aime, parce que je donne ma vie, afin de la reprendre. Personne ne me l'ôte, mais je la donne de moi-même; j'ai le pouvoir de la donner, et j'ai le pouvoir de la reprendre: tel est l'ordre que j'ai reçu de mon Père". Il était "l'Agneau de Dieu, qui ôte le péché du monde" (Jean 1:29). 

S'il l'avait voulu, Jésus aurait pu descendre de la croix. Cette tentation, survenue au point culminant de Ses souffrances physiques, s'il lui avait cédé, aurait pu changer le cours de l'histoire de l'humanité. En effet, que serait-il advenu de la promesse du Sauveur en Esaïe 53:6 ? "Et l'Éternel a fait retomber sur lui l'iniquité de nous tous". Si Jésus était descendu de la croix, quelle espérance aurions-nous? Nous serions restés comme le dit le début du verset 6; "errants comme des brebis, chacun suivant sa propre voie". Bien sûr, plusieurs suivent leurs propres voies encore aujourd'hui, car ceux-ci préfèrent placer leur confiance dans ce qui est destructible et qui sera détruit par le feu plutôt qu'en Christ. Mais pour nous qui croyons, le fait que Jésus ait résisté à cette dernière tentation a une valeur inestimable; la vie éternelle!   

Et pourquoi Jésus, à cette heure, a-t-il pu résister à cette dernière tentation? Parce que toute sa vie durant, Il avait confié ses pas dans la volonté du Père. Cela n'est probablement pas mieux représenté que par sa prière au jardin de Gethsémané, où Il dit: "Mon Père, s'il est possible, que cette coupe s'éloigne de moi! Toutefois, non pas ce que je veux, mais ce que tu veux" (Matthieu 26:39). Il a été fait péché pour nous. 

Quelqu'un a écrit: "Aussi affreuses qu'aient dû être les souffrances physiques et mentales du Fils de Dieu, il y avait une souffrance encore plus grande devant Lui, une souffrance devant laquelle toutes les autres souffrances pâlissent. Jusque là, il avait souffert d'hommes méchants, dynamisés par le diable. Mais maintenant il approche du moment où celui qui n'a pas connu le péché sera fait péché, où, au lieu de souffrir des hommes, il souffrira de Dieu lui-même. La coupe à laquelle son saint être s'est rétréci, il la prend maintenant pour la boire jusqu'à la dernière goutte". Et ainsi, nous arrivons au cri de Jésus, accomplissant la prophétie de David: "Eli, Eli, lama sabachthani? c'est-à-dire: Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné?" 

A.C. Gaebelein dira de ce moment: "Nous devons en parler à voix basse. C'est le Saint des Saints de la grande œuvre de la croix, le mystère impénétrable de l'œuvre expiatoire du Fils de Dieu. Des ténèbres qui enveloppaient la croix et le bienheureux souffrant sur le bois maudit, s'éleva un cri lugubre : "Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné ?" Ce cri révélait l'horrible souffrance endurée par l'Agneau de Dieu, substitut des pécheurs, de la main d'un Dieu saint. Il fut frappé et affligé par Dieu. La main de Dieu lui-même reposait sur lui. "L'Éternel a fait retomber sur lui l'iniquité de nous tous" (Ésaïe 53:6). "Il a plu à l'Éternel de le briser par la souffrance" (Esaïe 53:10). Qui peut décrire sa douleur et sa profonde affliction ? Jamais nous ne découvrirons pleinement la grandeur du prix payé. La mort sur la croix, comme on l'a dit avec justesse, est parfaitement unique. Elle ne peut jamais se répéter et, en raison de son efficacité éternelle, n'aura jamais besoin de se répéter." 

"Il est mort pour tous. Il s'est donné en rançon pour tous. Il a goûté la mort pour chaque homme. Il est la propitiation pour le monde entier (et non pour les péchés du monde entier, sinon le monde entier serait sauvé). Cela signifie que son œuvre est accessible à tous les pécheurs. Du fait de sa mort pour tous, l'Évangile est prêché aux pécheurs perdus et coupables. Christ est mort pour les impies. "Quiconque veut, quiconque croit", telles sont les précieuses conditions de l'Évangile de la grâce qui résonne de l'œuvre accomplie du Christ sur la croix. Et tous ceux qui croient en lui et acceptent le Seigneur Jésus-Christ comme leur Sauveur, il a porté leurs péchés sur la croix pour eux. Chaque pécheur croyant peut se retourner vers la croix et dire : "Il m'a aimé, il s'est donné pour moi. Il a payé ma dette. Il a porté mes péchés en son corps sur le bois. Il s'est tenu à ma place. Il était mon substitut. Il a goûté la mort pour moi."

Et nous pourrions ajouter: "Il a résisté à la dernière tentation, parce qu'Il était venu, non pour être délivré de la mort; Il a bu la coupe du jugement, non parce qu'Il était coupable, mais pour me délivrer, moi qui est coupable, du pouvoir du péché et de la mort". Romains 5:6-8 : "Car, lorsque nous étions encore sans force, Christ, au temps marqué, est mort pour des impies. À peine mourrait-on pour un juste; quelqu'un peut-être mourrait-il pour un homme de bien. Mais Dieu prouve son amour envers nous, en ce que, lorsque nous étions encore des pécheurs, Christ est mort pour nous." Et encore: "Celui qui n'a point connu le péché, il l'a fait devenir péché pour nous, afin que nous devenions en lui justice de Dieu" (2 Corinthiens 5:21). 

"Mais celui qui a été abaissé pour un peu de temps au-dessous des anges, Jésus, nous le voyons couronné de gloire et d'honneur à cause de la mort qu'il a soufferte, afin que, par la grâce de Dieu, il souffrît la mort pour tous" (Hébreux 2:9). "C'est pourquoi aussi Dieu l'a souverainement élevé, et lui a donné le nom qui est au-dessus de tout nom, afin qu'au nom de Jésus tout genou fléchisse dans les cieux, sur la terre et sous la terre, et que toute langue confesse que Jésus-Christ est Seigneur, à la gloire de Dieu le Père" (Philippiens 2:9-11).

Merci Seigneur Jésus, pour ce sacrifice si grand; merci pour l'espérance que Tu place en nous. Que Ton nom soit béni et glorifié!
Que toute la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen.

dimanche 1 décembre 2024

Jésus est Dieu

 

Qui peut le déclarer ? Certainement pas une autorité humaine. Jésus n'est pas devenu Dieu. Il l'était dès sa naissance. 

L'ange dit à Marie: "Celui qui naîtra, saint, sera appelé Fils de Dieu" (Luc 1:35). C'est un mystère: "Dieu a été manifesté en chair" (1 Timothée 3:16). 
Jésus est Dieu venu sous la forme d'un homme sans péché pour s'approcher de sa créature privée de relation avec lui à cause du péché. La Bible nous montre cette personne merveilleuse venue dans une humilité extrême nous visiter. 

S'il n'y avait "pas d'apparence en lui pour nous le faire désirer", s'il a été "méprisé et délaissé des hommes" (Ésaïe 53:2,3), pourtant il mettait en évidence sa gloire de Fils de Dieu. 
Il dormait à l'arrière d'une barque au milieu de la tempête comme quelqu'un de fatigué. Réveillé par ceux qui étaient avec Lui, Il calme le vent avec la puissance de celui qui "rassemble le vent dans le creux de ses mains" (Marc 4:35-41; Proverbes30:4). 

Jésus ne possédait rien lorsqu'Il vivait sur cette terre, mais Il disposait de toute la création. Il n'avait pas une pièce de monnaie pour payer l'impôt mais il dit à Pierre :"Va à la mer, jette un hameçon et saisis le premier poisson qui montera; quand tu lui auras ouvert la bouche, tu y trouveras un statère" (Matthieu 17:27).
Lui-même déclare devant ses contradicteurs:" Avant qu'Abraham fût, Je suis" (Jean8:58).

Crucifié par les hommes, Il a le pouvoir de laisser Sa vie et de la reprendre (Jean 10:17-18).
Et pour finir Il est démontré Fils de Dieu par la résurrection (Romains1:4).

Auteur inconnu

dimanche 18 août 2024

Notre corps mortel ressuscité?

 

Et si l'Esprit de celui qui a ressuscité Jésus d'entre les morts habite en vous, celui qui a ressuscité Christ d'entre les morts rendra aussi la vie à vos corps mortels par son Esprit qui habite en vous (Romains 8:11).

Comment est-ce possible? Eh bien, il faut d'abord "naître de nouveau". Nicodème a posé la même question à Jésus: "Comment un homme peut-il naître quand il est vieux?" (Jean 3:4). Jésus l'a dit: "Si un homme ne naît de nouveau, il ne peut voir le royaume de Dieu" (Jean 3:3). Si un homme ne meurt en Christ, il ne pourra jamais être ramené de la mort à la vie avec Lui, par la même puissance qui a ressuscité Jésus d'entre les morts. 

L'Esprit de Dieu nous donne une nouvelle vie, une nouvelle compréhension spirituelle, il transforme notre intelligence, change nos pensées et désirs, afin que nous puissions aimer Dieu, aimer Sa Parole, et afin que nous puissions Lui obéir et la mettre en pratique. Rien de cela ne serait possible par nos propres forces, tant que nous sommes sous la domination de notre nature humaine déchue et pécheresse. Tant que nous ne sommes pas convertis, nous sommes déjà morts, bien que vivants dans un corps de chair. Ce n'est pas sans raison que Jésus dira en Jean 3:6 : "Ce qui est né de la chair est chair, et ce qui est né de l'Esprit est esprit". En d'autres mots: "Ce qui est né de parents humains est humain, donc corruptible et destiné à la mort, mais ce qui est né de l'Esprit est incorruptible et destiné à la vie". 

Ce qui est né de l'Esprit est éternel. Dans un autre passage, Jésus dira en Jean 14:19 : "Encore un peu de temps, et le monde ne me verra plus; mais vous, vous me verrez, car je vis, et vous vivrez aussi". Est-ce à dire que notre verset initial parle donc de nos corps mortels? Non! Lorsque Paul parle de "rendre la vie à nos corps mortels", il ne veut pas dire que nous vivrons éternellement dans ce corps de chair, ou que nous ressusciterons dans ce même corps corruptible. Il veut simplement parler des désirs et des penchants mortels qui viennent avec ce corps de chair que nous avons, qu'ils doivent mourir avec Christ à la croix, car ils conduisent tous à la mort spirituelle, si nous ne naissons pas spirituellement en Christ.  

L'influence de la chair, c'est à dire, de la nature humaine pécheresse, c'est la mort, mais l'influence de l'Esprit, c'est la vie. C'est ce que Paul dira en Romains 8:6 : " (...)l'affection de la chair, c'est la mort, tandis que l'affection de l'esprit, c'est la vie". Il poursuivra aux versets 7 et 8 en disant: "Car l'affection de la chair est inimitié contre Dieu, parce qu'elle ne se soumet pas à la loi de Dieu, et qu'elle ne le peut même pas. Or ceux qui vivent selon la chair ne sauraient plaire à Dieu". 

Alors, si Paul ne parle pas au sens littéral de notre corps mortel, de quoi parle-t-il? Comme nous l'avons dit précédemment, il parle de nos désirs et de nos penchants pécheurs qui sont complètement renouvelés par le Saint-Esprit, de sorte que, de morts que nous étions, nous pouvons maintenant vivre pour Christ; marcher avec Lui, afin que Dieu puisse nous utiliser comme des ambassadeurs de Son Royaume vivant pour le glorifier, non seulement là haut dans la Gloire, mais ici bas même, tandis que nous sommes encore dans cette enveloppe charnelle. Nous lisons en Romains 7:14 que Paul dit qu'il est "vendu au péché". Pourquoi dit-il cela? À cause de de sa chair. Ce corps mortel est vendu au péché, sa nature est pécheresse, et naturellement elle est attirée par le mal. C'est pourquoi nous avions besoin d'un Sauveur, et que nous avons toujours besoin d'un Sauveur, pour nous libérer de cette influence du péché et de la mort qui est en nous et qui, par nature, nous empêche d'être au service de Christ. 

L'Esprit de Dieu qui a relevé Christ d'entre les morts, ayant libéré nos âmes de l'emprise de notre corps mortel (nous ayant ainsi rendu à la vie, comme le dit Paul); sous son influence, il nous est donné de désormais vivre pleinement pour la gloire de Dieu, parce qu'il nous purifie, il nous sanctifie et il nous amène avec joie dans le service de Christ. Donc ce même corps, jadis mort au bien, esclave du péché et de la mort, est devenu vivant et mit au service de Dieu, pour la gloire de Son nom. C'est pourquoi, verset 12: "Nous ne sommes point redevables à la chair, pour vivre selon la chair. Si vous vivez selon la chair, vous mourrez; mais si par l'Esprit vous faites mourir les actions du corps, vous vivrez, car tous ceux qui sont conduits par l'Esprit de Dieu sont fils de Dieu".

Par la grâce de Dieu, nous avons désormais d'autres objectifs que de vivre pour la chair et de combler tous ses désirs, nous ne poursuivons plus la corruption de notre nature pécheresse, comme nous le faisions autrefois, car nous avons été régénérés, ramenés de la mort à la vie, et cela, à un grand prix. Les paroles de Paul au verset 12 sont lourdes de sens: "Nous ne sommes point redevables à la chair"; cela implique que nous sommes redevables à quelqu'un d'autre que notre chair, et c'est Dieu. Par Son Esprit qui habite désormais en nous, comme nous l'avons dit précédemment, Il nous a purifié et a complètement changé notre système de valeurs, de sorte que nous ne pouvons plus faire ce que nous voulons; nous ne nous appartenons plus! De morts que nous étions, incapables de faire le bien, incapables de penser le bien, Dieu nous a ramené à la vie, afin que nous soyons à Son service, vivant pour le bien et pour ce qui donne la vie, et non plus pour ce qui conduit à la mort. 

Si quelqu'un est en Christ, il est une nouvelle créature. Les choses anciennes sont passées; voici, toutes choses sont devenues nouvelles (2 Corinthiens 5:17). Efforçons-nous donc, avec l'aide de Dieu et du Saint-Esprit, de continuellement faire périr notre chair restante ainsi que ses désirs trompeurs, accrochons-nous toujours plus à notre Seigneur Jésus-Christ afin que Son œuvre de sanctification se continue, et que nous soyons rendus toujours plus semblables à Lui.

Que toute la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen. 

dimanche 3 septembre 2023

Détruisez ce temple...

Détruisez ce temple, et en trois jours je le relèverai (Jean 2:19).


Évidemment, les gens traitaient Jésus de menteur à la suite de cette déclaration qu'Il avait faite. Ils disaient (au verset 20): "Il a fallu quarante-six ans pour bâtir ce temple, et toi, en trois jours tu le relèveras". Pour leur part, les disciples ne le traitèrent pas de menteur, même s'ils n'avaient pas bien compris ce que Jésus essayait de leur dire. Ce que Jésus a dit était évidemment une parabole. Mais même s'ils n'ont pas compris, ils ont cru, parce que l'enseignement qu'ils avaient reçu jusque là leur avait ouvert l'intelligence, et "lorsqu'il fût ressuscité des morts, les disciples se souvinrent que Jésus avait dit cela, et ils crurent" (verset 22).  

Nous savons évidemment qu'ici, Jésus annonçait Sa mort et Sa résurrection (verset 21). Mais nous ne nous arrêtons pas souvent pour penser qu'il s'agit de nous également. En effet, Paul dit en Romains 6:8: "Nous qui sommes morts, nous croyons que nous vivrons aussi avec lui". Aussi, ce que Jésus a dit là concernant son corps était tout juste après avoir chassé les vendeurs du temple. "Vous faites de la maison de mon Père une caverne de voleurs (Jean 2:16; Matthieu 21:13). N'est-ce pas ce que nous faisons si nous ne Lui laissons pas le plein droit sur notre vie, même après avoir professé croire en Lui? Ces vendeurs trichaient, escroquaient, profitaient des pauvres, et ce, dans le temple de Dieu! Mais l'apôtre Paul nous dira en 1 Corinthiens 6:19: "Ne savez-vous pas que votre corps est le temple du Saint-Esprit qui est en vous, que vous avez reçu de Dieu, et que vous ne vous appartenez point à vous-mêmes" ? 

Il n'est pas plus convenable que le péché souille le corps d'un enfant de Dieu et insulte ainsi l'Esprit de la grâce que des vendeurs s'installent dans le temple de Dieu. C'est pire, parce que nous savons que Dieu n'habite pas dans une maison faite de mains d'hommes (Actes 7:48)! Comme les ustensiles du temple étaient consacrés au service de Dieu, nous devons aussi, en tant qu'ouvriers dans la main de Dieu, Lui être consacrés, c'est-à-dire être séparés du monde, mis à part pour Dieu afin d'être un peuple saint, qui Lui soit agréable (voir 1 Pierre 2:9-10). Jésus a dit en Matthieu 10:39 : "Celui qui perdra sa vie à cause de moi la retrouvera".

Évidemment, Jésus signifiait par là que celui qui voudra Le suivre devra marcher comme Il a marché (1 Jean 2:6). C'est de marcher d'une manière qui ne se soucie pas d'être approuvée par un monde en pleine rébellion contre Dieu et d'accepter son rejet et sa persécution, tout en remettant, advienne que pourra, notre vie aux pieds de la croix de Christ. Il est écrit en Tite 2:12 que la grâce de Dieu (manifestée ne Jésus-Christ), "nous enseigne à renoncer à l'impiété et aux convoitises mondaines, et à vivre dans le siècle présent selon la sagesse, la justice et la piété". C'est ainsi que nous progressons dans la foi, en nous séparant de ce qui fait la guerre à l'âme, par la force que Christ nous donne, en ne permettant pas à ce qui est impur de s'installer en nous mais de le rejeter "hors du temple" que nous sommes. 2 Corinthiens 6:17 : "Sortez du milieu d'eux , et séparez-vous dit le Seigneur; ne touchez pas à ce qui est impur et je vous accueillerai". 

Que notre "temple" ou la forteresse de notre nature humaine pécheresse soit détruite avec Christ, afin que nous revivions spirituellement et que l'Esprit puisse venir habiter en nous. Imprégnons-nous des Écritures, que cette Parole sainte nous guide et nous instruise à chaque jour. Romains 12: 2 : "Ne vous conformez pas au siècle présent, mais soyez transformés par le renouvellement de l'intelligence, afin que vous discerniez quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, agréable et parfait". Soyons transformés, libérés, nettoyés comme le temple le fût après que Jésus ait jeté dehors tout ce qui était impur et contraire à la volonté de Dieu. Cette transformation, elle est effectuée par le Saint-Esprit, et c'est d'être une nouvelle personne, avec de nouveaux objectifs, de nouvelles habitudes, bref, une nouvelle vie. Seulement le libre court de la grâce de Dieu peut accomplir cela en nous, nous n'y arriverons jamais par nos propres forces. De la même manière que Jésus a été relevé de la mort, ainsi nous sommes amenés dans cette vie nouvelle, par le renouvellement de l'esprit, alors que nous sommes transformés pour être à l'image de Christ. C'est ainsi que la volonté de Dieu s'accomplie en nous, afin que nous soyons tous "transformés en la même image (de Christ), de gloire en gloire, comme par le Seigneur, l'Esprit" (2 Corinthiens 3:18).  

Approchons-nous de Dieu par la foi, et Il nous couvrira de Ses bénédictions. Soyons persévérants, même dans l'épreuve, et notre foi produira la patience et affermira nos cœurs en Jésus-Christ, en attendant le jour de Son retour. 

Que toute la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen.