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dimanche 22 octobre 2023

Seigneur, enseigne nous la bonne voie!

Quand le ciel sera fermé et qu'il n'y aura point de pluie, à cause de leurs péchés contre toi, s'ils prient dans ce lieu et rendent gloire à ton nom, et s'ils se détournent de leurs péchés, parce que tu les auras châtiés, exauce-les des cieux, pardonne les péchés de tes serviteurs et de ton peuple d'Israël, à qui tu enseigneras la bonne voie dans laquelle ils doivent marcher, et fais venir la pluie sur la terre que tu as donnée en héritage à ton peuple" (1 Rois 8:35-36).


Nous entendons souvent que "Dieu est un Dieu d'amour", et cela est vrai. Mais nous voulons oublier qu'Il est aussi un Dieu juste. À cause de cette justice, Il ne peut pas laisser le mal impuni. Beaucoup sur ne peuvent comprendre qu'un Dieu d'amour puisse laisser cette méchanceté dominer le monde. C'est oublier qu'Il est tellement amour qu'Il nous laisse aussi libres. Et l'humanité a choisi de faire route sans Lui. Notre monde ressemble à ce qui se passa dans la tête de Caïn lorsqu'il vit que Dieu accepta le sacrifice d'Abel et non le sien; chacun cherche à écraser son prochain afin de s'élever lui-même, par ses propres œuvres. Mais Dieu n'agrée pas les œuvres de nos mains; ce qu'Il désire, c'est un cœur obéissant, une personne qui Lui est totalement abandonnée; un peuple lui étant entièrement consacré.

Dans ce passage des Écritures, le roi Salomon rend gloire à Dieu; il le loue pour Ses bontés et pour Ses promesses merveilleuses. Quelqu'un a dit que "les promesses de Dieu doivent être le guide de nos désirs", et cela est vrai. Nous devrions chaque jour sonder les Écritures afin d'être remplis de la parole de Dieu. Mais cette prière de Salomon nous enseigne aussi à avoir un fardeau pour nos propres péchés et désobéissances, et de les apporter à Dieu afin d'en recevoir le pardon. Parce que sans pardon, il n'y a aucune possibilité de vie nouvelle. Et ce pardon se trouve en Jésus-Christ seul! Aucune bonnes actions que nous ferons de notre vivant ne pourront nous rapprocher de Dieu ou nous attirer Ses faveurs. Celui qui se met à genoux et qui prie, qui cherche la face de Dieu, celui-là sera rencontré dans son besoin et recevra la bénédiction du Père. Il est donc essentiel, en toutes circonstances, de nous approcher de Dieu, reconnaissant Sa grandeur et Son pouvoir de se soumettre toutes choses, mais aussi de ne jamais hésiter à Lui demander pardon pour ce que nous avons fait qui ne Lui rend pas honneur. Car, quelle est la tâche de l'ambassadeur, sinon celui de faire honneur et de représenter son pays en pays étranger? N'oublions jamais que nous sommes ici bas en pays étranger, notre patrie est céleste; rendons honneur à notre Dieu, notre Roi, notre Père; apportons-Lui tous nos soucis et Il prendra soin de nous. Gloire à Dieu!          

Ô Dieu, Père Éternel, à travers Ta grande puissance, Tu as établi Ta sainte volonté. Avant que les planètes soient formées, Tu avais déjà établi les œuvres que je dois pratiquer pour Te rendre honneur, louange et gloire qui Te reviennent. 

Ô Dieu, dans la rigueur de Ta colère, Tu la déverses sur Tes ennemis et Tes adversaires. Mais, Père du ciel et de la terre, dans Ton océan d'amour infini, Tu accordes la miséricorde à ceux qui se présentent devant Toi, tels qu'ils sont, et qui cherchent la vérité dans la soumission à Ta volonté. De Dieu, il n'existe que Toi; quelle puissance à l'œuvre! À partir d'une seule parole, Tu as façonné l'histoire des temps passés, présents et à venir. Comme Tu es bon, grand Dieu! Ton amour infini et insondable rempli les cœurs purs en Jésus-Christ. Tu leur accordes la paix et la joie, la paix véritable, comme Toi seul la donne. Merci mon Seigneur et mon Dieu de m'avoir connu et de t'être fait connaître à moi. Merci Père Éternel d'être aussi devenu mon Père, bien que je ne mérite rien. Oui, Tu es dignes de recevoir toute la gloire, en tout temps et en toutes circonstances.  

Seigneur mon Dieu, je place devant Toi ma supplication, et encore je veux implorer Ta pitié. Je Te supplie mon Dieu, aie pitié de moi; viens à mon secours; éclaire devant moi la voie que je dois suivre; que Ta main puissante me soit favorable en ces jours de détresse, où l'espérance cherche à s'éloigner de moi. Ô Dieu, je Te le demande, dans le nom de Jésus-Christ; renouvelle mon espérance en ces jours périlleux que nous vivons. Regarde et entend cette supplication; parce que je ne veux m'éloigner de Toi sous aucune circonstance. Je ne veux pas Te renier, ni en paroles, ni en actions. S'il Te plaît, aide-moi à persévérer en Toi, un jour à la fois, renouvelle mon espérance; et donne-moi le courage nécessaire afin de tenir ferme jusqu'à la fin.

Merci Père du ciel et de la terre, merci Seigneur Jésus-Christ d'avoir accompli tant de miracles, tant de prodiges et de merveilles depuis les temps anciens jusqu'à ce jour. Merci parce que Tu ne changes jamais. Je sais bien que c'est pour que la gloire Te soit rendue, et c'est la raison pour laquelle je Te demande encore une fois de glorifier Ton nom dans cette génération assoiffée, mais qui ne sait plus où chercher, ni ne trouve l'endroit qui étanche sa soif. Merci de guérir encore les corps, les cœurs et les esprits; merci de poser Ta main sur ce monde en déroute. Merci de placer à la tête de nos pays des dirigeants selon Ton cœur,  et d'accorder à la jeunesse de cette génération de grandir dans une paix et une joie surnaturelle, qui ne peut venir que de Toi seul; que tous reconnaissent que de Dieu, il en existe aucun autre que Toi. Merci on Dieu de la délivrance que Tu veux encore accorder à ceux qui viennent à Toi d'un cœur sincère et prêts à se détourner de tous leurs péchés.

Merci mon Dieu du courage que Tu renouvelles sans cesse en ceux que Tu tiens dans Ta main. Merci pour toutes tes bontés ineffables et pour Ton amour infini. Nous t'aimons et nous t'adorons, Seigneur Jésus, et nous Te rendons louange, honneur et gloire, aujourd'hui et pour toujours, amen.

dimanche 3 juin 2018

Caïn s'éloigna de la face de l'Éternel

"Puis Caïn s'éloigna de la face de l'Éternel" (Genèse 4:16)

Caïn venait de subir les reproches de l'Éternel Dieu en rapport avec son péché, le meurtre de son frère, (pour ne nommer que ce péché-là).  Puis, il s'éloigna de la face de l'Éternel. En d'autre mots, il lui tourna le dos. Le péché éloigne de Dieu, mais la grâce nous en rapproche. Il trouvait plus facile de laisser le libre chemin à ses mauvaises pensées que de leur résister. Et il n'était pas prêt à changer. Il ne désirait pas changer. La preuve: il était chagriné de la punition que l'Éternel lui infligeait (Genèse 4:14), mais il ne se repentait pas le moins du monde du meurtre qu'il venait de commettre!
Nous lisons dans le texte qu'il "habita dans la terre de Nod, à l'orient d'Eden". Plus tôt en Genèse 3:24, il est écrit qu'à l'orient du jardin d'Eden, "les chérubins qui agitent une épée flamboyante" y gardaient le chemin de l'arbre de vie. Nous avons ici un pécheur non repentant qui décide de confronter Dieu en campant sur ses positions, directement en face des chérubins et leur épée, qui représentent ici d'une manière visible l'autorité suprême de Dieu sur Sa création! Il n'est mentionné nulle part qu'il fît aucun effort que ce soit afin de se reprocher de l'Éternel dans la suite de sa vie. Il habitait la terre du vagabondage, cherchant ici et là le bonheur et la paix qui se refusaient à lui. En cela, il était le précurseur de tous les pécheurs qui engourdissent leur cœur troublé dans les plaisirs terrestres, tournant le dos à la seule paix qui saurait les satisfaire; celle de Christ (Romains 3:17-18). 

Cette situation est terrible pour un pécheur qui refuse de se repentir et qui se sent bien dans ses péchés, mais elle est désespérante lorsqu'il s'agit d'un chrétien qui se détourne des enseignements de Dieu pour s'attacher à des fables humaines, et qui fuit Sa correction. En Esaïe 56:11, il est question de ces gens qui sont comme des chiens voraces et insatiables. Ils suivent tous leur propre voie, selon leur propre intérêt. 

Ces personnes-là n'ont peut-être pas tué de corps, mais elles tuent leur âme et celle des autres lorsqu'elles croient et propagent des faussetés qui vont à l'encontre de la saine doctrine de Christ. Après quelques avertissements de la part du Créateur, ces personnes sont laissées à elles-même et se trompent en suivant une voie qui n'est pas celle de Dieu, mais celle du vagabondage spirituel. Ce vagabondage ne consiste pas forcément à aller d'église en église, mais à fuir loin de la volonté de Dieu, parce qu'elle est trop difficile et contraire à ce que la nature humaine recherche. La nature charnelle de l'homme lui fait croire qu'il est encore en Eden, où tout est à portée de main, et où il n'a aucun effort à faire ou aucune discipline spirituelle à s'imposer. Les plaisirs et le bon temps engourdissent pour un temps, mais hélas, le cœur de l'homme est comme un gouffre sans fond qui ne saurait être comblé si facilement.

Certes, nous n'avons aucun effort à faire pour obtenir le salut de Dieu, qui nous a déjà été obtenu par la grâce de Jésus-Christ notre Seigneur, mais cela implique de suivre Son chemin, et non le nôtre (Matthieu 7:14; Jean 14:6). Ceci inclut le renoncement à soi-même et une sévère discipline, tant temporelle que spirituelle (Matthieu 16:24; Luc 14:33; 1 Corinthiens 9:27). La soumission du moi à une autorité supérieure n'est pas un enseignement populaire de nos jours, car l'égoïsme règne en roi et maître. Le problème est qu'avec Dieu, la soumission est un choix, et non une obligation. Nous avons le choix de nous soumettre ou non, tout en connaissant fort bien les conséquences finales de notre décision. Caïn choisit délibérément de tourner le dos à la grâce de Dieu, sans jamais avoir l'idée de revenir à Lui pour obtenir son pardon. Nous trouvons en Apocalypse 21:8 l'endroit où se trouveront ceux qui persévèrent dans leurs péchés; l'étang de feu et de soufre, savoir l'enfer.      

À l'opposé, nous savons que le juste chérit les commandements de l'Éternel et en fait ses délices (Psaumes 119). Approchons-nous donc du trône de la grâce pendant qu'il en est temps! Venons; revenons à Christ! Ne Lui tournons pas le dos lorsqu'Il nous reprend, remercions-le plutôt, car c'est un signe que nous sommes Ses enfants et qu'Il veut encore nous pardonner (Hébreux 12:7). Restons solidement attachés à la saine doctrine de Christ, et ne nous détournons pour rien au monde de la paix que Lui seul donne lorsque nous obéissons à Sa parole (Romains 8:6).

Que la gloire soit donnée à Dieu seul, Amen.  

dimanche 27 mai 2018

Contradiction... Vraiment? L'Éternel et Caïn

"L’Éternel dit à Caïn: Où est ton frère Abel?" (Genèse 4:9)
"Quelqu’un se tiendra-t-il dans un lieu caché, sans que je le voie? dit l’Éternel (Jérémie 23:24). 

Certains avancent qu'il se trouve ici une flagrante contradiction. 

En Genèse, Dieu sait parfaitement ce qu'il s'est passé entre Caïn et son frère Abel. Il dit à Caïn: "Qu'as-tu fais? La voix du sang de ton frère crie de la terre jusqu'à moi" (Genèse 4:10). Car, quelqu'un tiendra-t-il un péché caché sans qu'Il ne le voit? 

Les incroyants haïssent par-dessus tout l'idée d'un Dieu qui voit tout, qui entend tout, pour la simple et bonne raison qu'ils veulent bien pouvoir pécher tranquillement, sans avoir à se soucier d'en rendre compte un jour. C'est la raison pour laquelle ils s'emploient comme ils le font à nier l'existence d'un Dieu omnipotent et omniscient. Certains consacrent leur vie à combattre Dieu. Ils écrivent des livres, ils font des conférences partout dans le monde. Quand on y pense, c'est une énorme dépense d'énergie pour combattre quelqu'un qui n'est pas censé exister et qui, selon eux, n'existe que dans un livre de fable appelé "Sainte Bible"!  

Quoiqu'il en soit. nous les remercions d'avoir si patiemment fouillé la Bible afin d'y trouver une apparente contradiction et d'y avoir trouvé ces deux versets qui se complètent si bien. Il n'existe probablement pas un seul théologien qui aurait eu l'idée de faire un rapprochement entre ces deux versets! Pourtant il est clair en Genèse que l'Éternel Dieu, qui avait été témoin de tout, essayait de faire reconnaître son péché à Caïn, comme il l'avait précédemment fait avec ses parents lorsque ces derniers désobéirent (Genèse 3:9). Où es-tu? Qu'as-tu fait? Caïn, as-tu vu l'état de ton frère? Que lui est-il arrivé? La voix de sa conscience le torturait, et le pauvre pécheur, comme le petit gamin pris en flagrant délit de vol de bonbon, plutôt que de reconnaître son péché, tente de se disculper, disant: "Je ne sais pas; suis-je le gardien de mon frère"? Il tentait si fort de se convaincre que son péché n'était pas aussi grave qu'il en avait l'air qu'il essaya même de le cacher de Dieu, comme si cela était possible.  

Depuis le début des temps, la gravité du péché nous a été démontrée à travers les écrits bibliques, mais nous les chrétiens sommes les premiers à nous employer à essayer de nous disculper nous-mêmes plutôt que de nous présenter tels que nous sommes devant notre Créateur, implorant Sa miséricorde, évoquant le précieux sang de Jésus versé comme une rançon pour ceux qui veulent bien se réfugier sous la croix. 

Caïn tomba en disgrâce, et il devint errant et vagabond sur la terre. C'est le sort réservé à tous les pécheurs qui fuient la grâce de Dieu. Nul bien ne peut sortir d'une telle situation. Ils errent ça et là, cherchant à convaincre l'un et l'autre de leur bonne humanité, mais la somme de leurs péchés qu'ils tiennent cachés ainsi que les malédictions qui leurs sont liées sont un fardeau qui est lourd à porter. Regardons pour preuve la réaction de Caïn au châtiment de Dieu: "Mon châtiment est trop grand pour être supporté" (Genèse 4:13). 

Il n'est pas de pire état que celui d'un pécheur qui n'est pas prêt à pleurer sur son péché, mais sur le châtiment qui lui est lié. Nous l'avons vu plus haut: c'est la raison pour laquelle beaucoup d'incroyants s'emploient à essayer de prouver la non-existence de Dieu; ils tentent ainsi d'éviter le juste châtiment que méritent leurs péchés. Mais il y a pire situation encore que celle-là: c'est lorsque le supposé chrétien agit comme si Dieu n'était pas un Dieu de justice. S'il n'était pas justice, Il ne serait pas miséricorde non plus. Que nous le voulions ou non, miséricorde et pardons sont liés à la justice. Si nous voulons d'un Dieu miséricordieux et compatissant, nous devons être prêts à accepter le Dieu de justice, qui rend à chacun selon son obéissance ou selon sa désobéissance. Mais cette justice se trouve en Christ, et en Christ seul. Ne fuyons pas la croix; mais saisissons-nous en! Il n'y a qu'en Christ crucifié et ressuscité que les cris de nos péchés cesseront de hanter notre conscience, de la même manière que le sang d'Abel criait à Dieu. Peut-être bien qu'en ce moment nos péchés cachés crient à la face de Dieu, mais il existe une chose qui crie encore plus fort vers Lui, et qu'Il est tout disposé à entendre: c'est le sang de Jésus! Gloire à Dieu! Réfugions-nous donc sous la grâce de Dieu, en Christ ressuscité!  Présentons-nous devant lui sincèrement, avec repentance, et nous serons certainement épargné du juste châtiment qui nous était destiné.

Que toute la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen.

samedi 5 mai 2018

Contradiction... Vraiment? L'Éternel fait-il acception de personne ou non?

Genèse 4:4-5 : "L'Éternel porta un regard favorable sur Abel et sur son offrande, mais il ne porta pas un regard favorable sur Caïn et sur son offrande".
Romains 2:11 : "Car devant Dieu il n'y a point d'acception de personne".

Certains prétendent qu'il y a entre ces deux versets une contradiction flagrante. Comprenons d'abord que Jésus est venu pour sauver tous les pécheurs, sans exception. Mais tous seront jugés selon leur obéissance ou leur désobéissance, et il n'y aura point d'acception de personne. C'est pourquoi, selon Hébreux 3:15, ne nous rebellons pas lorsque la parole de Dieu nous est adressée, n'endurcissons pas nos cœurs contre ses reproches, afin de ne pas subir le sort de Caïn, qui persévéra sur la voie de la perdition plutôt que se repentir et revenir vers les bras de Dieu qui lui étaient grands ouverts.  

Reprenons au début, en Genèse 4. L'homme vient d'être chassé du jardin d'Eden. Il était fini le temps où, peu importe où il se trouvait, il n'avait qu'à tendre la main, prendre ce qui lui plaisait et la ramener à sa bouche afin d'être rassasié. L'Éternel avait en effet dit à Adam en Genèse 3:19 : "C'est à la sueur de ton visage que tu mangeras du pain". Donc Caïn fût laboureur, et Abel fût berger (Genèse 4:2). Jusque là il n'y a point acception de personne; les deux hommes travaillent et c'est à la sueur de leur front qu'ils mangent leur pain. Chaque homme avait son appel, sa destiné. Il en est de même pour nous aujourd'hui. Et la question n'est pas de savoir qui a un poste plus élevé dans la société que son frère ou sa sœur. Cela n'a aucune importance devant Dieu. Ce n'est pas ça qu'Il regarde, ce n'est pas ça qui l'intéresse. Jérémie 17:10 nous dit en effet: "Moi, l'Éternel, j'éprouve le cœur, je sonde les reins, pour rendre à chacun selon ses voies, selon le fruit de ses œuvres".

Mais poursuivons notre lecture en Genèse 4:3: "Au bout de quelque temps(...)". Ces quelques mots sont importants à ce stade de notre étude. Au bout de quelques temps, dans leur marche respective avec Dieu, dans leur appel respectif, ils se mirent à offrir chacun de leur côté des offrandes à l'Éternel. Au bout de quelques temps. 
Après un certain nombres de semaines ou d'années de marche avec Dieu, à quoi ressemblent nos offrandes lorsque nous nous présentons devant notre Créateur? Ne nous attardons pas à la forme de l'offrande, qui peut être une louange, ou encore un don aux pauvres, ou notre vie que nous prétendons offrir à Dieu comme un sacrifice vivant. Attardons-nous plutôt à nos cœurs, parce que c'est là que Dieu regarde, nous l'avons vu précédemment, afin de savoir s'il agréé ou non nos offrandes. Caïn ne pouvait pas présenter en offrande la graisse des premiers-nés de son troupeau puisqu'il était laboureur et qu'il ne possédait probablement pas d'animaux. Il offrait à Dieu ce qu'il pouvait lui offrir. Il en était de même pour son frère Abel. Alors, si chacun marchait selon son appel, pourquoi l'offrande de l'un fût-elle approuvée, et celle de l'autre, rejetée?

Nous avons un début de réponse en Genèse 4:7, lorsque l'Éternel, voyant Caïn irrité et abattu, lui dit: "Certainement, si tu agis bien, tu relèveras ton visage, et si tu agis mal, le péché se couche à la porte, et ses désirs se portent vers toi; mais toi, domine sur lui". Dieu reprend Caïn en lui enjoignant de dominer sur le péché. Caïn savait parfaitement ce que Dieu voulait dire, mais était-il prêt à changer? 

Allons lire en Hébreux 11:4. Il y est écrit: "C'est par la foi qu'Abel offrit à Dieu un sacrifice plus excellent que celui de Caïn, c'est par elle qu'il fût déclaré juste, Dieu approuvant ses offrandes, et c'est par elles qu'il parle encore, quoique mort". Abel avec donc la foi, et Caïn ne la possédait pas. Loin d'avoir une contradiction dans les agissements de Dieu, nous trouvons ici qu'Il est conséquent, puisque nous savons que c'est par la foi seulement que nous sommes justifiés et que nous pouvons être en paix avec Dieu (Romains 3:28; 5:1). En Matthieu 23:35, Abel est appelé "le juste". C'est dire à quel point Dieu approuvait sa conduite.

En Jérémie 5:24, nous lisons des paroles qui représentent bien l'attitude et le cœur de Caïn lorsqu'il présentait ses offrandes à l'Éternel : "Ils ne disent pas dans leur cœur: Craignons l'Éternel, notre Dieu, qui donne la pluie en son temps, la pluie de la première et de l'arrière saison, et qui nous réserve les semaines destinées à la moisson". Nous pouvons prétendre faire l'oeuvre de l'Éternel et marcher dans notre appel sans pour autant avoir un cœur droit devant Lui. Et c'est là un danger qui guette tout chrétien tout au long de son pèlerinage terrestre. Esaïe 29:13 dira: "Quand mon peuple s'approche de moi, il m'honore de la bouche et des lèvres, mais son cœur est éloigné de moi, et la crainte qu'il a de moi n'est qu'un précepte de tradition humaine". Prenons garde de ne pas être de ce peuple d'adorateur qui pense pouvoir offrir une offrande ou un sacrifice à Dieu mais à sa manière propre, en conservant un vain orgueil au cœur et en ne se purifiant pas de toutes ses souillures. Il n'y a rien de pire que de conserver un péché ou deux caché au plus profond de nous. Caïn l'a fait, avec les péchés d'orgueil, de jalousie et de colère. En cela, il ressemble au Pharisien décrit par Jésus en Luc 18:9-14. En comparant les attitudes de cœur du Pharisien et du publicain, Jésus dira du premier qu'il ne fût pas justifié comme le fût le publicain, qui s'était approché de Dieu avec humilité. 

Dans leur offrande respective, un point primordial séparait les deux frères: l'un (Caïn) prétendait plaire à Dieu sans la foi, en ne Lui présentant pas le meilleur de ce qu'il possédait, car il est simplement dit qu'il offrit à l'Éternel une offrande "des fruits de la terre", et non pas de ses meilleurs fruits, comme si Dieu pouvait se contenter des restes que nous avons à lui offrir, tandis que l'autre (Abel) offrit à Dieu le meilleur de ce qu'il possédait, tel que Dieu le prescrira plus tard aux Hébreux par Moïse. Caïn offrait à Dieu pour bien paraître, par apparence de piété, mais avoir la prétention de servir Dieu en apparence alors que le cœur n'y est pas est un péché, car cela est aussi de "prendre le nom de Dieu en vain" (Exode 20:7). Il ne nous est pas dit combien d'offrandes Caïn et Abel présentèrent à l'Éternel, mais nous pouvons deviner qu'à chaque fois, Caïn espérait être agréé plus que ne l'était son frère, comme si accomplir l'oeuvre de Dieu se faisait dans la rivalité plutôt que dans la collaboration les uns avec les autres. Comme si l'un devait chercher à être plus grand que l'autre dans le ministère que le Seigneur lui a confié. Nous ne pouvons pas servir Dieu sans humilité, et Caïn représente cette partie de nous qui aimerait bien parfois, ou trop souvent, prendre une partie de la gloire qui ne revient qu'à Dieu seul. Pourtant, les orgueilleux n'obtiennent pas le royaume des Cieux, et leur chute est, et sera terrible (Proverbes 29:23; Actes 12:21-23).   

Que cela nous enseigne que nous ne pouvons pas tromper Dieu. Nous ne pouvons pas le servir en apparence seulement. Un jour ou l'autre, notre supercherie sera révélée, et des comptes devront être rendus. Lorsque Dieu nous reprend, comme il le fît avec Caïn, ne faisons pas comme si nous n'avions rien entendu. Réfléchissons à ceci: Pourquoi Caïn en voulait-il à son frère plutôt qu'à lui-même? Si Dieu n'agréait pas son offrande, Abel en était-il responsable? Non! Caïn aurait dû entrer en lui-même et reconnaître son état d'homme pécheur et irrésolu, et se repentir de cette condition, avant qu'il ne soit trop tard. Mais il ne le fit pas, et nous connaissons la suite de sa vie. Il reçut le salaire de son égarement, car il s'était placé lui-même sous le jugement en refusant la main du pardon tendue vers lui 

Hébreux 4:16 : "Approchons-nous donc avec assurance du trône de la grâce, afin d'obtenir miséricorde et de trouver grâce, pour être secourus dans nos besoins". Trop souvent, ce verset est pris au sens temporel du terme. Nous pensons à nous approcher de Dieu pour être secourus dans nos besoins financiers ou encore pour être guéris de certains problèmes de santé, mais nous devrions toujours penser spirituellement en premier: approchons-nous donc du trône de la grâce afin d'être secourus de nous-mêmes et de nos pensées qui font la guerre à l'âme. Ce n'est pas inutilement qu'il est fait mention dans ce verset de miséricorde et de grâce. Dans Sa miséricorde, Dieu veut nous pardonner, et dans Sa grâce, Il veut nous purifier. Examinons notre conduite à la lumière de la Parole de Dieu; si nous constatons que nous sommes comme Caïn sur une voie que Dieu n'approuve pas, repentons-nous immédiatement! Ne soyons pas grands à nos propres yeux au point de n'être plus capables de prendre les reproches que Dieu nous adresse lorsque nous ouvrons Sa parole. Il est vrai qu'il est plus aisé de reconnaître les péchés de notre prochain que les nôtres, mais Dieu n'approuve pas une telle attitude! Ne nourrissons pas nos convoitises coupables, mais amenons toute pensée captive à l'obéissance de Christ. Même si ce n'est pas dans l'ère du temps, agissons comme le publicain de la parabole de Jésus en Luc 18:10-14; humilions-nous dans le Seigneur afin d'être élevés par Lui au temps convenable. 

Que toute la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen.