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dimanche 17 août 2025

Ton soulier ne s'est point usé

 

"Je t'ai conduit pendant quarante années dans le désert; tes vêtements ne se sont point usés sur toi, et ton soulier ne s'est point usé à ton pied" (Deutéronome 29:5).

Cet exemple est encore une leçon pour nous aujourd'hui. Nous vivons dans un monde où la confiance en soi et l'estime de soi prennent une place importante. Jusqu'à un certain point, ce n'est pas mauvais, mais ça le devient lorsque cela conduit à faire croire à l'homme qu'il peut se passer de Dieu et qu'il peut très bien s'occuper de ses propres affaires lui-même sans avoir à se soumettre à son Créateur. À son plus grand malheur, il se trompe. 

Cette mentalité nous conduit à tout prendre sur nos épaules; nous sommes incapables de faire confiance à Dieu, même lorsque nous prétendons croire en Lui. Parce qu'Il n'est pas visible; nous ne pouvons pas le toucher, ni le voir et cela est incompatible avec cette idée que "nous pouvons tout faire nous-mêmes, quand nous le voulons". Nous n'avons plus cette capacité "d'attendre en silence le secours de l'Éternel" (Lamentations 3:26). Pourtant, il est bien dit au verset 25 que "l'Éternel a de la bonté pour qui espère en lui, pour l'âme qui le cherche". 

Cela nous ramène donc à notre verset initial: Conduits au désert sous la main puissante de Dieu, les Israélites on vu dans leur propre vie la puissance de Dieu à l'œuvre. Quarante ans au désert, et pourtant, Dieu leur a donné manne et eau du rocher; leurs vêtements ne se sont pas usés, ni leurs souliers. Certains disent que ce texte devrait être compris comme démontrant que Dieu pourvoyait aux matériaux pour que le peuple ne manque de rien et qu'il ait toujours des vêtements neufs, mais, quoi qu'il en soit, cela demeure un exemple matériel de la puissance de Dieu à l'œuvre même dans les choses que nous ne voyons pas. Ce peut être, par exemple, une prière auquel il nous semble que nous n'avons pas de réponse; une situation que nous jugeons désespérée dans laquelle nous nous trouvons, et il nous semble que Dieu tarde à nous en délivrer, mais pourtant Il est là et Il agit dans l'invisible et fait toutes choses bonnes, en Son temps (Ecclésiaste 3:11). Les exemples sont nombreux, nous traversons tous à un moment ou l'autre un désert dans nos vies, mais Dieu reste le même hier, aujourd'hui et éternellement (Hébreux 13:8).

Nous pouvons avoir confiance en Lui, en toutes circonstances. Nous étudierons donc brièvement la signification spirituelle de ces vêtements et de ces souliers qui ne s'usèrent pas. Nous tous qui avons crus sommes revêtus "de l'homme nouveau" (Colossiens 3:10; Éphésiens 4:24), et cette nouvelle nature n'est pas de nous, mais de Dieu. Éphésiens 4:24 dit bien que cet homme nouveau est "créé selon Dieu dans une justice et une sainteté que produit la vérité". La justice et la sainteté de Dieu sont éternelles; elles n'ont pas de limite. Elles ne changent pas et ne s'usent pas avec le temps. Nous lisons en Romains 3:24 que, par la foi, nous sommes justifiés par la grâce de Dieu, "par le moyen de la rédemption qui est en Jésus-Christ". 

Lorsque nous avons foi en Jésus, c'est comme si Dieu, par Sa grâce, nous habillait de Sa justice. Tant que nous demeurons en Lui, et Lui, en nous, comment ce "vêtement" de justice pourrait-il nous être enlevé? Comment pourrait-il s'user, alors qu'il nous est fournit par un Dieu éternel?

Les souliers aux pieds. Nous avons déjà étudié cela le 28 août 2022 dans un article intitulé: "Des souliers aux pieds". "Qu'ils sont beaux sur les montagnes, les pieds de celui qui apporte de bonnes nouvelles, qui publie la paix! De celui qui apporte de bonnes nouvelles, qui publie le salut! De celui qui dit à Sion: ton Dieu règne!" (Esaïe 52:7). Il est dit dans notre texte d'ouverture que l'Éternel s'est assuré que les souliers de Son peuple ne s'usent pas. N'est-il pas écrit en Éphésiens 6:15 : "Mettez pour chaussure à vos pieds le zèle que donne l'Evangile de paix" ? Lorsque Dieu nous demande de faire quelque chose, Il nous en donne non seulement les moyens, mais Il nous donne aussi la capacité de mener à terme ce que nous avons commencé! Il avait demandé à Son peuple de sortir d'Égypte afin d'entrer en Terre Promise; malgré la rébellion de Son peuple, Il a été fidèle et Il leur a démontré l'étendue de Sa puissance et de Sa gloire. C'est d'ailleurs ce que Moïse cherche à leur rappeler dans ce passage des Écritures: "Vous avez vu tout ce que l'Eternel a fait sous vos yeux" (Deutéronome 29:2). 

S'il est une seule bonne raison de regarder en arrière, c'est bien de se rappeler de tout ce que le Seigneur a fait, d'où Il nous a tiré et vers où Il nous emmène!

Sachons qu'Il ne nous demandera jamais d'œuvrer dans Son ministère, peu importe notre appel, sans nous en donner les moyens. Après nous avoir pardonné, par l'œuvre expiatoire de Christ à la croix, Il nous ordonne de marcher sur les traces de notre Seigneur Jésus. Il nous demande aussi de le faire avec persévérance (Luc 21:19; Hébreux 10:36; Apocalypse 14:12). Nous devons comprendre ici que nous n'avons pas à chercher ailleurs qu'à Dieu pour obtenir le secours dont nous avons besoin, quel qu'il soit. S'il s'est occupé fidèlement de fournir la nourriture, l'eau et les vêtements à Son peuple pendant quarante ans dans un désert inhospitalier, Il peut, et Il va aussi nous donner ce dont nous avons besoin dans notre pèlerinage ici-bas. Jésus nous dira d'ailleurs de ne pas nous inquiéter pour les choses de ce monde, car notre Père céleste connait nos besoins (Matthieu 6:32-33). 

Dans notre marche avec Christ, Il nous a mit des chaussures aux pieds. Dans quelle direction vont-ils? Allons-nous de l'avant sur le sentier étroit? Sommes-nous fidèles, selon l'exhortation du Maître en Apocalypse 2:10 : "Sois fidèle jusqu'à la mort, et je te donnerai la couronne de vie". Certainement, si nous persévérons sur le sentier que nous devons suivre, les souliers de l'armure spirituelle dont Il nous revêt ne s'useront pas! Faisons-Lui confiance; gardons les yeux fixés sur Lui, et Il prendra soin de nous. "Le Seigneur est fidèle, il vous affermira et vous préservera du malin" (2 Thessaloniciens 3:3).    

"Non pas à nous, Éternel, non pas à nous, mais à ton nom donne gloire, à cause de ta bonté, à cause de ta fidélité" (Psaume 115:1). 

dimanche 22 juin 2025

Le chrétien en armure complète, par William Gurnall, 21e partie

 

Comment le chrétien ne lutte pas avec la chair et le sang.

Premièrement. Avec quelle légèreté l'Esprit de Dieu parle de l'homme, l'appelant chair et sang ! L'homme possède une âme céleste, ce qui le rapproche des anges, voire de leur Dieu, le Père des esprits. Mais il passe sous silence ce point, comme si Dieu refusait de reconnaître ce qui est entaché de péché, et non la créature qu'il a créée à l'origine. Ou encore parce que l'âme, bien que d'une noble extraction, pourtant si immergée dans la sensualité, ne mérite d'autre nom que celui de chair, cette partie de l'homme l'égalant à la bête, et qui vise ici à exprimer la faiblesse et la fragilité de la nature humaine. 

C'est l'expression par laquelle le Saint-Esprit exprime la faiblesse et l'impuissance d'une créature. "Ce sont des hommes, et leurs chevaux sont chair"; Ésaïe 31:3, c'est-à-dire faibles ; de même qu'au contraire, lorsqu'il veut exposer la puissance et la force d'une chose, il l'oppose à la chair : "Nos armes ne sont pas charnelles, mais puissantes", 2 Corinthiens 10:4. Ainsi, dans le texte, il n'est pas question de chair et de sang, mais de puissances. Comme s'il disait : "Si vous n'aviez à craindre qu'un homme faible et misérable, cela ne vaudrait pas la peine de vous procurer des armes ou des munitions ; mais vous avez des ennemis qui ne sont ni chair, ni chair qui résiste." Ainsi, nous voyons ici à quel point l'homme est une créature faible, non seulement plus faible que les anges, car ils sont esprit et lui chair (placé en quelque sorte au-dessous des bêtes), car la chair de l'homme est plus fragile que la chair des bêtes ; c'est pourquoi l'Esprit de Dieu compare l'homme à l'herbe qui sèche vite, et sa beauté à la fleur des champs (Ésaïe 40:6). Oui, il est appelé vanité. "Les hommes de condition inférieure sont vanité, et les hommes de condition supérieure sont mensonge" (Psaume 62:9). Tous deux sont également vains ; seule la vanité des riches et des grands hommes est masquée par l'honneur, la richesse, etc., qui sont ici qualifiés de mensonges, car ils ne sont pas ce qu'ils paraissent, et donc pires que la simple vanité, qui est connue pour être telle et ne trompe pas.

Premier point. L'homme n'est-il qu'une chair fragile ? Que ceci t'humilie, ô homme, dans toute ton excellence ; la chair n'est qu'à une distance de la souillure et de la corruption. Ton âme est le sel qui te garde doux, sinon tu empesterais. Est-ce ta beauté qui te rend fier ? La chair est l'herbe, mais la beauté est la vanité de cette vanité. Cette bonté est comme la fleur, qui ne dure pas aussi longtemps que l'herbe, apparaît et disparaît ; oui, comme la beauté de la fleur, qui se fane alors qu'elle est debout. 

Combien de temps faudra-t-il pour que la charrue du temps trace des sillons sur ton visage, qu'une seule crise de fièvre change ton visage au point d'effrayer tes amants amoureux ? Est-ce la force ? Hélas, c'est un bras de chair qui se dessèche souvent en s'étirant. Bientôt, ton sang, maintenant chaud, gèlera dans tes veines ; ton printemps couronné de bourgeons de mai foulera le talon de décembre ; ta moelle se dessèche dans tes os, tes tendons se contractent, tes jambes ploient sous le poids de ton corps ; les cordes de tes yeux craquent ; ta langue ne peut appeler à l'aide ; oui, ton cœur et ta chair défailliront. Et maintenant, toi qui es un tel "géant", fais un tour dans ta chambre comme tu peux, oui, lève seulement ta tête de ton oreiller si tu le peux, ou rappelle ton souffle, qui se hâte de sortir de tes narines, pour ne plus jamais revenir ; et oses-tu te glorifier de ce qui peut si bientôt être prosterné ?

Est-ce la sagesse ? La même tombe qui recouvre ton corps ensevelira tout cela (je veux dire la sagesse de ta chair), toutes tes pensées périront, et tes nobles projets seront réduits à néant. En effet, si tu es chrétien, tes pensées en tant que telles s'élèveront avec toi, pas un seul souffle sacré de ton âme ne sera perdu. Est-ce ton sang et ta naissance ? Qui que tu sois, tu es né de façon ignoble jusqu'à ta nouvelle naissance ; le même sang coule dans tes veines que celui du mendiant dans la rue, Actes 17:26. Toutes les nations sont faites du même sang ; en deux choses, toutes sont semblables, nous entrons et sortons du monde pareillement ; de même que personne n'est fait d'une terre plus fine, personne ne se dissoudra en une poussière plus pure.

Deuxième point. L'homme est-il chair ? Ne te fie pas à l'homme  (Maudit soit celui qui fait de la chair son appui; Jérémie 17:5) ni à l'homme puissant ; les robes peuvent cacher et orner, elles ne peuvent changer la chair. Ne mets pas ta confiance dans les princes, Psaume 146:3 ; hélas, ils ne peuvent garder leur couronne sur leur tête, leur tête sur leurs épaules ; attends-tu ce qu'ils ne peuvent se donner à eux-mêmes? Ne te fie pas dans les sages, dont les desseins se retournent souvent contre eux-mêmes, les empêchant d'accomplir leurs projets. La sagesse charnelle de l'homme vise une chose, mais Dieu tourne la roue et en engendre une autre. Ne te fie pas aux saints, ils sont charnels, et donc leur jugement n'est pas infaillible, oui, leur voie est parfois douteuse. Son erreur peut te détourner, et même s'il revient, tu peux continuer et périr. Ne te fie à aucun homme, à tous les hommes, pas même à toi-même, car tu es chair. C'est un insensé, dit le sage, que de se fier à son cœur. Ne te fie pas à ce que tu fais de mieux ; le vêtement de ta justice est souillé par la chair ; saint Paul compte tout comme une confiance dans la chair, outre notre joie en Christ, Philippiens 3:3.

Troisième point. L'homme n'est-il que chair ? Ne le crains pas. Telle était la résolution de David : "Je ne craindrai pas ce que la chair peut me faire", Psaume 56:4. Tu ne devrais pas avoir peur. Tu n'as pas besoin. Pas de si grand homme, pas de si grand nombre d'hommes, qui ont les clés de toutes les prisons à leur ceinture, qui peuvent tuer ou sauver la vie ! Non, pas ceux-là. Regarde seulement, ils sont tes ennemis par amour de la justice. Prends garde de ne pas faire du moindre enfant ton ennemi en lui faisant du mal ; Dieu fera justice au méchant, même au détriment du saint. S'il pèche, il ne trouvera pas refuge sous l'aile de Dieu pour son péché. Cela poussa Jérôme à se plaindre que les péchés des chrétiens avaient rendu victorieuses les armes des nations barbares qui envahirent la chrétienté. Mais si la colère de l'homme te trouve sur le chemin de Dieu et que sa fureur s'enflamme contre ta sainteté, tu n'as rien à craindre, même si ta vie est la proie qu'il traque.

La chair ne peut blesser que la chair ; elle peut te tuer, mais pas te faire de mal. Pourquoi craindrais-tu d'être dépouillé de ce que tu as déjà remis au Christ ? La première leçon que tu apprends, si tu es chrétien, est de renoncer à toi-même, de prendre ta croix et de suivre ton Maître ; ainsi, l'ennemi arrive trop tard. Tu n'as pas de vie à perdre, car tu l'as déjà donnée au Christ, et l'homme ne peut te la reprendre sans la permission de Dieu. Tout ce que tu possèdes est assuré ; et bien que Dieu ne t'ait pas promis l'immunité contre cette souffrance, il s'est engagé à supporter ta perte, oui, à te la payer au centuple ; et tu n'attendras pas l'autre monde pour l'obtenir. De plus, tu ne devrais pas craindre la chair.

Notre Sauveur, dans Matthieu 10, à trois reprises sur six versets, nous ordonne de ne pas craindre l'homme. Si ton cœur tremble devant lui, comment te comporteras-tu dans la lutte contre Satan, dont le petit doigt est plus lourd que les reins de l'homme ? Les Romains avaient des gourdins, avec lesquels ils s'exerçaient avant d'en venir au tranchant. Si tu ne peux supporter une blessure dans ta chair causée par un gourdin et une arme contondante, que feras-tu quand tu auras l'épée de Satan dans ton côté ? Dieu considère comme un reproche lorsque ses enfants craignent un homme malheureux ; c'est pourquoi il nous est ordonné de sanctifier le Seigneur et de ne pas craindre la peur. Si tu ne veux pas craindre l'homme, qui n'est que chair, efforce-toi de faire ces deux choses:

1. Mortifie ta propre chair. La chair n'a peur que de la chair ; lorsque l'âme dégénère en désirs et plaisirs charnels, il n'est pas étonnant qu'elle tombe dans des peurs charnelles. Prends garde, chrétien, de ne pas te laisser asservir. Ton cœur se nourrit peut-être des applaudissements des hommes, ce qui te fera craindre d'être calomnié, comme ceux qui se sont égarés avec le Christ (Jean 12:42), le reconnaissant en privé alors qu'ils n'osaient pas le confesser ouvertement, car ils aimaient les louanges des hommes. David dit que la bouche du méchant est un sépulcre ouvert ; et dans ce tombeau ont été enterrés bien des noms de saints. Mais si ce désir charnel était mortifié, tu ne craindrais pas d'être jugé par les hommes ; et il en va de même pour toutes les affections charnelles. Certains aliments que vous observez sont une angoisse ; si vous mettez votre cœur sur quelque chose de charnel; femme, enfant, biens, etc, ceux-ci vous inclineront vers une crainte vile de l'homme, qui peut être le messager de Dieu pour vous affliger dans ces domaines.

2. Opposez la foi à la chair. La foi affermit le cœur, et un cœur affermi n'est pas facilement effrayé. Les médecins nous disent que nous ne sommes jamais aussi sujets à l'infection que lorsque le moral est bas, et c'est pourquoi les antidotes qu'ils donnent sont tous confortant. Quand l'esprit est abattu par l'incrédulité, chaque menace humaine laisse une triste impression. Que ta foi s'imprègne des promesses, et ton courage s'élèvera. 

Quatrième point. L'homme n'est-il que chair ? Console-toi, chrétien, en te disant que, comme tu es chair, ton Père céleste le sait et te considère tel quel.  

1. En matière d'affliction, Psaume 103:14 dit : "Il connaît notre constitution, il se souvient que nous sommes poussière." Non pas comme un empirique maladroit, qui n'aurait qu'une seule recette pour tous, forts ou faibles, jeunes ou vieux ; mais comme un médecin sage qui examine son patient et rédige ensuite sa prescription. Les hommes et les démons ne sont que les apothicaires de Dieu ; ils ne fabriquent pas nos remèdes, mais nous donnent ce que Dieu prescrit. Balaam appréciait les honoraires de Balak, mais ne pouvait aller au-delà de la mission divine. Dieu, en effet, n'est pas aussi exigeant envers les méchants : "L'a-t-il frappé comme il a frappé ceux qui l'ont frappé ?" Ésaïe 27:7. Dans la coupe du saint, le poison de l'affliction est corrigé, mais pas dans celle du méchant ; et donc, ce qui est remède pour l'un est ruine pour l'autre.

2. Par devoir. Il sait que tu n'es que chair, et c'est pourquoi il a pitié de ton faible service et l'accepte, et même il t'excuse. L'esprit est bien disposé, dit le Christ, mais la chair est faible.

3. Dans les tentations, il considère que tu es chair et proportionne les tentations à une nature si faible. On parle de tentation commune à l'homme ; une tentation modérée, comme dans la marge, adaptée à une créature si fragile. Chaque fois que le chrétien commence à défaillir sous son poids, Dieu se hâte de le secourir, comme une mère tendre le ferait pour son enfant défaillant ; c'est pourquoi on dit qu'il est proche pour ranimer ces personnes, de peur que leur esprit ne défaille.

dimanche 13 octobre 2024

En bref: La justice de Dieu

 

"Ne connaissant pas la justice de Dieu, et cherchant à établir leur propre justice, ils ne se sont pas soumis à la justice de Dieu" (Romains 10:3).

Bien sûr, ici Paul parle des Juifs, et nous le savons (entre autre) par le chapitre précédent, où il dit qu'il voudrait être lui-même "anathème et séparé de Christ pour mes frères, mes parents selon la chair, qui sont Israélites". Mais c'est un verset qui nous parle encore aujourd'hui, à nous qui sommes dans l'église de Jésus-Christ. Il y en a encore malheureusement qui se présentent à l'église, peut-être même tous les dimanches, mais qui ne connaissent toujours pas la justice de Dieu, dans le sens où ils cherchent à être justifiés par leurs propres œuvres, même s'ils savent ce que Jésus a accompli à la croix. D'autres, volontairement, ne se soumettent pas à Dieu, et, certains, parfois involontairement, tout absorbés qu'ils sont par les combats de la vie présente, mettent en oubli ce que Dieu a déjà fait, la bataille qu'Il a déjà gagnée en Jésus-Christ seul, et ils sentent qu'ils sont toujours à court, qu'ils n'en font jamais assez pour plaire à Dieu.

L'ignorance de beaucoup de Juifs à l'époque de Paul était volontaire. En effet, David dit en Psaume 19:3-4 : "Ce n'est pas un langage, ce ne sont pas des paroles dont le son ne soit point entendu: leur retentissement parcourt toute la terre, leurs accents vont aux extrémités du monde". Ils étaient en quelque sorte les "gardiens" de la Loi, ceux qui ont reçu la Parole en premier; ils auraient dû savoir et connaître le plan de Dieu, qui le leur avait clairement fait connaître par Moïse. Deutéronome 30:14 : "C'est une chose, au contraire, qui est tout près de toi, dans ta bouche et dans ton cœur, afin que tu la mettes en pratique". Afin, bien sûr, de vivre par elle. Donc ils avaient la possibilité de comprendre le plan de Dieu s'ils avaient plongé les regards dans les Écritures qu'ils avaient déjà.

Mais qu'en est-il de moi aujourd'hui? J'ai aussi les Écritures "près de moi, dans ma bouche et dans mon cœur", qu'est-ce que j'en fais? L'ignorance au temps de la grâce est difficile à excuser. Bien sûr, Dieu est patient; Il est bon; Il est lent à la colère et Il ne prend pas plaisir à la perte du pécheur. Nous savons tout cela. Mais, tout comme nous ne testons pas constamment les limites d'une personne reconnue pour être patiente, nous ne testerons pas volontairement les limites de la patience de Dieu, même si nous savons qu'elle est grande. 

Lorsque nous lisons les Écritures, la justice de Dieu, dans Son plan de salut merveilleux, devrait se dévoiler à nos yeux dans toute sa splendeur. Donc, comment ce fait-il que tant de chrétien soient encore à l'état de nourrissons spirituels? Serait-ce parce que, comme les Israélites, ils n'étudient pas les Écritures afin d'être corrigés, instruits et nourris spirituellement? Comme le dit notre verset initial, nous n'avons pas à établir notre propre justice; aucune œuvre que nous pourrions faire ne nous justifiera aux yeux de Dieu. Nous sommes des êtres qu'Il a créé, comment pourrions-nous accomplir quelque chose d'assez grand pour devenir digne de Lui? Un nouveau-né essaie-t-il de se rendre digne de ses parents? Comment le pourrait-il? Ne sommes-nous pas, nous chrétiens, nés de nouveau?

Trop souvent, cette expression "né de nouveau" est utilisée avec légèreté, car nous oublions facilement en qui nous sommes nés de nouveau! Il ne doit pas en être ainsi. Ce qui arrive, c'est qu'en oubliant en qui, et par qui nous sommes justifiés, nous nous confions en notre propre cœur, en nos propres plans. Nous avons trop souvent vu des chrétiens de longue date tomber dans ce mode de pensée où elle en vient à refuser de se donner de nouveau entièrement à Jésus-Christ sous prétexte de l'avoir fait il y a bon nombres d'années de cela. Mais c'est un obstacle à l'accomplissement du plan de Dieu pour notre vie et dans notre vie, que ce soit pour nous-mêmes ou pour les autres autour de nous. Pire encore, cela devient un obstacle au salut, parce qu'une telle mentalité ouvre la porte à l'orgueil spirituel, qui est en cause lorsque des chrétiens rétrogradent et retournent dans le monde et dans une vie mauvaise, après avoir pourtant appris à connaître Christ.    

La justice de Dieu s'est manifestée en Jésus-Christ, et en Lui seul! Paul n'a t'il pas écrit en Romains 1;17 : "En lui est révélée la justice de Dieu par la foi et pour la foi, selon qu'il est écrit: Le juste vivra par la foi? Se donner à Jésus, c'est tous les jours, ce n'est pas quelque chose que nous faisons une fois dans notre vie lors de notre conversion. À chaque jour, nous devons avoir la pensée qui dit à Dieu : "Je te donne tout". Je ne suis rien, je n'ai rien, tout ce que j'ai Tu me l'as Toi-même donné, mais je Te le laisses, parce que c'est Toi que je veux; c'est Ta volonté que je veux; Ton amour; Ta justice; Ton salut, parce que Ton plan pour le salut des hommes était très simple, il passait par l'Agneau sans défaut et sans taches, l'homme Dieu Jésus-Christ! Gloire à Dieu! 

La justice de Dieu repose donc sur ceux qui marchent par la foi en Jésus-Christ. Ce que Dieu avait dit au peuple par l'intermédiaire de Moïse en Lévitiques 18:5: "Vous observerez mes lois et mes ordonnances: l'homme qui les mettra en pratique vivra par elles. Je suis l'Eternel", Il l'a parfaitement accompli par l'œuvre de Jésus à la croix du Calvaire. C'était impossible à l'homme d'obéir parfaitement à la loi donnée à Moïse; un seul pouvait le faire, et c'est pourquoi si nous croyons en Lui, nous sommes justifié. Paul dira au verset 4 : "Christ est la fin de la loi, pour la justification de tous ceux qui croient." Ceux qui ont foi en Celui qui a parfaitement observé toutes les lois et toutes les ordonnances de Dieu recevra certainement la vie éternelle. Il y avait un début, il y avait un but, et il y avait une fin, et cette fin, selon 1 Pierre 1:9, c'est que nous obtenions "le salut de nos âmes pour prix de notre foi". 

Il était de la justice de Dieu de nous sauver par la foi. Et ça le restera toujours jusqu'à la fin du monde. 

Remarquons la fin du verset 4: "Pour la justification de tous ceux qui croient". Ceux-là seul qui croient en Dieu par la foi en Jésus-Christ seront justifiés, il n'y aucune justification, donc aucun salut, pour quiconque prétend croire en Dieu en passant par un autre intermédiaire ou, comme le disait notre verset initial, pour ceux qui cherchent à établir leur propre justice, par leurs propres efforts. "Car il y a un seul Dieu, et aussi un seul médiateur entre Dieu et les hommes, Jésus-Christ homme, qui s'est donné lui-même en rançon pour tous" (1 Timothée 2:5-6). Il est le seul médiateur entre Dieu et tous les hommes, qu'ils soient riches ou pauvres, jeunes ou âgés; "Il n'y a de salut en aucun autre; car il n'y a sous le ciel aucun autre nom qui ait été donné parmi les hommes, par lequel nous devions être sauvés" (Actes 4:12).

Que toute la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen.

dimanche 4 août 2024

L'importance de la reconnaissance

 

Lorsque tu mangeras et te rassasieras, tu béniras l'Éternel, ton Dieu, pour le bon pays qu'il t'a donné (Deutéronome 8 :10).
Ils s'engraissent, ils sont brillants d'embonpoint, ils dépassent toute mesure dans le mal (Jérémie 5:28).

L'apôtre Paul nous avait avertis que, dans les derniers jours, les hommes seraient "ingrats", c'est à dire qu'ils ne seraient pas reconnaissants (2 Timothée 3:2). Nos pays ont été bénis au-delà de toute mesure pendant de nombreuses années. Certains ont même été fondés sur le nom de Jésus, avec des lois tirées directement de la Bible. Les bons comportements étaient enseignés dans les écoles, la prière y était présente, des versets de la Bible étaient affichés, non seulement sur les murs des écoles et d'autres endroits publics, mais ils étaient aussi inscrits dans les cœurs. Il y avait une crainte de Dieu, même parmi les païens, car le péché n'était pas encouragé par diverses lois bidons poussées par des gouvernements corrompus moralement et spirituellement. Que s'est-il donc passé pour que nos nations jadis chrétiennes tombent aussi bas, au point d'encourager les vices les plus méprisables, et de mépriser presque tout ce qui est bon et bien, et approuvé de Dieu? 

Nous avons manqué de reconnaissance. Lorsque, comme le dit le verset, nous avons mangé et que nous nous sommes rassasiés, nous nous sommes enorgueillis plutôt que de remercier et glorifier Dieu pour les bénédictions dont Il nous avait comblé. Verset 11: "Garde-toi d'oublier l'Éternel, ton Dieu, au point de ne pas observer ses commandements, ses ordonnances et ses lois, que je te prescris aujourd'hui". Nous nous sommes engraissés, comme dit le prophète Jérémie, corporellement, mais aussi en orgueil et en désobéissance de toute sorte, et nous avons dépassé le point de non retour en tant que société en ce qui concerne le mal. Et Dieu demande au verset suivant: Ne châtierais-je pas ces choses-là? Ne me vengerais-je pas d'une pareille nation? (Jérémie 5:29). 

Revenons un instant à Deutéronome 8:2. Il y est écrit: "Souviens-toi de tout le chemin que l'Éternel, ton Dieu, t'a fait faire, (...) afin de t'humilier et de t'éprouver, pour savoir qu'elles étaient les dispositions de ton cœur et si tu garderais ou non ses commandements". Dieu connaît les dispositions de nos cœurs. Mais Il nous place dans des situations où nous sommes comme devant un miroir; nous devrions reconnaître si nous sommes vraiment disposés à Le suivre, coûte que coûte, ou si nous préférons suivre les penchants de nos cœurs tortueux. Nous devrions, en toutes circonstances, avoir un cœur disposé à glorifier Dieu, même si tout ne va pas exactement comme nous le voudrions. Encore plus devons-nous être reconnaissants lorsque nos greniers sont remplis et que nous avons la santé et que nous sommes comblés de toutes les bénédictions possibles et imaginables! 

Mais voilà, nos cœurs orgueilleux ne veulent pas naturellement faire cela. Ils préfèrent se vanter d'avoir accompli ces choses, et ce serait "à force d'efforts et d'intelligence" que nous aurions prospéré, et non pas à cause que Dieu nous avait béni. Quelqu'un a dit avec raison que "le plus grand danger pour le croyant est que tout aille trop bien, tout le temps". Trop souvent, il s'amollit, il ne reste pas sur ses gardes, il ne sait pas, ou ne sait plus résister aux attaques de l'ennemi, qui viennent de différentes manières, la plupart du temps en vivant sans aucune reconnaissance envers Dieu. Son cœur s'enorgueillit, et peu à peu il s'endurcit et s'éloigne de Dieu pour s'attacher à ce que ses yeux voient et à ce que ses mains touchent; c'est là désormais que se trouve sont trésor. La prospérité matérielle est une tentation comme tant d'autres pour les chrétiens, et nombreux sont ceux qui sont tombés dans ce piège! On en a même fait un évangile qui est en train de tromper le monde entier! Le pseudo évangile de la prospérité, de la "parole de foi" et de l'estime de soi; tout tourne autour de l'homme, et non de Jésus seul.

Quelqu'un a dit que les chrétiens pauvres n'ont pas la même tentation, parce qu'ils sont plus en mesure de discerner la main de Dieu dans leur vie. C'est vrai qu'ils peuvent probablement plus témoigner de chacune des actions que Dieu fait pour eux, mais ils sont quand même sujets à la même tentation que ceux qui font tout ce qu'ils veulent! Celui qui a beaucoup cherche à posséder davantage, et celui qui a peu en veut plus; la recherche des richesses de ce monde est une tentation pour tous les croyants, de toutes générations et de toutes nations. Ce n'est pas péché de posséder beaucoup, gloire à Dieu pour ceux qui ne sont pas dans le besoin, car vous pouvez aidez ceux qui ont moins, mais prenez garde que votre cœur ne s'attache pas à ce que vous possédez, car immanquablement, vous vous détacherez de Dieu et de Sa parole! 

Souvenons-nous de l'histoire du jeune homme riche, en Matthieu 19:16-24. Oh, il voulait avoir la vie éternelle, au point même où il est allé voir Jésus pour recevoir des conseils à ce sujet. Mais lorsque Jésus lui a dit qu'il devait se dépouiller de ce qu'il possédait, c'est à dire qu'il devait détacher son cœur de ses choses au point d'être prêt à tout donner aux pauvres, il a reconnu que cela était au-dessus de ses forces. Le verset 22 dit "qu'il s'en alla tout triste, car il avait de grands biens". Comprenons ici qu'il avait fait de ses richesses une idole. Les paroles de Jésus ont été un miroir de son âme; Il lui a montré qu'il n'avait pas obéi à toute la loi comme il le prétendait, car il n'était pas prêt à aider son prochain, à prendre soin de la veuve et de l'orphelin, comme Dieu l'exigeait, parce son cœur était trop attachés aux choses de ce monde, son attention était constamment tournée vers les choses qui feraient de son passage ici bas un séjour doux et agréable, sans se soucier de la justice de Dieu. 

En cela, il ressemble à beaucoup d'entre nous qui ne nous soucions plus de la justice et de la sainteté de Dieu; de la sainteté qu'exige Dieu de ceux qui font profession de croire en Lui. Ce n'est pas à dire que nous devenons saints par nos œuvres; loin de là! Mais la sanctification est un processus de toute une vie, qui ne peut se mettre en marche que lorsque nous nous abandonnons totalement à Dieu, dans la repentance et la soumission, avec foi, et que nous le laissons agir en nous de manière à ce que Lui seul soit glorifié dans nos vies et que nous commençons à aimer ce qu'Il aime et à haïr le péché au même point qu'Il le déteste. Il y a toutes ces choses dont nous pouvons être riches; l'orgueil, le mensonge, l'hypocrisie, l'autojustification, et quoi encore! Toutes ces choses mettent un frein à l'action du Saint-Esprit en nous, et éventuellement, combinées au manque de reconnaissance qui caractérise habituellement ce genre de "richesse", l'amour pour le Seigneur Jésus-Christ se refroidit.

Quelqu'un a dit que le chrétien "a beaucoup à combattre, et qu'il devra y mettre tous ses efforts, pour rompre avec ses tentations et ses idoles". Dieu peut nous donner les outils et la force de résister à ces choses, mais Il ne peut pas les utiliser à notre place. Et l'une des meilleures armes qu'il a mise à notre disposition est la reconnaissance. Pour preuve, l'apôtre Paul ira jusqu'à dire: "J'ai appris à être content de l'état où je me trouve" (Philippiens 4:11-12). Il faut beaucoup de reconnaissance dans une vie pour pouvoir dire cela depuis une prison où il était enfermé, à cause du témoignage qu'il rendait pour Christ. 

Quel exemple! Combien plus devrions nous vivre avec une entière reconnaissance envers Dieu pour tout ce dont Il nous a comblé! "Lorsque tu mangeras et te rassasieras, tu béniras l'Eternel, ton Dieu". "Garde-toi de dire en ton cœur: Ma force et la puissance de ma main m'ont acquis ces richesses" (Deutéronome 8:17). Et c'est pareil spirituellement. Il n'y a rien que nous faisons, rien que nous ne ferons jamais qui nous méritera l'amour de Dieu ou qui nous acquerra le salut; c'est Dieu qui nous a aimé le premier, c'est encore Lui qui nous donne de l'aimer de d'aimer Sa parole, et c'est en Jésus seul que nous trouvons le salut. Nous avons tous cette tendance à nous enorgueillir d'une chose ou d'une autre, mais c'est parce que nous oublions ce que nous serions si Dieu n'était pas intervenu dans nos vies pour nous sortir de la boue d'où nous étions! Sans la présence de Dieu en nous, nous ne pourrions même pas vivre une seule journée sans faire étalage de notre péché et de notre dépravation; nous ne pouvons nous enorgueillir de rien! 

Comment pouvons-nous avoir goûté la bonté de Dieu et vivre sans reconnaissance? C'est impossible! "Souviens-toi de l'Éternel, ton Dieu, car c'est lui qui te donnera de la force pour les acquérir" (Deutéronome 8:18). Pour acquérir quoi? Les richesses dont il est question au verset 17. "Afin de confirmer, comme il le fait aujourd'hui, son alliance qu'il a jurée à tes pères" (fin du verset 18). Cette alliance se trouve dans le précieux sang de Jésus-Christ, gloire à Dieu! Comment pourrions-nous vivre sans reconnaissance, après tout ce que notre Père céleste a fait pour nous? Il ne déçoit pas et ne rejette pas ceux qui viennent à Lui avec un cœur repentant et contrit, Il bénit au-delà de tout ce que nous pensons et ce que nous pouvons constater, et Ses bénédictions spirituelles ne trouvent une limite que dans notre reconnaissance, car si nous vivons sans reconnaissance, comment pourrait-Il nous bénir davantage? Quelqu'un a dit que "Ses dons sont conformes à Ses promesses", et Ses promesses s'appliquent en ceux qui marchent avec un cœur droit devant Lui.

Rendez grâces en toutes choses, car c'est à votre égard la volonté de Dieu en Jésus-Christ (1 Thessaloniciens 5:18). Rendez grâces, c'est à dire, soyez reconnaissants en toutes choses, car c'est ce que Dieu veut pour nous, en Jésus-Christ. Et nous avons toutes les raisons d'être reconnaissants, car "Tu as pardonné l'iniquité de ton peuple, Tu as couvert tous ses péchés, Tu as retiré toute ta fureur, Tu es revenu de l'ardeur de ta colère. (...)J'écouterai ce que dit Dieu, l'Éternel; car il parle de paix à son peuple et à ses fidèles, pourvu qu'ils ne retombent pas dans la folie. Oui, son salut est près de ceux qui le craignent, afin que la gloire habite dans notre pays" (Psaume 85:2-3; 8-9), et encore: "Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus-Christ, qui nous a bénis de toutes sortes de bénédictions spirituelles dans les lieux célestes en Christ" (Éphésiens 1:3).

Soyons reconnaissants, en plus de toutes les bénédictions que cela apporte, car notre Dieu est digne de recevoir toute louage, honneur et gloire pour l'ensemble de Ses bontés, cela nous aidera à combattre notre nature humaine égoïste qui combat dans nos membres tous les jours que la vie nous est prêtée. 

Laissons le mot de la fin à l'auteur de la lettre aux Hébreux: "C'est pourquoi, recevant un royaume inébranlable, montrons notre reconnaissance en rendant à Dieu un culte qui lui soit agréable, avec piété et avec crainte, car notre Dieu est aussi un feu dévorant" (Hébreux 12:28-29). Que toute la gloire soit rendue à Dieu seul, dans le précieux nom de Jésus, Amen. 
 

dimanche 19 mai 2024

La glorieuse et merveilleuse réalité de la grâce de Dieu, par Bernard Sigouin

Je veux attirer votre attention aujourd'hui sur un texte du Nouveau Testament qui se trouve dans l'épitre de Paul à Tite le deuxième chapitre du verset 11 au verset 14. Car la grâce de Dieu, source de salut pour tous les hommes, a été manifestée. Elle nous enseigne à renoncer à l'impiété et aux convoitises mondaines, et à vivre dans le siècle présent selon la sagesse, la justice et la piété, en attendant la bienheureuse espérance, et la manifestation de la gloire du grand Dieu et de notre Sauveur Jésus-Christ, qui s'est donné lui-même pour nous, afin de nous racheter de toute iniquité, et de se faire un peuple qui lui appartienne, purifié par lui et zélé pour les bonnes œuvres. 

Mais c'est surtout sur le verset 11 que je veux attirer votre attention.  Donc, si je donnais un titre a cette méditation ce serait la Glorieuse et Merveilleuse réalité de la grâce de Dieu. Mon sujet c'est la grâce de Dieu. 

Mon but c'est de vous montrer, de vous inciter à accepter, à recevoir, à gouter, à expérimenter la grâce de Dieu. Aussi étonnant que cela puisse paraitre, je vous dirais que nous sommes dans le temps dans la dispensation de la grâce de Dieu. À voir le comportement de milliers de nos contemporains, de milliers de personnes aujourd'hui on se douterait d'être dans la grâce de Dieu. Car une foule énorme de nos contemporains cherchent le salut par tout autres moyens que dans la grâce de Dieu. C'est-à-dire dans le bénéfice de la grâce de Dieu. Pourtant notre texte dit bien au verste 11 :" la grâce de Dieu, source de salut pour tous les hommes a été manifestée". J'aimerais que vous soyez pénétrés de ce glorieux verset: la grâce de Dieu, source de salut pour tous les hommes a été manifestée. Remarquez, Dieu, la raison de sa grâce c'est que "Car Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais que nous ayons la vie éternelle".

Oui Dieu nous a aimé alors que nous étions pécheurs, loin de Dieu, sans Dieu, sans espérance, haïssables, dignes d'être rejetés, repoussés. Dieu a prouvé Son amour envers nous en ce que lorsque nous étions des pécheurs Christ est mort pour nous. La grâce de Dieu. La grâce est une faveur imméritée, une faveur qu'on ne mérite pas. Dans l'épitre aux Romains, au quatrième chapitre, le verset 4 il nous est dit: Or, à celui qui fait une œuvre, le salaire est imputé, non comme une grâce, mais comme une chose due; et à celui qui ne fait point d'œuvre, mais qui croit en celui qui justifie l'impie, sa foi lui est imputée à justice.

La grâce est une faveur qu'on ne mérite pas. Si nous faisons une œuvre quelconque pour obtenir cette bénédiction, c'est une chose qui nous est due. Mais si nous l'acceptons par la foi, c'est une faveur imméritée qui nous est accordée. Comment Dieu pouvait-Il concilier Sa justice qui dit que le pécheur doit être condamné, que le pécheur doit avoir une sentence, une condamnation? Et comment concilier aussi Son amour qui dit que Dieu doit pardonner, que Dieu doit gracier? Comment concilier Sa justice et Son amour? Un attribut dit que l'homme doit mourir et l'autre dit Dieu doit pardonner. Eh bien, Dieu a répondu à ce dilemme par le moyen d'un substitut. Effet de Sa grâce. Ce substitut c'est Jésus-Christ. Ce substitut c'est l'amour de Dieu manifesté en Jésus-Christ. La grâce de Dieu dit notre texte c'est au singulier. Oui, La grâce de Dieu. Il y a un seul Jésus. Il y a un seul Sauveur. Il y a un seul Rédempteur, c'est Jésus-Christ, qui a pu, qui a voulu, qui a consenti à payer le prix de rachat, de rédemption. Alors il nous faut accepter cette grâce, recevoir cette grâce, elle est unique, elle est la seule, le seul moyen de salut. C'est la grâce de Dieu qui est manifestée, une grâce c'est une faveur qu'on ne mérite pas. 

Je me souviens un jour d'avoir lu ou entendu quelque part que Napoléon était un homme très sévère. Il passait en revue son armée et il remarque dans les rangs qu'il y avait là un soldat qui se tenait sur une seule jambe. Alors, Napoléon, sévère comme il l'était dit tout de suite à ses aides: que ce soldat sorte du rang et que demain à cette même heure, il soit fusillé. Mais ce serviteur, ce soldat avait une mère, et vous connaissez l'amour d'une maman. Cette femme, cette mère est allée voir Napoléon et elle a dit: Monsieur Napoléon, voulez-vous faire grâce à mon garçon? Et Napoléon de dire, impulsif comme il l'était : Non il ne le mérite pas. Alors la mère de dire: Mais écoutez monsieur je vous ai demandé grâce. Alors Napoléon a compris qu'est-ce que c'était une grâce, une faveur qu'on ne mérite pas. Et il a été gracié. Bien la grâce de Dieu, source de salut pour tous les hommes a été manifestée, c'est une chose qu'on ne mérite pas, mais que néanmoins nous pouvons, nous devons recevoir, (même si on ne la mérite pas). La grâce de Dieu, oui, unique de Dieu source de salut, oh gloire à Dieu. La grâce, c'est la source du salut, c'est la source de pardon des péchés, c'est la source de l'assurance de la vie éternelle, c'est la source de la délivrance du péché. Il n'y a pas d'autre source de salut que la grâce de Dieu, (c'est la source de la délivrance du péché, c'est la source de l'assurance de la vie éternelle, c'est la source du pardon des péchés.)

Jean-Baptiste a dit: Voici l'Agneau de Dieu qui ôte les péchées du monde. Il ne fait pas seulement que pardonner les pécher le Seigneur Jésus, mais Il les extirpe, Ils les enlèvent, Ils les ôtent en plus de les pardonner, La grâce de Dieu source de salut, elle est unique, il n'y en a pas d'autres. Il faut venir à cette grâce. Il faut expérimenter cette grâce, il faut la recevoir. Il faut en faire l'expérience. " ah, dit le beau cantique, quelle autre vie ce serait pour toi si le péché n'était plus? (Quelle autre vie ce serait pour toi si le péché n'était plus?) Parce que la grâce de Dieu, source de salut nous délivre de la puissance du péché. Oui, de la culpabilité du péché. Et un jour nous serons délivrés de la présence du péché. La grâce de Dieu nous permet de marcher saintement, dans la paix, dans la joie, dans le bonheur. Oui dans l'intimité, dans la communion avec le Seigneur Jésus et cela de jour en jour. Ne vous laissez aucun repos que vous ayez goutez à la grâce de Dieu. Parce que c'est la source, la seule, l'unique source de salut pour tous les hommes. La grâce de Dieu source de salut pour tous les hommes a été manifestée. Dans l'évangile de Jean, le premier chapitre, le verset 1 et le verset 12, nous lisons un passage extraordinaire, il nous est dit:  Mais à tous ceux qui l'ont reçue (le Seigneur Jésus, celui qui a manifesté la grâce de Dieu) (à tous ceux qui l'ont reçu) à ceux qui croient en son nom (Jésus la lumière du monde), elle a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu. Oui à ceux qui croient en Son nom, lesquels sont nés non du sang, ni de la volonté de la chair, ni de la volonté de l'homme, mais de Dieu, la grâce de Dieu source de salut pour tous les hommes a été manifestée. En effet, Dieu n'a pas envoyé dans le monde son Fils pour condamner le monde mais pour que le monde soit sauvé par Lui. 

Alors mes amis, Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu'il ait présentement, immédiatement la vie éternelle. La vie éternelle c'est une expérience glorieuse et merveilleuse, c'est l'effet de la grâce de Dieu. Ah, quelle autre vie si ton péché n'était plus et si c'était remplacé par la grâce de Dieu qui consiste à une vie éternelle, de communion, d'intimité avec Dieu. Le beau cantique dit: de la croix la grâce coule comme un fleuve constamment. Oh venez, venez en foule un plein pardon vous attend. Il y a place pour toi dans la grâce de Dieu, il y a place pour toi aux pieds du Seigneur Jésus, il y a place pour toi dans la faveur imméritée. Viens à Jésus aujourd'hui même, tu ne le regretteras pas et tu ne le regretteras jamais. Que Dieu vous bénisse. 

dimanche 17 décembre 2023

La repentance; la vie

Dieu a donc accordé la repentance aussi aux païens, afin qu'ils aient la vie (Actes 11:18).

En effet, la tristesse selon Dieu produit une repentance à salut dont on ne se repent jamais (2 Corinthiens 7:10).

Il faut admettre la vérité. Et la vérité est que nous sommes perdus sans Christ. Nous sommes perdus dans nos péchés; plus que perdus, morts même! Romains 5:12 nous dit en effet que "la mort s'est étendue sur tous les hommes, parce que tous ont péché". Admettre la réalité du péché dans notre vie est le commencement de la repentance. C'est l'affaire d'une vie. Tant que nous vivrons dans ce corps corruptible, il nous sera impossible de vivre parfaitement selon la volonté de Dieu. Un seul l'a fait: Jésus-Christ! C'est pourquoi nous allons à Lui pour recevoir le pardon de nos péchés et de nos désobéissances; c'est à la croix qu'Il a tout accompli (Jean 19:30). 

Quelqu'un a dit que "le même Dieu qui nous fait connaître la vérité est Celui qui, par Sa grâce, nous amène à la reconnaître", parce que, sinon, nos cœurs continueraient à se rebeller contre Lui. Notre monde pécheur aspire à mieux; les gens aspirent à la délivrance de ce qui les obsèdent. Il est du devoir des chrétiens de leur montrer aimablement le seul chemin du pardon: Jésus. Et la seule manière d'obtenir ce pardon est à travers la repentance, c'est à dire dans un changement de vie complet, qui ne s'effectue pas par nos propres forces, mais par la grâce de Dieu à l'œuvre en nous. 

Peut-être aujourd'hui te sens-tu pris au piège. Tes péchés te pèsent, et tu n'as plus d'espoir; tout semble sombre et désespéré. Reconnais simplement ton péché tel qu'il est; n'essaie pas de le couvrir toi-même, mais laisse le sang du Christ le couvrir. Tu te sens indigne, et c'est vrai, nous le sommes tous, mais reçois le pardon qu'Il veut t'accorder dès maintenant. Cela importe peu si tu es un incroyant ou si tu es chrétien de longue date; le péché ne saurait être toléré un jour de plus dans ta vie. Abandonne-toi au Seigneur, et regarde-Le agir dans ta vie d'une manière surnaturelle, d'une manière qui ne peut venir que de Dieu seul.

Prions. 


Seigneur Jésus-Christ, je ne mérite même pas de prononcer Ton saint nom. J'en suis indigne. J'ai péché contre Dieu et contre mon prochain. Je compte pourtant sur Ta pitié et Ta miséricorde, sur l'amour véritable que Tu as pour la race humaine. Mais Jésus, je Te connais juste, et je Te supplie en ce jour de ne pas me faire tomber sous Ta justice, au vu de mes péchés, car je serais perdu. Je ne fais pas le bien, j'en suis incapable. Je ne peux pas non plus mériter Ton pardon, je n'ai rien à t'offrir, autre que ce que Tu m'as vu vivre. 

Mon Seigneur et mon Dieu, que puis-je espérer de Toi, sinon en Ta fidélité, que Tu as accompli jusqu'à la croix? Voilà pourquoi Tu es venu jusqu'à nous, Jésus. Et je crois aujourd'hui que Tu es le sacrificateur et le sacrifice, comme le dit la Parole, et je crois que ce puissant sacrifice est suffisant pour sauver tous les humains qui croient en Toi. C'est par Ton sang que Tu nous pardonnes, et je crois que Tu es revenu de la mort à a la vie afin que ceux comme moi, qui étaient morts au péché, puissent aussi revivre avec Toi et en Toi. Qui d'autre que Toi peut sauver un humain qui était sous l'emprise de la mort? Tu as brisé le pouvoir de la mort. 

Merci Jésus de t'être fait connaître à moi, par la grâce de Dieu, car tout se déroule dans le sacrifice accompli à la croix. L'homme n'a aucun mérite dans les bénédictions et le salut que Tu lui accordes. Ton amour et Ta pitié, qui peut les sonder? Ton amour frappa à la porte de mon cœur, et je veux Te l'ouvrir toute grande, afin que Tu puisses prendre place en moi. Non pas que j'aie quoi que ce soit à avoir avec mon salut, mais Tu n'es pas Celui qui force les portes, mais plutôt Tu nous donnes la capacité par Ton Esprit de répondre à Ton appel. Accorde-moi de ne pas être fermé à la vérité, comme j'ai pu l'être dans le passé, car j'aime et je veux marcher dans Ta vérité. Je regrette et rejette toutes mes désobéissances du passé; tout cela ne m'a rien apporté de bon. 

Merci mon Dieu de l'espérance nouvelle que Tu places en moi; je n'avais plus espoir d'échapper à la mort qui m'environnait de toute part. J'avais créé de toutes pièces les murs qui m'entouraient et qui m'empêchaient de voire à quel point j'étais perdu, mais Seigneur, Tu m'as trouvé, Tu t'es fait connaître à moi et maintenant j'espère en Toi seul pour recevoir le don de la vie éternelle. Tout ce que Tu as fait en ce monde était pour redonner l'espoir à ceux qui étaient perdus; la vie à ceux qui vivaient dans l'ombre de la mort. Merci Père éternel, merci Seigneur Jésus-Christ, et merci précieux Saint-Esprit, Amen.