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dimanche 4 octobre 2020

Compté, Pesé, Divisé

 Voici l’écriture qui a été tracée: Compté, compté, pesé, et divisé (Daniel 5:25).


Et la suite du texte nous dit: "Et voici l’explication de ces mots. Compté: Dieu a compté ton règne, et y a mis fin. Pesé: tu as été pesé dans la balance, et tu as été trouvé léger. Divisé: Ton royaume sera divisé, et donné aux Mèdes et aux Perses" (Daniel 5:26-28).

Belschatsar était un jeune homme lorsqu'il devint roi à Babylone. Il connaissait le prophète Daniel. Il connaissait également son Dieu, le Très-Haut dont le roi Nebucadnetsar fit l'éloge lorsque la raison lui revint, après le temps qu'il passa à vivre au milieu des bêtes des champs, à cause de son orgueil (Daniel 5:22). Et cela ne l'empêcha pas de pécher par orgueil devant la face de l'Éternel. Cela ne suffit pas de connaître la vérité concernant le royaume céleste, encore faut-il l'accepter et la laisser nous guider dans toute notre conduite! 

Ce jeune roi aimait festoyer. Rien d'étonnant à cela, diront certains, tous les rois aiment "prendre du bon temps". 
Ce jour-là, Belchatsar donna un grand festin, auquel il convia les grands du royaume tout entier. Lorsqu'il eut goûté au vin, il fit apporter les vases d'or et d'argent que Nebucadnetsar avait enlevé du temple de Jérusalem afin d'y boire avec ses invités. Nous voyons par cette attitude envers les vases du temple que pour cet homme, ce qu'il y avait de plus sacré était le plaisir. Pour lui, rien n'était plus sacré que les temps de débauches qu'il s'accordait avec sa cour.  

Après avoir bu du vin à volonté, ils louèrent les dieux d'or, d'argent, d'airain, de fer, de bois et de pierre (Daniel 5:4). Non satisfaits de souiller les vases du temple de Jérusalem, le roi de Babylone souilla son âme et celle de son peuple en adorant de faux dieux, ce qui est en abomination à Dieu! C'est alors que les doigts d'une main d'homme écrivirent sur la chaux de la muraille du palais royal, et le roi vit cette main qui écrivait. Il ne comprit pas ce qu'elle écrivit, car il ne possédait pas la connaissance spirituelle des choses de Dieu, mais la Bible dit qu'il "changea de couleur et que ses pensées se troublèrent; les jointures de ses reins se relâchèrent et ses genoux se heurtèrent l'un contre l'autre" (Daniel 5:6). Quel état misérable pour un roi qui, quelques minutes auparavant, buvait, mangeait et louait ses faux dieux avec entrain! 

Certains diront: ceci est une histoire ancienne! Elle s'est passée bien avant la venue de notre Seigneur Jésus-Christ, pourquoi nous attardons-nous à cela? Parce que ce qui nous intéresse est ce que la main écrivit sur le mur, alors même que le roi et sa cour vivaient dans l'indifférence la plus complète. Ce jeune homme avait entendu parler de l'histoire de Nebucadnetsar et de quelle manière il a été rétabli lorsqu'il s'est humilié devant Dieu. Il avait entendu l'histoire des amis de Daniel dans la fournaise ardente, et comment Dieu les en a délivré, mais son cœur était fermé aux choses de Dieu. Il prenait plaisir en ce que le monde pouvait lui offrir, et cela lui suffisait. Il semble qu'il s'est entouré de conseillers qui lui ressemblaient, parce que l'idée de faire venir les grands de son pays pour un festin où la boisson coule à flot n'était pas la meilleure qui soit. Les festins de la sorte ne sont en rien rassembleurs, mais ils sont plutôt cause de friction et de division, car l'impureté y règne en maître.

En cela, ce jeune roi n'était en rien différent de ce que nous voyons dans notre génération. Et Jésus, à quelques reprises, nous rappelle que "ce qui arriva, arrivera" (Matthieu 24:37; Luc 17:28). Les jours qui précédèrent le déluge, les gens mangeaient, buvaient, faisaient la fête, et c'était la même chose du temps de Lot, qui vivait à Sodome. Comprenons bien ceci: il n'y a pas de mal à manger et à passer du bon temps en famille. Dieu n'a rien contre cela. Ce qu'Il ne peut tolérer, car Il est un Dieu jaloux (Deutéronome 6:14-15), c'est que les hommes se fassent de faux dieux devant Sa face. Et ces dieux sont souvent leurs pensées et désirs qu'ils ne veulent pas céder à sa volonté; ce corps qu'ils souillent avec les drogues ou du sexe débridé, par les excès du manger et du boire; par l'argent, ou quoi encore!

Le monde tel que nous le connaissons s'en va vers la ruine. Il est déjà dans une ruine spirituelle manifeste, mais une ruine physique le menace. Jésus l'a dit: ce qui s'est passé au temps de Noé, ou encore au temps de Lot, arrivera pareillement. L'humanité a été infecté par l'orgueil au jardin d'Éden. Les hommes se prennent pour des petits dieux, et ils ont changé la vérité en mensonge, et le mensonge en "vérité", ce qui est une abomination aux yeux de Dieu (Esaïe 5:20). L'apôtre Paul dira en Éphésiens 4:18-19: "Ils ont l’intelligence obscurcie, ils sont étrangers à la vie de Dieu, à cause de l’ignorance qui est en eux, à cause de l’endurcissement de leur cœur. Ayant perdu tout sentiment, ils se sont livrés à la dissolution, pour commettre toute espèce d’impureté jointe à la cupidité". Le pire en tout cela, c'est qu'un grand nombre de ceux qui devraient être chrétiens, donc qui devraient refléter la lumière de Christ dans les ténèbres, ont aussi abandonné la parole de Dieu pour s'attacher à des fables habilement conçues (2 Pierre 1:16). Leurs yeux ont vu, et leurs oreilles ont entendues, mais la majesté divine n'est pour eux qu'un précepte vague, car ils ne se sont jamais attachés à Jésus comme ils l'auraient dû. Ils trouvent des excuses pour les péchés des autres, car ils veulent les commettre eux-mêmes! C'est ainsi qu'au nom de l'amour, des églises entières sont sur le chemin de l'enfer éternel, car ils n'aiment pas seulement les pécheurs, mais aussi et surtout, le péché! Mais tout cela ne durera qu'un temps, car il est écrit: "sachez que votre péché vous atteindra" (Nombres 32:23).

Après avoir vu la main écrire sur le mur, le roi ne riait plus. Il tremblait de peur. Car la crainte suppose un châtiment, et celui qui craint n’est pas parfait dans l’amour (1 Jean 4:18). Mais malheureusement, il ne tremblait pas pour sa vie spirituelle; il craignait seulement pour son corps de chair. Son premier réflexe fût de réclamer le secours des astrologues et des devins, et tous les sages de ce monde. Mais ils ne furent incapables de lire l'écriture, parce que les choses de Dieu ne peuvent être comprises que par ceux qui lui appartiennent et qui sont remplis de Son esprit, et non pas par l'esprit de ce monde (1 Corinthiens 2:14). 

Lorsque finalement, sur les instances de la reine, il fit venir le prophète Daniel, il lui offrit des vêtements de pourpre, un collier d'or et la troisième place dans le royaume s'il lui donnait l'explication de ce qui était écrit sur le mur. Nous voyons encore là toute l'obscurité de son cœur endurci. Cette même obscurité, ce même endurcissement de cœur est présent dans notre génération, comme nous l'avons dit précédemment. Dieu a tout mit en abondance sur cette planète, et si les hommes étaient de bons administrateurs de Ses biens, nul ne périrait de malnutrition ou par manque de soins. Malheureusement, cette abondance ne les conduit pas à louer et glorifier Dieu, mais ils s'endurcissent dans le mal en les cherchant plus que nécessaire et en ne vivant pas avec la reconnaissance digne d'un si grand Dieu. 
Notons au passage un fait important: Daniel n'était pas à la fête donnée par le roi impie. Les serviteurs du roi durent aller le chercher. Un vrai serviteur de Dieu ne participera jamais, sous aucun prétexte, aux péchés des païens; il y a une séparation entre la conduite de l'un et de l'autre, de sorte qu'ils sont comme l'huile et l'eau, ils ne peuvent pas se mélanger.  

Daniel, remplit de la sagesse de l'Éternel, reconnaissant l'écriture sur le mur comme étant celle de Son Dieu, en donna donc l'explication au roi, non sans d'abord lui adresser les reproches liés à l'écriture: "Tu t’es élevé contre le Seigneur des cieux; les vases de sa maison ont été apportés devant toi, et vous vous en êtes servis pour boire du vin, toi et tes grands, tes femmes et tes concubines; tu as loué les dieux d’argent, d’or, d’airain, de fer, de bois et de pierre, qui ne voient point, qui n’entendent point, et qui ne savent rien, et tu n’as pas glorifié le Dieu qui a dans sa main ton souffle et toutes tes voies.

Compté. Pesé. Divisé. 

Compté: Dieu a compté ton règne, et y a mis fin (Daniel 5:26). Cela voulait dire que les jours du roi tiraient à leurs fins. Il avait franchi le point de non-retour, et le courroux divin allait s'abattre sur lui. Le Créateur de toutes choses compte. Il se rappelle de nos péchés. Même si les hommes sont offensés en entendent qu'ils sont des pécheurs qu'ils ont besoin de repentance, cela ne change pas le fait que tous nos péchés sont inscrits dans le petit livre de notre vie. Ce livre sera ouvert au jour du jugement. "Des livres furent ouverts, et un autre livre fut ouvert, celui qui est le livre de la vie. Et les morts furent jugés selon leurs œuvres, d’après ce qui était écrit dans ces livres" (Apocalypse 20:12). Tous auront la bouche fermée, car personne ne pourra contester l'évidence des preuves présentées à ce moment-là, ayant eux-mêmes signée leur petit livre de leur propre main, de la souillure de leurs péchés, s'ils ne se sont pas repentis.

Pesé: Tu as été pesé dans la balance, et tu as été trouvé léger (Daniel 5:27). Parce que toutes les œuvres qui ne sont pas de Dieu, sans exception, sont vaines et inutiles. Celui qui juge toute la terre n’exercera-t-il pas la justice? Psaumes 9:6-9: "Tu châties les nations, tu détruis le méchant, Tu effaces leur nom pour toujours et à perpétuité. Plus d’ennemis! Des ruines éternelles! Des villes que tu as renversées! Leur souvenir est anéanti. L’Éternel règne à jamais, Il a dressé son trône pour le jugement; Il juge le monde avec justice, Il juge les peuples avec droiture". Les commandements laissés par Dieu sont rejetés, mais ils serviront à peser les uns et les autres, selon que nous avons aimé ou rejeté Dieu et le salut qu'Il nous a apporté en la personne de Jésus-Christ. Nous sommes appelés à marcher comme Jésus a marché (1 Jean 2:6). Jésus sera donc celui avec qui notre vie sera comparée, et si nous avons vécu dans les folies du monde, sans lui, nous serons aussi trouvés très légers.

Divisé: Ton royaume sera divisé, et donné aux Mèdes et aux Perses (Daniel 5:28). Ton royaume sera donné à ton ennemi de toujours; quelle ignominie! Celui qui a toujours voulu ta perte réussira dans ses entreprises contre toi, car tu n'as pas donné gloire au Tout-Puissant comme tu aurais dû le faire. Et il est dit que, cette nuit même, Balschatsar fut tué, et Darius, le Mède, s'empara de son royaume. Son corps gisait là, transpercé par la lance ou un couteau Perse, alors que quelques heures avant il buvait avec entrain du vin de débauche dans les vases du temple de Dieu. 

Alors que le roi était en train de s'enivrer avec les grands de son royaume, de rire et manger, et quoi encore, son ennemi des Mèdes et des Perses était en chemin pour exercer contre lui le jugement divin. 
La question est la suivante: le pays dans lequel nous vivons peut-il prétendre actuellement être digne de la protection contre la colère de l'Éternel? Pourquoi ce tumulte parmi les nations, ces vaines pensées parmi les peuples? Pourquoi les rois de la terre se soulèvent-ils et les princes se liguent-ils avec eux contre l’Éternel et contre son oint (Psaumes 2:1-2)? Est-ce que les lois de notre pays sont en accord, ou en contradiction avec la parole de Dieu et Ses commandements? 
Sommes-nous certains que la main de l'Éternel n'a pas déjà écris sur la muraille de notre nation, ou de notre maison? Et que le jugement n'est pas déjà commencé? Pourquoi le péché semble-t-il dominer partout sur la Terre, si ce n'est parce que Dieu a livré l'humanité à sa stupidité (Romains 1:18-32)? Sommes-nous supérieurs aux peuples des temps anciens, qui ont été détruits à cause de leurs péchés et des abominations qu'ils commettaient à la face de Dieu? 
En réalité, nous sommes plus coupables encore, si nous ne marchons pas avec crainte et tremblement, car nous avons le témoignage de ce qui leur est arrivé. Les démons eux-mêmes tremblent à la pensée qu'il n'existe qu'un seul Dieu (Jacques 2:19), mais les hommes ne cessent de s'en fabriquer d'autres! 
L'avortement est considéré comme un droit fondamental en Occident, mais dans la plupart des cas, ce n'est rien de plus qu'un meurtre, un bébé offert en sacrifice offert à un idole: "mon corps, mon droit". Tous les peuples, sans exceptions, qui sacrifiaient leurs enfants aux idoles ont, au cours de l'histoire biblique, été anéantis par le feu de la colère de Dieu. Il n'en sera pas autrement de nos pays soi-disant civilisés. 
Aux États-Unis récemment, les sans foi ni loi défilaient dans les rues en élevant le nom de criminels notoires abattus par la police tout en se moquant du beau nom de notre Seigneur Jésus-Christ. Cela ne nous rappelle-t-il pas quelque chose? Les pécheurs du temps de Jésus lui ont aussi préféré un criminel! Le péché et ses séductions prennent plusieurs formes, et l'ennemi ne manque pas de contenant, ni de contenu. 
Ils sortiront prochainement un film se moquant de Jésus, le présentant comme une femme lesbienne, une abomination! Un animateur de CNN a récemment dit à heure de grande écoute que "Jésus n'était pas parfait lorsqu'il est sur la Terre". La révolte contre Jésus-Christ est grande, parce qu'il représente celui avec qui nous serons comparés au jour du jugement, selon que nous aurons obéi à sa parole ou non, et cela, satan le sait. Raison pour laquelle il essaie de faire croire au monde entier que Jésus n'a pas existé, ou qu'il n'était pas Dieu. Il ne veut pas que nous nous recevions à Sa parole afin d'être sauvés! 

Hollywood est infesté de pédophiles et de dégénérés sexuels qui profitent de leur position de pouvoir pour détruire la vie de centaines de femmes et de jeunes, sans compter tous les foyers infectés par l'immoralité morale et sexuelle présente dans une majorité de films qu'ils produisent. Ce sont ces mêmes dégénérés qui sortent publiquement et essaient d'influencer les gens dans leur manière de penser et de vivre, pour qui voter, quoi acheter, et ainsi de suite. Beaucoup de médias et de partis politiques mentent; le père de famille ment à sa femme en revenant chez lui tard la nuit; les enfants mentent à leurs parents en ne leur disant pas avec qui ils passent leurs temps libres; les pervers se mentent à eux-mêmes en justifiant d'une manière ou d'une autre leur addiction à la pornographie. Ce sont là seulement quelques signes de déchéance d'une génération perverse et corrompue, qui a rejetée Dieu et Jésus-Christ. Les commandements de Dieu sont bafoués et rejetés sous prétexte qu'ils "manquent de compassion"... Alors que l'humanité n'a jamais autant rejeté la compassion et la miséricorde de Dieu qu'elle le fait présentement, n'est-ce pas une accusation étrange contre Dieu et le salut qu'Il nous offre gratuitement en Jésus-Christ? 

Mais Dieu! On ne se moque de lui impunément! Ceux qui refusent de se repentir pendant qu'il en est temps recevront la juste récompense de leurs actions. Galates 6:7 nous dit en effet:  "Ne vous y trompez pas: on ne se moque pas de Dieu. Ce qu’un homme aura semé, il le moissonnera aussi". Celui qui sème dans les jardins de satan ne pourra certainement pas récolter sur les terres du royaume de Dieu au jour de la rétribution! Celui qui n'est pas parfait dans l'amour n'est pas connu de Dieu. Jésus dira en effet que le premier et le plus grand commandement est d'aimer le Seigneur Dieu de tout notre cœur, de toute notre âme et de toute notre pensée (Matthieu 22:37-38). C'est là le péché de l'Occident, qui a connu la grandeur de la bonté de Dieu mais qui s'est détourné de Lui dans toutes les sphères de la société. Cette même main qui a écrit sur la muraille de Babylone a certainement déjà écrit les mêmes mots sur les murailles de nos nations modernes.  

Il n'est peut-être pas trop tard! L'ennemi, comme Darius, est peut-être au contrôle de ta vie en ce moment, tandis que tu vis dans l'insouciance et l'arrogance. Il est peut-être à une respiration près de t'amener avec lui pour l'éternité, car tu ne sais pas, tu ne connais pas le moment de ta dernière heure. Ne soit pas pesé et trouvé léger! 
Sachons-le: ce que nous avons semé, nous le récolterons certainement! Si nous semons des carottes, pouvons-nous espérer récolter du maïs? Le principe est le même avec Dieu. Nous ne pouvons pas le tromper (Matthieu 22:11-13). Celui qui essaiera d'entrer dans le royaume des Cieux mais qui aura constamment refusé de passer par le chemin de la repentance n'y sera pas accepté. Nous avons vu précédemment que Dieu se rappelle des péchés de chacun, car ils sont tous inscrits dans notre livre, mais Il se rappelle également du sang de Jésus versé pour la rémission de chacun d'eux, pourvu que nous reconnaissions que nous sommes de pauvres pécheurs ayant besoin de pardon. Jésus l'a dit; Il est venu offrir sa miséricorde aux pécheurs (Matthieu 9:12-13).

Jésus est notre seul espoir! Le jugement que nous méritons tous, Il les a portés à la croix du calvaire (Esaïe 53:5). Ne laissez pas passer un autre jour sans donner votre vie à Jésus. Le jour du salut, c'est cet aujourd'hui dans lequel nous vivons (Hébreux 3:7-8). Approchez vous de Dieu, et il s’approchera de vous. Nettoyez vos mains, pécheurs; purifiez vos cœurs, hommes irrésolus. Sentez votre misère; soyez dans le deuil et dans les larmes; que votre rire se change en deuil, et votre joie en tristesse. Humiliez-vous devant le Seigneur, et il vous élèvera (Jacques 4:8-10).

L'Éternel dit en 2 Chroniques 7:14 : "Si mon peuple sur qui est invoqué mon nom s’humilie, prie, et cherche ma face, et s’il se détourne de ses mauvaises voies, je l’exaucerai des cieux, je lui pardonnerai son péché, et je guérirai son pays". 
Aussi au Psaumes 103:12-13 : "Autant l’orient est éloigné de l’occident, autant il éloigne de nous nos transgressions. Comme un père a compassion de ses enfants, l’Éternel a compassion de ceux qui le craignent". Nous avons besoin de pardon, en tant qu'individus mais aussi en tant que nations. Et la Bible dit que "si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous les pardonner, et pour nous purifier de toute iniquité" (1 Jean 1:9). Certains diront: je peux faire cela, mais ensuite? Comment pourrais-je marcher comme Jésus par mes propres forces? Personne ne le peut! C'est pourquoi il nous faut passer par la repentance et accepter que nous sommes de simples pécheurs, lire la parole de Dieu, la Bible, la méditer, prier en comptant toujours sur le secours de Jésus, et Il nous éclairera par le Saint-Esprit.

Prions.

Seigneur Dieu, je te remercie pour Ta parole, car elle est la vérité. Elle me reprend, elle me corrige, elle m'exhorte à changer de vie avant qu'il ne soit trop tard. C'est par amour pour la race humaine que Tu as déjà tout fait; il ne me reste plus qu'à croire en Jésus et à me laisser remplir de Ton amour. Tu vois et entend tout; quand même je me mentirais à moi-même, je ne Te tromperais jamais. Merci de me présenter la vérité telle qu'elle est, et de me montrer ce que je suis réellement. J'ai péché, j'ai été rebelle à Tes appels, mais je ne veux plus me moquer de Toi. Je mérite un juste jugement, mais je Te supplie, ô Dieu, s 'il te plaît, pardonne mes péchés. Je sais que ces péchés sont inscrits dans un livre, le livre de ma vie, mais j'intercède par le sang de Jésus afin que ces péchés soient effacés et que je puisse marcher en conformité avec Ta parole et Tes commandements à partir de ce jour. Ta parole dit que Tu ne n'as pas destiné l'humanité à la colère, mais au salut, et je sais que le salut ne s'obtient en aucun autre que Jésus. 

Jésus, Tu n'es plus sur la croix, Tu es revenu de la mort à la vie afin de vaincre la mort spirituelle une fois pour toute, avec ceux qui accepteraient de faire périr avec Toi leur nature pécheresse. Mon seul espoir est en Toi, Seigneur; je viens à Toi, car je veux être sauvé, y compris de moi-même, car je suis mon pire ennemi. Aide-moi s'il te plaît à comprendre l'Écriture, Ta parole écrite avec Ton propre sang, aide-moi à la méditer et à la mettre en pratique; à la chérir comme mon plus grand trésor, car c'est ce qu'elle est.
Aujourd'hui, je viens à Toi tel que je suis. Je ne veux pas remettre à plus tard car je ne sais pas de quoi demain sera fait. Aujourd'hui, l'occasion est là de venir ou de revenir à Toi, et je la saisis avec joie. Le pardon que Tu veux offrir, et la rédemption de tous mes péchés sans exceptions. Tu as dit dans Ta parole que Tu ne rejettes pas à toujours, que Tu prends plaisir à ceux qui ont un cœur contrit et brisé. C'est à Ta parole que je m'attache en ce jour, où la destruction est proche, trop proche pour la nier, car l'humanité sans Dieu se détruira elle-même dans sa rébellion. Je viens à Toi, Père Éternel, car je ne veux plus participer aux œuvres vaines de ce monde perdu et pervers, et avec Ton aide j'ôterai la méchanceté de devant Ta face, je cesserai de faire le mal et je ferai le bien que Tu veux que je fasse, et Ta promesse se réalisera: mes péchés qui étaient cramoisis, deviendront blancs comme la neige, et mes vêtements sales de péché me seront enlevé afin que je revête les vêtements dignes d'un enfant de Dieu, né de nouveau par la puissance du précieux sang de Jésus. 

C'est Toi qui pèses les cœurs, ô Dieu, et Tu ne tiens pas compte de la manière dont nous nous jugeons nous-mêmes, mais le modèle en toutes choses, c'est Jésus, à qui je m'attache aujourd'hui plus que jamais. Jésus, Rocher de mon salut, Nom au-dessus de tout autre nom, ma Forteresse, mon Libérateur, mon Rédempteur, mon Bouclier, ma force et mon Refuge, mon abri de la tempête qui s'avance droit sur nous, reçois favorablement les paroles qui sortent aujourd'hui de ma bouche; purifie-moi, lave moi, renouvelle en moi un esprit bien disposé, soumis, fidèle et obéissant. Conduis-moi, et dirige-moi sur le sentier de la justice et de la vérité; fais de moi un serviteur, un fidèle ambassadeur de Ton royaume qu'aucun roi de la Terre ne pourra jamais ébranler ni s'approprier. 

Que Ton nom soit loué et glorifié, Père Éternel, car Tu m'as délivré de la mort qui me retenait en son pouvoir. Tu m'as cherché, et Tu t'es laissé trouver. Tu as mis en moi une espérance nouvelle et un chant nouveau, que je chanterai avec joie tous les jours qu'il me reste à vivre ici-bas et là-haut dans la gloire avec tous les saints, car dans ma détresse, Tu m'as entendu lorsque j'ai crié vers Toi pour obtenir du secours. Que la Terre tremble sur ses fondements, je ne chancellerai pas car c'est sur Toi Seigneur Jésus que je m'appuie à partir de ce jour et pour l'éternité. Béni soit le nom de mon Dieu, car Tu me remplis de joie et de paix, puisque le lourd fardeau de mes péchés m'a été enlevé. 

Que toute la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen.

samedi 16 juin 2018

Portez les fardeaux/Le comportement du chrétien

Galates 6:2 : "Portez les fardeaux les uns des autres, et vous accomplirez ainsi la loi de Christ."

Comme Christ a eu pitié de nous, ayons de la compassion les uns pour les autres. Certainement que nous viendrons en aide à un frère qui est dans le besoin, et ce verset exhorte les croyants à aller plus loin encore et à se supporter et à se redresser mutuellement, spirituellement parlant. Mais aujourd'hui, si nous "reprenons" un frère ou une sœur qui fait une faute, cela est souvent très mal accepté. Nous aimons croire que nous n'avons besoin de personne pour nous montrer nos manquements, afin de pouvoir les accuser devant Dieu, mais si nous sommes trop orgueilleux, Dieu lui-même ne sera pas entendu lorsqu'il nous fera des reproches, car notre cœur lui sera fermé. 

Il est de notre devoir de nous exhorter, entre chrétiens, à ne pas dévier de la voie droite et juste, car ils sont nombreux à faire des compromis avec le péché, et bientôt, vous ne voyez plus de différence entre le soi-disant chrétien et le païen parce que les deux vivent de la même manière. Nous devons avoir un fardeau pour les âmes des perdus, et il serait faux de penser que les perdus sont seulement ceux qui se présentent comme "athées". Il y a énormément de perdus qui se disent chrétiens, se croyants sauvés mais étant encore sous l'emprise de la chair qui domine leurs pensées et les éloignent de Dieu. Comme il est triste de porter le fardeau spirituel de quelqu'un alors que ce dernier ne veut même pas reconnaître ses égarements! C'est comme s'il disait: "Tu veux m'aider à porter mon fardeau? Mais quel fardeau?" En réalité, il n'est pas de pire état que celui-là, car c'est celui de la tiédeur spirituelle (Apocalypse 3:15-16).

En Galates 6:2, il est question de ce fardeau que tout chrétien se doit d'avoir pour ses frères et sœurs. Un fardeau de prière, de discernement, de justice. Nous savons que l'Esprit a des désirs contraires à ceux de la chair (Galates 5:17), c'est pourquoi nous ne devons pas voir les comportements mondains et ses péchés parmi les chrétiens. L'Esprit lui-même ne laissera pas ceux qu'il dirige s'enfoncer dans des chemins tortueux, contraires à la volonté de Dieu. Mais notre monde est mauvais, et il est aisé de sombrer sous ses influences et d'essayer de concilier la poursuite effrénée des plaisirs avec un semblant de spiritualité chrétienne qui se rapproche plus du nouvel-âge que des enseignements de Christ. Beaucoup de nos jeunes sont tombés dans ce piège qui les fait croire qu'à peu près tout leur est permis, tant qu'ils ne sombrent pas dans les excès... Ils oublient que tout n'est pas utile, et qu'une accumulation de petites choses sans excès deviennent un excès lorsque mises bouts à bouts! Malheureusement, c'est un raccourci pour atteindre l'indifférence spirituelle. Inévitablement, on en vient à des situations aberrantes où le supposé chrétien ne voit plus le mal qu'il fait ou qu'il approuve en se tenant avec des gens désobéissants, mais il voit le mal en celui ou celle qui veut le reprendre de la mauvaise voie sur lequel il s'est engagé. Lorsque non corrigés, de tels comportement aboutissent à des situations et à des interprétations complètement loufoques des écrits bibliques, parce que ces gens ne veulent plus entendre parler de péché et de maîtrise de soi. Ils ne cherchent qu'à égayer leurs sens, et lorsqu'ils ouvrent la Bible, c'est dans l'espoir d'y trouver des passages qui approuveront leur mauvaise conduite.

Un jour, j'étais dans une librairie chrétienne et j'ai entendu un supposé chrétien qui racontait pouvoir aller voir un spectacle de danse dans un cabaret parce que, par la grâce de Dieu il était capable de résister aux tentations de l'ennemi, et que ce qu'il désirait voir n'était pas les femmes à moitié habillées, (ou pas habillées du tout, je ne sais pas,) mais l'ensemble de l'art dégagé par ce spectacle. Quel aveuglement spirituel! Comme son interlocuteur ne semblait pas savoir quoi lui répondre, j'ai dit à cet homme qu'il se trompait sur la grâce de Dieu. Qu'en fait, s'il avait reçu la grâce et l'Esprit de Dieu comme il le prétendait, il se serait tenu éloigné de tels spectacles qui sont dégradants pour la femme et qui incitent l'homme à convoiter; que cet art dont il parle est une insulte à l'Esprit de Dieu qu'il prétendait avoir reçu parce qu'il est créé par la chair, et pour la chair. Or, sachant que nous sommes ici-bas pour rendre gloire  à Dieu en tout ce que nous disons et faisons, je lui ai demandé d'expliquer comment ce spectacle pouvait glorifier Dieu, et de quelle manière lui-même glorifiait son Créateur en assistant à un tel spectacle? Ne voulant pas se repentir et reconnaître son péché, et incapable de me répondre, frustré de n'être pas approuvé dans sa conduite pécheresse, cet homme m'a simplement accusé de voir du mal partout et de n'être pas capable de résister aux tentations comme lui avait reçu la grâce de le faire...  et il est sorti. Nous reconnaissons ici la dureté du cœur de celui qui est supposément sauvé et délivré de ses péchés, mais qui est encore sous l'emprise de la chair et de ses convoitises et qui se dirige malheureusement vers l'enfer tout en chantant des cantiques à tous les dimanches à l'église. Le Seigneur Jésus a déjà adressé cette situation en Apocalypse 3:14-22, lorsqu'il s'adressa à l'église de Laodicée, une église de supposés chrétiens qui était sur le point d'être rejetée par Dieu, parce qu'ils s'étaient eux-mêmes détournés de Lui pour s'attacher plutôt aux convoitises de leurs cœurs. (Voir l'article "À l'Église de Laodicée", publié le 5 août 2012).

Ces personnes doivent être averties. Mais attention! Si nous le faisons, prenons garde de n'être pas nous-mêmes répréhensibles aux yeux de Dieu de quelque manière que ce soit. En effet, nous avons encore l'exemple d'un supposé chrétien qui est entré dans un bar et qui a dit à un autre supposé chrétien qui s'y trouvait déjà: "le Seigneur ne veut pas que tu boives, car tu pourrais ne plus savoir t'arrêter, donne-moi ta bière et je la finirai pour toi". Ces deux personnes avaient besoin de repentance et les deux étaient répréhensibles devant Dieu. (J'appuie ici sur le fait que ce sont des supposés chrétiens parce que vous ne verrez jamais de vrais chrétiens remplis de l'Esprit de Dieu aller dans des bars, tavernes et autres endroit où se déroulent des fêtes où des gens s’enivrent et/ou convoitent, car le fait d'aller dans de tels endroits justifie et approuve en quelque sorte les comportements déplacés qui s'y commettent, peu importe qu'ils soient commis par des supposés chrétiens ou des inconvertis. Il doit pourtant y avoir une nette séparation entre le comportement du véritable chrétien et celui du pécheur non pardonné). Nous avons donc ici un exemple de pécheur qui prétend avertir un autre pécheur de la part du Seigneur. Comme si Dieu approuvait la conduite de l'un, mais pas celle de l'autre! En réalité, l'un pensait être quelque chose, quoiqu'il n'était rien. Il se trompait lui-même, comme il est écrit en Galates 6:3.

Prenons garde également de ne pas arriver auprès d'un frère et de le reprendre avec un air supérieur. Si nous sommes autant spirituels que nous le pensons, alors nous n'aurons aucune difficulté à nous souvenir d'où nous avons été tirés par la grâce de Dieu... Après quoi nous n'aurons plus l'orgueil de nous voir supérieurs à quiconque, mais au contraire, c'est l'amour de Dieu qui est en nous qui nous fera parler et agir. 
Le péché est un fardeau, mais il n'est pas de pire état que celui qui n'en ressent plus le poids. En effet, comment acceptera-t-il le secours de Christ s'il ne sent pas le poids de ses péchés en son âme et si sa conscience ne l'accuse plus?  

Portez les fardeaux les uns des autres, c'est aussi se connaître d'abord soi-même en Christ. S'avoir que nous ne sommes que de pauvres pécheurs pardonnés; des coupables graciés sans aucun mérite de notre part. C'est de savoir d'où nous venons, de quel bourbier de péché nous avons été tirés par la grâce et la bonté infinie de Dieu. C'est aussi de savoir où nous allons, et sur quelle voie nous marchons pour nous y rendre. Cette voie est celle de Christ, et elle n'est pas conciliable avec la recherche des plaisirs en ce monde, car nous savons que nous ne sommes pas de ce monde. (Ce n'est pas qu'il est interdit d'avoir du plaisir en ce bas monde, mais certains ne vivent que pour "passer du bon temps pendant qu'ils ont la capacité de le faire, et cela ne vient pas de Dieu!) Nous ne sommes ici-bas qu'en pèlerinage, et, sur la voie du royaume de Gloire, nous rencontrerons des collègues pèlerins qui combattront le même combat que nous. Prions les uns pour les autres (Jacques 5:16), et exhortons nous donc mutuellement avec ces paroles de l'apôtre Pierre : "Bien-aimés, je vous exhorte, comme étrangers et voyageurs sur la terre, à vous abstenir des convoitises charnelles qui font la guerre à l’âme. Ayez au milieu des païens une bonne conduite, afin que, là même où ils vous calomnient comme si vous étiez des malfaiteurs, ils remarquent vos bonnes œuvres, et glorifient Dieu, au jour où il les visitera (1 Pierre 2:11-12).

Que toute la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen.

dimanche 3 juin 2018

Caïn s'éloigna de la face de l'Éternel

"Puis Caïn s'éloigna de la face de l'Éternel" (Genèse 4:16)

Caïn venait de subir les reproches de l'Éternel Dieu en rapport avec son péché, le meurtre de son frère, (pour ne nommer que ce péché-là).  Puis, il s'éloigna de la face de l'Éternel. En d'autre mots, il lui tourna le dos. Le péché éloigne de Dieu, mais la grâce nous en rapproche. Il trouvait plus facile de laisser le libre chemin à ses mauvaises pensées que de leur résister. Et il n'était pas prêt à changer. Il ne désirait pas changer. La preuve: il était chagriné de la punition que l'Éternel lui infligeait (Genèse 4:14), mais il ne se repentait pas le moins du monde du meurtre qu'il venait de commettre!
Nous lisons dans le texte qu'il "habita dans la terre de Nod, à l'orient d'Eden". Plus tôt en Genèse 3:24, il est écrit qu'à l'orient du jardin d'Eden, "les chérubins qui agitent une épée flamboyante" y gardaient le chemin de l'arbre de vie. Nous avons ici un pécheur non repentant qui décide de confronter Dieu en campant sur ses positions, directement en face des chérubins et leur épée, qui représentent ici d'une manière visible l'autorité suprême de Dieu sur Sa création! Il n'est mentionné nulle part qu'il fît aucun effort que ce soit afin de se reprocher de l'Éternel dans la suite de sa vie. Il habitait la terre du vagabondage, cherchant ici et là le bonheur et la paix qui se refusaient à lui. En cela, il était le précurseur de tous les pécheurs qui engourdissent leur cœur troublé dans les plaisirs terrestres, tournant le dos à la seule paix qui saurait les satisfaire; celle de Christ (Romains 3:17-18). 

Cette situation est terrible pour un pécheur qui refuse de se repentir et qui se sent bien dans ses péchés, mais elle est désespérante lorsqu'il s'agit d'un chrétien qui se détourne des enseignements de Dieu pour s'attacher à des fables humaines, et qui fuit Sa correction. En Esaïe 56:11, il est question de ces gens qui sont comme des chiens voraces et insatiables. Ils suivent tous leur propre voie, selon leur propre intérêt. 

Ces personnes-là n'ont peut-être pas tué de corps, mais elles tuent leur âme et celle des autres lorsqu'elles croient et propagent des faussetés qui vont à l'encontre de la saine doctrine de Christ. Après quelques avertissements de la part du Créateur, ces personnes sont laissées à elles-même et se trompent en suivant une voie qui n'est pas celle de Dieu, mais celle du vagabondage spirituel. Ce vagabondage ne consiste pas forcément à aller d'église en église, mais à fuir loin de la volonté de Dieu, parce qu'elle est trop difficile et contraire à ce que la nature humaine recherche. La nature charnelle de l'homme lui fait croire qu'il est encore en Eden, où tout est à portée de main, et où il n'a aucun effort à faire ou aucune discipline spirituelle à s'imposer. Les plaisirs et le bon temps engourdissent pour un temps, mais hélas, le cœur de l'homme est comme un gouffre sans fond qui ne saurait être comblé si facilement.

Certes, nous n'avons aucun effort à faire pour obtenir le salut de Dieu, qui nous a déjà été obtenu par la grâce de Jésus-Christ notre Seigneur, mais cela implique de suivre Son chemin, et non le nôtre (Matthieu 7:14; Jean 14:6). Ceci inclut le renoncement à soi-même et une sévère discipline, tant temporelle que spirituelle (Matthieu 16:24; Luc 14:33; 1 Corinthiens 9:27). La soumission du moi à une autorité supérieure n'est pas un enseignement populaire de nos jours, car l'égoïsme règne en roi et maître. Le problème est qu'avec Dieu, la soumission est un choix, et non une obligation. Nous avons le choix de nous soumettre ou non, tout en connaissant fort bien les conséquences finales de notre décision. Caïn choisit délibérément de tourner le dos à la grâce de Dieu, sans jamais avoir l'idée de revenir à Lui pour obtenir son pardon. Nous trouvons en Apocalypse 21:8 l'endroit où se trouveront ceux qui persévèrent dans leurs péchés; l'étang de feu et de soufre, savoir l'enfer.      

À l'opposé, nous savons que le juste chérit les commandements de l'Éternel et en fait ses délices (Psaumes 119). Approchons-nous donc du trône de la grâce pendant qu'il en est temps! Venons; revenons à Christ! Ne Lui tournons pas le dos lorsqu'Il nous reprend, remercions-le plutôt, car c'est un signe que nous sommes Ses enfants et qu'Il veut encore nous pardonner (Hébreux 12:7). Restons solidement attachés à la saine doctrine de Christ, et ne nous détournons pour rien au monde de la paix que Lui seul donne lorsque nous obéissons à Sa parole (Romains 8:6).

Que la gloire soit donnée à Dieu seul, Amen.  

dimanche 11 septembre 2016

Mise en garde

Hébreux 3:12-14 : "Prenez garde, frères, que quelqu'un de vous n'ait un cœur mauvais et incrédule, au point de se détourner du Dieu vivant. Mais exhortez-vous les uns les autres chaque jour, aussi longtemps qu'on peut dire; aujourd'hui! afin qu'aucun de vous ne s'endurcisse par la séduction du péché. Car nous sommes devenus participants de Christ, pourvu que nous retenions fermement jusqu'à la fin l'assurance que nous avions au commencement."

Attention, attention, une mise en garde qui vient de Dieu et de Jésus-Christ, par le St-Esprit. 

C’est extrêmement facile de tout rejeter ce qui vient de Dieu, de Jésus-Christ et du St-Esprit, dans le monde dans lequel nous vivons, et ce, même si nous avons été baptisé d'eau et que nous continuons d'aller à l'église tous les dimanches. 

Nous vivons dans un monde matérialiste, égoïste, où la recherche des plaisirs est omniprésente. Il n'y a que cela qui compte; plaire à la chair! Le chrétien doit donc surveiller sa conduite, ses fréquentations. C’est tellement facile de s’attacher à ce qui plaît aux yeux, à ce qui flatte la chair, mais ce faisant, nous nous détachons de Jésus, car l'Esprit de Dieu ne prend pas plaisir dans la chair, il ne le peut pas parce que ses désirs - donc, ceux de Dieu - sont totalement opposés à notre nature pécheresse. En Genèse 6:2, il est écrit que "les fils de Dieu virent que les filles des hommes étaient belles, et ils en prirent pour femmes parmi toutes celles qu’ils choisirent." Et un peu plus loin au verset 5 : "L’Éternel vit que la méchanceté des hommes était grande sur la terre, et que toutes les pensées de leur cœur se portaient chaque jour uniquement vers le mal." (Le démon du sexe débridé, communément appelé "démon du midi", était déjà à l'oeuvre dans ces temps-là, mais nous traiterons de ce sujet dans un autre article.) 

Cette génération perverse du temps de Noé, nous la retrouvons aujourd'hui, mais elle pèche plus encore, et elle est plus responsable de ses actions, parce qu'elle a vu ce qui est arrivé du temps de Noé, et elle ne se repend pas. Ninive, du temps de Jonas, s'est repentie lorsque le prophète appela contre elle la colère de Dieu, à cause de la somme de ses péchés, qui était très grande. Et Dieu épargna la ville de son ardente colère, et Il ne la détruisit point. 

Aujourd'hui, qui se repentira? Nous vivons dans une génération qui ne veut plus entendre parler de péché, de feu éternel et de repentance. "Ne me dites que des choses agréables."(2 Timothée 4:3) Notre orgueil a besoin d'être flatté. Nous ne voulons pas pleurer devant le Seigneur, nous abaisser devant Lui et devant les hommes. Nous préférons adorer le faux dieu qui s'abaisse au niveau des hommes et qui, semble-t-il, parvient à se plaire dans nos péchés et désobéissances! 

Nous voulons le meilleur des deux mondes: certains des plaisirs pécheurs que la terre a à nous offrir, et vivre éternellement dans la pureté et la sainteté, en présence de Dieu. Comme si cela était compatible! Si nous n'aimons et ne recherchons pas la pureté et la sainteté ici-bas, comment pourrons-nous entrer dans la présence de Dieu? Ne ressemblerons-nous pas plutôt à l'intrus de la parabole de Jésus en Matthieu 22:11-14? "Le roi entra pour voir ceux qui étaient à table, et il aperçut là un homme qui n’avait pas revêtu un habit de noces. Il lui dit : Mon ami, comment es-tu entré ici sans avoir un habit de noces ? Cet homme eut la bouche fermée. Alors le roi dit aux serviteurs : Liez-lui les pieds et les mains, et jetez-le dans les ténèbres du dehors, où il y aura des pleurs et des grincements de dents. Car il y a beaucoup d’appelés, mais peu d’élus." Il y a peu d'élus, parce que la soumission à la volonté de Dieu est rare et que nous ne pouvons pas entrer dans la présence de Dieu en vivant dans un mélange de convoitises et de piété. Il n'y a qu'un seul chemin: Jésus.  

Beaucoup de supposés chrétiens vivent de la même manière que les païens. Ils ne s'imposent presque aucune limite, - ils s'en imposent quelques-unes, pour la forme et pour maintenir une apparence de piété - car disent-ils, ils n'ont qu'une vie à vivre, ils doivent en profiter pleinement! Ils se mettent sous le joug des incroyants en se liant avec eux, et, sous prétexte de n'être pas légalistes et de ne pas les juger, ils commettent les mêmes péchés qu'eux. Mais ils sont d'autant plus responsables qu'ils connaissent la gravité du péché. Ils agissent comme si Jésus allait venir, et revenir mourir sur la croix pour pardonner les péchés qu'ils commettent volontairement, après avoir appris la vérité de Dieu en Jésus-Christ. Mais il est écrit en Hébreux 9:25-28: "Et ce n’est pas pour s’offrir lui-même plusieurs fois qu’il y est entré, comme le souverain sacrificateur entre chaque année dans le sanctuaire avec du sang étranger; autrement, il aurait fallu qu’il eût souffert plusieurs fois depuis la création du monde, tandis que maintenant, à la fin des siècles, il a paru une seule fois pour abolir le péché par son sacrifice. Et comme il est réservé aux hommes de mourir une seule fois, après quoi vient le jugement, de même Christ, qui s’est offert une seule fois pour porter les péchés de plusieurs, apparaîtra sans péché une seconde fois à ceux qui l’attendent pour leur salut." 

Attendons-nous réellement à Jésus pour notre salut? Au contraire, trop souvent, nous nous croyons justifiés par nos œuvres et par l'accomplissement de certains rites religieux. Nous ne craignons plus Dieu. Nous ne craignons pas de lui déplaire, après tout ce qu'Il a fait pour nous. Le dieu que nous connaissons, disons-nous, est amour et pardon. Il nous pardonnera lorsque nous reviendrons à lui. Encore et encore. Amos 4:4-5 : "Allez à Béthel, et péchez! Allez à Guilgal, et péchez davantage! Offrez vos sacrifices chaque matin, et vos dîmes tous les trois jours! Faites vos sacrifices d’actions de grâces avec du levain! Proclamez, publiez vos offrandes volontaires! Car c’est là ce que vous aimez, enfants d’Israël, dit le Seigneur, l’Éternel." 

Ces gens étaient religieux. La religion n'est pas une relation avec Dieu. La religion n'est qu'un manteau dont aiment à se draper les hypocrites qui ne marchent pas en conformité de cœur et d'esprit avec Dieu, en Jésus-Christ. Ce sont de beaux discoureurs, mais ils n'ont aucune réelle intention de s'abandonner à Christ. Ils aiment trop leur chair. Ils regardent la télévision et ils ne peuvent s'empêcher de convoiter. Ils vont sur internet et c'est la même chose. Ils marchent dans la rue, même chose encore. Un peu. Un petit regard. Une petite pensée. Juste un peu, ça ne fait de mal à personne, pensent-ils. (La convoitise n'est qu'un péché parmi tous les autres, mais c'est un des plus répandus  parmi les supposés chrétiens modernes) Une somme de tous ces "un peu" équivaut à beaucoup, beaucoup de péchés et de désobéissance, et les voilà pris au piège de l'ennemi. Leur intelligence est transformée, mais pas dans le sens où l'Esprit de Dieu l'aurait voulu. Ils n'ont aucune maîtrise de soi ni aucune discipline spirituelle, de sorte qu'ils sont libres. Mais ils ne vivent pas dans la liberté que donne Christ, qui nous libère du péché volontaire et de la mort spirituelle. Ils sont plutôt comme la maison qui a été jadis nettoyée de ses impuretés, qui est balayée et ornée, mais qui est vide. (Matthieu 12:44) Vide, parce qu'ils ont accepté Christ, ils ont reconnu qu'il était leur Seigneur et Sauveur personnel, mais ils n'ont pas changé de vie, ils ne sont pas sanctifiés et ne lui ont pas donné l'occasion d'entrer en eux et d'y faire sa demeure. La place n'est donc pas occupée par l'Esprit de Dieu. Les esprits mauvais peuvent venir investir l'endroit en force et y faire leur demeure. Et c'est à ce moment que de nombreux supposés chrétiens cessent de combattre la chair et ses tentations. Plutôt que de changer de vie, ils se contentent d'apparence. Ils sombrent dans l'indifférence, et ils ne se rendent pas compte que ce sont eux qui, à chaque désobéissance, à chaque péché, s'éloignent à chaque fois un peu plus de Dieu, et non l'inverse. Ils creusent un fossé entre eux et Dieu, fossé qui, pourtant, avait été comblé à cause de l'amour de Dieu pour nous, lorsque Jésus est venu s'offrir en sacrifice - une seule fois - à notre place. 
Oui, Dieu est amour et pardon, et c'est avec une immense peine qu'Il voit ceux qui se proclament ses enfants s'éloigner de Lui. Mais Il nous laisse libre; Il nous a donné la liberté, et Il n'est pas un homme pour revenir sur Sa parole.   

Tout ce qu’on accomplit avec la nature humaine déplaît à Dieu, parce que ce n'est pas fait dans le but de le glorifier. Il y a une marge entre le légalisme des pharisiens de l'époque de Jésus et de vivre sans maîtrise de soi. Et même, Jésus disait: faites et observez tout ce qu'ils vous disent, mais ne faites pas ce qu'ils font! (Matthieu 23:3) L'apôtre Paul, ancien pharisien lui-même, dira en 1 Corinthiens 9:27 qu'il traitait durement son corps en le tenant assujetti, de peur d'être lui-même rejeté après avoir prêché aux autres. Si un pilier dans le temple de Dieu comme l'apôtre Paul peut prononcer une telle phrase, à quel point devons-nous être sur nos gardes nous aussi, afin de n'être pas un jouet dans les mains de l'ennemi! Son but est de nous détruire et de détruire notre témoignage chrétien. Ne lui donnons pas accès, et vivons pour plaire à Dieu, car notre obéissance à Sa parole et ses commandements ne doit pas être une obligation que nous imposons aux autres, mais nous devons nous-mêmes vivre dans ce que Dieu attend de nous avec joie, car nous savons que c'est pour notre bien qu'Il nous les a donnés, afin que nous ne nous égarions pas loin de Sa face.

1 Thessaloniciens 4:1-8 : "Au reste, frères, puisque vous avez appris de nous comment vous devez vous conduire et plaire à Dieu, et que c’est là ce que vous faites, nous vous prions et nous vous conjurons au nom du Seigneur Jésus de marcher à cet égard de progrès en progrès. Vous savez, en effet, quels préceptes nous vous avons donnés de la part du Seigneur Jésus. Ce que Dieu veut, c’est votre sanctification ; c’est que vous vous absteniez de l’impudicité; c’est que chacun de vous sache posséder son corps dans la sainteté et l’honnêteté, sans vous livrer à une convoitise passionnée, comme font les païens qui ne connaissent pas Dieu; c’est que personne n’use envers son frère de fraude et de cupidité dans les affaires, parce que le Seigneur tire vengeance de toutes ces choses, comme nous vous l’avons déjà dit et attesté. Car Dieu ne nous a pas appelés à l’impureté, mais à la sanctification. Celui donc qui rejette ces préceptes ne rejette pas un homme, mais Dieu, qui vous a aussi donné son Saint-Esprit." 

N'oublions pas que suivre Christ, c'est d'accepter d'être changé, transformé du tout au tout, pour notre bien et celui de notre prochain, mais surtout pour que soit glorifié en nous, comme Il s'est glorifié en Christ. 


Que la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen.

Voir aussi les articles: "Ne pas donner accès au diable", publié le 2 mars 2014, et "La maîtrise de soi", publié le 21 septembre 2012.

dimanche 12 juillet 2015

Je serai leur Dieu, par Charles H. Spurgeon

Jérémie 31 verset 33 : "Et je serai leur Dieu."

Chrétien! Voici tout ce que tu peux exiger. Afin d’être heureux, tu demandes quelque chose qui puisse te satisfaire; et ce n’est pas suffisant? Si tu peux verser cette promesse dans ta coupe, ne peux-tu dire comme David: "Ma coupe déborde; je possède plus que ce que mon cœur ne peut désirer"? Quand ceci s’accomplit, "Je suis ton Dieu," ne possèdes-tu pas toutes choses? Le désir est insatiable comme la mort, mais Celui qui rempli tout en tout peut le remplir. La capacité de nos désirs, qui peut la mesurer?

En fait, la richesse incommensurable de Dieu peut plus que ce débordement. Je te demande:  N’es-tu pas comblé lorsque Dieu est tien? Ne désires-tu pas Dieu? Est-ce que sa toute suffisance ne peut te satisfaire alors que tout échoue?  Mais tu désires plus qu’une tranquille satisfaction; tu désires un ravissement. Viens, mon âme, voici la musique qui te convient parfaitement, au ciel, car Dieu est le Créateur du Ciel. Aucune musique venant d’instruments agréables, ou de cordes vibrantes, ne peut présenter une telle mélodie telle cette promesse agréable: je serai leur Dieu.  Voici une mer profonde de béatitude, un océan de plaisir; viens, lave ton esprit en Lui; nage un temps, et tu ne découvriras aucun rivage; plonge pendant l’éternité, et tu ne découvriras pas le fond." Et je serai leur Dieu ".

Si ceci ne rend pas tes yeux étincelants, et ton cœur rempli de béatitudes, alors assurément ton âme n’est pas dans un état bien portant. Seulement tu désires plus que les plaisirs actuels et tu recherches quelque chose à propos de la recherche de l’espoir; et, que peux-tu espérer de plus que l’accomplissement de cette importante promesse, "Je serai leur Dieu?."  C’est la pièce maîtresse de toutes les promesses; son ravissement nous donne un avant goût du ciel ici bas, et nous préparera le ciel là haut .
Demeure dans la lumière de ton Seigneur, et laisse ton âme se ravir toujours avec son amour. Ôte la moelle et l’embonpoint en qui tu cèdes. Abandonne tes privilèges, et réjouis toi avec cette ineffable joie.

Par Charles H. Spurgeon

dimanche 16 mars 2014

Prendre plaisir en Dieu, plutôt que dans les choses de ce monde

Nous entendons quelquefois cette question : comment prendre plaisir en Dieu, plutôt que dans les choses de ce monde?

La réponse est courte, et simple: renonçons à marcher selon nos convoitises, et nous prendrons plaisir en Dieu. Il n'existe pas d'autre chemin. En Ésaïe 58:13-14, il est dit que si nous l'honorons en ne suivant pas nos voies, et en ne nous livrant pas à nos penchants, alors nous mettrons notre plaisir en l’Éternel Dieu. Il est également écrit en Romains 8: 8 : "Or ceux qui vivent selon la chair ne sauraient plaire à Dieu."

Il est important de noter qu'en désobéissant à notre nature pécheresse et à ses mauvais penchants, nous ferons exactement la volonté de Dieu. Certains diront peut-être : oui, mais Dieu veut notre bien, il n'est pas un tyran, Il veut que l'on vive dans la joie. Voudrait-il nous empêcher totalement de prendre du bon temps? Attention! S'il est vrai que Dieu n'est pas un tyran et qu'il veut notre bien, Il nous a quand même établi des balises, des limites à ne pas franchir. Lorsque nous désirons "prendre du bon temps", pensons-y à deux fois avant d'agir, car nous pouvons désobéir non seulement en action, mais aussi en pensée et en paroles! De toute manière, la joie que nous Christ veut nous donner ne se trouve pas dans les choses éphémères ici-bas.

Prenons quelques exemples : Un homme marié ne doit pas désirer une autre femme que son épouse. Et il n'est pas défendu à un homme de posséder de l'argent, mais qu'il ne se laisse pas gagner par la cupidité. Et surveillons nos pensées et nos paroles, car il est écrit : "qu’il ne sorte de votre bouche aucune parole mauvaise, mais, s’il y a lieu, quelque bonne parole, qui servent à l’édification et communique une grâce à ceux qui l’entendent."

Ce bon temps que nous désirons prendre; qu'il n'entre donc pas en contradiction avec les limites que Dieu nous a placées, car c'est pour notre bien. En effet, combien de mariages auraient pu être sauvés si les gens mariés avaient maitrisé leurs yeux et leurs désirs mauvais, au lieu de succomber à la tentation? Ô combien d'hommes et de femmes sombrent dans la dépression, parce qu'ils ont les yeux fixés sur les actions à la Bourse, plutôt que sur Dieu! Et combien de meurtres sont commis chaque jour sur cette terre suite à une simple querelle de mots? Ce n'est pas inutilement qu'il est écrit en Proverbes 16:32 que celui qui est lent à la colère vaut mieux qu’un héros, et que celui qui est maître de lui-même vaut mieux que celui qui prend des villes! Car si Dieu nous a bel et bien fixé des limites, il nous importe de nous rendre maitres de nous-mêmes, tout en lui demandant son aide afin de vivre selon sa sainte volonté.

Que dirons-nous de celui qui prétend aimer Dieu et prendre plaisir en ses commandements, mais qui vit selon les convoitises de sa chair? L'apôtre Paul répond en Galates 5:19-21 : "Or, les œuvres de la chair sont manifestes, ce sont l’impudicité, l’impureté, la dissolution, l’idolâtrie, la magie, les inimitiés, les querelles, les jalousies, les animosités, les disputes, les divisions, les sectes, l’envie, l’ivrognerie, les excès de table, et les choses semblables. Je vous dis d’avance, comme je l’ai déjà dit, que ceux qui commettent de telles choses n’hériteront point le royaume de Dieu."

Ne nous y trompons pas; si réellement l'Esprit de Dieu habite en nous, tout ce qui est contraire à la pureté de Dieu nous sera en horreur. Nous aurons, si l'on peut dire, une sainte haine du péché. Si nous revenons au passage d'Ésaïe 58:13-14, nous y comprenons que nos voies ne sont pas les voies du Seigneur, et que nous devons renoncer aux nôtres si nous voulons marcher dans les siennes. Et c'est alors que nous prendrons plaisir à obéir à ses commandements. C'est exactement ce que Jésus va dire à un jeune homme en Matthieu 19:17 : "Si tu veux entrer dans la vie, observe les commandements."Alors, après avoir demandé lesquels, nous trouvons le jeune homme, tout content de lui répondre : "J’ai observé toutes ces choses; que me manque-t-il encore?" Et là, le coup d’assommoir. Matthieu 19:21 : "Jésus lui dit: Si tu veux être parfait, va, vends ce que tu possèdes, donne-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans le ciel. Puis viens, et suis-moi." Il est ensuite écrit que le jeune homme s'en alla tout triste, car il avait de grands biens. Comprenons ici que les biens dont il est question ne font pas seulement référence à des biens matériels. Il s'agit de renoncer à nous-mêmes. Ce jeune homme était religieux, il observait certains commandements, mais il a été incapable d'obéir à toute la Parole de Dieu, parce qu'il ne voulait pas renoncer à lui-même.

Lorsqu'une personne est incapable de renoncer à elle-même et de s'abandonner totalement dans les mains de Dieu, c'est qu'elle s'est fait une idole de son propre corps et de sa propre volonté. Elle refuse de placer certains aspects de sa vie sous le commandement de Dieu, mais Il ne veut pas des miettes de nous-mêmes, Il nous veut tout entier! Lorsque Jésus est venu, il savait déjà ce qu'il aurait à souffrir, mais il n'a pas obéi qu'à certains aspects de la volonté du Père. Il a vécu dans l'obéissance et la soumission jusqu'au bout. C'est ni plus ni moins ce qui nous est demandé, en tant que disciples. Il n'existe pas de chemin plus court ou plus facile.

Lorsque nous suivons Jésus, comme lui a suivi le Père, nous devons le faire avec humilité, obéissance, joie et amour. Revêtons-nous d'humilité, car Dieu résiste aux orgueilleux! Obéissons, car nous sommes et resterons que de simples serviteurs! Faisons toutes choses avec joie et amour, car notre joie ne se trouve pas dans les choses éphémères ici-bas, mais en Dieu! L'apôtre Paul dira en 1  Thessaloniciens 5:16-18 : "Soyez toujours joyeux, priez sans cesse et rendez grâces en toutes choses, car c'est là la volonté de Dieu!" Tout en ajoutant au verset 19 un commandement court, mais ô combien important : " N’éteignez pas l’Esprit." En effet, il est facile d'éteindre l'Esprit en ne résistant pas aux convoitises de la chair et en ne prêtant pas une attention continuelle à la Parole de Dieu, qui est toute la vérité. C'est elle qui nous sanctifie, et tant que nous serons dans ce corps de chair, nous serons exposés au mal, mais si nous sommes réellement des disciples de Jésus, sachons qu'il a déjà prié pour nous. Nous lisons sa merveilleuse prière en Jean 17, dont voici un extrait des versets 15-17 : "Je ne te prie pas de les ôter du monde, mais de les préserver du mal. Ils ne sont pas du monde, comme moi je ne suis pas du monde. Sanctifie-les par ta vérité: ta parole est la vérité."

Il est dit en 2 Timothée 2: 4 qu'il n’est pas de soldat qui s’embarrasse des affaires de la vie, s’il veut plaire à celui qui l’a enrôlé.
De même, comme des serviteurs fidèles, gardons la parole de notre Seigneur dans nos cœurs, laissons-nous imprégner de sa pureté et méditons-la. Restons dans la vérité, marchons dans la vérité, lisons tous les jours la Parole de vérité, faisons monter nos prières vers le Dieu de vérité, par Jésus-Christ notre Seigneur et Sauveur, et nous ferons nos délices de servir Dieu.

Prions avec le psalmiste.

Psaumes 119: 4-12 "Tu as prescrit tes ordonnances, pour qu’on les observe avec soin. Puissent mes actions être bien réglées, afin que je garde tes statuts! Alors je ne rougirai point, à la vue de tous tes commandements. Je te louerai dans la droiture de mon cœur, en apprenant les lois de ta justice. Je veux garder tes statuts: ne m’abandonne pas entièrement! Comment le jeune homme rendra-t-il pur son sentier? En se dirigeant d’après ta parole. Je te cherche de tout mon cœur: ne me laisse pas égarer loin de tes commandements! Je serre ta parole dans mon cœur, afin de ne pas pécher contre toi. Béni sois-tu, ô Éternel! Enseigne-moi tes statuts." Amen!