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samedi 22 avril 2017

L'homme serait-il un dieu?

L'homme serait-il un petit dieu? Le verset utilisé par les enseignants de l'évangile de prospérité pour défendre cette affirmation est celui-ci: "J’avais dit : vous êtes des dieux, vous êtes tous des fils du Très-Haut" (Psaumes 82:6). Ils disent donc: "nous sommes des dieux. Nous devons agir comme des dieux, et non pas comme des humains sans force et sans pouvoir." Ou encore: "Je suis un homme-dieu". Ils mettent tout en oeuvre afin de valoriser le "moi" de leurs auditeurs; et ce "moi" prendra évidemment encore plus de valeur s'ils donnent beaucoup d'argent au pseudo "ministère" de ces charlatans. "Ayez confiance, semez beaucoup, et vous recevrez beaucoup", disent-ils. "Dieu veut votre bien. Il veut votre succès et votre bonheur. Cessez d'agir comme des humains vaincus, et agissez comme des dieux." Et ainsi de suite. 

Mais cet enseignement est-il biblique? Certainement pas! Laissons de côté l'aspect financier de cet enseignement, qui est totalement antichrist et anti-biblique. Leur dieu est Mamon (Matthieu 6:24), et s'ils ne se repentent pas, ces faux enseignants se dirigent tout droit vers l'enfer éternel! Le pire en tout cela, ce sont les milliers de gens qu'ils entraînent avec eux. Prions que le Seigneur délivre de leurs griffes le plus grand nombre d'entre eux; que le Saint-Esprit ouvre leur intelligence et qu'ils voient l'horreur de ce qui leur est enseigné et qu'ils s'en éloignent le plus possible! 
Attardons-nous donc seulement pour le moment à l'affirmation de ces faux prophètes que l'homme serait un dieu. 

Tout d'abord, le Psaumes 82, lorsque nous le lisons dans son intégralité, semble s'adresser aux dirigeants spirituels et aux magistrats du peuple Israélite; bref, à ceux qui avaient en Israël un certain pouvoir sur le peuple. Évidemment, il s'adresse aujourd'hui à toute personne désireuse de vivre pour plaire à Dieu. Il n'est nul besoin d'être un dirigeant d'un pays pour agir avec injustice. Nous n'avons qu'à penser aux hommes qui maltraitent leurs épouse ou leurs enfants; à tous ces gens colérique qui ne s'entendent avec personne d'autre qu'eux-mêmes; à tous ces supposés chrétiens tellement imbus d'eux-mêmes qu'ils se croient supérieurs à tout le monde à cause "de leur position dans le ciel"; ou encore aux apôtres de l'évangile de prospérité qui iront jusqu'à soutirer le dernier centime d'une pauvre veuve, avec pour argument "qu'il lui sera rendu au centuple, il ne doit donc y avoir aucune honte à lui prendre ce dernier centime". "Jusques à quand jugerez-vous avec iniquité, et aurez-vous égard à la personne des méchants? Rendez justice au faible et à l’orphelin, faites droit au malheureux et au pauvre, sauvez le misérable et l’indigent, délivrez-les de la main des méchants"(Psaumes 82:2-4). Il est intéressant de constater que c'est ici la véritable religion selon Dieu. "La religion pure et sans tache, devant Dieu notre Père, consiste à visiter les orphelins et les veuves dans leurs afflictions, et à se préserver des souillures du monde" (Jacques 1:27). Nous sommes loin de l'enseignement de la prospérité qui rend l'homme égoïste, ne pensant qu'à son propre succès et comptant sur Dieu - et surtout sur les dons qu'il fait à son charlatan de dirigeant-pasteur - pour satisfaire à tous ses besoins matériels. 

Que Dieu ait créé l'homme à son image et à sa ressemblance est indéniable (Genèse 1:26), mais le péché de l'homme l'a à tout jamais éloigné de cette ressemblance s'il ne se repent pas et s'il n'est pas délivré par le sang de Jésus. Et même, à cause de la chair, nous ne pouvons qu'aspirer et rechercher la perfection de Dieu en restant attaché à son enseignement, suivant l'exhortation de Jésus en Matthieu 5:48 : "Soyez donc parfaits, comme votre Père céleste est parfait." Nous savons que Dieu est parfait, et tout ce qu'Il fait est parfait. Si l'homme était aussi un dieu, exacte reproduction de notre Père céleste, pourquoi aurait-il à rechercher la perfection, si ce n'est parce que, précisément, il n'est pas un dieu, mais un simple mortel, pécheur de surcroît

Maintenant; retournons à Genèse 1:26. Lorsque Dieu créa l'homme, Il dit: "Faisons l’homme à notre image, selon notre ressemblance." Mais qu'ajoute-t-Il par la suite?  "...et qu’il domine sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, sur le bétail, sur toute la terre, et sur tous les reptiles qui rampent sur la terre."

La Terre a presque toujours été divisée en différents royaumes. Et à une certaine époque, des rois et des reines régnaient au-dessus de tout et avaient droit de vie ou de mort sur leur population. Remarquons que c'est encore le cas dans plusieurs parties du monde aujourd'hui! Mais à l'époque, plusieurs d'entre eux, à cause de leur pouvoir, à l'exemple des pharaons d'Égypte, furent et exigèrent d'être traités comme des dieux régnant à jamais sur leurs peuples. Mais étaient-ils mortels? Certainement! L'homme qui se prend pour un petit dieu, ça toujours existé! Mais Dieu a placé l'homme sur la terre non pas afin qu'il domine sur d'autres hommes, mais sur les poissons, les oiseaux, le bétail et les reptiles. La soif de pouvoir de l'homme ne souffre d'aucune limite, et son centre d'intérêt se limite souvent... à lui-même! C'est pourquoi l'évangile de prospérité a un tel pouvoir d'attraction parmi les supposés chrétiens. Cet évangile se centre sur la personne et son bien-être; sur son épanouissement personnel ici-bas, en laissant de côté son épanouissement spirituel. Le "amassez-vous des trésors dans le ciel" devient: "recherchez les trésors ici-bas, en plus de ceux dans le ciel". Allez prêcher cet évangile aux chrétiens emprisonnés, persécutés, torturée et tués en pays musulmans ou communistes; vous verrez ce qu'ils en pensent! Ils ne s'attardent pas à ces âneries sorties tout droit de l'enfer; ils combattent spirituellement pour leur foi, eux! 

Le but de l'Éternel Dieu était au départ que nous soyons ses représentants sur la Terre. Comme Lui règne sur nous et en nous, nous devions régner en tant que représentant du Royaume de Dieu sur Sa création. (La preuve en est qu'Il laissa Adam nommer les animaux qui vinrent à lui (Genèse 2:19-20). Nous voyons partout dans la Bible, dans l'Ancien et dans le Nouveau Testament, que celui qui a autorité sur un autre a le pouvoir de le nommer, ou de le renommer. (Genèse 17:5; Genèse 32:28; Marc 3:16)
Notons bien qu'il s'agit ici de Sa création, et non de la nôtre. Les hommes agissent comme si la Terre et tout ce qui s'y trouve leur appartient, alors que la souveraineté sur toute chose appartient à Dieu. Nous sommes ici-bas pour glorifier Dieu. Étant "à l'image de Dieu", après qu'Il eut soufflé son Esprit dans nos narines, nous étions donc littéralement engagés par le Créateur de toutes choses à maintenir l'ordre et la paix sur Terre, et nous avons failli tristement à la tâche. Par nos péchés, nous avons fait complètement l'inverse, à cause de cette envie de nous prendre pour des dieux, qui n'a en réalité rien de nouveau. En Genèse 3:5, le serpent tenta Ève de cette façon: "mais Dieu sait que, le jour où vous en mangerez, vos yeux s’ouvriront, et que vous serez comme des dieux, connaissant le bien et le mal." Et cette perspective plût tant à Adam et Ève qu'ils ne purent résister à la tentation de croquer dans le fruit défendu! Nous voyons ce que ça amené de bon sur la Terre: haine, meurtre, jalousie, querelle, orgueil, bref, la dépravation du genre humain! Toute cela parce que l'on a pensé pouvoir devenir des dieux! 

Pour nous délivrer de nous-mêmes et du péché qui nous retenait captifs, nous empêchant de lui être agréable et d'accomplir Sa volonté, Il est venu vers nous. Il est venu en la personne de Jésus-Christ, et en nous doit régner Sa parole, comme elle en régné en Lui et par Lui. Christ était le seul Homme-Dieu, il n'y en aura point d'autre. L'Éternel a tout placé en Lui; Christ en a été le dispensateur par Son enseignement, ce que nous sommes appelés à être également, si nous sommes réellement serviteurs du Christ (1 Corinthiens 4:1). Mettant tout au service des autres, en n'étant pas égoïstes (1 Pierre 4:10), marchant comme Jésus a marché (1 Jean 2:6), nous sommes appelés à être des lumières dans ce monde de ténèbres (Matthieu 5:14). Cependant, nous ne sommes pas la lumière nous-mêmes, mais Christ qui habite en nous, par Son Saint-Esprit, Lui sera la lumière à travers nous. À cause de notre état misérable d'hommes pécheurs, nous portons ce trésor dans des vases de terres afin que toute la gloire revienne à Dieu seul (2 Corinthiens 4:7). Si nous étions des dieux, nous serions en droit de garder une parcelle de gloire nous revenant, n'est-ce-pas? Pourtant, il est écrit en Romains 11:36 : "C’est de lui, par lui, et pour lui que sont toutes choses." Et encore, en Romains 14:11 : "Je suis vivant, dit le Seigneur, tout genou fléchira devant moi, et toute langue donnera gloire à Dieu." Et encore, en 1 Corinthiens 10:31 : "Soit donc que vous mangiez, soit que vous buviez, soit que vous fassiez quelque autre chose, faites tout pour la gloire de Dieu." 

Gardant cela en tête, nous poursuivons notre lecture de Psaumes 82, au verset 7 cette fois : "Cependant, vous mourrez comme des hommes, vous tomberez comme un prince quelconque." Comme les pharaons jadis, qui se prenaient pour des petits dieux, nous mourrons tous aussi. Dès lors, que vaut la recherche de la gloire, de la richesse et de la satisfaction de tous nos désirs et de tous nos rêves ici-bas? Si c'est là ce que notre cœur désire, c'est que nous sommes encore dans le péché! "Fais de l’Éternel tes délices, et il te donnera ce que ton cœur désire" (Psaumes 34:7). "Car là où est ton trésor, là aussi sera ton cœur (Matthieu 6:21). 

Question: Où est notre trésor? Que recherchons-nous principalement? À quoi consacrons-nous le plus de temps? En toutes choses, reflétons-nous toute la gloire vers Dieu, ne la gardant pas pour nous-mêmes?   

Sachons qu'à cause de notre orgueil, nous n'avons pas besoin de prétendre être des dieux ou adhérer à l'évangile de prospérité pour que, dans nos actions, nous agissions comme tel! L'orgueil de l'homme fait en sorte qu'il renie l'autorité de Dieu sur Sa vie. La gravité de ce péché était, sous la loi de Moïse, punissable de mort! "L’homme qui, par orgueil, n’écoutera pas le sacrificateur placé là pour servir l’Éternel, ton Dieu, ou qui n’écoutera pas le juge, cet homme sera puni de mort. Tu ôteras ainsi le mal du milieu d'Israël" (Deutéronome 17:12). Sachant que la loi de Moïse était une ombre des choses à venir, combien donc celui qui, en parole ou en action, ne reconnaîtra pas la souveraineté de Jésus-Christ et sera rebelle à Son évangile en ne lui obéissant pas ou en la modifiant à sa guise méritera-t-il d'être puni éternellement! Il se peut que Dieu le laisse aller tous les jours de sa vie, mais la réalité le rattrapera lorsqu'il devra rendre des comptes devant le trône de Gloire! (Apocalypse 20:12). "Quand vient l’orgueil, vient aussi l’ignominie ; mais la sagesse est avec les humbles" (Proverbes 11:2).

Prions que le Seigneur de gloire nous aide à obéir et à mettre en pratique Sa parole; qu'avec soumission et humilité nous reconnaissions que notre tâche n'est pas de nous exposer et d'exposer nos œuvres devant les hommes, mais de laisser Jésus, par le Saint-Esprit, glorifier Dieu par Ses œuvres en nous. Que toute la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen.

dimanche 25 décembre 2016

Pas de place pour Lui

Luc 2:6-7 : "Pendant qu’ils étaient là, le temps où Marie devait accoucher arriva, et elle enfanta son fils premier-né. Elle l’emmaillota, et le coucha dans une crèche, parce qu’il n’y avait pas de place pour eux dans l’hôtellerie."

Il n'y avait pas de place pour le Roi des rois, pour le Seigneur des seigneurs. La venue du Messie avait été prophétisée des milliers d'années à l'avance, mais lorsqu'Il est venu, les gens étaient tous trop occupés pour le reconnaître. Il n'y avait pas de place pour Lui. Pourtant, ce soir-là, il est probable que dans les synagogues du pays, beaucoup d'Israélites, à qui la promesse avait été faite, étaient réunis. Peut-être aussi que le passage des Écritures qui était lu ce soir-là à la synagogue de Bethléhem était celui-ci: "Et toi, Bethléhem Ephrata, petite entre les milliers de Juda, de toi sortira pour moi celui qui dominera sur Israël, et dont l’origine remonte aux temps anciens, aux jours de l’éternité." (Michée 5:2) 

La situation de l'époque était difficile en Israël. Les armées romaines dominaient sur la Judée, et un lourd impôt était exigé aux Juifs. Depuis des générations, depuis la sortie d'Égypte, le peuple Juif espérait la venue du Messie. Moïse avait d'ailleurs prophétisé de la part de Dieu: "Je leur susciterai du milieu de leurs frères un prophète comme toi, je mettrai mes paroles dans sa bouche, et il leur dira tout ce que je lui commanderai (Deutéronome 18:18-19). Il était coutume de dire que ce Messie ferait son apparition d'une manière triomphale, un Dieu venant directement des cieux pour sauver son peuple du courroux Romain. Mais après des années et des années d'attente, cette espérance venait à laisser place à une certaine indifférence. À l'évidence, il semblait que le Messie ne viendrait pas au cours de cette génération-ci non plus. Les gens assistaient donc aux réunions à la synagogue, plus par tradition que par une foi vivante en un Dieu en plein contrôle de toutes choses. La noirceur spirituelle régnait à cette époque, et les maîtres de la loi ne comprenaient à peu près pas les Écritures. (Luc 10:25) Comment pouvaient-ils inculquer une quelconque connaissance spirituelle à ceux qui les écoutaient? Aussi ce soir-là, les gens écoutèrent-ils d'une oreille distraite les tentatives d'explication du docteur de la loi, qui essaya d'expliquer ce passage de Michée 5:2 au mieux de ses capacités, mais lorsque la réunion fût terminée, on ne pouvait pas dire que les gens qui y étaient réunis comprenaient beaucoup mieux ce passage que quelques heures auparavant.

L'un venait de s'acheter cinq paires de bœufs, et devait les essayer. Un autre venait de se marier. Un autre encore venait d'acheter un champ, et il avait très hâte d'aller le voir. Tous avaient fort à faire, et peu prenaient du temps pour leur vie spirituelle. Aussi, lorsque la rumeur se répandit dans la région que des voyageurs étrangers appelés "mages" cherchaient de lieu en lieu le "roi des Juifs" afin de l'adorer, à peu près personne ne s'émeut à ce propos. Ce ne fut probablement qu'un léger sujet de discussion, les gens se demandant qui étaient ces voyageurs et d'où ils venaient. En ce qui concernait le "roi des Juifs" nouveau-né, cela devait venir de leur lubie d'étudier les étoiles, car ne prétendaient-ils pas "avoir vu son étoile en Orient"? Les seuls dans tout le pays qui s'émurent à propos de Jésus furent le roi païens Hérode et ses proches collaborateurs, car s'il s'avérait exact que ce nouveau-né était destiné à être roi, son règne pouvait être menacé. Du moins le croyait-il! 

Ici, n'est-il pas intéressant de constater que celui qui crut le plus à la prophétie de Michée fût un païen? Hérode, ayant été joué par les mages qui ne retournèrent pas lui dirent où ils avaient trouvé le Messie, fit périr tous les garçons âgés de deux ans et au-dessous de Bethléhem et dans tout son territoire, tellement il avait peur pour son règne! Mais où étaient les sacrificateurs, les scribes, les docteurs de la loi? Ils avaient les rouleaux des Écritures devant eux tous les jours. Ils citèrent eux-mêmes le passage du livre du prophète Michée au roi Hérode. Mais aucun d'entre eux n'eut à cœur de trouver Jésus. Trois étrangers venus d'Orient, et un roi païen cherchèrent Jésus, le Christ. (Il y a bien eu aussi quelques bergers, divinement avertis en vision de la naissance de Jésus, Luc 2:8-18) Les uns pour l'adorer, l'autre pour l'éliminer. Mais personne en Israël, à qui la promesse d'un sauveur avait été faite, ne crût à la prophétie de Michée. La vie continuait, alors que le sort de l'humanité était en train de s'écrire. Il n'y avait pas de temps ni de place pour Christ. "Il s’est élevé devant lui comme une faible plante, comme un rejeton qui sort d’une terre desséchée; il n'avait ni beauté, ni éclat pour attirer nos regards, et son aspect n’avait rien pour nous plaire. Méprisé et abandonné des hommes, homme de douleur et habitué à la souffrance, semblable à celui dont on détourne le visage, nous l’avons dédaigné, nous n’avons fait de lui aucun cas" (Esaïe 53:2-3). 

Nous imaginons aisément Marie et Joseph allant d'hôtel en hôtel, et, désespérés, sortant de la ville et peut-être même frappèrent-ils par hasard à la porte de l'homme cité plus haut qui venait de s'acheter cinq paires de bœufs, espérant trouver un abri et un peu de chaleur pour l'enfant à naître. Mais tout le monde leur répondait, non sans un peu de gêne: "Désolé, nous n'avons pas de place pour vous, allez voir ailleurs". Alors que les douleurs de l'enfantement étaient à leur paroxysme, n'ayant plus d'espoir de trouver un abri parmi les hommes, ils virent soudain une modeste étable, ouverte aux quatre vents. Lorsqu'ils y entrèrent, les animaux qui essayaient d'y trouver un peu de chaleur firent respectueusement de la place pour les nouveaux venus, et c'est ainsi que le Christ naquit à Bethléhem. Non pas dans une demeure royale, comme il l'eut mérité, Lui, Dieu-homme, car les hommes ne voulaient pas de Lui; mais parmi les bêtes. Les premiers pleurs de Jésus, les larmes de Marie, l'anxiété de Joseph. Personne n'en fût témoin; sinon quelques animaux chétifs qui, entendant l'appel du Berger, se rapprochèrent plus près du nouveau-né et de sa famille, comme pour partager un peu de chaleur et de compassion. Le Messie était né, dans la plus complète indifférence. 

Aujourd'hui, c'est aussi dans l'indifférence la plus complète que les hommes vivent la vie qui leur est prêtée. Il n'y a pas vraiment de place pour Christ. Même parmi les chrétiens, une demi-journée par semaine consacrée aux choses du Royaume de Dieu suffit trop souvent à leurs yeux. Nous voulons bien le salut qu'Il a à nous offrir, mais... La génération dans laquelle nous vivons ne jure que par le confort et la recherche de la satisfaction de notre bien-être par-dessus toutes choses. Ce cancer ronge la vie spirituelle des chrétiens comme il empêche bon nombres de païens de venir au salut, privilégiant ainsi les plaisirs pendant soixante, soixante-dix ans, ou peut-être quatre-vingt ans, à l'éternité. Mais que sont ces plaisirs passagers, ici-bas, qui sont souvent suivis d'amères conséquences et qui ne remplissent pas le vide de nos cœurs? Jamais rien ni personne ne pourra prendre la place que Dieu seul devrait avoir en nous. Nous le savons bien, mais puisque la marche avec Jésus implique de nous soumettre à la volonté de Dieu... Cette génération ne veut plus se soumettre à rien. Chacun veut vivre selon ses propres désirs, à sa manière propre, sans se soucier des autres ni de ce que Dieu en pense. Bien ou mal? Peu leur importe, car ils aiment à croire que cela est personnel. Ce que toi tu appelles mal, disent-ils, moi j'appelle cela bien, et je fais ce que je veux, et personne n'a rien à dire. Dans leur orgueil, aussi insignifiants soient-ils, ils lancent contre Dieu leurs petits poings et croient ainsi, avec leur rébellion, avoir le dernier mot. Peut-être seront-ils libres sur Terre, car Dieu n'est pas un tyran pour forcer qui que ce soit à le suivre, mais les règles sont les mêmes pour tout le monde; et les règles d'entrées dans la présence de Dieu pour l'éternité ont été fixées par Dieu Lui-même, en Jésus-Christ, et rien ni personne ne pourra y changer quoi que ce soit. Soit que nous marchions comme Jésus a marché, soit que nous continuions à marcher comme le monde. Il n'y a pas de zone grise, pas d'entre-deux. 

Et la fête de Noël n'y échappe pas. Elle ne représente plus pour les uns qu'une fête commerciale où les gens s'endettent pour s'offrir des cadeaux qu'ils ne peuvent même pas se payer. Pour d'autres, cette fête représente une occasion parmi d'autres de se saouler et/ou de tromper leur épouse ou leur mari. Pour d'autres encore, elle est synonyme de tristesse, de séparation, de division ou d'abandon. En un peu plus de 2000 ans, rien n'a changé. Qui prend le temps pour Jésus? L'un vient de s'acheter le jeu vidéo dernière génération, et il doit l'essayer. Un autre vient de se trouver une nouvelle concubine, et il doit l'essayer également. Un autre encore vient de s'acheter le terrain de ses rêves sur lequel il construira - en s'endettant lourdement - un palace dans lequel il s'ennuiera une fois installé. Jésus? Parlez-leur de Jésus. Parfois gêné, parfois non, ils vous répondront: "Désolé, nous n'avons pas de temps pour cela, allez voir ailleurs". 

"Cependant, ce sont nos souffrances qu’il a portées, c’est de nos douleurs qu’il s’est chargé; et nous l’avons considéré comme puni, frappé de Dieu, et humilié. Mais il était blessé pour nos péchés, brisé pour nos iniquités; le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui, et c’est par ses meurtrissures que nous sommes guéris. Nous étions tous errants comme des brebis, chacun suivait sa propre voie; et l’Éternel a fait retomber sur lui l’iniquité de nous tous. Il a été maltraité et opprimé, et il n’a point ouvert la bouche, semblable à un agneau qu’on mène à la boucherie, à une brebis muette devant ceux qui la tondent; il n’a point ouvert la bouche. Il a été enlevé par l’angoisse et le châtiment; et parmi ceux de sa génération, qui a cru qu’il était retranché de la terre des vivants et frappé pour les péchés de mon peuple?" (Esaïe 53:4-8)

Prions.

Seigneur, nous sommes devant Toi en ce jour où nous nous souvenons de Ton sacrifice ultime. Tu n'as pas voulu qu'Abraham sacrifie son fils Isaac, car cela n'aurait servi à rien, mais c'était une ombre des choses à venir où Ta Parole sortirait de Toi et viendrait jusqu'à nous, prendrait un corps de chair, comme nous, et souffrirait, comme nous, et cette Parole est appelée ton Fils, Jésus, le Christ. Oui, cette parole a été faite chair, elle a habité parmi nous, pleine de grâce et de vérité, et en elle, en Toi Jésus, nous contemplons la gloire de notre Père céleste. Humblement Tu es venu, humblement Tu as vécu, Tu as offert toi-même de quitter temporairement la gloire du Père lorsque Tu as dit: "je publierai ton nom parmi mes frères, je te célébrerai au milieu de l’assemblée." Aide-nous s'il te plaît à marcher humblement, comme Tu as marché, à aimer comme Tu nous as aimés, sans compromis. Tu es venus dans l'indifférence la plus totale; personne ne se souciait de Ta venue; ils ne pouvaient pas savoir que tes petites mains et tes petits pieds seraient plus tard percées par les clous rageurs, ni que ta douce peau serait arrachée par le fouet romain, ou que tes petits cheveux seraient maculés de ton propre sang à cause de la couronne d'épine qui a été posée sur ta tête. Ton amour était si grand; toute ta vie Tu n'as fait que le bien. Pourtant déjà lorsque Tu étais à Jérusalem, tu te demandais si tu trouverais la foi sur la Terre, lors de Ton retour. 
L'indifférence spirituelle est aujourd'hui partout; c'est pourquoi nous te supplions de renouveler en nous ce vif désir de vivre pour Toi, car c'est la moindre des choses que nous puissions faire après tout ce que Tu as fait pour nous. Apprends-nous à nous oublier pour notre prochain. Tu as porté nos péchés, Tu as intercédé pour les coupables, dont nous sommes tous et tu t'es chargé du juste châtiment qui nous était réservé. S'il te plaît, augmente notre foi et notre connaissance de Ta parole, afin que nous ne vivions pas en vain. Accorde-nous Ta joie et Ta paix du cœur, afin qu'en toutes situations, nous persévérions sur le sentier du salut. Prends en nous la place qui te revient; la première place. Nul n'est comme Toi, et nous te sommes infiniment reconnaissants pour le pardon de nos péchés et pour le salut que Tu nous accordes. Ta grâce est infinie, et à cause d'elle, Tu aimes et Tu désires délivrer et pardonner le pire des pécheurs. Touches les intelligences les plus endurcies, transforme les cœurs de pierre en cœur de chair. Oui, que Ton Esprit vienne faire son oeuvre transformatrice parmi les hommes de cette génération perdue, et délivre-nous de l'indifférence. Nous ne voulons pas être cette génération qui, comme Bethléhem il y a un peu plus de 2000 ans, était endormie et indifférente lors de la venue de son Sauveur. Ta venue est proche, elle est certaine comme celle de l'aurore; aides-nous à demeurer éveillés et vigilants, car nous savons que l'ennemi veut nous faire périr comme il a cherché à Te faire périr lors de Ta naissance. Mais Père Éternel, soit que nous vivions, soit que nous mourrions, nous savons que rien ne nous séparera jamais de Ton amour manifesté en Jésus-Christ notre Seigneur et Sauveur personnel, pourvu que nous tenions ferme dans l'obéissance à Ta parole et à Ta sainte volonté. Avec ton aide, nous te louerons, nous t'adorerons tous les jours de notre vie. À Dieu soit la gloire, pour aujourd'hui et pour toujours, Amen. 

vendredi 4 novembre 2016

Pourquoi il vaut la peine d'être chrétien, par Norbert Lieth, 7e partie

Jésus: unique, incomparable, merveilleux dans Sa Parole

L'historien Philip Schaff a écrit, entre autres, au sujet de Jésus: "...Il a prononcé des paroles de vie, qui n'avaient jamais été dites auparavant et ne le seront jamais plus à l'avenir. Il a ainsi obtenu un résultat qu'aucun autre, orateur ou poète, n'a pu atteindre. Sans écrire Lui-même une seule ligne, Il a mobilisé plus de plumes et livré plus de matière pour des prédications, des discours, des discussions, des études, des œuvres d'art et des chants de louange que toute l'armée des grands hommes de l'Antiquité et des temps modernes."(5) Et quelqu'un d'autre s'est exprimé en ces termes concernant Jésus: "Ce sont les paroles d'un homme parfait, lesquelles, bien que prononcées, ne s'évanouissent pas. Au contraire, leurs sons se font toujours plus forts. Elles retentissent jusque dans notre temps et remuent les cœurs aujourd'hui encore. Son Évangile est décrit comme étant la puissance de Dieu (la dynamite de Dieu) (Romains 1:16). Jésus n'a jamais dit une parole vide de sens. Chez Lui, le plus petit mot a le poids d'un rocher; il tombe jusqu'au fond, ricoche et produit un écho."

Apocalypse 19 nous présente une description du retour de Jésus. Il nous y est dit, entre autres, qu'Il reviendra comme Seigneur des seigneurs et comme Roi des rois. Il est notamment écrit: "...il était revêtu d'un vêtement teint de sang. Son nom est: Parole de Dieu"(Apocalypse 19:13). 

Jésus a Lui-même prophétisé que Son Évangile serait porté jusqu'aux extrémités de la terre, ce qui est le cas aujourd'hui (Matthieu 24:14). Il a affirmé cela à une période où il n'avait autour de Lui que les douze disciples défaillants. Il savait que l'un d'eux Le trahirait, qu'un autre Le renierait et que presque tous s'enfuiraient de peur. Comment Jésus put-Il, dans de pareilles circonstances, prononcer une prophétie de ce genre? Tout simplement parce qu'Il est la vérité et qu'Il a la puissance de faire se réaliser Ses prédictions. 
Napoléon a déclaré à la fin de sa vie: "Je meurs avant le temps; mon corps sera rendu à la terre pour y devenir de la nourriture pour les vers. C'est le sort qui attend le grand Napoléon. Quelle énorme différence entre ma profonde misère et le royaume éternel de Christ, qui est prêché, aimé et loué sur la terre entière!"(4)

Jésus a promis que les portes de l'enfer ne prévaudraient pas sur Son Église (Matthieu 16:18). Des royaumes, des puissances et des empires ont disparu; bon nombre d'entre eux étaient fortement hostiles aux chrétiens, mais ils ne purent éteindre le christianisme; au contraire, celui-ci s'est étendu. N'oublions pas que Jésus à promis ces choses, alors que l'Assemblée n'était pas encore née. Comment se fait-il qu'Il savait que les portes de l'enfer ne prévaudraient pas sur l'Église? Parce que le Seigneur est infiniment plus qu'un homme!

Jésus a prédit la destruction de Jérusalem et la dispersion des Juifs parmi toutes les nations; mais Il a aussi annoncé la restauration de Son peuple avant Son retour (Luc 21:24). Notre génération est témoin oculaire de la reconstruction d'un État juif. Jésus a également prédit que l'identité national du peuple juif ne se perdrait pas malgré une diaspora d'Israël qui durerait plusieurs siècles (Jérémie 31:36; Matthieu 24:34). Joachim Langhammer a écrit: "Israël est un miracle vivant. C'est un peuple qui, depuis 4000 ans, est haï et combattu par toutes les nations; elles voulaient l'anéantir, mais n'y sont jamais parvenues. Bien au contraire! Il n'Existe sur la terre aucun autre peuple qui soit actuellement aussi fortement au centre de l'histoire mondiale."(6)

Jésus a déclaré: "Le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront point" (Marc 13:31). Sa Parole est comme un rocher solide et ferme face à des vagues déferlantes. Des millénaires d'hostilité à Sa Parole n'ont pu en venir à bout. Au sujet du verset biblique qui vient d'être cité, il est dit dans un commentaire: "Si cette parole n'est pas vraie, celui qui l'a prononcé n'est, dès lors, ni bon ni saint; il est l'un des plus grands fous du monde. Mais si elle est véridique, Jésus est entièrement ce qu'il dit être: Créateur, Seigneur de tous les temps, Fils de Dieu et, naturellement, Dieu Lui-même. Il a considéré un univers de soleils rayonnants et de galaxies tournoyantes, et Il a déclaré que tout cela disparaîtrait. Mais contrairement à ces soleils qui mourraient et à ces mondes d'étoiles qui exploseraient, Sa Parole ne passerait jamais. Comment le vermisseau qu'est l'homme peut-il ignorer de telles déclarations?"

Le baron von der Roop, ingénieur et géologue, a écrit: "Cette parole de Jésus: 'Tout pouvoir m'a été donné dans le ciel et sur la terre' m'a incité à étudier toute l'histoire du monde. Chacun doit remarquer que le Christ est de loin la personnalité la plus influente du monde. Mon étude s'est achevée par la constatation que les temps anciens et modernes trouvent effectivement en Lui leur sens, que Lui seul est la clé du déroulement de l'Histoire, qui, sans Lui, n'a aucune signification détectable.!(1)

Quant aux prophéties de l'Ancien Testament relatives au Messie, Jésus en est l'accomplissement. Ainsi, il a été prédit jusque 1500 ans environ avant Son apparition: qu'Il serait issu de la tribu de Juda (Genèse 49:10), qu'Il naîtrait d'une vierge (Esaïe 7:14), qu'il serait mis au monde dans un petit village du nom de Bethléhem (Michée 5:1-2), qu'Il offrirait Sa vie en sacrifice (Esaïe 53:1-12), qu'Il serait crucifié (Psaumes 22:1-21), qu'Il ressusciterait d'entre les morts (Psaumes 16:8-11; Esaïe 53:10-12), qu'Il reviendrait sur la terre (Zacharie 14:4), qu'il apparaîtrait sur les nuées du ciel (Daniel 7:13). Il existe en tout 330 prophéties d'une précision étonnante et d'une extrême variété concernant la première venue de Jésus; elles se sont toutes réalisées littéralement et peuvent être vérifiées.

C'est en vain que nous chercherions de telles prédictions auprès de l'une ou l'autre personnalité ou dans l'une ou l'autre religion. Ainsi, par exemple, il n'y a rien annonçant la venue du prophète Mahomet ou de Bouddha ou de n'importe qui d'autre. Toutes ces prophéties ne se rencontrent que dans un seul: Jésus. Déjà, bon nombre d'entre elles se sont accomplies, et les autres se réaliseront également. Oui, Jésus: l'Homme de Nazareth, le Fils du Dieu vivant! Nul autre, dans l.histoire du monde, ne peut prétendre à ce titre. Et voici que Lui, ce Seigneur unique, incomparable et merveilleux, vous dit, cher lecteur, chère lectrice: "Je ne mettrai pas dehors celui qui vient à moi" (Jean 6:37). Où aller, si ce n'est à Lui?

Par Norbert Lieth, publié aux Éditions Appel de Minuit.

(1)H. Bruns (Arrête-toi un instant)
(4)P. Fischer (Top secret)
(5)H. Blatt (Journal de la mission de Marburg
(6)J. Langhammer (Que va devenir ce monde?)