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dimanche 4 août 2024

L'importance de la reconnaissance

 

Lorsque tu mangeras et te rassasieras, tu béniras l'Éternel, ton Dieu, pour le bon pays qu'il t'a donné (Deutéronome 8 :10).
Ils s'engraissent, ils sont brillants d'embonpoint, ils dépassent toute mesure dans le mal (Jérémie 5:28).

L'apôtre Paul nous avait avertis que, dans les derniers jours, les hommes seraient "ingrats", c'est à dire qu'ils ne seraient pas reconnaissants (2 Timothée 3:2). Nos pays ont été bénis au-delà de toute mesure pendant de nombreuses années. Certains ont même été fondés sur le nom de Jésus, avec des lois tirées directement de la Bible. Les bons comportements étaient enseignés dans les écoles, la prière y était présente, des versets de la Bible étaient affichés, non seulement sur les murs des écoles et d'autres endroits publics, mais ils étaient aussi inscrits dans les cœurs. Il y avait une crainte de Dieu, même parmi les païens, car le péché n'était pas encouragé par diverses lois bidons poussées par des gouvernements corrompus moralement et spirituellement. Que s'est-il donc passé pour que nos nations jadis chrétiennes tombent aussi bas, au point d'encourager les vices les plus méprisables, et de mépriser presque tout ce qui est bon et bien, et approuvé de Dieu? 

Nous avons manqué de reconnaissance. Lorsque, comme le dit le verset, nous avons mangé et que nous nous sommes rassasiés, nous nous sommes enorgueillis plutôt que de remercier et glorifier Dieu pour les bénédictions dont Il nous avait comblé. Verset 11: "Garde-toi d'oublier l'Éternel, ton Dieu, au point de ne pas observer ses commandements, ses ordonnances et ses lois, que je te prescris aujourd'hui". Nous nous sommes engraissés, comme dit le prophète Jérémie, corporellement, mais aussi en orgueil et en désobéissance de toute sorte, et nous avons dépassé le point de non retour en tant que société en ce qui concerne le mal. Et Dieu demande au verset suivant: Ne châtierais-je pas ces choses-là? Ne me vengerais-je pas d'une pareille nation? (Jérémie 5:29). 

Revenons un instant à Deutéronome 8:2. Il y est écrit: "Souviens-toi de tout le chemin que l'Éternel, ton Dieu, t'a fait faire, (...) afin de t'humilier et de t'éprouver, pour savoir qu'elles étaient les dispositions de ton cœur et si tu garderais ou non ses commandements". Dieu connaît les dispositions de nos cœurs. Mais Il nous place dans des situations où nous sommes comme devant un miroir; nous devrions reconnaître si nous sommes vraiment disposés à Le suivre, coûte que coûte, ou si nous préférons suivre les penchants de nos cœurs tortueux. Nous devrions, en toutes circonstances, avoir un cœur disposé à glorifier Dieu, même si tout ne va pas exactement comme nous le voudrions. Encore plus devons-nous être reconnaissants lorsque nos greniers sont remplis et que nous avons la santé et que nous sommes comblés de toutes les bénédictions possibles et imaginables! 

Mais voilà, nos cœurs orgueilleux ne veulent pas naturellement faire cela. Ils préfèrent se vanter d'avoir accompli ces choses, et ce serait "à force d'efforts et d'intelligence" que nous aurions prospéré, et non pas à cause que Dieu nous avait béni. Quelqu'un a dit avec raison que "le plus grand danger pour le croyant est que tout aille trop bien, tout le temps". Trop souvent, il s'amollit, il ne reste pas sur ses gardes, il ne sait pas, ou ne sait plus résister aux attaques de l'ennemi, qui viennent de différentes manières, la plupart du temps en vivant sans aucune reconnaissance envers Dieu. Son cœur s'enorgueillit, et peu à peu il s'endurcit et s'éloigne de Dieu pour s'attacher à ce que ses yeux voient et à ce que ses mains touchent; c'est là désormais que se trouve sont trésor. La prospérité matérielle est une tentation comme tant d'autres pour les chrétiens, et nombreux sont ceux qui sont tombés dans ce piège! On en a même fait un évangile qui est en train de tromper le monde entier! Le pseudo évangile de la prospérité, de la "parole de foi" et de l'estime de soi; tout tourne autour de l'homme, et non de Jésus seul.

Quelqu'un a dit que les chrétiens pauvres n'ont pas la même tentation, parce qu'ils sont plus en mesure de discerner la main de Dieu dans leur vie. C'est vrai qu'ils peuvent probablement plus témoigner de chacune des actions que Dieu fait pour eux, mais ils sont quand même sujets à la même tentation que ceux qui font tout ce qu'ils veulent! Celui qui a beaucoup cherche à posséder davantage, et celui qui a peu en veut plus; la recherche des richesses de ce monde est une tentation pour tous les croyants, de toutes générations et de toutes nations. Ce n'est pas péché de posséder beaucoup, gloire à Dieu pour ceux qui ne sont pas dans le besoin, car vous pouvez aidez ceux qui ont moins, mais prenez garde que votre cœur ne s'attache pas à ce que vous possédez, car immanquablement, vous vous détacherez de Dieu et de Sa parole! 

Souvenons-nous de l'histoire du jeune homme riche, en Matthieu 19:16-24. Oh, il voulait avoir la vie éternelle, au point même où il est allé voir Jésus pour recevoir des conseils à ce sujet. Mais lorsque Jésus lui a dit qu'il devait se dépouiller de ce qu'il possédait, c'est à dire qu'il devait détacher son cœur de ses choses au point d'être prêt à tout donner aux pauvres, il a reconnu que cela était au-dessus de ses forces. Le verset 22 dit "qu'il s'en alla tout triste, car il avait de grands biens". Comprenons ici qu'il avait fait de ses richesses une idole. Les paroles de Jésus ont été un miroir de son âme; Il lui a montré qu'il n'avait pas obéi à toute la loi comme il le prétendait, car il n'était pas prêt à aider son prochain, à prendre soin de la veuve et de l'orphelin, comme Dieu l'exigeait, parce son cœur était trop attachés aux choses de ce monde, son attention était constamment tournée vers les choses qui feraient de son passage ici bas un séjour doux et agréable, sans se soucier de la justice de Dieu. 

En cela, il ressemble à beaucoup d'entre nous qui ne nous soucions plus de la justice et de la sainteté de Dieu; de la sainteté qu'exige Dieu de ceux qui font profession de croire en Lui. Ce n'est pas à dire que nous devenons saints par nos œuvres; loin de là! Mais la sanctification est un processus de toute une vie, qui ne peut se mettre en marche que lorsque nous nous abandonnons totalement à Dieu, dans la repentance et la soumission, avec foi, et que nous le laissons agir en nous de manière à ce que Lui seul soit glorifié dans nos vies et que nous commençons à aimer ce qu'Il aime et à haïr le péché au même point qu'Il le déteste. Il y a toutes ces choses dont nous pouvons être riches; l'orgueil, le mensonge, l'hypocrisie, l'autojustification, et quoi encore! Toutes ces choses mettent un frein à l'action du Saint-Esprit en nous, et éventuellement, combinées au manque de reconnaissance qui caractérise habituellement ce genre de "richesse", l'amour pour le Seigneur Jésus-Christ se refroidit.

Quelqu'un a dit que le chrétien "a beaucoup à combattre, et qu'il devra y mettre tous ses efforts, pour rompre avec ses tentations et ses idoles". Dieu peut nous donner les outils et la force de résister à ces choses, mais Il ne peut pas les utiliser à notre place. Et l'une des meilleures armes qu'il a mise à notre disposition est la reconnaissance. Pour preuve, l'apôtre Paul ira jusqu'à dire: "J'ai appris à être content de l'état où je me trouve" (Philippiens 4:11-12). Il faut beaucoup de reconnaissance dans une vie pour pouvoir dire cela depuis une prison où il était enfermé, à cause du témoignage qu'il rendait pour Christ. 

Quel exemple! Combien plus devrions nous vivre avec une entière reconnaissance envers Dieu pour tout ce dont Il nous a comblé! "Lorsque tu mangeras et te rassasieras, tu béniras l'Eternel, ton Dieu". "Garde-toi de dire en ton cœur: Ma force et la puissance de ma main m'ont acquis ces richesses" (Deutéronome 8:17). Et c'est pareil spirituellement. Il n'y a rien que nous faisons, rien que nous ne ferons jamais qui nous méritera l'amour de Dieu ou qui nous acquerra le salut; c'est Dieu qui nous a aimé le premier, c'est encore Lui qui nous donne de l'aimer de d'aimer Sa parole, et c'est en Jésus seul que nous trouvons le salut. Nous avons tous cette tendance à nous enorgueillir d'une chose ou d'une autre, mais c'est parce que nous oublions ce que nous serions si Dieu n'était pas intervenu dans nos vies pour nous sortir de la boue d'où nous étions! Sans la présence de Dieu en nous, nous ne pourrions même pas vivre une seule journée sans faire étalage de notre péché et de notre dépravation; nous ne pouvons nous enorgueillir de rien! 

Comment pouvons-nous avoir goûté la bonté de Dieu et vivre sans reconnaissance? C'est impossible! "Souviens-toi de l'Éternel, ton Dieu, car c'est lui qui te donnera de la force pour les acquérir" (Deutéronome 8:18). Pour acquérir quoi? Les richesses dont il est question au verset 17. "Afin de confirmer, comme il le fait aujourd'hui, son alliance qu'il a jurée à tes pères" (fin du verset 18). Cette alliance se trouve dans le précieux sang de Jésus-Christ, gloire à Dieu! Comment pourrions-nous vivre sans reconnaissance, après tout ce que notre Père céleste a fait pour nous? Il ne déçoit pas et ne rejette pas ceux qui viennent à Lui avec un cœur repentant et contrit, Il bénit au-delà de tout ce que nous pensons et ce que nous pouvons constater, et Ses bénédictions spirituelles ne trouvent une limite que dans notre reconnaissance, car si nous vivons sans reconnaissance, comment pourrait-Il nous bénir davantage? Quelqu'un a dit que "Ses dons sont conformes à Ses promesses", et Ses promesses s'appliquent en ceux qui marchent avec un cœur droit devant Lui.

Rendez grâces en toutes choses, car c'est à votre égard la volonté de Dieu en Jésus-Christ (1 Thessaloniciens 5:18). Rendez grâces, c'est à dire, soyez reconnaissants en toutes choses, car c'est ce que Dieu veut pour nous, en Jésus-Christ. Et nous avons toutes les raisons d'être reconnaissants, car "Tu as pardonné l'iniquité de ton peuple, Tu as couvert tous ses péchés, Tu as retiré toute ta fureur, Tu es revenu de l'ardeur de ta colère. (...)J'écouterai ce que dit Dieu, l'Éternel; car il parle de paix à son peuple et à ses fidèles, pourvu qu'ils ne retombent pas dans la folie. Oui, son salut est près de ceux qui le craignent, afin que la gloire habite dans notre pays" (Psaume 85:2-3; 8-9), et encore: "Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus-Christ, qui nous a bénis de toutes sortes de bénédictions spirituelles dans les lieux célestes en Christ" (Éphésiens 1:3).

Soyons reconnaissants, en plus de toutes les bénédictions que cela apporte, car notre Dieu est digne de recevoir toute louage, honneur et gloire pour l'ensemble de Ses bontés, cela nous aidera à combattre notre nature humaine égoïste qui combat dans nos membres tous les jours que la vie nous est prêtée. 

Laissons le mot de la fin à l'auteur de la lettre aux Hébreux: "C'est pourquoi, recevant un royaume inébranlable, montrons notre reconnaissance en rendant à Dieu un culte qui lui soit agréable, avec piété et avec crainte, car notre Dieu est aussi un feu dévorant" (Hébreux 12:28-29). Que toute la gloire soit rendue à Dieu seul, dans le précieux nom de Jésus, Amen. 
 

samedi 30 mai 2020

Gédéon et l'autel de Baal

Juges 6:25-26 : "Dans la même nuit, l’Éternel dit à Gédéon: Prends le jeune taureau de ton père, et un second taureau de sept ans. Renverse l’autel de Baal qui est à ton père, et abats le pieu sacré qui est dessus. Tu bâtiras ensuite et tu disposeras, sur le haut de ce rocher, un autel à l’Éternel ton Dieu. Tu prendras le second taureau, et tu offriras un holocauste, avec le bois de l’idole que tu auras abattue."

Avant que Dieu ne puisse nous utiliser pleinement pour Sa gloire, nous devrons renverser toutes les idoles qui se dressent dans nos vies, peu importe ce que cela peut nous coûter. C'est un problème pour beaucoup de chrétiens de nos jours, puisque plusieurs cherchent l'approbation des hommes plutôt que celle de Dieu. 

Les gens de la ville, quand ils virent l'autel de Baal renversé, voulurent faire périr Gédéon. 
Les pécheurs n'aiment pas, (et cela ne changera jamais) que leurs péchés soient dévoilés par la Parole de Dieu. Raison pour laquelle la haine contre les chrétiens et la Bible est de plus en plus grande en ce monde, puisque les hommes savent que leur conduite n'est pas droite, mais ils ne veulent pas en entendre parler (Marc 13:13). Alors ils veulent faire taire ce qui rappelle à leur conscience l'horreur de leur conduite. La Bible est leur ennemi numéro un, car le diable sait que c'est là que se trouve la vérité qui peut les sauver, et il ne veut pas qu'ils se repentent. 
La persécution des chrétiens en Occident ne fait que commencer, mais elle est en place depuis longtemps dans d'autres parties du monde. Il ne faut pas s'en surprendre, et cela ne s'améliorera pas, jusqu'au retour de Jésus-Christ. Les hommes ne supportent plus d'entendre la vérité; ils appellent le mal, bien, et le bien, mal. Et malheur à ceux qui osent demeurer ferme dans la vérité biblique! Les gouvernements adoptent des lois pour les empêcher de prêcher la vérité, même à leurs propres enfants, sous peine de se les voir arrachés et placés dans un autre foyer. C'est bien là la marque d'un monde sous l'emprise du diable! Ceux qui veulent demeurer droits devant Dieu sont stigmatisés, certains perdent leur emploi parce qu'ils ne veulent pas signer certains documents leur exigeant de renoncer à leurs convictions chrétiennes; ils sont traités de "fondamentalistes religieux", d'intolérants, et quoi encore! Mais au final, ce sont ces chrétiens qui subissent la persécution des mains de ceux-là même qui prétendent être persécutés par eux! Et cela au nom de quoi? De la tolérance que nous serions supposés avoir envers le péché! Ils prétendent que la Bible a été écrite pour contrôler les peuples, mais leur plus grand désir est de contrôler la pensée, les croyances et les actions des chrétiens! Ils exigent, comme le fait la Chine communiste, que des parties entières de la Bible ne soient plus prêchées, qu'elle soit modifiée (d'autres rêvent de brûler tous les exemplaires de la Bible, bonne chance!), afin qu'elle puisse entrer dans le moule du moderniste. Pendant que le monde occidental pense se libérer en s'éloignant du christianisme, en rejetant tout ce qui vient de Dieu, le monde musulman sort de sa noirceur, par la grâce de Dieu, et des milliers acceptent Jésus comme leur Seigneur et Sauveur. Ce sont ceux-là qui sont réellement libérés, gloire à Dieu! 
L'ennemi ne sera jamais à court d'arguments pour tenir en son pouvoir ceux qui le servent, mais surtout, pour essayer de ramener à lui ceux qui marchent présentement avec Christ. Il est donc important de ne pas craindre les pécheurs, et de ne pas sommeiller spirituellement, car l'ennemi rôde, il attaque avec toutes les armes à sa disposition, afin de faire tomber ceux qui ne sont pas suffisamment ancrés dans la Parole de Dieu. Nous devons lui résister avec une foi ferme, avec les armes spirituelles que Dieu nous donne (1 Pierre 5:9; Éphésiens 6:11). 

Déjà, l'ennemi s'est infiltré dans l'église moderne avec toutes sortes de faux évangiles (l'estime de soi, la prospérité, le "royaume maintenant", etc...) qui n'ont plus rien à voir avec la Bible (Hébreux 13:8-9), et il trompe ainsi beaucoup de faibles dans la foi. Les gens fixent leurs yeux sur ce qui est terrestre plutôt que de chercher la sanctification. L'ennemi est rusé, et ses autels idolâtres sont nombreux. 
Mais l'exemple de Gédéon nous démontre qu'avant de nous attaquer aux autels des faux dieux dans la vie des autres, nous devons d'abord renverser ceux qui sont dans notre vie; qui nous empêchent ainsi que nos familles de progresser dans la foi en notre Seigneur Jésus-Christ. Avant que Dieu ne puisse nous utiliser glorieusement pour Son œuvre, nous devons d'abord nous soumettre à Lui, dans une parfaite obéissance à Sa sainte volonté. 

Dieu a commandé à Gédéon de renverser l'autel de Baal. Malheureusement aujourd'hui, à cause de ce qui leur est enseigné, beaucoup de chrétiens seraient tentés de négocier avec Dieu, à cause des implications que cela représenterait, et de Lui dire: "Mais Père Éternel, pourquoi renverser cet autel, puisque je peux l'utiliser pour t'offrir mon propre sacrifice? 

Nous pouvons déjà leur répondre: mais parce que si tu veux offrir un sacrifice à l'Éternel, c'est à dire ta propre vie, tu te dois d'abord de couper tous les liens avec le péché, quel qu'il soit, parce que tu ne peux pas être au service du péché et au service de Dieu en même temps (Éphésiens 4:20-24). L'autel du péché auquel tu sacrifiais précédemment doit être renversé dans ta vie, et cela doit être visible pour tous! Il doit y avoir une nette démarcation entre ton ancienne manière de vivre et celle que tu dois avoir présentement en tant que disciples de Jésus. Pour démontrer toute l'importance que doit avoir la pureté du cœur de celui qui prétend servir Dieu, Jésus dira même que si nous avons une offrande à présenter à Dieu, mais que nous avons quelque chose contre notre frère, d'aller d'abord nous réconcilier avec notre frère, et ensuite, aller présenter notre offrande à Dieu (Matthieu 5:23-24).

"Tu bâtiras ensuite et tu disposeras, sur le haut de ce rocher, un autel à l’Éternel ton Dieu. Tu prendras le second taureau, et tu offriras un holocauste, avec le bois de l’idole que tu auras abattue" (Juges 6:26). Dieu demande à Gédéon d'offrir le taureau en holocauste, avec le bois de l'idole abattue précédemment. Il est important de noter que Dieu lui demande d'utiliser le bois de l'autel, après l'avoir abattue, pas avant! 
Dieu a de bons plans pour nos vies. Nous n'avons pas été créés par Lui pour demeurer esclaves du péché. Celui qui se reconnaît comme pécheur, et qui se repent en allant vers Dieu, par Jésus, ne sera jamais rejeté!  
Il arrivera même que certaines erreurs de notre passé nous servent de témoignage dans cet aujourd'hui qui est le jour du salut. Ce qui avait été désiré par l'ennemi pour notre perte peut ainsi être utilisé pour rendre témoignage de la gloire et de la puissance transformatrice de Dieu, qui, en Jésus, nous sort de la boue du péché, par Sa grâce, nous ramenant en quelque sorte de la mort à la vie. Gloire à Dieu! 

Ne laissons jamais l'ennemi nous reprendre notre témoignage en retournant dans le péché, en laissant des autels d'idolâtrie s'ériger dans notre vie. Que ces faux autels soient renversés une fois pour toute! Nous sommes l'œuvre de Dieu, l'argile entre Ses mains expertes. Rendons-Lui l'honneur qui Lui est dû en marchant d'une manière digne de Son nom. 

"C’est pourquoi, ceignez les reins de votre entendement, soyez sobres, et ayez une entière espérance dans la grâce qui vous sera apportée, lorsque Jésus-Christ apparaîtra. Comme des enfants obéissants, ne vous conformez pas aux convoitises que vous aviez autrefois, quand vous étiez dans l’ignorance. Mais, puisque celui qui vous a appelés est saint, vous aussi soyez saints dans toute votre conduite, selon qu’il est écrit: Vous serez saints, car je suis saint" (1 Pierre 1:13-16).

Que toute la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen.

samedi 21 mars 2020

Quand les fondements sont renversés...

Les enseignements sur la prospérité et l'estime de soi sont malheureusement trop répandu dans diverses églises modernes. Ce sont peut-être des enseignements populaire lorsque tout va bien, mais quand les fondements sont ébranlés, que reste-t-il? Psaumes 11:3 pose d'ailleurs cette même question: Quand les fondements sont renversés, le juste, que ferait-il? Jésus dira lors de son fameux sermon sur la montagne que l'insensé bâtit sa maison sur du sable, mais que l'homme prudent la bâtit sur le roc (Matthieu 7:24-27). Les enseignements qui plaisent à la chair ne participent pas à faire grandir la foi du croyant. Mais Dieu connaît les siens en ce qu'ils entendent Sa voix, et ils le suivent, dans les bons et les mauvais moments. Ce sont aussi ceux qui cherchent refuge en Jésus, le Roc inébranlable, en tout lieu et en tout temps. 

Bien sûr, il y a les incroyants qui défient les lois et Dieu lui-même en vivant selon la règle du "mangeons et buvons, car demain nous mourrons peut-être". Ils sont insouciants, rebelles à leurs parents et à toute autorité; ils se considèrent en quelque sorte comme des dieux. Mais ce sont des païens, il n'y a rien de surprenant de les voir agir de cette façon! Un tel comportement est totalement indigne du chrétien, ou du moins, de celui qui se prétend enfant de Dieu. Il y a un temps pour toutes choses ici-bas, et vient un temps où chacun doit apprendre où est sa place en Dieu. Nous ne sommes ni devant, ni au dessus, ni même à côté de Lui; nous sommes derrières Lui, à le suivre, comme un bon et fidèle serviteur. Une étude de notre propre comportement s'impose donc, à la lumière de la parole de Dieu. Alors qu'une grande partie de l'humanité est déstabilisé, voire désorganisée par un microscopique virus, et que les habitudes de vie de tous et chacun sont plus ou moins bousculées, la question qui se pose est: sur quoi avons-nous bâtit notre maison? Celui qui se croyait presque comme un petit dieu en retire-t-il un quelconque bénéfice, alors que tout ce en quoi il avait placé sa confiance s'est effondré? Alors que les fondements sont renversés, le juste, que fera-t-il? 

Dieu s'attend à voir Ses enfants, ceux qui ont vraiment placé en Lui toute leur confiance, résister à l'ennemi avec toutes les armes qu'Il leur a donné, par son Saint-Esprit. La tentation de l'incrédulité était, et est grande, mais il est temps que les chrétiens se réveillent de leur sommeil spirituel, causé par une vie trop facile, trop douillette. Nous nous sommes plût dans cette vie facile, et nous avons trop souvent oubliés nos frères et sœurs persécutés à cause du saint nom de Jésus. Nous avons trop souvent oublié aussi ceux qui sont perdus, ne connaissant pas Christ comme leur Sauveur et Seigneur. Tous les malades, les vieillards abandonnés; les enfants maltraités, les avons-nous porté  comme un fardeau dans nos prières? 

Alors que tout semble aller pour le mieux, apparaît un virus qui frappe les gens de tous âges, de toutes races, de toutes nationalités. Il frappe les petits dieux, aussi, ceux qui ne sont pas faits de bois ou de fer, mais de chair. Il rappelle à chacun que nous ne sommes pas en santé parce que nous sommes bons, ou parce que nous déclarons ceci ou cela sur nos vies, mais parce que Dieu est bon, tout simplement. 
Il nous rappelle qu'être reconnaissants pour toutes les bontés de Dieu envers nous n'est pas une option; qu'elle fait partie de l'ADN du chrétien. Il nous rappelle que nus nous sommes venus en ce monde, et que nous n'en rapporterons rien lorsque nous mourrons. À quoi bon perdre notre temps dans la poursuite des choses éphémères? 
Il nous rappelle que nous n'avons pas à chercher partout pour trouver Dieu. Il est là, parmi nous, Sa parole est dans nos foyers, car "au commencement était la Parole, elle était avec Dieu, car elle était Dieu"; la Bible.
Il rappelle que l'homme est semblable à un souffle et que ses jours sont comme l'ombre qui passe (Psaumes 144:4). Il nous rappelle donc que la vie tient à peu de choses, mais en même, temps, si elle est entre les mains de notre grand Dieu, nous n'avons rien à craindre, car nous sommes gagnant de la vie éternelle s'Il nous rappelle à Lui. Et si notre pèlerinage terrestre doit se poursuivre, il se poursuivra certainement, par la grâce de Dieu, et nous vivrons pour Sa gloire!

Nous vivons une époque où tous les fondements de la société sont ébranlés, voire détruits. La famille, la foi, la moralité, qui sont les bases d'une société solide, sont anéantis. Il faut donc s'attendre à ce que l'humanité connaisse d'autres crises encore, jusqu'au retour de Jésus. Chrétiens! Ce n'est que le début des douleurs de l'enfantement! La crise mondiale actuelle n'est rien à comparé à ce qui s'en vient. 1 Thessaloniciens 5:3 nous dit: "Quand les hommes diront: Paix et sûreté! alors une ruine soudaine les surprendra, comme les douleurs de l'enfantement surprennent la femme enceinte, et ils n'échapperont point". L'ennemi de notre salut met ses pions en place sur ce gigantesque échiquier qu'est notre planète Terre, et Dieu fait le tri parmi ceux qui se proclament siens. Sa balance est en place; ne soyons pas trouvés trop légers en étant des chrétiens frivoles et insouciants. Accrochons-nous à la saine doctrine de Christ, il est notre seul refuge aux jours de la détresse. 

Dieu recommande présentement aux chrétiens d'examiner leur conduite en profondeur. Prenons des moments seul à seuls avec Dieu. Revenons à la source, plongeons nos racines dans la Parole, méditons-la, mettons-la en pratique avec l'aide de l'Esprit. Soyons reconnaissants pour cette parole, car elle est notre plus grande richesse. 

En tout cela, le juste, que fait-il? Il demeure solidement ancré en Jésus. Il place sa confiance en Dieu seul. Dieu met notre foi à l'épreuve de bien des manières, tout en ne s'imposant pas. Il veut notre bien, et nous le croyons, Sa puissance se manifeste tous les jours en nous et autour de nous, de différentes façons. Notre foi n'est pas liée à nos émotions, que Dieu nous en préserve! Elle repose en Dieu seul, et, comme il est écrit: "La foi vient de ce qu'on entend, et ce qu'on entend vient de la parole de Christ" (Romains 10:17). Lorsque nous entendons la voix de Dieu en lisant Sa parole, notre foi est vivifiée, et en ces temps où l'amour du plus grand nombre se refroidit (Matthieu 24:12), nous avons besoin plus que jamais d'être à l'Écoute de Dieu et d'entendre Sa parole, afin qu'Il nous guide jusqu'à Sa présence éternelle.

Que toute la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen.  

samedi 26 octobre 2019

Réflexion sur le Je-Me-Moi

"(...) Tandis que vous vous empressez chacun pour sa maison" (Aggée 1:9). 

La culture moderne du Je-Me-Moi s'est lentement mais sûrement installée dans la vie de milliers de chrétiens, faisant en sorte que beaucoup veulent bien "croire", mais en un Dieu qui comblera tous leurs désirs, et qui a intérêt à ne rien leur refuser. De nombreuses églises modifient leurs messages afin de pouvoir "adapter", comme si cela était possible, le message de l'Évangile à cette culture envahissante. Le malheur est que les chrétiens qui reçoivent un tel enseignement ne sont pas préparés à affronter l'adversaire de leur salut, et dès la première tribulation, nombreux sont ceux qui se détournent de Celui seul qui aurait pu les sauver, parce qu'il ne leur a pas été enseigné un Dieu Amour, mais Juste. Il leur a été enseigné un Dieu amour, complaisant avec le péché. C'est en réalité un faux dieu, qui n'est pas celui de la Bible. 

En Aggée, nous trouvons le peuple d'Israël ne se souciant plus des choses de Dieu. Ils habitaient leurs "demeures lambrissées" (Aggée 1:4), ils ne se souciaient pas de leur prochain, non plus de leur relation avec Dieu, et ils écoutaient les mêmes enseignements que nous avons aujourd'hui en certaines endroits: "n'étudiez pas votre conduite à savoir si vous obéissez réellement à Dieu car c'est une tentation", et, "si vous avez donné votre vie à Christ, vous n'avez plus à remettre en question votre conduite", et ainsi de suite. Mais l'Éternel Dieu dit ici: "Considérez attentivement vos voies" (Aggée 1:5). "Vous semez beaucoup, et vous récoltez peu, vous mangez, et vous n'êtes pas rassasiés, vous buvez, et vous n'êtes pas désaltérés, vous êtes vêtus, et vous n'avez pas chaud" (Aggée 1:6). Telle est la voie du Je-Me-Moi. Ces gens ne sont jamais satisfaits de ce qu'ils ont, et ils veulent toujours davantage de bénédictions temporelles. Ce mal, tel un cancer, s'est répandu dans l'église chrétienne. Au lieu de simplement aimer Dieu, parce qu'Il nous a aimé le premier, la personne atteinte de ce mal regarde à Dieu et dit: "je crois en toi, en retour de ces bénédictions-là";  "je donne tel montant d'argent pour les œuvres de l'église, et je m'attend à ce que Tu me le remette au centuple, puisque c'est dans écrit dans ta parole". Ces gens sont sensibles à ce qu'ils ne possèdent pas, matériellement, mais ils ne se soucient guère de ce qu'ils sont éloignés de Dieu et de ce que leur vie spirituelle est en ruine. Moi, moi, moi. Et cette pensée se retrouve dans toute leur conduite. Vous parlez à ces gens et tout tourne autour de leur "moi". Ils sont incapables d'être reconnaissants pour ce que Dieu leur prête et de ce qu'Il fait pour eux au quotidien. Ils ne sont jamais satisfaits. 

Pourquoi donc? Parce qu'ils ne s'abreuvent pas à la bonne source. Ils se sont liés aux sources terrestres, comme si la création et la créature pouvait remplacer la présence du Créateur, qui seule nous satisfait. Oh plusieurs de ces personnes sont religieuses, mais elles n'ont pas de relation spirituelle avec Dieu. Le seul lien qui les unis à Dieu est qu'ils le voient comme un pourvoyeur de bénédictions. Nous nous croirions revenus en des temps anciens où certaines civilisations maintenant disparues observaient des rites et offraient des sacrifices à leurs dieux afin de recevoir en retour des bénédictions pour la fertilité du sol et des entrailles des femmes de leur race. 

Cet élèvement du "moi" n'est nulle part justifié dans la Bible. Celui qui est petit à ses propres yeux sera élevé au temps convenable par Dieu Lui-même (1 Samuel 15:17). Quelle tristesse de voir cette insatisfaction généralisée, insatisfaction qui découle directement de la culture du "moi"! Que de détresse! Que de dépressions! Un jour, j'ai entendu une femme (chrétienne) parler à une autre de la manière dont elle vivait sa "dépression saisonnière", et toutes les astuces dont elle avait coutume de mettre en pratique afin d'y remédier. Comprenez que madame ne parvenait pas à accepter le fait qu'il y avait moins d'heures d'ensoleillement certaines périodes de l'année, et cela l'affectait énormément. En entendant les astuces utilisées par la dame en question pour atténuer les effets de sa "dépression saisonnière", j'ai compris que l'ennemi de notre salut ne sera jamais à court d'idées pour garder les hommes centrés sur eux-mêmes. Toutes les astuces consistaient à prendre soin d'elle; partant de passer des heures sous une certaine lampe, "afin de compenser la perte d'heures d'ensoleillement", à s'acheter des vêtements hors de prix dans lesquels "'elle se sentait bien". Aucune des solutions proposées ne consistaient à remettre son petit problème en perspective en regardant d'abord à participer à soulager le malheur des autres. La Bible appelle cela, en plusieurs endroits, "prendre soin des veuves et des orphelins dans leurs afflictions"(Jacques 1:27). Lorsque nous ouvrons nos cœurs aux autres, comme Christ l'a fait, nous marchons selon le cœur de Dieu, et cela nous préserve de biens des tourments. 

La spirale du Je-Me-Moi est sans fin. Celui qui en est malade en vient à délaisser Dieu totalement, sans s'en rendre compte, car toute sa vie n'est que recherche de plaisirs passagers, cherchant à accomplir tous ses désirs. Plus il passe de mois et d'années dans cette spirale, plus sa dépendance dans les plaisirs de ce monde devient grande, car il ne parvient jamais à remplir ce sentiment de vide au-dedans de lui. 

Sachant que nous ne sommes aucunement redevables à la chair, pour vivre selon notre chair, il n'existe qu'une solution: revenir à Christ, de tout notre cœur, de toute notre âme. Tous ont péché, et sont privés de la gloire de Dieu (Romains 3:23). Nous savons que si nous vivons selon les désirs de la chair, selon cette loi égoïste qui s'est imprégné en nous, alors nous mourrons (Romains 8:13). Mais si, par l'Esprit, c'est-à-dire par la Parole, nous faisons mourir les œuvres de la chair, ses désirs, ses pensées, alors, nous vivrons réellement (Romains 8:13). Nous sortirons de nos demeures lambrissées et nous irons vers les pauvre et les malheureux; spirituellement ou matériellement. 

Ils sont nombreux; et peut-être es-tu un de ceux-là en ce moment; sache que Dieu ne te juge pas, Il ne te condamne pas, mais il attend que tu sortes les idoles de ta vie, car il n'y a présentent pas de place pour Lui. Trop souvent, l'idole principale, c'est le culte que nous rendons au "moi". Le Seigneur attend que nous nous tournions vers Lui, en rejetant en arrière le "moi" et tout ce qui nous entraîne vers la mort spirituelle. Souviens-toi qu'Il n'est pas venu pour ceux qui sont bien-portants, mais pour les malades et les infirmes, raison pour laquelle, de son vivant, Jésus passa beaucoup de temps au milieu des gens de mauvaise vie. Oh peut-être n'as tu pas commit l'adultère, ou n'as tu jamais volé, mais cette idole du "moi" en ton cœur est aussi une désobéissance à Dieu, donc un péché, et tu dois t'en repentir. L'apôtre Jacques adresse cette situation en disant: "Sentez votre misère; soyez dans le deuil et dans les larmes (...) (Jacques 4:8). Laisse tout derrière toi, et approche-toi de Jésus, réellement et sans compromis; Lui seul sauve et délivre de tout péché. Bien plus que le matérialisme et de l’accomplissement de soi, il y a une relation spirituelle avec Dieu qui comble tous nos désirs, au-delà de toute espérance, car nos désirs ne seront plus inspirés par la chair, mais par l'Esprit, donc plus faciles à satisfaire, et en conformité avec la Parole et selon la volonté de Dieu. Les choses de la Terre ne durent qu'un temps, après quoi elles disparaissent, mais Dieu, par Jésus notre Seigneur et Sauveur, nous offre une joie qui durera éternellement. Déconnectons-nous de la pensée du monde, et approchons-nous de la source de vie, Christ Lui-même. Ouvrons la Parole, car elle est notre nourriture et notre breuvage; et même si nous en voudrons toujours davantage, l'effet ne sera jamais négatif. C'est une dépendance à salut, alors que la dépendance du "moi" conduit à la perdition éternelle. Suivre Dieu, c'est accepter d'être changé, transformé totalement, pour notre bien et celui de notre prochain, afin que Son Nom soit glorifié en nous, comme il l'a été en Jésus-Christ.

Que toute la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen.

dimanche 11 août 2019

Fondés sur le rocher

L'Éternel est mon rocher, ma forteresse, mon libérateur, Dieu est mon, où je trouve un abri (2 Samuel 22 2-3).

Surplombant majestueusement les flancs de granite rouge d'un canyon d'environ sept cent cinquante mètres de haut, dans les montagnes Kofa en Arizona, se trouvent les seuls palmiers de tout l'État. Pendant des années, les botanistes se sont demandés comment ces plantes tropicales pouvaient pousser sur les flancs sombres et presque perpendiculaires de cette gorge étroite, surtout depuis que le soleil ne les atteint que deux heures par jour. Ils sont finalement arrivés à la conclusion que les murs de pierre du canyon reflétaient suffisamment de lumière et emmagasinaient suffisamment de chaleur pendant la journée pour permettre à ces arbres de prospérer dans un environnement aussi hostile.

Tout comme ces palmiers, les chrétiens qui vivent en relation étroite avec Dieu peuvent supporter les ténèbres les plus oppressantes et les circonstances les plus adverses. Pourquoi? Parce que Christ, le Rocher sur lequel ils sont fondés, donne la chaleur de l'amour de Dieu et le bien-être dont ils ont besoin pour rester en santé sur le plan spirituel. Certains chrétiens parmi les plus zélés, du fait qu'ils trouvent tout ce dont ils ont besoin auprès du Sauveur, produisent des feuilles luxuriantes de témoignage et d'excellents fruits de louanges.

Même dans les crevasses restreintes de la douleur, où le soleil de la prospérité brille rarement, ils deviennent de beaux térébinthes de la justice (Esaïe 61:3).

Demeurons fondés sur Christ, notre Rocher, notre force et notre salut, et nous prospérerons en fruits pour la gloire de Dieu.

Que toute la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen.

dimanche 7 avril 2019

Est-ce d'une manière désintéréssée que Job craint Dieu? par Charles H. Spurgeon

 Est-ce d’une manière désintéressée que Job craint Dieu? (Job 1:9)

Telle est la question malicieuse de Satan à propos de cet honnête vieil homme. Mais il existe beaucoup d’autres questions à propos de certains de nos contemporains qui pourraient être posées légitimement car ils aiment Dieu tant bien que mal s’il les fait prospérer; mais si les choses tournaient mal pour eux, ils renieraient leur foi tant vantée. Pour eux leur prospérité débute avec leur conversion et ils aiment Dieu de manière charnelle; mais si jamais ils devaient endurer l’adversité ils se rebelleraient contre le Seigneur. Leur amour est l’amour de la table et non de l’hôte; un amour des biens de la maison et non du Maître de la maison. 

Le vrai chrétien s’attend à être récompensé dans l’éternité et à endurer les difficultés de la vie terrestre. La promesse faite à celui qui s’engage c’est de rencontrer l’adversité. Rappelons-nous les paroles de Jésus: "Tout sarment qui est en moi et qui ne porte pas du fruit" - Quoi?: "il le retranche; et tout sarment qui porte du fruit, il l’émonde, afin qu’il porte encore plus de fruit." 

Si vous portez du fruit vous aurez à souffrir de l’affliction. "Mais alors", dites-vous, "voilà une perspective terrible!". Mais ces afflictions portent des résultats précieux et le chrétien qui les subit doit apprendre à se réjouir de ces tribulations car elles sont accompagnées de la consolation de Jésus-Christ. Soyez tranquilles, si vous êtes un enfant de Dieu, vous connaîtrez la correction. Tôt ou tard chaque lingot d’or passe par le feu. N’ayez pas peur mais réjouissez-vous plutôt pour ces moments porteurs de fruits qui vous sont destinés, car grâce à eux vous serez sevrés de la terre et prêts pour le ciel. Vous ne serez plus attachés au présent mais faits pour avoir très envie des choses éternelles qui vous seront bientôt révélées. Quand vous avez l’impression de servir Dieu pour rien dans le présent, réjouissez-vous pour les récompenses éternelles du futur.

Par Charles H. Spurgeon

samedi 17 février 2018

Afin que l'Éternel sût s'ils obéiraient... 3e partie

Juges 3:1-6 : "(...)ces nations servirent à mettre Israël à l'épreuve, afin que l'Éternel sût s'ils obéiraient aux commandements qu'il avaient prescrits à leurs pères par Moïse(...)"


3 Jean 2 : "Bien-aimé, je souhaite que tu prospères à tous égards et sois en bonne santé, comme prospère l’état de ton âme. "

Ce verset est souvent cité comme étant la preuve que Dieu veut que nous vivions dans l’abondance, dans la richesse et dans la santé parfaite. Mais comment peut-on affirmer que Jean ne s’intéressait pas plutôt à ce que Gaïus prospère dans l’ensemble de sa vie chrétienne? Par ailleurs, qui souhaite à un frère dans la foi de vivre dans la misère et dans l’amertume? N’est-il pas normal de se souhaiter du bien les uns les autres? Sur quoi pouvons-nous nous baser pour considérer que ce souhait de l’apôtre Jean est une preuve irréfutable que Dieu veut que nous prospérions matériellement? Ne savons-nous pas que notre Maître Jésus n’avait pour partage que la souffrance et le rejet? Ésaïe 53 :3 nous le présente en ces termes: "Méprisé et abandonné des hommes, homme de douleur et habitué à la souffrance, semblable à celui dont on détourne le visage, nous l’avons dédaigné, nous n’avons fait de lui aucun cas."
Est-ce que ces versets nous présentent un homme qui vit dans la richesse, dans l’abondance et dans la santé parfaite? Absolument pas! Pourtant, Jésus n’était-il pas rempli du Saint-Esprit? Les bénédictions de Dieu ne le couvraient-elles pas? Matthieu 17 :5 : "Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai mis toute mon affection." TOUTE l’affection du Père Céleste reposaient sur notre Sauveur Jésus-Christ! Que demander de plus?!
Nous prenons pour acquis que la Parole de Dieu est vraie et digne de confiance, donc, après la lecture de cette Parole, après avoir reconnu la façon dont Jésus lui-même a vécu, nous devons reconnaître qu’il est hors de tout doute possible que Dieu aime ses enfants sans pour autant que nous vivions dans une plénitude de biens matériels de toutes sortes, puisque notre Seigneur Jésus lui-même est passé par la privation et la souffrance.
Un serviteur peut-il être plus grand que son maître?? (Jean 15 :20)

Jean 10 :10 : "(...)moi, je suis venu afin que les brebis aient la vie, et qu’elles soient dans l’abondance."

De quelle abondance parle-t-on ici? Sorti de son contexte, ce verset peut sembler insinuer que Dieu veut que nous vivions tous dans l’abondance, nous qui croyons en Lui. Pourtant, il n’est pas question du tout d’abondance matérielle, car l’ensemble de ce chapitre traite du bon berger, qui est Jésus, et des brebis qui le suivent. Dans ce verset, il est strictement question de la vie en Christ et de l’abondance de la grâce de Dieu. C’est Jésus lui-même qui a enseigné, dans Jean 4 :14, que si nous buvons de l’eau qu’il nous donne, nous n’aurons jamais soif, car l’eau qu’il nous donnera deviendra une source d’eau qui jaillira jusque dans la vie éternelle! Exactement ce que veut dire Jean 10 :10 ! Jésus est le chemin, la vérité et la vie, et nous ne pouvons aller au Père que par Lui. La source d’eau qui jaillit en nous, c’est le Saint-Esprit et ses dons, que nous recevons au jour et à l’heure décidée par Dieu, à condition que nous ayons accepté et reçu Christ dans nos vies.

Proverbes 10 :22 : "C’est la bénédiction de l’Éternel qui enrichit, et il ne la fait suivre d’aucun chagrin "

Oui. Et Il fait aussi lever son soleil sur le méchant comme sur le bon. Et il fait pleuvoir sur l’injuste comme sur le juste. Combien d’incroyants sont riches, même, très riches? Tout comme le croyant, ce qu’ils ont, ils le reçoivent de la part de Dieu. Pas à cause de la bonté de l’homme, parce que un tel est plus méritant qu’un autre, mais à cause de la bonté de Dieu. Dieu s’est fait connaître par ses ouvrages, dans sa création, dans ses bénédictions. Nous devons lui rendre la grâce qui lui revient pour cela. Mais si nous attachons nos cœurs à Sa création, ou à des pièces de Sa création plutôt qu’au Créateur lui-même, que deviendrons-nous? Romains 1 :18-32 nous donne la réponse...
Tant qu’à citer les Proverbes, pourquoi ne pas lire aussi Proverbes 30 verset 8-9 ? "Éloigne de moi la fausseté et la parole mensongère, ne me donne ni pauvreté, ni richesse, accorde-moi le pain qui m’est nécessaire. De peur que, dans l’abondance, je ne te renie, et ne dise : Qui est l’Éternel? Ou que, dans la pauvreté, je ne dérobe, et ne m’attaque au nom de mon Dieu."
Pourquoi Proverbes 10 :22 ne ferait-il pas allusion à des richesses spirituelles, plutôt que matérielles? Quelles sont les seules richesses qui ne sont suivies d’aucun chagrin? Lorsque nous recevons la rédemption et la rémission de nos péchés, vivons-nous par la suite une vie remplie de tristesse et de chagrin? Ou ne sommes-nous pas plutôt dans la joie de savoir que nous avons été pardonné? De quelle façon pouvons-nous avoir part à l’héritage de Christ, si ce n’est en marchant selon la volonté du Père? L’héritage du Christ se manifeste-t-il dans l’acquisition de biens périssables, ou ne se manifeste-t-il pas plutôt dans le Saint-Esprit qui nous est laissé, comme un gage de notre salut? (Éphésiens 1 :13-14) Cette question nous ramène à l’affirmation de Jésus dans Matthieu 6 :21 : "Car là où est ton trésor, là aussi sera ton cœur." Si, sur terre, nous préférons que l’héritage du Christ dans notre vie en soit un qui soit périssable, alors nous nous contentons de peu, de bien peu...

Tiré de "La prospérité du chrétien", publié le 25 juin 2011

samedi 6 janvier 2018

En bref: Job et le tentateur

"Or, les fils de Dieu vinrent un jour se présenter devant l’Éternel, et Satan vint aussi au milieu d’eux." Job 1:6

Quelqu'un a demandé: Est-ce à dire que Satan s'est avancé dans le ciel afin d'accuser Job?  

Non. Depuis qu'il y a été exclu, nous n'avons aucune indication que l'ennemi de nos âmes ait pu retourner dans la présence de Dieu. Mais ce passage de Job nous aide à comprendre le sens des écrits de l'apôtre Paul en Éphésiens 6:12 lorsqu'il dit que "nous n'avons pas à lutter contre la chair et le sang, mais contre les dominations, contre les autorités, contre les princes de ce monde de ténèbres, contre les esprits méchants dans les lieux célestes." Le combat de Job est l'exacte réplique de celui qui attend tout chrétien né de nouveau. L'ennemi arrive avec tout son arsenal de plaies et de tentations contre nous, ceci afin de briser notre confiance en Dieu et de détourner notre foi de Christ. C'est ainsi que plusieurs chrétiens authentiques ont dit: "j'ai été tourmenté par la souffrance et les épreuves comme je ne l'avais jamais été avant de venir à Christ". 
L'ennemi laisse souvent tranquille ceux qui lui appartiennent. Ne les envions pas, car malheureusement, cela risque d'être leur seul joie pour toute l'éternité. Psaumes 37 :7-9 nous dit en effet: "Garde le silence devant l’Éternel, et espère en lui; ne t’irrite pas contre celui qui réussit dans ses voies, contre l’homme qui vient à bout de ses mauvais desseins. Laisse la colère, abandonne la fureur; ne t’irrite pas, ce serait mal faire. Car les méchants seront retranchés, Et ceux qui espèrent en l’Éternel posséderont le pays." Nous savons par Jésus que c'est du cœur de l'homme que vient le mal (Mathieu 15:19), et il est justement question au Psaumes 37 de ceux qui vivent selon leurs voies, en n'amenant pas toutes pensées captives à l'obéissance de Christ. Ils réussissent leur vie ici-bas, mais ils seront retranchés au jour du jugement.

C'est pourquoi les enseignants de l'évangile de prospérité sont dans l'erreur lorsqu'ils enseignent que "les croyants doivent s'approprier et déclarer positivement les "promesses de vie" de Dieu qui se trouvent dans la Bible afin de vivre une vie glorieuse et prospère à tout point de vue" ici bas. Ce faisant, ils excluent toute soumission à Dieu en enseignant un nouveau dieu qui se soumet au cœur de l'homme et à ses désirs. 
Selon nos standards modernes, l'apôtre Paul ne menait pas une vie prospère et remplie de succès de toutes sortes; il savait vivre dans les périodes d’abondance comme dans la disette (Philippiens 4:12); il était souvent en prison (Actes 20:23); il avait des problèmes de santé (Galates 4:15; 2 Corinthiens 12:7). En 2 Corinthiens 11:23-28, il fera l'énumération de quelques une de ses nombreuses épreuves : "(...)souvent en danger de mort, cinq fois j’ai reçu des Juifs quarante coups moins un, trois fois j’ai été battu de verges, une fois j’ai été lapidé, trois fois j’ai fait naufrage, j’ai passé un jour et une nuit dans l’abîme. Fréquemment en voyage, j’ai été en péril sur les fleuves, en péril de la part des brigands, en péril de la part de ceux de ma nation, en péril de la part des païens, en péril dans les villes, en péril dans les déserts, en péril sur la mer, en péril parmi les faux frères. J’ai été dans le travail et dans la peine, exposé à de nombreuses veilles, à la faim et à la soif, à des jeûnes multipliés, au froid et à la nudité. Et, sans parler d’autres choses, je suis assiégé chaque jour par les soucis que me donnent toutes les Eglises." Sa vie ne peut pas être citée en exemple par les prédicateurs de la prospérité et les tenants du "royaume maintenant", car elle est en totale contradiction avec leurs enseignements. 

Constatons que l'apôtre Paul fût attaqué par l'ennemi après sa conversion, comme l'ont été et le sont encore de nombreux chrétiens authentiques. L'ennemi peut changer de méthodes, il peut utiliser la force ou les paroles doucereuses, flatteuses et mensongères, mais son but ultime demeure le même depuis l'époque où le livre de Job fût écrit: nous faire renier Jésus. En réalité, Dieu permet ces attaques de l'ennemi car elles mettent notre foi à l'épreuve. L'apôtre Pierre dira d'ailleurs que notre foi est "plus précieuse que l’or périssable qui cependant est éprouvé par le feu" (1 Pierre 1:7). Notons que ceux qui sont attachés aux choses de la terre ne résisteront pas à l'épreuve. C'est pourquoi les enseignements sur la prospérité et de l'accomplissement personnel des "chrétiens" sont si dangereux; ils font des "chrétiens" superficiels, dont la foi repose sur ce que leurs yeux voient et sur ce que leurs mains peuvent toucher. Ils vivent le "royaume maintenant", comme ils se plaisent à dire, en oubliant qu'en tant que disciples de Christ, notre royaume n'est pas de ce monde, selon Jésus (Jean 17:16).  

Nous voyons plus loin dans son livre que Job sût résister aux assauts de l'ennemi et ne se détourna point de Dieu. Mais sa femme, qui vivait avant son temps selon le principe du "royaume maintenant", ne pût résister aux assauts de l'ennemi. Oh, tant que son mari était riche et bien portant, elle prétendait, tout comme lui, servir Dieu. Mais lorsque l'épreuve frappa sa famille, elle maudit Dieu et abandonna son mari souffrant et pauvre. 

Satan n'a pas de pouvoir. Il ne peut que tenter et persécuter ceux qui appartiennent à Dieu. L'ennemi qui s’avance dans l’assemblé des croyants; nous le vivons encore aujourd’hui. Les croyants sont tentés de toutes sortes de façon dans le monde dans lequel nous vivons. Satan l’accusateur est là, à chaque jour, chaque minute, et il est prêt à sauter sur toute occasion pour nous entraîner à pécher devant notre Créateur, à qui nous devrons rendre des comptes au jour du jugement. Il connaît la gravité du péché, c’est pourquoi il s’avance même dans l’assemblée des croyants, comme un loup dans la bergerie, afin, s'il était possible, de détourner de la vérité ceux qui auraient dû être sauvés. 
C'est la raison pour laquelle l'apôtre Pierre nous exhorte en 1 Pierre 5:8 à rester sobre et éveillés, car "le diable, rôde comme un lion rugissant, cherchant qui il dévorera". Attachons nous donc à la saine doctrine de Christ et ne nous laissons pas berner par les discours mensongers qui sont légion de nos jours. L'ennemi de nos âmes rôde encore aujourd'hui, non pas dans le ciel, mais parmi nous, avec ses esprits méchants. Et il n'y a qu'une seule manière de leur résister; par une vraie foi, qui ne repose non pas sur ce que nos yeux voient, mais sur Jésus-Christ. Une foi ferme en Jésus, voilà la clé pour nous approprier la victoire qui nous a déjà été acquise par Jésus-Christ pour nous, sur la croix du calvaire.


L'ennemi sait que nous sommes faible par nature, il a déjà réussi à faire trébucher l’homme au jardin d’Éden. Il s’essaie donc encore. Il s’essayera jusqu’à ce que Dieu nous ait rappelé auprès de Lui. 1 Jean 2 verset 1 : "Mes petits enfants, je vous écris ces choses, afin que vous ne péchiez point. Et si quelqu’un a péché, nous avons un avocat auprès du Père, Jésus-Christ le juste." Alors, nous avons peut-être un accusateur et un tourmenteur qui se tient contre nous, mais nous avons plus fort encore en la personne de Jésus-Christ, qui s’est offert lui-même comme victime pour nos péchés, afin de contrer les attaques de satan. À cause de la force qui se trouve dans le sang du Christ, nous pouvons affirmer avec certitude que le tentateur n’a aucun pouvoir sur nous, si, et seulement si, nous restons solidement attaché à Jésus.

Que toute la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen.