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dimanche 18 août 2024

Notre corps mortel ressuscité?

 

Et si l'Esprit de celui qui a ressuscité Jésus d'entre les morts habite en vous, celui qui a ressuscité Christ d'entre les morts rendra aussi la vie à vos corps mortels par son Esprit qui habite en vous (Romains 8:11).

Comment est-ce possible? Eh bien, il faut d'abord "naître de nouveau". Nicodème a posé la même question à Jésus: "Comment un homme peut-il naître quand il est vieux?" (Jean 3:4). Jésus l'a dit: "Si un homme ne naît de nouveau, il ne peut voir le royaume de Dieu" (Jean 3:3). Si un homme ne meurt en Christ, il ne pourra jamais être ramené de la mort à la vie avec Lui, par la même puissance qui a ressuscité Jésus d'entre les morts. 

L'Esprit de Dieu nous donne une nouvelle vie, une nouvelle compréhension spirituelle, il transforme notre intelligence, change nos pensées et désirs, afin que nous puissions aimer Dieu, aimer Sa Parole, et afin que nous puissions Lui obéir et la mettre en pratique. Rien de cela ne serait possible par nos propres forces, tant que nous sommes sous la domination de notre nature humaine déchue et pécheresse. Tant que nous ne sommes pas convertis, nous sommes déjà morts, bien que vivants dans un corps de chair. Ce n'est pas sans raison que Jésus dira en Jean 3:6 : "Ce qui est né de la chair est chair, et ce qui est né de l'Esprit est esprit". En d'autres mots: "Ce qui est né de parents humains est humain, donc corruptible et destiné à la mort, mais ce qui est né de l'Esprit est incorruptible et destiné à la vie". 

Ce qui est né de l'Esprit est éternel. Dans un autre passage, Jésus dira en Jean 14:19 : "Encore un peu de temps, et le monde ne me verra plus; mais vous, vous me verrez, car je vis, et vous vivrez aussi". Est-ce à dire que notre verset initial parle donc de nos corps mortels? Non! Lorsque Paul parle de "rendre la vie à nos corps mortels", il ne veut pas dire que nous vivrons éternellement dans ce corps de chair, ou que nous ressusciterons dans ce même corps corruptible. Il veut simplement parler des désirs et des penchants mortels qui viennent avec ce corps de chair que nous avons, qu'ils doivent mourir avec Christ à la croix, car ils conduisent tous à la mort spirituelle, si nous ne naissons pas spirituellement en Christ.  

L'influence de la chair, c'est à dire, de la nature humaine pécheresse, c'est la mort, mais l'influence de l'Esprit, c'est la vie. C'est ce que Paul dira en Romains 8:6 : " (...)l'affection de la chair, c'est la mort, tandis que l'affection de l'esprit, c'est la vie". Il poursuivra aux versets 7 et 8 en disant: "Car l'affection de la chair est inimitié contre Dieu, parce qu'elle ne se soumet pas à la loi de Dieu, et qu'elle ne le peut même pas. Or ceux qui vivent selon la chair ne sauraient plaire à Dieu". 

Alors, si Paul ne parle pas au sens littéral de notre corps mortel, de quoi parle-t-il? Comme nous l'avons dit précédemment, il parle de nos désirs et de nos penchants pécheurs qui sont complètement renouvelés par le Saint-Esprit, de sorte que, de morts que nous étions, nous pouvons maintenant vivre pour Christ; marcher avec Lui, afin que Dieu puisse nous utiliser comme des ambassadeurs de Son Royaume vivant pour le glorifier, non seulement là haut dans la Gloire, mais ici bas même, tandis que nous sommes encore dans cette enveloppe charnelle. Nous lisons en Romains 7:14 que Paul dit qu'il est "vendu au péché". Pourquoi dit-il cela? À cause de de sa chair. Ce corps mortel est vendu au péché, sa nature est pécheresse, et naturellement elle est attirée par le mal. C'est pourquoi nous avions besoin d'un Sauveur, et que nous avons toujours besoin d'un Sauveur, pour nous libérer de cette influence du péché et de la mort qui est en nous et qui, par nature, nous empêche d'être au service de Christ. 

L'Esprit de Dieu qui a relevé Christ d'entre les morts, ayant libéré nos âmes de l'emprise de notre corps mortel (nous ayant ainsi rendu à la vie, comme le dit Paul); sous son influence, il nous est donné de désormais vivre pleinement pour la gloire de Dieu, parce qu'il nous purifie, il nous sanctifie et il nous amène avec joie dans le service de Christ. Donc ce même corps, jadis mort au bien, esclave du péché et de la mort, est devenu vivant et mit au service de Dieu, pour la gloire de Son nom. C'est pourquoi, verset 12: "Nous ne sommes point redevables à la chair, pour vivre selon la chair. Si vous vivez selon la chair, vous mourrez; mais si par l'Esprit vous faites mourir les actions du corps, vous vivrez, car tous ceux qui sont conduits par l'Esprit de Dieu sont fils de Dieu".

Par la grâce de Dieu, nous avons désormais d'autres objectifs que de vivre pour la chair et de combler tous ses désirs, nous ne poursuivons plus la corruption de notre nature pécheresse, comme nous le faisions autrefois, car nous avons été régénérés, ramenés de la mort à la vie, et cela, à un grand prix. Les paroles de Paul au verset 12 sont lourdes de sens: "Nous ne sommes point redevables à la chair"; cela implique que nous sommes redevables à quelqu'un d'autre que notre chair, et c'est Dieu. Par Son Esprit qui habite désormais en nous, comme nous l'avons dit précédemment, Il nous a purifié et a complètement changé notre système de valeurs, de sorte que nous ne pouvons plus faire ce que nous voulons; nous ne nous appartenons plus! De morts que nous étions, incapables de faire le bien, incapables de penser le bien, Dieu nous a ramené à la vie, afin que nous soyons à Son service, vivant pour le bien et pour ce qui donne la vie, et non plus pour ce qui conduit à la mort. 

Si quelqu'un est en Christ, il est une nouvelle créature. Les choses anciennes sont passées; voici, toutes choses sont devenues nouvelles (2 Corinthiens 5:17). Efforçons-nous donc, avec l'aide de Dieu et du Saint-Esprit, de continuellement faire périr notre chair restante ainsi que ses désirs trompeurs, accrochons-nous toujours plus à notre Seigneur Jésus-Christ afin que Son œuvre de sanctification se continue, et que nous soyons rendus toujours plus semblables à Lui.

Que toute la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen. 

dimanche 2 avril 2023

Le renouvellement de l'intelligence

Ne vous conformez pas au siècle présent, mais soyez transformés par le renouvellement de l'intelligence, afin que vous discerniez quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, agréable et parfait (Romains 12:2).


Lorsque nous venons à Christ, un changement de vie est nécessaire. Et lorsque Dieu nous a appelé des ténèbres à la lumière, Il nous a séparé du monde et ses convoitises pécheresses. Nous ne pouvons pas vivre dans les mêmes péchés qui nous souillaient lorsque nous étions encore perdus, sans Sauveur. C'est pourquoi Il nous a laissé Ses enseignements dans la Bible, Ses ordonnances aussi, afin que nous les pratiquions. Mais cela nous est impossible, car notre nature rebelle envers les choses de Dieu nous pousse loin de tout cela et cherche à nous ramener dans les ornières pécheresses du passé. C'est la raison pour laquelle Dieu nous donne Son Saint-Esprit, afin que nous puissions comprendre la volonté de Dieu et la mettre en pratique. 

Malgré tout, il ne nous est pas dit que la vie pieuse serait facile. Les tentations et les défis de toutes sortes seront toujours présents, mais avec Dieu, nous savons que nous avons les moyens de les surmonter. Encore faut-il Lui rester solidement attachés en gardant Sa parole dans nos cœurs, et non pas faire comme le stupide qui cache la lampe sous un sceau et qui se plaint de l'obscurité qui l'entoure! Le renouvellement de l'intelligence se fait lorsque, en toutes circonstances, nous demeurons dans la Parole, que nous nous en imprégnons, et que nous ne retournons pas, par la grâce de Dieu, en arrière, dans cette vie idolâtre et impure, lorsque nous étions loin des choses de Dieu. Parce que nous devenons ce avec quoi nous remplissons notre intelligence. Demeurons donc dans les choses saintes et pures de Dieu, il faut prier avec persévérance, nous tenant ainsi constamment dans la présence de Dieu, et l'ennemi n'aura aucune emprise sur nous! 

Le renouvellement de l'intelligence (ou de l'esprit) est un examen que plusieurs échouent. En effet, beaucoup se proclament chrétiens, mais en Jérémie 17:9, nous lisons que le cœur de l'homme est tortueux par-dessus tout. C'est pourquoi nous devons éprouver les coeurs (commençant par le nôtre) et ne pas croire tous ceux qui viennent à nous se prétendant nés de nouveau. Jeunes gens qui êtes célibataires, cela est très important! Ne soyez pas aveuglés par le physique et les beaux discours, mais soyez vous-mêmes tellement centrés sur Christ qu'Il vous donnera aussi le discernement dont vous avez besoin. Parce qu'en effet, le renouvellement des l'intelligence est un passage obligé pour toute personne appartenant réellement à Dieu. Ce qu'elle était avant de venir à Christ, ou du moins, avant de Le connaître, s'effacera, pour laisser peu à peu place à une nouvelle nature semblable à Jésus. "Et comment puis-je savoir une telle chose?" demanderez-vous peut-être. Eh bien, cela est très simple: nous le voyons (et commençons par nous examiner nous-mêmes) chez toute personne par la vie sainte et pure qu'elle est supposée mener, dans une consécration totale à Dieu. Jésus dira que "l'on reconnaît l'arbre à ses fruits". "Or", dira l'apôtre Paul aux Galates, "les œuvres de la chair sont manifestes, ce sont l'impudicité, l'impureté, la dissolution, l'idolâtrie, la magie, les inimitiés, les querelles, les jalousies, les animosités, les disputes, les divisions, les sectes, l'envie, l'ivrognerie, les excès de table, et les choses semblables" (Galates 5:19-21).  Au contraire, les fruits de l'Esprit sont: "l'amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bénignité (qui est la bienveillance), la fidélité, la douceur, la tempérance" (Galates 5:22-23).    

Ainsi, comme nous l'avons vu précédemment, il ne suffit pas de se prétendre nés de nouveau. Il faut mener une vie qui prouve ce que nous avançons, et cela nous est impossible sans l'aide du Saint-Esprit, lorsque nous abandonnons notre vie entre les mains de Dieu, Lui laissant la possibilité d'accomplir Sa volonté en nous, pour Sa plus grande gloire. 

Prions.
 
Seigneur Jésus-Christ, comment rendre gloire à mon Dieu dans l'imperfection que je suis? Car le bien ne m'habite pas! Ce que je peux faire, je le fais avec l'aide de mon Dieu. Je veux Te remercier sans cesse, mais sans l'aide du Saint-Esprit, cela m'est impossible. Je veux mener une vie sainte, mais sans Ton aide, cela m'est impossible. Dieu mon Père, je sais combien Tu m'as aimé et que Ton amour dure à toujours. Ton Fils premier né, c'est à dire l'héritier, qui est venu jusqu'à nous, nous a fait connaître cet amour parfait. Il s'est chargé du fardeau qui m'écrasait, cette nature humaine qui s'appesantissait sur moi; c'était le fardeau du péché. 

Grand Dieu! De l'amour que Tu as eu pour moi, j'ai vu la lumière qui brille dans le monde, cette puissante lumière dont les rayons parcourent toute la terre. C'est Jésus le Fils bien-aimé, en qui Dieu s'est plût de le couronner de gloire. Ô Dieu, Ton salut est venu sous les nuages. Il a pris part à nos souffrances et à nos misères. Il a été comme un agneau qui n'ouvre pas la bouche pour maudire mais plutôt pour bénir. Il a été fidèle jusqu'à la mort sur la croix. Le Fils de Dieu, le Fils du Dieu vivant devenu homme, c'est Lui l'intermédiaire entre le Père et Ses enfants.

Seigneur Jésus-Christ, c'est de plus en plus difficile de vivre chrétiennement à travers ces ténèbres qui sont ici et qui semblent s'épaissir de jour en jour. Le soleil, la lune et les étoile T'obéissent ô Dieu, et ils sont des lumières dans l'espace, gardant leur rang. Mais Toi Jésus, Tu es la vraie lumière insondable qui brise l'obscurité qui est dans le cœur des hommes, par Ton autorité. Seigneur Jésus, Tu as établi en nous Ta royauté suprême, lorsque nous croyons sans douter. Transforme-nous toujours plus à Ton image et à Ta ressemblance, donne-nous de porter du fruit de l'Esprit pour Ta plus grande gloire et pour le bien de notre prochain. Comment remercier mon Dieu avec une intelligence qui ne connaît pas le bien? Il est écrit en Romains 12 qu'elle est renouvelée par le Seigneur afin que nous puissions accomplir ce qui plaît à Dieu et ce qui Lui est agréable. Alors que nous tenons ferme dans la foi, remplis-nous de Ta présence, de Ta grâce, de Ta joie et de Ta paix. À Dieu notre Père, à Jésus-Christ et au Saint-Esprit la louange, l'honneur et la gloire, Amen. 

dimanche 5 mars 2023

En bref: Après la mort

Car ils ne pourront plus mourir, parce qu'ils seront semblables aux anges, et qu'ils seront fils de Dieu, étant fils de la résurrection (Luc 20:36).

Ici sur terre, c'est la vie mortelle. Après la mort du corps, c'est une autre vie qui commence, la vie immortelle. 


Retournons lorsque Dieu créa Adam. Adam devait refléter l'image de Dieu, mais Dieu l'avait fabriqué à partir de la terre, selon qu'il est écrit en Genèse 2:7 : "L'Éternel Dieu forma l'homme de la poussière de la terre"Il était bien fait, il était beau à voir dit Dieu. C'était bien, mais Adam ne respirait pas, donc il n'était pas vivant. Ensuite l'Écriture nous dit que Dieu "souffla dans ses narines un souffle de vie". Ce souffle que Dieu souffla dans les narines d'Adam, c'est un esprit. Un esprit n'a ni chair, ni os, mais il vit. L'esprit que Dieu place en nous à notre naissance, c'est la vie. Nous voyons un animal mort, il ne respire plus, il a perdu le souffle, donc la vie. L'intelligence des animaux, bien qu'elle vienne de Dieu, n'est pas comme la nôtre. L'animal peut apprendre quelque chose, mais il ne peut pas connaître son Créateur tel que les humains le peuvent. L'homme a la priorité sur les animaux de toutes espèces, il est doué d'une intelligence supérieure aux animaux de tel manière que nous reconnaissons la supériorité de Dieu sur toute la création. C'est du moins ce qui était supposé être, Dieu ayant placé en nous cette partie qui est à Son image, cet Esprit qui Lui est semblable et qui met en nous la pensée de l'éternité; car il n'existe aucun être humain sur terre qui ne croit pas en un être supérieur, ou qui n'a pas en lui la pensée de l'éternité (Ecclésiaste 3:11).


Les animaux ne peuvent pas reconnaître cela de leur Créateur, ils sont limités en connaissance et en sagesse. L'homme aussi, mais, comme nous l'avons dit, l'esprit des humains est semblable à l'Esprit de Dieu. L'homme à qui l'Esprit de Dieu parle à son peut connaître Dieu et avoir une relation vivante avec Lui. En Genèse 3:8, nous voyons que "l'Éternel Dieu parcourait le jardin vers le soir". C'est un type de la relation qu'Il voulait avoir avec Sa création depuis le commencement. Mais la chute de l'homme est venue bousiller cette relation parfaite qu'il y avait entre l'homme et son Créateur. C'est pourquoi nous lisons ensuite (encore au verset 8) que l'homme et la femme se cachèrent loin de la face de l'Éternel Dieu". Mais Dieu veut ravoir ce souffle qu'il a mis dans les narines du nouveau-né chez les humains, Il veut ravoir ce souffle auprès de Lui, qui est de toute éternité. 


Par nos désobéissances, nous avons transgressé les lois du Créateur et ainsi notre esprit s'est éloigné de Lui et se serait perdu pour toujours, n'eût été de la grande miséricorde de Dieu. On Lui a enlevé en péchant contre ses lois. C'est pour racheter notre esprit que Jésus-Christ est venu sur terre mourir sur une croix, car la Bible déclare en Jacques 4:5 que "c'est avec jalousie que Dieu chérit l'esprit qu'Il a fait habiter en nous". Il réclame le souffle qui est esprit, ce souffle qui est à son image et à sa ressemblance; Il veut l'avoir avec Lui pour l'éternité.

              

              Pourquoi ? C'est que l'esprit ne peut pas mourir, l'esprit c'est éternel. Jésus-Christ l'a racheté au prix fort, celui de Sa propre vie sur la croix. Il le réclame, ça Lui appartient. Dieu voulait avoir beaucoup d'esprit pour Lui rendre gloire ici sur terre et pour l'éternité. Il prête la vie à beaucoup. Ce qui nous fait bouger, respirer, comprendre, ce qui nous fait apprendre à connaître Dieu, c'est l'esprit qui est en nous. Le souffle de Dieu qui nous fait vivre. Notre esprit nous garde à vivre, mais quand Dieu le reprend notre corps devient comme l'animal qui n'a plus de vie.

              

              Après la mort de ce corps, immédiatement après la dernière respiration, l'esprit est déjà sorti de ce corps. Le corps de chair est mort, mais l'esprit a paru devant Jésus-Christ pour être jugé. Immédiatement après sa mort, la personne sait quelle sera sa destination éternelle. Il n'existe pas de zone grise, de purgatoire ou quoi que ce soit de ce genre. Il n'y a que deux possibilités selon les Écritures: la géhenne, ou l'enfer, ou être en présence de Dieu dans Son Royaume éternel. C'est pendant que nous sommes vivants que nous devons croire en Jésus-Christ; Lui seul peut nous sauver. 


L'Esprit de Dieu parle à ton esprit aujourd'hui, Il lui rappelle que Dieu est vivant et que tu es Sa création, qu'Il réclame l'esprit qui te garde à vivre. Tout ce que tu as à faire, c'est de croire en Jésus-Christ. Même ceux qui ne croient pas en Jésus-Christ croient en autre chose. Cette pensée que nous avons de croire en quelqu'un qui nous est supérieur vient de Dieu. C'est son Esprit qui nous pousse à croire en quelque chose, au vrai Dieu. Malheureusement, ce ne sont pas tous qui acceptent de croire au seul Dieu véritable, juste et vrai, Créateur de toutes choses visibles et invisibles.  


Tout cela a déjà été expliqué, mais on l'a oublié, le Saint-Esprit vient en rappel, Il nous invite à nouveau à venir ou à revenir à Dieu seul qui détient tous les pouvoirs spirituels et temporels. Le monde passe, et ses convoitises aussi, mais celui qui fait la volonté de Dieu demeure éternellement (1 Jean 2:17). S'il n'y avait rien après la mort du corps, tu ne te poserais pas de question. C'est Dieu qui nous interpelle ou qui t'appelle aujourd'hui à venir à Lui, à rester avec Lui non seulement pour le bonheur ici-bas, mais aussi pour Lui rendre gloire, louange et honneur et vivre éternellement dans Sa présence bienheureuse. Amen. Gloire à Dieu.


dimanche 10 juillet 2022

Ne pas retourner en arrière

"(...)car Démas m'a abandonné, par amour pour le siècle présent" (2 Timothée 4:10).

"Ne vous conformez pas au siècle présent, mais soyez transformés par le renouvellement de l'intelligence, afin que vous discerniez quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, agréable et parfait" (Romains 12:2).

Nous avons cette fâcheuse tendance, même une fois que nous avons donné notre vie à Christ, de regarder en arrière et à ce que le monde nous offre, avec toutes ses tentations. Mais la plus grande menace qui nous guette est celle qui est probablement la plus subtile; c'est le refroidissement spirituel, qui s'effectue sur le long terme, et qui, à terme, conduit à l'indifférence, qui est la tiédeur (Apocalypse 3:16). Nous laissons quelqu'un ou quelque chose s'immiscer entre nous et notre relation avec Dieu, et le zèle qui nous habitait jadis pour Dieu se refroidit lentement pour laisser place à une apathie trop souvent indifférente envers notre devoir d'enfants de Dieu vivant dans un monde déchu. Sauf que toute la pression du monde n'y pourrait rien si nous gardons notre cœur solidement ancré en Jésus, en nous souvenant de Ses paraboles des maisons bâties sur le roc et sur le sable.  

Démas a été en mesure de suivre Paul pendant un certain temps, mais la pression de suivre le monde était devenue trop forte. Le fait qu'il aimait trop le siècle présent l'a empêché d'aimer Christ, son peuple et les perdus comme nous sommes appelés à le faire. Parce que cet amour ne vient pas de nous, il doit venir de Christ et de l'Esprit de Dieu habitant en nous. Si nous sommes remplis de Christ et du Saint-Esprit, nous ne serons plus libres d'être remplis des choses ce de monde. 

Après avoir aimé les choses de ce monde, toutes les convoitises et les péchés qui s'y rattachent, et avoir reconnu que tout était vain et que rien de tout cela ne pouvait nous satisfaire, et en avoir été délivré par la grâce de Dieu, comment pourrions-nous retourner vers ces choses après avoir connu Christ, dans toute Sa pureté et Sa grâce? Nous savons déjà qu'il ne sert à rien de gagner les choses de ce monde si nous perdons notre âme (Marc 8:36). Persévérons dans l'amour de Christ. Même si ce monde ne semble rempli que de haine et s'est complètement égaré loin de la vérité et de la droiture, notre Seigneur nous ordonne d'être comme un phare dans la nuit (Matthieu 5:16), laissant Christ en nous briller d'une manière jamais vue jusqu'ici. 

Peut-être vous identifiez vous dans ce court message. Vous dites: "C'est vrai, je me suis refroidit. Mon zèle pour Dieu n'est plus le même qu'au commencement. J'ai laissé les choses de ce monde se placer entre moi et mon Dieu". Ne vous découragez pas. N'abandonnez pas. Le simple fait que vous reconnaissiez cela prouve que vous n'êtes pas indifférents. C'est la douce voix du Père qui vous rappelle encore à Lui.

Prions.

Père Éternel, je reconnais que je ne dois rien placer entre Toi et moi, car Jésus, Toi seul doit être à la première place dans ma vie. Je ne peux rien faire par mes propres forces, pas même le bien que je voudrais faire. Je ne veux pas insulter l'Esprit de la grâce, je ne veux plus imposer ma propre volonté. Pardonne-moi, Seigneur, et rend-moi pur, avec des pensées pures dignes de Ton nom, selon Ta parole et Ta sainte volonté. Soit à la première place dans ma vie, Jésus, Roi des rois et Seigneur des seigneurs. Je me place sous Ta protection, Seigneur, et je Te remets tous mes fardeaux, mes soucis et mes échecs, quels qu'ils soient. Par la foi, Tu nous offre ce repos, Jésus, et par conséquent, je Te laisse tout ce qui me rendait esclave de quelque chose d'autre que Ta sainte volonté et qui me faisait éloigner de Ton amour parfait.   

Je ne veux pas, je ne veux plus obéir à la nature charnelle qui est instable et trompeuse par-dessus tout. Ce que je veux Jésus, ce que je recherche, c'est Ton courage et le don de la maitrise de soi, c'est la capacité d'aimer le bien et de faire le bien que Tu me demandes de faire, peu importe le coût. Renouvelle mon intelligence, aide-moi à marcher dans une sainte discipline spirituelle, dans une confiance et un abandon total à mon Dieu. Je ne peux rien sans Toi Jésus. Demeure le Maître de ma vie, car, pour les jours qu'il me reste à vivre ici-bas, je veux Te donner l'honneur, la louange et la gloire qu'il Te revient. Dans le précieux nom de Jésus, Amen. 

samedi 15 mai 2021

Marie gardait ces choses en son coeur, par Charles H. Spurgeon

Marie gardait toutes ces choses, et les repassait dans son cœur (Luc 2:19).


Il y avait une pratique de la part de cette femme bénie qui mettait en jeu trois capacités de son être: sa "mémoire": elle gardait toutes ces choses; ses "sentiments": elle le gardait dans son cœur; son "intelligence": elle les repassait de sorte que sa mémoire, ses sentiments et son intelligence étaient travaillés par ce qu’elle avait entendu.
 
Bien-aimés, souvenez-vous de ce que vous avez entendu du Seigneur Jésus et de ce qu’il a fait pour vous; faites de votre cœur le pot en or pour la manne afin de préserver le souvenir du pain céleste duquel vous avez été nourris pendant les jours passés. Laissez votre mémoire amasser comme un trésor tout ce que vous avez ressenti, connu ou cru â propos de Christ et laissez vos sentiments Le tenir fermement pour toujours. 

Aimez la personne de votre Seigneur! Présentez le vase d’albâtre de votre cœur, même s’il se brise, et laissez le parfum précieux de votre affection se déverser sur ses pieds percés. 

Laissez votre intelligence travailler sur le sujet du Seigneur Jésus. 

Méditez sur ce que vous avez lu: ne vous arrêtez pas en surface; plongez dans les profondeurs. Ne soyez pas comme l’hirondelle qui touche le ruisseau avec ses ailes mais comme le poisson qui pénètre les vagues les plus profondes. 

Demeurez avec votre Seigneur; qu’il ne soit pas seulement un voyageur qui reste pour une nuit mais pressez-le en disant: "Demeure avec nous, car le jour est avancé". Gardez-le et ne le laissez pas partir. 

Si votre entendement ne peut pas le comprendre, que vos sentiments le saisissent; et si votre esprit ne peut mesurer l’étendue du Seigneur Jésus en connaissance et en compréhension, entourez-le des bras de votre affection.

Par Charles H. Spurgeon

dimanche 21 mars 2021

Ni acheter ni vendre/La persécution

"Et elle fit que tous, petits et grands, riches et pauvres, libres et esclaves, reçussent une marque sur leur main droite ou sur leur front, et que personne ne pût acheter ni vendre, sans avoir la marque, le nom de la bête ou le nombre de son nom" (Apocalypse 13:16-17).

Nous ne nous attarderons pas à la marque de la bête elle-même dans cet article, même si la marque et le fait de ne pouvoir acheter ni vendre sont liés dans le texte biblique. 

Tout d'abord, sachons que ce qui concerne la fin des temps est parfois difficile à comprendre, parce que nous ne connaissons qu'en partie les révélations divines, et beaucoup s'égarent à passer trop de temps à essayer de comprendre le sens de ces prophéties, oubliant que notre fin personnelle peut venir beaucoup plus rapidement que la fin de toutes choses... N'avançons pas avec orgueil en essayant d'imposer un point de vue plutôt qu'un autre; demeurons humbles et demandons la sagesse et l'intelligence au Seigneur afin que, par Son Esprit, Il puisse nous éclairer spirituellement et discerner qu'elle est la volonté de Dieu pour nous en ces temps si troubles sur notre planète.

Il est dit que les personnes qui ne pourront ni acheter ni vendre n'auront pas reçu une certaine marque, celle de la bête. Qu'elle est cette marque? Nous ne savons pas exactement, mais nous savons toutefois qu'il existe déjà un esprit antichrist qui est à l'œuvre dans le monde, et à cause de cela, la vérité est rejetée plus qu'elle ne l'a été depuis des générations, les chrétiens fidèles sont persécutés plus que jamais par un monde qui est complètement au service du malin. Le mensonge est institutionalisé, la vérité est ridiculisée, mais cela ne dure qu'un temps, car notre Dieu règne toujours et aura le dernier mot (Psaumes 52:3-7).
 
Le contrôle du travail sous les régimes communistes a conduit de nombreux chrétiens dans des difficultés économiques terribles, parce qu'ils n'avaient pas, ou n'ont toujours pas le droit d'accéder à certains emplois réservés à ceux qui sont considérés comme "supérieurs" par le régime, c'est à dire ceux qui sont membres du parti et qui se soumettent au chef comme s'il était lui-même un dieu. De même, les cartes de rationnement émises à l'époque de certains régimes communistes en Europe de l'Est contribuaient de façon spectaculaire à exercer un contrôle absolu sur la population, car les gens ne pouvaient ni acheter ni vendre sans cette carte. Quelqu'un ayant vécu à l'ère d'un de ces régimes a déclaré: "En contrôlant cette carte, ils peuvent vous faire crever de faim, et s'ils le désirent, ils peuvent vous déposséder de tous vos biens, car vous ne pouvez ni acheter ni vendre sans permission". Prenons un instant pour réfléchir à tous ce qu'un régime au pouvoir de l'ennemi peut faire maintenant, avec toutes les technologies à sa disposition!  

Donc, cela s'est déjà fait dans le passé, et c'est encore le cas présentement dans certaines parties du monde, où des chrétiens sont battus, emprisonnés, volés de tous leurs biens (maisons, terres, autos); ils sont considérés, comme dirait l'apôtre Paul, comme des balayures du monde (1 Corinthiens 4:13).
L'ennemi, qui essaie de copier et de remplacer Dieu dans la vie des gens, agit d'abord d'une manière qui semble "douce" pour ceux qui sont endormis spirituellement, entre autre sous couvert de "justice sociale et raciale", qui est en soit une grande injustice puisque complètement opposée à celle de Dieu, qui dit que tous sont égaux; de "tolérance" (mais seulement envers tout ce que la Bible interdit et nomme péché), mais rapidement, cette supposée douceur, qui n'est pas sa vraie nature, fait place à l'oppression en rendant de plus en plus illégale toute liberté de conscience, avec une oppression de plus ne plus féroce à l'encontre des pasteurs fidèles qui ne veulent pas diluer le message de l'Évangile pour l'adapter aux nouvelles lois que le malin ne cesse d'inspirer à ses serviteurs. Il ne faut pas que nous soyons surpris comme si la Bible ne nous avait jamais averti lorsque ces choses se produiront globalement. 

L'ennemi de notre salut ne peut en aucun cas attirer les gens à l'aimer, comme nous pouvons aimer notre Seigneur Jésus-Christ d'un amour sincère, pour tout ce qu'Il a fait pour nous. Il doit donc agir par ruse et par contrainte pour attirer les gens à lui. Et nous savons que ces versets de l'Apocalypse nous disent la vérité en ce que nous voyons déjà cet esprit de contrainte agir dans un monde qui a presque complètement abandonné Dieu. Cette contrainte prend place presque exclusivement par la peur et la censure. Il faut que l'ennemi instille la peur dans l'esprit des gens, afin qu'ils lui soient soumis. Pour cela, il doit y avoir des gens donnés en exemples, et ainsi, une surenchère de persécution se met en place afin de faire taire les croyants et tous ceux qui aiment et partagent la vérité. Alors, sous la crainte de perdre leur emploi ou ce qu'ils possèdent, ou d'être diffamés et emprisonnés, beaucoup se taisent; des chrétiens n'osent plus proclamer la vérité concernant la justice de Dieu et le jugement, et l'obligation de la repentance, car ce monde ne veut plus entendre parler de toutes ces choses. Cette censure des mots et de la pensée est déjà là, mais nous n'avons encore rien vu. 

Une personne qui n'a plus le droit de penser selon Dieu, de parler selon Dieu se verra donc privée du droit de vivre librement, car elle ne se soumettra pas à l'autorité spirituelle mensongère que satan impose sur ce monde. La suite logique de cette persécution et de cette censure sera de priver ceux qui ne se soumettent pas à ces dictats de leurs droits civiques fondamentaux. 

Le but de l'ennemi a toujours été de se faire adorer plutôt que Dieu. Il a remplacé la chrétienté par sa théologie humaniste décadente, et beaucoup suivent cette théologie sans broncher. Et cela est terrible lorsque ce sont des prétendus chrétiens qui tombent en son pouvoir, car ils croient fermement être au service de la vérité lorsqu'ils combattent en tant que "chrétiens" aux côtés des humanistes impies, en diluant la vérité biblique pour l'adapter "à notre époque". Ils ont reçu en eux la puissance d'égarement dont parlait l'apôtre Paul en 2 Thessaloniciens 2:11-12: "Aussi Dieu leur envoie une puissance d’égarement, pour qu’ils croient au mensonge, afin que tous ceux qui n’ont pas cru à la vérité, mais qui ont pris plaisir à l’injustice, soient condamnés". C'est la marque de ceux qui sont déchu de l'héritage réservé aux saints. Mais ceux qui demeurent fidèles dans l'amour de la vérité ont plutôt reçu l'Esprit comme un sceau, oints par Dieu en Jésus-Christ. Marchant dans le monde, mais non pas selon l'esprit de ce monde. C'est ainsi qu'ils rejettent l'esprit de la bête et refusent de l'adorer, et qu'ils sont en bute au pouvoir persécuteur et à la nouvelle autorité spirituelle mise en place par l'ennemi de notre salut en Jésus-Christ.

Il en a toujours été ainsi, mais aujourd'hui plus que jamais, prenons garde à ceux qui prétendent être chrétiens, mais qui renient la Bible ou déforment le message de Jésus pour tenter de l'adapter à l'esprit de l'antichrist qui règne sur le monde. Dans les derniers jours, beaucoup des plus grands persécuteurs des vrais chrétiens seront les faux, les superficiels, les "chrétiens progressistes", comme ils aiment à s'appeler eux-mêmes. Nous voyons déjà cela; ils sont sur toutes les tribunes, se drapant des vertus mondaines et essayant de détruire la réputation de ceux qui tiennent fermement dans la vérité. 
Bien-aimés, n’ajoutez pas foi à tout esprit; mais éprouvez les esprits, pour savoir s’ils sont de Dieu, car plusieurs faux prophètes sont venus dans le monde (1 Jean 4:1). Jésus nous a averti que le diable est le père du mensonge (Jean 8:44), il est donc logique que ceux qui lui appartiennent se déguisent comme leur père en ministre de justice (2 Corinthiens 11:15). Depuis l'époque des prophètes jusqu'à ce jour, les faux prophètes ont toujours été le fer de lance de l'ennemi dans sa lutte contre la vérité et contre les enfants de Dieu. Puisqu'il ne peut pas être vérité, il déguise la vérité afin d'en entraîner un plus grand nombre avec lui. Ne laissons donc pas refroidir notre premier amour; demeurons fermement attachés à Jésus, en laissant en arrière tout ce qui nuit à notre marche spirituelle. Ne laissons aucune place en notre cœur pour les divisions, les haines et rancunes que l'esprit de ce monde veut nous imposer.

Il est triste de voir à quel point les chrétiens modernes sont aveugles et se laissent facilement tromper et manipuler par l'ennemi (et ses nombreuses méthodes de communications), donc par ceux qui lui appartiennent. Il ne faut pas avoir peur, il ne faut pas en faire une obsession, mais il faut voir clair spirituellement et pour cela il faut demander le discernement au Seigneur afin que Son Esprit nous vienne en aide (Jacques 1:5; Philippiens 1:9-10). 

Nous voyons présentement de nombreux chrétiens qui espèrent comme les païens que la crise du virus se termine pour "retourner à la normale". Mais quelle normale? En quoi consistait cette normale? Celle des plaisirs de toutes sortes sans se soucier de ce que Dieu en pense? Celle de vivre confortablement installé devant notre téléviseur sans nous soucier des chrétiens persécutés? Quelle normale ces chrétiens aspirent tant à revoir? Pourquoi Dieu devrait-Il nous redonner une "normale" qui ne nous a pour ainsi dire rien apporté de bon spirituellement? Cette "normale", qui aurait dû nous faire abonder en actions de grâce, en reconnaissance pour toutes les bénédictions temporelles et spirituelles dont nous avait comblé le Seigneur, a plutôt contribuée à éloigner la chrétienté de Dieu en l'attachant à un matérialisme puéril et en participant à la montée des faux évangiles de prospérité et d'estime de soi, qui sont un cancer spirituel pour ceux qui ne savent pas discerner le vrai du faux selon Dieu. Cette "normale" a endormie beaucoup de chrétiens (Psaumes 62:10), qui ne savent pas, ou ne veulent plus résister au malin par la foi. Des chrétiens confortablement installés dans une normale mondaine ne sont rien de plus que des chrétiens incroyants, ils ne sont chrétiens que de nom. Cette normale était comme un "léger vent du sud" (Actes 27:13) au milieu des persécutions habituelles subies à travers les siècles par le peuple de Dieu. Mais ce vent favorable n'est jamais fait pour durer, car il précède toujours une tempête (Actes 27:14), que seuls les chrétiens solidement attachés à Jésus par la foi pourront traverser sains et saufs. 

Qu'un virus disparaisse ou pas, il n'y aura pas de retour à la normale, spirituellement parlant. Satan a relâché ses hordes de démons, car il sait qu'il ne lui reste que peu de temps avant d'être détruit. Il nous faut comprendre une fois pour toute que cette "normale" était une façade, un mensonge habilement conçu, et que ceux qui voudront vivre pieusement en Jésus-Christ seront de plus en plus persécutés (2 Timothée 3:12). Notre combat ne se situe pas au niveau de ce monde terrestre, mais contre les dominations et les autorités du prince des ténèbres. Et nous n'allons certainement pas remporter le prix de la victoire si nous ne restons pas attachés à Jésus comme notre seul et unique Trésor, comme Celui qui nous a acquis le salut et par qui nous avons accès à l'héritage céleste.     

Les gens sont désespérés, et ils veulent des réponses à leurs questions. La vérité leur a été cachée trop longtemps. Qui se tiendra à la brèche pour leur présenter l'Évangile de paix de notre Seigneur Jésus-Christ (Ézéchiel 22:30)? Si ce n'est pas Lui qu'ils reçoivent, c'est l'esprit de l'antichrist qu'ils recevront avec joie, cherchant dans le monde un réconfort que seul Dieu peut donner. Ne craignez pas ceux qui tuent le corps et qui ne peuvent tuer l’âme; craignez plutôt celui qui peut faire périr l’âme et le corps dans la géhenne (Matthieu 10:28). Ce sont là des paroles de Jésus, et nous ferions bien d'y prendre garde. Persévérons dans la vérité, aimons la vérité, attachons-nous fermement à Jésus. Il nous élèvera au-dessus des discussions puériles car "toute chair est comme l’herbe, et tout son éclat comme la fleur des champs. L’herbe sèche, la fleur tombe, quand le vent de l’Éternel souffle dessus. Certainement le peuple est comme l’herbe: l’herbe sèche, la fleur tombe; mais la parole de notre Dieu subsiste éternellement. Monte sur une haute montagne, Sion, pour publier la bonne nouvelle; élève avec force ta voix, Jérusalem, pour publier la bonne nouvelle; élève ta voix, ne crains point, dis aux villes de Juda: Voici votre Dieu! (Esaïe 40:6-9). 

Que celui qui est appelé au ministère s’attache à son ministère; que celui qui enseigne s’attache à son enseignement, et celui qui exhorte à l’exhortation. Que celui qui donne le fasse avec libéralité; que celui qui préside le fasse avec zèle; que celui qui pratique la miséricorde le fasse avec joie. Que la charité soit sans hypocrisie. Ayez le mal en horreur; attachez-vous fortement au bien (Romains 12:7-9).

Que Dieu nous donne la sagesse et le discernement, et qu'à Lui soit rendue gloire, louange et honneur, Amen.

samedi 23 décembre 2017

Pas de place pour lui, par Richard Andrzejewski

Deux voyageurs, arrivent sur les hauteurs de la Judée, dans la ville de Bethléem. Ils viennent de Nazareth. C'est dire qu'ils ont parcouru près de cent kilomètres, ce qui représente trois à quatre journées de marches. Les derniers rayons du soleil illuminent la belle ville de David, assise comme une reine sur les sommets d'une colline. Un édit impérial ayant prescrit un recensement général de la population; chacun doit se faire inscrire à la cité où sa famille est originaire. C'est ce qui explique la présence de Marie et de Joseph à Bethléem, avec une foule d'autres Juifs qui, comme eux, cherchent un abri pour la nuit. Évidemment, les maisons regorgent de monde, ainsi que l’hôtellerie, et il n'y a plus de place. Alors on se hâte de trouver un abri, ne fut-ce qu'un abri de berger, dans les environs immédiats. Et c'est là que naîtra celui que l'ange avait annoncé à sa mère comme le Saint, le Fils de Dieu, le Sauveur de tout un peuple. 

Ce fait, le plus important de l'histoire, l'Évangile le raconte en deux mots sublimes de simplicité, comme s'il s'agissait du dernier des Bethléemites. Or, pendant qu'ils étaient là, le temps où elle devait enfanter se trouva révolu. Elle mit au monde son fils premier-né, l'enveloppa de lange, et le coucha dans une crèche, parce qu'il n'y avait pas de place pour eux à l'hôtellerie. Cette dernière phrase est sans doute la note la plus triste de tout ce passage; "parce qu'il n'y avait pas de place pour eux à l'hôtellerie". Il est évident que l'hôtelier était loin de supposer qu'il venait de refuser l'asile au Messie de son peuple, au Roi des rois. A ses yeux, c'était des gens comme les autres. Les premiers arrivés avaient été les premiers servis. En effet, tout cela présente l'aspect d'un incident tout à fait ordinaire, tout à fait banal. Mais ce qui est plus grave, c'est le fait que cet incident se reproduisit et se reproduit encore, et cette fois, en toute connaissance de cause. Car, cette hôtellerie de Bethléem est devenu le symbole de chaque cœur humain qui a jamais battu depuis cette nuit-là. Le cœur de l'homme abrite toutes sortes d'invités, qui s'y trouvent bien. Tellement bien, qu'ils se trouvent tout disposés à devenir des locataires permanents. Toutes les chambres sont occupées. Et lorsque frappe à la porte le seul qui pourrait enrichir vraiment l’hôtelier, il a la folie de dire qu'il n'y a plus de place. Alors au lieu de lui ouvrir la porte de sa maison, il l'envoie à l'étable. 

On peut dire que c'est là l'histoire tragique de Jésus de Nazareth, qui est allé et qui va encore de cœur en cœur, pour essayer de trouver une place. Nous ne voulons pas ici verser dans le sentimentalisme. Nous n'essayons que de présenter la vérité dans toute sa pitié en dénonçant la folie et l'égarement de l'homme qui s'attache au superflu et qui dédaigne l'essentiel. La prophétie d'Esaïe avait déjà annoncé ces hommes qui le méprisent, qui l'abandonnent, qui font de Lui un habitué à la souffrance. Car, on détourne de Lui le visage, car on le dédaigne, car on ne fait de Lui aucun cas. De même dans son évangile, l'apôtre Jean déclare que Jésus est venu comme la lumière du monde, mais le monde ne l'a point connu. Elle est venue chez les siens mais les siens ne l'ont point reçu. 

Depuis que le monde est monde, il n'y a jamais eu en lui la moindre place pour son Créateur, du moins, parmi les créatures intelligentes qui l'habitent. Telle est la lamentable vérité. Dieu est exclu du monde. Il est, en quelque sorte, comme un exilé. Les hommes l'ont d'abord exclu de ce qu'ils considèrent comme leur nourriture intellectuelle. Ils sont devenus des conquérants et des maîtres en ce monde. Ou du moins, ils veulent s'en donner l'impression. Ils veulent tout gouverner selon leurs propres lois, selon leur raisonnement et leur intelligence. Mais parlez leur de Dieu et de Ses lois, de la mort et du jugement, et ils vous répondent avec une ironie et un mépris très poli: "nous vous entendrons là-dessus une autre fois". Mais le jugement de Dieu est déjà prononcé contre cette attitude insensée qui a détrônée Dieu et intronisée la science de l'homme. L'apôtre Paul, l'un des plus grand esprit de son temps, a écrit: le langage de la croix est une folie pour ceux qui se perdent, mais pour ceux qui se sauvent, pour nous, il est une puissance de Dieu, car il est écrit: "Je détruirai, la sagesse des sages, et j'anéantirai l'intelligence des intelligents". Où est-il, le sage? Où est-il, l'homme cultivé? Où est-il, le raisonneur d'ici bas? Dieu n'a-t-il pas convaincu de folie la sagesse du monde? Chers amis, ce sont là des paroles graves, et saisissantes. Elles établissent une distinction entre les hommes par rapport à leur attitude à l'égard du Christ. Loin de mépriser le savoir, loin de condamner la poursuite du savoir, l'apôtre Paul dénonce plutôt l'égarement de ceux qui, par leur intelligence et leur science, se sont cru le droit de faire abstraction de Dieu. Selon les mots du psalmiste: "ils finiront par tomber dans la fosse qu'ils ont creusé". L'apôtre Paul dira, avec la flamme qui le caractérise, lorsqu'il aborde cette question : "Se vantant d'être sages, ils sont devenus fous". N'est-ce pas en pensant à cette intoxication intellectuelle que Jésus nous recommande de redevenir comme des petits enfants, pour avoir part au Royaume? 

Dieu est aussi exclu de ce que l'homme considère comme "ses besoins spirituels". La suffisance intellectuelle de l'homme a envahi et empoisonné jusqu'à son esprit, car là non plus, il n'y a plus de place pour Dieu. En réalité, on n'a plus besoin de Lui. On s'en sert comme un pilote se sert de son parachute; uniquement en cas d'urgence. Lorsque dans Sa parole, Dieu leur parle de péché, ils se demandent honnêtement et avec une certaine pointe de vexation, de quels péchés ils sont coupables. Car en réalité, ils ne se sentent coupables de rien. Ils ne se rendent pas compte que le Seigneur leur a remis une dette énorme, et ils se comportent comme si c'était Lui qui leur devait quelque chose. En l’occurrence: bénédictions, et salut. Les mots "pardon"; "rançon"; "grâce" et "réconciliation" ne font plus partie de leur vocabulaire spirituel. Ils n'ont plus de sens. Cependant, on Lui construit des cathédrales et des temples imposants. C'est là une expression de la piété des hommes, nous dit-on. "Voici la maison que nous t'avons construite, oh Jésus de Nazareth, Seigneur de gloire". Et si le cœur écoutait à ce moment-là, il entendrait la réponse du Seigneur: "Où dites-vous que je dois demeurer? Ne savez-vous pas que le Seigneur du ciel et de la terre n'habite point dans des temples faits de mains d'hommes? Ce que je veux, c'est ton cœur qui me demeure obstinément fermé". C'est ainsi que nous pouvons constater que Dieu est parfois exclu de la vie religieuse même. C'est la vie froide et vide des chrétiens du dimanche, pour qui la religion ne consiste qu'en rites et en cérémonies. 

Mais il y a plus grave encore. Lorsque les fondements mêmes de cette religion constituent une alliance contre-nature entre les traditions et les doctrines d'une part, et la parole de Dieu d'autre part. Le Christ a condamné cette anomalie de la manière la plus sévère. En outre, l'apôtre Jean n'a t-il pas écrit en toute clarté: "Celui qui va plus loin et ne demeure pas dans la doctrine de Christ n'a point Dieu" Celui qui demeure dans cette doctrine a le Père et le Fils". Et où se trouve cette doctrine du Christ, sinon dans la Bible qu'on appelle à juste raison, les Écritures Saintes? 

Enfin, il faut le dire, Dieu est exclu de notre vie quotidienne. L'homme moderne est un homme pressé. Sa vie est déjà remplie d'une foule de préoccupation qui gravitent autour de sa propre personne. Il est souvent encombré par des inquiétudes. Il y a aussi ses moments et ses projets de joie qui occupent beaucoup de temps, beaucoup de place. Et le Seigneur est là, qui voudrait lui donner quelque chose, mais il a déjà les mains pleines. Lorsqu'il frappe à sa porte: "Excusez-moi, je n'ai pas le temps, il n'y a pas de place". Ou alors, la place est si petite, (car il faut bien donner l'impression qu'on est tant soit peu croyant) la place est si petite, qu'elle ressemble à un réduit. Le plus souvent, on dit: "Allez donc voir ailleurs". Mais dans tout cela, il est une chose qu'il ne faut jamais oublier: "Écoutez, voici, je me tiens à la porte et je frappe. Si quelqu'un entend ma voix, et ouvre la porte, j'entrerai chez lui, je souperai avec lui, et lui, avec moi". 

Ainsi, voilà l'image humiliée, aimante, suppliante de notre Seigneur devant la porte de notre cœur, qui mendie notre hospitalité. Et il trouve porte close. Alors il frappe. Il s'annonce souvent par de nombreuses bénédictions; celles aussi banales que la santé et le toit; le pain quotidien. Elles cessent cependant d'être banales lorsqu'elles viennent à manquer. C'est pourquoi sa manière de frapper à la porte est parfois un avertissement. Une épreuve. L'un des personnages de Michel de Saint-Pierre, le marquis de Maubrun, homme pétrit d'orgueil, vient de perdre un de ses fils préféré. Il a failli en perdre un autre dans un accident stupide. Et l'auteur fait dire au père ainsi ébranlé: "Dieu m'a frappé fort". Il avait entendu et compris l'avertissement de Dieu. D'aucun diront peut-être: Pourquoi l'Esprit de Dieu n'entre-il pas où il veut? N'est-il pas assez fort pour forcer tout barrage, pour réduire toute volonté, pour aplanir tout obstacle s'opposant à sa volonté? Oui, bien sûr. Mais dans ce cas, il serait l'indésirable; l'indésiré; le tyran qui impose sa loi. C'est pourquoi il préfère rester là jusqu'à ce que j'ouvre. Il préfère frapper jusqu'à ce que je l'entende. Il préfère me parler jusqu'à ce que je réponde et que je l'invite librement, affectueusement. 

Avant de présenter au public son célèbre tableau représentant le Christ frappant à une lourde porte, le peintre William Hunt le montra à son plus cher ami. Ce dernier examina d'un œil critique, et visiblement admiratif, tous les détails de l'oeuvre; la masse imposante et rébarbative de la porte; le tendre lière qui envahissait l'entrée... Soudain, il s'exclama: "Hunt, vous avez fait une erreur. Ici". "Laquelle", demanda l'artiste. "Vous avez peint cette porte sans poignée". "Ce n'est pas une erreur", dit gravement le peintre. "Cette porte là n'a pas de poignée à l'extérieur. Elle se trouve en dedans". 

L'âme qui enfin lui ouvre la porte, c'est celle qui est prête à suivre sa loi jusqu'au bout. Toute sa loi. Avec ses exigences parfois sévères. C'est celle qui aime la vérité et qui dit comme (le prophète) Samuel: "Parle, Seigneur, ton serviteur écoute". Alors le Seigneur trouve le seul temple dans lequel il se complaise. Une hôtellerie où il fait bon demeurer. N'a t'il pas dit lui-même avec une infinie tendresse: "Si quelqu'un m'aime, il gardera ma parole, et mon Père l'aimera, nous viendrons à Lui, et nous ferons notre demeure chez lui".  

Par Richard Andrzejewski