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dimanche 16 février 2025

La lettre et l'esprit

 

"Car la lettre tue, mais l'esprit vivifie" (2 Corinthiens 3:6).

Aux versets 2 et 3, Paul nous parle d'une première "lettre". Il dit: "C'est vous qui êtes notre lettre, écrite dans nos cœurs, connue et lue de tous les hommes. Vous êtes manifestement une lettre de Christ, écrite, par notre ministère, non avec de l'encre, mais avec l'Esprit du Dieu vivant, non sur des tables de pierre, mais sur des tables de chair, sur les cœurs." De quoi parle-t-il ici? Si nous retournons au verset 1, nous voyons que son ministère était attaqué. Il dit: "Commençons-nous de nouveau à nous recommander nous-mêmes?" Des gens essayaient d'influencer les Corinthiens et de les entraîner loin des enseignements de Paul en leur enseignant un évangile dilué. En effet, en 2 Corinthiens 2:17, Paul dit : "Nous ne falsifions point la parole de Dieu, comme font plusieurs; mais c'est avec sincérité, mais c'est de la part de Dieu, que nous parlons en Christ devant Dieu." 

Nous voyons que déjà à cette époque, les faux enseignants étaient à l'œuvre pour tromper les chrétiens et les éloigner de la vérité. L'ennemi a toujours agit ainsi; il essaie de détourner les chrétiens de la vérité en leur faisant croire des mensonges, ou sinon il essaie de les influencer en leur faisant tout rejeter. Il n'y a rien d'étonnant à cela, il dira en 2 Corinthiens 11: 14-15 que "Satan lui-même se déguise en ange de lumière. Il n'est donc pas étrange que ses ministres aussi se déguisent en ministres de justice." Et il ajoute: "Leur fin sera selon leurs œuvres."

Leurs œuvres prouvent qui ils servent. Nos œuvres prouvent qui nous servons. Si nous faisons les œuvres de la chair, c'est que nous servons la chair; si nous désobéissons à Dieu, c'est que nous avons un cœur rebelle qui n'a pas été régénéré et qui n'est donc pas centré sur Christ, mais sur le "soi". Il ne peut donc pas chercher à obéir à Dieu, car il ne le peut pas. Il en est incapable! Ce sont encore là des œuvres de mort. Et Paul a constamment attaqué dans ses lettre ces faux qui se prétendent croyants, mais qui s'infiltrent dans l'église pour tromper ceux qui sont faibles dans la foi, ou ceux qui sont encore dans la chair et qui désirent un évangile approuvant leur conduite réprouvée. 

Retournons en 2 Corinthiens 2:14, où il dit: "Grâces soient rendues à Dieu, qui nous fait toujours triompher en Christ, et qui répand par nous en tout lieu l'odeur de sa connaissance!" Paul ne cherchait pas son propre intérêt, sans quoi il aurait cessé d'œuvrer dans le ministère dès les premiers vents contraires! Ce qui l'intéressait, c'était l'avancement du royaume de Dieu. Dans tous ses écrits, nous voyons qu'il tirait sa joie de Christ; il se réjouissait malgré les afflictions, il se réjouissait même lorsque le Christ était annoncé par ceux qui se faisaient ses ennemis, car, dit-il: "Christ n'est pas moins annoncé: je m'en réjouis, et je m'en réjouirai encore" (Philippiens 1:17-18). 

Ici, il se réjouit du succès qu'ils ont eu lors de ce que nous appellerions aujourd'hui la "campagne d'évangélisation" auxquelles il a participé. Loin de lui l'idée de se vanter, il est simplement heureux de voir l'Évangile progresser parmi les païens, mais aussi "parmi ceux qui sont sauvés". En effet, il dit au verset 15: "Nous sommes, en effet, pour Dieu la bonne odeur de Christ, parmi ceux qui sont sauvés et parmi ceux qui périssent". C'est dire que la vérité qu'il prêchait redressait ou affirmait ceux qui marchaient déjà avec Christ, et l'avancement qu'il voyait dans l'œuvre que Dieu lui avait donné à faire était pour lui une source de joie, mais c'était aussi une preuve que Dieu approuvait ce qu'il prêchait. "Nous sommes pour Dieu la bonne odeur de Christ". Il ne dit pas: "Nous sommes approuvés des hommes, ô quelle joie", non, mais "pour Dieu" nous prêchons Christ. 

Il dira en 1 Corinthiens 2:2 : "Car je n'ai pas eu la pensée de savoir parmi vous autre chose que Jésus-Christ, et Jésus-Christ crucifié."  Et en 2 Corinthiens 4:5 : "Nous ne nous prêchons pas nous-mêmes; c'est Jésus-Christ le Seigneur que nous prêchons". Et cet enseignement était pour Dieu "la bonne odeur de Christ". Les sacrifices que Paul faisait pour le ministère qui lui avait été confié étaient agréables à Dieu. Il dit en Romains 12: 1 : "Je vous exhorte donc, frères, par les compassions de Dieu, à offrir vos corps comme un sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu, ce qui sera de votre part un culte raisonnable." Il n'a pas qu'exhorté les autres à s'offrir ainsi comme un sacrifice vivant, c'est ce qu'il vivait!

Du milieu de ses épreuves et de ses tribulations, il se réjouissait de ce que Dieu faisait; des cœurs qui étaient touchés et des vies qui étaient transformées. L'Évangile et la connaissance de Christ se répandait "comme une bonne odeur", et ainsi, ceux qui croyaient étaient, comme le dira Paul en 2 Corinthiens 3:2, comme une "lettre de Christ" écrite par son ministère, c'est à dire que Christ utilisait évidemment le ministère de Son apôtre pour attirer les perdus à Lui. Et ces chrétiens convertis par le ministère de Paul l'ont été non pas à cause de lettres écrites avec de l'encre, mais à cause de l'action du Saint-Esprit qui a gravé en lettres de feu sur les cœurs de ces auditeurs le paroles de l'apôtre. Ils ont ainsi été convaincus "de péché, de justice et de jugement" (Jean 16:8). 

Paul poursuit donc en disant: "Cette assurance-là, nous l'avons par Christ auprès de Dieu." De quelle assurance parle-t-il ici? Il fait référence à ce qu'il a dit plus tôt au chapitre 2; savoir "qu'il était pour Dieu la bonne odeur de Christ". Les fruits, les chrétiens issus de son enseignement étaient la preuve qu'il enseignait de la part de Dieu. N'oublions pas que Corinthe était dégénérée, et pourtant, beaucoup de pécheurs qui y résidaient sont venus à Christ suite aux enseignements de Paul dans cette ville pécheresse. Il savait mieux que quiconque que l'œuvre qui y avait été faite était au-delà de toute capacité humaine; c'était une œuvre divine, surnaturelle. Ces païens convertis étaient, dit-il, "une lettre de Christ", écrite par l'Esprit du Dieu vivant. 

Il poursuit sa pensée en disant au verset 5 : "Ce n'est pas à dire que nous soyons par nous-mêmes capables de concevoir quelque chose comme venant de nous-mêmes. Notre capacité, au contraire, vient de Dieu." En d'autres mots: "Je ne suis pas en train de dire que toutes ces conversions sont le fruit de mes capacités, car cela vient de Dieu seul". Il n'y a aucun raisonnement, aucune prédication de notre part qui peut conduire quelqu'un à Christ si l'Esprit n'est pas à l'œuvre en cette personne pour lui faire comprendre l'ampleur de son péché et son ardent besoin d'un Sauveur. Notre travail est de propager avec fidélité l'Évangile de vérité, en parole et en actions, et le reste appartient à Dieu. Paul le dira ainsi en 1 Corinthiens 3:6-7 : "J'ai planté, Apollos a arrosé, mais Dieu a fait croître, en sorte que ce n'est pas celui qui plante qui est quelque chose, ni celui qui arrose, mais Dieu qui fait croître." 

Il poursuit donc au verset 6 en disant: "Il nous a aussi rendus capables d'être ministres d'une nouvelle alliance, non de la lettre, mais de l'esprit; car la lettre tue, mais l'esprit vivifie." Il parle ici d'une autre lettre. Mais d'abord, que dit-il? Il sous-entend qu'il n'est pas grand chose, car, dit-il, "Il (Dieu) nous a rendus capables d'être ministres d'une nouvelle alliance". Encore une fois, il veut que les Corinthiens comprennent bien que c'est Dieu est tout et qui fait tout; lui n'est tout au plus qu'un simple serviteur n'accomplissant que la tâche que Dieu lui a confié. Mais quelle tâche Dieu lui avait-il confié? Évidemment, c'était de proclamer l'Évangile de Jésus-Christ. C'est la raison pour laquelle il dit qu'il a été rendu capable par Dieu "d'être ministre d'une nouvelle alliance". Nous savons tous que l'ancienne alliance est la loi de Moïse, qui ne pouvait pas sauver, mais qui annonçait qu'un Sauveur allait venir; Jésus-Christ.

Le verset se poursuit, et Paul dit: "non de la lettre, mais de l'esprit". Il fait référence ici aux Pharisiens et aux maîtres de la loi de son époque; ils étaient forts sur la lettre, mais ils ne mettaient pas en pratique. Ils avaient le texte annonciateur du Messie, mais ils ne comprenaient pas ce qu'ils lisaient, parce qu'ils s'intéressaient plus aux rites et aux formes extérieures de la religion que de marcher humblement et avec obéissance envers le Seigneur. C'est pourquoi Jésus dira à ses disciples: "Faites donc et observez tout ce qu'ils vous disent; mais n'agissez pas selon leurs œuvres. Car ils disent, et ne font pas" (Matthieu 23:3). 

Ce n'est donc pas sans raison que Jésus passera une partie de son ministère à combattre l'hypocrisie des Pharisiens, qui prenaient un soin jaloux de l'apparence extérieure de leur piété, mais qui étaient remplis de malice et de péchés. Ils prétendaient observer la loi, mais ils croyaient qu'ils se sauvaient eux-mêmes par leurs œuvres. Leur cœur n'était pas droit devant Dieu. Ils n'étaient pas en règle avec Lui. Ils auraient dû connaître le Psaume 51, où David, après son péché avec Bath-Schéba, dira aux versets 16 et 17 : "Si tu eusses voulu des sacrifices, je t'en aurais offert; mais tu ne prends point plaisir aux holocaustes. Les sacrifices qui sont agréables à Dieu, c'est un esprit brisé: O Dieu! tu ne dédaignes pas un cœur brisé et contrit." Oh ils le connaissaient, mais ils étaient incapables de se reconnaître tels qu'ils étaient; le cœur brisé et contrit? Ce n'était pas pour eux. C'était pour le collecteur d'impôts là bas, et pour l'ivrogne là en bas de la rue. 

Paul poursuit donc en disant: "Car la lettre tue, mais l'esprit vivifie." La loi de Moïse avait pour but de provoquer une condamnation du péché; elle faisait connaître ce qui était bien et mal, mais elle ne pouvait pas sauver. Aujourd'hui, nous avons reçu l'Évangile de vérité. Jean dira dans son évangile, au chapitre 1 verset 17 : "Car la loi a été donnée par Moïse, la grâce et la vérité sont venues par Jésus-Christ." La loi de Moïse avait pour but de dénoncer le péché et de produire une condamnation; regardons encore une fois le cœur de David. Il dira au Psaume 32 versets 3 et 4 : "Tant que je me suis tu, mes os se consumaient, Je gémissais toute la journée; car nuit et jour ta main s'appesantissait sur moi, ma vigueur n'était plus que sécheresse, comme celle de l'été". a conscience le condamnait, il ressentait le poids de son péché et, à cause de cela, il savait et reconnaissait qu'il avait besoin d'un Sauveur pour être pardonné. Il poursuit au verset 5 : "Je t'ai fait connaître mon péché, je n'ai pas caché mon iniquité ; j'ai dit : J'avouerai mes transgressions à l'Éternel! Et tu as effacé la peine de mon péché."

Ces étonnant de voir les "chrétiens" modernes citer ce passage de 2 Corinthiens 3:6 pour attaquer celui qui les reprend par rapport à leurs péchés. "Pasteur, tu n'es qu'un légaliste, ne sais-tu pas ce que Paul a dit? Que la lettre tue, mais que l'Esprit vivifie? Sache que je marche par l'Esprit et que je ne suis plus sous l'emprise de la lettre". Ces gens sont ignorants spirituellement car ils se comparent à eux-mêmes. S'ils marchaient par l'Esprit, il leur donnerait de bien comprendre ce passage des Écritures, car en réalité, ce passage les condamne dans leurs péchés! L'esprit de cette nouvelle alliance vivifie; l'Esprit-Saint qui en découle ne nous permet pas de marcher dans le péché, donc dans la mort, car, par l'évangile de grâce, nous sommes  libérés de l'emprise du péché et de la mort!

Jean a dit que la grâce et la vérité sont venues par Jésus-Christ. Lorsqu'un tel enseignement est reçu et a fait son œuvre dans le cœur du croyant, ce dernier ne peut plus être le même. Il doit changer. C'est obligé, sinon c'est la preuve que l'Esprit n'est pas à l'œuvre en lui. Lorsque les fruits du péché abondent dans une personne dite "chrétienne", c'est la preuve que ce prétendu croyant est encore dans la mort et qu'il a besoin de repentance. Car l'Esprit vivifie. L'Esprit-Saint ne donne pas le feu vert pour pécher à ceux qu'il dirige. Au contraire, il active tous les signaux d'alarmes lorsque ce dernier s'approche trop près du précipice et qu'il est sur le point de succomber à la tentation! 

Paul dira en Galates 5:17 que la chair a des désirs contraires à ceux de l'Esprit, et que l'Esprit a des désirs contraires à ceux de la chair; ils sont opposés entre eux, "afin que vous ne fassiez point ce que vous voudriez." C'est très clair ici; lorsque nous sommes libérés du pouvoir de la mort en étant morts avec Christ à la croix, nous recevons une vie nouvelle qui n'est en rien comparable à celle d'où nous avons été tirés! Contrairement à la loi de Moïse, qui ne pouvait qu'offrir des rites aux pécheurs en attendant qu'ils puissent recevoir le pardon de Dieu, nous avons maintenant un avocat auprès du Père; Jésus-Christ le juste. Pourquoi voudrions-nous justifier nos péchés alors que nous avons un avocat prêt à plaider pour nous?  

"Si quelqu'un a péché, nous avons un avocat auprès du Père, Jésus-Christ le juste" (1 Jean 2:1). C'est la grâce. C'est l'espérance du pardon, mais encore faut-il avoir l'humilité de reconnaître nos fautes et de ne pas y persévérer! David n'est-il pas un exemple pour chacun de nous aujourd'hui? Il ne dit pas à Nathan: "Oh tu sais, ce n'est pas bien ce que j'ai fait, mais Dieu est avec moi quand même. La preuve? Je me sens bien quand je suis avec Bath-Schéba. En fait, je n'ai jamais été aussi bien de toute ma vie". Non, ce n'est pas ce que David dit. Il a dit: "O Dieu! aie pitié de moi dans ta bonté; selon ta grande miséricorde, efface mes transgressions. Lave-moi complètement de mon iniquité, et purifie-moi de mon péché. Car je reconnais mes transgressions, et mon péché est constamment devant moi" (Psaume 51:1-3). Et il n'essaie même pas de se soustraire à la punition, car il ajoute au verset 4: "J'ai péché contre toi seul, et j'ai fait ce qui est mal à tes yeux, en sorte que tu seras juste dans ta sentence, sans reproche dans ton jugement."

Wow! Voilà pourquoi il a été appelé "un homme selon le cœur de Dieu". C'est ce que Dieu cherche dans le cœur de celui ou celle qui a péché; ce cœur contrit et brisé par son iniquité. Nous ne parlons pas ici seulement d'être contrit par le fait qu'il y aura peut-être une punition attachée au péché, non, mais un cœur brisé d'avoir brisé celui de Dieu en péchant devant Sa face, après tout ce qu'Il a fait pout nous! C'est cette humilité que nous devons avoir en tant qu'enfants de Dieu nés de nouveau!

Et Paul poursuit donc au verset 12 en disant: "Ayant donc cette espérance, nous usons d'une grande liberté". Encore une fois ici, plusieurs comprennent mal ce que Paul veut dire ici. Il ne veut absolument pas dire que nous sommes libres de faire tout ce que nous voulons, même si c'est contraire à la Parole de Dieu! Jamais! Il dira en Romains 8:24 que "c'est en espérance que nous sommes sauvés". Il est très possible que Paul fasse référence à cette espérance ici; nous vivons dans l'attente d'être réuni avec notre Sauveur pour l'éternité. Mais en attendant, que faisons-nous? Persévérons-nous dans la foi ou dans la poursuite de l'accomplissement de tous nos désirs et de ce que notre nature pécheresse recherche?

Il poursuit en disant aux versets 13 et 14 : "Nous ne faisons pas comme Moïse, qui mettait un voile sur son visage, pour que les fils d'Israël ne fixassent pas les regards sur la fin de ce qui était passager. Mais ils sont devenus durs d'entendement. Car jusqu'à ce jour le même voile demeure quand, ils font la lecture de l'Ancien Testament, et il ne se lève pas, parce que c'est en Christ qu'il disparaît". Oh que cela soit un avertissement pour chacun de nous! Ils ont fixé les regards sur ce qui était passager, c'est à dire terrestre, et ils sont devenus durs d'entendement. Ils ne comprenaient rien aux choses spirituelles, malgré le fait qu'ils avaient avec eux un prophète comme il y en a eu peu sur la Terre; Moïse! Cet endurcissement du cœur s'est poursuivi de génération en génération, et Paul dit: "Jusqu'à ce jour le même voile demeure quand, ils font la lecture de l'Ancien Testament, et il ne se lève pas, parce que c'est en Christ qu'il disparaît".

Prenons garde de ne pas être de ceux qui se justifient eux mêmes et qui sondent les Écritures pour trouver quelque chose pour couvrir leurs péchés. Ils deviennent durs d'entendements, et lorsqu'ils font la lecture du Nouveau Testament, ils ont un voile devant les yeux, et il ne se lève pas, parce que c'est en Christ qu'il disparaît. Puissions-nous nous revêtir d'humilité et nous reconnaître et nous présenter tels que nous sommes devant notre avocat, Jésus-Christ, afin d'obtenir le pardon de nos fautes. 

Jésus dira bien en Luc 21:34 : "Prenez garde à vous-mêmes, de crainte que vos cœurs ne s'appesantissent par les excès du manger et du boire, et par les soucis de la vie, et que ce jour ne vienne sur vous à l'improviste". Le manger et le boire représentent la poursuite des désirs de nos cœurs, qui ne doivent pas être alignés sur ceux de ce monde. Ces choses peuvent d'abord sembler anodines, et puis lorsque nous mettons le doigt dans cet engrenage, nous devenons accaparés par elles et elles nous éloignent de Dieu et endurcissent notre cœur. Quelqu'un a dit : "Prenez garde à vous-mêmes, afin que vous ne soyez pas accablés par les tentations, ni trahis par vos propres corruptions", et cela est tellement vrai! Nous ne savons pas le jour ni l'heure où sera redemandé le souffle de vie qui est en nos narines. Assurons-nous d'être prêts à rencontrer le Seigneur en demeurant dans la force qu'Il nous donne pour résister à l'ennemi qui voudrait nous amener ou nous ramener vers les choses qui nous détruisent et nous séparent de Dieu. 

Terminons en donnant la parole à l'apôtre Paul, qui dit en 2 Corinthiens 18 : "Nous tous qui, le visage découvert, contemplons comme dans un miroir la gloire du Seigneur, nous sommes transformés en la même image, de gloire en gloire, comme par le Seigneur, l'Esprit". La gloire de Dieu a été manifestée pour nous en Jésus-Christ, et nous la voyons encore dans Sa Parole, l'Évangile de vérité dans laquelle nous pouvons plonger nos regards à tous les jours. Et celui qui y plonge les regards et qui ne se contente pas de lire ou d'écouter sans mettre en pratique sera certainement transformé, par l'œuvre du Saint-Esprit en lui, à l'image de Celui qui nous a créé et qui désire tant (malheureusement trop souvent plus que nous-mêmes) nous avoir avec Lui pour l'éternité.

"Mais celui qui aura plongé les regards dans la loi parfaite, la loi de la liberté, et qui aura persévéré, n'étant pas un auditeur oublieux, mais se mettant à l'œuvre, celui-là sera heureux dans son activité" (Jacques 1:25). Car Jésus a dit en Jean 8:32: "Vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous affranchira". 

Que toute la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen.

dimanche 13 octobre 2024

En bref: La justice de Dieu

 

"Ne connaissant pas la justice de Dieu, et cherchant à établir leur propre justice, ils ne se sont pas soumis à la justice de Dieu" (Romains 10:3).

Bien sûr, ici Paul parle des Juifs, et nous le savons (entre autre) par le chapitre précédent, où il dit qu'il voudrait être lui-même "anathème et séparé de Christ pour mes frères, mes parents selon la chair, qui sont Israélites". Mais c'est un verset qui nous parle encore aujourd'hui, à nous qui sommes dans l'église de Jésus-Christ. Il y en a encore malheureusement qui se présentent à l'église, peut-être même tous les dimanches, mais qui ne connaissent toujours pas la justice de Dieu, dans le sens où ils cherchent à être justifiés par leurs propres œuvres, même s'ils savent ce que Jésus a accompli à la croix. D'autres, volontairement, ne se soumettent pas à Dieu, et, certains, parfois involontairement, tout absorbés qu'ils sont par les combats de la vie présente, mettent en oubli ce que Dieu a déjà fait, la bataille qu'Il a déjà gagnée en Jésus-Christ seul, et ils sentent qu'ils sont toujours à court, qu'ils n'en font jamais assez pour plaire à Dieu.

L'ignorance de beaucoup de Juifs à l'époque de Paul était volontaire. En effet, David dit en Psaume 19:3-4 : "Ce n'est pas un langage, ce ne sont pas des paroles dont le son ne soit point entendu: leur retentissement parcourt toute la terre, leurs accents vont aux extrémités du monde". Ils étaient en quelque sorte les "gardiens" de la Loi, ceux qui ont reçu la Parole en premier; ils auraient dû savoir et connaître le plan de Dieu, qui le leur avait clairement fait connaître par Moïse. Deutéronome 30:14 : "C'est une chose, au contraire, qui est tout près de toi, dans ta bouche et dans ton cœur, afin que tu la mettes en pratique". Afin, bien sûr, de vivre par elle. Donc ils avaient la possibilité de comprendre le plan de Dieu s'ils avaient plongé les regards dans les Écritures qu'ils avaient déjà.

Mais qu'en est-il de moi aujourd'hui? J'ai aussi les Écritures "près de moi, dans ma bouche et dans mon cœur", qu'est-ce que j'en fais? L'ignorance au temps de la grâce est difficile à excuser. Bien sûr, Dieu est patient; Il est bon; Il est lent à la colère et Il ne prend pas plaisir à la perte du pécheur. Nous savons tout cela. Mais, tout comme nous ne testons pas constamment les limites d'une personne reconnue pour être patiente, nous ne testerons pas volontairement les limites de la patience de Dieu, même si nous savons qu'elle est grande. 

Lorsque nous lisons les Écritures, la justice de Dieu, dans Son plan de salut merveilleux, devrait se dévoiler à nos yeux dans toute sa splendeur. Donc, comment ce fait-il que tant de chrétien soient encore à l'état de nourrissons spirituels? Serait-ce parce que, comme les Israélites, ils n'étudient pas les Écritures afin d'être corrigés, instruits et nourris spirituellement? Comme le dit notre verset initial, nous n'avons pas à établir notre propre justice; aucune œuvre que nous pourrions faire ne nous justifiera aux yeux de Dieu. Nous sommes des êtres qu'Il a créé, comment pourrions-nous accomplir quelque chose d'assez grand pour devenir digne de Lui? Un nouveau-né essaie-t-il de se rendre digne de ses parents? Comment le pourrait-il? Ne sommes-nous pas, nous chrétiens, nés de nouveau?

Trop souvent, cette expression "né de nouveau" est utilisée avec légèreté, car nous oublions facilement en qui nous sommes nés de nouveau! Il ne doit pas en être ainsi. Ce qui arrive, c'est qu'en oubliant en qui, et par qui nous sommes justifiés, nous nous confions en notre propre cœur, en nos propres plans. Nous avons trop souvent vu des chrétiens de longue date tomber dans ce mode de pensée où elle en vient à refuser de se donner de nouveau entièrement à Jésus-Christ sous prétexte de l'avoir fait il y a bon nombres d'années de cela. Mais c'est un obstacle à l'accomplissement du plan de Dieu pour notre vie et dans notre vie, que ce soit pour nous-mêmes ou pour les autres autour de nous. Pire encore, cela devient un obstacle au salut, parce qu'une telle mentalité ouvre la porte à l'orgueil spirituel, qui est en cause lorsque des chrétiens rétrogradent et retournent dans le monde et dans une vie mauvaise, après avoir pourtant appris à connaître Christ.    

La justice de Dieu s'est manifestée en Jésus-Christ, et en Lui seul! Paul n'a t'il pas écrit en Romains 1;17 : "En lui est révélée la justice de Dieu par la foi et pour la foi, selon qu'il est écrit: Le juste vivra par la foi? Se donner à Jésus, c'est tous les jours, ce n'est pas quelque chose que nous faisons une fois dans notre vie lors de notre conversion. À chaque jour, nous devons avoir la pensée qui dit à Dieu : "Je te donne tout". Je ne suis rien, je n'ai rien, tout ce que j'ai Tu me l'as Toi-même donné, mais je Te le laisses, parce que c'est Toi que je veux; c'est Ta volonté que je veux; Ton amour; Ta justice; Ton salut, parce que Ton plan pour le salut des hommes était très simple, il passait par l'Agneau sans défaut et sans taches, l'homme Dieu Jésus-Christ! Gloire à Dieu! 

La justice de Dieu repose donc sur ceux qui marchent par la foi en Jésus-Christ. Ce que Dieu avait dit au peuple par l'intermédiaire de Moïse en Lévitiques 18:5: "Vous observerez mes lois et mes ordonnances: l'homme qui les mettra en pratique vivra par elles. Je suis l'Eternel", Il l'a parfaitement accompli par l'œuvre de Jésus à la croix du Calvaire. C'était impossible à l'homme d'obéir parfaitement à la loi donnée à Moïse; un seul pouvait le faire, et c'est pourquoi si nous croyons en Lui, nous sommes justifié. Paul dira au verset 4 : "Christ est la fin de la loi, pour la justification de tous ceux qui croient." Ceux qui ont foi en Celui qui a parfaitement observé toutes les lois et toutes les ordonnances de Dieu recevra certainement la vie éternelle. Il y avait un début, il y avait un but, et il y avait une fin, et cette fin, selon 1 Pierre 1:9, c'est que nous obtenions "le salut de nos âmes pour prix de notre foi". 

Il était de la justice de Dieu de nous sauver par la foi. Et ça le restera toujours jusqu'à la fin du monde. 

Remarquons la fin du verset 4: "Pour la justification de tous ceux qui croient". Ceux-là seul qui croient en Dieu par la foi en Jésus-Christ seront justifiés, il n'y aucune justification, donc aucun salut, pour quiconque prétend croire en Dieu en passant par un autre intermédiaire ou, comme le disait notre verset initial, pour ceux qui cherchent à établir leur propre justice, par leurs propres efforts. "Car il y a un seul Dieu, et aussi un seul médiateur entre Dieu et les hommes, Jésus-Christ homme, qui s'est donné lui-même en rançon pour tous" (1 Timothée 2:5-6). Il est le seul médiateur entre Dieu et tous les hommes, qu'ils soient riches ou pauvres, jeunes ou âgés; "Il n'y a de salut en aucun autre; car il n'y a sous le ciel aucun autre nom qui ait été donné parmi les hommes, par lequel nous devions être sauvés" (Actes 4:12).

Que toute la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen.

dimanche 8 septembre 2024

En bref: Jésus, maître du sabbat

 

Luc 6:5: "Et il leur dit: Le Fils de l'homme est maître même du sabbat".


Qu'est-ce que cela nous dit aujourd'hui? Bien sûr, que Jésus est réellement le maître du sabbat. Mais ensuite? Que pouvons-nous comprendre de cette énième accusation des pharisiens envers Jésus et Ses disciples? 

Tout d'abord, retournons au verset 1. Les disciples de Jésus "arrachaient des épis et les mangeaient, après les avoir froissés dans leurs mains". Et cela a bien évidemment scandalisé les pharisiens qui étaient là! Non pas à cause de l'action en elle-même, mais à cause du jour où ils l'ont faite! Matthieu 12:2 nous dit qu'ils dirent à Jésus : "Voici, tes disciples font ce qu'il n'est pas permis de faire pendant le sabbat". Et c'est alors que Jésus leur rappela la fois où David et ses hommes, lorsqu'ils eurent faim, entrèrent dans la maison de Dieu, et mangèrent les pains de proposition" (1 Samuel 21:1-6). Pourquoi les pharisiens accusaient-ils ainsi les disciples? Parce qu'ils se basaient sur la loi de Moïse, en Exode 20:10. Nous le savons, les pharisiens étaient passés maîtres dans l'art d'utiliser la loi de Moïse à des fins de contrôle, ou plutôt de persécution. Et cette fois-ci ne fait pas exception à la règle; ils n'allaient pas laisser passer une si belle occasion de piéger Jésus et Ses disciples, en tordant une fois de plus la loi de Moïse!

Ils oubliaient qu'en s'adressant à Jésus, ils s'adressaient à l'auteur de cette loi. Il la connaissait très bien! Le septième jour en était un de repos. Tout simplement. Il n'y avait pas de quoi chercher querelle par rapport à cela. Et c'est là que Jésus leur rappela l'histoire de David en 1 Samuel 21. Cette histoire, les pharisiens la connaissaient certainement! Nous pouvons penser que David agit ainsi le jour du sabbat par Lévitiques 24:5-8, qui nous dit que "chaque jour de sabbat, on rangera ces pains devant l'Eternel". Mais David et ses hommes étaient affamés, et David, étant ici un exemple de Jésus, par nécessité, demanda le pain qui devait être mangé par les sacrificateurs seulement. De même, les disciples ne devaient pas être tenus responsables d'avoir arraché les épis pour les manger le jour du sabbat. 

Jésus poursuivra sa réponse aux pharisiens dans un passage parallèle, en Matthieu 12:5 en les renvoyant à la situation des sacrificateurs eux-mêmes : "N'avez-vous pas lu dans la loi que, les jours de sabbat, les sacrificateurs violent le sabbat dans le temple, sans se rendre coupables?" Il fait référence ici à Nombres 28:9-10, où on lit que Dieu Lui-même ordonnait aux sacrificateurs, le jour du sabbat, d'offrir "deux agneaux d'un an sans défaut, et, pour l'offrande, deux dixièmes de fleur de farine pétrie à l'huile, avec la libation". Ils faisaient cela dans le lieu sacré, plus tard dans le temple, là où pourtant, la loi devaient être observée avec plus de rigueur. 

En Matthieu 12:6, Jésus poursuivra donc : "Or, je vous le dis, il y a ici quelque chose de plus grand que le temple". Il parlait bien sûr de Lui-même, et par là, Il leur enseignait qu'Il avait l'autorité et le pouvoir sur toutes choses, et qu'étant Dieu, Il avait la capacité de décider si ce que Ses disciples faisaient était bien ou non. Il poursuivra donc en disant aux pharisiens: "Si vous saviez ce que signifie: Je prends plaisir à la miséricorde, et non aux sacrifices, vous n'auriez pas condamné des innocents". Ce n'était d'ailleurs pas la première fois qu'il leur citait ce passage des Écritures (voir Matthieu 9:13).

Qu'est-ce que cela nous enseigne encore aujourd'hui? Que pour Dieu, notre observation de rites ou de cérémonies ou de jours particuliers n'est pas importante si notre cœur n'est pas droit devant Lui. Si quelqu'un veut observer le sabbat encore aujourd'hui, qu'il le fasse, mais qu'il ne s'imagine pas que cela lui assure un regard favorable de Dieu, car Il regarde d'abord au cœur, et non à nos actions. Lorsque Jésus dira "qu'il y a ici quelque chose de plus grand que le temple", Il nous montre que c'est maintenant en Lui que tout ce déroule. Si mon cœur n'est pas en Lui, et s'Il n'est pas en moi, je pourrais observer tous les rites possibles et imaginables, je serais perdu quand même. Il est bien sûr bien plus grand que le temple, et Il dira encore que si nous l'aimons, nous garderons Sa parole (Jean 14:15;23). Jean 3:17 nous dira que "Dieu  n'a pas envoyé son Fils dans le monde pour qu'il juge le monde, mais pour que le monde soit sauvé par lui". 

Puisque nous aimons Jésus, et qu'Il est le maître du sabbat, alors pour nous, le sabbat est tous les jours. Tous les jours nous nous tenons en Sa présence, dans le repos qu'Il nous donne. "Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos (Matthieu 11:28). Nous n'avons pas à observer un jour de repos en particulier, cela n'a aucune importance. Ce qui importe, c'est de ne jamais quitter la présence de notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ! 

Comme Jésus le dira en Marc 2:27 : "Le sabbat a été fait pour l'homme, et non l'homme pour le sabbat". Les pharisiens avaient inversé la chose; ils soumettaient l'homme à une observance stricte du sabbat, au point de persécuter farouchement ceux qui osaient déroger à cette sacro-saint loi du sabbat. Il y en a encore aujourd'hui qui sont outrés lorsque vous leur dites que vous n'observez pas de jour de repos particulier. Mais je n'ai pas besoin qu'il en soit ainsi! Mon Jésus est là avec moi tous les jours, et tous les jours je me repose en Lui! Il est parfaitement normal pour un humain de se reposer, Dieu l'a voulu ainsi, et ce n'est pas de cela qu'il s'agit ici. Il s'agit de ne pas accorder trop d'importance à un jour de la semaine en particulier, car si les sacrificateurs étaient tenus d'entrer même le jour du sabbat et d'offrir les agneaux et les pains en libation, nous sommes tenus, en tant que sacrificateurs (selon Apocalypse 1:6, qui dit que nous sommes un royaume, des sacrificateurs pour Dieu), nous sommes tenus, donc, de nous offrir tous les jours comme un sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu (Romains 12:1). Et Paul ajoute: "Ce qui sera de votre part un culte raisonnable". 

Le sabbat n'avait pas été établi par Dieu pour attrister l'homme et l'accabler de plus de misère qu'il n'en avait déjà, comme le faisaient les pharisiens. Non! C'était pour son bonheur et son repos, car, qu'est-ce qui a été créé en premier? L'homme ou le sabbat ? Dieu a créé l'homme en premier, et ensuite, en Moïse, il lui a donné le sabbat. Et comme Moïse était un type du Christ, eh bien, notre repos aujourd'hui ne se retrouve plus dans un jour à observer en particulier, mais il se trouve en Christ (tous les jours que Dieu nous prête la respiration), et en Lui seul, qui est Maître de toutes choses! 

Que toute la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen.  

dimanche 16 avril 2023

Sauvés sans la loi?

Ce n'est pas par les œuvres de la loi que l'homme est justifié, mais par la foi en Jésus-Christ (Galates 2:16).


Quelqu'un a demandé : Le chrétien peut-il être sauvé s'il n'obéit pas à la loi de Moïse?

Qui peut obéir à toute la loi de Moïse? Notre chair la rend sans force (Romains 8:3). Chercher à obéir à toute la loi, c'est littéralement s'attacher à la mort. Les Juifs, à qui cette loi était d'abord adressée, en ont été incapable! Elle n'était que l'ombre des choses à venir en Jésus-Christ. Il est toutefois important de comprendre que Jésus n'est pas venu abolir la loi (de Moïse), mais l'accomplir (Matthieu 5:17). Lui seul a pu le faire, parce qu'Il était Dieu et parfait. Aucun homme ne pourra jamais suffisamment s'élever pour être en mesure de faire de même. C'est pourtant ce que nous essayons parfois de faire lorsque nous pensons plaire à Dieu par nos œuvres; cela est impossible, parce que les bonnes œuvres que nous faisons ne viennent pas de nous, mais de Lui! L'homme ne pourra donc jamais s'enorgueillir de quoi que ce soit. Où donc est le sujet de se glorifier? Il est exclu. Par quelle loi? Par la loi des œuvres? Non. Mais par la loi de la foi. Car nous pensons que l'homme est justifié par la foi, sans les œuvres de la loi (Romains 3:27-28). 

Quelqu'un a dit: "Je n'ai jamais désobéi à la loi morale de Dieu, et je crois que cela suffit, car ma conscience ne me reproche rien". Madame/monsieur, vous avez un grave problème, car vous foulez aux pieds le sacrifice du Christ, l'exposant de nouveau à l'ignominie qui l'a conduit à la croix. En effet, pourquoi croire en Jésus si la loi nous suffit? Cela nous amène à la question : Pourquoi ceux qui croient en Jésus sont-ils croyants? N'est-ce pas dans le but d'être justifiés par la foi (en Jésus-Christ)? Romains 5:1 : "Étant donc justifiés par la foi, nous avons la paix avec Dieu par le Seigneur Jésus-Christ". La foi en notre propre capacité à bien faire ne nous justifie en rien, elle n'est que le prolongement du péché d'Adam et Eve! Nous avons accès à la grâce de Dieu, non par nos œuvres, mais par la foi en Jésus-Christ (Romains 5:2). 

Sachez donc, frères, que c'est par Lui (Jésus)que vous est annoncée la rémission des péchés, et que quiconque croit est justifié par Lui de toutes les choses dont vous ne pouviez être justifiés par la loi de Moïse" (Actes 13:38-39). Ceux qui s'attachent à leurs œuvres (ou aux œuvres de la loi) sont sous la malédiction. Cela est écrit en Galates 3:10. Nul n'est justifié devant Dieu par la loi, cela est évident, puisqu'il est dit: le juste vivra par la foi (Galates 3:11). Dieu a choisi une seule voie pour la justification de l'homme : la foi en Son Fils Jésus-Christ. En Christ est révélé la justice de Dieu, par la foi et pour la foi, selon qu'il est écrit; le juste vivra par la foi (Romains 1:17). Il est clair ici que le plan de salut de Dieu, Son plan pour justifier les hommes ne passe pas par la loi, par nos œuvres ou par certaines mauvaises actions que nous ne ferions pas, mais il a été manifesté et révélé en Jésus, qui seul a le pouvoir de nous pardonner nos péchés. 

Si nous avons été justifiés en Christ, nous fuirons le péché sous toutes ses formes, non pas parce que nous voudrions accomplir quoi que ce soit pour Lui, mais parce que nous l'aimons, nous aimerons aussi ce qu'Il aime et nous haïrons ce qu'il hait. Paul dira : "Je regarde toutes choses comme une perte, à cause de l'excellence de la connaissance de Jésus-Christ mon Seigneur, pour lequel j'ai renoncé à tout, et je les regarde comme de la boue, afin de gagner Christ, et d'être trouvé en lui, non avec ma justice, celle qui vient de la loi, mais avec celle qui s'obtient par la foi en Christ, la justice qui vient de Dieu par la foi" (Philippiens 3:8-9). 

Lorsque le Père regarde chacun de nous, c'est Christ qu'Il doit voir. Abraham crut (à Dieu), et cela lui fût imputé à justice (Romains 4:3). Qu'il puisse être dit de chacun de nous au dernier jour: Il/Elle crut à Dieu, par Jésus-Christ, et cela lui fût imputé à justice.

Que toute la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen.

dimanche 19 février 2023

Qui dit ce qui est bien?

Quand les païens, qui n'ont point la loi, font naturellement ce que prescrit la loi, ils sont, eux qui n'ont point la loi, une loi pour eux-mêmes; ils montrent que l'œuvre de la loi est écrite dans leurs cœurs, leur conscience en rendant témoignage, et leurs pensées s'accusant ou se défendant tour à tour (Romains 2:14-15).

 
Ceux qui rejettent les normes absolues du bien et du mal sont souvent inconséquents. Quand ils pensent être traités injustement, ils font appel à une norme de justice qu'ils s'attendent à ce que tout le monde accepte.

Un professeur de philosophie commençait chaque semestre de cours en demandant à sa classe : "Croyez-vous qu'on puisse démontrer qu'il existe des valeurs absolues comme la justice?" Les étudiants libres penseurs disaient tous que tout est relatif et qu'aucune loi ne peut être appliquée universellement. Avant la fin du semestre, le professeur consacrait un cours pour débattre la question. En terminant, il concluait: "En dépit de ce que vous pensez, je veux que vous sachiez qu'il est possible de démontrer qu'il existe des valeurs absolues. Et si vous n'acceptez pas ce que je dis, je vais vous faire échouer!" Un étudiant en colère se leva et dit: "Ce n'est pas juste!" "Vous venez de prouver mon point, répliqua le professeur. Vous avez fait appel à une norme supérieure de justice". 

Les normes morales de Dieu sont dans la Bible, et il nous a donné une conscience pour que nous distinguions le bien du mal (Romains 2 v. 14-15) Chaque fois que nous utilisons les mots bien et mal, nous laissons entendre qu'il existe une norme par laquelle nous portons de tels jugements. Les valeurs bibliques ne sont pas démodées. Elles sont valables pour n'importe quelle époque parce qu'elles émanent d'un Dieu éternel qui ne change pas. 

Auteur inconnu