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dimanche 25 août 2024

Est-ce que Dieu répond à la prière? par D.L. Moody

 

Je suppose qu'il n'y a pas de mot aussi fréquent sur les lèvres des chrétiens en ce moment que le mot "prière", et il n'y a personne dans cette salle qui n'ait pas souvent pensé, au cours des dernières quarante-huit heures, à l'importance de la prière.

Durant cette semaine de prière, ils sont nombreux non seulement à y penser, mais à en parler. Lorsqu’il y a un intérêt particulier et un éveil dans la communauté au sujet de la religion, c’est alors qu’un grand nombre de sceptiques et d’infidèles, et un grand nombre de personnes faisant profession du christianisme (nous ne les jugerons pas) commencent à parler contre la "prière". 

Ils disent : "L'auteur du monde ne change pas ses plans à cause de ces prières. Le monde continue son chemin. Vous ne pouvez pas inciter Dieu à changer d'avis ou Ses agissements". Vous entendez cela de tous côtés. Ces jeunes convertis l’entendent. Je n'ai aucun doute que beaucoup en sont stupéfaits, et quand vous vous agenouillez, vous dites : Est-il vrai que Dieu répond à la prière ? Y a-t-il quelque chose là-dedans?

Je pense que cela nous ferait du bien, pendant la semaine de prière, de prendre le mot "prière" et de parcourir la Bible pour le retrouver. Ne lisez rien d’autre. Je pense que vous seriez parfaitement étonné si vous comptiez les cas dans la Bible où des gens sont enregistrés comme priant et où Dieu répond à leurs prières.

Beaucoup pensent que seuls ceux qui sont parfaitement justes et purs prient. Mais rappelez-vous qui a prié de cette façon : "Seigneur, souviens-toi de moi quand tu entreras dans ton royaume". Vous vous souvenez que le Christ a répondu à la prière du voleur mourant. Nous ne pouvons que remarquer que chaque homme de Dieu dont parle la Bible était un homme de prière. Vous disposez donc d'un très bon encouragement pour demander à Dieu d'entendre vos prières et pour prier pour les autres, comme nous sommes quotidiennement invités à le faire. Beaucoup sont surpris de ces demandes. Mais beaucoup de mères et de pères se réjouissent d'avoir prié. Les prières offertes ici ont été exaucées et leurs enfants ont été sauvés.

Hier soir, j'ai été plus confirmé que jamais dans mes opinions concernant le pouvoir de la prière. "Tout cela n'est qu'excitation", disent certains ; "C'est déclenché par des appels sincères qui agissent sur les sentiments des gens et font bouger leurs impulsions, les rendant inquiets et anxieux". Or, par exemple, rien n'a été dit hier soir, et je n'ai jamais été plus dégoûté de moi-même que dimanche soir. C’était comme si je ne pouvais pas prêcher l’Évangile, comme si ma langue ne voulait pas parler. Mais le nombre de ceux qui priaient était extraordinaire.

Hier soir, alors qu'il n'y avait pas de discussion du tout, et que je venais d'entrer et de demander à tous les curieux de me suivre dans la salle, en emmenant quelques-uns avec moi, et en m'attendant à entrer et à demander à quelques autres d'entrer aussi, mais lorsque j'ai vu ceux-ci, le nombre était si grand qu'ils venaient sans sollicitation. J'ai vu plus d'une centaine de demandeurs hier soir, et il y en avait entre cinquante et soixante-dix auxquels j'ai dû fermer la porte, ne pouvant les voir.

Un grand nombre de ceux qui n’ont pas assisté aux réunions se sont convertis dans leur propre maison. C'est Dieu qui travaille, pas nous. Oh! que nous nous maintiendrions dans la poussière, et que chacun de nous se retirerait du chemin et laisserait Dieu travailler. Il lui serait si facile d’entrer dans chaque demeure, de convaincre et de convertir dix mille âmes!

Regardez le verset 6 du chapitre 4 de Philippiens. "Ne vous inquiétez de rien, mais de en toutes choses faites connaître vos besoins à Dieu par des prières et des supplications, avec des actions de grâce. Et la paix de Dieu, qui surpasse toute intelligence, gardera vos cœurs et vos esprits en Jésus-Christ".

Il nous dit de faire connaître nos désirs; lui faire connaître nos demandes par la prière et la supplication. Il est juste de venir faire connaître nos demandes. Il nous a dit de venir prier pour la conversion des âmes.

Beaucoup de gens disent que Dieu ne fait rien de surnaturel en réponse à la prière; que le Dieu de la nature avance et ne change jamais ses décrets. Lisez les six premiers versets du chapitre 20 de 2 Rois et voyez : "En ce temps-là, Ézéchias fut malade à mourir. Le prophète Esaïe, fils d'Amots, vint auprès de lui et lui dit : Ainsi parle l'Éternel : Donne tes ordres à ta maison en ordre, car tu mourras et tu ne vivras plus. Ézéchias tourna sa face vers le mur et pria le Seigneur, disant :  O Éternel, souviens-toi que j'ai marché devant ta face avec fidélité et intégrité de cœur, et que j'ai fait ce qui est bien à tes yeux. Et Ezéchias répandit d'abondantes larmes. Esaïe, qui était sorti, n'était pas encore dans dans la cour du milieu, lorsque la parole de l'Éternel lui fut adressée en ces termes : Retourne et dis à Ézéchias, le chef de mon peuple : Ainsi parle l'Éternel, le Dieu de David, ton père : J'ai entendu ta prière, j'ai vu tes larmes. Voici, je te guérirai, le troisième jour monteras à la maison de l'Éternel. J'ajouterai à tes jours quinze années. Je te délivrerai, toi et cette ville, de la main du roi d'Assyrie, je protègerai cette ville à cause de moi, et à cause de David, mon serviteur".

N'était-ce pas une réponse directe à la prière ? Ezéchias priait seulement pour sa propre vie; nous sommes réunis pour prier pour la vie des autres, non pour leur bien-être temporel mais éternel. Il ne priait pas pour l'amour du Christ comme nous le faisons maintenant, mais nous pouvons venir aujourd'hui demander à Dieu de sauver les âmes des hommes pour l'amour du Christ, non seulement pour nous, mais pour l'amour du Fils bien-aimé. Il aime honorer ce Fils et voir Christ être honoré. Nous pouvons venir maintenant lui demander de sauver les âmes, afin que cela puisse apporter gloire et honneur au Fils qu’il prend plaisir à honorer. "Je défendrai la ville", dit-il à Ézéchias, "à cause de moi-même et à cause de mon serviteur David". Ce n'est qu'un exemple.

Regardez aussi Daniel en train de prier. Ce sont ses prières qui ramenèrent les Juifs à Jérusalem. Ce sont ses prières qui ont tourné Nabuchodonosor vers le Dieu d’Israël et ont fait descendre Gabriel du ciel pour lui dire qu’il était grandement aimé. Il avait du pouvoir auprès de Dieu.

Voyez aussi comment Dieu a répondu aux prières de Jacob et à celles d'Isaac. Tout au long de la Bible, nous avons des écrits des réponses aux prières. Ce serait terrible de penser que Dieu ne prend pas plaisir à répondre à la prière.

Tournons-nous vers le 20e chapitre des 2e Chroniques. Nous y lisons que les Moabites, les Ammonites et d'autres venant contre Josaphat, celui-ci eut peur "et se mit à chercher l'Éternel", et qu'ensuite "Juda s'assembla pour chercher l'Éternel". C’est ce que nous voulons : chercher le Seigneur non seulement ici, dans l’assemblée publique, mais seul. Si vous avez un ami non converti et que vous désirez qu'il soit sauvé, allez le dire en privé à Jésus, et si une bénédiction ne vient pas, comme Josaphat, passez quelques jours dans le jeûne, la prière et l'humiliation.

"Si, quand un malheur nous arrive, comme l'épée, le jugement, la peste ou la famine, nous nous tenons devant cette maison et en ta présence (car ton nom est dans cette maison), et t'invoquons dans notre affliction, alors tu écoutes et nous aides".

Quand je vais dans les rues et que je vois la terrible méchanceté, les blasphèmes et l’ivresse qui s’y trouvent, cela semble sombre, mais je lève les yeux et je pense que Dieu peut repousser ces vagues ténébreuses de péché et d’iniquité. Prions pour que Dieu bénisse cette terre d'Écosse, bénisse et sauve tous ses habitants. Ce serait une grande chose pour nous, mais très peu pour Dieu. Que Dieu nous donne la foi !

D.L. Moody, lors d'une réunion de prière tenue à Édimbourg, en Écosse, le 6 janvier 1874.

dimanche 8 mars 2020

Prière sans réponse

Trois fois j'ai prié le Seigneur (...) et il m'a dit: Ma grâce te suffit (2 Corinthiens 12:8-9).

Dans Sa sagesse, le Seigneur n'exauce pas toutes nos prières. Même Paul n'a pas reçu tout ce qu'il a demandé devant le trône de la grâce. Son "écharde" n'a pas été éloignée; il n'a reçu que la grâce pour la supporter. Nous pouvons être certains d'une chose : si notre but est de glorifier Dieu, Il nous donnera ce que nous demandons, ou ce que nous aurions demandé si nous voyions comme Il voit.

Très souvent, j'ai remercié le Seigneur Jésus de ne pas avoir exaucé certaines de mes prières, car, à la lumière des événements futurs, je pouvais voir la sagesse de Dieu en me refusant la chose pour laquelle j'avais prié avec tellement de ferveur.

Il y a d'autres fois où nous demandons des choses que Dieu ne nous accorde pas parce qu'elles sont complètement contraires à Son plan pour nous. Pourtant, nous les demandons, comme le petit enfant qui pense que Dieu va lui accorder tout ce qu'il lui demande en prière, même si cela n'a aucun sens. 

Rappelons-nous que les pensées de Dieu ne sont pas nos pensées, ni ses voies nos voies (Esaïe 55:8). Quand Il nous dit non, Il a une très bonne raison de ne pas nous exaucer, mais en tout cela, Sa grâce nous est donnée afin que nous continuions de le glorifier, en paroles et en actions.

Que toute la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen. 

samedi 21 janvier 2017

Mais moi je recours à la prière, par Charles H. Spurgeon

Mais moi je recours à la prière. (Psaumes 109:4)

Des langues mensongères s’affairaient contre la réputation de David, mais il ne se défend pas lui-même; il remet son cas à la plus haute cour, et le plaide devant le grand Roi Lui-même. La prière est la méthode la plus sûre pour répliquer aux paroles de haine. Le Psalmiste a prié d’une façon qui était loin d’être celle d’un être au cœur froid. Il s’est donné à cette pratique; il a lancé son âme et tout son cœur dans cet effort, tendant chaque nerf et chaque muscle, de même que Jacob le fit lorsqu’il a lutté avec l’ange. C’est ainsi, et seulement ainsi, que n’importe lequel d’entre nous aura accès au trône de la Grâce. Comme une ombre qui n’a aucune puissance puisqu’il n’y a aucune substance en elle, il en est de même d’une supplication dans laquelle le Moi-propre d’un homme n’est pas parfaitement présent dans une faveur déchirante et dans un désir ardent. Cette prière demeurera tout à fait inefficace, car il y manque de ce qui lui donnerait de la force. Une prière fervente est comme un canon pointé sur les portes des cieux, elle peut les faire voler en éclats. Le défaut le plus fréquent pour la plupart d’entre nous est notre empressement à céder aux distractions. Nos pensées vagabondent, çà et là, et nous ne faisons que peu de progrès à l’égard du but souhaité. Semblable au mercure, notre esprit ne se fixe pas, mais il roule en liberté, hors du chemin, de-ci de-là. Combien ce mal est grand! Cela nous fait du tort, et ce qui est pire, c’est une insulte à notre Dieu. Que penserions-nous d’un pétitionnaire qui, pendant la durée de son audience avec un prince se mettrait à jouer avec une plume ou à attraper une mouche? 

La durée et la persévérance sont incluses dans l’expression du texte que nous méditons. David ne crie pas une fois pour ensuite retomber dans le silence; sa sainte clameur était continue, jusqu’à ce que la bénédiction soit venue. Une prière ne doit pas être une œuvre faite au hasard, mais notre affaire quotidienne, notre habitude, notre vocation. De même que les artistes se livrent totalement à leur ouvrage, s’abandonnent à leur art, que les poètes sont plongés dans leurs créations, nous devons nous immerger totalement dans la prière. Nous devons vivre dans cette prière comme dans notre élément, et ainsi prier sans cesse. 

Seigneur enseigne-nous à prier ainsi, pour que nous puissions devenir de plus en plus efficaces dans nos supplications. 

Par Charles H. Spurgeon

samedi 10 décembre 2016

La patience d'attendre...

Nous vivons dans un monde où presque tout est instantané. En peu de temps, nous recevons ce que nous désirons. Cela est très pratique, et qui s'en plaindra?

Qui peut croire que cette habitude de presque tout recevoir instantanément peut nous être nuisible? C'est pourtant le cas dans notre relation avec Dieu. Notre intelligence est tellement imprégnée de ce mode de pensée que nous voulons un Dieu qui est à notre service vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Et lorsque nous prions, nous voulons qu'Il nous réponde immédiatement. Favorablement, bien entendu. Donc, si Sa réponse à notre prière est non, nous ne l'entendrons pas puisqu'elle ne va pas dans la direction souhaitée. Nous aimons à avoir le contrôle sur tout. Depuis le début des temps, l'homme a de la difficulté à placer sa confiance en un Dieu qu'il ne voit pas et qu'il ne touche pas. C'est ancré en nous. Nous sommes portés à la rébellion plutôt qu'à l'obéissance. Les incroyants verbalisent cette situation en disant: pourquoi croirais-je en un Dieu que personne n'a jamais vu? Pourquoi obéirais-je à ses lois, à ses préceptes?  

Il arrive que des croyants expérimentent aussi ces doutes, surtout lorsque tout va soudainement mal dans leur vie. Il faut dire que, pour attirer les gens dans les églises, et les y garder, il est courant de n'y enseigner qu'une partie de la vérité biblique. Dieu est amour, paix, joie. Jésus a dit de lui laisser tous nos fardeaux et qu'en échange, Il nous en laisserait un qui soit facile à porter. Et tout cela est vrai. Mais le message de la Bible est aussi: "celui qui voudra vivre pieusement sera persécuté" (2 Timothée 3:12). Le malheur atteint souvent le juste, mais l'Éternel l'en délivre toujours (Psaumes 34:19). Les enseignements flatteurs ne servent finalement qu'à faire fuir les gens loin de Christ, parce que le jour où le malheur s'abat sur eux, ils ne comprennent pas ce qui leur arrive. Ils essaient de prier pendant un certain temps, et comme il ne leur semble pas recevoir de réponse, ils se détournent du seul Dieu qui aurait pu les délivrer. C'est là le comportement typique de l'homme qui vit encore selon la chair. Il ne veut pas attendre avec patience la délivrance que Dieu a pour lui. 

Nous savons que rien n'est écrit dans la Bible au hasard. Il y a les héros de la foi, et il y a aussi ceux qui ont chuté. Tous sont des exemples à suivre ou à ne pas suivre, selon leurs actions. Souvenons-nous de Saül. Ce jeune roi qui se tenait aux pieds du prophète Samuel. II avait tout appris de lui. Il reconnaissait que le prophète était un véritable serviteur de Dieu, et qu'il lui devait obéissance. Saül croyait aussi en Dieu. Du moins, en apparence. Mais un jour, sa prétendue foi a été rudement mise à l'épreuve lorsque les Philistins sont venus camper contre lui, et il est dit qu'ils étaient nombreux "comme le sable qui est sur le bord de la mer" (1 Samuel 13:5). Les Hébreux tremblaient de peur; ils se cachaient partout où ils le pouvaient; certains fuirent en traversant le Jourdain, mais Saül attendait, car le prophète Samuel lui avait ordonné d'attendre son retour. Au bout de sept jours, le prophète allait revenir vers Saül et il allait offrir l'holocauste à l'Éternel; mais voilà qu'il n'arrivait pas. Le prophète avait du retard et le peuple s’enfuyait de toute part et Saül était à risque de se retrouver seul contre cette armée si nombreuse. Sa patience était à bout. Alors il dit à ses collaborateurs: "Amenez-moi l’holocauste et les sacrifices d’actions de grâces. Et il offrit l’holocauste, en lieu et place du prophète Samuel (1 Samuel 13:9). Cela était une désobéissance non seulement envers le prophète, mais envers l'ordre de l'Éternel lui-même.  

Cela ne ressemble-t-il pas à ce que nous sommes portés à faire lorsque la réponse à nos prières se fait attendre? Du milieu de nos épreuves et tribulations, il nous semble que nous sommes seuls contre l'armée des ténèbres qui s'abat sur nous. Il est alors facile à ce moment-là d'oublier les promesses de Dieu; qu'Il ne nous délaissera pas et qu'Il sera notre secours lorsque nous traversons la vallée de Baca. Mais n'est-il pas écrit que ceux qui traversent cette vallée et qui placent leur appui en l'Éternel transforment ce lieu aride en un lieu plein de sources et que leur force augmente pendant la marche (Psaumes 84:6-8)? La Bible est remplie de ces merveilleuses promesses auxquelles nous pouvons nous attacher, mais elles sont faites par un Dieu que nous ne voyons pas. Et cela est difficile pour la nature humaine. Notre relation avec Lui ne peut subsister que par une foi vivante en Jésus-Christ. Chassons les pensées de doutes loin de nous, persévérons dans la carrière qui nous est ouverte, "ayant les regards sur Jésus, le chef et le consommateur de la foi, qui, en vue de la joie qui lui était réservée, a souffert la croix, méprisé l’ignominie, et s’est assis à la droite du trône de Dieu. Considérez, en effet, celui qui a supporté contre sa personne une telle opposition de la part des pécheurs, afin que vous ne vous lassiez point, l’âme  découragée (Hébreux 12:2-3).

Il ne restait à Saül que quelques heures à attendre le retour du prophète, mais il ne sut pas se contenir une heure de plus. Il s'est perdu faute de patience, et son trône n'a pas subsisté de génération en génération à cause de sa désobéissance. Ne perdons pas notre récompense, faute de patience. 

Surtout, éloignons-nous de cette pensée que nous devons tout recevoir dans l'immédiat, car pour le Seigneur, un jour est comme mille ans, et mille ans sont comme un jour (2 Pierre:3-8). Il ne tarde pas dans l'accomplissement de sa/ses promesses, mais Il fait chaque choses bonne en son temps. L'apôtre Jacques nous dit que l'épreuve de notre foi produit la patience (Jacques 1:3), et nous savons que la patience est un fruit de l'Esprit. Il ajoutera également au verset 4: "il faut que la patience accomplisse parfaitement son œuvre, afin que vous soyez parfaits et accomplis, sans faillir en rien." L'apôtre Paul nous exhortera à ne pas nous conformer au siècle présent, mais à être "transformés dans le renouvellement de notre intelligence" (Romains 12:2), mais cela ne se fait pas si facilement. Nous devons prendre une décision, avec une foi ferme et ne pas revenir en arrière. Ce renouvellement de l'intelligence ne s'effectue pas si nous prenons constamment les devants et ne laissons aucune place à Dieu. C'est par la prière que ce renouvellement s'effectue, lorsque nous recherchons la face de Dieu à tout moment du jour ou de la nuit, dans les bonnes et les mauvaises circonstances. Que nous le voulions ou non, ce combat s'effectue en grande partie à genoux. Certaines femmes ont vues leurs maris venir à Christ après des années de prières assidues. D'autres ont vues leurs enfants venir, ou revenir à Dieu après de nombreuses larmes versées dans la prière et les supplications. Il nous faut persévérer et prendre pour modèles ces hommes et ces femmes de foi qui ont vécu parmi nous. Jacques 5:10-11 nous dira à cet effet: "Prenez, mes frères, pour modèles de souffrance et de patience les prophètes qui ont parlé au nom du Seigneur. Voici, nous disons bienheureux ceux qui ont souffert patiemment. Vous avez entendu parler de la patience de Job, et vous avez vu la fin que le Seigneur lui accorda, car le Seigneur est plein de miséricorde et de compassion."

Ayons confiance. Dieu fera chaque chose bonne, en son temps. Il fait tellement bien les choses que c'est Lui-même qui nous donne la patience d'attendre la réalisation de ses promesses. Mais attention! N'avons-nous pas tous, un jour ou l'autre, prié Dieu, disant: "que ta volonté soit faite"? Soyons certains d'une chose: si c'est réellement là la volonté de notre cœur,  Il nous prendra au mot et, dans les épreuves et tribulations, nous serons appelés à nous séparer de ce qui nous est le plus cher sur terre. Il n'est pas question ici de se séparer de sa femme et de ses enfants, mais nous savons que tout ce qui prend la place de Dieu en nous doit s'effacer, et se retrouver en arrière-plan, ou disparaître totalement. Cela ne s'effectue pas sans douleur. Jésus ne nous l'avait pas caché; ce chemin est étroit, rébarbatif pour la nature profonde de l'homme, et peu s'y engagent sans compromis. Il y aura des questionnements, des doutes, des gémissements, mais finalement, la foi épurée donnera naissance à une espérance constamment renouvelée à la source même du trône de la gloire de Dieu. Son Saint-Esprit sera réellement notre Consolateur promit par Jésus en Jean 14:16. Le malheur et le découragement ne pourront plus nous tenir en esclavage, car la liberté, cette joie spirituelle et cette paix de l'âme que Dieu nous donne sont bien au-dessus de toutes les considérations terrestres.

Prions.

Seigneur, Père du ciel et de la terre, Tu nous as donné la vie, au moment où Tu l'as choisi. Tu nous as placés où nous sommes présentement dans un but bien précis, et avec ton aide, nous marcherons dans Ta volonté, nous te servirons tous les jours de notre vie. Nous te remercions de Ta présence au milieu de nos doutes et de nos tribulations, oui, Ta présence est palpable, réelle, et lorsque nous regardons le vol de l'aigle, la course du guépard et simplement, la naissance du nouveau-né, nous voyons l'œuvre magnifique de tes mains. À partir d'une seule parole, Tu as créé; Tu dis, et la chose existe, tu dis encore, et elle n'est plus. Mais une chose subsiste à toujours, Seigneur Dieu, et c'est l'esprit que Tu as placé en nous, et cet esprit, il est écrit que Tu le chéris avec jalousie. Dans ce même passage il nous est fait mention de la persévérance d'Abraham, qui obtint l'effet de Ta promesse. Merci Seigneur Dieu tout-puissant de nous donner, par Jésus-Christ, la patience d'attendre l'accomplissement de Tes promesses en persévérant également dans l'obéissance et la mise en pratique de Ta parole. Merci mon Dieu, parce que notre relation avec Toi ne consiste pas en un rite religieux transmit de père en fils, non, nous te suivons de plein gré, car ta grâce nous as délivrés de la mort et nous t'en serons éternellement reconnaissants. Lorsque nous pensons au Christ, marchant vers le lieu de la crucifixion, portant nos opprobres, nous voyons la grandeur de Ton amour et de Ta bonté envers nous, et alors, nous reconnaissons que Ta grâce nous suffit, et avec le psalmiste, nous nous écrierons: "Que tes demeures sont aimables, Éternel des armées! Mon âme soupire et languit après les parvis de l’Éternel, mon cœur et ma chair poussent des cris vers le Dieu vivant. Le passereau même trouve une maison, et l’hirondelle un nid où elle dépose ses petits …  Tes autels, Éternel des armées! Mon roi et mon Dieu! Heureux ceux qui habitent ta maison! Ils peuvent te célébrer encore. Heureux ceux qui placent en toi leur appui! Ils trouvent dans leur cœur des chemins tout tracés. Lorsqu’ils traversent la vallée de Baca, ils la transforment en un lieu plein de sources, et la pluie la couvre aussi de bénédictions. Leur force augmente pendant la marche, et ils se présentent devant Dieu à Sion. Éternel, Dieu des armées, écoute ma prière! Prête l’oreille, Dieu de Jacob! Toi qui es notre bouclier, vois, ô Dieu! Et regarde la face de ton oint! Mieux vaut un jour dans tes parvis que mille ailleurs; je préfère me tenir sur le seuil de la maison de mon Dieu, plutôt que d’habiter sous les tentes de la méchanceté. Car l’Éternel Dieu est un soleil et un bouclier, l’Éternel donne la grâce et la gloire, Il ne refuse aucun bien à ceux qui marchent dans l’intégrité. Éternel des armées! Heureux l’homme qui se confie en toi! (Psaumes 84)


À Dieu seul soit la gloire, Amen.

samedi 23 janvier 2016

Louer Dieu dans les tribulations



Je ne laisserai pas les circonstances de la vie me détruire. Elles ne me dicteront pas une ligne de conduite non plus. Ma ligne de conduite, elle se trouve en Jésus-Christ, et nulle part ailleurs. Je ne ferai pas seulement profession de foi avec des paroles creuses, mais dans les périodes plus sombres de ma vie, je choisis d'aller à Jésus dans la prière afin d'obtenir son secours. Même si mes épreuves tendent à me faire tourner vers moi-même afin de trouver des réponses ou une délivrance rapide, je sais et je crois que Jésus seul a la réponse à mes questionnements, et qu'Il agira en son temps, au meilleur de mes intérêts. Rien ne le surprend. Il connaît l'ensemble de ma situation, je n'ai même pas à la lui présenter! Pourtant, parce que je sais qu'Il entend nos prières et qu'il aime que nous nous adressions à Lui, je fais le choix de la lui présenter; je persiste dans cette supplication: 

"Jésus, mon Seigneur et mon Maître; je te donne tout, tout ce que je suis; même ma faible respiration ne m'appartient pas. Si je dois vivre dans la pauvreté, je veux y vivre avec Toi. Si je dois vivre dans la richesse, je veux, Jésus, que Tu sois près de moi afin que je ne m'attache pas à ce qui est terrestre. En toutes ces choses, je m'accroche à cette promesse divine qui est digne d'être reçue et crue, à savoir que, grand Dieu, Tu prends soin des petits oiseaux et des fleurs des champs; à bien plus forte raison prendras-Tu soin de moi. La maladie et les épreuves de la vie peuvent frapper à tout moment, mais sachant que je n'ai pas le contrôle sur quoi que ce soit, la seule chose qu'il me reste à faire est de me soumettre à Ta volonté, Seigneur Dieu, aujourd'hui. Oui, que Ta volonté s'accomplisse dans ma vie; non pas ce que je veux, Père Éternel, mais ce que Tu veux. Sachant que Tu ne prends pas plaisir à ceux qui retournent en arrière après avoir appris à marcher avec Toi, et comme je ne veux pas faire partie de la génération de la femme de Lot, j'ancre mes pieds dans la vérité que j'ai reçu et je m'y attache fermement. Je garde cette vérité sur mon cœur, parce que je sais que Ta vérité me libère, elle me donne la vie alors que tout autour de moi appelle à la mort. Les exemples de persévérance ne manquent pas. Au fil des siècles, ils sont nombreux ceux qui ont persévéré en Christ, et à cause de leur foi en Celui qui peut tout, ils ont été déclarés vainqueurs. Oui, nous sommes plus que vainqueurs en Jésus-Christ qui nous fortifie! Gloire à Jésus! Gloire à Dieu! Que ton saint Nom soit béni, grand Dieu, car Tu me libères de mes craintes, Tu me libères de mon passé et de mon présent, Tu es tout pour moi! Tu me donnes, par la foi, la clé de sortir victorieux de chaque tentation, de chaque épreuve car Tu es au milieu de toutes ces choses avec moi, car je continue de croire en Toi malgré tout. Loué soit ton Saint Nom, Seigneur Jésus, loué soit ton Saint Nom, pour toutes tes merveilles, et je veux même te remercier pour ces situations difficiles, car elles me font me tourner encore plus vers Toi, et c'est à travers elles que Tu me purifie, que Tu me transformes afin que je devienne à ton image et à ta ressemblance. Oui, chaque chose concoure au bien de ceux qui t'aiment et te servent avec obéissance, et je crois fermement plus que jamais en ce jour que je verrai ta gloire se manifester encore plus grandement dans ma vie que jamais auparavant, non pas pour ma propre gloire, mais afin que je puisse témoigner à un plus grand nombre de ton amour et de ta bonté envers moi." 

Que la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen. 

vendredi 4 novembre 2011

Jésus ne me répond pas. Pourquoi?

Pourquoi Jésus ne m’entend-il pas? Pourquoi ne me répond-il pas quand je m’adresse à lui par la prière?
Premièrement, sommes-nous certain qu’Il ne nous a pas déjà répondu; seulement, ce n’était pas la réponse que nous attendions? Ceci nous mène alors à une autre question : Voulons-nous réellement qu’il nous réponde? Sinon, sommes-nous à son écoute? Après avoir prié, passons-nous immédiatement à autre chose sans nous soucier de ce que Dieu aurait à nous répondre?
Sommes-nous à marcher fidèlement dans les traces de Jésus? Sommes-nous certains d’être sur la bonne voie? Et pourquoi, à ce moment précis de notre vie, voulons-nous absolument une réponse de Dieu? Est-ce que notre désir de l’entendre et d’être en Sa présence est en nous à tous les jours? Et pourquoi est-ce seulement aujourd’hui que nous constatons que Dieu ne nous répond pas? Avant, nous n’avions pas besoin de son aide, alors, nous ne pouvions pas remarquer qu’Il ne nous répondait pas lorsque nous nous adressions à Lui?
Un exemple commun de nos jours parmi les gens qui sont déjà chrétiens :  tout va tellement bien dans la santé et les affaires. Ils en viennent à s’attacher à ces bénédictions plutôt qu’à Dieu. Tout va tellement bien, donc, qu’ils ne ressentent pas le besoin de chercher la face de Dieu tous les jours de leur vie. Mais dès qu’une embûche se dresse devant eux, ils se tournent vers Dieu et exigent de Lui une réponse immédiate à leurs problèmes.  
C’est à ce cas précis que nous nous attarderons, car il est très courant aujourd’hui.
Il importe que nous n’oubliions jamais que Dieu n’est pas notre serviteur. Toutefois, l’inverse est vrai. Nous sommes au service de notre Dieu. Nous adresser à Dieu seulement lorsque nous avons un besoin quelconque équivaut – pour nous, qui nous disons chrétiens - à nous moquer de Lui. La prière, c’est tous les jours. Faire connaître nos besoin à Dieu, c’est bien, mais nos besoins sont nombreux, et ils ne sont pas que matériels ou corporels. Nous devons le reconnaître. Nous devons avoir cet ardent désir de ne jamais nous éloigner de Sa présence, sans quoi, il nous serait facile de nous égarer dans de très mauvaises voies.
Nous n’allons pas en mer sur un bateau qui ne possède pas de gouvernail. Et le bateau, au beau milieu du trajet, en pleine mer, ne décide pas soudainement de se dissocier de son gouvernail, et de poursuivre seul sa route. Il n’irait pas loin. Il se ferait entraîner par le courant, dans une direction totalement opposée à celle où il devait aller. Et le risque deviendrait très élevé qu’à un certain moment, il frappe un récif et coule.
Dans notre relation avec notre Créateur, c’est la même chose. Nous ne devons jamais nous dissocier de Jésus. Jamais! Il est notre gouvernail! Il est le capitaine de notre petit navire personnel. Il doit être celui qui dirige nos pas, tous les jours de notre vie. Nous devons d’abord reconnaître cet état de fait à tous les jours. Pas seulement lorsqu’une urgence se produit. Car, nous ne pouvons pas, pendant un certain nombre de semaines, de mois ou d’années, ne pas nous soucier de ce que Dieu veut nous voir vivre, en ne vivant que pour notre propre plaisir, et, du jour au lendemain, nous tourner vers Lui et penser qu’Il nous répondra immédiatement. Pourquoi devrait-Il se presser? Nous, étions-nous prompts à répondre à ses appels? Avons-nous toujours obéi à sa Parole? Si la réponse est non, alors la réponse est là. 

Il est dit dans Psaumes 66:18 : "Si j'avais conçu l'iniquité dans mon coeur, le Seigneur ne m'aurait pas exaucé."
Nous n’avons pas de réponse de Dieu parce que nous ne voulons pas vraiment qu’Il nous réponde. Si nous le voudrions vraiment, alors, de tout notre cœur et de toute notre âme, nous marcherions dans les traces que Jésus nous a laissées. Nous mettrions en pratique ses enseignements, nous les garderions dans notre cœur, et nous serions fidèles et obéissants tous les jours de notre vie, jusqu’à ce que notre Père Céleste reprenne le souffle de vie qu’Il a placé en nous. Pas pendant un mois, un an ou dix ans. C’est tous les jours, que nous devons vivre comme Jésus a vécu. 1 Jean 2 : 6 nous enseigne cela, en disant que nous devons marcher comme Christ a marché. Nous devons garder ses commandements, ils doivent être notre code de vie. Avec l’aide du Saint-Esprit, il ne nous est pas impossible de vivre dans une telle obéissance. Ce sera tout naturel! En vivant comme Il a vécu, nous aurons accepté une fois pour toute que notre nature humaine, qui est si faible, périsse avec lui sur la croix.
Acceptons le sacrifice du Christ, oui, mais avec tout ce que cela implique. 2 Timothée 3 : 12 nous enseigne d’ailleurs que tous ceux qui voudront vivre pieusement en Jésus-Christ seront persécutés! Sachons bien que nous ne serons pas persécutés que par des hommes. L’ennemi s’élèvera contre nous de toutes ses forces. Envers et contre tout, soyons zélés pour servir Dieu! Reconnaissons notre état de faiblesse, aussi, prions tous les jours, prenons plaisir à rechercher la face de Dieu, à tout moment de la journée ou de la nuit.
Alors, Jésus répondra! Il se montrera! Il éclaircira tout ce que nous ne comprenons pas. Il nous répondra, parce qu’Il nous aura entendu. Il peut nous entendre seulement si d’abord nous, nous entendons ses appels et y répondons par l’affirmative. Celui qui allait devenir le grand prophète Samuel a d’abord commencé à écouter Dieu en Lui disant ces simples paroles, que nous lisons dans 1 Samuel 3 : 10 : Parle, car ton serviteur écoute.
Avant de prophétiser de la part de Dieu, il a du accepter, il a du renoncer à lui-même, il a du faire ce pas décisif qui allait ouvrir la porte de son cœur à la parole de l’Éternel. Parle, Seigneur, car ton serviteur écoute.
Nous devons être à son écoute tous les jours, parce que tout ce que demande Jésus, c’est justement de nous parler. Il connaît nos besoins, car Il est Dieu. Il est venu sur la terre dans un corps d’homme, il a souffert pour nous, il a été martyrisé à cause de nos péchés. Et malgré nos égarements, il veut tellement être en communion avec nous qu’il nous appelle ses frères. C’est ce qu’il dira un jour, alors qu’il enseignait, que, ses frères, ce sont ceux qui écoutent sa parole, et qui la mettent en pratique. (Luc 8 : 21 ) Lisons donc notre Bible! Si les Saintes Écritures ne nous parlent pas, alors, même si aujourd’hui Jésus était sur la terre en personne, il ne pourrait rien faire pour nous!
                  L’exemple des disciples sur le chemin d’Emmaüs

Jésus veut marcher à nos côtés, tous les jours de notre vie, comme jadis, il marcha avec les disciples sur le chemin d’Emmaüs. Comme nous, ils ne comprenaient pas tout. À un certain moment, ils posèrent une question à Jésus, et il leur répondit : Ô hommes sans intelligence, et dont le cœur est lent à croire tout ce qu’ont dit les prophètes!
Pour une réponse, c’en était toute une! Mais peu importe qu’elle leur soit agréable à entendre ou non, ils étaient prêts à l’écouter, car ils désiraient ardemment le connaître, pour mieux le servir!
Ensuite, en commençant par Moïse et tous les prophètes, Jésus leur expliqua tout ce qui avait été écrit dans les Écritures le concernant. Sachons que Jésus nous parle encore aujourd’hui. Nous ne le répèterons jamais assez, ouvrons notre Bible! Allons relire les écrits de Moïse et des prophètes. Nous constateront qu’ils prophétisèrent, des centaines d’années à l’avance, ce que Jésus allait vivre. Son enseignement, sa doctrine se trouve dans le Nouveau Testament, et si nous lui obéissons et la mettons en pratique, il vivra très certainement en nous, notre intelligence sera éclairée par le Saint-Esprit, que Dieu accorde à ceux qui s’en remettent entièrement à Lui, sans retourner en arrière.
Lorsque les disciples sur le chemin d’Emmaüs arrivèrent près du village où ils devaient se rendre, Jésus paru vouloir aller plus loin, mais ils le pressèrent de rester, car, disaient-ils, le soir approche, et le jour est sur son déclin. Et le texte nous dit que Jésus entra, et resta avec eux. Gloire à Dieu! Jésus resta avec eux, car, ils le pressèrent de rester. Les disciples durent le retenir, car ils reconnurent qu’ils avaient besoin de Lui. Ils étaient bien lorsque Jésus était avec eux. Il sera écrit plus tard dans l’Apocalypse 3 : 20 : J’entrerai chez lui, je souperai avec lui, et lui, avec moi. Jésus entra donc avec les disciples dans la maison, il prit le pain, rendit grâce à Dieu, le rompit et le leur donna. Alors, leurs yeux s’ouvrirent, et ils le reconnurent. Ils se dirent : Notre cœur ne brulait-il pas au dedans de nous, lorsqu’il nous parlait en chemin et nous expliquait les Écritures?
Et nous, est-ce que nous nous accrochons à Jésus? Considérons-nous comme étant essentiel d’être en sa présence ? Brûlons de la soif de comprendre et de mettre en pratique les saintes Écritures. Que notre zèle ne s’éteigne point. Jésus, qui est fidèle, rompra le pain pour nous, et nous accordera l’honneur de partager un repas avec nous, à l’exemple de ce qu’il faisait lorsqu’il était avec ses disciples. À l’époque, il rompait le pain matériel, mais aujourd’hui, il veut rompre le pain spirituel. Il veut nous accorder pleinement le don de l’Esprit de Dieu, car, comme le déclare l’Écriture : L’homme ne vivra pas de pain seulement, mais de tout ce qui sort de la bouche de Dieu.  Gloire à Jésus! Le Saint-Esprit accorde aux enfants de Dieu ce que le Père a pour eux, par Jésus-Christ ressuscité, lui qui est le seul intermédiaire entre le Père et les hommes.
Jésus nous dit que celui qui l’a vu a aussi vu le Père. Il n’est pas question ici de le voir avec nos yeux corporels, mais bien spirituels. Car l’enseignement de Christ venait directement du Père, de qui viennent tous les bienfaits dont nous avons ardemment besoin. Venons donc à Jésus, brûlons du désir de le servir, et Il fera route avec nous, comme il le fit avec les disciples sur le chemin d’Emmaüs. La réponse est là, tellement près, et elle se trouve dans la Bible. Elle se trouve en Jésus-Christ, le serpent d’airain élevé entre ciel et terre. C’est vers lui que nous nous tournons lorsque nous reconnaissons notre état de faiblesse, et la vérité de sa parole nous affranchit. Il nous accorde de réellement naître de nouveau, afin que nous puissions ressusciter avec  lui et d’être un jour dans sa glorieuse présence en compagnie de tous les saints à chanter sa gloire pour l’éternité. Amen.

Oui, Jésus nous parle. Beaucoup plus que nous pouvons le penser. Il voudrait faire plus encore! Ouvrons notre Bible! Obéissons et mettons en pratique ses enseignements. Remarquons la manière dont ont vécu les serviteurs de Dieu avant nous. Ils n’ont pas vécu pour plaire à leur corps de chair, mais pour plaire à Dieu, car, ils vivaient à l’image du Christ, qui a sacrifié sa propre vie au profit des hommes et du Royaume de Dieu. Obéissons et soyons fidèles, et il nous répondra. Il nous bénira. Nous pourrons enfin dire, et ces mots ne seront pas que des paroles vaines : Parle, Seigneur, car ton  serviteur écoute.
Le feu qui s’allumera ensuite en nous, personne ne pourra l’éteindre, car rien ni personne ne pourra arracher de Sa main celui qui reste sous  la protection de Dieu.
Que la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen.