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dimanche 21 juin 2026

Est-ce moi?

 

"Pendant qu'ils mangeaient, il dit: Je vous le dis en vérité, l'un de vous me livrera. Ils furent profondément attristés, et chacun se mit à lui dire: Est-ce moi, Seigneur?" (Matthieu 26:21-22).

"L'un de vous me livrera". Les disciples se regardent, attristés par la condition de leur propre cœur, et un après l'autre, posent la question à Jésus: "Est-ce moi"? Il semble que tous se sentirent visé par cette affirmation de Jésus. Tous sauf un: Judas, celui qui allait réellement le trahir. Matthieu 26:25 nous dit que, après eux tous, Judas prit la parole et dit: "Est-ce moi, Rabbi"?

Cela ne ressemble-t-il pas à nos services, où certains chrétiens sont plus occupés à se demander si le pasteur parle d'un tel péché à cause d'un frère ou d'une sœur de l'église, plutôt que de regarder leur propre cœur? Pourquoi ne prendrions-nous pas exemple sur les disciples, qui, tout attachés qu'ils étaient à Jésus, savaient qu'il avaient cette méchanceté attachée au fond de leur cœur qui pouvait les livrer à toutes sortes de mal?

Prenons garde à cet orgueil, cette enflure de l'âme qui ronge et qui détruit de l'intérieur! Il rend la personne incapable de se voir telle qu'elle est; loin de reconnaître ses propres vices, comme Judas, elle ne cherche même pas à examiner sa propre conduite pour savoir si son cœur est en règle avec Dieu. Il a vu ce que nous croyons être les onze autres disciples être soudains remplis d'inquiétude, se sachants capables d'accomplir une chose aussi abominable, mais ne voulant pas le faire. Dans son propre cœur? Rien de tel. Il s'était habitué à ses vices et il les aimait. Les intentions étaient là, mais il n'en éprouvait aucun chagrin. 

Quel triste condition que celle du chrétien qui a apprivoisé ses péchés et qui n'en éprouve plus aucune honte devant le Seigneur! Comme les onze, Judas avait été avec Jésus, il avait mangé avec Lui, marché avec Lui, il s'était assis à ses pieds pour écouter Ses enseignements, mais nous le voyons ici, sur le point de livrer le Juste, commettant l'acte le plus abominable jamais commit par l'homme, livrant l'homme-Dieu Jésus-Christ, innocent et parfait, au courroux d'hommes méchants et sans scrupules, et pourtant, l'Écriture nous montre qu'il n'en éprouve aucun chagrin.

"Judas, qui le livrait, prit la parole et dit: Est-ce moi, Rabbi? Jésus lui répondit: Tu l'as dit" (Matthieu 26:25). Le cœur froid, dur comme le roc. Il sait que c'est lui, et pendant que tous les autres disciples se morfondent, lui se tait. Il n'est plus capable de voir le bien et le mal; le péché et la sainteté. Il ne pense qu'à ce qui peut lui rapporter quelque chose. Tant que Jésus attirait les foules, il aimait bien être en Sa présence. Il l'a vu prouver à maintes reprises qu'Il était Fils de Dieu, mais cela ne l'intéressait pas. "Que peut me rapporter le fait de me tenir avec Jésus?" Et, quand Jésus a commencé à parler de Sa mort, il a encore pensé: "Qu'est-ce que sa mort pourrait me rapporter?"

Nous voyons cette même attitude aujourd'hui, alors que plusieurs faux pasteurs ne sont pas là pour prêcher l'Évangile, mais pour tirer un gain personnel de la parole de Dieu. Ils entraînent à leur suite beaucoup de pauvres gens qui suivent aussi le Christ pour recevoir quelque chose en retour. Glorifier Dieu? Dans la soumission à Sa sainte volonté? Quel concept désuet et arriéré! Le dieu de ce siècle en est un au service de l'homme, et non l'inverse!

Que peuvent faire de telles personnes? Comment revenir à Dieu avant qu'il ne soit trop tard?

L'exemple des disciples et de Judas dans ce passage nous montre quelques clés. 

Premièrement, nous avons l'exemple à ne pas suivre: celui de Judas. Il n'étudie pas son cœur, il ne le soumet pas à Dieu. Il ne demande rien au Christ, sauf quand, peut-être, la Bible ne nous le dit pas, mais c'est probable, le regard des onze se tourne vers lui, qui n'a toujours pas dit un mot. Ils le regardent, non pas pour le juger, mais parce qu'il est le seul à n'avoir encore rien dit. Alors il dit, plus pour l'approbation des hommes que pour être rassuré par le Christ: "Est-ce moi, Rabbi?"

Jésus n'est pas son Seigneur, il n'est qu'un maître. Un bon maître, certes, mais pas le Seigneur de sa vie. Nous voyons, par la formulation même de sa question, la distance dans son cœur entre lui et le Christ, contrairement aux autres disciples. "Est-ce moi, Rabbi?" "Dis, ta mort me rapportera bien quelque chose, n'est-ce pas, Rabbi?" Froid comme la mort. Aucune humilité. Aucun désir de plaire à Dieu. Aucune tristesse de déplaire à Dieu. Il ne pensait qu'à lui. Il avait oublié que c'est la piété qui est un gain, et non pas ce que peut lui rapporter une fausse piété. Ne faisons pas cette erreur, au risque de le regretter amèrement.       

Car nous avons aussi l'exemple des vrais disciples, qui, malgré leurs défauts, étaient prêts à se reconnaître tel que le Seigneur les voyait. Non seulement ils n'ont pas été de ceux qui étaient prêts à se réjouir de la faute d'un frère pour pouvoir le répéter à plus de gens possible, mais ils aimaient sincèrement le Christ, et ne voulaient pas le décevoir. Il faut de l'humilité pour être prêt à se voir tel que nous sommes, sans chercher à couvrir la réalité de notre petitesse, d'où leur question au Seigneur, presque un cri du cœur : "Est-ce moi, Seigneur?" "Je sais que je suis faible, je sais que je suis pécheur, et je ne voudrais pas faire une telle chose, mais qui sait? Toi, tu sais tout, Seigneur, s'il te plaît, ne me dit pas que c'est moi?" 

Nous ne savons pas où l'ennemi peut nous tenter, c'est pourquoi, ne marchons pas avec présomption! Demeurons petits à nos propres yeux, examinons notre conduite à la lumière de la parole de Dieu. C'est ce que nous dit Paul en 2 Corinthiens 13:5 : "Examinez-vous vous mêmes, pour savoir si vous êtes dans la foi; éprouvez-vous vous-mêmes." Dieu, parla bouche de Ses prophètes, l'a souvent répété. Par Jérémie : "Recherchons nos voies et sondons"; par Aggée : "Ainsi parle maintenant l'Eternel des armées: considérez attentivement vos voies!" 

Ainsi, nous voyons le Christ placer Ses disciples dans une situation où ils ont à sonder leur cœur, comme le dit les Écritures, et ils y voient la corruption, le manque de foi, etc, et cela les effraie.

Quelle attitude exemplaire les disciples ont eu ici! C'est là la marque du vrai chrétien, celui qui marche avec humilité, ne voulant être un objet de chute pour personne, et encore moins faire du tord au beau nom de Jésus-Christ! Il est toujours prêt et disposé à étudier son propre cœur, à savoir s'il ne tolère pas quelque chose dans sa vie qui ne glorifierait pas Dieu et qui attristerait le Saint-Esprit. "Est-ce moi"? demande-t-il dans ses prières. "Sonde-moi, ô Dieu, et connais mon cœur! Éprouve-moi, et connais mes pensées! Regarde si je suis sur une mauvaise voie, et conduis-moi sur la voie de l'éternité! (Psaume 139:23-24).

Dieu voit chacun de nos cœurs, Il sait si nous sommes prêts à reconnaître un péché s'Il nous le montre, ou si, comme Judas, nous sommes de ceux qui demeurons indifférents à Son appel d'examiner notre conduite, à savoir si nous sommes réellement sur la voie du salut. Qui sait, peut-être est-ce, come Judas, un appel de la dernière chance? Cela ne suffit pas de prétendre connaître le Christ, encore faut-il réellement marcher avec Lui de manière à honorer Son nom!

Que toute la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen.

dimanche 19 décembre 2021

Faites de toutes les nations des disciples

Allez, faites de toutes les nations des disciples(...) (Matthieu 28:19).

Quand ils furent arrivés, ils montèrent dans la chambre haute où ils se tenaient d'ordinaire(...) (Actes 1:13).

Ne doit pas devenir pasteur ou enseignant qui veut, car c'est une tâche lourde de responsabilité, et il leur sera demandé des comptes de la gestion des gens qui étaient sous leur responsabilité spirituelle. Mais tous les enfants de Dieu sont quand même appelés, d'une manière ou d'une autre, à être des propagateurs de la bonne nouvelle de Jésus-Christ (Matthieu 28:19). Notre Roi, le Seigneur Jésus, nous fait cet honneur d'être à son service, afin de rassembler les brebis égarées avant qu'Il ne revienne les chercher. 

Les jours que nous vivons sont mauvais. Il est très difficile de rester attaché exclusivement au Seigneur Jésus-Christ sans nous laisser distraire par tout ce que le monde nous présente, soit en tentations, soit en attaques de toutes sortes, y compris de la part de faux frères. Il nous faut, comme les disciples, aller dans la chambre haute et persévérer dans la prière et les supplications, afin de constamment recevoir une fraiche onction du Saint-Esprit. Notre intelligence doit être régulièrement renouvelée par la présence de Dieu dans laquelle nous nous tenons, dans la prière et la lecture de Sa parole, sans quoi nous allons vite nous assécher. Comme les disciples, nous ne pourrons rien faire de bien si nous ne sommes pas revêtus de la puissance du Saint-Esprit. Remplis de force surnaturelle, qui ne pouvait venir que de Dieu seul, ils commencèrent à prêcher la bonne nouvelle du salut avec une assurance qui ne leur était pas habituelle. Avec cette assurance, ils ont aussi reçu le discernement des esprits et des cœurs (Actes 5:1-11), essentielle à la vie spirituelle de tout croyant, afin qu'il ne soit pas emporté à tous vents de doctrines spirituelles ou temporelles. 

Nous ne savons pas ce que Dieu nous demandera de faire dans la suite des temps, mais nous devons être prêts, en parole et/ou en actions, à annoncer la bonne nouvelle aux perdus et aux rétrogrades. Le temps nous est compté. Nous ne connaissons pas le jour ni l'heure de la fin de toutes choses, ni de notre propre fin, mais le temps est court, très court. Soyons donc, en toutes circonstances, de fidèles ambassadeurs du royaume céleste pendant le court moment que nous sommes sur Terre, car notre vie ici-bas est un simple pèlerinage; nous avons une cité éternelle là-haut dans la gloire du Père.

Je veux me joindre à ceux qui ont reçu la grâce d'être remplis du Saint-Esprit et de porter la lumière aux confins des ténèbres. Je veux être animé de la même vision que toi, Seigneur, rempli du Saint-Esprit pour Te servir en toute humilité, avec pureté de cœur et aussi avec des larmes de compassions pour tous ceux qui périssent loin de Ta présence. Je désire cette force du Saint-Esprit qui me permet de vaincre le monde au milieu des épreuves; de ne pas craindre de prêcher et enseigner aux gens la repentance et la foi en notre Seigneur Jésus-Christ, leur annonçant tout le conseil de Dieu sans rien cacher ni rien retenir; leur révélant que le Seigneur Jésus est mort pour nos offenses et qu'il est ressuscité pour notre justification, nous accordant ainsi l'espérance de la vie éternelle. Je veux être sauvé avec ceux à qui j'aurai prêché ou montré l'exemple; je ne veux pas être comme ce signal qui montre le chemin aux autres, mais sans y passer moi-même! Empêche-moi Seigneur Dieu de courir à l'aventure et frapper comme battant l'air, mais plutôt comme combattant le bon combat de la foi jusqu'au bout.

Aide-moi Seigneur Jésus, à traiter durement mon corps et à le retenir assujetti, rends-moi digne de l'Évangile que je dois vivre et prêcher, étant poussé par l'amour et la pitié pour ceux qui périssent. Accorde-moi cet esprit dont tu t'es revêtu, en Te dépouillant de toute gloire et en acceptant de souffrir pour le salut des hommes. C'est ici ma prière Seigneur, pour entrer dans Ta moisson, étant un serviteur inutile en lui-même, mais utilisable dans les mains de son Maître. Merci mon Dieu de me donner de l'assurance, et que jamais je ne doute de Toi, malgré tout ce qui est devant moi. Aide-moi à marcher au jour le jour; merci de m'exaucer, et de pourvoir à tout ce qui m'est utile pour la mission que Tu me donne. Merci de Ton assistance de tous les jours, car sans Toi, je ne peux rien faire. Aide-moi à vivre dans la reconnaissance et à Te donner toute la gloire qui Te revient, ô Dieu, dans le précieux nom de Jésus, Amen. 

samedi 10 avril 2021

Une demeure céleste

Je vais vous préparer une place (Jean 14:2).


Une chrétienne âgée était arrivée au stade final de sa vie. Lentement, elle succombait au cancer qui détruisait son corps. Sa belle-fille, également croyante, passait une grande partie de son temps à son chevet. Elles parlaient de beaucoup de choses: du passé, des petits-enfants, de l'église. À mesure que la fin approchait, elles parlaient de plus en plus de Jésus.

Dans les dernières heures de sa vie, la jeune femme a dit quelque chose qui a semblé réconforter la vieille dame. Elle lui a demandé: "Que pensez-vous que Jésus est en train de faire maintenant?" Après une courte pause, elle a ajouté: "J'aime à penser qu'il est en train de préparer le ciel pour vous recevoir. En fait, je crois qu'il met la touche finale à votre demeure céleste en ce moment même".

Nous ne savons pas de quoi notre demeure céleste aura l'air, mais nous savons une chose: Jésus est allé au ciel pour la préparer pour nous, et elle sera prête quand nous nous y rendrons.

En tant que disciples de Christ, nous pouvons trouver du réconfort en sachant que, lorsque nous quitterons cette Terre, nous irons pour être avec le Seigneur pour toujours. Si un de nos bien-aimés est prêt à aller dans sa demeure céleste, ou si notre propre heure approche, il est rassurant de penser qu'en cet instant même Jésus est en train de mettre la touche finale à la demeure qu'il prépare pour nous. 

Auteur inconnu

dimanche 9 août 2020

Et il te mènera où tu ne voudras pas

En vérité, en vérité, je te le dis, quand tu étais plus jeune, tu te ceignais toi-même, et tu allais où tu voulais; mais quand tu seras vieux, tu étendras tes mains, et un autre te ceindra, et te mènera où tu ne voudras pas (Jean 21:18).


Il ne faut pas penser qu'en acceptant Christ, nous allons devenir célèbres et appréciés de tous. En parlant ainsi à Pierre, Jésus lui démontre exactement le contraire, à savoir qu'il allait être persécuté et qu'il allait souffrir, en accomplissant la tâche qu'Il venait juste de lui confier. En effet, au verset 17, Jésus dit à Pierre: "pais mes brebis". Ce ne sont pas tous ceux qui vivent selon la sainte doctrine de Christ qui mourront d'une mort violente, comme Pierre. Mais une chose demeure; c'est que ceux qui voudront vivre pieusement en Jésus-Christ seront persécutés (2 Timothée 3:12). 

Trop souvent, nous entendons des prédications qui flattent la nature humaine de l'auditeur et ne le préparent pas du tout pour la suite de sa marche avec Dieu. Jésus n'a pas fait cela avec Pierre. Il lui a clairement expliqué les choses telles qu'elles étaient, sans crainte de heurter les sentiments de Pierre. 

Cette génération est toujours offensée. Ce monde se laisse guider par ses émotions. Mais les émotions, étant passagères, sont très mauvaises conseillères. Le croyant qui se laisse guider par ses émotions ou ses sentiments perdra toute notion de qui est Christ, et de ce qu'est Sa volonté. Nous ne pouvons pas constamment soumettre notre marche avec Christ à ce que le monde en pense; il est certain que nous n'aurons jamais l'approbation de ceux qui sont perdus lorsque nous sommes fidèles envers Dieu. L'apôtre Pierre a chèrement appris à ses dépends, lorsqu'il renia Jésus par crainte de ce que les autres diraient de lui, qu'un chrétien ne peut pas chercher à être approuvé par les hommes et demeurer en règle avec Dieu.   

Notre verset initial nous exhorte aussi en quelque sorte à ne pas nous confier dans la vigueur de la "jeunesse", car cette attitude entraîne le coeur dans l'orgueil. Cette vigueur nous vient de Dieu, nous devons le reconnaître, et elle ne devrait servir que pour Sa gloire. Ne l'utilisons pas pour courir vers le mal; nous ne savons jamais ce que le lendemain peut entraîner (Proverbes 27:1), et nous ne savons pas si nous aurons le temps de nous repentir avant que notre heure finale ne vienne comme un voleur. C'est pourquoi il nous faut fuir les passions de ce qui est terrestre, en laissant la première place à la foi et la justice de Dieu (2 Timothée 2:22). Si nous nous imposons une sévère discipline (1 Corinthiens 9:27) lors même que tout va bien, lorsque les temps difficiles viendront, il nous sera plus facile d'accepter que nous ne faisons pas toujours tout ce que nous voulons ici-bas, tel que l'a enseigné Jésus à Pierre. 

L'expression "prendre sa croix et suivre Jésus" (Matthieu 16:24) prend ici tout son sens. Pierre devait comprendre que le véritable disciple de Jésus, c'est celui qui marche sur le même chemin que Lui, jusqu'au bout. Il n'existe pas plusieurs manières de le faire; il faut renoncer à nos oeuvres mortes et à nous-mêmes en nous laissant guider par le Saint-Esprit. Se charger de sa croix, c'est accepter ce que Dieu permet sur notre route avec Lui, afin que notre foi grandisse en Lui. Il faut que ayons confiance en Dieu seul. Nous ne pourrions pas porter la croix d'un autre, c'est celle qui nous a été désignée que nous devons porter, afin que s'accomplisse ce que dit l'Écriture: "Dieu, qui est fidèle, ne permettra pas que vous soyez tentés au delà de vos forces; mais avec la tentation il préparera aussi le moyen d’en sortir, afin que vous puissiez la supporter (1 Corinthiens 10:13). 

Étroite est la porte, resserré est le chemin qui mènent à la vie (Matthieu 7:14), mais glorieux est le Dieu qui nous y conduit et qui rétribuent ceux qui Lui sont fidèles! Que toute la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen.

dimanche 5 mai 2019

Crainte et grande joie

Elles s'éloignèrent promptement du sépulcre, avec crainte et avec une grande joie (Matthieu 28:8).

Marie et les femmes qui allèrent avec elle pour visiter la sépulture de Jésus ne s'attendaient pas à l'accueil qu'elles reçurent au tombeau. Elles étaient arrivées à l'aube pour répandre des aromates sur le corps de leur ami et maître, sans savoir comment elles allaient entrer dans le tombeau. Mais en approchant du tombeau, elles furent stupéfaites de voir que l'énorme pierre avait été roulée, et que le tombeau était ouvert. Ce qui était encore plus incroyable, c'est qu'elles virent un ange assis sur la pierre.

Pas étonnant qu'elles éprouvèrent de la crainte. Mais elles éprouvèrent aussi une grande joie après que l'ange les eut invitées à regarder à l'intérieur du tombeau vide et qu'il leur eut dit d'aller dire aux autres disciples que Jésus était ressuscité.

Près de deux mille ans après cette proclamation initiale, nous, qui sommes les disciples de Jésus, éprouvons des émotions des émotions contradictoires quand il s'agit d'annoncer cette bonne nouvelle. Nous ressentons une grande joie du fait que Jésus est vivant, mais nous ressentons aussi un certain malaise d'avoir à parler de lui aux autres. Les femmes étaient stupéfaites de voir et d'entendre un ange près du tombeau ouvert, mais notre crainte est différente. Nous craignons ce que les gens pourraient penser de nous quand nous leur disons que Christ est ressuscité.

Tout comme Marie et les autres femmes, nous avons la responsabilité d'annoncer aux autres la bonne nouvelle. L'Esprit de Dieu nous donnera du courage pour vaincre notre crainte et partager notre grande joie. 

Auteur inconnu

dimanche 24 mars 2019

Pourquoi Jésus monta-il au ciel hors de Jérusalem?


Il les conduisit jusque vers Béthanie, et, ayant levé les mains, il les bénit. Pendant qu’il les bénissait, il se sépara d’eux, et fut enlevé au ciel (Luc 24 :50-51).

Pourquoi Jésus sortit-il de la ville de Jérusalem avec ses disciples pour y monter au ciel?

Jésus sorti de Jérusalem pour monter en gloire dans la présence du Père parce qu’il était impossible aux pécheurs non repentis d’avoir part à ses bénédictions et à sa gloire.    

Jésus a été enlevé au ciel à l’endroit appelé montagne des oliviers (Actes 1 :12). Ce lieu fût important dans l’œuvre de Jésus :  c’est là qu’il a passé beaucoup de temps avec ses disciples (Luc 22 :39), leur prodiguant ses enseignements et ses recommandations. C’est là qu’il était avec ses disciples peu avant son arrestation, où, étant en agonie dans la prière, il sua comme des grumeaux de sang. Cet endroit, en suivant Jésus, nous rappelle le parcours du pèlerin chrétien sur terre, avec tout ce qu’il peut y avoir de joie et d’épreuves, et de soumission dans les tribulations. Car le parcours du pèlerin chrétien n’est pas de tout repos ici-bas. Mais aucun disciple n’étant plus grand que son maître, nous devons le suivre avec persévérance, peu importe le coût.

De la même manière que Christ sorti hors de la ville comme un malfaiteur pour y souffrir injustement sur la croix du calvaire (Hébreux 13 :13), nous devons aussi sortir le péché du milieu de nous. Nous devons accepter d’être rejetés par les hommes si cela implique d’être acceptés de Dieu.

Si les disciples étaient restés dans la ville, il leur aurait été impossible de voir Jésus élevé auprès du Père. Ils devaient sortir de la ville pécheresse et sanguinaire (Matthieu 23 :37) afin de recevoir les dernières bénédictions de Jésus (Luc 24 :50) ainsi que ses dernières recommandations. De même, nous ne pouvons pas prétendre marcher en Christ tout en restant dans notre ancienne manière de vivre. Il doit y avoir une nette séparation d’avec le péché (1 Pierre 1 :18).

Nous devons sortir du monde, spirituellement parlant, si nous voulons avoir part au royaume de Dieu (Jean 17 :16; Éphésiens 4 :22).

Que toute la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen.

samedi 21 avril 2018

En bref: Double citoyenneté


Les chrétiens ont une double citoyenneté. Nous sommes citoyens de ce monde, quelle que soit la nation dans laquelle nous habitons, et en tant que disciples de Christ, nous sommes également citoyens des cieux (Phillipiens 3:20). Nous avons tous les droits et privilèges des enfants de Dieu. Il est non seulement notre Père céleste, mais aussi notre Roi, et notre loyauté doit d'abord être envers son royaume.

Parfois, notre double citoyenneté nous confronte à des choix importants. À quel drapeau nous identifierons-nous? Il ne devrait y avoir aucun doute. Nous ne devons plus vivre pour les "choses de la terre" (Philippiens 3:19), mais être fidèles à notre Père céleste. Le monde qui nous observe sait-il que nous marchons sous le drapeau du Roi des rois et du Seigneur des seigneurs?

dimanche 11 mars 2018

Prouvez-le!

"Tout bon arbre porte de bons fruits, mais le mauvais arbre porte de mauvais fruits." Matthieu 7:17.

Un jour, Paul Gustave Doré (1832-1883), l'artiste réputé, perdit son passeport pendant qu'il voyageait en Europe. Quand il voulut traverser la frontière, il expliqua sa situation fâcheuse à l'un des gardes. En donnant son nom à l'officier, M. Doré espérait qu'il le reconnaîtrait et qu'il pourrait passer. Le gardien, cependant, lui dit que bien des personnes tentaient de traverser la frontière en prétendant être ce qu'elles ne sont pas. 

M. Doré insista en disant qu'il était bien l'homme qu'il prétendait être. "Très bien, dit l'officier, nous allons vous faire subir une épreuve, et si vous la réussissez, nous vous laisserons passer." Après lui avoir remis un crayon et une feuille de papier, il dit à l'artiste de dessiner les quelques paysans qui étaient à côté d'eux. Doré s'exécuta si rapidement et avec tant d'adresse que le gardien fut convaincu qu'il était bel et bien celui qu'il prétendait être. Son oeuvre avait attesté ses dires!

Jésus a dit: "Vous les reconnaîtrez à leurs fruits" (Matthieu 7:16). Même s'il était en train de dire aux gens comment identifier les faux prophètes, le principe est tout vrai pour les croyants. Nous aussi, on nous reconnaît à nos fruits. (Voir Jacques 2:14-26).
Quelqu'un a posé cette question profonde un jour: "Si on vous accusait d'être un chrétien, y aurait-il assez de preuves pour vous condamner?" 
Nous prétendons être des disciples de Christ. Notre vie l'atteste-t-elle? 

Auteur inconnu.

samedi 9 décembre 2017

Jean-Baptiste douta-t-il?

Matthieu 11:2-3 : "Jean, ayant entendu parler dans sa prison des œuvres du Christ, lui fit dire par ses disciples: Es-tu celui qui doit venir, ou devons-nous en attendre un autre?"

Quelqu'un a posé la question suivante: La question de Jean-Baptiste sur Jésus peut-elle être interprétée comme étant un doute?

Nous ne savons pas exactement les motivations de Jean Baptiste. Mais il faut comprendre la situation: Jean était en prison à cause de sa fidélité envers Dieu. Il n'avait pas retenue captive la vérité qui devait être annoncée, et cela lui coûta sa liberté, et ultimement, sa vie.
Dans sa situation difficile, Jean fût certainement tenté par l'ennemi et dût être assailli par les mêmes questions que nous aujourd'hui lorsque le malheur nous accable: pourquoi Dieu laisse-t-il arriver cette épreuve dans ma vie? Et il est probable qu'il se soit posé ce genre de question: "Ce Jésus que j'ai annoncé, le Messie qui devait venir et rétablir toutes choses selon Dieu, pourquoi n'a-t-il pas encore établi Sa justice sur terre? Si c'est Lui qui devait venir, comment ce fait-il que je souffre injustement dans ma prison? Comment cette situation peut-elle servir le royaume de Dieu?  

Jean Baptiste était un homme comme nous. Nous savons que lorsque nous cessons de regarder à Dieu et que nous fixons nos regards sur notre situation, nous ouvrons la porte à l'ennemi. Les tentations peuvent survenir à n'importe quel moment, mais dans une telle situation, nous risquons de commencer à méditer les pensées que l'ennemi nous donne. Et cela est très dangereux. Spirituellement, car cela conduit au doute, et le doute exclu la foi. Mais la personne qui perd la foi devient déprimée, car elle n'a plus d'appui solide sur lequel s'appuyer. Les gens du dehors aiment ridiculiser les chrétiens en disant que "Jésus est une béquille pour les pauvres d'esprits". En réalité, ils croient nous ridiculiser, mais, ils ont parfaitement raison et ils évangélisent lorsqu'ils disent une telle chose! (Matthieu 5:3) 
Jésus est certainement notre sainte béquille, et le psalmiste le nomme à plusieurs reprises "le rocher". Il est notre rocher, notre appui, notre refuge, notre espérance. Mais comme nous ne le voyons pas, cela est possible par la foi seulement. Et lorsque, dans une erreur de parcours, nous donnons à l'ennemi la chance de nous torturer en acceptant et en méditant ses pensées, en nous éloignant de la foi en Christ, il n'y a qu'une seule chose à faire: venir, ou revenir à Jésus.

Et c'est ce que fit Jean-Baptiste. Il ne pouvait pas aller à Lui personnellement, puisqu'il était en prison, mais il envoya ses disciples. Il avait besoin de rassurer sa foi. Et Jésus le rassura. Il guérit les malades; délivra des gens de leurs esprits mauvais; rendit la vue à des aveugles. Ensuite, il dit aux envoyés de Jean de lui rapporter ce qu'ils avaient vu et entendu, ajoutant: "la bonne nouvelle est annoncée aux pauvres" (Matthieu 11:5). La foi vient de ce qu'on entend, et ce qu’on entend vient de la parole de Christ (Romains 10:17). 

Plus encore que toutes les guérisons, ces mots durent rassurer la foi de Jean au plus haut point. La bonne nouvelle était annoncée aux pauvres. Dans l'Ancien Testament, la parole de Dieu était surtout adressée aux haut placés, et c'étaient ensuite eux qui dirigeaient le peuple. C'est ainsi que nous voyons que souvent, lorsqu'un roi suivait l'Éternel, le peuple le suivait également, et lorsque le roi se détournait des voies de Dieu, le peuple se détournait aussi. 
Mais les choses changèrent avec Jésus. La bonne nouvelle était annoncée aux pauvres. Nous savons qu'il ne s'agit pas ici de la seule pauvreté matérielle; seuls ceux qui se sont dépouillés d'eux-mêmes peuvent venir à Christ, après être passés par la repentance qu'avait prêché Jean-Baptiste!

Quel encouragement pour Jean au fond de sa prison d'entendre le rapport de ses disciples! Il savait maintenant que sa foi ne serait pas vaine; qu'il n'attendait pas le secours sans qu'il ne vienne. Oh certains diront que le secours n'est jamais venu, car Jean est mort décapité. Nous leur répondrons ceci: "(...)C’est dans la foi qu’ils sont tous morts, sans avoir obtenu les choses promises; mais ils les ont vues et saluées de loin, reconnaissant qu’ils étaient étrangers et voyageurs sur la terre. Ceux qui parlent ainsi montrent qu’ils cherchent une patrie. S’ils avaient eu en vue celle d’où ils étaient sortis, ils auraient eu le temps d’y retourner. Mais maintenant ils en désirent une meilleure, c’est-à-dire une céleste. C’est pourquoi Dieu n’a pas honte d’être appelé leur Dieu, car il leur a préparé une cité. (Hébreux 11:13-16). 

Et c'est de cette cité dont nous sommes les ambassadeurs. Nous ne sommes pas d'ici bas. Si vous êtes présentement dans la même situation que Jean Baptiste; venez, venez à Jésus! Posez-lui toutes vos questions; il ne vous rejettera pas! Au contraire, voyez-le agir, regardez ses bénédictions, regardez les vies qu'il transforme encore aujourd'hui. En toutes circonstances, gardez vos yeux fixés sur lui, votre foi sera constamment renouvelée et tous vos doutes se dissiperont

Que toute la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen.

dimanche 1 avril 2012

Le sermon sur la montagne : La porte étroite

Matthieu 7 : 12 : "Tout ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous, faites-le de même pour eux, car c’est la loi et les prophètes."
Gardons en tête que la loi et les prophètes représentent l’amour. Le plus grand commandement de Dieu, c’est d’aimer. Jésus dira en Matthieu 22 : 37-40 que le plus grand commandement de la loi est d’aimer notre Dieu de tout notre cœur et de toute notre âme, ainsi que de nous aimer les uns les autres. Il est important que nous comprenions ici que nous devons, en tant que chrétien, faire le bien pour les gens autour de nous, et ceci commence par la prière. Et, comme le dit Jésus en Matthieu 5 : 44; nous devons faire du bien non pas seulement à ceux qui nous aiment, mais également à ceux qui se font nos ennemis. Car, comme Christ est venu pour sauver tous les hommes, nous devons, comme notre Maître, tout mettre en œuvre pour l’aider à rassembler auprès de lui les brebis égarées. (Matthieu 12 : 30) Pour cela, nous devons mettre notre fierté de côté, et ne ménager aucune peine envers nous-mêmes pour l’avancement de l’œuvre du Seigneur.


Ceci implique un renoncement complet de nous même, et, de nos jours, rares sont ceux qui acceptent de se consacrer entièrement au Seigneur. Nous voulons plutôt marcher un peu avec le monde, et un peu avec Dieu. Mais c’est impossible. Ce n’est pas inutilement qu’en poursuivant notre lecture en Matthieu 7 : 13-14, nous lisons : "Entrez par la porte étroite. Car large est la porte, spacieux est le chemin qui mène à la perdition, et il y en a beaucoup qui entrent par là. Mais étroite est la porte, resserré le chemin qui mène à la vie, et il y en a peu qui les trouvent."


Jésus illustre ici ce qu’il a déjà enseigné en Matthieu 6 : 24, à savoir que nous ne pouvons pas servir deux maîtres à la fois. Acceptons une fois pour toutes que jamais, plus d’un chemin nous mènera vers la vie éternelle. Celui du monde et ses convoitises est voué à la perdition, à l’enfer. Il n’y a que le chemin que le Christ a tracé pour nous qui nous mène vers la bonne destination, à la récompense en laquelle nous espérons si fortement ici-bas. 1 Jean 2 : 6 déclare que celui qui dit qu’il demeure en Dieu doit marcher comme Christ a marché lui-même. Et Jésus dira en Jean 14 : 6 : "Je suis le chemin, la vérité, et la vie. Nul ne vient au Père que par moi."


Nous lisons que large est la porte, et spacieux est le chemin qui mène à la perdition, et que beaucoup entrent par là. Malheureusement, beaucoup de chrétiens y entrent également, en ne se repentant pas de leurs convoitises et des passions de leur nature humaine qui les entraîne à pécher. Ils ne veulent pas maitriser leur être tout entier. Ils veulent recevoir la récompense promise à ceux qui marchent sur le chemin de la vie tout en arpentant le chemin qui mène à la perdition. Ils oublient volontairement que notre Dieu est un Dieu jaloux, et qu’Il chérit et réclame pour Lui avec ardeur l’esprit qu’Il a placé en nous. Nous ne pourrons jamais satisfaire les désirs de la chair et plaire à Dieu. Car la chair a des désirs contraires à ceux de l’Esprit de Dieu, qui habite en ceux qui croient. (Galates 5 : 16-17) Et Galates 6 : 8 nous dit que celui qui sème pour sa chair récoltera de la chair la corruption, mais celui qui sème pour l’Esprit moissonnera de l’Esprit la vie éternelle.


N’oublions pas que ceux qui sont nés de nouveau en Christ sont appelés à être saints et sans tâches. (1Pierre 1 : 15-16) Cela ne nous est pas impossible. Mais, nous y parvenons seulement lorsque, en étant consacrés au Seigneur, ce n’est plus nous qui vivons, mais nous laissons Christ vivre en nous. Alors, nous devenons des imitateurs de Christ (Éphésiens 5 :1-5) qui s’est lui-même entièrement consacré à Dieu, et qui n’a pas vécu dans le péché. Toutefois, nous aurons toujours à combattre, avec l’aide du Seigneur, les tentations qui nous seront imposées tout au long de notre pèlerinage terrestre.


Cherchons donc sans cesse la volonté du Seigneur, car la porte qui s’ouvre sur le chemin qui mène à la vie est étroite, le chemin lui-même étant resserré. Comprenons donc qu’en empruntant cette porte étroite, nous devons laisser une fois pour toutes, à l’extérieur, avec notre ancienne manière de vivre, notre nature humaine, faible et pécheresse, avec tous ses désirs orgueilleux et égoïstes qui font la guerre à l’âme. Car il n’y a pas de place pour le péché, sur le chemin resserré et escarpé qui nous conduit vers le royaume de Dieu. Actes 14 : 22 nous dit que c’est par beaucoup de tribulations qu’il nous faut entrer dans le royaume de Dieu. Sachons que cette nature humaine pécheresse est un très lourd fardeau, et que ce fardeau ne cesse de nous tirer vers le bas, alors même que nous combattons pour rester sur le droit chemin. Aussi, n’essayons pas de combattre seuls, et de monter ce chemin à notre façon, car, le poids de nos fautes étant trop lourd, nous lâcherions prise et nous retomberions dans notre ancienne vie mauvaise. Nous ne sommes pas appelés à être des rétrogrades, mais à marcher de progrès en progrès, dans une conduite qui plaît à Dieu.


Jésus nous offrira en Matthieu 11 : 28-30 : "Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos. Prenez mon joug sur vous et recevez mes instructions, car je suis doux et humble de cœur; et vous trouverez du repos pour vos âmes. Car mon joug est doux, et mon fardeau léger." L’apôtre Paul nous dit également que si quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle créature, les choses anciennes sont passées, et toutes choses sont devenues nouvelles. En prenant sur nous le joug que Christ nous offre en échange de nos péchés et de nos désobéissances, par la foi, nous nous soumettons à lui, sans compromis. Avec lui, sur la croix, notre nature humaine a été crucifiée, et avec lui, nous devenons une nouvelle créature en naissant de nouveau. Nous devenons ses disciples, et nous ne combattons plus seuls, mais notre Dieu est avec nous. Oui, nous avons des tribulations et des épreuves, mais, avec l’aide de Christ, nous ne nous en inquiétons pas, car il a déjà tout vaincu! Nous ne portons plus le poids de nos péchés, car Christ les a portés pour nous sur la croix. Alors, étant plus léger, il nous est désormais possible, par la grâce de Dieu, de marcher sur le chemin du Christ, et de faire, dans une parfaite obéissance, les œuvres que Dieu avait préparées d’avance, afin que nous les pratiquions. (Éphésiens 2 :10)
N’oublions jamais que le salut n’est pas acquis dès que nous franchissons la porte étroite. Au contraire. Le combat ne fait alors que commencer, car le diable rôde comme un lion et cherche une proie à dévorer. (1 Pierre 5 : 8) Il essaie par tous les moyens de détourner de leur marche sainte ceux qui sont sur le chemin étroit. Résistons-lui avec une foi ferme! Prenons sur nous les armes de Dieu (Éphésiens 6 : 11-18) soyons résolus et entièrement consacrés à Christ, persévérons dans la prière et la louange, car lorsque notre communion avec Dieu est forte, notre adversaire ne peut rien contre nous, puisque nous sommes plus que vainqueurs en Jésus-Christ notre Sauveur et Rédempteur.


Merci Seigneur de l’aide que tu nous apportes, afin que notre marche se poursuive, victorieuse, jusqu’au jour bienheureux où tu nous rappelleras auprès de toi, parmi tes élus, dans la paix et la joie qui dureront pour toujours, Amen.

vendredi 4 novembre 2011

Jésus ne me répond pas. Pourquoi?

Pourquoi Jésus ne m’entend-il pas? Pourquoi ne me répond-il pas quand je m’adresse à lui par la prière?
Premièrement, sommes-nous certain qu’Il ne nous a pas déjà répondu; seulement, ce n’était pas la réponse que nous attendions? Ceci nous mène alors à une autre question : Voulons-nous réellement qu’il nous réponde? Sinon, sommes-nous à son écoute? Après avoir prié, passons-nous immédiatement à autre chose sans nous soucier de ce que Dieu aurait à nous répondre?
Sommes-nous à marcher fidèlement dans les traces de Jésus? Sommes-nous certains d’être sur la bonne voie? Et pourquoi, à ce moment précis de notre vie, voulons-nous absolument une réponse de Dieu? Est-ce que notre désir de l’entendre et d’être en Sa présence est en nous à tous les jours? Et pourquoi est-ce seulement aujourd’hui que nous constatons que Dieu ne nous répond pas? Avant, nous n’avions pas besoin de son aide, alors, nous ne pouvions pas remarquer qu’Il ne nous répondait pas lorsque nous nous adressions à Lui?
Un exemple commun de nos jours parmi les gens qui sont déjà chrétiens :  tout va tellement bien dans la santé et les affaires. Ils en viennent à s’attacher à ces bénédictions plutôt qu’à Dieu. Tout va tellement bien, donc, qu’ils ne ressentent pas le besoin de chercher la face de Dieu tous les jours de leur vie. Mais dès qu’une embûche se dresse devant eux, ils se tournent vers Dieu et exigent de Lui une réponse immédiate à leurs problèmes.  
C’est à ce cas précis que nous nous attarderons, car il est très courant aujourd’hui.
Il importe que nous n’oubliions jamais que Dieu n’est pas notre serviteur. Toutefois, l’inverse est vrai. Nous sommes au service de notre Dieu. Nous adresser à Dieu seulement lorsque nous avons un besoin quelconque équivaut – pour nous, qui nous disons chrétiens - à nous moquer de Lui. La prière, c’est tous les jours. Faire connaître nos besoin à Dieu, c’est bien, mais nos besoins sont nombreux, et ils ne sont pas que matériels ou corporels. Nous devons le reconnaître. Nous devons avoir cet ardent désir de ne jamais nous éloigner de Sa présence, sans quoi, il nous serait facile de nous égarer dans de très mauvaises voies.
Nous n’allons pas en mer sur un bateau qui ne possède pas de gouvernail. Et le bateau, au beau milieu du trajet, en pleine mer, ne décide pas soudainement de se dissocier de son gouvernail, et de poursuivre seul sa route. Il n’irait pas loin. Il se ferait entraîner par le courant, dans une direction totalement opposée à celle où il devait aller. Et le risque deviendrait très élevé qu’à un certain moment, il frappe un récif et coule.
Dans notre relation avec notre Créateur, c’est la même chose. Nous ne devons jamais nous dissocier de Jésus. Jamais! Il est notre gouvernail! Il est le capitaine de notre petit navire personnel. Il doit être celui qui dirige nos pas, tous les jours de notre vie. Nous devons d’abord reconnaître cet état de fait à tous les jours. Pas seulement lorsqu’une urgence se produit. Car, nous ne pouvons pas, pendant un certain nombre de semaines, de mois ou d’années, ne pas nous soucier de ce que Dieu veut nous voir vivre, en ne vivant que pour notre propre plaisir, et, du jour au lendemain, nous tourner vers Lui et penser qu’Il nous répondra immédiatement. Pourquoi devrait-Il se presser? Nous, étions-nous prompts à répondre à ses appels? Avons-nous toujours obéi à sa Parole? Si la réponse est non, alors la réponse est là. 

Il est dit dans Psaumes 66:18 : "Si j'avais conçu l'iniquité dans mon coeur, le Seigneur ne m'aurait pas exaucé."
Nous n’avons pas de réponse de Dieu parce que nous ne voulons pas vraiment qu’Il nous réponde. Si nous le voudrions vraiment, alors, de tout notre cœur et de toute notre âme, nous marcherions dans les traces que Jésus nous a laissées. Nous mettrions en pratique ses enseignements, nous les garderions dans notre cœur, et nous serions fidèles et obéissants tous les jours de notre vie, jusqu’à ce que notre Père Céleste reprenne le souffle de vie qu’Il a placé en nous. Pas pendant un mois, un an ou dix ans. C’est tous les jours, que nous devons vivre comme Jésus a vécu. 1 Jean 2 : 6 nous enseigne cela, en disant que nous devons marcher comme Christ a marché. Nous devons garder ses commandements, ils doivent être notre code de vie. Avec l’aide du Saint-Esprit, il ne nous est pas impossible de vivre dans une telle obéissance. Ce sera tout naturel! En vivant comme Il a vécu, nous aurons accepté une fois pour toute que notre nature humaine, qui est si faible, périsse avec lui sur la croix.
Acceptons le sacrifice du Christ, oui, mais avec tout ce que cela implique. 2 Timothée 3 : 12 nous enseigne d’ailleurs que tous ceux qui voudront vivre pieusement en Jésus-Christ seront persécutés! Sachons bien que nous ne serons pas persécutés que par des hommes. L’ennemi s’élèvera contre nous de toutes ses forces. Envers et contre tout, soyons zélés pour servir Dieu! Reconnaissons notre état de faiblesse, aussi, prions tous les jours, prenons plaisir à rechercher la face de Dieu, à tout moment de la journée ou de la nuit.
Alors, Jésus répondra! Il se montrera! Il éclaircira tout ce que nous ne comprenons pas. Il nous répondra, parce qu’Il nous aura entendu. Il peut nous entendre seulement si d’abord nous, nous entendons ses appels et y répondons par l’affirmative. Celui qui allait devenir le grand prophète Samuel a d’abord commencé à écouter Dieu en Lui disant ces simples paroles, que nous lisons dans 1 Samuel 3 : 10 : Parle, car ton serviteur écoute.
Avant de prophétiser de la part de Dieu, il a du accepter, il a du renoncer à lui-même, il a du faire ce pas décisif qui allait ouvrir la porte de son cœur à la parole de l’Éternel. Parle, Seigneur, car ton serviteur écoute.
Nous devons être à son écoute tous les jours, parce que tout ce que demande Jésus, c’est justement de nous parler. Il connaît nos besoins, car Il est Dieu. Il est venu sur la terre dans un corps d’homme, il a souffert pour nous, il a été martyrisé à cause de nos péchés. Et malgré nos égarements, il veut tellement être en communion avec nous qu’il nous appelle ses frères. C’est ce qu’il dira un jour, alors qu’il enseignait, que, ses frères, ce sont ceux qui écoutent sa parole, et qui la mettent en pratique. (Luc 8 : 21 ) Lisons donc notre Bible! Si les Saintes Écritures ne nous parlent pas, alors, même si aujourd’hui Jésus était sur la terre en personne, il ne pourrait rien faire pour nous!
                  L’exemple des disciples sur le chemin d’Emmaüs

Jésus veut marcher à nos côtés, tous les jours de notre vie, comme jadis, il marcha avec les disciples sur le chemin d’Emmaüs. Comme nous, ils ne comprenaient pas tout. À un certain moment, ils posèrent une question à Jésus, et il leur répondit : Ô hommes sans intelligence, et dont le cœur est lent à croire tout ce qu’ont dit les prophètes!
Pour une réponse, c’en était toute une! Mais peu importe qu’elle leur soit agréable à entendre ou non, ils étaient prêts à l’écouter, car ils désiraient ardemment le connaître, pour mieux le servir!
Ensuite, en commençant par Moïse et tous les prophètes, Jésus leur expliqua tout ce qui avait été écrit dans les Écritures le concernant. Sachons que Jésus nous parle encore aujourd’hui. Nous ne le répèterons jamais assez, ouvrons notre Bible! Allons relire les écrits de Moïse et des prophètes. Nous constateront qu’ils prophétisèrent, des centaines d’années à l’avance, ce que Jésus allait vivre. Son enseignement, sa doctrine se trouve dans le Nouveau Testament, et si nous lui obéissons et la mettons en pratique, il vivra très certainement en nous, notre intelligence sera éclairée par le Saint-Esprit, que Dieu accorde à ceux qui s’en remettent entièrement à Lui, sans retourner en arrière.
Lorsque les disciples sur le chemin d’Emmaüs arrivèrent près du village où ils devaient se rendre, Jésus paru vouloir aller plus loin, mais ils le pressèrent de rester, car, disaient-ils, le soir approche, et le jour est sur son déclin. Et le texte nous dit que Jésus entra, et resta avec eux. Gloire à Dieu! Jésus resta avec eux, car, ils le pressèrent de rester. Les disciples durent le retenir, car ils reconnurent qu’ils avaient besoin de Lui. Ils étaient bien lorsque Jésus était avec eux. Il sera écrit plus tard dans l’Apocalypse 3 : 20 : J’entrerai chez lui, je souperai avec lui, et lui, avec moi. Jésus entra donc avec les disciples dans la maison, il prit le pain, rendit grâce à Dieu, le rompit et le leur donna. Alors, leurs yeux s’ouvrirent, et ils le reconnurent. Ils se dirent : Notre cœur ne brulait-il pas au dedans de nous, lorsqu’il nous parlait en chemin et nous expliquait les Écritures?
Et nous, est-ce que nous nous accrochons à Jésus? Considérons-nous comme étant essentiel d’être en sa présence ? Brûlons de la soif de comprendre et de mettre en pratique les saintes Écritures. Que notre zèle ne s’éteigne point. Jésus, qui est fidèle, rompra le pain pour nous, et nous accordera l’honneur de partager un repas avec nous, à l’exemple de ce qu’il faisait lorsqu’il était avec ses disciples. À l’époque, il rompait le pain matériel, mais aujourd’hui, il veut rompre le pain spirituel. Il veut nous accorder pleinement le don de l’Esprit de Dieu, car, comme le déclare l’Écriture : L’homme ne vivra pas de pain seulement, mais de tout ce qui sort de la bouche de Dieu.  Gloire à Jésus! Le Saint-Esprit accorde aux enfants de Dieu ce que le Père a pour eux, par Jésus-Christ ressuscité, lui qui est le seul intermédiaire entre le Père et les hommes.
Jésus nous dit que celui qui l’a vu a aussi vu le Père. Il n’est pas question ici de le voir avec nos yeux corporels, mais bien spirituels. Car l’enseignement de Christ venait directement du Père, de qui viennent tous les bienfaits dont nous avons ardemment besoin. Venons donc à Jésus, brûlons du désir de le servir, et Il fera route avec nous, comme il le fit avec les disciples sur le chemin d’Emmaüs. La réponse est là, tellement près, et elle se trouve dans la Bible. Elle se trouve en Jésus-Christ, le serpent d’airain élevé entre ciel et terre. C’est vers lui que nous nous tournons lorsque nous reconnaissons notre état de faiblesse, et la vérité de sa parole nous affranchit. Il nous accorde de réellement naître de nouveau, afin que nous puissions ressusciter avec  lui et d’être un jour dans sa glorieuse présence en compagnie de tous les saints à chanter sa gloire pour l’éternité. Amen.

Oui, Jésus nous parle. Beaucoup plus que nous pouvons le penser. Il voudrait faire plus encore! Ouvrons notre Bible! Obéissons et mettons en pratique ses enseignements. Remarquons la manière dont ont vécu les serviteurs de Dieu avant nous. Ils n’ont pas vécu pour plaire à leur corps de chair, mais pour plaire à Dieu, car, ils vivaient à l’image du Christ, qui a sacrifié sa propre vie au profit des hommes et du Royaume de Dieu. Obéissons et soyons fidèles, et il nous répondra. Il nous bénira. Nous pourrons enfin dire, et ces mots ne seront pas que des paroles vaines : Parle, Seigneur, car ton  serviteur écoute.
Le feu qui s’allumera ensuite en nous, personne ne pourra l’éteindre, car rien ni personne ne pourra arracher de Sa main celui qui reste sous  la protection de Dieu.
Que la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen.