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dimanche 8 décembre 2024

Dieu t'entend; prie!

 

Celui qui a planté l'oreille n'entendrait-il pas? (Psaume 94:9)

Nous avons dans ce passage un encouragement à la prière. En effet, le psalmiste nous rappelle ici que Celui qui a créé l'oreille est bien évidemment en mesure d'entendre! Par contre, il est une chose que ce passage ne dit pas, et c'est que Dieu nous donnera tout ce que nous Lui demandons! Mais Il entend effectivement lorsque nous nous adressons à Lui dans la prière et les supplications. 

Nous ne parlons pas ici de prières apprises par cœur, les répétant jour après jour comme un perroquet pourrait le faire, mais nous parlons d'un véritable cri du cœur venant d'une personne qui veut plus de Dieu, plus de Sa présence et plus de Sa sagesse. Ce sont d'abord ces chose que nous cherchons dans la prière, puisque Jésus a dit de d'abord rechercher les choses du royaume et de la justice de Dieu, sachant qu'Il nous donnera le reste ensuite (Matthieu 6:33). Cela ne nous empêche évidemment pas de prier pour nos besoins ou ceux de notre prochain, puisque l'apôtre Paul lui-même nous dit en Philippiens 4:6 de "faire connaître nos besoins à Dieu par des prières et des supplications, avec des actions de grâces".

Ce qu'il ajoute à la fin est très important: "Avec des actions de grâces". Trop souvent, nous ressemblons à un enfant insolent qui n'arrête pas d'exiger des friandises à ses parents alors qu'il a déjà la bouche et les mains pleines. Il convient d'être d'abord reconnaissant envers Dieu pour ce qu'Il a déjà fait, et ce qu'Il fait encore pour nous, avant de Lui demander encore plus. Souvent, des frustrations peuvent survenir suite à de telles prières, parce que Dieu ne semble pas répondre, mais Il veut simplement nous apprendre à être d'abord reconnaissants pour ce que nous avons avant de nous donner davantage!

Jésus n'a-t-il pas montré à ses disciples à commencer ainsi leur prière?  "Notre Père qui est aux cieux, que Ton nom soit sanctifié". Il commence par célébrer et sanctifier le Père. Pourquoi cela? Parce que c'est l'expression première d'un cœur entièrement reconnaissant. En effet, quel homme, s'il venait d'être absout d'un crime par un roi terrestre, se présenterait devant lui sans d'abord le remercier et le louer pour ce qu'il a fait pour lui? Ne serait-il pas à juste titre traité d'ingrat? Au contraire, tout homme saint d'esprit offrirait d'abord ses remerciements venant du plus profond de son cœur à ce bon roi, et ensuite seulement, il oserait lui présenter ses demandes. Quelqu'un a dit que "prier, c'est de s'adresser à Dieu comme un enfant le fait avec son père, avec confiance et respect". Et cela est vrai. 

Nous l'avons vu, prier, c'est d'abord la reconnaissance, mais c'est aussi de présenter à notre Père céleste "nos besoins", comme l'apôtre Paul a dit. Ce n'est pas que Dieu ne connaît pas déjà nos besoins, mais Il aime que nous nous approchions de Lui avec confiance et humilité. La prière honnête nous aide d'ailleurs à rester humbles et petits à nos propres yeux. Elle est non seulement un canal de communication avec le Père, mais elle est une voie sûre pour que l'âme humaine ne s'enfle pas d'orgueil.   

Nous l'avons dit précédemment, Dieu connaît déjà nos besoins, comme il est écrit en Psaume 139: 4 : "Car la parole n'est pas sur ma langue, que déjà, ô Éternel! tu la connais entièrement." Cela signifie qu'Il connaît non seulement ce que nous disons, mais Il connaît aussi les non-dits, ces choses qui sont au plus profond de notre cœur et qui ne sont pas toujours proprement exprimées, pour quelle que raison que ce soit. 

Bien sûr, lorsque nous prions, nous devons avoir l'assurance que Dieu nous entend, sans quoi nous prions en vain. 1 Jean 5:14 dit en effet que "Nous avons auprès de lui cette assurance, que si nous demandons quelque chose selon sa volonté, il nous écoute." Il est également dit en Proverbes 15:29 que "l'Éternel s'éloigne des méchants, mais qu'il écoute la prière des justes". Ne sont pas justes tous ceux qui se justifient eux-mêmes, mais ceux là seuls qui ne placent leur confiance qu'en Christ Jésus, non seulement pour leur salut, mais pour le pardon de leurs péchés, pour leur justification et leur sanctification. 

Ayant donc l'assurance qu'Il nous entend et qu'Il nous répondra selon Sa volonté, selon ce qui est bon pour nous à ce moment de notre vie, nous ne nous lassons pas de venir et de revenir dans Sa présence pour être rafraîchis et restaurés spirituellement. Ce n'est pas sans raison que Jésus passait des heures en prière, et que la veille même de son arrestation, nous le trouvons avec ses disciples au jardin de Gethsémané. Bien sûr, Il était Dieu, mais Il était aussi homme, et Il nous a montré le chemin à suivre, car la Bible nous dit qu'Il est passé par les mêmes épreuves. 

"Car nous n'avons pas un souverain sacrificateur qui ne puisse compatir à nos faiblesses; au contraire, il a été tenté comme nous en toutes choses, sans commettre de péché." Et le passage se poursuit en disant: "Approchons-nous donc avec assurance du trône de la grâce, afin d'obtenir miséricorde et de trouver grâce, pour être secourus dans nos besoins."

Wow! Quel encouragement à persévérer sans la prière! Si Dieu nous parle à travers Sa parole, nous, nous Lui parlons par la prière! Il n'existe pas d'autres moyens. Il n'est pas insensible, Il n'est pas distant. Il est dit en Psaume 33:13-14 que l'Éternel, du lieu de Sa demeure, observe et voit les habitants de la terre. Il est une aide et un soutien dans nos épreuves. Nous lisons également en 2 Chroniques 16:9 que "l'Éternel étend ses regards sur toute la terre, pour soutenir ceux dont le cœur est tout entier à lui." 

Oui, le Seigneur est notre soutien, notre délivrance, riche en miséricorde et en bonté. Il entend la prière, gardons notre cœur fixés sur Lui. La prière, c'est comme une ligne téléphonique privilégiée avec note Père céleste. Apprenons à prier avec humilité et soumission; n'oublions jamais que si nous voulons que notre relation avec Dieu soit en santé, nous devons prier, nous devons être nourris de Sa parole ainsi qu'être rafraîchis par Sa présence, alors que nous prions et cherchons Sa face. Demandons-Lui surtout tout ce qui nous est nécessaire pour poursuivre victorieusement notre marche chrétienne jusque dans la vie éternelle. Il regarde à la sincérité de notre cœur; Il accorde la sagesse à ceux qui demandent. Il nous connaît mieux que nous mêmes! Cherchons-Le de tout notre cœur, et Il ne nous abandonnera jamais non plus!

Ô Seigneur, fait que notre prière soit en accord avec Ta sainte volonté! Reçois favorablement les paroles de ma bouche et les sentiments de mon cœur, ô Éternel, mon rocher et mon libérateur!

Que toute la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen.

dimanche 14 juillet 2024

Une provision assurée, par Charles H. Spurgeon


Le roi pourvu constamment à son entretien journalier tout le temps de sa vie (2 Rois 25:30).

Jojakin n’était pas renvoyé du palais royal avec une réserve pouvant le faire subsister plusieurs mois, mais sa provision lui était assurée comme une pension quotidienne. D’où il comprit bien la joyeuse position de tout le peuple du Seigneur. Une portion quotidienne "c’est tout ce qu’un homme peut réellement désirer; avoir besoin". Nous n’avons pas besoin des réserves de demain, car le soleil ne s’est pas encore levé dessus, et ses besoins ne sont pas encore nés. La soif que nous aurons â souffrir au mois de juin n’a pas besoin d’être étanchée en février, car nous ne l’éprouvons pas encore; si nous avons assez pour chaque jour comme les jours â venir, nous ne connaîtrons jamais de besoin.
Le suffisant pour le quotidien est "tout ce dont nous avons besoin". Nous ne pouvons manger, ou boire, ou nous vêtir plus que la fourniture quotidienne de nourriture et de vêtement; le surplus nous oblige à prendre soin de le mettre à l’abri, et l’anxiété de veiller contre le voleur. Une canne peut aider le voyageur mais un fagot de cannes devient un fardeau. Assez n’est pas seulement aussi bon qu’un festin, mais c’est tout ce dont le plus grand glouton peut réellement jouir.
C’est tout ce que nous pourrions nous attendre à recevoir. Un désir impérieux pour plus que ceci, c’est de l’ingratitude. Quand notre Père ne nous donne pas plus, nous devrions être contents de son allocation quotidienne. Le cas de Jojakin est le nôtre, nous avons une part certaine, une part qui nous est donnée par le Roi, une gracieuse part, "une part perpétuelle". Voici un sujet d’actions de grâces.
Bien-aimé lecteur chrétien, en matière de grâce, tu as besoin d’un "approvisionnement quotidien". Tu n’as pas un hangar de réserve de force. Jour après jour tu dois chercher le secours d’en haut. C’est une douce assurance de réaliser qu’une part quotidienne est prévue pour toi. Dans la Parole, à travers le ministère, par la méditation, dans la prière en t’attendant â Dieu, tu recevras une force nouvelle.
Tu as tout pleinement en Jésus. Alors, jouis de ta perpétuelle allocation. Ne marche pas en ayant faim tandis que le pain quotidien de la Grâce est sur la table de la miséricorde.
Par Charles H. Spurgeon

dimanche 13 mars 2022

La supplication

J'exhorte donc, avant toutes choses, à faire des prières, des supplications (...) (1 Timothée 2:1).


Trop souvent, nous oublions l'importance de la supplication dans la vie du chrétien. Nous remercions, nous rendons grâce jusqu'à un certain point, mais supplier Dieu? La supplication implique que la personne suppliante est de moindre importance que la personne à qui elle s'adresse. Elle reconnaît sa faiblesse et sa dépendance, et elle a besoin d'être secourue dans tous ses besoins; elle est comme le nouveau-né entièrement dépendant de sa mère pour sa survie. Mais ici il est question de Dieu. Le malheur est que le christianisme occidental a, depuis de nombreuses années, abaissé Dieu au niveau de l'homme, avec ses nombreux faux évangiles de progressisme, de nouvel âge, de prospérité et d'estime de soi qui ont infiltré l'église à un rythme effarant, détruisant la vie spirituelle des gens, qui gardent les formes extérieures de la piété, mais qui, sans le vouloir, renient ce qui en fait la force (2 Timothée 3:5). 

Ce n'est pas inutilement que Jésus dira en Matthieu 19:14 que le royaume des cieux est pour ceux qui ressemblent aux petits enfants. Nous devons constamment garder ce cœur dépendant de notre Père céleste, qui possède tout ce dont nous avons besoin pour nous faire grandir dans la foi dans le nom de Jésus. Il n'est pas surpris par quoi que ce soit qui nous accable; Il est toujours sur Son trône. Il n'en tient qu'à nous de nous tourner vers Lui en toutes circonstances. 

Généralement, nous n'avons pas de difficulté à nous tourner vers Dieu lorsque nous avons des besoins physiques ou temporels, mais nous négligeons notre besoin de progresser spirituellement lorsque nous ne considérons pas notre relation avec Dieu comme étant plus implorante encore que nos soucis en ce bas monde. Bien sûr, nous devons faire connaître à Dieu tous nos besoins (Philippiens 4:6), mais le fait est que nous devrions ressentir comme une urgence de ressembler toujours plus à notre Sauveur, dans un monde qui s'éloigne de plus en plus de Lui. Nous ne connaissons ni le jour ni l'heure où notre souffle de vie nous sera redemandé; prenons garde de n'être trouvé endormis spirituellement!  

Ayons cette bonne habitude de constamment chercher le secours et la présence de Dieu même lorsque tout semble bien aller. C'est ce que Paul enseigne à Timothée, et c'est le réflexe que tout chrétien devrait avoir, en tant que "petit enfant" de Dieu, comme Jésus nous appelle à être. Dans la simplicité et l'innocence, avec humilité, déversons nos cœurs devant notre Père céleste dans la prière et les supplications, et certainement, ces prières seront en accord avec Son Esprit et Il nous entendra, et Il nous répondra. Que la vanité ou l'estime de soi s'effacent devant le Créateur de l'Univers qui, à partir d'une seule parole, a créé tout ce que l'œil humain peut voir. Combien grand est le mystère de ce que l'œil de la foi seul peut voir! Nous ne connaissons qu'en partie l'Amour insondable du Père, et pourtant nous passons si peu de temps à rechercher Sa présence dans nos vies trop occupées. Que notre seule ambition soit de voir le royaume de Dieu être manifesté aux yeux des hommes de toutes races et de toutes nations. 
Afin que le Saint-Esprit puisse nous guider dans toute notre conduite et dans ce que nous aurons à dire ou à faire dans les jours qui sont devant nous, ne nous lassons pas de nous trouver dans la présence du Père, dans la prière et les supplications, dans le précieux nom de notre Seigneur et Sauveur Jésus, Amen.

samedi 14 novembre 2020

La vérité, par Richard Andrzejewski

Lorsque Pilate se vit contraint d'examiner le "dossier" Jésus de Nazareth, il voulut d'abord s'assurer que l'inculpé n'était pas un agitateur politique susceptible de nuire à l'empereur. C'est pourquoi il lui posa d'emblée cette question: Es-tu le roi des Juifs? Jésus répondit que Son royaume n'avait rien à voir avec ce monde. Sans très bien comprendre de quel royaume Il voulait parler, Pilate lui dit: "Ainsi donc, Tu es roi". 


Jésus devait lui paraître un rêveur inoffensif qui prenait ses chimères pour des réalités. Jésus lui répondit avec majesté: "Tu l'as dit, Je suis roi. Je suis né, et Je suis venu pour rendre témoignage à la vérité. Quiconque est de la vérité écoute Ma voix". Pilate lui dit: Qu'est-ce que la vérité? Le Romain avait entendu parler d'opinions politiques et religieuses plus ou moins accréditées. Ce n'était pas la première fois qu'il rencontrait un sage qui prétendait détenir les clés de la vérité. Mais la vérité, qu'est-ce que c'était? Qui donc la connaissait? Y avait-il même une vérité? Et après avoir posé cette question désabusée, il sortit.

Lorsque nous lisons ce passage de l'évangile de Jean, il nous est très facile de nous mettre à la place de Pilate. Nous pouvons même dire qu'il y a dans son attitude un reflet de notre âme. Car lequel d'entre nous n'a pas déjà posé cette question, d'une manière ou d'une autre, sous une forme ou sous une autre? Que ce soit par cynisme, que ce soit par désespoir, ou par scepticisme, ou même par esprit de recherche, nous avons tous déjà demandé: Qu'est-ce que la vérité? Où est la vérité? Qui connaît la vérité? En effet, dans la question de Pilate, il y a toute l'incertitude amère des hommes. Et ici, nous touchons au cœur du problème. Car le drame de l'homme de tous les temps, c'est son inquiétude en face des incertitudes de la vie, en face des grandes questions que posent son existence, et qui demeurent sans réponse véritable. Il ne possède qu'une seule certitude; celle de la mort.  Et c'est là sa plus grande angoisse, même s'il ne veut pas se l'avouer. Alors, à quoi va-t-il s'accrocher? Sur quoi va-t-il s'appuyer? Dans quelle direction va-t-il orienter sa vie? Car c'est là la force essentielle de la vérité. 

Le mot vérité désigne ce qui est fixe, inébranlable, quelque chose de définitif, qui suggère la constance, la fidélité et la loyauté. C'est le contraire de ce qui est variable, capricieux, changeant. C'est surtout le contraire de l'hypocrisie, de la fausseté et du mensonge. La vérité fait naître dans le cœur de celui qui la rencontre deux sentiments rares et précieux: la confiance, et la sécurité. Mais dans quel milieu l'homme doit-il vivre? Autour de lui, les hommes portent un masque. Ils ne font que paraitre au lieu d'être. Et ce qu'ils sont en réalité, pour ne pas dire, "en vérité", est loin d'inspirer confiance et sécurité. L'apôtre Paul brosse un tableau sombre de l'humanité; extraordinairement révélateur. On dirait que son projecteur est braqué sur notre vingtième siècle. Il dénonce l'égoïsme des hommes; leur soif d'argent; leur orgueil. Il les décrit : rebelles, ingrats, irréligieux, insensibles et cruels, emportés, hautains, aimant les plaisirs plus que Dieu; ayant l'apparence de la piété, mais reniant ce qui en fait la force. Ce n'est certes pas là le règne de la vérité. 

Alors, il interroge la science. Mais n'est-elle pas elle-même tâtonnement et expérimentation? Jean Rostand écrit à cet égard: "Que sommes-nous? Qu'est-ce que l'homme? Que représente-il dans l'ensemble des choses? Qu'est-ce qu'une vie humaine? Qu'est-ce qui s'efface de l'Univers quand périt un individu? Je n'hésiterais pas à dire que s'agissant de ses problèmes, j'aurai traversé l'existence dans un état d'incompréhension effarée. Les indications maigres et clairsemées que la science peut nous fournir à cet égard composent un étrange tableau à la Rembrandt, ou quelques flaques de lumières ne font que mieux accuser la superficie des noirceurs".

La science n'est donc pas la solution. Pas plus que la politique ou la philosophie qui sont autant de labyrinthes inextricables et désespérants. Il arrive alors que l'homme se fabrique sa propre vérité. Il évite de penser à l'inévitable. Il se trace une ligne de conduite approximative, qu'il modifiera à loisir, et il finit par s'étourdir dans le travail ou dans le plaisir. Il arrive aussi, et c'est le cas le plus fréquent, qu'il se réfugie dans une carapace d'indifférence et de fatalisme. Après avoir été trompé par les autres, il finit par se tromper lui-même par de faux raisonnements. Je ne sais plus qui a dit: "Si je déployais autant de fourberie à tromper les autres que pour me tromper moi-même, je serais le dernier des scélérats". 

Ainsi, après avoir consulté les autres, après avoir interrogé la science, après s'être finalement réfugié en lui-même, l'homme enregistre un échec sur toute la ligne, dans sa recherche de la vérité. Il lui reste cependant un espoir. C'est examiner ne serait-ce qu'une fois, mais très sérieusement, très loyalement, très objectivement les affirmations d'un certain Jésus de Nazareth. Je suis venu comme une lumière dans le monde afin que quiconque croit en moi ne demeure pas dans les ténèbres. Je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi vivra quand même il serait mort. Ne vous étonnez pas de cela, car l'heure vient où tous ceux qui sont dans les sépulcres entendront sa voix et en sortiront. Ceux qui auront fait le bien ressusciteront pour la vie, mais ceux qui auront fait le mal ressusciteront pour le jugement. Que votre cœur ne se trouble point; croyez en Dieu, et croyez en moi. Il y a plusieurs demeures dans la maison de mon Père, si cela n'était pas je vous l'aurais dit. Je vais vous préparer une place, et lorsque je m'en serai allé, et que je vous aurai préparé une place, je reviendrai et je vous prendrai avec moi, afin que là où je suis, vous y soyez aussi. 

Quel sort l'homme réservera-il à ces déclarations stupéfiantes? Quelle sera notre attitude à leur égard? Car elles s'adressent à chacun de nous. Elles nous concernent tous directement. Nous pouvons comme beaucoup raisonner de telle sorte que ces paroles ne nous atteignent pas. Mais supposons un instant que Jésus ait dit la vérité. Si c'était vrai tout ce qu'il a dit; tout ce qu'il a promis? 
Je suis le chemin. C'est une direction. Une orientation, un itinéraire. Une progression, un but. 
Je suis la vérité. C'est une certitude. Un Roc. Une doctrine qui vaut la peine qu'on s'y attache. 
Je suis la vie. C'est toute l'existence, présente et future. 

Rien ne manque. Tout est là pour satisfaire aux besoins les plus profonds de chacun de nous. Il l'a dit lui-même: Celui qui vient à moi n'aura jamais faim, et celui qui croit en moi n'aura jamais soif. Et si c'était vrai? Par notre attitude indifférente et rebelle, nous le traitons comme s'il était un affreux menteur. Un trompeur. Un séducteur de petites gens. Mais ceux qui l'ont connu, ceux qui l'ont vu, ceux qui l'ont entendu ont témoigné qu'il n'y avait en Lui aucune fourberie, aucune fraude, aucune duplicité. Ils sont allés mourir pour Lui, car ils savaient que ce qu'Il avait dit était la vérité. Ils sont morts en toute sécurité et en toute confiance. Dans l'Évangile, Il se présente à nous comme le vrai pain venu du ciel. Comme le vrai cep. Le témoin fidèle et véritable de l'Apocalypse, c'est Lui. Ne commence-t-il pas la plupart de ses discours par une expression qui le caractérise: En vérité, en vérité, je vous le dis. 

La vérité est donc venue de Dieu. Elle ne pouvait pas venir de l'homme car elle ne réside pas en lui. Mais les hommes ne se sentent pas attirés par cette vérité-là; ils préfèrent leur vérité à eux, plus confortable, plus accommodante, qui les conduira de ténèbres en ténèbres. Il faut renier tout orgueil pour prier comme David: "conduis-moi dans Ta vérité". Les solutions que propose le Christ paraissent trop simplistes à nos esprits intoxiqués d'intellectualisme, et nous répugnons à passer par l'humble petite porte de la sagesse qui mène à la vérité en Christ. Plus nous touchons au sublime, au divin, à l'inexplicable, plus nous avons besoin de posséder cette science des saints: la simplicité. 

Le fait est que Jésus nous a laissé un message au sujet duquel il a tenu à nous dire: "je n'ai point parlé de moi-même, mais le Père qui m'a envoyé m'a prescrit lui-même ce que je dois dire et annoncer. Et je sais que son commandement est la vie éternelle. C'est pourquoi les choses que je dis, je les dis comme le Père me les a dites. Je vous ai dit la vérité que j'ai entendu de Dieu. Lorsque Jésus pria son Père en faveur de ses disciples, il dit: Sanctifie-les par Ta vérité, Ta parole est la vérité. Voilà la réponse définitive à la question de tous les Pilate que nous sommes. Ta parole est la vérité. Mais non pas une vérité abstraite et philosophique. Il s'agit d'une vie qui nous pénètre. Pierre dit qu'elle est vivante et permanente. C'est un chemin que nous pouvons suivre fidèlement, avec confiance et sécurité. C'est le Roc sur lequel nous pouvons bâtir notre maison. Tout le reste n'est que sable, voué à la ruine à plus ou moins longue échéance. Le ciel et la terre passeront, à dit Jésus, mais la parole de Dieu demeure éternellement. 

Puissions-nous tous retrouver cette sagesse élémentaire que possédait David lorsqu'il chantait: Combien j'aime Ta loi, elle est tout le jour l'objet de ma méditation. Ta parole est une lampe à mes pieds et une lumière sur mon sentier. 

Par Richard Andrzejewski

samedi 22 août 2020

Vous devez le demander

 Jésus, prenant la parole, lui dit: Que veux-tu que je te fasse? (Marc 10:51)


Bartimée, le mendiant aveugle, était là. Quand Jésus le vit, il dit: "Que veux-tu que je te fasse?" Jésus connaissait le désir de l'homme, mais il voulait que celui-ci l'exprime.

Cette histoire toucha le cœur de Paul Wylie. Après ses études secondaires, il espérait se faire un nom en patinage artistique. Wylie fut profondément ému quand un pasteur parla de Jésus et du mendiant. Pour la première fois, Wylie vit à quel point il était important de mettre sa foi en Jésus, et pas seulement de connaître des choses sur Dieu. Il apprit que tout comme Bartimée devait demander d'être guéri, il devait confesser ses péchés et demander pardon à Dieu. 
Ayant maintenant remporté une médaille d'argent aux jeux Olympiques, Paul Wylie s'étonne encore du salut qu'il a obtenu quand il s'est rendu compte que c'était à lui que revenait la responsabilité de demander à Jésus de le sauver.

Jésus est mort pour chacun de nous et il connaît tous nos besoins spirituels. Cependant, tout comme il a guéri Bartimée sur sa demande, il donne le salut seulement à ceux qui viennent à lui et qui lui demande de les sauver de leurs péchés.

Avez-vous dit au Seigneur Jésus que vous voulez le pardon qu'il offre? Il n'attend que ça pour vous aider.

samedi 9 mai 2020

Ils ne suivaient pas Jésus pour la bonne raison

En vérité, en vérité, je vous le dis, vous me cherchez, non parce que vous avez vu des miracles, mais parce que vous avez mangé des pains et que vous avez été rassasiés (Jean 6:26).

Jésus savait que les gens l'avaient "poursuivi" jusqu'à Capernaüm (Jean 6:24), non parce qu'ils avaient cru en Lui pour être sauvés, mais parce qu'ils regardaient à ce que cela pouvait leur rapporter sur la terre.

Cela nous rappelle comment il est facile de penser suivre Jésus, mais que la réalité soit de seulement prétendre le suivre, parce que nous espérons recevoir immédiatement quelque chose en retour. Nous vivons dans un monde de consommation, où cette génération veut tout, et tout de suite. Elle veut régner, et maintenant! Elle veut le paradis, sur terre comme au ciel! Elle veut la satisfaction de tous ses rêves et désirs, même si cela signifie de faire certains compromis avec sa foi. Ce sont là des utopies, mais les gens aiment y croire parce qu'ils n'ont pas suffisamment les yeux fixés sur Christ et son enseignement. Dieu ne nous a jamais promis qu'en possédant la foi, Il nous donnerait tout ce que nous désirons ici-bas. Il connaît nos besoins, et Il les connaît mieux que nous-mêmes. Raison pour laquelle Il ne va pas toujours nous donner ce que nous désirons, parce que nous demandons trop souvent pour satisfaire nos passions (Jacques 4:3), en délaissant par le fait même notre relation avec Dieu. 

Plusieurs utilisent Philippiens 4:19 pour justifier le fait qu'ils demandent toujours davantage de choses matérielles au Seigneur, prétendant qu'Il pourvoira à tous leurs besoins. Ils ont complètement manqué ce que l'apôtre Paul enseignait alors, depuis sa prison, rappelons-le (Philippiens 1:12-14). "Et mon Dieu pourvoira à tous vos besoins, selon sa grande richesse, avec gloire, en Jésus-Christ". Ce sont pourtant là des paroles claires, qui ne nécessitent pas l'écriture de plans de lecture en quarante jours, expliquant comment croire avoir déjà reçu ce que nous demandons avant même de l'avoir reçu active le déversement de la richesse de Dieu vers nous... 

De la même manière que beaucoup de contemporains de Jésus le suivaient, plus pour être nourris physiquement que pour se nourrir de son enseignement, notre génération prétend trop souvent suivre Jésus en refusant de s'abandonner à l'autorité de Dieu. Elle préfère modifier la Bible afin de la faire se conformer aux standards de notre époque. Nous ne savons plus si ce que la Bible dit est vraie. Il y a ici un paradoxe; alors que beaucoup d'enseignants n'ont jamais autant parlé de foi, (à tort et à travers il est vrai) la vraie foi n'a jamais aussi été petite, voire inexistante parmi les chrétiens, parce la foi qui leur est malheureusement trop souvent présentée a pour but principal de satisfaire leurs désirs terrestres, comme si Dieu ne nous avait créé que pour vivre dans les plaisirs sur Terre! La foi de la Bible nous parle au contraire de la justification et du salut. Il y a matière à réflexion.  

Philippiens 4:12: "Je sais vivre dans l'humiliation, et je sais vivre dans l'abondance. En tout et partout j'ai appris à être rassasié et à avoir faim, à être dans l'abondance et à être dans la disette". Clairement, ce que l'apôtre voulait dire en Philippiens 4:19, c'est que, si nous croyons en Dieu, ce que nous ne possédons pas maintenant, nous n'en avons tout simplement pas besoin actuellement dans notre marche avec Lui. 

C'est tout simple! Nous croyons en Dieu, nous croyons que Ses paroles sont vraies, nous croyons Ses promesses, alors nous le croyons lorsqu'Il nous dit qu'Il pourvoira à tous nos besoins. Et nous savons, par Jésus-Christ, que nous n'avons pas à nous inquiéter du lendemain et de quoi il sera fait, car "chaque jour suffit sa peine" (Matthieu 6:34). Nous n'avons pas à "pourchasser" de quelque manière que ce soit pour posséder ce que nous n'avons pas, contentons-nous de ce que nous avons, car Dieu nous donne chaque jour ce dont nous avons besoin pour marcher avec Lui. Et ce qu'Il nous donne a plus de valeur que quoi que ce soit d'autre: Jésus-Christ. "Et mon Dieu pourvoira à tous vos besoins, selon sa grande richesse, avec gloire, en Jésus-Christ". 

En Jésus-Christ, tous nos besoins sont comblés, selon la grande richesse de Dieu. C'est la leçon à retenir de ce verset. Avec Jésus, nous possédons toutes choses, nous sommes plus riches que les plus riches des hommes de ce monde. Ne nous laissons pas vaincre par la tentation des choses de ce monde; reconnaissons que, comme Dieu nous a tout donné en Jésus-Christ, nous sommes donc en mesure de vivre pour Lui, pour Sa gloire, à la mesure de ce qu'Il nous a confié. 

Que toute la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen.

dimanche 9 juin 2019

Christ choisi au milieu du peuple, par Charles H. Spurgeon

J’ai élevé du milieu du peuple un jeune homme (Psaumes 89:19).

Pourquoi Christ a-t-il été choisi du milieu du peuple? Parle mon cœur, car les pensées du cœur sont les meilleures, n’était-ce pas afin qu’il puisse être capable de devenir notre frère, par la bienheureuse parenté du sang? Oh, quelle communion il y a entre Christ et le croyant! Le croyant peut dire, j’ai un frère au ciel; je peux être pauvre, mais j’ai un frère qui est riche, et qui est Roi, et souffrira-t-il que je sois dans la disette tandis qu’il est sur son trône? Oh non! Il m’aime, il est mon frère. 

Croyant, revêts-toi de cette pensée bénie, comme d’un collier de diamants, autour du cou de ta mémoire; mets-le comme un anneau d’or, a doigt du souvenir perpétuel, et utilise le comme du sceau même du Roi, affranchissant les requêtes de ta foi avec la confiance du succès. Il est un frère né pour l’adversité, considère-le, traite-le comme tel.

Christ fut aussi choisi du milieu du peuple afin qu’il puisse connaître nos besoins et y compatir. "Il a été tenté en toutes choses comme nous sans jamais pécher". Dans toutes nos détresses nous pouvons compter sur sa compassion. La tentation, la douleur, la confusion, la faiblesse, la lassitude, la pauvreté: Il les connaît toutes, car il les a toutes éprouvées. Souviens-toi de ceci chrétien, et que cela te réconforte.

Quel que difficile et douloureux que puisse être ton chemin il est marqué déjà par les pas de ton Sauveur; et même quand tu atteindras la sombre vallée de l’ombre de la mort, et les eaux profondes du Jourdain, tumultueux, tu y trouveras l’empreinte de ses pas. Vers quelque lieu que tu te diriges, il en a été notre précurseur; chaque fardeau que nous avons à porter, a jadis été posé sur les épaules d’Emmanuel. Sa voie était plus rugueuse et plus sombre que la mienne. Christ, mon Seigneur avait souffert, et moi je me plaindrais?

Prends courage! Les pieds royaux ont laissé une trace rouge de sang sur la route, et consacré le chemin épineux pourtoujours.

Par Charles H. Spurgeon

samedi 7 avril 2018

Nos lendemains

"Ne vous inquiétez pas pour votre vie de ce que vous mangerez, ni pour votre corps de quoi vous serez vêtus" (Luc 12:22).

Même si on ne veut pas discuter avec Jésus, parfois on se demande peut-être s'il est réaliste. Après tout, ne devrions-nous pas nous soucier du lendemain? Et si nous étions licenciés? Si nous étions malades? La peur de ne pas avoir de quoi manger, de quoi se vêtir ou se loger n'est-elle pas l'une de nos plus grandes peurs?

Il n'y a pas d'autres mots, quelle que soit la langue, qui produisent plus d'anxiété que ceux-ci: Et si...?
En la murmurant, on commence à s'imaginer d'abord une mauvaise possibilité, puis une autre, puis les deux mauvaises possibilités ensembles.  On ne pense pas au fait que nos besoins ont toujours été comblés dans le passé et qu'on a tout ce qu'il faut pour aujourd'hui. Il y a toujours cet affreux malaise à l'effet que demain notre puits peut se tarir.

Bien qu'il soit incontestablement sage de planifier pour l'avenir, la soif dont on s'imagine qu'on souffrira demain, même si notre puits est plein aujourd'hui, est une soif insatiable. Jésus a enseigné que le fait de s'inquiéter pour l'avenir est futile. On ne devrait pas s'en faire pour ce qui pourrait arriver ou pour ce qu'on pourrait exiger de nous. Le besoin qu'on suppose pour demain est un besoin que Dieu ne peut combler.

Si Dieu nous a donné assez à manger et à boire pour aujourd'hui, pourquoi ne pas le laisser se soucier de nos lendemains?

dimanche 19 février 2017

Je viens à ton secours, par Charles H. Spurgeon

Je viens à ton secours, dit l’Éternel. Esaïe 41:14 

Ce matin écoutons le Seigneur Jésus parler à chacun de nos cœurs. "Je viens à ton secours. Ce n’est que peu de chose pour moi, ton Dieu, de te secourir, toi. Considère ce que j’ai déjà fait. Quoi! Ne pas te secourir? Pourquoi, t’ai-je racheté par mon sang? Quoi! Ne pas te secourir? Je suis mort pour toi; et si j’ai fait le plus, ne ferai-je pas le moins? Te secourir toi! C’est la moindre chose que je ferai jamais pour toi; j’ai fait plus, et veux faire plus. Avant que le monde fut je t’avais choisi. J’ai fait alliance avec toi. Je me suis dépouillé de Ma gloire et je devins un homme pour toi; j’ai donné ma vie pour toi; et si j’ai fait tout ceci, je te secourrai sûrement maintenant. En t’aidant, je suis en train de te donner ce que j’ai déjà payé pour toi, si tu as besoin de mille fois plus, je te le donnerai; tout ce dont tu as besoin, ce n’est rien pour moi de te l’accorder. Te secourir toi? Ne crains pas! S’il y avait une fourmi à la porte de ton grenier demandant du secours, ce ne serait pas te ruiner que de lui accorder une pleine main de ton blé; et tu n’es rien qu’un mince insecte à la porte de ma toute puissance. Je viens à ton secours." 

Ô mon âme, n’est-ce pas assez? As-tu besoin de plus de force que le Tout Puissant de la Sainte Trinité? Veux-tu plus de sagesse qu’il en existe dans le Père, et plus d’amour qu’il n’en déploie en son Fils, et plus de puissance qu’il n’en manifeste par l’action de son Esprit? Apporte ici ta cruche vide! Sûrement ce puits la remplira. Dépêche-toi, fais connaître tes besoins, et apporte-les ici …  tes vides, tes malheurs, tes besoins. Toutes les rivières de Dieu sont pleines pour te pourvoir; que peux-tu désirer d’autre? Vas mon âme, en ceci est ta puissance. L’Éternel Dieu est ton secours! 

Ne crains pas, je suis avec toi, oh ne sois pas confondu! Moi, je suis ton Dieu, et je veux encore t’apporter du secours.

Par Charles H. Spurgeon

jeudi 3 septembre 2015

L'épreuve de Hudson Taylor - Secours dans la promesse de Jésus

Hudson Taylor, alors missionnaire en Chine, perdit son épouse bien-aimée à qui il était marié depuis douze ans. Ses collaborateurs hésitaient toujours à lui parler de madame Taylor, car il était évident qu'il éprouvait une paix dans le Seigneur Jésus et que leurs paroles étaient inutiles. Dieu était son refuge et son réconfort. Observons sa résilience et sa soumission à la volonté de Dieu dans cet extrait d'une lettre écrite de la main de M. Taylor. Quel exemple de foi! Et Dieu, qui est infiniment riche en bonté, l'a soutenu dans son épreuve. Il est le même Dieu en qui nous croyons! Quelle que soit l'épreuve que nous traversons, Il est toujours là et ne permettras pas que nous soyons tentés - ou malmenés - au-delà de nos force! Il est un verset auquel s'accrochait M. Taylor en Jean 4 verset 14, lorsque Jésus dit  que "celui qui boira de l'eau que je lui donnerai n'aura jamais soif, et l'eau que je lui donnerai deviendra en lui une source d'eau qui jaillira jusque dans la vie éternelle." Que, par la grâce de Dieu, il nous soit donné de comprendre ce verset et que nous puissions, nous aussi, nous saisir de cette promesse de Jésus.

"Je viens de relire ma lettre, et ma conviction n'a pas changé; au contraire, l'épreuve l'a approfondie. Du plus profond de mon âme, je bénis Dieu de savoir que c'est Lui qui fait ou permet toutes choses. Il fait tout concourir au bien de ceux qui l'aiment. Dieu seul sait ce que ma chère femme était pour moi: la lumière de mes yeux, la joie de mon cœur... Presque à la dernière minute de sa vie, alors que ses lèvres ne pouvaient plus parler, elle passa une de ses mains autour de mon cou et mit son autre main sur ma tête, pour implorer sur moi une bénédiction, autant que j'ai pu le comprendre. Dieu a vu qu'il était bon de la reprendre; bon pour elle assurément, et Il l'a fait tout doucement, sans la laisser souffrir; mais bon aussi pour moi qui suis appelé désormais à travailler et à souffrir seul. Non pas seul, certes, car Dieu est plus près de moi que jamais. Et maintenant c’est à Lui que je dois confier toutes mes tristesses et mes difficultés, ne pouvant plus les dire à ma chère Maria. Elle ne peut plus intercéder pour moi; mais Jésus le fait. Il me faut marcher un peu moins par le sentiment, un peu moins par la vue, un peu plus par la foi.
Combien me manquaient ma chère femme et le bruit des petits pas de mes enfants, maintenant en Angleterre. Vingt fois le jour, quand je sentais ma soif reparaître, je criais: Seigneur, tu l'as promis. Tu m'as promis que je n'aurais jamais soif! Et quand je l'appelais ainsi, soit de nuit, soit de jour, avec quelle rapidité il rassasiait mon cœur attristé. Je me demandais s,il était possible à ma bien-aimée, dans le ciel, de jouir de sa présence plus que moi dans ma chambre solitaire. Savoir que "n'aura" signifie "n'aura", que "jamais signifie "jamais"que "soif" désigne un besoin quelconque non satisfait est une des plus grandes révélations que Dieu puisse faire à une âme."

Prions que Dieu puisse rassasier les cœurs assoiffés,  que, quel que soit le besoin de l'âme qui a besoin d'être comblé, il le soit par la glorieuse présence de Dieu. 

Seigneur Dieu, tu vois les besoins de tous et chacun. Je te remercie de tes paroles, car elles sont dignes de confiance. Nous savons qu'elles sont vérités et vie. Tu n’es pas un homme pour ne pas accomplir les paroles sorties de ta bouche. Merci Jésus de cette merveilleuse promesse que tous ceux qui boiront de ton eau n'auront plus jamais soif. Mais il y a plus. Gloire à Dieu! C'est que tu as promis que cette eau deviendrait une source d'eau qui jaillira jusque dans la vie éternelle! Merci Jésus pour ce précieux Saint-Esprit, consolateur des âmes affligées, protecteur du roseau courbé mais non cassé, car Seigneur, tu es notre soutien et notre force. Nul ne t'est comparable ici-bas; ta sagesse et ton amour sont manifestes pour ceux qui veulent bien ouvrir leur cœur à ton amour. Auparavant, leur âme était comme le lit d'une rivière asséchée. Désolée, aride. Mais tu es venu en eux et ton eau vive coule maintenant en abondance et ils sont débordés de joie, de paix et d'amour pour leur prochain. Ta grâce s'est manifestée, et elle est suffisante pour rassasier les âmes assoiffées. Grand Dieu, ta miséricorde dure à toujours; tu gardes ceux qui t'appartiennent, et ils ne défaillent point. Tu affermis leur foi, et rien ne peut détourner leurs regards, car ils regardent vers la croix, où le sang précieux de Jésus a coulé et où qu'Il a acquis la victoire totale sur toutes situations. Gloire au Seigneur! Merci Père éternel, de ce que tu as donné la connaissance de ces choses à un plus grand nombre, afin que ta gloire soit manifestée et que tous puissent te louer pour l'ensemble de tes œuvres, car elles sont parfaites! Nous gardons ta parole dans nos cœurs, car elle est le souffle de vie en nous.  Ce souffle que tu as placé dans les narines du premier Adam, le souffle de ton esprit qui ne se nourrit que de ta présence, Père éternel, car il est de toi et il t'appartient, et c'est à toi qu'il retournera lorsqu'il nous sera redemandé le jour de la mort de cette enveloppe charnelle dont nous sommes tous recouverts. Ô Dieu, Père saint, nous te louons et te glorifions dans le précieux nom de Jésus, notre Seigneur et Sauveur adoré en qui nous sont acquises toute consolation et toute victoire! Amen!

dimanche 25 mars 2012

Le sermon sur la montagne : Demandez, et vous recevrez!

Mathieu 7 : 7-8 "Demandez, et l’on vous donnera; cherchez, et vous trouverez; frappez, et l’on vous ouvrira. Car quiconque demande reçoit, celui qui cherche trouve, et l’on ouvre à celui qui frappe."


Demandez, cherchez et frappez. Trois choses : Quel est l’objet de notre demande? Qui, et que cherchons-nous premièrement? Et à la porte de qui allons-nous frapper?


Il est possible que, malgré que nous soyons fidèles dans notre engagement avec Christ, nos prières restent pour un temps sans réponses. Mais persévérons! Notre foi est mise à l’épreuve, tandis qu’il nous semble que Dieu tarde à nous répondre. Il nous purifie, il nous rapproche de Lui, afin que notre foi s’affermisse de jour en jour. Soyons fidèles dans l’obéissance à la Parole, et notre Père accomplira ses promesses, car Il prend plaisir en ceux qui le cherchent, et qui se tournent inlassablement vers Lui, en tout temps, en tout lieu et en toutes situations.

Lorsque nous persévérons dans la prière, et que nous demandons quelque chose à notre Père céleste, nous savons qu’il nous accordera ce que nous lui demandons, pourvu que ce que nous lui demandons soit conforme à Sa volonté. Psaumes 37 : 4 "Fais de l’Éternel tes délices, et il te donnera ce que ton cœur désire." Nous avons vu en Matthieu 6 : 8 que notre Père connaît déjà ce dont nous avons besoin, avant même que nous le lui demandions. D’où l’importance d’avoir comme priorité dans notre vie de marcher en communion avec Dieu, par Jésus-Christ, car, en le suivant fidèlement, notre désir, notre volonté première sera que Sa volonté se fasse en nous. Alors, Éphésiens 3 :20 nous enseigne que notre Dieu pourra faire infiniment plus que ce que nous demandions ou pensions!

Que le royaume des cieux soit l’objet de notre désir, et les soupirs que nous enverrons vers le Père, par Jésus-Christ, le concerneront également. Ultimement, notre Père nous accordera son Saint-Esprit, l’Esprit de vérité, qui dirigera toute notre conduite, et qui nous guidera dans nos prières, lui qui nous a été promis par Christ avant qu’Il ne retourne vers le Père. L’apôtre Paul nous explique en Romains 8 : 26-27 que l’Esprit intercède pour nous auprès de Dieu, et que Dieu connaît quelle est la pensée de l’Esprit, car c’est selon Sa volonté que l’Esprit intercède en notre faveur.

En Matthieu 7 : 9-11, Jésus comparera tout le bien que notre Père veut nous faire avec les hommes qui, malgré leur méchanceté, sont capables de donner de bonnes choses à leurs enfants. Si un homme ne donne pas une pierre à son enfant lorsque celui-ci lui demande du pain, à bien plus forte raison, notre Père céleste nous donnera-t-il ce qui est bon pour nous, si nous le lui demandons avec foi! (Matthieu 21:22) Toutefois, il importe que nous sachions que Dieu ne nous accordera jamais ce qui ne nous est pas utile dans notre marche avec Lui, malgré toutes les prières que nous pourrions faire. Mais, il ne nous laissera jamais sans réponse! S’il ne veut pas nous accorder ce que nous lui demandons, il nous le fera savoir, d’une manière ou d’une autre. Il connaît mieux que nous-mêmes ce qui nous est nécessaire, et il distribue à chacun de ses enfants ce dont ils ont besoin, selon sa grande bonté. C’est pourquoi, comme Jésus nous exhortera à le faire en Jean 15 : 7, demeurons en lui, et que ses paroles demeurent en nous, et, de cette façon, ce que nous demanderons nous sera accordé. Comprenons bien que si nous demeurons en Christ, et que ses paroles demeurent en nous, ce qui importera le plus pour nous n’est pas ce qui est de ce monde, mais les choses du royaume de Dieu. Lorsque telle est notre priorité, alors, souvent même sans avoir à le demander, tout le reste nous sera accordé par surcroit, selon ce que notre Père céleste juge nécessaire de nous donner. (Matthieu 6 : 33) Quel Dieu magnifique!

Jésus dira en Jean 14 : 12-14 que lorsque nous croyons en lui, que nous faisons ses œuvres, et que nous demandons quelque chose au Père en son nom, cela nous sera accordé. Non pas pour notre plaisir personnel, mais afin que le nom du Père soit glorifié. N’est-ce pas là le but ultime de la vie de tout chrétien, que de glorifier Dieu en tout temps et en toutes choses?

Nous avons précédemment abordé le thème de la réponse à la prière, entre autres dans Le sermon sur la montagne : Le Notre Père, publié le 26 février 2012, Persévérer dans la prière, publié le 26 mai 2011, Matthieu 21 : 22 : "Tout ce que vous demanderez avec foi par la prière, vous le recevrez", publié le 17 juin 2011.


Quant à la possibilité que notre Père céleste ne réponde pas à nos prières, et que l’objet de nos recherches ne contribue pas à l’avancement du le royaume de Dieu, Jacques 4 : 3 nous explique que nous ne recevons pas de Dieu lorsque nous demandons mal, c’est à dire, lorsque nous nous approchons du Père seulement dans le but qu’il satisfasse nos désirs. Une telle prière équivaut à demander à notre Père céleste d’accepter que nous partagions notre cœur entre Lui et les choses du monde. Nous n’avons nul besoin de préciser que ce n’est pas là la prière d’un véritable enfant de Dieu et que, dans de telles conditions, Il ne nous accordera jamais ce que nous lui demandons.


Pour plus de détails, nous avons déjà étudié ce sujet dans Jésus ne me répond pas. Pourquoi?, publié le 4 novembre 2011.

Que la volonté du Père s’accomplisse en chacune de nos vies, Amen.