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samedi 6 novembre 2021

Il faut qu'il croisse et que je diminue

Il faut qu’il croisse, et que je diminue (Jean 3:30).


Retournons au verset 26 de Jean 3, où nous trouvons des disciples de Jean lui "dénonçant" le fait que tout le monde allait à Jésus. Nous devinons que les disciples de Jean devaient se faire de plus en plus rare, alors que la foule qui suivait Jésus augmentait tous les jours. Les disciples de Jean ne comprenaient pas cela, et peinaient probablement à accepter cette situation. C'est pourquoi Jean les rassura en leur disant: "Il faut que le Christ croisse, et que moi, simple mortel, je diminue".

Jésus-Christ est au-dessus de tout et de tous. Il a rendu témoigné de ce qu'il a vu et entendu là-haut dans la gloire. Lorsqu'il est descendu sur Terre, il a rendu témoignage à la Lumière avec nos mots, mais tous ne l'ont pas reçu. Et tous ne le reçoivent pas non plus de nos jours. La rébellion contre Dieu atteint son paroxysme dans nos sociétés; le péché et les perversions de toutes sortes remplissent le vide créé par l'abandon des commandements de Dieu desquels l'humanité croit s'être libérée. 

À travers tout cela, que faisons-nous? Nous nous accrochons à Jésus, car nous sommes totalement dépendants de Lui. Il faut qu'Il croisse en nous, et que nous diminuions. Parce que sans Lui, nous ne pouvons rien faire (Jean 15:5). Parce que "Celui qui vient d'en haut est au-dessus de tous" (Jean 3:31). Peu importe nos circonstances, Il demeure sur son trône, et la première place dans notre vie lui revient de droit, parce qu'il nous a racheté à un prix élevé, celui de son propre sang. Cela est difficile à accepter et à mettre en pratique dans une génération où le rejet de l'autorité de Dieu est quasi total, mais nous ne sommes pas seul dans ce combat; l'Esprit de Dieu nous aide, par la transformation de nos pensées et désirs, à aimer ce que Dieu aime et à haïr ce qu'il hait, de sorte que rien d'impur ne puisse prendre racine en nous.

Il faut qu'il croisse et que je diminue, c'est aussi une autre manière de dire: ce n'est plus moi qui vis, mais c'est Christ qui vit en moi. Celui qui croit en Jésus ne croit pas pour une vaine gloire personnelle, comme c'est la coutume de plusieurs aujourd'hui qui aiment à se montrer et à exalter leurs propres accomplissements spirituels. Jean le Baptiste l'avait compris, et c'est la raison pour laquelle il se réjouissait de voir le nombre de ceux qui suivaient Christ aller en augmentant. Il avait un cœur de serviteur, et il était entièrement soumis à la volonté de Dieu. Il connaissait son appel, et jamais il n'essaya d'usurper la place et l'autorité qui revenait à Christ seul. Ce n'est plus moi, mais Christ. Cette pensée devrait être dans le cœur de tout croyant, sachant que nous devons nous effacer afin que Christ prenne réellement la place qui lui revient en nous. 

Pour bien comprendre l'humilité de Jean qui devrait caractériser la vie de tout chrétien, nous n'avons qu'à lire ce qu'il dit à ses disciples en Jean 3:29: "Celui à qui appartient l'épouse, c'est l'époux; mais l'ami de l'époux, qui se tient là et qui l'entend, éprouve une grande joie à cause de la voix de l'époux: aussi cette joie, qui est la mienne, est parfaite". Jean ne se compte même pas parmi les membres de ceux qui forment l'épouse de Christ, mais simplement comme un ami au service de l'époux. Et dans cette situation il dira de lui-même que sa joie est parfaite. Il était pleinement satisfait de la position qui lui avait été assignée par son Créateur, et il en était reconnaissant. Notons au passage que ce sont toujours ceux qui sont les plus reconnaissants (envers Dieu) qui sont les plus heureux. 

Jean était un doigt qui pointait vers Jésus. Il ne pouvait pas être malheureux de voir les Juifs suivre celui vers qui il pointait! Oh! Qu'il nous soit fait la grâce d'être ce petit doigt pointant vers Jésus seul, en toutes circonstances. Non pas moi, mais Christ en moi!   

Car Christ "est la tête du corps de l'Église, il est le commencement, le premier-né d'entre les morts, afin d'être en tout le premier" (Colossiens 1:18).
Adorons note Sauveur avec une foi humble, car toutes choses ont été faites par Lui, pour Lui. Mourons au péché, diminuons, afin que le nom de Christ soit exalté dans nos vie et qu'il nous élève dans sa glorieuse présence, au temps convenable.

Que toute la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen.

samedi 9 décembre 2017

Jean-Baptiste douta-t-il?

Matthieu 11:2-3 : "Jean, ayant entendu parler dans sa prison des œuvres du Christ, lui fit dire par ses disciples: Es-tu celui qui doit venir, ou devons-nous en attendre un autre?"

Quelqu'un a posé la question suivante: La question de Jean-Baptiste sur Jésus peut-elle être interprétée comme étant un doute?

Nous ne savons pas exactement les motivations de Jean Baptiste. Mais il faut comprendre la situation: Jean était en prison à cause de sa fidélité envers Dieu. Il n'avait pas retenue captive la vérité qui devait être annoncée, et cela lui coûta sa liberté, et ultimement, sa vie.
Dans sa situation difficile, Jean fût certainement tenté par l'ennemi et dût être assailli par les mêmes questions que nous aujourd'hui lorsque le malheur nous accable: pourquoi Dieu laisse-t-il arriver cette épreuve dans ma vie? Et il est probable qu'il se soit posé ce genre de question: "Ce Jésus que j'ai annoncé, le Messie qui devait venir et rétablir toutes choses selon Dieu, pourquoi n'a-t-il pas encore établi Sa justice sur terre? Si c'est Lui qui devait venir, comment ce fait-il que je souffre injustement dans ma prison? Comment cette situation peut-elle servir le royaume de Dieu?  

Jean Baptiste était un homme comme nous. Nous savons que lorsque nous cessons de regarder à Dieu et que nous fixons nos regards sur notre situation, nous ouvrons la porte à l'ennemi. Les tentations peuvent survenir à n'importe quel moment, mais dans une telle situation, nous risquons de commencer à méditer les pensées que l'ennemi nous donne. Et cela est très dangereux. Spirituellement, car cela conduit au doute, et le doute exclu la foi. Mais la personne qui perd la foi devient déprimée, car elle n'a plus d'appui solide sur lequel s'appuyer. Les gens du dehors aiment ridiculiser les chrétiens en disant que "Jésus est une béquille pour les pauvres d'esprits". En réalité, ils croient nous ridiculiser, mais, ils ont parfaitement raison et ils évangélisent lorsqu'ils disent une telle chose! (Matthieu 5:3) 
Jésus est certainement notre sainte béquille, et le psalmiste le nomme à plusieurs reprises "le rocher". Il est notre rocher, notre appui, notre refuge, notre espérance. Mais comme nous ne le voyons pas, cela est possible par la foi seulement. Et lorsque, dans une erreur de parcours, nous donnons à l'ennemi la chance de nous torturer en acceptant et en méditant ses pensées, en nous éloignant de la foi en Christ, il n'y a qu'une seule chose à faire: venir, ou revenir à Jésus.

Et c'est ce que fit Jean-Baptiste. Il ne pouvait pas aller à Lui personnellement, puisqu'il était en prison, mais il envoya ses disciples. Il avait besoin de rassurer sa foi. Et Jésus le rassura. Il guérit les malades; délivra des gens de leurs esprits mauvais; rendit la vue à des aveugles. Ensuite, il dit aux envoyés de Jean de lui rapporter ce qu'ils avaient vu et entendu, ajoutant: "la bonne nouvelle est annoncée aux pauvres" (Matthieu 11:5). La foi vient de ce qu'on entend, et ce qu’on entend vient de la parole de Christ (Romains 10:17). 

Plus encore que toutes les guérisons, ces mots durent rassurer la foi de Jean au plus haut point. La bonne nouvelle était annoncée aux pauvres. Dans l'Ancien Testament, la parole de Dieu était surtout adressée aux haut placés, et c'étaient ensuite eux qui dirigeaient le peuple. C'est ainsi que nous voyons que souvent, lorsqu'un roi suivait l'Éternel, le peuple le suivait également, et lorsque le roi se détournait des voies de Dieu, le peuple se détournait aussi. 
Mais les choses changèrent avec Jésus. La bonne nouvelle était annoncée aux pauvres. Nous savons qu'il ne s'agit pas ici de la seule pauvreté matérielle; seuls ceux qui se sont dépouillés d'eux-mêmes peuvent venir à Christ, après être passés par la repentance qu'avait prêché Jean-Baptiste!

Quel encouragement pour Jean au fond de sa prison d'entendre le rapport de ses disciples! Il savait maintenant que sa foi ne serait pas vaine; qu'il n'attendait pas le secours sans qu'il ne vienne. Oh certains diront que le secours n'est jamais venu, car Jean est mort décapité. Nous leur répondrons ceci: "(...)C’est dans la foi qu’ils sont tous morts, sans avoir obtenu les choses promises; mais ils les ont vues et saluées de loin, reconnaissant qu’ils étaient étrangers et voyageurs sur la terre. Ceux qui parlent ainsi montrent qu’ils cherchent une patrie. S’ils avaient eu en vue celle d’où ils étaient sortis, ils auraient eu le temps d’y retourner. Mais maintenant ils en désirent une meilleure, c’est-à-dire une céleste. C’est pourquoi Dieu n’a pas honte d’être appelé leur Dieu, car il leur a préparé une cité. (Hébreux 11:13-16). 

Et c'est de cette cité dont nous sommes les ambassadeurs. Nous ne sommes pas d'ici bas. Si vous êtes présentement dans la même situation que Jean Baptiste; venez, venez à Jésus! Posez-lui toutes vos questions; il ne vous rejettera pas! Au contraire, voyez-le agir, regardez ses bénédictions, regardez les vies qu'il transforme encore aujourd'hui. En toutes circonstances, gardez vos yeux fixés sur lui, votre foi sera constamment renouvelée et tous vos doutes se dissiperont

Que toute la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen.

dimanche 12 novembre 2017

Elie et Jean-Baptiste

Malachie 4:5 : "Voici, je vous enverrai Elie, le prophète, avant que le jour de l’Éternel arrive, ce jour grand et redoutable".
Matthieu 11:14 : "et, si vous voulez le comprendre, c’est lui qui est l’Elie qui devait venir".

Quelqu'un a demandé: Devons-nous comprendre que Jean-Baptiste était la réincarnation du prophète Elie?

Luc 1:15-17 nous parle de Jean-Baptiste en ces termes: "Car il sera grand devant le Seigneur. il ne boira ni vin, ni liqueur enivrante, et il sera rempli de l’Esprit-Saint dès le sein de sa mère; il ramènera plusieurs des fils d’Israël au Seigneur, leur Dieu; il marchera devant Dieu avec l’esprit et la puissance d’Elie, pour ramener les cœurs des pères vers les enfants, et les rebelles à la sagesse des justes, afin de préparer au Seigneur un peuple bien disposé". 
Et qu'est-il dit de cet Elie en Malachie 4:5-6 ? "Voici, je vous enverrai Elie, le prophète, avant que le jour de l’Éternel arrive, ce jour grand et redoutable. Il ramènera le cœur des pères à leurs enfants, et le cœur des enfants à leurs pères, de peur que je ne vienne frapper le pays d’interdit".

Elie n'avait pas besoin de revenir physiquement dans le corps de Jean-Baptiste pour que s'accomplisse la promesse biblique. Et Jésus n'a pas dit: "Jean-Baptiste est Elie réincarné", mais il a dit: "c'est lui qui est l'Elie qui devrait venir", faisant allusion à la prophétie de l'Ancien Testament. 

Le livre de Malachie est le dernier livre des prophètes de l'Ancien Testament. Après cela s'est comme installé un lourd silence où plus personne ne semblait prophétiser au nom de l'Éternel Dieu. La Bible nous rapporte dans le Nouveau Testament que le premier à reprendre le combat des anciens prophètes est justement Jean-Baptiste. Avec lui, la repentance était de nouveau prêchée. L'espoir renaissait. Non, Jean-Baptiste n'était pas Elie en chair et en os; lui-même nia cela lorsque la question lui fut posée en Jean 1:21, mais il est venu avec le même esprit que celui d'Elie, c'est à dire qu'il menait le même combat afin que le peuple vienne, ou revienne à Dieu en reconnaissant ses transgressions.

Il faut comprendre la mentalité des Juifs de l'époque. Lorsque Malachie prophétisa qu'Elie allait leur être envoyé, ils espéraient en un Elie en chair et en os. Au moment de la venue au monde de Jean-Baptiste, et de Jésus ensuite, ils vivaient sous domination romaine; ils espéraient l'aide divine d'abord et avant tout pour être débarrassé de ce joug qui s’appesantissait sur eux. Ce n'est pas inutilement que Jésus dira en Matthieu 11:15 : "Que celui qui a des oreilles pour entendre entende". Il venait de dire aux Juifs que Jean-Baptiste était l'Elie qui devait leur être envoyé.  Mais ce que Jean-Baptiste avait eut à leur dire n'était pas tout à fait ce qu'ils voulaient entendre... 

Jésus dira aux disciples, parlant justement de Jean-Baptiste: "Mais je vous dis qu’Elie est déjà venu, qu’ils ne l’ont pas reconnu, et qu’ils l’ont traité comme ils ont voulu. De même le Fils de l’homme souffrira de leur part (Matthieu 17:12). Et il est dit au verset 13: "Les disciples comprirent alors qu’il leur parlait de Jean-Baptiste".

Cela ne nous rappelle-t-il pas quelqu'un? N'avons-nous pas tous, à un moment ou à un autre, essayé de nous accaparer d'une ou de plusieurs promesses de Dieu en voulant les appliquer à notre manière dans certains aspects de nos vies? Il y a ce grave danger de passer à côté des promesses de Dieu alors même qu'elles s'accomplissent sous nos yeux; seulement, elles ne s'accomplissent pas de la manière que nous n'aurions pensé ou espéré. Cela fait en sorte que nous sommes souvent déçus et nous prétendons alors que "Dieu n'accomplit pas ses promesses". En réalité, Il les accomplit parfaitement; sommes-nous seulement disposés à les voir et à les laisser s'accomplir dans nos vie, comme Il le désire?

Prions.

Seigneur Dieu, je te remercie pour l'accomplissement de tes promesses. Tu es parfait en toutes tes œuvres,; qui oserait contester avec Toi? Je te demande pardon, Seigneur, pour les fois où j'ai douté de Toi, à cause de mon incrédulité. J'ai voulu diriger Ta pensée et Tes actions; et je me suis refroidi, parce que je pensais que Tu m'avais abandonné, en ce que Tu n'accomplissais pas ma volonté. En réalité, Tu étais à l'oeuvre plus que jamais, mais je suis passé à côté de ce que Tu faisais, parce que cela ne me plaisait pas. S'il te plaît; guérit moi de ma folie; délivre moi de moi-même et de ma nature humaine; donne-moi d'accepter Ta volonté comme étant aussi la mienne. Tes plans, tes décrets valent mieux que les miens, je le sais bien, et tout ce que Tu fais, Tu l'as préparé d'avance avant même que je n'existe. Rien ne te surprend, rien n'est trop petit ou trop grand pour Toi. Tout est en place afin que les hommes apprennent à Te connaître comme Tu es; le grand Dieu Sauveur; Rédempteur; Celui qui guérit et qui relève ceux qui sont courbés sous le poids de leurs péchés. Merci de Ta grande bonté et de Ta miséricorde, ô Dieu, merci pour Ta fidélité dans l'accomplissement de Tes promesses; merci, parce que ce que Tu dis, Tu le fais, afin que toute la gloire, l'honneur et la louange Te soit rendus, pour aujourd'hui et pour l'éternité, Amen.

dimanche 3 août 2014

Hérode et sa conscience

Marc 6: 14-29 "Le roi Hérode entendit parler de Jésus, dont le nom était devenu célèbre, et il dit: Jean Baptiste est ressuscité des morts, et c’est pour cela qu’il se fait par lui des miracles. D’autres disaient: C’est Elie. Et d’autres disaient: C’est un prophète comme l’un des prophètes. Mais Hérode, en apprenant cela, disait: Ce Jean que j’ai fait décapiter, c’est lui qui est ressuscité. Car Hérode lui-même avait fait arrêter Jean, et l’avait fait lier en prison, à cause d’Hérodias, femme de Philippe, son frère, parce qu’il l’avait épousée, et que Jean lui disait: Il ne t’est pas permis d’avoir la femme de ton frère. Hérodias était irritée contre Jean, et voulait le faire mourir. Mais elle ne le pouvait; car Hérode craignait Jean, le connaissant pour un homme juste et saint; il le protégeait, et, après l’avoir entendu, il était souvent perplexe, et l’écoutait avec plaisir. Cependant, un jour propice arriva, lorsque Hérode, à l’anniversaire de sa naissance, donna un festin à ses grands, aux chefs militaires et aux principaux de la Galilée. La fille d’Hérodias entra dans la salle; elle dansa, et plut à Hérode et à ses convives. Le roi dit à la jeune fille: Demande-moi ce que tu voudras, et je te le donnerai. Il ajouta avec serment: Ce que tu me demanderas, je te le donnerai, fût-ce la moitié de mon royaume. Étant sortie, elle dit à sa mère: Que demanderai-je? Et sa mère répondit: La tête de Jean Baptiste. Elle s’empressa de rentrer aussitôt vers le roi, et lui fit cette demande: Je veux que tu me donnes à l’instant, sur un plat, la tête de Jean Baptiste. Le roi fut attristé; mais, à cause de ses serments et des convives, il ne voulut pas lui faire un refus. Il envoya sur-le-champ un garde, avec ordre d’apporter la tête de Jean Baptiste. Le garde alla décapiter Jean dans la prison, et apporta la tête sur un plat. Il la donna à la jeune fille, et la jeune fille la donna à sa mère. Les disciples de Jean, ayant appris cela, vinrent prendre son corps, et le mirent dans un sépulcre."


Un tétrarque - que l'évangéliste Marc appelle ici un roi - pécheur qui a une épouse illégitime et meurtrière, ainsi qu'une jeune fille sensuelle (nulle autre que la fille de son demi-frère) voilà qui suffit à sceller le sort de Jean Baptiste.

Hérode appréciait écouter les enseignements de Jean, mais son cœur était fermé à Dieu. Il ne se laissait pas transformer par la parole vivante du Saint-Esprit qui lui parlait à travers Jean Baptiste. Il avait ce péché d'adultère qu'il ne voulait pas reconnaître comme tel. Imaginons un instant Jean Baptiste, debout devant le trône d'Hérode, prêchant comme à son habitude sur le royaume de Dieu. Soudain le Saint-Esprit lui met des paroles dans la bouche, des paroles qu'il ne peut pas retenir. Mais peut-être a-t-il été tenté par satan : "Qu’es-tu, Jean, devant un homme qui a pouvoir sur toutes choses, même sur ta vie? Si tu tiens à la vie, ne t'aventures pas sur cette voie. Ne dit que des choses bonnes à entendre, et certainement tu auras la vie sauve." Mais Jean Baptiste avait atteint cet autre niveau dans sa vie spirituelle avec Dieu. Il ne pouvait ni ne voulait considérer sa vie comme ayant plus de valeur qu'une âme à sauver. Pointant un doigt accusateur vers Hérode, il lui dit sans détour ses péchés et il ajouta : "il ne t’est pas permis d’avoir la femme de ton frère!" Cet homme, simplement vêtu de vêtement de poils de chameau, et d'une ceinture de cuir autour des reins, venait de faire la leçon au tétrarque. Silence dans la salle. Tout l'entourage d'Hérode est abasourdi. Comment ose-t-il? Ce dernier, nous semble-t-il, ne réagit pas sur le moment. Mais son épouse illégitime a tout entendu, et elle est en colère. Elle murmure des mots à l'oreille d'Hérode, et ce dernier fait un geste à ses gardes: "celui-là, jetez-le en prison!" 

"Repentez-vous, car le royaume des cieux est proche", prêchait Jean Baptiste lorsqu'il était dans le désert de Judée. C'était une chose de prêcher ce message aux simples citoyens comme lui, mais c'en était une autre d'offrir cette prédication à Hérode en personne!  Mais que pouvait-il faire? Cacher la vérité divine sous un sceau dans le but de sauver sa peau? S'il avait fait cela, il aurait perdu son âme!
Le dilemme est le même aujourd'hui pour plusieurs pasteurs un peu partout dans le monde. Doivent-ils prêcher ce qu'ils savent être la vérité divine, ou ne devraient-ils pas plutôt prêcher dans le but de ne pas perdre l'assentiment des fidèles de leur église, voire même à augmenter le nombre de bancs? Nous savons que la prédication sur le péché et la repentance ainsi que la nécessité de mener une vie sainte en recherchant la perfection de Dieu n'est pas populaire de nos jours. Parlez-nous d'un Dieu d'amour qui aime tant ses enfants qu'Il leur laisse faire tout ce qu'ils veulent. Mais ne nous parlez pas d'un Dieu qui place des balises sur notre chemin; - pour notre propre protection - nous voulons faire tout ce qui nous plaît, sans nous troubler la conscience.  Mais quoi? C'est exactement ce que firent Hérode et son épouse! Jean, tu nous troubles avec tes histoires de péché, vas-t'en en prison, et cesse de nous empoisonner la conscience.

Vint le jour fatidique où la Jézabel des temps du Christ fit danser sa propre fille pour l'anniversaire d'Hérode. Quelque chose d'aussi dégradant pour une personne de ce rang ne s'était jamais vu en Judée! Mais Hérode fut si impressionné par la danse de la jeune fille qu'il lui offrit par serment tout ce qu'elle désirait. La jeune fille, sur les ordres de sa mère, demanda la mort de Jean Baptiste. Était-ce la fin du prophète? Pas du tout! Mais ce l'était pour Hérode, qui ne voulut pas se convertir et changer de vie malgré l'avertissement qu'il avait reçu de la part du Saint-Esprit.

Après toutes ces choses, nous voyons un Hérode troublé par la prédication de Jésus. Il est persuadé que Jésus est en réalité Jean Baptiste ressuscité! Quelqu'un a dit un jour : "Hérode a eu peur que la mise à mort de Jean fasse élever une rébellion parmi le peuple, ce qui ne s’est pas produit; mais il n’a jamais craint que ce soit sa conscience qui se révolte contre lui, ce qui s’est produit." Sa conscience le trouble donc une fois de plus; on ne peut pas la fuir. Une conscience souillée et accusatrice est la preuve d'une condamnation future, s'il n'y a pas de repentance. N'attendons pas comme Hérode une danse de trop, un péché de trop. Voyez le surplus d'importance qu'il accorda à une simple danse, tout en emprisonnant et tuant un serviteur de Dieu qui ne l'avait averti que pour son propre salut! Si notre conscience nous reproche notre mauvaise conduite, repentons-nous immédiatement de nos péchés! Convertissons-nous! Venons, ou revenons à Jésus, ne faisons pas semblant de marcher avec Jésus tout en vivant dans le péché! Recherchons la vérité de Jésus comme notre plus grand trésor, marchons avec son Esprit, afin que son intelligence prenne la place de notre intelligence corrompue. Proverbes 2: 6-8 "Car l’Éternel donne la sagesse; de sa bouche sortent la connaissance et l’intelligence; Il tient en réserve le salut pour les hommes droits, un bouclier pour ceux qui marchent dans l’intégrité, en protégeant les sentiers de la justice et en gardant la voie de ses fidèles."

Que la gloire soit rendue à Dieu par Jésus-Christ notre Seigneur et Sauveur, Amen.