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dimanche 19 juillet 2026

Le chrétien en armure complète, par William Gurnall, 57e partie

 

Pourquoi la sincérité masque les défauts du saint.

Voici la quatrième interrogation : d’où vient cette sincérité qui couvre ainsi les imperfections du saint ?

Première raison. Elle découle de la grâce de l'alliance de l'Évangile, qui atténue la rigueur de la loi exigeant une obéissance absolue, en la résolvant en une sincérité et une vérité de cœur. Ainsi, Dieu, en concluant une alliance avec Abraham, s'exprime ainsi : "Je suis le Dieu tout-puissant ; marche devant moi et sois intègre", c'est-à-dire, sois sincère (Genèse 17:1). Comme si Dieu lui avait dit : "Abraham, vois ce que j'attends de toi, et ce que tu peux attendre de moi".

Je souhaite que tu me places devant toi, moi que tu t'efforceras sincèrement de plaire et d'obtenir pour toi tout au long de ta vie. Par ma intermédiaire, tu pourras te promettre ce qu'un Dieu Tout-Puissant peut faire, tant pour te protéger dans ton obéissance que pour te pardonner lorsque tu manques à une obéissance parfaite. Marche devant moi dans la vérité de ton cœur, et en Christ, je t'accepterai, toi et ton effort sincère, avec autant de bienveillance que j'aurais acceptée Adam s'il était resté innocent et n'avait jamais péché.

En effet, un cœur sincère, en vertu de cette alliance (je veux dire que l’alliance le soutiendrait et le défendrait, s’appuyant sur le Christ) pourrait converser avec Dieu et marcher devant lui avec autant de liberté et une plus grande familiarité, du fait d’une relation plus étroite, qu’Adam n’en a jamais eue, lorsque Dieu et lui étaient les meilleurs amis. "Si notre cœur ne nous condamne pas, alors", dit l’apôtre, "nous avons de l’assurance devant Dieu" (1 Jean 3, 21) ; nous avons à toute épreuve.

Et ce n’est pas la présence du péché en nous, telle que l’alliance est maintenant établie, que la conscience peut, ou, si elle est correctement informée de sa durée, nous condamnera. La conscience de Paul le justifiait, et même, lui procurait un motif de joie et de sainte gloire, alors même qu’il constatait que le péché s’agitait en lui. Non, la conscience est établie par Dieu pour juger en son nom, au plus profond de notre être. Elle est soumise à une loi qui détermine la sentence à prononcer pour ou contre, et c'est cette même loi par laquelle le Christ lui-même, au dernier jour, justifiera ou condamnera le monde. Lorsque nous comparaîtrons devant le tribunal du Christ pour le jugement de notre vie, la question cruciale sera de savoir si nous avons été sincères ou non. Et de même que le Christ ne condamnera pas l'âme sincère, même si mille péchés pouvaient lui être reprochés, de même notre cœur ne peut nous condamner.

Mais comment expliquer la grâce de Dieu dans l’alliance de l’Évangile, au point d’accepter une obéissance si imparfaite de la part de ses saints, lui qui fut si exigeant envers Adam à l’origine, au point que le moindre manquement, même commis une seule fois, était considéré comme impardonnable ? La réponse à cette question tient en deux points :

1. Dans l'alliance que Dieu a conclue avec l'humanité en Adam, aucun garant ne s'était porté garant auprès de Dieu de l'obéissance parfaite de l'homme à ses obligations. Dieu ne pouvait donc faire autrement que de rester fidèle à Adam, car il n'avait personne d'autre auprès duquel il aurait pu recouvrer sa gloire et ainsi se racheter des fautes que l'homme pouvait lui causer. Mais dans l'alliance de l'Évangile, il y a un garant (Christ le juste) qui est responsable devant Dieu de tous les manquements et fautes commis par le chrétien sur son chemin.

Le Seigneur Jésus ne se contente pas de prendre sur lui l'acquittement des immenses dettes liées aux péchés dont ils sont accusés avant leur conversion ; il prend également en charge toutes les petites dettes qu'ils contractent ensuite, par leur faiblesse. "Si quelqu'un a péché, nous avons un avocat auprès du Père, Jésus-Christ le juste, qui est la propitiation pour nos péchés" (1 Jean 2, 1-2). Ainsi, Dieu peut, sans que sa justice soit remise en cause, effacer les dettes des saints, pour lesquelles il est payé par leur caution. C'est certes une miséricorde envers les saints, mais aussi une justice envers Christ, qu'il agisse ainsi. Ô heureuse union où miséricorde et justice s'unissent et s'embrassent !

2. Dieu exigeait, à juste titre, une obéissance totale et parfaite de l'homme dans la première alliance, car celui-ci était alors parfait, doté de toute la puissance et de la capacité nécessaires pour l'accomplir. Dieu ne voulait donc rien récolter de plus qu'il n'avait semé. Mais dans l'alliance de l'Évangile, Dieu n'infuse pas d'emblée au croyant la grâce absolue, mais la grâce véritable ; c'est pourquoi il attend non pas une obéissance totale, mais une obéissance sincère. Il tient compte de notre nature, et chaque croyant est, si je puis dire, évalué dans les livres de Dieu comme le stock de grâce qu'il donne pour le faire croître.

Deuxième raison. La seconde raison tient au grand amour et à l'affection qu'il porte à cette disposition de cœur, d'où découle cet acte de grâce, visant à couvrir leurs faiblesses là où il les perçoit. L'amour a pour nature de couvrir les défauts, même ceux d'une multitude. Esther a transgressé la loi en se présentant devant Assuérus avant d'y avoir été convoquée ; mais l'amour a rapidement suscité le pardon du roi, qui lui a pardonné cette faute ; et, en vérité, elle n'a pas trouvé autant de faveur aux yeux de ce grand monarque que l'âme sincère en trouve aux yeux du grand Dieu.

Il ne se délectait pas plus de la beauté d'Esther que Dieu ne se délecte de celle-ci : "Ceux qui sont droits dans leur voie font sa joie" (Proverbes 11:20). Son âme s'unit à cet homme, car il est en accord avec sa propre nature sainte, et son cœur est droit comme le sien. Ainsi, comblé de voir un rayon de sa propre excellence briller en sa créature, il se réjouit en lui et le prend par la main pour le hisser dans le sein de son amour, un char plus précieux, à mon avis, que celui que Jéhu préféra à Jonadab pour sa fidélité.

On trouve rarement dans l'Écriture des personnes qualifiées de droites sans que leur droiture ne soit explicitement mentionnée ; mais il y a toujours un détail, à l'instar des ornements précieux et des gravures ouvragées de certains tombeaux, qui indique au visiteur que ceux qui y reposent ne sont pas des hommes ordinaires. Dieu, parlant de la droiture de Job, le présente comme un homme sans pareil à son époque : "Nul n'est comme lui sur la terre, homme intègre et droit."

Il a déjà été fait mention de son immense fortune, et là encore, il était exceptionnel. Mais lorsque Dieu triomphe de Satan en évoquant le serviteur qu'il avait à son service, il ne juge pas utile de le raconter au diable. Il ne dit pas : "As-tu remarqué mon serviteur Job ? N'y a-t-il personne de plus riche ?", mais : "Il n'y a personne droit comme lui" (Job 1:8).

Quand Dieu parle de la droiture de Caleb, voyez à quel point il l'exalte. "Mais mon serviteur Caleb, parce qu'il avait un autre esprit et qu'il m'a pleinement suivi, je le ferai entrer dans le pays", etc. (Nombres 14:24). Comme si Dieu avait dit : "Voici un homme que je ne méprise pas, au point de le prendre pour serviteur et favori ; il a plus de valeur que toute la multitude des Israélites qui murmurent." Il avait "un autre esprit", c'est-à-dire une excellence et une noblesse bien supérieures à celles des autres. Et où cela s'est-il manifesté ?

Les paroles suivantes nous éclairent : "Il m’a suivi pleinement." Or, ce qui lui valut ce grand honneur de la bouche même de Dieu, c’est sa sincérité, et particulièrement lors de son exploration du pays de Canaan (Josué 14:7, comparer avec le verset 9). Il fut fortement tenté de mentir. Les Israélites étaient si exaspérés par leur expédition qu’il aurait été le messager le mieux accueilli s’il avait apporté les pires nouvelles, leur donnant ainsi un prétexte pour murmurer contre Moïse, qui les avait menés à une telle situation. Sur les douze envoyés, dix approuvèrent la version du peuple mécontent ; si bien qu’en rapportant le contraire, il ne fut pas seulement soupçonné de mensonge, mais risqua sa vie au milieu d’un peuple enragé.

Pourtant, tel était le courage de cet homme saint, sa fidélité à sa mission et sa confiance en son Dieu, qu’il dit lui-même, dans Josué 14:7, qu’il "rapporta à Moïse, qui l’avait envoyé, la parole telle qu’elle était dans son cœur", c’est-à-dire qu’il ne chercha pas à se ménager par crainte ou par faveur, mais qu’il dit ce que sa conscience lui semblait vrai ; et ceci, parce que c’était une preuve éclatante de sa sincérité, est appelé par Moïse, au verset 9, "suivre pleinement Dieu" ; pour cela, le Seigneur érige au-dessus de sa tête une telle stèle de souvenir qui subsistera aussi longtemps que l’Écriture elle-même.

Pour ne citer qu'un autre exemple, celui de Nathanaël, que le Christ, à la première vue, ne put retenir, et fit savoir à tous ceux qui l'entouraient combien il lui était favorable. "Voici", dit-il à son sujet, "un véritable Israélite, en qui il n'y a point de ruse" (Jean 1, 47). Le cœur du Christ, tel l'enfant dans le sein d'Élisabeth lorsque Marie la salua, sembla ainsi bondir à l'arrivée de Nathanaël. Et cela transparaît dans ces mots, non pour le flatter et le rendre arrogant, le Christ savait à quelle âme humble il s'adressait, mais pour témoigner de sa propre grâce en lui, et en particulier de sa sincérité. Ainsi, sachant la grande valeur que le ciel accorde à cette grâce, ils pourraient, à l'instar de sages marchands, s'en procurer plus abondamment. Sa simplicité de cœur faisait de lui "véritablement un Israélite".

On pouvait voir beaucoup de belles apparences et de pompeux signes extérieurs parmi les pharisiens, mais ils n'étaient qu'une bande de vains prétentieux et de manipulateurs. Même lorsque certains d'entre eux vinrent à Christ, louant sa sincérité : "Maître, nous savons que tu es véridique et que tu enseignes la voie de Dieu en toute vérité" (Matthieu 22:16), alors ils se comportèrent comme des hypocrites et complotèrent pour le piéger par un discours flatteur et le mettre en danger ; comme vous pouvez le constater au verset 15. "Ils étaient venus pour le prendre au piège".

Mais Nathanaël n’avait aucun dessein en venant, si ce n’est de trouver le Messie qu’il attendait et la vie éternelle par lui. Aussi, bien qu’il fût alors victime de cette erreur courante de l’époque, selon laquelle aucun prophète ne pouvait venir de Galilée (Jean 7:52) (et encore moins un prophète aussi grand que le Messie, d’un lieu aussi obscur de Galilée que Nazareth), le Christ, voyant la sincérité et la droiture de son cœur, ne laissa pas son ignorance et son erreur influencer Son jugement à son égard.

Deux effets inséparables de la sincérité.

Pour expliquer pourquoi cette grâce de sincérité est si agréable à Dieu, au point de le captiver d'amour pour l'âme où il la trouve, il y a deux choses qui sont indissociables de la sincérité, deux effets qui en découlent et qui sont très efficaces pour susciter l'amour de Dieu et des hommes.

Premier effet. La sincérité rend l'âme disposée. Même lorsqu'elle est entravée par tant d'infirmités qu'elle est incapable d'accomplir pleinement son devoir, elle n'en reste pas moins prête à s'y consacrer, telle une aigle qui, dès qu'elle aperçoit sa proie, s'élance et la poursuit, même si son fourreau est retenu par le poing. Ainsi, l'âme sincère est intérieurement éveillée et poussée par un ardent désir d'accomplir son devoir, malgré les faiblesses qui la freinent. Un cœur pur et un esprit disposé sont unis. David conseille à son fils Salomon de "servir Dieu d'un cœur pur et d'un esprit disposé" (1 Chroniques 28:9).

Un cœur faux est un cœur inconstant ; il remet à plus tard son travail tant que possible. Et il est vain de se mettre au travail quand on n’a plus la discipline. Pourtant, les hypocrites sont comme des toupies qui ne durent pas plus longtemps qu’on les fait tourner, tandis que l’âme sincère est prête et proactive ; elle ne manque pas de volonté pour accomplir un devoir même si elle n’a ni le savoir-faire ni la force nécessaires.

On dit des Lévites qu’ils étaient "plus droits de cœur à se sanctifier que ne l’étaient les prêtres" (2 Chroniques 29:34). Comment cela se manifeste-t-il ? Parce qu’ils étaient plus empressés et disposés à s’y atteler. À peine la parole du bon roi concernant une réforme fût-elle sortie (verset 10) que les Lévites se levèrent aussitôt pour se sanctifier. Mais certains prêtres n’avaient pas la même disposition d’esprit et ne furent donc pas prêts aussi rapidement (verset 34), témoignant davantage de stratégie que de piété, comme s’ils voulaient attendre et voir comment les temps évolueraient avant de s’engager.

L'œuvre de réforme est un chemin semé d'embûches, que les âmes lâches aiment voir damées avant d'oser emprunter. Mais la sincérité est d'une autre trempe. À l'instar du voyageur fidèle que nul temps ne dissuade de poursuivre son chemin, l'homme intègre ne regarde pas les nuages, ne s'arrête pas en pensant à ceci ou cela pour se décourager, mais prend pour fondement la parole de Dieu, et, fort de cette assurance, seul un contre-ordre du même Dieu qui lui confie une œuvre pourra le faire rebrousser chemin. Son cœur est uni à la volonté divine. Si Dieu dit : "Cherchez ma face", il répond en écho : "Je chercherai ta face", oui, Seigneur ; comme si David avait dit avec ferveur : Ta parole est une source de revenus suffisante pour me conduire de ce devoir à celui où tu désires.

Il se peut que, lorsqu'une âme sincère s'acquitte de son devoir, elle le fasse avec faiblesse ; pourtant, cette même promptitude du cœur est merveilleusement agréable à Dieu. Imaginez la joie du père, lorsqu'il ordonne à son petit enfant d'aller lui rapporter ce qu'il peut porter, de le voir non pas se dérober à l'ordre, mais courir et y déployer toutes ses forces ; même s'il n'y parvient finalement pas, la bonne volonté de l'enfant le réjouit, de sorte que sa faiblesse, loin de le pousser à la réprimander, l'incite à la compassion et à l'aide. Le Christ recouvre ainsi les faiblesses de ses disciples : "L'esprit est bien disposé, mais la chair est faible." Oh ! cette obéissance qui, comme le miel qui coule sans effort, même en petite quantité, est délicieusement agréable à Dieu, telle est
l'obéissance sincère.

Deuxième effet. La sincérité rend l'âme très ouverte et libre à Dieu. Bien que l'âme sincère ait de nombreuses faiblesses, elle ne désire rien dissimuler à Dieu ; bien au contraire, si elle le pouvait, elle ne le ferait pas, et c'est ce qui réjouit Dieu au plus haut point. Assurément, il couvrira ce qu'une telle âme dévoile. Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous pardonner (1 Jean 1:9). Ce fut un acte d'une grande ingéniosité et d'une grande clémence de la part d'Auguste que, ayant promis par proclamation une forte somme d'argent à quiconque lui apporterait la tête d'un pirate célèbre, lorsque le pirate, ayant entendu parler de cette promesse, la lui apporta lui-même et la déposa à ses pieds, non seulement il le pardonna pour ses offenses passées, mais il le récompensa pour sa grande confiance en sa miséricorde.

Ainsi Dieu agit-il véritablement. Bien que sa colère se manifeste contre tout péché et toute injustice, lorsque l'âme vient librement et s'humilie devant lui, il ne peut lever le bras pour frapper celle qui glorifie tant sa miséricorde ; et c'est ce que fait le cœur sincère. En vérité, l'hypocrite, lorsqu'il a péché, le cache, comme Acan son "lingot d'or". Il rumine ses désirs, comme Rachel les idoles de son père. Il est aussi difficile de faire descendre une poule de son nid que de faire renoncer un homme à ses désirs et de les révéler librement à Dieu. Si Dieu lui-même ne le découvre pas, il ne se trahira pas. Je ne saurais mieux illustrer la différence d'attitude entre le cœur sincère et le cœur faux en cette matière que par l'exemple d'un serviteur mercenaire et d'un enfant.

Lorsqu'un serviteur (à moins qu'il ne soit l'un des mille) brise un verre ou abîme un bien appartenant à son maître, son seul souci est de le lui cacher. Aussi jette-t-il les morceaux dans un trou sombre, pensant qu'ils ne seront jamais retrouvés. Désormais, il ne se soucie plus du tort qu'il a fait à son maître, mais se réjouit d'avoir agi de façon à ne pas être découvert. Ainsi, l'hypocrite se croirait heureux s'il pouvait seulement dissimuler son péché aux yeux de Dieu. Ce n'est pas la trahison qu'il abhorre, mais la crainte d'être reconnu comme traître. Aussi est-il impossible d'aveugler le Tout-Puissant, comme on tente de couvrir le soleil pour l'empêcher de briller, l'hypocrite tentera néanmoins de le faire. Un malheur est prononcé contre de tels individus : "Malheur à ceux qui creusent profondément pour cacher leurs desseins à l'Éternel !" (Ésaïe 29:15).

Voilà le genre de pécheurs qui, loin de chercher à se faire pardonner après avoir péché, s'obstinent à se taire et à se tenir devant Dieu, comme Guéhazi devant son maître, comme s'ils n'avaient été nulle part ailleurs que là où ils devaient être. Ce sont ceux-là que Dieu couvrira de honte à dessein. Les Juifs étaient allés très loin dans cette hypocrisie, lorsqu'ils se justifiaient comme un peuple saint et mettaient Dieu si au défi qu'ils exigeaient de Lui qu'il prouve ses accusations, plutôt que de confesser ce qui était trop vrai et évident.

Ce Dieu les réprimande : "Comment peux-tu dire : Je ne suis pas souillé ? Je n’ai pas suivi Baal ? Regarde ta conduite dans la vallée, sache ce que tu as fait" (Jérémie 2:23). Êtes-vous si provocateur pour vous justifier, et avez-vous un cœur si hypocrite pour dissimuler de si viles pratiques ? Voudriez-vous encore passer pour des saints, et être considéré comme un peuple pur ? 

Remarquez bien, il ne faudra pas longtemps avant que ce peuple hypocrite, qui a ainsi dissimulé son péché, ne soit couvert de honte. "Comme le voleur est honteux quand on le surprend, ainsi est honteuse la maison d’Israël", dit le prophète (verset 26). C’est-à-dire, comme le voleur qui, d’abord, fait preuve d’insolence en niant les faits dont il est accusé, mais qui, lors de la perquisition, découvre les biens volés sur lui et est traduit en justice, est alors doublement honteux : pour son vol et pour son impudence à se justifier.

Il en est de même pour ce peuple et pour tous les hypocrites ; bien que, dans la paix et le confort, ils se vantent et s’enhardissent, semblant même mépriser ce qu’ils sont réellement, un temps viendra, qu’on appelle "le mois où ils seront découverts" (verset 2:24), où les cris et les terreurs de Dieu les atteindront, où ses craintes sèmeront la terreur dans leur conscience et feront ressurgir ce qu’ils ont si obstinément nié, révélant à eux-mêmes et aux autres les manœuvres et les tromperies qu’ils ont employées pour dissimuler leur péché.

On imagine aisément la honte qui recouvrira leurs visages et pèsera sur leurs têtes à ce moment-là. Dieu aime tromper ceux qui se croient si habiles ; car, à l’instar d’Achab, ils luttent contre Dieu sous un déguisement et ne veulent pas que l’on découvre leur véritable nature. 

Mais l'âme sincère emprunte une autre voie, et va plus vite. Comme un enfant qui, ayant commis une faute, n'attend pas que d'autres aillent le dire à son père, ni que celui-ci, par son air réprobateur, lui fasse comprendre qu'il est au courant ; mais, librement et de son propre chef, il va aussitôt vers son père, poussé par la seule chose qu'il porte à son cher père, et par le chagrin qui grandit à chaque instant où il tarde à s'excuser pour sa faute, et apaise sa douleur par une confession sincère et complète de sa faute aux pieds de son père. Il fait cela avec une telle sincérité, accordant à sa faute tout le poids de chaque circonstance aggravante, que si le diable lui-même venait à sa recherche pour glaner ce qui lui reste, il aurait bien du mal à rendre la situation encore plus sombre ; ainsi l’âme sincère confesse-t-elle à Dieu, ajoutant à la simplicité de sa confession un tel flot de douleur que Dieu, voyant son enfant bien-aimé en danger de sombrer trop profondément dans le désespoir (si de bonnes nouvelles ne lui parviennent pas rapidement), ne peut que moduler sa voix pour le consoler dans son deuil plutôt que pour le réprimander pour son péché.

dimanche 23 octobre 2022

Ô Dieu, nous avons péché contre toi

Les enfants d’Israël crièrent à l’Éternel, en disant: Nous avons péché contre toi, car nous avons abandonné notre Dieu et nous avons servi les Baals (Juges 10:10).


Si mon peuple sur qui est invoqué mon nom s’humilie, prie, et cherche ma face, et s’il se détourne de ses mauvaises voies, je l’exaucerai des cieux, je lui pardonnerai son péché, et je guérirai son pays (2 Chroniques 7:14).

Nous connaissons tous l'état misérable de notre monde, et nous savons que cela est dû au fait que nos nations se sont détournées du Dieu vivant. Personne ne peut prétendre avoir le pouvoir de régler les problèmes qui nous accablent, parce qu'ils sont d'ordre spirituel. Abandonnez Dieu, et Il vous abandonnera à votre stupidité et à vos sens réprouvés (Romains 1:18-32). Pire, Il accorde à ces nations des dirigeants selon leur cœur corrompu, ce qui fait en sorte que ces nations s'éloignent à une vitesse vertigineuse de tout ce qui est bien, allant jusqu'à légiférer pour que le bien selon Dieu soit maintenant appelé "mal", et tout ce que Dieu considère mal est légalisé. Tout cela fait en sorte que nous nous enfonçons toujours plus loin dans le mal, et la main de Dieu s'appesantit de plus en plus sur nous. 

La situation est-elle désespérée? Point de vue humain, oui. Nous sommes à un stade critique du jugement de Dieu. Lorsqu'Il abandonne une nation à son insanité, le mal ne fait que progresser car il n'a plus aucune retenue. C'est l'histoire de l'humanité. C'est l'histoire du peuple d'Israël. Et ça sera l'histoire de cette génération si elle ne se repent pas. Nous avons été des témoins privilégiés de ce qui arrive lorsqu'une nation se détourne de Dieu, mais nous faisons pire encore. Comment pouvons-nous imaginer un instant que Dieu nous protègera malgré notre rejet complet de qui Il est et de Ses commandements, et de Son salut qu'Il nous offre gratuitement en Jésus-Christ? Cette génération est sans excuse. C'est sciemment qu'elle rejette Dieu. La Parole a été répandue partout, nous l'avons vu à l'œuvre, mais cette génération a préféré les ténèbres et a entrepris de faire la guerre à Dieu et aux siens. 

Israël avait la mauvaise habitude, en tant de paix, de se détourner de Dieu et d'adorer les Baals. Nous avons fait la même chose. Oh, peut-être n'adorons-nous pas Baal, mais Moloch est bien présent dans nos nations, avec le culte du corps, de la personnalité et de l'épanouissement de soi qui conduit à tant d'avortements, qui sont autant de petites voix qui crient vers Dieu, Lui demandant de venger leur sang innocent. Mamon est bien présent dans nos sociétés corrompues, où la cupidité des hommes les conduits à tuer leur prochain de toutes les manières imaginables sans même le regretter, et cela, du simple citoyen aux grandes corporations et aux chefs de gouvernements. 

Tout au long du livre des Juges, nous voyons ce modèle qui revient: Dieu délivre Son peuple, celui-ci, lorsqu'il a été délivré, oublie la reconnaissance dû à son Dieu et se tourne vers les idoles; Dieu les abandonne à eux-mêmes, ce qui ôte par le fait même Sa protection de sur eux; la main de leurs ennemis s'appesantit sur Israël; le peuple crie vers Dieu et se repent, Dieu se laisse "attendrir" et Il les délivre de nouveau de la main de leurs ennemis, et le cycle recommence. Ainsi nous lisons en Juges 10:8-9 : "Ils opprimèrent et écrasèrent les enfants d’Israël cette année-là, et pendant dix-huit ans tous les enfants d’Israël qui étaient de l’autre côté du Jourdain dans le pays des Amoréens en Galaad. Les fils d’Ammon passèrent le Jourdain pour combattre aussi contre Juda, contre Benjamin et contre la maison d’Éphraïm. Et Israël fut dans une grande détresse".

Alors, le peuple se souvint de son Dieu, et accompli la parole prononcée par l'Éternel en 2 Chroniques 7:14: "Si mon peuple sur qui est invoqué mon nom s’humilie, prie, et cherche ma face, et s’il se détourne de ses mauvaises voies, -je l’exaucerai des cieux, je lui pardonnerai son péché, et je guérirai son pays". "Les enfants d’Israël crièrent à l’Éternel, en disant: Nous avons péché contre toi, car nous avons abandonné notre Dieu et nous avons servi les Baals" (Juges 10:10). 

N'imaginons pas que nos nations connaîtrons un meilleur sort que celui subit par le peuple même que Dieu s'était réservé. Cela n'arrivera pas. L'histoire nous démontre que Dieu fait en sorte que le châtiment d'une nation est égal à la multiplication de ses péchés et de ses idoles. Et les péchés de nos nations sont terribles, et ils sont en grand nombres! Les chrétiens ont une grande responsabilité en ce que plusieurs ont cessé d'être des portes-lumière dans un monde de ténèbres, préférant s'associer aux ténèbres plutôt que d'être haï par l'ennemi de notre salut et ses serviteurs. Nous nous contentons d'un évangile dilué, sans fondement biblique, où le nom de Jésus est à peine prononcé en chaire, où Christ n'est plus le seul Sauveur, et où Dieu ne rend jamais justice à chacun selon son obéissance ou sa désobéissance. Notre chrétienté est devenue tiède, où chacun s'empresse de servir le "Dieu" qui lui convient. En cela même, nous ne différons guère des Israélites qui se détournaient aisément de Dieu pour adorer les dieux des peuples qui les entouraient. Pareillement, selon l'humeur et le goût du jour, nous en sommes venus à créer un dieu qui se conforme aux affections de la chair et qui se soumet à nos sentiments et à notre volonté, et qui n'a plus rien à voir avec le Dieu véritable de la Bible qui est un Dieu d'amour, mais qui est fidèle et juste et qui ne peut se renier Lui-même. 

Quelqu'un a dit que "les temps faciles créent des hommes faibles". Je ne sais si cela est vrai, mais il est une chose qui est certaine, c'est que la facilité dans bien des pays a créé dans le cœur des gens une recherche d'encore plus de facilité et de bien-être, créant de toute pièce une religion basée sur un soi-disant "amour" et sur l'estime de soi, et mettant de côté tout ce qui, dans la Bible, pourrait aller à l'encontre de ce courant de pensée égoïste et mensonger. Si quelqu'un était rempli d'amour, c'est bien Jésus, et cela ne l'a jamais conduit à prêcher un évangile de facilité au détriment de la vérité. Et ultimement, cela l'a conduit à la croix. Réfléchissons à cela un instant. Nous ne pouvons pas servir Dieu et être aimé d'un monde qui se perd, c'est impossible. L'amour se trouve dans la vérité. Et la vérité se trouve en Christ. Et nous trouvons Christ dans la parole de Dieu, dans la Bible. Malheur à celui qui ajoute ou retranche une parole à ce livre (Apocalypse 22:18). 

Ce n'est pas sans raison que l'apôtre Paul écrira en Romains 1:18 que "la colère de Dieu se révèle contre (...) les hommes qui retiennent injustement la vérité captive". Le fondement d'une vie spirituelle solide repose sur la vérité de la révélation de Dieu qui se trouve dans Sa parole. Lorsque nous commençons à jouer avec Ses vérités en les adaptant à la mode du jour, il est impossible de vivre et de marcher d'une manière droite devant Dieu, parce que nous retenons ainsi la vérité captive de l'impiété et de l'impureté de cœurs non régénérés par le sang de Christ. Lorsque cette seule vérité est retenue captive, nous aboutissons à la génération qui est la nôtre: elle n'a ni boussole, ni gouvernail. Elle est comme un navire livré aux caprices du vent et des vagues sans possibilité aucune de corriger la route qui le mène droit sur un récif où il s'échouera et se brisera. La seule boussole dans un monde de mensonge sera toujours la vérité divine. Et il est de la responsabilité de tous ceux qui se prétendent chrétiens d'y demeurer fermement, étant ainsi des phares construits sur le Roc inébranlable, insensibles aux modes et aux philosophies mondaines et puériles. 

L'oppression des peuples qui les entouraient conduisit les Israélites à remettre en question leur conduite et croyances; l'inutilité et l'impuissance du culte qu'ils rendaient à leurs dieux de bois et de fer. De même, si nos cœurs ne sont pas totalement alourdis par la propagande diabolique qui sévit aujourd'hui, cherchant à rendre les chrétiens confortables dans un monde qui n'a jamais été aussi ouvertement rebelle et en guerre avec son Créateur, nous devrions réfléchir et remettre en question les évangiles faibles et sans puissance qui se sont multipliés au cours des vingt ou trente dernières années et qui trompent tant de personnes qui ne lisent plus leur Bible. Car l'image de Dieu que nous nous créons et qui n'est pas telle qu'Il s'est fait connaître à nous dans la Bible ne vaut pas mieux que les idoles que servaient les Israélites. Nous avons un peuple nombreux de soi-disant chrétiens qui ont fait de la poursuite des choses du monde leur priorité numéro un dans la vie. Il n'y a aucune différence entre ces gens et ceux qui ne croient en rien; ils ont la même ardeur à poursuivre les choses qui sont vouées à la destruction et qui ne peuvent les sauver du juste jugement de Dieu qui s'abat sur tous les rebelles.  

De toutes ces choses futiles que le monde offre, certaines ne sont pas mal en elles-mêmes, mais elles le deviennent lorsqu'elles prennent la place de Dieu en devenant des idoles. Lorsque notre âme est éveillée, par la grâce de l'Esprit du Dieu vivant, nous constatons rapidement à quel point l'éloignement de la vérité de Dieu nous séparait de Sa présence, de Sa bénédiction et de Sa protection. Et c'est ce qui est arrivé aux Israélites. Lorsque la main de leurs oppresseurs s'est suffisamment appesantie sur eux, ils sont, pour ainsi dire, rentré en eux-mêmes et ont réfléchi à leur conduite à la lumière de la parole de Dieu. Et ils ont reconnu à quel point ils avaient besoin d'un Sauveur, et pas n'importe lequel: le seul Dieu vivant, le Créateur de toutes choses, visibles et invisibles; Celui qui les avait fait sortir d'Égypte d'une manière surnaturelle et qui, de la même manière, leur avait donné le pays promis, lorsqu'Il marchait devant eux. 

De la même manière, notre génération a besoin de rentrer en elle-même et de constater les dégâts causés par son éloignement de Dieu. Rien ne peut nous délivrer sauf Celui-là même qui donne la vie et qui la reprend. Nous avons besoin d'aide, et cette aide ne viendra d'aucun politicien ou d'aucune vedette de cinéma. Il nous faut retrouver l'humilité et le chemin de la prière; il nous faut nous repentir et rejeter cet orgueil destructeur et fléchir de nouveau les genoux devant le grand Dieu vivant, dans la prière et les supplications. Il faut que cette repentance soit sincère, et que nos cœurs soient réellement affligés par nos péchés. Car Dieu dira à Son peuple, au verset 13: "Mais vous, vous m’avez abandonné, et vous avez servi d’autres dieux. C’est pourquoi je ne vous délivrerai plus". Ce qu'Il désirait, c'était une repentance sincère, et non pas une espérance de délivrance pour aussitôt retourner dans une vie mauvaise. Il voulait que leur cœur soit réellement désespéré de la condition dans laquelle ils s'étaient eux-mêmes plongées, car leur problème était plus profond que seulement la main de leurs oppresseurs s'appesantissant sur eux. Leur problème était d'ordre spirituel, car ils s'étaient rebellés contre Dieu, comme nous l'avons fait dans cette génération.

Le Psalmiste pose la question en Psaumes 11:3 : "Quand les fondements sont renversés, le juste, que ferait-il?" Alors que les nuages menaçants s'amoncellent au-dessus de la Terre, annonciateurs d'une tempête non plus à venir, mais qui est déjà là, la même question se pose à nous, qui sommes croyants: Alors que les fondements de nos sociétés sont ébranlés et que l'ennemi destructeur a installé ses serviteurs à tous les niveaux de la société, jusqu'aux plus hautes autorités, que faisons-nous? Il faut plus que jamais, comme jadis les Israélites l'ont fait, qu'un cri de désespoir jaillisse du cœur des vrais croyants pour tous les perdus qui ne sont pas actuellement en mesure de crier eux-mêmes pour recevoir le secours de Dieu. Il faut que les chrétiens s'attachent au véritable Évangile, en ignorant les fables habilement conçues pour détourner les cœurs du plus grand nombre de la seule vérité qui peut nous affranchir de l'esclavage du péché et de la mort. Cette vérité, elle ne se trouve qu'en Jésus, qui a dit qu'Il était "le chemin, la vérité et la vie" (Jean 14:6). Il nous faut reconnaître notre égarement, peut-être en tant qu'individus, mais aussi en tant que société, et nous devons espérer en la miséricorde de Dieu, qui ne prend pas plaisir à la perte des pécheurs. 

Dieu s'est révélé à nous dans la Bible, mais Il s'est aussi révélé à Son peuple au cours de l'histoire, et ce qui ressort est Sa grandeur et Sa majesté. Il semble que, même parmi les chrétiens, nous ayons oublié notre petitesse devant un si grand Dieu. L'aspect de la gloire de l'Éternel était comme un feu dévorant (Exode 24:17). La gloire du Dieu saint, de l'Éternel Dieu tout-puissant n'est pas quelque chose à prendre à la légère. Tous les prophètes de l'Ancien Testament se prosternaient, le visage contre terre lorsqu'ils étaient confrontés à leur propre petitesse devant un si grand Dieu. Jésus va bientôt juger ce monde, mais souvenons-nous qu'Il n'est pas d'abord venu pour juger, mais pour sauver. Il nous faut être réconcilié avec Dieu par Lui. C'est un Dieu Juste et Saint. Nous ne pouvons pas nous élever à ces standards afin d'éviter le jugement sans nous accrocher étroitement à Jésus en nous livrant totalement à Lui. C'est par Lui que Dieu a choisi de Se réconcilier le monde, et aujourd'hui plus que jamais, il est temps de venir ou de revenir à Jésus, agenouillés devant Sa majesté, acceptant son offre de pardon, Lui qui, dans Sa grâce, veut pardonner le pire des pécheurs. 

Si le méchant revient de tous les péchés qu’il a commis, s’il observe toutes mes lois et pratique la droiture et la justice, il vivra, il ne mourra pas. Toutes les transgressions qu’il a commises seront oubliées; il vivra, à cause de la justice qu’il a pratiquée. Ce que je désire, est-ce que le méchant meure? dit le Seigneur, l’Éternel. N’est-ce pas qu’il change de conduite et qu’il vive? (Ézéchiel 18:21-23). 

Que toute la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen.

dimanche 11 octobre 2020

Jusqu'à quand clocherez-vous des deux côtés?

 Alors Elie s'approcha de tout le peuple, et dit: Jusqu'à quand clocherez-vous des deux côtés? Si l'Éternel est Dieu, allez après lui; si c'est Baal, allez après lui! Le peuple ne lui répondit rien. (1 Rois 18:21)


Cette même question pourrait malheureusement être posée à beaucoup de chrétiens de notre temps. La crainte de l'Éternel est quasi inexistante. Certains ne croient même plus à l'existence de l'enfer! Ils n'ont aucune intimité avec Dieu. Cette parole du prophète Esaïe reprise par Jésus s'applique à nous: ce peuple m'honore des lèvres, mais son cœur est éloigné de moi (Matthieu 15:8). La vraie foi a été remplacée par une foi superficielle et cupide, qui espère seulement pour les choses de ce monde, mais qui a mis en veilleuse la vie spirituelle en Dieu. Ces gens n'ont plus que l'apparence de la piété, ayant peut-être sans le vouloir, depuis longtemps déjà, renié Celui qui est seul digne d'être adoré: Jésus-Christ.   

D'un nouveau sondage parmi deux milles personnes se disant chrétiennes aux États-Unis, il ressort que quarante-quatre pourcent d'entre eux trouvent que la Bible n'est pas claire au sujet de l'avortement et que trente-quatre pourcent d'entre eux considèrent que l'avortement est moralement acceptable. 
Ce sondage démontre à quel point la chrétienté occidentale est perdue, pourrie par les faux enseignements et par les influences du monde et qu'elle est de moins en moins basée sur les saintes écritures. Ce n'est pas normal que, de nos jours, nous ayons tant de difficulté à faire la différence entre beaucoup de chrétiens et d'incroyants! Ils sont ensemble, vous les regardez et il n'y a aucune différence dans leurs agissements, dans leurs manières de s'habiller, de parler, de vivre. Et vous apprenez par hasard que monsieur un tel allait à l'église; vous ne l'auriez jamais deviné! 
Et cela n'est pas surprenant, puisque les enseignements sur le salut en aucun autre que Christ, sur la gravité du péché, sur la repentance, sur l'obligation de marcher comme Jésus a marché, ou tout autre sujets inconfortables aux pécheurs sont laissés de côté pour faire place à des enseignements sur l'estime de soi et sur la prospérité ou toute autre tendance du moment; la Bible n'est plus enseignée dans ces églises ou émissions sur internet, faisant place à des "enseignements" sur le racisme systémique et sur la justice sociale. Au cours de ces "prédications"', certains réussissent même le tour de force de ne citer aucun verset biblique! Mais si vous voulez la justice, et mettre fin à la haine, comment pouvez-vous y arriver sans la parole de Dieu, puisque si l'injustice et la haine règnent en maître sur Terre, c'est précisément parce que la parole de Dieu a perdu sa place dans nos vies?! Ce n'est peut-être pas l'intention de ces prédicateurs, mais le résultat est celui recherché par l'ennemi de nos âmes: la vérité est de moins en moins prêchée, laissant les "brebis" dans une noirceur spirituelle effrayante. Nous savons que Jésus a dit: "Vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous affranchira". Mais s'il ne se trouve plus personne pour pointer vers cette vérité, qui la connaîtra, et qui se repentira de ses péchés pour être sauvé? 

En 1 Rois 18:18, Élie reproche à Achab d'avoir abandonné les commandements de l'Éternel et d'être allé après les Baals. Nous ne pouvons rien espérer de bon lorsque, jusque dans les plus hautes autorités d'un pays, les commandements de Dieu sont rejetés et remplacés par des décrets humains. Il en va de même pour les autorités d'une église, et pour les croyants en général. L'esprit de Dieu ne peut pas être insulté impunément en l'homme (Éphésiens 4:30; Genèse 6:6-7). Il faut que tous les croyants s'attachent à Christ et à ses enseignements avant toutes choses. Christ est le chemin, la vérité et la vie (Jean 14:6), c'est une certitude que nous avons, que personne ne peut nous enlever lorsque nous croyons à la parole de Dieu. 

La pression de ce monde vendu au péché ne devrait pas suffire à entraîner les chrétiens hors de la vérité. Les Israélites du temps d'Élie étaient soumis au règne tyrannique d'Achab et de sa Jézabel. Nous savons qu'elle servait les Baals, et il est possible que bien des gens du peuple adoraient les idoles pour être bien vus d'elle et pour accéder à des postes plus élevés. Que cela nous serve de leçon! N'abandonnons pas la vérité pour être bien vus de ce monde, dans la poursuite d'une vaine gloire éphémère. 

Les autels de Baal sont nombreux autour de nous; le culte du "moi"; la télévision; l'internet; les plaisirs de toutes sortes; la prospérité financière, et quoi encore! Et la question d'Élie est la même qui se pose aux chrétiens modernes: Jusqu'à quand clocherez-vous des deux côtés? Si l'Éternel est Dieu, allez après lui; si c'est Baal, allez après lui! 

En Osée 10: 2, l'Éternel dit de son peuple qu'il a le cœur partagé, et qu'il en portera la peine. Jésus a dit en Matthieu 6:24 que nous ne pouvons pas servir deux maîtres à la fois. En 1 Corinthiens 10:21-22, l'apôtre Paul dira: Vous ne pouvez boire la coupe du Seigneur, et la coupe des démons; vous ne pouvez participer à la table du Seigneur, et à la table des démons. Voulons-nous provoquer la jalousie du Seigneur? Sommes-nous plus forts que lui? 

Ne soyons pas comme le renard qui voit deux proies devant lui et qui ne parvient pas à décider laquelle il va chasser. S'il court tantôt après l'une, tantôt après l'autre, il est certain qu'il se privera lui-même de déjeuner! 

Nous avons un combat spirituel à mener, et il commence en chacun de nos cœurs. À chercher ce que ce monde a le mieux à offrir tout en prétendant servir Dieu, ces "croyants" se priveront certainement eux-mêmes de la récompense à venir. En effet, nous lisons en 1 Jean 2:15-17 : "N'aimez point le monde, ni les choses qui sont dans le monde. Si quelqu'un aime le monde, l'amour du Père n'est point en lui; car tout ce qui est dans le monde, la convoitise de la chair, la convoitise des yeux, et l'orgueil de la vie, ne vient point du Père, mais vient du monde. Et le monde passe, et sa convoitise aussi; mais celui qui fait la volonté de Dieu demeure éternellement". 

Jésus dira en Matthieu 12:30: "Celui qui n'est pas avec moi est contre moi, et celui qui n'assemble pas avec moi disperse". L'apôtre Paul écrira dans sa lettre aux Romains que l'affection de la chair, ou pour les choses de ce monde, est inimité contre Dieu. Si la grâce de Dieu nous suffit, comme nous le chantons avec certains cantiques de louange, alors nous n'avons pas besoin du Baal moderne, de la pensée de ce monde voué à la destruction. 

Il est une chose que nous ne devons pas oublier, c'est que nous sommes ici-bas des serviteurs (Matthieu 6:24). Assurons-nous de servir le vrai Dieu, afin d'avoir part à Son royaume promis en Jésus-Christ. Marcher comme Jésus signifie de marcher dans Ses traces, sans compromis. Allons devant Dieu, et accusons devant Lui toutes les idoles de nos vies. Repentons-nous, abandonnons-les! Ne chérissons pas ce qui nous éloigne de la présence de Dieu. Aujourd'hui est le moment de prendre position une fois pour toute; il faut nous engager en tant que peuple de Dieu a marcher dans les pas de Jésus. Sincèrement. Fermement. Nous ne voulons pas servir les idoles; délaissons-les une fois pour toute, et attachons-nous à la vérité! Soyons entièrement consacrés à Dieu. Soyons comme une lampe sur le chandelier divin; que la lumière de Sa parole éclaire les ténèbres, afin que nous ne trébuchions point, et qu'elle illumine aussi ceux qui sont autour de nous, pour la gloire de Dieu. 

Amen.

samedi 30 mai 2020

Gédéon et l'autel de Baal

Juges 6:25-26 : "Dans la même nuit, l’Éternel dit à Gédéon: Prends le jeune taureau de ton père, et un second taureau de sept ans. Renverse l’autel de Baal qui est à ton père, et abats le pieu sacré qui est dessus. Tu bâtiras ensuite et tu disposeras, sur le haut de ce rocher, un autel à l’Éternel ton Dieu. Tu prendras le second taureau, et tu offriras un holocauste, avec le bois de l’idole que tu auras abattue."

Avant que Dieu ne puisse nous utiliser pleinement pour Sa gloire, nous devrons renverser toutes les idoles qui se dressent dans nos vies, peu importe ce que cela peut nous coûter. C'est un problème pour beaucoup de chrétiens de nos jours, puisque plusieurs cherchent l'approbation des hommes plutôt que celle de Dieu. 

Les gens de la ville, quand ils virent l'autel de Baal renversé, voulurent faire périr Gédéon. 
Les pécheurs n'aiment pas, (et cela ne changera jamais) que leurs péchés soient dévoilés par la Parole de Dieu. Raison pour laquelle la haine contre les chrétiens et la Bible est de plus en plus grande en ce monde, puisque les hommes savent que leur conduite n'est pas droite, mais ils ne veulent pas en entendre parler (Marc 13:13). Alors ils veulent faire taire ce qui rappelle à leur conscience l'horreur de leur conduite. La Bible est leur ennemi numéro un, car le diable sait que c'est là que se trouve la vérité qui peut les sauver, et il ne veut pas qu'ils se repentent. 
La persécution des chrétiens en Occident ne fait que commencer, mais elle est en place depuis longtemps dans d'autres parties du monde. Il ne faut pas s'en surprendre, et cela ne s'améliorera pas, jusqu'au retour de Jésus-Christ. Les hommes ne supportent plus d'entendre la vérité; ils appellent le mal, bien, et le bien, mal. Et malheur à ceux qui osent demeurer ferme dans la vérité biblique! Les gouvernements adoptent des lois pour les empêcher de prêcher la vérité, même à leurs propres enfants, sous peine de se les voir arrachés et placés dans un autre foyer. C'est bien là la marque d'un monde sous l'emprise du diable! Ceux qui veulent demeurer droits devant Dieu sont stigmatisés, certains perdent leur emploi parce qu'ils ne veulent pas signer certains documents leur exigeant de renoncer à leurs convictions chrétiennes; ils sont traités de "fondamentalistes religieux", d'intolérants, et quoi encore! Mais au final, ce sont ces chrétiens qui subissent la persécution des mains de ceux-là même qui prétendent être persécutés par eux! Et cela au nom de quoi? De la tolérance que nous serions supposés avoir envers le péché! Ils prétendent que la Bible a été écrite pour contrôler les peuples, mais leur plus grand désir est de contrôler la pensée, les croyances et les actions des chrétiens! Ils exigent, comme le fait la Chine communiste, que des parties entières de la Bible ne soient plus prêchées, qu'elle soit modifiée (d'autres rêvent de brûler tous les exemplaires de la Bible, bonne chance!), afin qu'elle puisse entrer dans le moule du moderniste. Pendant que le monde occidental pense se libérer en s'éloignant du christianisme, en rejetant tout ce qui vient de Dieu, le monde musulman sort de sa noirceur, par la grâce de Dieu, et des milliers acceptent Jésus comme leur Seigneur et Sauveur. Ce sont ceux-là qui sont réellement libérés, gloire à Dieu! 
L'ennemi ne sera jamais à court d'arguments pour tenir en son pouvoir ceux qui le servent, mais surtout, pour essayer de ramener à lui ceux qui marchent présentement avec Christ. Il est donc important de ne pas craindre les pécheurs, et de ne pas sommeiller spirituellement, car l'ennemi rôde, il attaque avec toutes les armes à sa disposition, afin de faire tomber ceux qui ne sont pas suffisamment ancrés dans la Parole de Dieu. Nous devons lui résister avec une foi ferme, avec les armes spirituelles que Dieu nous donne (1 Pierre 5:9; Éphésiens 6:11). 

Déjà, l'ennemi s'est infiltré dans l'église moderne avec toutes sortes de faux évangiles (l'estime de soi, la prospérité, le "royaume maintenant", etc...) qui n'ont plus rien à voir avec la Bible (Hébreux 13:8-9), et il trompe ainsi beaucoup de faibles dans la foi. Les gens fixent leurs yeux sur ce qui est terrestre plutôt que de chercher la sanctification. L'ennemi est rusé, et ses autels idolâtres sont nombreux. 
Mais l'exemple de Gédéon nous démontre qu'avant de nous attaquer aux autels des faux dieux dans la vie des autres, nous devons d'abord renverser ceux qui sont dans notre vie; qui nous empêchent ainsi que nos familles de progresser dans la foi en notre Seigneur Jésus-Christ. Avant que Dieu ne puisse nous utiliser glorieusement pour Son œuvre, nous devons d'abord nous soumettre à Lui, dans une parfaite obéissance à Sa sainte volonté. 

Dieu a commandé à Gédéon de renverser l'autel de Baal. Malheureusement aujourd'hui, à cause de ce qui leur est enseigné, beaucoup de chrétiens seraient tentés de négocier avec Dieu, à cause des implications que cela représenterait, et de Lui dire: "Mais Père Éternel, pourquoi renverser cet autel, puisque je peux l'utiliser pour t'offrir mon propre sacrifice? 

Nous pouvons déjà leur répondre: mais parce que si tu veux offrir un sacrifice à l'Éternel, c'est à dire ta propre vie, tu te dois d'abord de couper tous les liens avec le péché, quel qu'il soit, parce que tu ne peux pas être au service du péché et au service de Dieu en même temps (Éphésiens 4:20-24). L'autel du péché auquel tu sacrifiais précédemment doit être renversé dans ta vie, et cela doit être visible pour tous! Il doit y avoir une nette démarcation entre ton ancienne manière de vivre et celle que tu dois avoir présentement en tant que disciples de Jésus. Pour démontrer toute l'importance que doit avoir la pureté du cœur de celui qui prétend servir Dieu, Jésus dira même que si nous avons une offrande à présenter à Dieu, mais que nous avons quelque chose contre notre frère, d'aller d'abord nous réconcilier avec notre frère, et ensuite, aller présenter notre offrande à Dieu (Matthieu 5:23-24).

"Tu bâtiras ensuite et tu disposeras, sur le haut de ce rocher, un autel à l’Éternel ton Dieu. Tu prendras le second taureau, et tu offriras un holocauste, avec le bois de l’idole que tu auras abattue" (Juges 6:26). Dieu demande à Gédéon d'offrir le taureau en holocauste, avec le bois de l'idole abattue précédemment. Il est important de noter que Dieu lui demande d'utiliser le bois de l'autel, après l'avoir abattue, pas avant! 
Dieu a de bons plans pour nos vies. Nous n'avons pas été créés par Lui pour demeurer esclaves du péché. Celui qui se reconnaît comme pécheur, et qui se repent en allant vers Dieu, par Jésus, ne sera jamais rejeté!  
Il arrivera même que certaines erreurs de notre passé nous servent de témoignage dans cet aujourd'hui qui est le jour du salut. Ce qui avait été désiré par l'ennemi pour notre perte peut ainsi être utilisé pour rendre témoignage de la gloire et de la puissance transformatrice de Dieu, qui, en Jésus, nous sort de la boue du péché, par Sa grâce, nous ramenant en quelque sorte de la mort à la vie. Gloire à Dieu! 

Ne laissons jamais l'ennemi nous reprendre notre témoignage en retournant dans le péché, en laissant des autels d'idolâtrie s'ériger dans notre vie. Que ces faux autels soient renversés une fois pour toute! Nous sommes l'œuvre de Dieu, l'argile entre Ses mains expertes. Rendons-Lui l'honneur qui Lui est dû en marchant d'une manière digne de Son nom. 

"C’est pourquoi, ceignez les reins de votre entendement, soyez sobres, et ayez une entière espérance dans la grâce qui vous sera apportée, lorsque Jésus-Christ apparaîtra. Comme des enfants obéissants, ne vous conformez pas aux convoitises que vous aviez autrefois, quand vous étiez dans l’ignorance. Mais, puisque celui qui vous a appelés est saint, vous aussi soyez saints dans toute votre conduite, selon qu’il est écrit: Vous serez saints, car je suis saint" (1 Pierre 1:13-16).

Que toute la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen.