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dimanche 4 août 2024

L'importance de la reconnaissance

 

Lorsque tu mangeras et te rassasieras, tu béniras l'Éternel, ton Dieu, pour le bon pays qu'il t'a donné (Deutéronome 8 :10).
Ils s'engraissent, ils sont brillants d'embonpoint, ils dépassent toute mesure dans le mal (Jérémie 5:28).

L'apôtre Paul nous avait avertis que, dans les derniers jours, les hommes seraient "ingrats", c'est à dire qu'ils ne seraient pas reconnaissants (2 Timothée 3:2). Nos pays ont été bénis au-delà de toute mesure pendant de nombreuses années. Certains ont même été fondés sur le nom de Jésus, avec des lois tirées directement de la Bible. Les bons comportements étaient enseignés dans les écoles, la prière y était présente, des versets de la Bible étaient affichés, non seulement sur les murs des écoles et d'autres endroits publics, mais ils étaient aussi inscrits dans les cœurs. Il y avait une crainte de Dieu, même parmi les païens, car le péché n'était pas encouragé par diverses lois bidons poussées par des gouvernements corrompus moralement et spirituellement. Que s'est-il donc passé pour que nos nations jadis chrétiennes tombent aussi bas, au point d'encourager les vices les plus méprisables, et de mépriser presque tout ce qui est bon et bien, et approuvé de Dieu? 

Nous avons manqué de reconnaissance. Lorsque, comme le dit le verset, nous avons mangé et que nous nous sommes rassasiés, nous nous sommes enorgueillis plutôt que de remercier et glorifier Dieu pour les bénédictions dont Il nous avait comblé. Verset 11: "Garde-toi d'oublier l'Éternel, ton Dieu, au point de ne pas observer ses commandements, ses ordonnances et ses lois, que je te prescris aujourd'hui". Nous nous sommes engraissés, comme dit le prophète Jérémie, corporellement, mais aussi en orgueil et en désobéissance de toute sorte, et nous avons dépassé le point de non retour en tant que société en ce qui concerne le mal. Et Dieu demande au verset suivant: Ne châtierais-je pas ces choses-là? Ne me vengerais-je pas d'une pareille nation? (Jérémie 5:29). 

Revenons un instant à Deutéronome 8:2. Il y est écrit: "Souviens-toi de tout le chemin que l'Éternel, ton Dieu, t'a fait faire, (...) afin de t'humilier et de t'éprouver, pour savoir qu'elles étaient les dispositions de ton cœur et si tu garderais ou non ses commandements". Dieu connaît les dispositions de nos cœurs. Mais Il nous place dans des situations où nous sommes comme devant un miroir; nous devrions reconnaître si nous sommes vraiment disposés à Le suivre, coûte que coûte, ou si nous préférons suivre les penchants de nos cœurs tortueux. Nous devrions, en toutes circonstances, avoir un cœur disposé à glorifier Dieu, même si tout ne va pas exactement comme nous le voudrions. Encore plus devons-nous être reconnaissants lorsque nos greniers sont remplis et que nous avons la santé et que nous sommes comblés de toutes les bénédictions possibles et imaginables! 

Mais voilà, nos cœurs orgueilleux ne veulent pas naturellement faire cela. Ils préfèrent se vanter d'avoir accompli ces choses, et ce serait "à force d'efforts et d'intelligence" que nous aurions prospéré, et non pas à cause que Dieu nous avait béni. Quelqu'un a dit avec raison que "le plus grand danger pour le croyant est que tout aille trop bien, tout le temps". Trop souvent, il s'amollit, il ne reste pas sur ses gardes, il ne sait pas, ou ne sait plus résister aux attaques de l'ennemi, qui viennent de différentes manières, la plupart du temps en vivant sans aucune reconnaissance envers Dieu. Son cœur s'enorgueillit, et peu à peu il s'endurcit et s'éloigne de Dieu pour s'attacher à ce que ses yeux voient et à ce que ses mains touchent; c'est là désormais que se trouve sont trésor. La prospérité matérielle est une tentation comme tant d'autres pour les chrétiens, et nombreux sont ceux qui sont tombés dans ce piège! On en a même fait un évangile qui est en train de tromper le monde entier! Le pseudo évangile de la prospérité, de la "parole de foi" et de l'estime de soi; tout tourne autour de l'homme, et non de Jésus seul.

Quelqu'un a dit que les chrétiens pauvres n'ont pas la même tentation, parce qu'ils sont plus en mesure de discerner la main de Dieu dans leur vie. C'est vrai qu'ils peuvent probablement plus témoigner de chacune des actions que Dieu fait pour eux, mais ils sont quand même sujets à la même tentation que ceux qui font tout ce qu'ils veulent! Celui qui a beaucoup cherche à posséder davantage, et celui qui a peu en veut plus; la recherche des richesses de ce monde est une tentation pour tous les croyants, de toutes générations et de toutes nations. Ce n'est pas péché de posséder beaucoup, gloire à Dieu pour ceux qui ne sont pas dans le besoin, car vous pouvez aidez ceux qui ont moins, mais prenez garde que votre cœur ne s'attache pas à ce que vous possédez, car immanquablement, vous vous détacherez de Dieu et de Sa parole! 

Souvenons-nous de l'histoire du jeune homme riche, en Matthieu 19:16-24. Oh, il voulait avoir la vie éternelle, au point même où il est allé voir Jésus pour recevoir des conseils à ce sujet. Mais lorsque Jésus lui a dit qu'il devait se dépouiller de ce qu'il possédait, c'est à dire qu'il devait détacher son cœur de ses choses au point d'être prêt à tout donner aux pauvres, il a reconnu que cela était au-dessus de ses forces. Le verset 22 dit "qu'il s'en alla tout triste, car il avait de grands biens". Comprenons ici qu'il avait fait de ses richesses une idole. Les paroles de Jésus ont été un miroir de son âme; Il lui a montré qu'il n'avait pas obéi à toute la loi comme il le prétendait, car il n'était pas prêt à aider son prochain, à prendre soin de la veuve et de l'orphelin, comme Dieu l'exigeait, parce son cœur était trop attachés aux choses de ce monde, son attention était constamment tournée vers les choses qui feraient de son passage ici bas un séjour doux et agréable, sans se soucier de la justice de Dieu. 

En cela, il ressemble à beaucoup d'entre nous qui ne nous soucions plus de la justice et de la sainteté de Dieu; de la sainteté qu'exige Dieu de ceux qui font profession de croire en Lui. Ce n'est pas à dire que nous devenons saints par nos œuvres; loin de là! Mais la sanctification est un processus de toute une vie, qui ne peut se mettre en marche que lorsque nous nous abandonnons totalement à Dieu, dans la repentance et la soumission, avec foi, et que nous le laissons agir en nous de manière à ce que Lui seul soit glorifié dans nos vies et que nous commençons à aimer ce qu'Il aime et à haïr le péché au même point qu'Il le déteste. Il y a toutes ces choses dont nous pouvons être riches; l'orgueil, le mensonge, l'hypocrisie, l'autojustification, et quoi encore! Toutes ces choses mettent un frein à l'action du Saint-Esprit en nous, et éventuellement, combinées au manque de reconnaissance qui caractérise habituellement ce genre de "richesse", l'amour pour le Seigneur Jésus-Christ se refroidit.

Quelqu'un a dit que le chrétien "a beaucoup à combattre, et qu'il devra y mettre tous ses efforts, pour rompre avec ses tentations et ses idoles". Dieu peut nous donner les outils et la force de résister à ces choses, mais Il ne peut pas les utiliser à notre place. Et l'une des meilleures armes qu'il a mise à notre disposition est la reconnaissance. Pour preuve, l'apôtre Paul ira jusqu'à dire: "J'ai appris à être content de l'état où je me trouve" (Philippiens 4:11-12). Il faut beaucoup de reconnaissance dans une vie pour pouvoir dire cela depuis une prison où il était enfermé, à cause du témoignage qu'il rendait pour Christ. 

Quel exemple! Combien plus devrions nous vivre avec une entière reconnaissance envers Dieu pour tout ce dont Il nous a comblé! "Lorsque tu mangeras et te rassasieras, tu béniras l'Eternel, ton Dieu". "Garde-toi de dire en ton cœur: Ma force et la puissance de ma main m'ont acquis ces richesses" (Deutéronome 8:17). Et c'est pareil spirituellement. Il n'y a rien que nous faisons, rien que nous ne ferons jamais qui nous méritera l'amour de Dieu ou qui nous acquerra le salut; c'est Dieu qui nous a aimé le premier, c'est encore Lui qui nous donne de l'aimer de d'aimer Sa parole, et c'est en Jésus seul que nous trouvons le salut. Nous avons tous cette tendance à nous enorgueillir d'une chose ou d'une autre, mais c'est parce que nous oublions ce que nous serions si Dieu n'était pas intervenu dans nos vies pour nous sortir de la boue d'où nous étions! Sans la présence de Dieu en nous, nous ne pourrions même pas vivre une seule journée sans faire étalage de notre péché et de notre dépravation; nous ne pouvons nous enorgueillir de rien! 

Comment pouvons-nous avoir goûté la bonté de Dieu et vivre sans reconnaissance? C'est impossible! "Souviens-toi de l'Éternel, ton Dieu, car c'est lui qui te donnera de la force pour les acquérir" (Deutéronome 8:18). Pour acquérir quoi? Les richesses dont il est question au verset 17. "Afin de confirmer, comme il le fait aujourd'hui, son alliance qu'il a jurée à tes pères" (fin du verset 18). Cette alliance se trouve dans le précieux sang de Jésus-Christ, gloire à Dieu! Comment pourrions-nous vivre sans reconnaissance, après tout ce que notre Père céleste a fait pour nous? Il ne déçoit pas et ne rejette pas ceux qui viennent à Lui avec un cœur repentant et contrit, Il bénit au-delà de tout ce que nous pensons et ce que nous pouvons constater, et Ses bénédictions spirituelles ne trouvent une limite que dans notre reconnaissance, car si nous vivons sans reconnaissance, comment pourrait-Il nous bénir davantage? Quelqu'un a dit que "Ses dons sont conformes à Ses promesses", et Ses promesses s'appliquent en ceux qui marchent avec un cœur droit devant Lui.

Rendez grâces en toutes choses, car c'est à votre égard la volonté de Dieu en Jésus-Christ (1 Thessaloniciens 5:18). Rendez grâces, c'est à dire, soyez reconnaissants en toutes choses, car c'est ce que Dieu veut pour nous, en Jésus-Christ. Et nous avons toutes les raisons d'être reconnaissants, car "Tu as pardonné l'iniquité de ton peuple, Tu as couvert tous ses péchés, Tu as retiré toute ta fureur, Tu es revenu de l'ardeur de ta colère. (...)J'écouterai ce que dit Dieu, l'Éternel; car il parle de paix à son peuple et à ses fidèles, pourvu qu'ils ne retombent pas dans la folie. Oui, son salut est près de ceux qui le craignent, afin que la gloire habite dans notre pays" (Psaume 85:2-3; 8-9), et encore: "Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus-Christ, qui nous a bénis de toutes sortes de bénédictions spirituelles dans les lieux célestes en Christ" (Éphésiens 1:3).

Soyons reconnaissants, en plus de toutes les bénédictions que cela apporte, car notre Dieu est digne de recevoir toute louage, honneur et gloire pour l'ensemble de Ses bontés, cela nous aidera à combattre notre nature humaine égoïste qui combat dans nos membres tous les jours que la vie nous est prêtée. 

Laissons le mot de la fin à l'auteur de la lettre aux Hébreux: "C'est pourquoi, recevant un royaume inébranlable, montrons notre reconnaissance en rendant à Dieu un culte qui lui soit agréable, avec piété et avec crainte, car notre Dieu est aussi un feu dévorant" (Hébreux 12:28-29). Que toute la gloire soit rendue à Dieu seul, dans le précieux nom de Jésus, Amen. 
 

dimanche 7 janvier 2024

La connaissance ne suffit pas

La connaissance enfle, mais la charité édifie (1 Corinthiens 8:1).


Nous trouvons ici une exhortations à ne pas sombrer dans l'orgueil parce que nous avons une connaissance théologique de Dieu. L'important n'est pas la connaissance, mais la relation que nous avons avec Lui. En effet, nous connaissons beaucoup de personnes sur la terre, mais avec la majorité d'entre elles, nous ne maintenons aucune relation que ce soit. Plusieurs personnes se vantent d'avoir beaucoup d'amis sur internet, mais dans la vie, elles sont seules au monde. C'est pareil avec Dieu. Nous pouvons le connaître parce que nous en avons entendu parler; nous pouvons avoir lu la Bible et avoir ainsi une connaissance plus approfondie de Lui, mais si nous ne maintenons aucune relation avec Lui par la prière et la mise en pratique de Sa parole, avec l'aide du Saint-Esprit, nous nous contentons de peu. 


L'apôtre Paul exhortait les Corinthiens de ne pas se contenter de savoir certaines choses concernant le culte des idoles. Parce que, nous l'avons dit, cela n'est pas suffisant de connaître superficiellement, parce que ça mène à l'orgueil. L'orgueil d'un homme l'égare loin de la face de Dieu, et ultimement, le perd. Nous devons au contraire être humbles et connaître les choses de Dieu en profondeur, au point d'en être imprégnés et que cela change notre conduite d'une manière radicale, pour la gloire de Dieu. 

L'apôtre Paul sait de quoi il parle lorsqu'il exhorte ainsi les Corinthiens. En Philippiens 3:6, il se décrit en disant qu'il était, avant sa conversion, "irréprochable à l'égard de la justice de la loi". Il dit donc ici qu'il connaissait non seulement la loi de Dieu, mais qu'il faisait tout en son pouvoir pour l'observer de manière stricte et rigoureuse, et en cela, il ne semblait y avoir personne pour affirmer le contraire. Mais il poursuit immédiatement au verset 7 en disant: "Ces chose qui étaient pour moi des gains, je les ai regardées comme une perte, à cause de Christ". À cause de Christ, il a compris que toute connaissance qu'il avait des choses de Dieu n'étaient que superficielles, et qu'en réalité, il ne connaissait même pas Dieu. Pourquoi? Il ne croyait pas en Jésus. 

Jésus n'a-t-il pas dit que "celui qui l'a vu a vu le Père"? Nous ne parlons évidemment pas ici de la vision des choses physiques, mais spirituelles. L'enseignement de Jésus est ce qui nous fait connaître le Père, et c'est aussi ce qui nous conduit à Lui pour recevoir le pardon de nos péchés et le don de la vie éternelle. Et qu'elle est l'une des premières choses que Dieu nous donne lors de notre conversion? L'amour. L'amour pour notre Dieu qui nous a délivré du pouvoir du péché et de la mort; l'amour pour la vérité; l'amour pour la Parole; l'amour pour notre prochain. Nous voyons tout cela dans la vie de l'apôtre Paul, qui transpirait pourtant la haine à l'égard des chrétiens quelques heures encore avant sa conversion. Et le voici totalement transformé, prêt à renoncer à sa propre vie si cela pouvait permettre d'en sauver quelques uns (Actes 20:24).       

Que dit-il donc en 1 Corinthiens 8:1 ? Que la connaissance enfle, mais que la charité, ou l'amour, édifie. L'amour édifie non seulement celui ou celle qui en est rempli, mais aussi les gens autour. L'apôtre Paul parle dans ce verset de viande sacrifiée aux idoles, et c'est tout le contexte de ce chapitre, mais cela pourrait s'appliquer à n'importe quel aspect de nos vies. Notre connaissance de certaines choses de Dieu ne devrait jamais nous rendre insouciants de la conscience des autres, mais au contraire, par amour pour Dieu et pour ceux que Jésus a donné Sa vie (pour les sauver), nous devons associer cette connaissance avec la justice de Dieu; avec des pensées pures, celles qui étaient en Jésus-Christ lorsqu'Il était sur la terre. 

Nous devrions donc comprendre notre verset d'ouverture comme suit: "La connaissance ne suffit pas; ne vous laissez pas guider par elle, mais au contraire, soyez remplis d'amour les uns pour les autres". Jésus le déclare ainsi en Jean 13:34: "Aimez-vous les uns les autres; comme je vous ai aimés, aimez-vous les uns les autres". Notre vie devrait être guidée par ce principe simple: ce que je fais; ce que je dis; cela édifie-t-il mon prochain? Quel exemple suis en train de donner à ceux qui sont faibles dans la foi? Suis en train d'utiliser cette connaissance que j'ai pour en faire trébucher, ou plutôt suis-je à les édifier, par une conduite exemplaire? N'est-il pas écrit qu'en toutes choses, nous devons glorifier Dieu (1 Corinthiens 10:31)? 

L'amour pour Dieu; l'amour pour notre prochain est ce qui doit guider notre conduite, et non pas une simple connaissance, tout en étant éloigné de Dieu. C'est pourquoi Paul dira au verset 9: "Prenez garde que votre liberté ne devienne une pierre d'achoppement pour les faibles"; c'est-à-dire pour ceux qui n'ont pas encore cette connaissance que nous avons de certaines choses de Dieu. Il poursuit au verset 10, disant: "Car, si quelqu'un te voit, toi qui a de la connaissance, assis à table dans un temple d'idoles, sa conscience, à lui qui est faible, ne le portera-t-elle pas à manger des viandes sacrifiées aux idoles"? Donc, si quelqu'un te voit, toi qui a de la connaissance, en train de faire quelque chose que lui croit être un péché, cela ne risque-t-il pas de le porter à pécher contre sa conscience? 

"Si, pour un aliment" (ou une action), ton frère est attristé, tu ne marches plus selon l'amour: ne cause pas, par ton aliment (ou par tes actions), la perte de celui pour lequel Christ est mort. Que votre privilège (ou votre connaissance) ne soit pas un objet de calomnie" (Romains 14:15-16). Et il ajoutera au verset 22: "Heureux celui qui ne se condamne pas lui-même dans ce qu'il approuve". "Car le royaume de Dieu n'est pas une affaire de manger ou de boire, ou de toute autre affaire terrestre, mais la justice, la paix, la joie par le Saint-Esprit" (Romains 14:17). Et il poursuivra au verset 19 en disant: "Ainsi donc, recherchons ce qui contribue à la paix et à l'édification mutuelle".

Tiens donc. Il revient encore ici avec l'édification. Remarquons aussi qu'il est beaucoup question de l'amour et de faire attention à ce que nous faisons devant notre prochain dans ce passage de Romains 14. Encore une fois, parce que cette connaissance que nous avons des choses de Dieu devrait être éclairée par l'amour, par Son amour, et que Son amour ne fera jamais rien pour faire tomber nos frères et sœurs dans la foi, mais au contraire, l'amour nous conduira à chercher le bien de notre prochain et à éviter à tout prix ce qui lui ferait du tort. Quelqu'un a dit que "celui qui est guidé par le véritable amour ne risque pas beaucoup de s'égarer ou de nuire à la cause de Dieu auprès d'un frère". 

Et comme cela est vrai! Si nous sommes guidés par l'amour, nous ne laisserons pas ce que nous considérons être juste être un objet de chute ou d'égarement pour quiconque, mais plutôt, nous nous en abstiendront, par amour pour Dieu et pour leur âme. Nous n'utiliserons pas notre liberté chrétienne produire des querelles ou du désordre, ou donner l'occasion aux païens de médire du beau nom de Christ. 

Parce que la connaissance seule enfle l'orgueil, mais que l'amour avec la connaissance édifie. Parce que la connaissance seulement peut conduire à l'égarement, mais l'amour et la miséricorde de Christ triomphe de toutes choses. Parce que le royaume de Dieu ne consiste pas en ces libertés que je prétend avoir d'agir de telle ou telle manière ici-bas, mais est une affaire de justice, de paix et de joie dans le Saint-Esprit. Laissons-nous guider par Lui, et Il nous empêchera d'être une pierre d'achoppement ou un mauvais exemple pour quiconque. Vivons d'une manière juste devant Dieu, et non pas en gardant simplement les apparences extérieures de la foi. Que le but de notre vie soit de vivre selon la volonté et le cœur de Dieu, et Il nous conduira certainement sur la voie que nous devons suivre pour le glorifier ici-bas devant les hommes. Il renouvellera complètement ce mode de pensée que nous avons qui nous conduit à ne penser qu'à nous-mêmes, et Il nous donnera un cœur disposé pour le servir et Lui obéir, jusqu'au jour bienheureux où Il nous rappellera auprès de Lui.

Que le Seigneur de toute grâce et de toute sagesse nous conduise dans toute la vérité, Amen.  

dimanche 18 juin 2023

Ménage de printemps

 "Il commença à rechercher le Dieu de David, (...)il commença à purifier Juda et Jérusalem des hauts lieux, des idoles, des images taillées et des images en fonte" (2 Chroniques 34:3). 


Josias avait huit ans lorsqu'il devint roi de Juda, et à l'âge de seize ans, il est dit qu'il commença à rechercher Dieu. À l'âge de vingt ans, il purifia Juda et Jérusalem de toutes les impuretés qui s'y trouvaient, il détruisit tous les lieux où étaient offerts les sacrifices aux idoles, ainsi que les idoles elles-mêmes. À vingt-six ans, il eut à cœur de réparer la maison de l'Éternel. Et c'est intéressant de lire au verset 14 que c'est alors que le sacrificateur Hilkija "trouva le livre de la loi de l'Éternel donné par Moïse".

La Bible ne dit-elle pas que Dieu se laisse trouver par ceux qui le cherchent de tout leur cœur (Jérémie 29:13-14)? Il est coutume, pour bien des gens, de faire un "grand ménage de printemps". Ils balaient, ils nettoient, et surtout, ils sortent toutes sortes de choses inutiles de leur maison. Ils font maison nette. C'est ce que Josias fit: un grand ménage. Après avoir cherché Dieu, il eut à cœur de purifier son pays des idoles, des images et des statues. Ses actions étaient la manifestation visible de l'attachement de son cœur à son Dieu. Pourtant, il n'avait pas encore lu le livre de la loi donnée par Moïse! Mais lorsqu'un cœur est touché par la puissance du Saint-Esprit, il est impossible que la personne reste la même. Il y a changement. Et alors qu'elle s'attache à son Sauveur, non seulement Lui-même la purifie-t-elle, mais elle aime tellement son Dieu qu'elle commence à aimer ce qu'Il aime, et à haïr ce qu'Il hait.     

Dieu avait bien dit en Exode 20:3-5: "Tu n'auras pas d'autres dieux devant ma face. Tu ne te feras point d'image taillée, ni de représentation quelconque des choses qui sont en haut dans les cieux, qui sont en bas sur la terre, et qui sont dans les eaux plus bas que la terre. Tu ne te prosterneras point devant elles". Alors que son cœur s'attachait à Dieu, n'ayant même pas encore le livre de loi dans lequel plonger ses regards, Josias comprit ce que l'Éternel attendait de lui, et il fit "maison nette" de toutes les saletés qui étaient en abominations devant Dieu.

Quelle est notre excuse aujourd'hui, nous qui avons la Bible dans nos maisons et même sur internet? Qu'attendons-nous pour faire aussi un grand ménage en sortant tout ce qui fait la guerre à notre âme? Que ce soit des objets physiques ou dans notre propre cœur, si nous cherchons réellement Dieu et nous attachons à Lui de tout notre cœur, Il ne nous laissera pas comme nous étions. Alors que nous nous approchons de Lui, nous commencerons, comme Josias, à aimer ce qu'Il aime, et à haïr ce qui est contraire à Sa sainteté. Il nous montrera ce qui représente des idoles dans nos vies, et nous les rejetterons. 

Josias n'a pas empêché sa jeunesse de lui nuire dans sa marche avec Dieu. Au contraire! Il en a utilisé sa vigueur pour accomplir les œuvres de Dieu. Remarquons comment il a pris part activement dans la destruction des autels aux faux dieux; au verset 4, il est dit "qu'on renversa devant lui les autels des Baal", et "qu'il brisa les idoles". Parce qu'il ne suffit jamais de simplement demander à Dieu de nous purifier sans que nous n'ayons d'efforts à faire. Que celui qui se droguait ne se drogue plus; que celui qui était sous l'emprise de la boisson cesse de s'en procurer; que celui qui est esclave de la pornographie se détourne de cela et sorte ces choses de sa maison s'il en possède, et ainsi de suite. Tout ce qui nuit à notre marche avec Dieu doit être abattu, avec la force et la sagesse qu'il nous donne.

Remarquons aussi que, nulle part il est dit que Josias s'enorgueillit des actions qu'il entreprit contre les faux dieux. Il accomplissait tout cela dans l'humilité, en fixant ses regards sur Dieu, en le cherchant de tout son cœur. Restons petits à nos propres yeux. Nous devons rejeter le mal, au-dedans de nous, mais aussi à l'extérieur, mais toujours d'une manière humble.

Il est dit de Josias que son cœur ne se détourna de Dieu ni à droite ni à gauche (verset 1). Coûte que coûte, advienne que pourra, nous devons constamment veiller sur notre conduite, à la lumière de la parole de Dieu. Ne portons pas attention à ceux qui prétendent que les chrétiens ne doivent jamais examiner leur conduite. Lorsqu'on eut lu le livre de la loi à Josias, lui qui était déjà droit devant Dieu, il déchira pourtant ses vêtements et dit: "Allez consulter l'Éternel pour moi (...), car grande est la colère de l'Éternel qui s'est répandue sur nous, parce que nos pères n'ont point observé la parole de l'Éternel et n'ont point mis en pratique tout ce qui est écrit dans ce livre" (verset 21). 

Lisons la Bible attentivement, et avec l'aide de l'Esprit, laissons-la nous mettre en examen: y trouverons-nous quelque chose qui nous accuse? Si tel est le cas, suivons ses instructions. Elles sont la sagesse de Dieu, elles sont effectivement les instructions qu'Il a laissées afin que nous marchions à Sa suite avec un cœur tout entier à Lui. Que notre conscience et notre cœur soient courbés devant l'autorité de la parole de Dieu. Laissons-Lui nous dicter ce qui doit sortir et entrer lors de notre "ménage de printemps", afin qu'Il prenne toute ls place qui lui revient en nous. 

Que toute la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen.  

dimanche 23 octobre 2022

Ô Dieu, nous avons péché contre toi

Les enfants d’Israël crièrent à l’Éternel, en disant: Nous avons péché contre toi, car nous avons abandonné notre Dieu et nous avons servi les Baals (Juges 10:10).


Si mon peuple sur qui est invoqué mon nom s’humilie, prie, et cherche ma face, et s’il se détourne de ses mauvaises voies, je l’exaucerai des cieux, je lui pardonnerai son péché, et je guérirai son pays (2 Chroniques 7:14).

Nous connaissons tous l'état misérable de notre monde, et nous savons que cela est dû au fait que nos nations se sont détournées du Dieu vivant. Personne ne peut prétendre avoir le pouvoir de régler les problèmes qui nous accablent, parce qu'ils sont d'ordre spirituel. Abandonnez Dieu, et Il vous abandonnera à votre stupidité et à vos sens réprouvés (Romains 1:18-32). Pire, Il accorde à ces nations des dirigeants selon leur cœur corrompu, ce qui fait en sorte que ces nations s'éloignent à une vitesse vertigineuse de tout ce qui est bien, allant jusqu'à légiférer pour que le bien selon Dieu soit maintenant appelé "mal", et tout ce que Dieu considère mal est légalisé. Tout cela fait en sorte que nous nous enfonçons toujours plus loin dans le mal, et la main de Dieu s'appesantit de plus en plus sur nous. 

La situation est-elle désespérée? Point de vue humain, oui. Nous sommes à un stade critique du jugement de Dieu. Lorsqu'Il abandonne une nation à son insanité, le mal ne fait que progresser car il n'a plus aucune retenue. C'est l'histoire de l'humanité. C'est l'histoire du peuple d'Israël. Et ça sera l'histoire de cette génération si elle ne se repent pas. Nous avons été des témoins privilégiés de ce qui arrive lorsqu'une nation se détourne de Dieu, mais nous faisons pire encore. Comment pouvons-nous imaginer un instant que Dieu nous protègera malgré notre rejet complet de qui Il est et de Ses commandements, et de Son salut qu'Il nous offre gratuitement en Jésus-Christ? Cette génération est sans excuse. C'est sciemment qu'elle rejette Dieu. La Parole a été répandue partout, nous l'avons vu à l'œuvre, mais cette génération a préféré les ténèbres et a entrepris de faire la guerre à Dieu et aux siens. 

Israël avait la mauvaise habitude, en tant de paix, de se détourner de Dieu et d'adorer les Baals. Nous avons fait la même chose. Oh, peut-être n'adorons-nous pas Baal, mais Moloch est bien présent dans nos nations, avec le culte du corps, de la personnalité et de l'épanouissement de soi qui conduit à tant d'avortements, qui sont autant de petites voix qui crient vers Dieu, Lui demandant de venger leur sang innocent. Mamon est bien présent dans nos sociétés corrompues, où la cupidité des hommes les conduits à tuer leur prochain de toutes les manières imaginables sans même le regretter, et cela, du simple citoyen aux grandes corporations et aux chefs de gouvernements. 

Tout au long du livre des Juges, nous voyons ce modèle qui revient: Dieu délivre Son peuple, celui-ci, lorsqu'il a été délivré, oublie la reconnaissance dû à son Dieu et se tourne vers les idoles; Dieu les abandonne à eux-mêmes, ce qui ôte par le fait même Sa protection de sur eux; la main de leurs ennemis s'appesantit sur Israël; le peuple crie vers Dieu et se repent, Dieu se laisse "attendrir" et Il les délivre de nouveau de la main de leurs ennemis, et le cycle recommence. Ainsi nous lisons en Juges 10:8-9 : "Ils opprimèrent et écrasèrent les enfants d’Israël cette année-là, et pendant dix-huit ans tous les enfants d’Israël qui étaient de l’autre côté du Jourdain dans le pays des Amoréens en Galaad. Les fils d’Ammon passèrent le Jourdain pour combattre aussi contre Juda, contre Benjamin et contre la maison d’Éphraïm. Et Israël fut dans une grande détresse".

Alors, le peuple se souvint de son Dieu, et accompli la parole prononcée par l'Éternel en 2 Chroniques 7:14: "Si mon peuple sur qui est invoqué mon nom s’humilie, prie, et cherche ma face, et s’il se détourne de ses mauvaises voies, -je l’exaucerai des cieux, je lui pardonnerai son péché, et je guérirai son pays". "Les enfants d’Israël crièrent à l’Éternel, en disant: Nous avons péché contre toi, car nous avons abandonné notre Dieu et nous avons servi les Baals" (Juges 10:10). 

N'imaginons pas que nos nations connaîtrons un meilleur sort que celui subit par le peuple même que Dieu s'était réservé. Cela n'arrivera pas. L'histoire nous démontre que Dieu fait en sorte que le châtiment d'une nation est égal à la multiplication de ses péchés et de ses idoles. Et les péchés de nos nations sont terribles, et ils sont en grand nombres! Les chrétiens ont une grande responsabilité en ce que plusieurs ont cessé d'être des portes-lumière dans un monde de ténèbres, préférant s'associer aux ténèbres plutôt que d'être haï par l'ennemi de notre salut et ses serviteurs. Nous nous contentons d'un évangile dilué, sans fondement biblique, où le nom de Jésus est à peine prononcé en chaire, où Christ n'est plus le seul Sauveur, et où Dieu ne rend jamais justice à chacun selon son obéissance ou sa désobéissance. Notre chrétienté est devenue tiède, où chacun s'empresse de servir le "Dieu" qui lui convient. En cela même, nous ne différons guère des Israélites qui se détournaient aisément de Dieu pour adorer les dieux des peuples qui les entouraient. Pareillement, selon l'humeur et le goût du jour, nous en sommes venus à créer un dieu qui se conforme aux affections de la chair et qui se soumet à nos sentiments et à notre volonté, et qui n'a plus rien à voir avec le Dieu véritable de la Bible qui est un Dieu d'amour, mais qui est fidèle et juste et qui ne peut se renier Lui-même. 

Quelqu'un a dit que "les temps faciles créent des hommes faibles". Je ne sais si cela est vrai, mais il est une chose qui est certaine, c'est que la facilité dans bien des pays a créé dans le cœur des gens une recherche d'encore plus de facilité et de bien-être, créant de toute pièce une religion basée sur un soi-disant "amour" et sur l'estime de soi, et mettant de côté tout ce qui, dans la Bible, pourrait aller à l'encontre de ce courant de pensée égoïste et mensonger. Si quelqu'un était rempli d'amour, c'est bien Jésus, et cela ne l'a jamais conduit à prêcher un évangile de facilité au détriment de la vérité. Et ultimement, cela l'a conduit à la croix. Réfléchissons à cela un instant. Nous ne pouvons pas servir Dieu et être aimé d'un monde qui se perd, c'est impossible. L'amour se trouve dans la vérité. Et la vérité se trouve en Christ. Et nous trouvons Christ dans la parole de Dieu, dans la Bible. Malheur à celui qui ajoute ou retranche une parole à ce livre (Apocalypse 22:18). 

Ce n'est pas sans raison que l'apôtre Paul écrira en Romains 1:18 que "la colère de Dieu se révèle contre (...) les hommes qui retiennent injustement la vérité captive". Le fondement d'une vie spirituelle solide repose sur la vérité de la révélation de Dieu qui se trouve dans Sa parole. Lorsque nous commençons à jouer avec Ses vérités en les adaptant à la mode du jour, il est impossible de vivre et de marcher d'une manière droite devant Dieu, parce que nous retenons ainsi la vérité captive de l'impiété et de l'impureté de cœurs non régénérés par le sang de Christ. Lorsque cette seule vérité est retenue captive, nous aboutissons à la génération qui est la nôtre: elle n'a ni boussole, ni gouvernail. Elle est comme un navire livré aux caprices du vent et des vagues sans possibilité aucune de corriger la route qui le mène droit sur un récif où il s'échouera et se brisera. La seule boussole dans un monde de mensonge sera toujours la vérité divine. Et il est de la responsabilité de tous ceux qui se prétendent chrétiens d'y demeurer fermement, étant ainsi des phares construits sur le Roc inébranlable, insensibles aux modes et aux philosophies mondaines et puériles. 

L'oppression des peuples qui les entouraient conduisit les Israélites à remettre en question leur conduite et croyances; l'inutilité et l'impuissance du culte qu'ils rendaient à leurs dieux de bois et de fer. De même, si nos cœurs ne sont pas totalement alourdis par la propagande diabolique qui sévit aujourd'hui, cherchant à rendre les chrétiens confortables dans un monde qui n'a jamais été aussi ouvertement rebelle et en guerre avec son Créateur, nous devrions réfléchir et remettre en question les évangiles faibles et sans puissance qui se sont multipliés au cours des vingt ou trente dernières années et qui trompent tant de personnes qui ne lisent plus leur Bible. Car l'image de Dieu que nous nous créons et qui n'est pas telle qu'Il s'est fait connaître à nous dans la Bible ne vaut pas mieux que les idoles que servaient les Israélites. Nous avons un peuple nombreux de soi-disant chrétiens qui ont fait de la poursuite des choses du monde leur priorité numéro un dans la vie. Il n'y a aucune différence entre ces gens et ceux qui ne croient en rien; ils ont la même ardeur à poursuivre les choses qui sont vouées à la destruction et qui ne peuvent les sauver du juste jugement de Dieu qui s'abat sur tous les rebelles.  

De toutes ces choses futiles que le monde offre, certaines ne sont pas mal en elles-mêmes, mais elles le deviennent lorsqu'elles prennent la place de Dieu en devenant des idoles. Lorsque notre âme est éveillée, par la grâce de l'Esprit du Dieu vivant, nous constatons rapidement à quel point l'éloignement de la vérité de Dieu nous séparait de Sa présence, de Sa bénédiction et de Sa protection. Et c'est ce qui est arrivé aux Israélites. Lorsque la main de leurs oppresseurs s'est suffisamment appesantie sur eux, ils sont, pour ainsi dire, rentré en eux-mêmes et ont réfléchi à leur conduite à la lumière de la parole de Dieu. Et ils ont reconnu à quel point ils avaient besoin d'un Sauveur, et pas n'importe lequel: le seul Dieu vivant, le Créateur de toutes choses, visibles et invisibles; Celui qui les avait fait sortir d'Égypte d'une manière surnaturelle et qui, de la même manière, leur avait donné le pays promis, lorsqu'Il marchait devant eux. 

De la même manière, notre génération a besoin de rentrer en elle-même et de constater les dégâts causés par son éloignement de Dieu. Rien ne peut nous délivrer sauf Celui-là même qui donne la vie et qui la reprend. Nous avons besoin d'aide, et cette aide ne viendra d'aucun politicien ou d'aucune vedette de cinéma. Il nous faut retrouver l'humilité et le chemin de la prière; il nous faut nous repentir et rejeter cet orgueil destructeur et fléchir de nouveau les genoux devant le grand Dieu vivant, dans la prière et les supplications. Il faut que cette repentance soit sincère, et que nos cœurs soient réellement affligés par nos péchés. Car Dieu dira à Son peuple, au verset 13: "Mais vous, vous m’avez abandonné, et vous avez servi d’autres dieux. C’est pourquoi je ne vous délivrerai plus". Ce qu'Il désirait, c'était une repentance sincère, et non pas une espérance de délivrance pour aussitôt retourner dans une vie mauvaise. Il voulait que leur cœur soit réellement désespéré de la condition dans laquelle ils s'étaient eux-mêmes plongées, car leur problème était plus profond que seulement la main de leurs oppresseurs s'appesantissant sur eux. Leur problème était d'ordre spirituel, car ils s'étaient rebellés contre Dieu, comme nous l'avons fait dans cette génération.

Le Psalmiste pose la question en Psaumes 11:3 : "Quand les fondements sont renversés, le juste, que ferait-il?" Alors que les nuages menaçants s'amoncellent au-dessus de la Terre, annonciateurs d'une tempête non plus à venir, mais qui est déjà là, la même question se pose à nous, qui sommes croyants: Alors que les fondements de nos sociétés sont ébranlés et que l'ennemi destructeur a installé ses serviteurs à tous les niveaux de la société, jusqu'aux plus hautes autorités, que faisons-nous? Il faut plus que jamais, comme jadis les Israélites l'ont fait, qu'un cri de désespoir jaillisse du cœur des vrais croyants pour tous les perdus qui ne sont pas actuellement en mesure de crier eux-mêmes pour recevoir le secours de Dieu. Il faut que les chrétiens s'attachent au véritable Évangile, en ignorant les fables habilement conçues pour détourner les cœurs du plus grand nombre de la seule vérité qui peut nous affranchir de l'esclavage du péché et de la mort. Cette vérité, elle ne se trouve qu'en Jésus, qui a dit qu'Il était "le chemin, la vérité et la vie" (Jean 14:6). Il nous faut reconnaître notre égarement, peut-être en tant qu'individus, mais aussi en tant que société, et nous devons espérer en la miséricorde de Dieu, qui ne prend pas plaisir à la perte des pécheurs. 

Dieu s'est révélé à nous dans la Bible, mais Il s'est aussi révélé à Son peuple au cours de l'histoire, et ce qui ressort est Sa grandeur et Sa majesté. Il semble que, même parmi les chrétiens, nous ayons oublié notre petitesse devant un si grand Dieu. L'aspect de la gloire de l'Éternel était comme un feu dévorant (Exode 24:17). La gloire du Dieu saint, de l'Éternel Dieu tout-puissant n'est pas quelque chose à prendre à la légère. Tous les prophètes de l'Ancien Testament se prosternaient, le visage contre terre lorsqu'ils étaient confrontés à leur propre petitesse devant un si grand Dieu. Jésus va bientôt juger ce monde, mais souvenons-nous qu'Il n'est pas d'abord venu pour juger, mais pour sauver. Il nous faut être réconcilié avec Dieu par Lui. C'est un Dieu Juste et Saint. Nous ne pouvons pas nous élever à ces standards afin d'éviter le jugement sans nous accrocher étroitement à Jésus en nous livrant totalement à Lui. C'est par Lui que Dieu a choisi de Se réconcilier le monde, et aujourd'hui plus que jamais, il est temps de venir ou de revenir à Jésus, agenouillés devant Sa majesté, acceptant son offre de pardon, Lui qui, dans Sa grâce, veut pardonner le pire des pécheurs. 

Si le méchant revient de tous les péchés qu’il a commis, s’il observe toutes mes lois et pratique la droiture et la justice, il vivra, il ne mourra pas. Toutes les transgressions qu’il a commises seront oubliées; il vivra, à cause de la justice qu’il a pratiquée. Ce que je désire, est-ce que le méchant meure? dit le Seigneur, l’Éternel. N’est-ce pas qu’il change de conduite et qu’il vive? (Ézéchiel 18:21-23). 

Que toute la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen.