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samedi 18 janvier 2020

Je ne vous ai jamais connus!

"Alors je leur dirai ouvertement: Je ne vous ai jamais connus, retirez-vous de moi, vous qui commettez l’iniquité" (Matthieu 7:23).

Il est important de se souvenir que notre salut ne dépend pas de nos œuvres, quelles qu'elles soient, mais de Jésus-Christ seul. Il détient le pouvoir de juger tous et chacun, et ce pouvoir est en Sa parole. Nous savons que cette parole est venue vers nous par Jésus, elle a le pouvoir de sauver ceux qui croient, mais elle avertit aussi au sujet du péché et de la mort. Ceux qui ne croient pas et qui ne se repentent pas le font pour leur perte, et se placent ainsi sous un juste jugement. Car, la parole qui est sortie de Dieu ne lui retournera pas "sans effet" (Esaïe 55:11). Aux versets 8 et 9 de ce même passage d'Esaïe, l'Éternel avertit son peuple que Ses pensées ne sont pas leurs pensées, et que Ses voies sont au-dessus de leurs propres voies. 

Au cours des années, nous sommes tranquillement revenus, à notre plus grand malheur, vers un Évangile de "salut par les œuvres", et Jésus avertit en Matthieu 7:23 qu'il ne se laissera pas berner par les paroles et les œuvres d'une personne si son cœur est, ou s'est éloigné de Lui. Plusieurs ont dit: "Ah, j'ai tellement fait pour l'oeuvre du Christ, je me suis assuré une place dans le ciel". À qui a été donné le pouvoir de juger toutes choses, sinon à Christ seul (Jean 5:27)? En pensant ainsi, ces personnes ne se font-elles pas leur propre juge? Mais le Seigneur a bien dit que Ses pensées ne sont pas comme les nôtres; donc Ses jugements seront aussi différents des nôtres. 

Nous pouvons implorer le nom du Seigneur dans nos prières, et pourtant avoir un cœur éloigné de Lui, parce que nos intercessions ne sont pas pures (Jacques 4:3-4). Nous pouvons prétendre faire l'oeuvre du Seigneur, et pourtant marcher à côté de Sa volonté, de ce qu'Il attendait de nous (Éphésiens 2:10). Les œuvres ne nous sauvent pas. Elles ne sont que la manifestation de la grâce de Dieu envers de pauvres pécheurs. C'est par grâce que nous sommes sauvés, par le moyen de la foi (Éphésiens 2:8). Il est donc nécessaire de demeurer dans la volonté de Dieu, toute notre vie. Et Sa volonté n'est-elle pas que nous croyions en Jésus comme notre Seigneur et Sauveur personnel; que nous nous repentions de nos péchés et que nous soyons purifiés par le sang de l'Agneau, le laissant faire son oeuvre de sanctification à travers nous, alors que nous nous abstenons de toutes souillures qui font la guerre à l'âme (1 Thessaloniciens 4:3-8)? 

N'oublions pas l'exemple de Balaam. Il prophétisa au nom de Dieu, il marcha pendant un temps avec Son peuple, mais il ne demeura pas fidèle. Sur ses conseils, le peuple se prostitua avec les femmes étrangères et désobéi à l'Éternel. Et la fin de Balaam fût qu'il périt au milieu des infidèles (Nombres 31: 8). Il y a aussi Saül. Ce dernier, alors qu'il était avec des prophètes, se mit à prophétiser aussi (1 Samuel 19:20-23), pourtant il était en route pour arrêter David! Ce sont deux exemples de personnes qui ont "parlé de la part du Seigneur" et qui pourtant ne seront pas sauvés. 

Ici, certains diront: "Les exemples cités sont de l'Ancien Testament; ce n'est plus la même chose depuis la venue de Christ, qui est le règne de l'amour". Très bien. Que ferons-nous de Judas l'Iscariot? N'était-il pas du temps de Jésus? Ne fût-il pas un de ses disciples? Nulle part dans les Évangiles il n'est fait mention que Judas ne proclama pas la bonne nouvelle avec les autres disciples, et qu'il ne chassa pas les démons avec les onze autres. La réalité est la suivante: nous ne devons jamais nous confier en nos œuvres. Les œuvres, les miracles aussi spectaculaires soient-ils ne conduiront jamais personne au salut, si ce n'est par la grâce de Dieu. Ceux qui se confient en leurs œuvres pour atteindre le salut sont les plus malheureux des hommes. Nous avons aussi l'exemple de Simon "le magicien". Ce dernier était tellement impressionné par les miracles accomplis par les apôtres qu'il leur offrit de l'argent pour recevoir aussi ce "pouvoir". Pierre le reprit sévèrement en lui disant: "Ton cœur n'est pas droit devant Dieu" (Actes 8:20-23). Le cas de Simon n'est pas différent de bien d'autres aujourd'hui. Plusieurs sont des ministres populaires; ils ont la parole facile, ils sont drôles et parfois même il se produit des miracles lors de leurs réunions, mais pourtant leur cœur est rempli d'un fiel amer. Il est possible que l'Éternel permette que certains signes et miracles se produisent autour d'eux justement pour qu'ils se repentent d'abord eux-mêmes de leur méchanceté, leur démontrant ainsi Son amour et Sa grâce à travers cela. Malheureusement, loin de se repentir, ils s'enorgueillissent et prennent l'honneur qui devrait revenir à Dieu seul, courant ainsi à leur propre perte et causant ainsi leur chute, et malheureusement de biens d'autres qui les suivaient. Nous avons aussi l'exemple de Démas, qui, pendant un certain temps, fût un compagnon de l'apôtre Paul. Après avoir prêché avec lui, fort probablement imposé les mains aux malades et chassé des démons, il retourna pourtant vers le monde, "par amour pour le siècle présent" (2 Timothée 4:10). Ne soyons pas de ceux qui sont dans l'église, mais qui ont un cœur tortueux. 

Dieu voit au cœur de tout homme. Peut-être réussirons-nous à cacher nos péchés sous un vernis religieux toute notre vie, mais lorsque tout sera mit en lumière devant le trône de Gloire, Dieu rendra son juste jugement, sans que quiconque ne puisse ouvrir la bouche pour Le contester. Jésus nous enseigne que si nous nous réclamons de Son nom, nous devons aussi nous séparer de tous péchés. Nous pourrons ainsi être réellement en communion avec Lui, vivant non pas selon les formes extérieures de la foi, mais dans une foi véritable, nous souvenant que sans la grâce de Dieu nous ne sommes que de pauvres pécheurs perdus, sans espoirs de rédemption.  
"Comme sa divine puissance nous a donné tout ce qui contribue à la vie et à la piété, au moyen de la connaissance de celui qui nous a appelés par sa propre gloire et par sa vertu, lesquelles nous assurent de sa part les plus grandes et les plus précieuses promesses, afin que par elles vous deveniez participants de la nature divine, en fuyant la corruption qui existe dans le monde par la convoitise, à cause de cela même, faites tous vos efforts pour joindre à votre foi la vertu, à la vertu la science, à la science la tempérance, à la tempérance la patience, à la patience la piété, à la piété l’amour fraternel, à l’amour fraternel la charité. Car si ces choses sont en vous, et y sont avec abondance, elles ne vous laisseront point oisifs ni stériles pour la connaissance de notre Seigneur Jésus-Christ. Mais celui en qui ces choses ne sont point est aveugle, il ne voit pas de loin, et il a mis en oubli la purification de ses anciens péchés." (2 Pierre 1: 3-9). 

"Prenez garde, frères, que quelqu’un de vous n’ait un cœur mauvais et incrédule, au point de se détourner du Dieu vivant. Mais exhortez-vous les uns les autres chaque jour, aussi longtemps qu’on peut dire: Aujourd’hui! afin qu’aucun de vous ne s’endurcisse par la séduction du péché. Car nous sommes devenus participants de Christ, pourvu que nous retenions fermement jusqu’à la fin l’assurance que nous avions au commencement (Hébreux 3:12-14). 

Que toute la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen.

samedi 9 avril 2016

Le pardon de nos péchés passés, présents et futurs? 1re partie


Quelqu’un a dit un jour que "ceux qui ont leur âmes à cœur doivent combattre durement contre les convoitises de la chair, car le corps ne doit pas être autorisé à gouverner le chrétien." Nous ne pouvons et devons pas être les serviteurs de deux maîtres à la fois. Jésus nous l'a clairement enseigné en Matthieu 6:24.

Il y a pourtant un enseignement qui est de plus en plus populaire dans l'église moderne, et il dit que si tu as été baptisé d'eau et que si tu fais profession de croire en Jésus, tu es donc pour toujours pardonné de tes péchés passés, présents et futurs. De là à dire que si tu as accomplis certains rites et prononcés quelques bonnes paroles; tu es définitivement sauvé et pardonné à tout jamais, il n'y a qu'un pas que certains franchissent allègrement!

Nous voici donc revenus au temps obscurs où l'Église catholique romaine régnait en roi et maître, et où il était enseigné que le salut se gagnait par les œuvres et par l'accomplissement de certains rites religieux! Il est vrai que le sacrifice de Jésus nous pardonne pour nos péchés passés, du temps de notre ignorance, mais comment pouvons-nous prétendre à l'avance - à la place de Dieu - que le baptême d'eau et que le sang de Jésus - versé une seule fois pour toute, rappelons-le - nous pardonnent pour tous nos péchés futurs, quels qu'ils soient? Cette idée est certes très plaisante pour la nature pécheresse, car elle efface totalement la nécessité de maitriser nos pensées et désirs et l'obligation de les rendre captifs à l'obéissance à la volonté de Dieu, mais elle est en totale contradiction avec l'enseignement de la Bible. Ne savons-nous pas que ce que Dieu désire, c'est notre sanctification? Se trouverait-elle dans le fait que nous accomplissons certains rites religieux? Certainement pas! La sanctification se trouve en Christ seul, ainsi, personne ne pourra se glorifier de quoi que ce soit! Elle se trouve dans le sang de Jésus, dans la grâce du Père, mais aussi dans l'obéissance à Sa parole. Il désire que nous nous repentions et que nous menions une vie pure et sainte. Ne nous trompons pas nous-mêmes; si nous faisons profession de servir Dieu, nous ne devons pas tolérer le péché en nous.

Le problème avec cet enseignement, comme dit précédemment, c'est que certains se sentent non pas encouragés à résister au mal et à fuir toute forme d'iniquité, mais plutôt à ne pas se soucier de vivre une vie pure et sainte en Christ. Eh quoi?! disent-ils, - non, ils ne le disent pas mais ils le vivent - mon salut n'est-il pas assuré? Si mes péchés sont pardonnés à tout jamais, à quoi bon me saisir des armes du chrétien (en Éphésiens 6:10-18)? Alors, péchons, péchons encore, demandons pardon à Dieu, péchons encore, et ainsi de suite. Ne résistons pas à satan, de toute façon, nous avons l'assurance que tous nos péchés sont déjà pardonnés! Quelle erreur! Jésus ne dira-t-il pas en Matthieu 7:21-23: "Ceux qui me disent: Seigneur, Seigneur! n’entreront pas tous dans le royaume des cieux, mais celui-là seul qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux. Plusieurs me diront en ce jour-là: Seigneur, Seigneur, n’avons-nous pas prophétisé par ton nom? N’avons-nous pas chassé des démons par ton nom? Et n’avons-nous pas fait beaucoup de miracles par ton nom? Alors je leur dirai ouvertement: Je ne vous ai jamais connus, retirez-vous de moi, vous qui commettez l’iniquité."

Comprenons les dérives où peuvent mener un tel enseignement. La repentance, le Larousse dit que c'est un "regret douloureux de nos péchés". Mais il y a plus. La repentance, c'est un don de l'Esprit de Dieu qui parle à nos cœurs et qui nous montre à quel point, à cause de nos péchés, nous sommes éloignés de notre Créateur. Elle nous fait pleurer sur notre misérable condition, et lorsque nous allons à Dieu avec un cœur contrit et un esprit brisé, Il accepte volontiers de nous couvrir de Sa grâce. Mais pourquoi sommes-nous allé à Dieu? Pourquoi sommes-nous allé nous réfugier au pied de la croix ensanglantée de Christ? N'est-ce pas parce que nous aspirions à quelque chose de mieux que ce que nous vivions déjà? Comment donc, après avoir reçu le pardon de ses péchés, le chrétien pourrait-il se réserver le droit de retourner dans le bourbier duquel il a été tiré, comme si rien ne lui était interdit? Tout m'est permis, dira l'apôtre Paul en 1 Corinthiens 10:23, mais tout ne m'est pas utile et tout n'édifie pas. Le chrétien n'est-il pas appelé à rendre gloire à Dieu en tout ce qu'il dit, tout ce qu'il fait, et à ne plus pécher et à aspirer à la perfection du Père? Il peut arriver que, sans le vouloir, nous manquions d'obéissance à Dieu sur un certain aspect de notre vie, et nous croyons et savons que dans sa miséricorde, Dieu ne s'empresse pas de nous condamner et, à cause de son amour pour le Fils, Il prend pitié de nous et Il pardonne cet égarement.

Mais lorsque nous marchons avec Jésus, et que nous avons réellement reçu le Saint-Esprit, ce dernier ne nous laissera pas pécher en désobéissant volontairement à Dieu. Il nous avertira, que ce soit par notre conscience ou en lisant Sa parole, car Il ne veut justement pas nous voir retourner dans le bourbier du péché duquel nous avons été tirés par la grâce de Dieu! Souvenons-nous de l'exemple de l’ânesse de Balaam, dans Nombres 22! À l'inverse, Il nous montrera également le chemin que nous devons suivre pour Lui obéir. Voir la vision de Pierre en Actes 11. Il n'en tient qu'à nous d'être à son écoute, prêt à obéir en tout lieu, en tout temps!

Une désobéissance absolument volontaire à un enseignement de Jésus, ce sont des mauvaises pensées qui sont cajolées, et cela conduit à tomber dans le péché, de façon répétée. La personne ne veut pas reconnaître son égarement, elle ne veut pas se soumettre à Dieu et condamner devant Lui les mauvais penchants de son cœur. C'est cela, un péché volontaire. Par exemple, Jésus dira en Matthieu 5: 28 : "Mais moi, je vous dis que quiconque regarde une femme pour la convoiter a déjà commis un adultère avec elle dans son cœur." Cette phrase nous montre à quel point nous devons aborder avec précaution les désirs de nos cœurs et nous méfier de nos pensées, car, nous l'avons déjà vu, la plus petite pensée mauvaise, ou non conforme à la volonté de Dieu, peut mener à un grave péché si nous ne la rejetons pas des que l'ennemi l'infiltre dans notre intelligence. Et ce petit enseignement de Jésus à lui seul est bafoué par nombre de pseudo-chrétiens de nos jours, pasteurs/enseignants compris. Ils désirent une ou des femmes - parfois même des hommes! - autres que la leur et ils finissent par commettre l'adultère et officialiser un divorce qui n'aurait jamais eu lieu s'ils avaient maitrisé leurs pensées et été obéissants à la volonté de Dieu, dès le premier jour où cette petite pensée a été semée dans leur intelligence. Et pour cacher leur péché, certains d'entre eux ont même écrits un ou des livres pour déculpabiliser le péché de l'adultère et du divorce, comme si leurs paroles - pécheresses et mensongères - allaient avoir un poids quelconque dans la balance lorsque, devant le trône de Dieu, ils devront rendre compte de leur obéissance - ou non - à l'enseignement du Christ! À les écouter, les faibles dans la foi ou les nouveaux croyants pourraient croire que ce que nous lisons en Hébreux 13:4 n'est plus d'actualité de nos jours puisqu'il ordonne que "le mariage soit honoré de tous, et que le lit conjugal soit exempt de souillure, car Dieu jugera les impudiques et les adultères." À les entendre, nous pourrions croire que, de nos jours, Dieu n'est plus qu'amour, compassion et pardon et qu'Il apprécie que ses commandements soient rejetés et que le sang de Jésus soit bafoué par le genre humain!

Ceci n'est qu'un exemple parmi tant d'autres. L'ennemi connaît chacun de nous. Il sait où il doit frapper pour nous faire tomber. Mais si nous nous croyons déjà pardonnés, peu importe les péchés que nous ferons, à quoi bon résister à certains péchés, et à quoi bon en fuir d'autres? Nous constatons ceci: plus les temps avancent vers la fin, plus les hommes ne veulent plus entendre parler de péché et de l'enfer. "Dites-nous seulement des choses agréables." Mais celui qui prétend appartenir à Dieu doit vivre comme Christ a vécu. (1 Jean 2:6) Et 1 Pierre 4:1 nous dit encore: "Ainsi donc, Christ ayant souffert dans la chair, vous aussi armez-vous de la même pensée. Car celui qui a souffert dans la chair en a fini avec le péché, afin de vivre, non plus selon les convoitises des hommes, mais selon la volonté de Dieu, pendant le temps qui lui reste à vivre dans la chair." Il n'est pas question ici que la souffrance purifie par elle-même, mais elle aide l'homme à se maitriser et à s'imposer une sévère discipline spirituelle. L'apôtre Paul dira qu'il lui avait été mis une écharde dans la chair afin de l'empêcher de s’enorgueillir!

Jésus dira à la femme pécheresse en Jean 8:11 : "va, et ne pèche plus." Aspirer à la perfection de Dieu est un ordre du Seigneur Jésus que nous lisons en Matthieu 5:48. "Soyez donc parfaits, comme votre Père céleste est parfait." Il n'en tient qu'à nous d'aspirer à cette perfection, à la rechercher par-dessus tout, ceci en restant attachés à Jésus.

De plus, nos corps ne doivent-ils pas être des temples du Saint-Esprit? (1 Corinthiens 6:19). Et au verset 20: "Glorifiez donc Dieu dans votre corps et dans votre esprit, qui appartiennent à Dieu." S'ils appartiennent à Dieu, nous ne pouvons en faire ce que nous voulons. Nous ne pouvons pas être aux commandes. Et si nous sommes appelés à être le temple de Dieu, de son Saint-Esprit, comment le péché pourrait-il être toléré en nous? Dieu se plairait-il dans le péché? Certainement pas! Car ses yeux sont trop purs pour voir le mal. (Habakuk 1:13)

samedi 12 juillet 2014

La doctrine et la perte de Balaam

En Nombres 22, nous lisons l'histoire de Balaam, un devin qui vivait à Pethor en Mésopotamie. Balak, le roi de Moab, avait peur des Israélites et l'envoya chercher afin qu'il les maudisse, car, disait-il, "je sais que celui que tu bénis est béni, et que celui que tu maudis est maudit." Ainsi espérait-il vaincre les Israélites et les chasser du pays. Alors Balaam alla devant Dieu, et lui demanda ce qu'il devait faire. Nous lisons la réponse de l'Éternel en Nombres 22 : 12 : "Tu n’iras point avec eux; tu ne maudiras point ce peuple, car il est béni." Aussi Balaam répondit aux chefs de Balak : Allez dans votre pays, car l’Éternel refuse de me laisser aller avec vous." Son histoire aurait pu s'arrêter là. Mais Balak revint à la charge en envoyant vers Balaam plus de chefs, qui étaient plus considérés que les précédents. Il lui fit dire :  "je te rendrai beaucoup d’honneurs, et je ferai tout ce que tu me diras; viens, je te prie, maudis-moi ce peuple." Et au verset 18, nous lisons que Balaam répondit : "Quand Balak me donnerait sa maison pleine d’argent et d’or, je ne pourrais faire aucune chose, ni petite ni grande, contre l’ordre de l’Éternel, mon Dieu."

La réponse que fit Balaam était la bonne, la seule qu'il devait donner aux envoyés de Balak. Mais au fond de lui-même, quels étaient ses pensées et ses désirs? Dieu connaît toutes nos pensées, aussi ne fût-il pas surpris de voir Balaam mettre un petit astérisque à côté de sa réponse, alors qu'il poursuivit au verset 19 : "Maintenant, je vous prie, restez ici cette nuit, et je saurai ce que l’Éternel me dira encore."
Mais pourquoi retourner devant Dieu? N'avait-il pas déjà reçu sa réponse?
Voici: il espérait recevoir la caution de l'Éternel afin d'aller avec les envoyés de Balak. Peu lui importait de bénir ou de maudire les Israélites, la promesse de récompense avait fait son chemin en lui, l'amour de l'argent avait envahi son cœur. Aussi le piège se referma-t-il sur lui lorsque l'Éternel lui répondit, au verset 20 : "Puisque ces hommes sont venus pour t’appeler, lèves-toi, va avec eux; mais tu feras ce que je te dirai." Balaam jubilait intérieurement. Le :"tu feras ce que je te dirai", il l'avait déjà oublié. De bon matin, il sella son ânesse, et partit avec les chefs de Moab. Nous lisons plus loin dans le texte que l'Éternel se mit en colère parce que Balaam était parti. Pourquoi? Ne venait-il pas de lui donner la permission d'aller avec les gens de Balak? En fait, l'Éternel n'apprécia pas que Balaam partit avec d'autres intentions que celle de lui obéir. Ceci nous amène à nous poser des questions sur notre propre conduite: allons-nous notre voie sans nous soucier d'abord d'obéir à Dieu?

L'intelligence de Balaam était obscurcie par la cupidité; son bon sens avait fui loin de lui à un point tel qu'il dût être repris par son ânesse qui, voyant un ange de l'Éternel qui leur barrait la route, se détournait d'un côté et de l'autre afin de l'éviter. Balaam frappait son ânesse pour la ramener "sur le droit chemin", jusqu'au moment où il n'y eu plus de place pour passer à côté de l'ange, ni par la gauche, ni par la droite. À ce moment-là, l'ânesse se coucha littéralement sous le faux prophète, refusant de faire un pas de plus, par crainte de la colère de l'Éternel. Balaam la frappa avec plus de violence encore, jusqu'au moment où elle se mit à parler avec lui. Quelle déchéance pour un homme reconnu comme étant prophète. Le voici courant à sa perte et se mettant à dialoguer avec son ânesse?! C'est pourtant à ce moment que ses yeux s'ouvrirent, et qu'il vit à son tour l'ange de l'Éternel qui lui barrait la route. Nombres 22:32-35 : "L’ange de l’Éternel lui dit: Pourquoi as-tu frappé ton ânesse déjà trois fois? Voici, je suis sorti pour te résister, car c’est un chemin de perdition qui est devant moi. L’ânesse m’a vu, et elle s’est détournée devant moi déjà trois fois; si elle ne se fût pas détournée de moi, je t’aurais même tué, et je lui aurais laissé la vie. Balaam dit à l’ange de l’Éternel: J’ai péché, car je ne savais pas que tu te fusses placé au-devant de moi sur le chemin; et maintenant, si tu me désapprouves, je m’en retournerai. L’ange de l’Éternel dit à Balaam: Va avec ces hommes; mais tu ne feras que répéter les paroles que je te dirai. Et Balaam alla avec les chefs de Balak."


Pensons-y un instant : l'ânesse craignait Dieu, beaucoup plus que l'homme qui a pourtant été créé afin d'être à l'image et à la ressemblance de son Créateur, afin de vivre pour le craindre et lui rendre la gloire qui lui revient! Mais cet homme était tellement aveuglé par sa cupidité qu'il est descendu sous le niveau de la bête, comme en témoigne la parole de l'ange de l'Éternel : "l’ânesse m’a vu, et elle s’est détournée devant moi déjà trois fois; si elle ne se fût pas détournée de moi, je t’aurais même tué, et je lui aurais laissé la vie." Quel aveuglement spirituel! Pourtant, Balaam se disait serviteur de l'Éternel! La cupidité est un réel danger pour tous les chrétiens modernes. Nous vivons dans un monde où le "je-me-moi" domine en roi et maître, nous recherchons toujours plus ce qui plaît à notre nature humaine, en toutes choses. Il est facile de vouloir servir Dieu et adorer l'argent ou les choses de ce monde en même temps. De nombreux faux enseignants prêchent et vivent selon la doctrine de Balaam; ils emplissent des églises de cette façon! Malheureusement, cela ne fait pas des chrétiens avec une foi forte parce qu'ils s'attendent à Dieu surtout pour des choses futiles et périssables. Et la foi qui sauve? Connaît pas. Ils sont sur un chemin de perdition, et comme Balaam, ils ne le savent même pas!

Mais qu'est-ce que cette doctrine de Balaam? 2 Pierres 2: 18-20 : "Avec des discours enflés de vanité, ils amorcent par les convoitises de la chair, par les dissolutions, ceux qui viennent à peine d’échapper aux hommes qui vivent dans l’égarement; ils leur promettent la liberté, quand ils sont eux-mêmes esclaves de la corruption, car chacun est esclave de ce qui a triomphé de lui. En effet, si, après s’être retirés des souillures du monde, par la connaissance du Seigneur et Sauveur Jésus-Christ, ils s’y engagent de nouveau et sont vaincus, leur dernière condition est pire que la première."
Ces gens-là ne cherchent que la prospérité terrestre; ils se placent sous la grâce et la miséricorde de Dieu afin de satisfaire leurs convoitises coupables. Quel grave péché! L'exemple de Balaam ne nous suffit-il pas? Il alla se placer devant Dieu, espérant obtenir la permission d'aller avec les envoyés de Balak simplement dans le but d'obtenir des richesses périssables! Mais Dieu changea les malédictions qu'il allait proférer en bénédictions, il ne put accomplir ses plans. Mais nous lisons en Josué 13:22 que Balaam périt par l'épée au milieu du peuple impie. Il courut lui-même à sa perte en ne se repentant pas de ses péchés; ses convoitises le poussaient toujours plus vers le mal, il était incapable de les maîtriser. Non seulement cela; mais il en entraîna des milliers dans le péché en enseignant à Balak comment faire tomber les Israélites en les menant dans une vie de débauche et d’idolâtrie.

Ne suivons pas la route de Balaam! Revenons à l'essentiel. Suivons les traces de Jésus, retournons aux bases de sa saine doctrine dans Matthieu 5, 6 et 7. Tout le Nouveau Testament est bâti sur ces enseignements essentiels de Jésus. Il nous faut bien les comprendre et les mettre en pratique si nous voulons vivre pour rendre gloire à Dieu seul, avec une foi dont les racines sont plongées dans le seul enseignement digne de confiance, inspiré par le Saint-Esprit, celui de la Parole de Dieu.

Les hommes passent, mais les Paroles de notre Dieu demeurent éternellement par l'Évangile de sang de notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ, Amen!  


Seigneur Dieu tout-puissant, nous te supplions de nous protéger de nous-mêmes, nous sommes notre pire ennemi avec nos convoitises et notre orgueil qui nous conduisent directement à notre perte. Nous sommes si prompts à nous voir grands et forts, alors que nous avons tant besoin de toi. Tes paroles sont bien vraies lorsque tu t'adresses aux gens de l'Église de Laodicée, tu leur reproches de se voir riches et bien portants alors qu'ils sont pourtant malheureux, misérables, aveugles, pauvres et nus. Ce sont les mêmes reproches que tu fais à plusieurs chrétiens de nos jours. Tu nous conseilles d'aller ou de retourner à la croix et de t'y acheter de l'or éprouvé par le feu, afin de réellement devenir riches du don de la foi qui sauve. Il n'y a que par la foi en toi, Jésus, que nous puissions être revêtus des vêtements blancs de la purification et de la sanctification. Et c'est encore par toi seul que nous pouvons voir enfin, non plus avec les yeux de notre nature pécheresse, mais par ton Saint-Esprit qui éclaire notre intelligence et nous transforme complètement, afin que l'ancien disparaisse et que ta nouvelle nature puisse totalement prendre place en nous, conformément à ta sainte volonté. Aide-nous à maîtriser nos pensées et nos désirs, et de tout soumettre à ta volonté, afin qu'en tout, nous agissions pour la gloire de Dieu seul. Merci Père, Fils et Saint-Esprit, Amen.