Affichage des articles dont le libellé est cupidité. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est cupidité. Afficher tous les articles

samedi 31 juillet 2021

Un monde de mensonge/Persécution des chrétiens

Par cupidité, ils trafiqueront de vous au moyen de paroles trompeuses, eux que menace depuis longtemps la condamnation, et dont la ruine ne sommeille point (2 Pierre 2:3).

Nous vivons dans un monde mené par l'argent et le mensonge. Des hommes se prennent pour des dieux, et ils veulent régner sur leurs semblables en oubliant qu'ils devront un jour rendre compte de leurs agissements devant le Dieu éternel. 

Ils sont nombreux ceux qui trafiquent des gens au moyen de paroles trompeuses. Les faux prophètes ont toujours existé, et ils auront une place de plus en plus grande d'ici la fin de ce monde tel que nous le connaissons. La fausseté est partout, et en plus des faux évangiles prétendant être chrétiens, il existe de nombreuses religions non-officielles, et leurs faux prophètes sont légion dans les médias et sur les réseaux sociaux. La pseudo "science" au dos très large; le spécisme; l'orientation sexuelle; les races; l'écologisme, et ainsi de suite. Ceux qui font de ces choses une religion imposent durement leurs croyances aux autres, et gare à ceux qui ne les suivent pas aveuglément! Nous retrouvons ces faux prophètes dans toutes les sphères de la société, jusqu'aux plus hauts paliers de nos gouvernements. Certains prétendent même croire en Dieu, afin d'entraîner avec eux, si cela était possible, ceux qui demeurent dans la vérité de Jésus. 

Certains demandent: Dieu est vérité. Pourquoi permet-Il que l'empire de la manipulation et du mensonge règne ainsi sur notre monde? 

Nous avons été coupables et infidèles envers l’Éternel, nous avons abandonné notre Dieu; nous avons proféré la violence et la révolte, conçu et médité dans le cœur des paroles de mensonge; et la délivrance s’est retirée, et le salut se tient éloigné; car la vérité trébuche sur la place publique, et la droiture ne peut approcher. La vérité a disparu, et celui qui s’éloigne du mal est dépouillé. L’Éternel voit, d’un regard indigné, qu’il n’y a plus de droiture (Esaïe 59:13-15). Et encore en Romains 1:18-19: "La colère de Dieu se révèle du ciel contre toute impiété et toute injustice des hommes qui retiennent injustement la vérité captive, car ce qu’on peut connaître de Dieu est manifeste pour eux, Dieu le leur ayant fait connaître". 

La réponse est donc: parce que la punition divine est déjà sur nos sociétés impies, puisqu'elles se sont détournées du Dieu vivant. Sa colère nous a atteint. Nous l'avons sorti de nos écoles, de nos gouvernements, de nos vies, et Il n'est même plus sur Son trône dans bien des églises modernes! Il a été remplacé par un évangile bon marché, qui n'enseigne plus la croix et la repentance mais qui adhère aux nouvelles modes de ce monde, afin d'être aimé, ou du moins, toléré par les perdus. L'apôtre Paul a parlé d'un temps où "les hommes ne supporteront pas la saine doctrine; mais, ayant la démangeaison d’entendre des choses agréables, ils se donneront une foule de docteurs selon leurs propres désirs, détourneront l’oreille de la vérité, et se tourneront vers les fables" (2 Timothée 4:3-4). Nous y sommes, et les faux docteurs sont nombreux et assoiffés de pouvoir. Ils ne s'en cachent pas; ils ne tolèreront rien qui se mette au travers de leur chemin. 

Ces gens-là n'ont aucune disposition de cœur pour accepter la gouvernance de Dieu. Il n'y a pas de vérité en eux. Ils répandent le mensonge, parce qu'ils n'ont pas en eux l'amour de la vérité (Jean 8:44). 
Heureux l’homme qui ne marche pas selon le conseil des méchants, qui ne s’arrête pas sur la voie des pécheurs, et qui ne s’assied pas en compagnie des moqueurs (Psaumes 1:1). 
Il y a donc ici un avertissement solennel à ne pas négliger: que les chrétiens ne croient, et ne se soumettent pas aveuglément à tout ce qu'on tente de leur faire croire. Les grands et les sages de ce monde sont les plus grands complotistes qui existent, malgré ce qu'ils tentent de nous faire croire. Ils mentent comme ils respirent, car ils se soulèvent contre le Créateur; ils se liguent contre Dieu et contre Ses enfants (Psaumes 2:2). Ils détestent la vérité, et par conséquent, persécutent ceux qui l'aiment. Car quiconque fait le mal hait la lumière, et ne vient point à la lumière, de peur que ses œuvres ne soient dévoilées (Jean 3:20). Cela n'est pas nouveau. Dès la sortie de Jésus du tombeau, les grands de l'époque complotèrent pour accuser ses disciples d'avoir volé le corps du Christ (Matthieu 28:11-15). Il faut savoir que les chrétiens fidèles et authentiques sont (cela arrive déjà dans plusieurs parties du monde) et seront accusés de propager la haine et la division dans les sociétés; ils seront considérés comme des ennemis de l'État et seront traités d'extrémistes parce qu'à cause de leur conscience, ils ne pourront pas obéir aux lois antichrist qui sont adoptées et qui sont contraire à la volonté de Dieu.  

La pression sur les chrétiens pour qu'ils se conforment au monde ira en s'accentuant, à l'intérieur même de l'église, parce que le vrai message de l'Évangile a été corrompu, mais aussi de l'extérieur, par le moyen de persécutions, car l'ennemi veut que les masses demeurent dans leurs péchés et haïssent les chrétiens et rejettent l'évangile de salut qu'ils proclament en Jésus-Christ. Cela n'est pas nouveau. L'empereur Néron a accusé faussement les chrétiens d'avoir mis le feu à Rome. L'ennemi n'a pas changé depuis tout ce temps. Il est prévisible et ses méthodes sont facilement identifiables, pour ceux qui n'ont pas l'intelligence obscurcie par tous les mensonges auquel nous sommes exposés. 

Des églises flambent tous les jours un peu partout dans le monde et des chrétiens sont maltraités et/ou tués, et l'on n'en entend pas, ou peu parler. Des chrétiens se font arrêter et sont accusés de méfaits publics pour avoir prêché l'Évangile sur la rue tandis que des émeutiers, des vendeurs de drogue et des voleurs ne sont même pas inquiétés par la "justice". Des pédophiles reconnus sont relâchés sans conséquences pour leurs actes sous prétexte de "justice sociale" pendant que des pasteurs sont mis à l'amende et poursuivis en justice pour avoir prêché malgré un virus inexistant dans leur église. Ce sont là une infime partie des signes du mystère de l'iniquité qui est à l'œuvre et qui ravage nos sociétés (2 Thessaloniciens 2:7). 

L'étau démoniaque se resserre contre les chrétiens fidèles partout à travers le monde, et la foi de plusieurs sera testée comme elle ne l'a jamais été auparavant. Il ne faut pas nous surprendre de cela. Il n'a jamais été promis aux chrétiens qu'ils vivraient toujours dans un jardin de fleurs, sans tracas ni épreuves. Jésus a dit: "Je vous ai dit ces choses, afin que vous ayez la paix en moi. Vous aurez des tribulations dans le monde; mais prenez courage, j’ai vaincu le monde (Jean 16:33). Nous ne savons pas toujours ce que nous réserve demain, mais qu'importe, demain est un autre jour. Aujourd'hui, approchons-nous de Jésus.
Plusieurs n'aiment pas entendre parler de cela. C'est la raison pour laquelle ils ne prient jamais pour leurs frères et sœurs dans la foi qui subissent de terribles épreuves ailleurs dans le monde. Il faut prier les uns pour les autres. Le peuple de Dieu doit être prêt spirituellement. Nous sommes en guerre depuis longtemps, et plusieurs chrétiens ne le savent pas, parce qu'ils étaient endormis par la facilité de la vie présente. Il faut nous réveiller! Nous ne sommes pas en guerre contre les dirigeants impies de ce monde au pouvoir du malin; Dieu s'occupera d'eux s'ils ne se repentent pas. Ils n'ont pas le pouvoir de détruire la foi que les enfants de Dieu possèdent en Jésus-Christ. Nous sommes en guerre contre les forces spirituelles démoniaques (Éphésiens 6:12), et nous n'avons aucune puissance en nous-mêmes, c'est pourquoi il nous faut nous attacher à Jésus plus que jamais, en délaissant tout ce qui fait la guerre à l'âme (1 Pierre 2:11) et en nous accrochant à la vérité (Psaumes 119:1). 

Je sais où tu demeures, je sais que là est le trône de satan. Tu retiens mon nom, et tu n'as pas renié ma foi, même aux jours d'Antipas, mon témoin fidèle, qui a été mis à mort chez vous, là où satan a sa demeure (Apocalypse 2:13). Tandis que l'ennemi conditionne l'humanité à la soumission aveugle et la prépare de plus en plus rapidement à accepter l'impie qui sera détruit par le feu de Dieu, notre Seigneur sait où nous demeurons; Il n'est pas surpris de la fournaise des épreuves qui fondent sur nous. Mais Il ne tolère plus les idolâtres, ni ceux qui veulent servir deux maîtres à la fois. Il se fait tard, la tempête gronde, mais il n'est jamais trop tard pour s'engager dans l'armée du Dieu vivant! "Et si vous ne trouvez pas bon de servir l’Éternel, choisissez aujourd’hui qui vous voulez servir, ou les dieux que servaient vos pères au-delà du fleuve, ou les dieux des Amoréens dans le pays desquels vous habitez. Moi et ma maison, nous servirons l’Éternel (Josué 24:15).

Dans les persécutions se lève toujours un reste de croyants fidèles, d'une agréable odeur à Dieu, parce qu'ils ne tolèrent pas en leur sein les faux évangiles et les inepties de ce monde. Serons-nous de ce reste, ou serons-nous de ceux qui plierons les genoux devant les Baal que ce monde nous impose? 

Nous nous attacherons à Dieu par la foi en Jésus-Christ, sachant que Ses promesses ne sont pas d'abord pour notre enrichissement personnel et terrestre, mais pour notre salut éternel. Nous savons bien que notre patrie n'est pas ici-bas, et que nous ne sommes ici que de passage. C'est pourquoi nous gardons nos yeux fixés sur Jésus et nous saisissons toutes les armes de Dieu, qui renversent toutes forteresses de mensonge de ceux qui s'élèvent contre Dieu, et cela commence dans nos propres vies, en amenant toute pensée captive à l'obéissance de Christ (2 Corinthiens 10:4). Nous ne sommes pas de ceux qui abandonnent, car nous savons que le Seigneur Jésus possède le pouvoir sur toutes choses (Jean 3:35; Éphésiens 1:20-23). Dieu est sur Son trône, et rien ni personne ne pourra le renverser. Gloire à Dieu! Par sa grâce, nous pouvons dire avec l'auteur de la lettre aux Hébreux : "Nous ne sommes pas de ceux qui se retirent pour se perdre, mais de ceux qui ont la foi pour sauver leur âme". 

Nous aimons la vérité, et avec le psalmiste nous disons : "Je choisis la voie de la vérité, je place tes lois sous mes yeux" (Psaumes 119:30). Le monde entier peut vivre sous le pouvoir du mensonge, nous ne nous laisserons pas entraîner loin de notre Seigneur. Par la grâce de Dieu nous demeurerons en Christ, et le Consolateur, le Saint-Esprit, nous conduira dans toute la vérité (Jean 16:13). C'est lui qui nous garde dans l'amour de la vérité et qui nous donne le discernement des choses les meilleures, afin que nous soyons purs et irréprochables au jour du Seigneur (Philippiens 1:10). Les promesses de Dieu sont justes et vraies, et nous ne craignons pas ce que craignent les hommes. Dieu n'est surpris par rien de ce qui arrive sur notre pauvre planète. Car; "Qui a suscité de l’orient celui que le salut appelle à sa suite? Qui lui a livré les nations et assujetti des rois? Qui a réduit leur glaive en poussière, et leur arc en un chaume qui s’envole? Il s’est mis à leur poursuite, il a parcouru avec bonheur un chemin que son pied n’avait jamais foulé. Qui a fait et exécuté ces choses? C’est celui qui a appelé les générations dès le commencement, moi, l’Éternel, le premier et le même jusqu’aux derniers âges (Esaïe 41:2-4).

Parce que tu as gardé la parole de la persévérance en moi, je te garderai aussi à l’heure de la tentation qui va venir sur le monde entier, pour éprouver les habitants de la terre. Je viens bientôt. Retiens ce que tu as, afin que personne ne prenne ta couronne. Celui qui vaincra, je ferai de lui une colonne dans le temple de mon Dieu, et il n’en sortira plus; j’écrirai sur lui le nom de mon Dieu, et le nom de la ville de mon Dieu, de la nouvelle Jérusalem qui descend du ciel d’auprès de mon Dieu, et mon nom nouveau (Apocalypse 3:10-12).

Que toute la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen. 

dimanche 28 juillet 2019

La maladie du porte-monnaie

Ils se sont d'abord donnés eux-mêmes au Seigneur (2 Corinthiens 8:5).

Quelqu'un a décrit cet état spirituel de cette manière: une "cirrhose du donateur". Cette maladie immobilise la main quand on lui demande de bouger dans la direction du porte-monnaie.

Ce symptôme ne se manifeste pas dans d'autres situations où le même mouvement est requis, comme au supermarché, au cinéma, au restaurant ou au parc d'attractions. Le problème n'est pas musculaire mais est symptomatique d'une maladie grave du cœur. 

Donner, pour le chrétien, est d'abord et avant tout une question de cœur. Quand l'amour en est la motivation, donner est un acte volontaire et généreux. L'expression la plus tangible de cette grâce est le don de dollars, pour aider les pauvres, soutenir les missionnaires ou aider les chrétiens qui traversent des moments difficiles. 

Paul voyait une tendance à la "cirrhose du donateur" parmi les croyants de Corinthe. Une année plus tôt, ils voulaient aider les chrétiens démunis de Jérusalem, mais n'avaient pas mené leur bonne intention à terme. Alors, Paul plaida avec eux, citant deux exemples pour leur montrer la motivation convenable: la générosité de la pauvre église de Macédoine et le don sacrificiel de Christ lui-même (2 Corinthiens 8:1; 5:9). C'est l'amour qui avait motivé les deux gestes.

Seigneur, rappelle-nous chaque jour ta grâce, de peur que nous ne soyons atteints de la maladie du porte-feuille en accordant plus d'importance au matériel qu'à notre rôle d'ambassadeur du royaume des Cieux.

Que toute la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen.

samedi 26 janvier 2019

Faites avec ce que vous avez!

Puisque nous avons des dons différents, selon la grâce qui nous a été accordée... (Romains 12:6).

La plupart d'entre nous pensent que s'ils avaient plus de talents ou plus d'argent, ils feraient plus pour le Seigneur. Toutefois, cela est habituellement une excuse pour ne rien faire. Je me suis parfois dit: "Si seulement j'étais plus riche, j'enverrais des milliers de dollars pour telle ou telle cause chrétienne". Au lieu de penser à ce que je fais de mon mieux avec ce que j'ai en ce moment même.

Dans la parabole des dix mines en Luc 19, notre Seigneur établit le principe selon lequel la fidélité "en peu de choses" ouvre la porte à de plus grandes occasions de service. De plus, dans l'histoire de la veuve en 1 Rois 17, une femme crut en la promesse de Dieu communiquée par Élie et partagea avec lui le peu qu'elle avait. Grâce à cela, elle devint l'instrument de Dieu pour nourrir le prophète et sa propre maison pendant trois années de sécheresse.

Vous ne pouvez peut-être pas donner mille dollars par mois aux missions ou envoyer d'importantes sommes d'argent pour aider à nourrir les enfants qui meurent de faim, mais vous pouvez peut-être faire certains sacrifices et ainsi augmenter vos dons de deux pour cent. Vous n'avez peut-être pas les compétences requises pour enseigner dans une classe d'adulte, mais vous pouvez peut-être diriger une petite étude biblique dans votre maison ou témoigner à votre voisin. Si vous êtes fidèles, Dieu vous donnera peut-être plus de grandes occasions de le servir et augmentera vos capacités. Laissez tout cela entre les mains du Seigneur. Ayez la foi, et faites ce que vous pouvez aujourd'hui avec ce que vous avez. N'oubliez pas que si vous êtes avare avec un petit revenu, vous ne serez probablement pas plus généreux avec un plus gros...

Que toute la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen. 

samedi 19 août 2017

Un médium et les esprits...

Un "médium" se vante de faire le pont entre les esprits des morts restés sur terre et le ciel. En même temps, cet homme prétend croire en Dieu. Que doit-on en penser?

Que cet homme ne croit pas au Dieu de la Bible, et que son intelligence est mal éclairée, ou alors que c'est une personne cupide qui a décidé de gagner facilement de l'argent en se servant de la naïveté de certaines personnes autour de lui! 

Après la mort du corps, tous, nous passerons devant le tribunal divin, afin d'être jugé selon le bien ou le mal que nous aurons fait; selon notre obéissance ou notre désobéissance (2 Corinthiens 5:10; Apocalypse 20:12). Les uns irons en présence de Dieu, dans un bonheur indescriptible après avoir été réunis avec leurs Père céleste; les autres irons dans l'enfer éternel, là où les remords pour un seul péché non pardonné seront plus terribles et plus douloureux que tous les cancers charnels ici-bas. 



Sachons bien que Dieu n'a pas besoin de "médium" pour l'aider à attirer à Lui les esprits de ceux qui lui appartiennent. Le seul intermédiaire ou médiateur entre Dieu le Père et les hommes, c'est Jésus-Christ, élevé d'entre les morts et retourné dans la gloire du Père. 1 Timothée 2:5 nous dit en effet: "Car il y a un seul Dieu, et aussi un seul médiateur entre Dieu et les hommes, Jésus-Christ homme". Il est également écrit en Jacques 4:5 : "Croyez-vous que l’Écriture parle en vain? C’est avec jalousie que Dieu chérit l’esprit qu’il a fait habiter en nous". Nous savons par là qu'Il ne veut pas que nous allions vers d'autres dieux, serais-ce notre propre chair; cet esprit qu'Il a fait habiter en nous est ce qui fait que l'homme a été créé "à son image et à sa ressemblance" (Genèse 1:26; Genèse 5:1). C'est cet esprit qui vient de Dieu, à l'image de Dieu, qui fait en sorte que l'homme est une créature qui adore toujours quelque chose ou quelqu'un. N'eût été du péché, l'homme adorerait son Dieu Créateur seul, mais dans son orgueil, il prétend désormais qu'il peut se passer de Lui. Alors il va de par le monde et il cherche le bonheur; il cherche ce qui le comblera, mais comme tout ici bas est éphémère, c'est une quête sans fin. Mais son Dieu Créateur, qui le chérit toujours malgré ses rébellions, à l'image de la parabole du fils prodigue donné par Jésus en Luc 15:11-32, attend avec patience le jour où cette personne viendra ou reviendra à Lui afin d'être comblé de toutes bénédictions. 

Jésus dira à ses disciples en Jean 12:32 : "Et moi, quand j’aurai été élevé de la terre, j’attirerai tous les hommes à moi". 

"J'attirerai tous les hommes à moi". Nous avons ici: par Sa mort, Jésus a toute la puissance nécessaire afin d'attirer les cœurs des hommes à Lui... de leur vivant! Mais quoi, deviendrait-Il trop faible pour les attirer à Lui après la mort de leur corps de chair? S'ils sont à Lui, et s'Il les attire à Lui, s'Il les a payé au prix de Son propre sang, comment se ferait-il qu'Il ne puisse pas les amener à Lui là-haut dans la gloire?  Un extrait d'Apocalypse 5:9 dit à propos de Jésus: "(...)car tu as été immolé, et tu as racheté pour Dieu par ton sang des hommes de toute tribu, de toute langue, de tout peuple, et de toute nation". Lorsque nous achetons quelque chose au magasin, ne l'emmenons-nous pas avec nous dans notre demeure? Combien plus Jésus a-t-il la puissance de ramener dans Sa demeure ceux qui sont à Lui et qu'Il appelle "amis"(Jean 15:13-15). 
En Jean 14:1-3, Jésus dira galement: "Que votre cœur ne se trouble point. Croyez en Dieu, et croyez en moi. Il y a plusieurs demeures dans la maison de mon Père. Si cela n’était pas, je vous l’aurais dit. Je vais vous préparer une place. Et, lorsque je m’en serai allé, et que je vous aurai préparé une place, je reviendrai, et je vous prendrai avec moi, afin que là où je suis vous y soyez aussi". 

Après cette lecture, c'est avec certitude que nous pouvons affirmer que Dieu, en Jésus-Christ, n'a aucun besoin d'homme mortel afin de l'aider à ramener à Lui les esprits de ceux qui sont décédés en Christ! Ne nous laissons pas troubler par les charlatans; sachons simplement que Dieu nous a tant aimé que nous ne pourrons jamais ici-bas réaliser la hauteur et la profondeur d'un tel amour. Mais si les soldats sur le champs de bataille ne laissent pas de confrères en arrière, à bien plus forte raison Dieu ne nous abandonnera t-il pas, que ce soit en ce monde ou en l'autre!  

Qu'il nous soit permis de dire en terminant que la Bible condamne le spiritisme et les sciences occultes. En Deutéronome 18:10-12, il est écrit: "Qu’on ne trouve chez toi personne qui fasse passer son fils ou sa fille par le feu, personne qui exerce le métier de devin, d’astrologue, d’augure, de magicien, d’enchanteur, personne qui consulte ceux qui évoquent les esprits ou disent la bonne aventure, personne qui interroge les morts. Car quiconque fait ces choses est en abomination à l’Éternel (...)".

En conclusion; nous ne pouvons pas faire confiance à un "médium", même s'il prétend croire en Dieu. C'est une personne qui vit encore selon l'égarement de ses pensées; son cœur n'est pas droit devant Dieu puisqu'il lui est en abomination! Oh il est vrai, l'ennemi peut lui donner certains pouvoirs dit "surnaturels", mais cela n'est pas étonnant et nous en avons été avertis d'avance. En 2 Corinthiens 11:13-15, il est écrit qu'il existe "de faux apôtres, des ouvriers trompeurs déguisés en apôtres de Christ. Et cela n’est pas étonnant, puisque Satan lui-même se déguise en ange de lumière. Il n’est donc pas étrange que ses ministres aussi se déguisent en ministres de justice. Leur fin sera selon leurs œuvres".


La Bible nous exhorte à demeurer ferme, car notre adversaire, le diable, rôde comme un lion rugissant, cherchant qui il dévorera. "Résistez-lui avec une foi ferme (...) 1 Pierre 5:8-9. Comment pourrons-nous ne pas nous laisser tromper par le premier venu? En résistant avec une foi ferme. Cette foi, cette solide fondation sur laquelle nous pouvons lutter, c'est Jésus seul! En Lui se trouve tout ce dont nous avons besoin pour marcher par la foi et vivre une vie qui lui soit agréable ici-bas, tout en faisant le bien que nous devons faire et en rejetant le mal que nous ne devons pas faire; ceci afin que notre esprit soir réuni avec le Père dans une communion d'amour qui ne s'éteindra jamais. 

Que toute la gloire soit rendue à Dieu seul; prions pour Sa sagesse, afin que nous ayons le discernement des choses bonnes et agréables. Amen.

vendredi 23 juin 2017

Une réponse de John Bunyan(1628-1688) à l'évangile moderne

Un avertissement (de plus) à ne jamais croire que la piété est une source de gain matériel...

Messieurs Intérêt-Personnel, Ami-du-Monde, Ami-de l'Argent et Accapare-Tout marchent ensemble sur le sentier menant à la cité céleste. Devant eux marchent Chrétien et Plein-d'Espoir. Tous ont un point en commun: ils prétendent être religieux ou chrétien. Certains sont réellement chrétiens, les autres sont des menteurs. 

Nous les rejoignons dans leur marche alors que Monsieur Ami-de-l'Argent demande à Monsieur Intérêt-Personnel: Qui sont ces gens qui marchent là, devant nous? 
- Ce sont deux citoyens d'un même pays qui font un pèlerinage à leur manière, 
- Pourquoi ne nous ont-ils pas attendu, afin que nous puissions jouir de leur compagnie? Car je pense qu'eux et nous, et vous aussi, Monsieur, faisons le même voyage. 
- C'est vrai, mais ces pèlerins qui marchent devant nous sont si rigides, si attachés à leurs propres opinions, ils estiment si peu celles des autres que dès qu'un homme, si bon soit-il, ne pense pas exactement comme eux, ils se séparent de lui.
- C'est mal, dit Accapare-Tout; mais j'ai lu quelque part qu'il existe des hommes "justes à l'excès". Leur sévérité les porte à juger et à condamner tout le monde sauf eux-mêmes. Mais dites-moi, je vous prie, sur quels points différiez-vous d'opinion? 
- Eh bien, ils considèrent que d'après leurs principes, ils doivent poursuivre leur voyage par tous les temps, et moi je trouve qu'il faut s'inquiéter du vent et de la marée. Ils risquent tout ce qu'ils possèdent pour Dieu, et je trouve qu'il faut assurer sa vie et sa position. Ils maintiennent leur opinion, lors même que le monde entier serait contre eux; mais je trouve qu'il faut avoir juste autant de religion que l'époque, le temps et et notre avantage le permettent. Ils restent fidèle à la piété lorsqu'elle est exposée à l'opprobre et aux injures, tandis que j'aime la religion lorsqu'elle est honorée et applaudie. 
- Tenez-vous ferme dans vos principes, cher Monsieur, dit Ami-du-Monde. Pour ma part, je considère comme fou, celui qui, ayant la liberté de conserver ce qu'il a, est assez insensé pour le perdre. Soyons "prudents comme des serpents;" il faut "moissonner pendant que le soleil brille!" Vous avez remarqué comme l'abeille demeure tranquille en hiver, et ne butine que lorsqu'elle peut en retirer profit et plaisir. Dieu lui-même envoie tantôt la pluie, tantôt le soleil; s'il est des hommes assez stupides pour voyager par la pluie, qu'ils le fassent; mais nous, nous attendrons le beau temps! Pour moi, j'aime la religion qui s'accorde avec la possession des biens que Dieu nous octroie, car quel est l'être raisonnable qui prétendrait que Dieu ne veut pas que nous conservions, pour l'amour de lui, les biens qu'il nous a départis? Abraham et Salomon étaient riches, et Job a dit que l'homme juste "amasse l'or comme la poussière." Mais ce ne doit pas être le cas de ces hommes qui marchent devant nous, s'ils sont tels que vous les avez décrits. 
- Je crois que nous sommes tous d'accords sur ces sujets; il est donc inutile d'en parler davantage, dit Accapare-Tout. 
- Non, il n'y a plus rien à ajouter, car celui qui ne suit ni l'Écriture, ni sa raison - et vous avez remarqué que toutes deux sont pour nous - méconnaît sa liberté et ne recherche pas sa propre sécurité, dit Ami-de-l'Argent. 

- Mes frères, dit Intérêt-Personnel, nous faisons tous le même pèlerinage; permettez-moi, comme diversion, de vous proposer de résoudre cette question: Supposez qu'un homme, pasteur, commerçant, ou autre, trouve l'occasion d'acquérir les biens de ce monde, mais qu'il ne puisse les obtenir qu'en devenant, au moins en apparence, très zélé sur certains points de doctrine qu'il n'avait pas professé jusqu'alors,  ne pourrait-il pas atteindre son but, et être cependant un homme tout à fait honnête?
- Je comprends parfaitement votre question, dit Ami-de-l'Argent, et si ces messieurs me le permettent, j'essaierai de vous donner une réponse exacte. Et tout d'abord, parlons du pasteur. Supposons donc, qu'un pasteur, très digne homme, ait un très petit revenu, et qu'il se présente, pour lui, un poste plus avantageux, qu'il pourrait obtenir à condition d'être plus zélé, de prêcher plus fréquemment, et à cause du caractère de son troupeau, de renoncer à quelques-uns de ses principes. Je ne vois, pour ma part, aucune raison qui pourrait l'empêcher d'accepter ce poste, tout en restant un honnête homme. 
Car; 1- son désir d'avoir un plus fort revenu est légitime; il ne peut en douter puisque la Providence le lui offre. Il peut donc accepter cette place plus avantageuse sans en faire un cas de conscience. 
2- Le fait d'accepter ce poste le rendra plus zélé, plus studieux, et le développera ainsi spirituellement, ce qui ne peut qu'être agréable à Dieu.
3- En s'accommodant au caractère de son troupeau pour mieux le servir, même s'il doit, pour cela, abandonner quelques uns de ses principes, il fait preuve d'abnégation, de dévouement; il se fait tout à tous, ce qui est un précepte apostolique. 
4- Je conclus donc qu'un pasteur qui abandonne un poste modeste pour un plus avantageux, ne doit pas être accusé de cupidité; au contraire, son influence étant plus étendue, il aura plus d'occasions de faire le bien en saisissant l'avantage qui se présente à lui. 

Et si nous considérons que la question s'applique à un commerçant, je répondrais: supposons un négociant ayant un emploi peu rétribué et qui, en pratiquant davantage la religion, pourrait améliorer sa position, car il trouverait ainsi l'occasion d'épouser une femme riche, ou attirerait plus de clients dans son magasin. Pour ma part, je ne vois pas pourquoi il ne pourrait pas légitimement agir ainsi. 
Car: 1- Devenir religieux, c'est une vertu, quelque soit le mobile qui le pousse à l'être.
2- Il n'est pas défendu d'épouser une femme riche, ou d'attirer des clients dans son magasin.
3- Celui qui obtient ces avantages en devenant religieux, les acquiert de personnes qui sont bonnes et devient bon lui-même. Donc, obtenir une femme riche, de bons clients, et un bon gain en devenant religieux, est chose bonne et permise. 

Cette réponse de Monsieur Ami-de-l'Argent à Monsieur Intérêt-Personnel, fut applaudie de tous. Et comme ils s'imaginaient que personne ne pouvait la contredire, et que Chrétien et Plein-d'Espoir étaient encore à leur portée, ils les appelèrent, afin de leur poser la question et de les confondre par cette réponse, pour les punir de s'être opposés auparavant à Monsieur Intérêt-Personnel. 

Entendant leur appel, Chrétien et Plein-d'Espoir s'arrêtèrent et les attendirent.
Les autres résolurent entre eux, tout en marchant, que ce ne serait pas Monsieur Intérêt-Personnel qui leur poserait la question, mais le vénérable Monsieur Ami-du-Monde, afin que les pèlerins ne fassent pas une réponse aussi vive que celle qu'ils avaient adressée à Monsieur Intérêt-Personnel avant de le quitter. Ils les rejoignirent donc, et après les salutations d'usage, Monsieur Ami-du-Monde leur posa la question en leur demandant d'y répondre s'ils le pouvaient. 
- Le plus jeune enfant dans la foi serait capable de répondre, dit Chrétien, à dix milles questions semblables. Car s'il est déjà mal de suivre Christ pour du pain (Jean 6:26) comme il est écrit, à plus forte raison est-il abominable de faire de lui, et de la religion, un prétexte pour obtenir des avantages matériels et mondains. Aussi, une semblable opinion ne peut être soutenue que par des païens, des hypocrites, des démons ou des magiciens. 
1- Par des païens, car lorsque Hémor et Sichem, convoitant les filles et les troupeaux de Jacob, virent qu'il n'y avait pas d'autre moyen de les obtenir que de se faire circoncire, ils dirent à leurs compagnons: "Si tout mâle parmi nous se fait circoncire, comme ils sont eux-même circoncis, leurs filles et leurs troupeaux, leurs biens et tout leur bétail ne serait-il pas à nous?" Leurs filles et leurs troupeaux, voilà ce qu'ils voulaient obtenir, et la pratique religieuse de la circoncision n'était que le prétexte dont ils se servaient pour y parvenir. Lisez toute l'histoire (Genèse 34:20-26). 
2- Par des hypocrites. Voyez les pharisiens. Ils faisaient, pour l'apparence, de longues prières, mais ils dévoraient les maisons des veuves et cela aggravait leur condamnation devant Dieu (Luc 20:40-47).
3- Par les démons. Judas suivait les mêmes principes. Il était disciple de Jésus pour porter la bourse, mais en réalité, il était un fils de perdition. 
4- Par des magiciens. Simon le magiciens voulut obtenir le Saint-Esprit avec de l'argent, mais son jugement sortit de la bouche de l'apôtre Pierre: "Que ton argent périsse avec toi" (Actes 8:19-20). 

Je ne peux m'empêcher de penser que ceux qui deviennent religieux par amour du monde peuvent aussi facilement renoncer à la religion pour le même motif. Ainsi, Judas, qui suivait Christ tout en aimant l'argent, vendit son maître pour en acquérir. Répondre affirmativement à votre question, comme je vois que vous l'avez fait, et accepter cette réponse, ce ne peut être que païens, hypocrite et diabolique, votre salaire sera d'accord avec vos œuvres. 

A ces mots, les quatre amis se regardèrent longuement les uns les autres, mais ils ne trouvèrent rien à répondre à Chrétien. Plein d'Espoir approuva la réponse de son ami, puis il se fit un grand silence. Monsieur Intérêt-Personnel et ses compagnons restèrent en arrière, tandis que Chrétien et Plein d'Espoir, poursuivant leur route, les devancèrent. Alors Chrétien dit à son compagnon: "Si ces hommes ont la bouche fermée devant le jugement d'un de leurs semblables, comment subsisteront-ils devant le jugement de Dieu? Et s'ils sont muets devant un vase de terre, quelle sera leur attitude quand ils seront exposés au feu dévorant de la colère divine?" 

Par John Bunyan

dimanche 28 juin 2015

Ne pas être un Judas Iscariot

En Matthieu 26 verset 14-16, nous trouvons Judas Iscariot en train de marchander la vie de Jésus avec les principaux sacrificateurs. "Alors l’un des douze, appelé Judas Iscariot, alla vers les principaux sacrificateurs, et dit: Que voulez-vous me donner, et je vous le livrerai? Et ils lui payèrent trente pièces d’argent. Depuis ce moment, il cherchait une occasion favorable pour livrer Jésus."

Pourtant, peu de temps après cela, Judas aida les autres disciples à préparer le repas de la Pâque, comme si rien ne s'était passé. Lorsque Jésus arriva, Il mangea avec ses disciples, et Judas était là. En Matthieu 26 verset 21, il est dit que "pendant qu’ils mangeaient, Jésus dit: Je vous le dis en vérité, l’un de vous me livrera." Et au verset 25 : "Judas, qui le livrait, prit la parole et dit: Est-ce moi, Rabbi? Jésus lui répondit: Tu l’as dit."

Judas mangeait avec Jésus, il recevait ses enseignements. De façon imagée, lui aussi, comme les autres disciples, mangeait son corps et buvait son sang. Mais au final, à quoi cela lui a-t-il servi? Cela nous montre qu'il est possible de s'approcher à la table du Seigneur avec les autres chrétiens et de recevoir de façon indigne les enseignements du Saint-Esprit. La raison est que ces gens ont le cœur fermé aux choses du royaume de Dieu. Nous savons que Judas Iscariot était celui qui "tenait la bourse". Il adorait l'argent plus que Dieu! Bien avant que satan ne lui donne l'idée de vendre Jésus, il est clair que Judas avait déjà placé sa confiance dans les biens de ce monde plutôt que dans le Créateur de toutes choses. Il était fasciné par l'argent, et son esprit était embrouillé à cause de cela. Il voulait d'une part marcher avec Christ, mais d'autre part son amour de l'argent était trop fort!

Ici, certains se disent en eux-mêmes : "l'exemple de Judas n'est pas pour moi, je ne me sens pas interpellé par cet enseignement car je ne suis pas habité par l'amour de l'argent."  Mais attention! L'ennemi tentera chacun de nous avec ce qu'il sait être notre faiblesse. Peut-être te dis-tu que tu n'es pas habité du péché de l'avarice, et tu as raison, mais tu es rongé par la haine et la jalousie, ou encore tu convoites les autres femmes alors que tu es marié, ou même célibataire, ou encore tu es rempli d'orgueil et d'hypocrisie et tu ne le sais même pas! En quoi es-tu un meilleur chrétien que Judas? N'oublions pas; un seul péché cajolé que nous ne voulons pas abandonner est suffisant pour nous faire rater l'entrée dans le royaume de Dieu.
Il n'est pas dit que Judas était un homme de mauvaise vie, à la Barabbas. Il marchait et enseignait avec les autres disciples. Il priait pour les malades. Il est possible que, pendant un certain temps, il eût réellement pitié d'eux et qu'il désirait sincèrement que le Seigneur intervienne en leur faveur et les guérisse tous. Ceux qui ne le connaissaient pas personnellement devaient penser qu'il était un véritable disciple de Jésus. Mais la réalité était toute autre. Nous connaissons au moins un péché qui le rongeait peu à peu de l'intérieur, à la manière de la gangrène qui ronge tranquillement les tissus saints du corps humain jusqu'à les détruire tous si elle n'est pas soignée immédiatement.

Si nous connaissons un péché en nous, ne le cajolons pas mais soignons-le immédiatement! Pour ce faire, il existe un seul remède; le condamner devant Dieu et l'abandonner! La Bible nous exhorte à fuir le péché, à le chasser du milieu de nous et à nous tourner vers les choses saintes de Dieu. Ne devenons pas des Judas Iscariot en nous contentant d'écouter la parole de Jésus, mais en ne la mettant pas en pratique. Judas est un exemple que le fait de se présenter à l'église tous les dimanches ne suffit pas pour être un véritable enfant de Dieu. Il a écouté Jésus, il a été envoyé avec les onze autres apôtres afin de prêcher l'amour de Dieu. Sa vie représente parfaitement ce que Jésus disait en Matthieu 7 verset 21-23 : "Ceux qui me disent: Seigneur, Seigneur! n’entreront pas tous dans le royaume des cieux, mais celui-là seul qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux. Plusieurs me diront en ce jour-là: Seigneur, Seigneur, n’avons-nous pas prophétisé par ton nom? n’avons-nous pas chassé des démons par ton nom? et n’avons-nous pas fait beaucoup de miracles par ton nom? Alors je leur dirai ouvertement: Je ne vous ai jamais connus, retirez-vous de moi, vous qui commettez l’iniquité."
Judas nous a démontré qu'il ne suffit pas de regarder Jésus comme un Maître spirituel pour être sauvé. Lorsqu'il dira en Matthieu 26-25 : "est-ce moi, Rabbi?" il démontrera une forme de respect pour Jésus en l'appelant Maître, mais malheureusement, comme dira Jésus en une autre occasion, il se contentait de nettoyer l'extérieur de la coupe et du plat mais au-dedans de lui il était plein de rapine et d’intempérance! Lorsqu'il fut envoyé avec les onze apôtres, il a prêché l'amour de Dieu et le pardon qu'Il était prêt à nous accorder, mais il ne s'est lui-même jamais soucié de se séparer de ses péchés et d'en être délivré! Il a prêché sur le baptême et la repentance, mais la seule repentance qu'il ait jamais connu fût la repentance selon la chair; c'est à dire, le regret. Il a méprisé la bonté de Dieu et ne s'est pas repenti devant Lui, ne s'étant jamais détourné de son péché d'avarice. Même lorsqu'il prêchait, il n'était pas attristé de son état de pécheur, car, comme le dira l'apôtre Paul en 2 Corinthiens 7 verset 10, la tristesse selon Dieu produit une repentance à salut dont on ne se repent jamais, tandis que la tristesse du monde produit la mort. Notre pauvre homme avait toute sa vie placé sa confiance dans sa bourse. Lorsque l'heure de la tourmente a sonné, il a été désemparé et s'en est allé se pendre.
De la même manière aujourd'hui nous sommes trop souvent portés à regarder à ce monde plutôt qu'à Dieu pour trouver le secours dont nous avons besoin. Lorsque les tribulations se pointent devant nous, nous ne savons plus que faire, car nous ne nous sommes pas entraînés, nous n'avons pas été de bons soldats, spirituellement parlant. L'apôtre Paul fait cette comparaison en 2 Timothée 2 verset 4 : "Il n’est pas de soldat qui s’embarrasse des affaires de la vie, s’il veut plaire à celui qui l’a enrôlé."
Les soldats de n'importe quelle armée au monde, lorsque enrôlés pour une mission quelconque, se doivent d'y être totalement dédiés. Ils ne peuvent pas se permettre, sous le feu de l'ennemi, de se relâcher et de sombrer dans l'indifférence de ce qui est en train de se passer autour d'eux. Soit ils seront tués, soit ils se mettront, eux et leurs camarades, dans un grand danger! Il en va de même dans notre combat spirituel. Nous oublions trop facilement que nous sommes constamment sous le feu de l'ennemi de Dieu qui cherche à détruire les chrétiens, que ce soit physiquement ou spirituellement. Nous l'avons vu lorsqu'il s'est attaqué à Job; il s'y prend de toutes sortes de manière pour arriver à ses fins. Lorsque nous nous embarrassons de péchés non confessés et non pardonnés, nous sommes vulnérables au plus haut point. Judas ne pensait pas à cela lorsqu'il s'agrippait à sa bourse, malgré le fait qu'il se disait disciple de Christ. Clairement, son but dans la vie n'était pas de vivre que pour rendre gloire à Dieu!

Combien d'entre nous pouvons dire que nous vivons exclusivement pour la gloire de notre divin Maître? Lorsque nous proclamons la parole de Dieu, si nous le faisons, prêchons-nous une chose, tout en vivant son contraire? Et, où en sommes-nous dans notre marche avec Jésus? Notre foi en Christ nous rend-elle plus forts? Est-ce que notre foi est composée de belles paroles seulement?
N'oublions pas; nous ne pouvons pas et ne pourrons jamais proclamer Christ sans nous séparer du péché sans quoi cela finira inévitablement comme Judas. Le péché sera dévoilé et la chute de l'orgueilleux sera dure, voire fatale.
Le divorce d'avec le péché doit être signé avec l'encre du sang de Jésus qui pardonne et purifie les péchés les plus cramoisis. Ne soyons pas comme ces chrétiens contents et satisfaits d'eux-mêmes, croyant même parfois comme Judas que la piété est une source de gain matériels! Au contraire, trouvons notre contentement en Jésus. La piété est en effet une source de gains, mais ils sont spirituels. Elle est une source de joie et de paix, car Jésus en est le fondement inébranlable. Cette joie se poursuivra en sa présence éternelle lorsque, rappelés auprès de Lui, ses élus loueront et glorifieront son saint nom au sein de la plus grande chorale jamais assemblée! Gloire à Dieu! Assurons-nous donc de n'être pas sur le sentier de Judas en nous contentant d'écouter la Parole de Dieu tout en plaçant notre foi dans les choses de ce monde plutôt qu'en Christ seul!

Si tu reconnais un péché en toi que tu n'as pas encore abandonné, viens te prosterner aux pieds du trône de la grâce dès maintenant.

Seigneur Dieu tout-puissant, je m'approche de toi, je reconnais mes manquements. Voici; j'ai péché. J'ai aimé ce péché, je l'ai cajolé et j'ai pensé que je pouvais tout de même marcher avec toi, mais je me rends bien compte que cela est impossible. L'exemple de Judas est frappant, et je ne veux pas finir comme lui, étant incapable de me repentir selon Dieu. C'est pourquoi aujourd'hui je reviens à Toi, Seigneur Jésus, te suppliant de bien vouloir me pardonner. À partir de ce jour, ce que je désire, c'est de marcher en conformité avec ta sainteté, ta pureté et ta justice. Je délaisse tous ces péchés et mauvais désirs, je les laisse en arrière de moi, et à partir de ce jour, avec ton aide, Seigneur, j'avancerai résolument dans ta voie, gardant les yeux fixés sur Toi seul, car c'est toi seul qui pardonnes et qui purifies de tous péchés. Mes œuvres ne valent rien, mes paroles ne valent rien, mais c'est Toi Jésus qui a déjà tout accompli sur la croix du calvaire. Merci mon Dieu de me permettre d'espérer encore en ta pitié et ta miséricorde, merci de remplir mon cœur d'espoir et de joie de savoir que tu es encore prêts à me pardonner. Merci mon Dieu, merci Jésus, merci Précieux Saint-Esprit, merci!

samedi 12 juillet 2014

La doctrine et la perte de Balaam

En Nombres 22, nous lisons l'histoire de Balaam, un devin qui vivait à Pethor en Mésopotamie. Balak, le roi de Moab, avait peur des Israélites et l'envoya chercher afin qu'il les maudisse, car, disait-il, "je sais que celui que tu bénis est béni, et que celui que tu maudis est maudit." Ainsi espérait-il vaincre les Israélites et les chasser du pays. Alors Balaam alla devant Dieu, et lui demanda ce qu'il devait faire. Nous lisons la réponse de l'Éternel en Nombres 22 : 12 : "Tu n’iras point avec eux; tu ne maudiras point ce peuple, car il est béni." Aussi Balaam répondit aux chefs de Balak : Allez dans votre pays, car l’Éternel refuse de me laisser aller avec vous." Son histoire aurait pu s'arrêter là. Mais Balak revint à la charge en envoyant vers Balaam plus de chefs, qui étaient plus considérés que les précédents. Il lui fit dire :  "je te rendrai beaucoup d’honneurs, et je ferai tout ce que tu me diras; viens, je te prie, maudis-moi ce peuple." Et au verset 18, nous lisons que Balaam répondit : "Quand Balak me donnerait sa maison pleine d’argent et d’or, je ne pourrais faire aucune chose, ni petite ni grande, contre l’ordre de l’Éternel, mon Dieu."

La réponse que fit Balaam était la bonne, la seule qu'il devait donner aux envoyés de Balak. Mais au fond de lui-même, quels étaient ses pensées et ses désirs? Dieu connaît toutes nos pensées, aussi ne fût-il pas surpris de voir Balaam mettre un petit astérisque à côté de sa réponse, alors qu'il poursuivit au verset 19 : "Maintenant, je vous prie, restez ici cette nuit, et je saurai ce que l’Éternel me dira encore."
Mais pourquoi retourner devant Dieu? N'avait-il pas déjà reçu sa réponse?
Voici: il espérait recevoir la caution de l'Éternel afin d'aller avec les envoyés de Balak. Peu lui importait de bénir ou de maudire les Israélites, la promesse de récompense avait fait son chemin en lui, l'amour de l'argent avait envahi son cœur. Aussi le piège se referma-t-il sur lui lorsque l'Éternel lui répondit, au verset 20 : "Puisque ces hommes sont venus pour t’appeler, lèves-toi, va avec eux; mais tu feras ce que je te dirai." Balaam jubilait intérieurement. Le :"tu feras ce que je te dirai", il l'avait déjà oublié. De bon matin, il sella son ânesse, et partit avec les chefs de Moab. Nous lisons plus loin dans le texte que l'Éternel se mit en colère parce que Balaam était parti. Pourquoi? Ne venait-il pas de lui donner la permission d'aller avec les gens de Balak? En fait, l'Éternel n'apprécia pas que Balaam partit avec d'autres intentions que celle de lui obéir. Ceci nous amène à nous poser des questions sur notre propre conduite: allons-nous notre voie sans nous soucier d'abord d'obéir à Dieu?

L'intelligence de Balaam était obscurcie par la cupidité; son bon sens avait fui loin de lui à un point tel qu'il dût être repris par son ânesse qui, voyant un ange de l'Éternel qui leur barrait la route, se détournait d'un côté et de l'autre afin de l'éviter. Balaam frappait son ânesse pour la ramener "sur le droit chemin", jusqu'au moment où il n'y eu plus de place pour passer à côté de l'ange, ni par la gauche, ni par la droite. À ce moment-là, l'ânesse se coucha littéralement sous le faux prophète, refusant de faire un pas de plus, par crainte de la colère de l'Éternel. Balaam la frappa avec plus de violence encore, jusqu'au moment où elle se mit à parler avec lui. Quelle déchéance pour un homme reconnu comme étant prophète. Le voici courant à sa perte et se mettant à dialoguer avec son ânesse?! C'est pourtant à ce moment que ses yeux s'ouvrirent, et qu'il vit à son tour l'ange de l'Éternel qui lui barrait la route. Nombres 22:32-35 : "L’ange de l’Éternel lui dit: Pourquoi as-tu frappé ton ânesse déjà trois fois? Voici, je suis sorti pour te résister, car c’est un chemin de perdition qui est devant moi. L’ânesse m’a vu, et elle s’est détournée devant moi déjà trois fois; si elle ne se fût pas détournée de moi, je t’aurais même tué, et je lui aurais laissé la vie. Balaam dit à l’ange de l’Éternel: J’ai péché, car je ne savais pas que tu te fusses placé au-devant de moi sur le chemin; et maintenant, si tu me désapprouves, je m’en retournerai. L’ange de l’Éternel dit à Balaam: Va avec ces hommes; mais tu ne feras que répéter les paroles que je te dirai. Et Balaam alla avec les chefs de Balak."


Pensons-y un instant : l'ânesse craignait Dieu, beaucoup plus que l'homme qui a pourtant été créé afin d'être à l'image et à la ressemblance de son Créateur, afin de vivre pour le craindre et lui rendre la gloire qui lui revient! Mais cet homme était tellement aveuglé par sa cupidité qu'il est descendu sous le niveau de la bête, comme en témoigne la parole de l'ange de l'Éternel : "l’ânesse m’a vu, et elle s’est détournée devant moi déjà trois fois; si elle ne se fût pas détournée de moi, je t’aurais même tué, et je lui aurais laissé la vie." Quel aveuglement spirituel! Pourtant, Balaam se disait serviteur de l'Éternel! La cupidité est un réel danger pour tous les chrétiens modernes. Nous vivons dans un monde où le "je-me-moi" domine en roi et maître, nous recherchons toujours plus ce qui plaît à notre nature humaine, en toutes choses. Il est facile de vouloir servir Dieu et adorer l'argent ou les choses de ce monde en même temps. De nombreux faux enseignants prêchent et vivent selon la doctrine de Balaam; ils emplissent des églises de cette façon! Malheureusement, cela ne fait pas des chrétiens avec une foi forte parce qu'ils s'attendent à Dieu surtout pour des choses futiles et périssables. Et la foi qui sauve? Connaît pas. Ils sont sur un chemin de perdition, et comme Balaam, ils ne le savent même pas!

Mais qu'est-ce que cette doctrine de Balaam? 2 Pierres 2: 18-20 : "Avec des discours enflés de vanité, ils amorcent par les convoitises de la chair, par les dissolutions, ceux qui viennent à peine d’échapper aux hommes qui vivent dans l’égarement; ils leur promettent la liberté, quand ils sont eux-mêmes esclaves de la corruption, car chacun est esclave de ce qui a triomphé de lui. En effet, si, après s’être retirés des souillures du monde, par la connaissance du Seigneur et Sauveur Jésus-Christ, ils s’y engagent de nouveau et sont vaincus, leur dernière condition est pire que la première."
Ces gens-là ne cherchent que la prospérité terrestre; ils se placent sous la grâce et la miséricorde de Dieu afin de satisfaire leurs convoitises coupables. Quel grave péché! L'exemple de Balaam ne nous suffit-il pas? Il alla se placer devant Dieu, espérant obtenir la permission d'aller avec les envoyés de Balak simplement dans le but d'obtenir des richesses périssables! Mais Dieu changea les malédictions qu'il allait proférer en bénédictions, il ne put accomplir ses plans. Mais nous lisons en Josué 13:22 que Balaam périt par l'épée au milieu du peuple impie. Il courut lui-même à sa perte en ne se repentant pas de ses péchés; ses convoitises le poussaient toujours plus vers le mal, il était incapable de les maîtriser. Non seulement cela; mais il en entraîna des milliers dans le péché en enseignant à Balak comment faire tomber les Israélites en les menant dans une vie de débauche et d’idolâtrie.

Ne suivons pas la route de Balaam! Revenons à l'essentiel. Suivons les traces de Jésus, retournons aux bases de sa saine doctrine dans Matthieu 5, 6 et 7. Tout le Nouveau Testament est bâti sur ces enseignements essentiels de Jésus. Il nous faut bien les comprendre et les mettre en pratique si nous voulons vivre pour rendre gloire à Dieu seul, avec une foi dont les racines sont plongées dans le seul enseignement digne de confiance, inspiré par le Saint-Esprit, celui de la Parole de Dieu.

Les hommes passent, mais les Paroles de notre Dieu demeurent éternellement par l'Évangile de sang de notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ, Amen!  


Seigneur Dieu tout-puissant, nous te supplions de nous protéger de nous-mêmes, nous sommes notre pire ennemi avec nos convoitises et notre orgueil qui nous conduisent directement à notre perte. Nous sommes si prompts à nous voir grands et forts, alors que nous avons tant besoin de toi. Tes paroles sont bien vraies lorsque tu t'adresses aux gens de l'Église de Laodicée, tu leur reproches de se voir riches et bien portants alors qu'ils sont pourtant malheureux, misérables, aveugles, pauvres et nus. Ce sont les mêmes reproches que tu fais à plusieurs chrétiens de nos jours. Tu nous conseilles d'aller ou de retourner à la croix et de t'y acheter de l'or éprouvé par le feu, afin de réellement devenir riches du don de la foi qui sauve. Il n'y a que par la foi en toi, Jésus, que nous puissions être revêtus des vêtements blancs de la purification et de la sanctification. Et c'est encore par toi seul que nous pouvons voir enfin, non plus avec les yeux de notre nature pécheresse, mais par ton Saint-Esprit qui éclaire notre intelligence et nous transforme complètement, afin que l'ancien disparaisse et que ta nouvelle nature puisse totalement prendre place en nous, conformément à ta sainte volonté. Aide-nous à maîtriser nos pensées et nos désirs, et de tout soumettre à ta volonté, afin qu'en tout, nous agissions pour la gloire de Dieu seul. Merci Père, Fils et Saint-Esprit, Amen.