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dimanche 5 mai 2024

Heureux ceux dont les iniquités sont pardonnées

Heureux ceux dont les iniquités sont pardonnées, et dont les péchés sont couverts (Romains 4:7).


Notre thème de la semaine dernière était: "Je me suis laissé trouver par ceux qui ne me cherchaient pas" (Esaïe 65:1). Et, même si, communément, nous comprenons que ce verset fait allusion aux païens, qui ne cherchaient pas le vrai Dieu, en réalité, cela est aussi vrai pour tous le monde, Juifs et non-Juifs. Du fond de notre méchanceté et de notre cœur impénitent, c'est Dieu le Père qui nous a cherché, c'est Lui qui, longtemps d'avance, avait préparé avec le Fils le plan pour nous délivrer de l'emprise du péché et de la mort, que nous avions hérité de nos premiers parents en Eden. Cette nature rebelle et charnelle, qui ne se soumet pas à Dieu, et qui ne le veut pas, devait être vaincue d'une manière qui nous était impossible. 

Nul animal offert en sacrifice pouvait apporter le pardon; aucun sacrifice de soi ne le pouvait; aucune somme de bonnes œuvres ne le pouvait non plus. C'est pourquoi le Christ devait s'offrir Lui-même en sacrifice pour obtenir le pardon des iniquités de ceux qui ne Le cherchaient même pas encore. Et ceux qui sont heureux, car leur iniquité leur a été pardonnée, sont évidemment ceux qui ont cru à Dieu, et qui ont accepté le sacrifice de Son Fils. C'est ainsi qu'il est dit d'Abraham au verset 3: "Il crut à Dieu, et cela lui fut imputé à justice". Et ce n'est pas par nos œuvres, nous l'avons dit; nous ne méritons rien. Par la seule œuvre de Christ à la croix, notre Père céleste ne nous impute plus nos fautes; nos péchés sont couverts. Ils sont donc couverts par le sang de Christ, raison pour laquelle nous devons absolument rester sous cette protection tous les jours de notre vie. Réussirons-nous ce cela par nos propres forces ? Certainement pas! Si nous n'avons pas pu couvrir nos péchés nous-mêmes (et ce n'est pas faute d'essayer, n'est-ce pas?); si Dieu a dû se laisser trouver, Se faire connaître à nous, qui ne Le cherchions pourtant pas, et si le pardon de nos péchés nous a été accordé à cause de l'œuvre de Christ à la croix du Calvaire, comment pourrions-nous, à travers notre faible nature, demeurer sous une telle grâce si nous ne cherchons pas Dieu pour qu'Il nous en donne la capacité? 

Nous pouvons, et nous devons nous accrocher à Christ, à l'œuvre de la croix, et nous devons savoir que nous ne pourrons jamais nous glorifier de quoi que ce soit. C'est Jésus qui a tout accompli (Jean 19:30), et c'est encore Lui qui a dit en Jean 17:4 : "J'ai achevé l'œuvre que tu m'as donnée à faire". Comment pourrions-nous réussir quoi que ce soit de bien sans Lui? Nous savons la chose impossible, pourtant, nous voyons trop de cette mentalité du New Age qui s'infiltre sans l'église et qui fait croire aux gens que "tout est en eux". Tout, c'est Christ. Si Christ est en nous, alors effectivement, nous avons tout. Mais s'Il n'y est pas, si notre foi est en nous-même ou en quoi que ce soit d'autre, alors nous faisons fausse route et nous rejetons l'œuvre parfaite de Christ. Et nous sommes les plus malheureux des hommes, parce que nos péchés ne nous sont toujours pas pardonnés. 

Verset 4: "Or, à celui qui fait une œuvre, le salaire est imputé, non comme une grâce, mais comme une chose due". Et c'est tout le problème de nombreux chrétiens aujourd'hui; ils essaient de revenir à une religion d'œuvres, tout en mettant la foi en Christ de côté, parce que cela demande trop; ils ne veulent pas se soumettre à Dieu. En cela, ils ne diffèrent guère du monde, qui idolâtre le "Moi" et qui veut accomplir tout ses désirs; sa confiance est entièrement dans le dieu "Moi", et c'est pourquoi nous voyons tous ces problèmes dans nos sociétés aujourd'hui, parce que le dieu "Moi" est sans force et autodestructeur par-dessus tout. Nos œuvres, toutes aussi bonnes peuvent-elles être, ne pourront jamais nous attirer la faveur et les bénédictions de Dieu; l'apôtre Paul nous l'explique clairement dans ce verset. Celui qui fait une œuvre en reçoit un salaire; mais le pardon de nos péchés et le salut en Christ est une grâce de Dieu. Et les œuvres que nous accomplissons au service de Dieu, pour notre prochain, ne nous accordent pas Sa faveur, ou Son pardon, mais elles ne sont qu'une manifestation visible de notre foi, de notre obéissance et de notre soumission à Dieu. 

Nous ne pouvons pas l'éviter; si nous prétendons être enfants de Dieu, nous devons avoir Christ comme Seigneur et Sauveur de notre vie. Sans Lui, il n'y a rien de Dieu en nous, et Il ne nous connaît même pas! Celui-là seul qui repose au pied de la croix et qui a été lavé par le sang de l'Agneau voit ses péchés être couverts, et le verset 8 nous dit que "le Seigneur ne lui impute pas son péché".     

Gloire à Dieu notre Père, gloire au Fils Jésus-Christ, et gloire au Saint-Esprit! Seigneur, Tu es venu nous annoncer une bonne nouvelle, à nous qui étions éloignés de Toi, et nous comprenons à peine l'immensité de Ton amour pour nous. Tu ne nous devait rien, et pourtant Tu veux tellement nous avoir auprès de Toi que Tu t'es livré Toi-même en sacrifice pour pouvoir pardonner nos péchés, afin que nous puissions un jour être avec tous les élus en Ta présence, chantant et louant notre Dieu, parce que Tu es grand et parfait en toutes Tes œuvres!

Merci Seigneur Dieu, de Te faire encore connaître aujourd'hui et de toucher les cœurs endurcis, obscurcis par la nature pécheresse qui nous enveloppe si facilement; Tu connais chacun de nous par notre nom, Tu sais les besoins et la détresse de la jeunesse de ce monde déchu, et nous voulons Te remercier parce que Tu ouvres l'intelligence de plusieurs d'entre eux à Ta connaissance, afin qu'ils Te reçoivent comme Seigneur et Sauveur, et qu'ils soient aussi parmi les gens heureux, non seulement en ce monde ci, mais pour l'éternité. 

Seigneur, je viens à Toi tel que je suis. Je veux Te connaître, et te connaître davantage, Tu connais tout de moi, mais moi, je connais si peu de Toi! Instruis-moi dans l'intelligence, ouvre mes yeux spirituels, afin que je voie une étincelle de Ta gloire, qui ne peut se comparer à aucune autre. Tu nous as aimé jusqu'à mourir pour nous, Seigneur Jésus, et l'immensité de cet amour ne cessera jamais de m'émerveiller! Merci de m'aider à vivre une vie de reconnaissance pour toutes Tes bontés, que Tu sois le centre de toute ma vie. Merci pour Tes promesses, car elles sont vraies et digne de confiance. C'est pourquoi lorsque Tu as dit: "Je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi vivra, quand même il serait mort" (Jean 11:25). Tu es ressuscité, seigneur Jésus, Tu es vivant et Tu as pouvoir et autorité sur toutes choses; apprends-moi à T'aimer et à Te servir, comme Tu as aimé et servi. Gloire à Dieu!

Merci mon Dieu de faire connaître Ta paix et Ta joie à ceux qui ne Te connaissent pas encore, et qui en ont tant besoin. Merci, pour que leurs yeux s'ouvrent et qu'ils voient l'immensité de Ton amour, et toutes les bénédictions ici bas et dans les lieux célestes que Tu réserves à ceux qui acceptent le Fils comme leur Sauveur, et comme Celui qui, seul, peut pardonner leurs péchés. Béni soit le nom du Seigneur, béni soit Celui qui vient au nom du Seigneur, dans le nom puissant de Jésus-Christ, Amen.  

dimanche 24 mars 2024

Jéroboam, le prophète et le serviteur de Dieu

"Un homme de Dieu arriva de Juda à Béthel" (1 Rois 13:1).

"L’homme de Dieu s’en alla: et il fut rencontré dans le chemin par un lion qui le tua" (1 Rois 13:24).

Cette histoire de l'homme de Dieu qui fut tué par un lion après avoir désobéi à l'ordre de Dieu de ne rien manger ni boire (1 Rois 13:9) nous rappelle encore aujourd'hui qu'il n'existe pas différentes paroles de Dieu; il n'y en a qu'une, et c'est celle à partir de laquelle tout a été créé. Jean 1:1 nous dit en effet: "Au commencement était la Parole, et la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu". C'est Jésus-Christ. N'a-t-il pas dit qu'il était le chemin, la vérité et la vie (Jean 14:6)? 

C'est un péché de désobéir à Dieu, et, même s'il peut arriver qu'Il nous protège malgré tout, nous ne pouvons ou ne pourrons pas toujours compter sur Sa protection et Sa bénédiction absolue si nous Lui désobéissons volontairement. Nous avons ici un serviteur de Dieu qui est venu en Juda pour avertir le roi Jéroboam en rapport à son idolâtrie. Fou de rage, Jéroboam tendit le bras pour ordonner qu'on se saisisse de l'homme de Dieu, mais son bras se dessécha et "il ne put le ramener à lui" (v.5). Nous avons ici une autre leçon qui complète la première; comment un homme peut-il s'opposer à Dieu? Comment peut-il combattre la parole de Dieu et espérer en sortir vainqueur? 

Le bras rendu raide de Jéroboam représente la dureté du cœur de celui qui persévère volontairement dans une voie qu'il sait être pécheresse. C'est la main tendue pour se saisir avidement du fruit défendu; oh comme elle a été frappé en Eden; nous y avons perdu la relation parfaite qui liait l'homme à son Dieu créateur! Et comme les nerfs et les muscles de Jéroboam refusaient d'obéir à sa volonté, ceux qui désobéissent volontairement à Dieu en viennent à ne plus pouvoir ni vouloir revenir vers Lui par la repentance. Ils "se recommandent eux-mêmes". Mais l'apôtre Paul dira de telles personnes "qu'elles se mesurent à leur propre mesure et se comparent à elles-mêmes". Et il ajoute: "Ils manquent d'intelligence" (2 Corinthiens 10:12). "Car ce n'est pas celui qui se recommande lui-même qui est approuvé, c'est celui que le Seigneur recommande" (2 Corinthiens 10:18).

Remarquons ce que demande Jéroboam au serviteur de Dieu: "Implore l'Éternel, ton Dieu, et prie pour moi, afin que je puisse retirer ma main" (v.6). Il ne se soucie pas de son péché, mais il demande au serviteur de Dieu de prier son Dieu (et non pas leur Dieu), afin de pouvoir continuer de faire ce qui lui plaît. Cela ressemble trop souvent à ce que nous voyons aujourd'hui; nos sociétés, et même beaucoup de personnes se prétendant chrétiennes vivent sans se soucier de recevoir le pardon du péché qu'ils cajolent dans leur cœur. Tout ce qu'ils veulent, c'est un Dieu qui leur accorde tout ce qu'ils désirent, mais qui n'exigerait pas le droit de changer leur vie afin qu'ils deviennent réellement à Son image et à Sa ressemblance. Ils ne se soucient pas, ou ne se soucient plus de la parole de Dieu. Comme Jéroboam. Et malheureusement, comme le serviteur de Dieu le fera, en n'obéissant pas à la parole que Dieu lui avait donnée. 

Et c'est ainsi que nous revenons à notre histoire de départ: l'homme de Dieu, envoyé de Juda vers Béthel, qui ne devait ni manger ni boire. Qu'est-ce que cela nous enseigne? Il est probable que Dieu voulait lui montrer de cette manière qu'il ne devait en aucun cas participer à cette "table de démons". L'apôtre Paul nous averti d'ailleurs en 1 Corinthiens 10:21 que "nous ne pouvons pas "boire la coupe du Seigneur et celle des démons". Parce que nous ne pouvons pas servir deux maîtres à la fois (Matthieu 6:24). Ainsi, il est possible que Dieu ait voulu par là montrer à Son serviteur à garder les choses saintes et à ne pas s'associer à la perversité qui l'entourait. Et c'est ce que nous devons faire aujourd'hui, dans un monde dégénéré et corrompu, qui a perdu tout sens de ce qui est bien et mal selon Dieu. Nous sommes dans le monde, mais nous ne sommes pas du monde. Nous avons été rachetés à un grand prix. Il ne doit se trouver dans nos vies rien de caché et couvert, qui insulte l'Esprit de la grâce, et qui n'a pas été racheté par le sacrifice de Jésus à la croix. 

"Or, il y avait un vieux prophète qui demeurait à Béthel" (v.11). Ce prophète alla à la rencontre du serviteur de Dieu et l'invita à manger chez lui, prétendant parler de la part du Seigneur. Il n'était probablement pas un véritable serviteur de Dieu. Comment peut-on penser cela? Il est dit au verset 18 que ce prophète mentait au serviteur de Dieu. N'oublions pas que ce prophète avait trouvé ses aises dans la ville pécheresse de Béthel, et ainsi, Dieu a dû utiliser un de Ses serviteur qui n'était même pas de cette ville pour avertir Jéroboam! Le serviteur de Dieu répond une première fois au vieux prophète en disant: "Je ne puis ni retourner avec toi, ni entrer chez toi". Et il lui répète ce que l'Éternel lui avait dit. Mais le prophète insiste en lui disant, au verset 18: "Je suis prophète comme toi, et un ange m'a parlé de la part de l'Éternel (...). Il lui mentait". Et qu'à fait l'homme de Dieu? Il est rentré avec ce prophète menteur, et mangea et but avec lui.

Les tentations sont fortes, mais la chair est faible. Nous n'avons besoin de l'aide de personne pour désobéir à un ordre direct de Dieu, mais il peut arriver que l'ennemi nous tente par de beaux discours et essaie de nous attirer loin des sentiers que nous devons suivre. Sauf qu'il n'existe aucun détour, ni aucun chemin par lequel nous pourrions être sauvés autre que par Jésus seul. 1 Jean 4:1 dira: "N'ajoutez pas foi à tout esprit, mais éprouvez les esprits, pour savoir s'ils sont de Dieu, car plusieurs faux prophètes sont venus dans le monde". Et il est possible qu'il n'y ait jamais eu autant de faux prophètes qu'il y en a actuellement. Qu'ils prétendent être religieux est souvent ce qu'il y a de plus sournois pour les chrétiens, surtout ceux qui débutent dans leur marche avec Christ. Le serviteur de Dieu a oublié, pour un instant, que l'Éternel ne veut pas que Ses enfants participent aux œuvres des ténèbres. Il est allé s'asseoir à la table des démons, et y a laissé sa vie. 

Sommes-nous en train de dire que ce serviteur de Dieu est en enfer? Pas du tout! Il a peut-être eu le temps de se repentir, lorsqu'il a vu le lion qui l'attendait sur le chemin. Et qu'en est-il du prophète menteur? Était-il devenu si mauvais au point de vouloir détourner un serviteur de Dieu du droit chemin, ou était-il simplement tellement curieux d'entendre le témoignage du serviteur de Dieu (qui n'était pas de sa région) qu'il jugea son mensonge pour peu de choses comparé à ce qu'il désirait entendre? 
Nous ne pouvons juger ni l'un ni l'autre; ils sont tous deux passés par le jugement. Que nous importe? Tirons simplement les leçons qui s'imposent; marchons fidèlement avec Dieu, comme Christ a marché toute Sa vie. Ne résistons pas à la parole de Dieu, comme le fit Jéroboam, mais résistons au diable en nous appuyant sur Dieu et sur Sa parole, comme le fit Jésus lorsqu'Il fût tenté. Soumettons-nous à Lui, et l'ennemi n'aura d'autre choix que de fuir loin de nous. Non pas qu'il nous fuira, nous, mais il fuira le Seigneur qui habite en nous. Et si nous savons que nous avons désobéi volontairement à Dieu, ne persévérons pas dans cette désobéissance; revenons à Lui et confessons nos péchés; Il est fidèle et juste pour nous les pardonner, et pour nous purifier de toute iniquité (1 Jean 1:9).  

Que toute la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen.   

dimanche 18 février 2024

La paix dans le pays

Je mettrai la paix dans le pays, et personne ne troublera votre sommeil (Lévitique 26:6).

Mais si vous ne m'écoutez point (...) (Lévitique 26:14).

Ce n'est malheureusement pas ce que nous voyons de nos jours, où l'anarchie et l'iniquité s'accroissent à une vitesse alarmante. Les ténèbres s'avancent à une vitesse folle à la surface de cette terre; les cœurs sont troublés et confus, et il semble que les plus ignorants et les plus impies de la société ont pris le contrôle et dirigent nos pays et beaucoup de nos églises vers une catastrophe comme nous n'en avons connues que peu jusqu'ici. L'iniquité s'accroit et est encouragée, et même protégée par des lois pensées par le diable lui-même! C'est un tableau sombre sur lequel nos yeux se posent, lorsque nous regardons notre monde. Mais au départ, ce n'est pas ce que Dieu désirait. 

Bien sûr, dans notre verset d'ouverture, Il parle à son peuple Israël, mais les exhortations qui s'y trouvent s'appliquent à toutes autres nations. Comme par exemple, au verset 1, Il dit: "Vous ne vous ferez point d'idoles". Au verset 3: "(...)Gardez mes commandements, et mettez-les en pratique". Et c'est ainsi qu'Il poursuit aux versets 4-6 avec une série de bénédictions sur la nation, si elle Lui obéi, et ainsi nous arrivons à cette partie du verset 6 où il est dit qu'Il "mettra la paix dans le pays, et que personne ne troublera votre sommeil". Nous voyons cette paix et ce sommeil paisible se dégrader de manières considérables dans nos pays. Nous savons pourquoi. Nous avons abandonné les commandements de Dieu, nous ne les mettons plus en pratique. Il n'y a presque plus de crainte de Dieu; le péché se commet en plein jour; la honte du mal a disparu; nous appelons le mal bien, et le bien, mal. 

Si vous ne m'écoutez point, voici alors ce que je vous ferai... Quel triste constat nous faisons lorsque nous voyons nos nations jadis chrétiennes ayant maintenant totalement tourné le dos à Dieu! La ruine morale est grande, ainsi que notre chute (qui est déjà visible depuis longtemps pour ceux qui marchent par la foi), parce que notre orgueil s'est enflé au même niveau que celui de l'ennemi lorsqu'il a été jeté hors du ciel! Nous faisons maintenant ouvertement la guerre à Dieu et à ceux qui Lui appartiennent; comment Dieu pourrait-Il bénir de telles nations? 

Ô Grand Dieu, Toi qui vois tout, entends tout et connais tout, ne voulais-Tu pas que les humains vivent en harmonie avec leur Créateur? En paix avec tout ce que Tu as voulu et avec tous les autres? Bien sûr! Tu voulais la paix dans les cœurs, et c'est toujours ce que Tu désires d'ailleurs; l'amour dans toutes ces vies que Tu as façonnées de Tes mains. Tu voulais le sourire sur les visages de tous Tes enfants, petits et grands. Tu voulais l'amour authentique, la compassion, et non la haine! 

Tu voulais la paix pour notre monde! Mais ce que nous voyons, c'est la vengeance et la guerre. Est-il encore possible que les humains puissent parvenir à comprendre et, un après l'autre, venir à ce Grand Dieu plein de miséricorde et de pitié, Lui qui tant aimé le monde qu'Il a envoyé Son Fils premier-né bien-aimé porter nos péchés à la croix? Est-ce encore possible que tous les humains purifient leur cœur de toute iniquité en se tournant vers le Seigneur et Sauveur Jésus-Christ? Est-ce possible? Je sais Seigneur Jésus que Tu ne demanderais pas mieux que de nous conduire dans toute la connaissance et la vérité, dans la présence de l'Esprit Saint, d'amour, de justice, de lumière et de paix! 

J'ose espérer qu'un jour cela arrivera, ce jour où il n'y aura plus de guerre ni de haine, où les hommes vivront en paix ls uns avec les autres, étant remplis de bonne volonté et de loyauté en présence de Jésus-Christ, étant remplis du Saint-Esprit. Puissions-nous, chrétiens, nous réveiller de notre sommeil, nous humilier et nous repentir devant notre Dieu; alors, peut-être, aura-t-Il encore pitié de nous et de nos nations. Ne fallait-il pas que dix justes dans tout Sodome et Gomorrhe afin qu'elles ne soient pas détruites par le feu de la colère de Dieu? Où sont les chrétiens qui intercèdent pour leurs frères et sœurs? Où sont ceux qui intercèdent pour les perdus? Qui supplie encore le Seigneur de lui accorder l'amour pour la vérité, ainsi que la sagesse, l'intelligence et le discernement? Il faut la lumière! Les ténèbres s'avancent parce que la lumière s'estompe! Nous ressemblons aux vierges folles qui se sont endormies en attendant l'époux dans la parabole donnée par Jésus en Matthieu 25! 

Seigneur, peux-Tu encore pardonner nos péchés, parce qu'ils sont nombreux? Nous chrétiens, avons trop souvent poursuivi le vent et avons négligé Ta parole; nous n'avons pas été un exemple dans nos nations. Puisses-Tu nous pardonner et de nouveau nous donner la grâce de marcher sous Ta bannière, que nous puissions revenir à la croix, là où tout a été accompli, et là où toute les batailles sont gagnées. Merci mon Dieu, de placer à la tête de nos églises et de nos pays des gens selon Ton cœur, des personnes qui cherchent Ta face et obéissent à Ta parole. Merci de nous aider à rechercher les choses d'en haut, celles qui viennent de Toi, Seigneur Jésus, et qui ne peuvent ni se détruire ni se corrompre, puisque Tu n'as jamais pu être détruit, ni connu la corruption. Merci de nous rendre, en tant que peuple, à Ton image et à Ta ressemblance, un peuple selon Ton cœur, laissant briller Ta lumière au milieu de nous, afin que les ténèbres soient repoussés une fois de plus dans cette génération. Permet que nos petits et nos jeunes connaissent et expérimentent Ta paix; détruit les œuvres de l'ennemi dans nos vies et dans nos nations. Règne au milieu de nous, Seigneur Jésus, prend la place qu'il Te revient de droit. Accorde nous un cœur humble et obéissant, afin que Tu puisses encore nous bénir, et que nous soyons une bénédiction pour ceux autour de nous, en attendant ce jour bienheureux où Tu nous rappelleras auprès de Toi pour l'éternité.   

Gloire, louange et honneur à Dieu, qui vit et règne aux siècles des siècles, dans le précieux nom de Jésus, Amen.

dimanche 20 mars 2022

Ne marchons plus selon la vanité de nos pensées!

Voici donc ce que je dis et ce que je déclare dans le Seigneur, c'est que vous ne devez plus marcher comme les païens, qui marchent selon la vanité de leurs pensées (Éphésiens 4:17).


C'est une tendance qui est loin d'être nouvelle pour les gens de marcher comme le monde même s'ils font aussi profession d'être chrétiens. L'apôtre Paul nous dit ici de la part du Seigneur, et cela est plus qu'une exhortation, c'est un commandement: "Vous ne devez plus marcher comme les païens, qui marchent selon la vanité de leurs pensées". À quoi l'apôtre fait-il allusion lorsqu'il parle de la vanité des pensées? Nous avons l'explication en Esaïe 55:7-9: "Que le méchant abandonne sa voie, et l'homme d'iniquité ses pensées; qu'il retourne à l'Éternel, qui aura pitié de lui, à notre Dieu, qui ne se lasse pas de pardonner. Car mes pensées ne sont pas vos pensées, et vos voies ne sont pas mes voies, dit l'Éternel. Autant les cieux sont élevés au-dessus de la terre, autant mes voies sont élevées au-dessus de vos voies, et mes pensées au-dessus de vos pensées".

Il est clair que cela est impossible à un homme de prétendre marcher avec Christ et en même temps de marcher comme s'il n'avait jamais connu la vérité. L'apôtre Jacques comparera ce genre de comportement à un homme qui trompe sa femme, lorsqu'il écrit en Jacques 4:4: "Adultères que vous êtes! Ne savez-vous pas que l'amour du monde est inimitié contre Dieu"? L'amitié pour le monde n'est pas forcément toujours de chercher à vivre comme le monde. Cela peut simplement être de faire passer nos rêves et nos désirs par-dessus la volonté de Dieu, ou du moins, de ne pas tout soumettre à Sa sainte volonté. Mais Dieu dit bien par la bouche du prophète Esaïe que Ses pensées et Ses voies ne sont pas nos pensées et nos voies. Le problème étant qu'une seule catégorie peut régner en nous; ou bien nous suivons les voies de Dieu, auquel cas nous nous soumettrons en toutes choses à Lui, ou bien nous suivons nos propres pensées, selon l'égarement de notre cœur si facilement corrompu, auquel cas nous nous attirons bien des tourments, car il n'est pas de pire situation pour quelqu'un qui a entendu le message de l'Évangile que de ne pas le mettre en pratique. L'apôtre Jacques dira encore en Jacques 1:23-24: "Car, si quelqu'un écoute la parole et ne la met pas en pratique, il est semblable à un homme qui regarde dans un miroir son visage naturel, et qui, après s'être regardé, s'en va, et oublie aussitôt quel il était".

Mais vous, ce n'est pas ainsi que vous avez appris Christ (Éphésiens 4:20). Parce que celui qui est en Christ est une nouvelle créature (2 Corinthiens 5:17). L'apôtre Paul poursuivra donc en Éphésiens 4:21-23 en disant: "(...)c'est en lui (Jésus) que vous avez été instruits à vous dépouiller, eu égard à votre vie passée, du vieil homme qui se corrompt par les convoitises trompeuses, à être renouvelés dans l'esprit de votre intelligence, et à revêtir l'homme nouveau, créé selon Dieu dans une justice et une sainteté que produit la vérité". Nos pensées doivent être amenées à la soumission en Christ Jésus, parce qu'en elles se trouvent la corruption du cœur humain. Nous devons les mortifier en les amenant, pour ainsi dire, avec Christ sur la croix afin de faire place à la pureté et à la sainteté de Christ en nous. Nous savons bien que Ses yeux sont trop purs pour voir le mal (Habacuc 1:13); ainsi, Il ne peut cohabiter en nous avec les choses auxquelles nous nous attachons et auxquelles nous donnons la première place dans nos vies et qui ne viennent pas de Lui. Nous appelons ces choses des idoles; et Dieu exige explicitement que nous n'ayons pas d'autre dieux devant Sa face (Exode 20:3-4). Que tout ce qui est contraire à Sa sainteté soit chassé du milieu de nous et ne soit pas même mentionné! 

Je répandrai sur vous une eau pure, et vous serez purifiés; je vous purifierai de toutes vos souillures et de toutes vos idoles. Je vous donnerai un cœur nouveau, et je mettrai en vous un esprit nouveau; j'ôterai de votre corps le cœur de pierre, et je vous donnerai un cœur de chair. Je mettrai mon esprit en vous, et je ferai en sorte que vous suiviez mes ordonnances, et que vous observiez et pratiquiez mes lois (Ézéchiel 36:25-27). 
Alors que nous laissons Christ nous transformer en nous débarrassant de tout ce qui est contraire à Sa volonté, par Sa grâce, Il mettra en nous des pensées et des désirs en accord avec Sa sainteté, de manière à ce que nous accomplissions nos fonctions d'ambassadeurs pour Christ (2 Corinthiens 5:20). 

Que toute la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen.

samedi 24 avril 2021

Que le péché ne règne point!

Que le péché ne règne donc point dans votre corps mortel, et n’obéissez pas à ses convoitises. Ne livrez pas vos membres au péché, comme des instruments d’iniquité; mais donnez-vous vous-mêmes à Dieu, comme étant vivants de morts que vous étiez, et offrez à Dieu vos membres, comme des instruments de justice. (Romains 6:12-13).


Dans le monde où nous vivons, il est, et il sera de plus en plus difficile de nous attacher à Jésus, car tout autour de nous, et souvent en nous, incite à la rébellion contre Dieu et contre Sa parole. Pour ne pas nous perdre nous-mêmes, il nous faut être remplis d'amour pour la vérité de l'Évangile. Pour cela, il faut être solidement attaché à Jésus, dans une pleine maitrise de soi, ou la tempérance, qui est un don de l'Esprit (Galates 5:22), et une discipline de fer (1 Corinthiens 9:27; 2 Timothée 2:4). De toute manière, Dieu Lui-même nous disciplinera au cours de notre vie, en permettant diverses épreuves et vents contraires, car c'est la seule manière de nous rendre comme Lui, en nous faisant détourner de nous-mêmes pour chercher le secours en Lui seul (Hébreux 12:6-7; 2 Corinthiens 12:9). 

Il nous faut nous rappeler que, malgré tout notre bon vouloir, le pouvoir n'est pas entre nos mains. L'apôtre Paul dira en effet en Philippiens 2:13 que "c’est Dieu qui produit en nous le vouloir et le faire". Cela est encourageant, parce que si notre salut dépendait de nos œuvres, nous arriverions au bout avec un manque d'œuvres pour compenser toutes les fois où nous avons raté la cible, en parole ou en action. Dieu Lui-même agit en nous lorsque nous travaillons à notre salut avec crainte et tremblement. Sachant que nous ne servons pas un Dieu qui n'est pas compatissant avec nos faiblesses, mais au contraire, qu'Il utilise ces faiblesses pour démontrer Sa puissance en renouvelant notre intelligence (Romains 12:2), nous pouvons avancer avec confiance, un jour à la fois, sachant que nous n'aurons pas travaillé en vain, car nous sommes sous la grâce de Dieu (Romains 6:14), et y demeurerons jusqu'à la fin. Et cette grâce ne faillira jamais. 

Notre verset initial nous incite à la reconnaissance, mais aussi à la soumission. En effet, Dieu nous a ramené en quelque sorte de la mort à la vie à travers le sacrifice de Jésus. De quelle manière pouvons-nous le mieux exprimer cette reconnaissance, si ce n'est en vivant pour Sa gloire, en gardant nos yeux fixés sur la récompense éternelle? Comment pouvons-nous offrir nos membres à Dieu comme des instruments de justice? C'est en renonçant à toutes nos convoitises, en laissant Dieu éliminer en nous tout ce qui n'est pas conforme à Sa sainte volonté, en nous soumettant à Lui. 

Résistons-donc au mal qui nous entoure et qui nous enveloppe si facilement (Hébreux 12:1), gardons les yeux fixés sur Jésus, "le chef et le consommateur de la foi, qui, en vue de la joie qui lui était réservée, a souffert la croix, méprisé l’ignominie, et s’est assis à la droite du trône de Dieu" (Hébreux 12:2). Il nous faut résister au mal et aux tentations parce que c'est la partie que Dieu ne peut pas faire à notre place. Tant que nous serons dans ce corps de chair, nous serons soumis aux tentations, mais gloire à Dieu! Il nous a donné la capacité de leurs résister et de les vaincre (1 Corinthiens 10:13)! Soumettez-vous donc à Dieu; résistez au diable, et il fuira loin de vous (Jacques 4:7). 

La justice a été rendue lorsque le Seigneur Jésus-Christ est mort sur la croix à notre place. Prenons pleinement conscience de la mesure de cet amour que Dieu a eu pour nous; nous aurons alors en horreur le péché sous toutes ses formes. Par amour pour Jésus, nous ne voudrons plus pécher comme autrefois, mais changés par la grâce de Dieu, nous obéirons avec joie, car nous servons un Maître qui nous a aimé le premier. Étant transformés dans l'intelligence, régénérés dans nos pensées et vaines manières d'agir, nous serons joyeux d'être des esclaves de la justice de Dieu, ne vivant plus pour satisfaire les désirs de la chair, mais pour glorifier Dieu, durant la durée de notre pèlerinage terrestre, selon qu'il est écrit: Et si vous invoquez comme Père celui qui juge selon l’œuvre de chacun, sans acception de personnes, conduisez-vous avec crainte pendant le temps de votre pèlerinage, sachant que ce n’est pas par des choses périssables, par de l’argent ou de l’or, que vous avez été rachetés de la vaine manière de vivre que vous aviez héritée de vos pères, mais par le sang précieux de Christ, comme d’un agneau sans défaut et sans tache (1 Pierre 1:17-19).

J’ai été crucifié avec Christ; et si je vis, ce n’est plus moi qui vis, c’est Christ qui vit en moi; si je vis maintenant dans la chair, je vis dans la foi au Fils de Dieu, qui m’a aimé et qui s’est livré lui-même pour moi (Galates 2:20). Nous ne sommes plus sous la condamnation du péché et de la mort mais nous sommes sous la grâce. Vivons donc comme des enfants de lumière, pendant qu'il nous est donné de vivre cet "aujourd'hui" dans lequel Dieu nous a placé.

Que toute la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen.

samedi 18 janvier 2020

Je ne vous ai jamais connus!

"Alors je leur dirai ouvertement: Je ne vous ai jamais connus, retirez-vous de moi, vous qui commettez l’iniquité" (Matthieu 7:23).

Il est important de se souvenir que notre salut ne dépend pas de nos œuvres, quelles qu'elles soient, mais de Jésus-Christ seul. Il détient le pouvoir de juger tous et chacun, et ce pouvoir est en Sa parole. Nous savons que cette parole est venue vers nous par Jésus, elle a le pouvoir de sauver ceux qui croient, mais elle avertit aussi au sujet du péché et de la mort. Ceux qui ne croient pas et qui ne se repentent pas le font pour leur perte, et se placent ainsi sous un juste jugement. Car, la parole qui est sortie de Dieu ne lui retournera pas "sans effet" (Esaïe 55:11). Aux versets 8 et 9 de ce même passage d'Esaïe, l'Éternel avertit son peuple que Ses pensées ne sont pas leurs pensées, et que Ses voies sont au-dessus de leurs propres voies. 

Au cours des années, nous sommes tranquillement revenus, à notre plus grand malheur, vers un Évangile de "salut par les œuvres", et Jésus avertit en Matthieu 7:23 qu'il ne se laissera pas berner par les paroles et les œuvres d'une personne si son cœur est, ou s'est éloigné de Lui. Plusieurs ont dit: "Ah, j'ai tellement fait pour l'oeuvre du Christ, je me suis assuré une place dans le ciel". À qui a été donné le pouvoir de juger toutes choses, sinon à Christ seul (Jean 5:27)? En pensant ainsi, ces personnes ne se font-elles pas leur propre juge? Mais le Seigneur a bien dit que Ses pensées ne sont pas comme les nôtres; donc Ses jugements seront aussi différents des nôtres. 

Nous pouvons implorer le nom du Seigneur dans nos prières, et pourtant avoir un cœur éloigné de Lui, parce que nos intercessions ne sont pas pures (Jacques 4:3-4). Nous pouvons prétendre faire l'oeuvre du Seigneur, et pourtant marcher à côté de Sa volonté, de ce qu'Il attendait de nous (Éphésiens 2:10). Les œuvres ne nous sauvent pas. Elles ne sont que la manifestation de la grâce de Dieu envers de pauvres pécheurs. C'est par grâce que nous sommes sauvés, par le moyen de la foi (Éphésiens 2:8). Il est donc nécessaire de demeurer dans la volonté de Dieu, toute notre vie. Et Sa volonté n'est-elle pas que nous croyions en Jésus comme notre Seigneur et Sauveur personnel; que nous nous repentions de nos péchés et que nous soyons purifiés par le sang de l'Agneau, le laissant faire son oeuvre de sanctification à travers nous, alors que nous nous abstenons de toutes souillures qui font la guerre à l'âme (1 Thessaloniciens 4:3-8)? 

N'oublions pas l'exemple de Balaam. Il prophétisa au nom de Dieu, il marcha pendant un temps avec Son peuple, mais il ne demeura pas fidèle. Sur ses conseils, le peuple se prostitua avec les femmes étrangères et désobéi à l'Éternel. Et la fin de Balaam fût qu'il périt au milieu des infidèles (Nombres 31: 8). Il y a aussi Saül. Ce dernier, alors qu'il était avec des prophètes, se mit à prophétiser aussi (1 Samuel 19:20-23), pourtant il était en route pour arrêter David! Ce sont deux exemples de personnes qui ont "parlé de la part du Seigneur" et qui pourtant ne seront pas sauvés. 

Ici, certains diront: "Les exemples cités sont de l'Ancien Testament; ce n'est plus la même chose depuis la venue de Christ, qui est le règne de l'amour". Très bien. Que ferons-nous de Judas l'Iscariot? N'était-il pas du temps de Jésus? Ne fût-il pas un de ses disciples? Nulle part dans les Évangiles il n'est fait mention que Judas ne proclama pas la bonne nouvelle avec les autres disciples, et qu'il ne chassa pas les démons avec les onze autres. La réalité est la suivante: nous ne devons jamais nous confier en nos œuvres. Les œuvres, les miracles aussi spectaculaires soient-ils ne conduiront jamais personne au salut, si ce n'est par la grâce de Dieu. Ceux qui se confient en leurs œuvres pour atteindre le salut sont les plus malheureux des hommes. Nous avons aussi l'exemple de Simon "le magicien". Ce dernier était tellement impressionné par les miracles accomplis par les apôtres qu'il leur offrit de l'argent pour recevoir aussi ce "pouvoir". Pierre le reprit sévèrement en lui disant: "Ton cœur n'est pas droit devant Dieu" (Actes 8:20-23). Le cas de Simon n'est pas différent de bien d'autres aujourd'hui. Plusieurs sont des ministres populaires; ils ont la parole facile, ils sont drôles et parfois même il se produit des miracles lors de leurs réunions, mais pourtant leur cœur est rempli d'un fiel amer. Il est possible que l'Éternel permette que certains signes et miracles se produisent autour d'eux justement pour qu'ils se repentent d'abord eux-mêmes de leur méchanceté, leur démontrant ainsi Son amour et Sa grâce à travers cela. Malheureusement, loin de se repentir, ils s'enorgueillissent et prennent l'honneur qui devrait revenir à Dieu seul, courant ainsi à leur propre perte et causant ainsi leur chute, et malheureusement de biens d'autres qui les suivaient. Nous avons aussi l'exemple de Démas, qui, pendant un certain temps, fût un compagnon de l'apôtre Paul. Après avoir prêché avec lui, fort probablement imposé les mains aux malades et chassé des démons, il retourna pourtant vers le monde, "par amour pour le siècle présent" (2 Timothée 4:10). Ne soyons pas de ceux qui sont dans l'église, mais qui ont un cœur tortueux. 

Dieu voit au cœur de tout homme. Peut-être réussirons-nous à cacher nos péchés sous un vernis religieux toute notre vie, mais lorsque tout sera mit en lumière devant le trône de Gloire, Dieu rendra son juste jugement, sans que quiconque ne puisse ouvrir la bouche pour Le contester. Jésus nous enseigne que si nous nous réclamons de Son nom, nous devons aussi nous séparer de tous péchés. Nous pourrons ainsi être réellement en communion avec Lui, vivant non pas selon les formes extérieures de la foi, mais dans une foi véritable, nous souvenant que sans la grâce de Dieu nous ne sommes que de pauvres pécheurs perdus, sans espoirs de rédemption.  
"Comme sa divine puissance nous a donné tout ce qui contribue à la vie et à la piété, au moyen de la connaissance de celui qui nous a appelés par sa propre gloire et par sa vertu, lesquelles nous assurent de sa part les plus grandes et les plus précieuses promesses, afin que par elles vous deveniez participants de la nature divine, en fuyant la corruption qui existe dans le monde par la convoitise, à cause de cela même, faites tous vos efforts pour joindre à votre foi la vertu, à la vertu la science, à la science la tempérance, à la tempérance la patience, à la patience la piété, à la piété l’amour fraternel, à l’amour fraternel la charité. Car si ces choses sont en vous, et y sont avec abondance, elles ne vous laisseront point oisifs ni stériles pour la connaissance de notre Seigneur Jésus-Christ. Mais celui en qui ces choses ne sont point est aveugle, il ne voit pas de loin, et il a mis en oubli la purification de ses anciens péchés." (2 Pierre 1: 3-9). 

"Prenez garde, frères, que quelqu’un de vous n’ait un cœur mauvais et incrédule, au point de se détourner du Dieu vivant. Mais exhortez-vous les uns les autres chaque jour, aussi longtemps qu’on peut dire: Aujourd’hui! afin qu’aucun de vous ne s’endurcisse par la séduction du péché. Car nous sommes devenus participants de Christ, pourvu que nous retenions fermement jusqu’à la fin l’assurance que nous avions au commencement (Hébreux 3:12-14). 

Que toute la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen.

dimanche 21 octobre 2018

Christ crucifié, seul accès au Père

1 Corinthiens 1:18 : "Car la prédication de la croix est une folie pour ceux qui périssent; mais pour nous qui sommes sauvés, elle est une puissance de Dieu."

Il n'y a aucun autre chemin pour aller à Dieu que celui de la croix. 
Au commencement, nous n'allons pas directement à Christ qui règne dans les cieux puisqu'il y est vivant. Nous allons d'abord à Christ crucifié, lui qui a versé son sang pour nos péchés, afin de mourir avec lui aux convoitises de ce monde (Éphésiens 2:1-10; Éphésiens 4:20-22; Hébreux 13:12-14; 2 Corinthiens 5:14-16). Si notre désir est d'être sauvé, nous ne pouvons pas passer par-dessus cette étape : la purification par son sang versé, dans un abandon total à la volonté du Père. Trop souvent nous essayons d'aller directement à Christ souverain sans être purifiés ni prêt à tout renoncer pour Lui.  C'est comme si nous voulions être sauvés, mais sans être vraiment justifiés car nous nous justifiant nous-mêmes en n'allant pas à Lui tels que nous sommes. En Jérémie 2:22, il est écrit ce que pense Dieu de cette conduite: "Quand tu te laverais avec du nitre, quand tu emploierais beaucoup de potasse, ton iniquité resterait marquée devant moi, dit le Seigneur, l’Éternel." 

Il n'y a pourtant qu'en acceptant d'être lavés dans le sang de Jésus que toutes nos souillures peuvent être effacées. Nous ne pourrons faire aucune bonne oeuvre ou aucune grande profession de foi qui remplacera le précieux sang de Jésus. L'auteur de la lettre aux Hébreux déclare en Hébreux 9:22 : "(...)sans effusion de sang il n’y a pas de pardon." Nous comprenons donc ceci: celui qui veut réellement être sauvé n'a pas d'autre choix que d'être justifié dans le sang de Jésus. Il n'y a que par ce sang que le Père reconnaît ceux qui sont siens. Et c'est encore à cause de son sang versé que Jésus intercède pour ceux qu'il a délivré de la mort qui leur était promise, à cause de leurs péchés. 

Hébreux 10:19-22 : "Ainsi donc, frères, puisque nous avons, au moyen du sang de Jésus, une libre entrée dans le sanctuaire par la route nouvelle et vivante qu'il a inaugurée pour nous au travers du voile, c'est-à-dire sa chair, et puisque nous avons un souverain sacrificateur établi sur la maison de Dieu, approchons-nous donc avec un cœur sincère, dans la plénitude de la foi, les cœurs purifiés d'une mauvaise conscience, et le corps lavé d'une eau pure.

La prédication de la croix est peut-être une folie pour ceux qui se perdent; qu'elle ne devienne pas folie non plus pour ceux qui font profession de foi. Aucun discours dit "spirituels" ni aucune oeuvre bonne ne saura jamais voiler la face de Dieu sur nos iniquités. N'oublions jamais cette vérité essentielle: c'est par la mort de Jésus que nous vivons, et c'est en lui seul que nous avons un libre accès au Père.

Que toute la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen.