Affichage des articles dont le libellé est désobéissance. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est désobéissance. Afficher tous les articles

dimanche 17 mai 2026

J'ai péché, mais...

 

Alors Saül dit à Samuel: J'ai péché, car j'ai transgressé l'ordre de l'Eternel, et je n'ai pas obéi à tes paroles; je craignais le peuple, et j'ai écouté sa voix (1 Samuel 15:24).

J'ai péché; j'ai transgressé; je n'ai pas obéi, mais... 

C'est aussi un problème dans l'église moderne. Comme Saül, lorsque nous osons, du bout des lèvres, avouer que nous avons péché, nous nous trouvons immédiatement une excuse: "Ce que j'ai fait n'était pas bien, mais c'est à cause de ma femme"; ou, "c'est mon caractère qui est ressorti", ou, "ce sont mes enfants qui me mettent les nerfs à vif". Les excuses ne manquent jamais lorsqu'on refuse de s'humilier devant Dieu. Nous n'avons pas horreur du péché; nous voulons simplement en éviter les conséquences!     

Pourtant, Jean est clair dans son épitre, alors qu'il dit: "Si quelqu'un a péché, nous avons un avocat auprès du Père, Jésus-Christ le juste" (1 Jean 2:1). Il ne dit pas que, si nous avons péché, nous devons immédiatement trouver une excuse pour pardonner nous-mêmes notre péché. Comment Dieu peut-Il pardonner quelqu'un avec une telle attitude? Est-ce l'attitude que nous attendons de nos enfants lorsqu'ils désobéissent ou agissent mal? Nous empressons-nous de les pardonner s'ils sont insolents et refusent de reconnaître qu'ils ont mal agi?

Certainement pas! Bien sûr, nous sommes patients, car nous savons que Dieu l'est aussi envers nous. Il ne s'empresse pas de nous punir, sans quoi nous serions déjà morts et en enfer! Mais nous expliquons à nos enfants l'importance de reconnaître honnêtement leurs actions, sans se trouver d'excuses pour les couvrirs. Jésus a dit: "Que votre parole soit oui, oui, non, non; ce qu'on y ajoute vient du malin" (Matthieu 5:37); il ne faut rien ajouter à la vérité.

Et si nous couvrons nous-mêmes notre péché, nous nous contentons de bien peu; Jésus n'est-il pas venu à la croix verser son sang afin de nous purifier ? Éphésiens 1:7 nous dit en effet que nous avons, par le sang de Christ, la rédemption et la rémission de nos péchés. Alors, que peuvent espérer ceux qui couvrent eux-mêmes leurs péchés de milles excuses? Sont-ils pardonnés? Reçoivent-ils la rémission de leurs péchés? Non, ils ressemblent en tous points à Saül, qui était trop orgueilleux pour admettre simplement son péché. Il sentait le besoin de trouver des raisons et des excuses plutôt que de s'humilier devant Dieu afin d'être pardonné.

C'est pourquoi on le voit dire: "Je n'ai pas obéi... mais je craignais le peuple". C'est comme s'il avait dit: "Comprends-moi bien, Samuel, je sais que c'est mal, mais je ne suis pas seul responsable. En fait, je n'ai presque rien à me reprocher; c'est à cause du peuple si j'ai désobéi". Cela ne nous rappelle-t-il pas en Eden? "Hey Adam, qu'as-tu fait"? "Ce n'est pas vraiment moi, c'est la faute de la femme". "Eve, qu'as-tu fait"? "Ce n'est pas vraiment ma faute, c'est le serpent".

Et Dieu, dans Sa grande bonté, à dès lors prévu un plan pour couvrir les pécheurs en leur faisant des habits de peau, eux qui, déjà, avaient essayé de couvrir leur faute en cousant des feuilles de figuier. Déjà ici, Dieu montrait à l'homme qu'il voulait pourvoir pour le pardon de ses péchés. Il lui fait un habit probablement tiré d'un animal mort; c'était les prémices du sacrifice d'animaux que Dieu allait demander plus tard. Dieu ayant pourvu Lui-même, car rien ne nous dit dans le texte qu'il s'agissait d'un animal offert en sacrifice, Dieu démontrait ainsi qu'Il serait, par Sa miséricorde, Celui qui pourvoirait au rachat des péchés de l'humanité à travers Jésus-Christ. 

À l'inverse de Saül, nous avons l'exemple du roi David. Alors qu'il venait de commettre l'adultère avec Bath-Schéba, qu'il mit enceinte, et pour camoufler ce péché, il fit périr Urie, son mari, Dieu envoi le prophète Nathan, qui lui dit: "Pourquoi donc as-tu méprisé la parole de l'Éternel, en faisant ce qui est mal à ses yeux? Tu as frappé de l'épée Urie, le Héthien; tu as pris sa femme pour en faire ta femme, et lui, tu l'as tué par l'épée des fils d'Ammon" (2 Samuel 12:9). 

David répondit: "J'ai péché contre l'Éternel" (v.13). David n'avais pas simplement peur des conséquences du péché; il reconnut l'horreur de son péché. Nous le savons parce qu'il n'y a pas eu de "mais" dans sa confession; il dit simplement: "j'ai péché". Pas d'excuses, pas d'échapatoire, pas d'orgueil; simplement la vérité brute : "Que votre oui soit oui, et si c'est non, que ce soit non, le reste vient du malin".

Et que répond Nathan à la confession de David, dans le même verset? "L'Éternel pardonne ton péché, tu ne mourras point". Il est possible qu'il ne parlait pas seulement ici de la mort du corps, mais bien plus encore de sa mort spirituelle. Car Dieu ne dédaigne pas le coeur repentant, brisé, lorsqu'il reconnaît la gravité de son péché.   

C'est d'ailleurs ce que dira David au Psaume 51, qu'il écrivit "lorsque Nathan, le prophète, vint à lui, après que David fut allé vers Bath-Schéba" (verset 1). Au verset 17, il dit: "Les sacrifices qui sont agréables à Dieu, c'est un esprit brisé: O Dieu! tu ne dédaignes pas un coeur brisé et contrit". Dieu voit le coeur de chacun de nous, et Il sait si nous sommes en train d'essayer de nous justifier nous-mêmes ou si nous comptons sur Lui seulement. Au verset 10, David disait: "O Dieu! crée en moi un coeur pur, renouvelle en moi un esprit bien disposé. Ne me rejette pas loin de ta face, ne me retire pas ton esprit saint. Rends-moi la joie de ton salut, et qu'un esprit de bonne volonté me soutienne!"

Il est très possible qu'il se soit souvenu du roi Saül. En effet, après sa non repentance en 1 Samuel 15, il est dit au chapitre 16 verset 14 que "l'Esprit de l'Éternel se retira de Saül". Au chapitre 18 verset 12, il est encore répété la même chose, et David fût témoin de ces choses. Et au chapitre 28, nous trouvons Saül consultant une nécromancienne, lui qui, des année auparavant, avait retranché du pays ceux qui pratiquaient ces abominations (1 Samuel 28:9). Non satisfait de ce péché, il jure à la nécromancienne (v.10), sur le nom du Dieu vivant, qu'il ne lui sera fait aucun mal !

Nous n'avons rien à gagner à essayer de couvrir nos propres péchés en nous cherchant toutes sortes d'excuses. Ne soyons pas des Saül; si nous avons péché, soyons humbles comme David l'a été, reconnaissons-le devant Dieu afin d'en recevoir le pardon. Bien sûr, David a vécu avec les conséquences de ses péchés le reste de ses jours, mais il n'en est toutefois pas mort spirituellement; nous le retrouverons là-haut dans la gloire, glorifiant avec tous les saints le beau nom de notre Dieu éternel.      

Que toute la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen.

dimanche 22 septembre 2024

Les sages seront confondus; la grâce incomprise

 

Les sages seront confondus... (Jérémie 8:9)


De quoi parle-t-on ici? Quels sont les sages qui seront confondus? Et de quelle manière le seront-ils?

Pour bien comprendre le contexte du chapitre 8, retournons d'abord au chapitre 7. Nous y trouvons l'Éternel adressant des reproches à Juda par la bouche du prophète Jérémie. Il dira par exemple aux versets 8-10 : "Vous vous livrez à des espérances trompeuses, qui ne servent à rien. Quoi! dérober, tuer, commettre des adultères, Jurer faussement, offrir de l'encens à Baal, aller après d'autres dieux que vous ne connaissez pas! Puis vous venez vous présenter devant moi, dans cette maison sur laquelle mon nom est invoqué, et vous dites: Nous sommes délivrés!... Et c'est afin de commettre toutes ces abominations". Au verset 4, Il leur avait aussi dit: "Ne vous livrez pas à des espérances trompeuses, en disant: C'est ici le temple de l'Éternel, le temple de l'Éternel, Le temple de l'Éternel!" 

Les reproches qu'Il fait à Juda sont assez clairs; ils vivaient dans le péché, ils n'en faisaient qu'à leur tête, ils méprisaient les commandements de Dieu, commettant les mêmes abominations que les peuples autour, mais ils "espéraient" tout de même en Dieu, à cause des sacrifices qu'ils offraient au temple. Mais les sacrifices qu'ils faisaient n'étaient même pas offerts à Dieu, mais ils étaient destinées à toutes sortes d'autres divinités! Ils étaient en abomination aux yeux de l'Éternel, mais ils pensaient que Dieu les acceptait tel quel. C'est pourquoi Il leur dit que leur espérance est trompeuse.

C'est pourquoi aux versets 5 à 7, Il dit : "Si vous réformez vos voies et vos œuvres, si vous pratiquez la justice envers les uns et les autres, si vous n'opprimez pas l'étranger, l'orphelin et la veuve, si vous ne répandez pas en ce lieu le sang innocent, et si vous n'allez pas après d'autres dieux, pour votre malheur, alors je vous laisserai demeurer dans ce lieu, dans le pays que j'ai donné à vos pères, d'éternité en éternité". Il leur dit : "Si vous vous repentez, si vous délaissez les abominations que vous commettez et que vous vous mettiez en règle avec Moi, alors votre espérance ne sera plus trompeuse, et alors Je ne vous punirai pas". Nous verrons de nouveau ce type d'exhortation au chapitre 8 de Jérémie, parce que Dieu ne prend pas plaisir à la perte des pécheurs, mais Il veut que tous viennent à la repentance (2 Pierre 3:9).

En Jérémie 7:12, Il leur rappelle ce qui est arrivé à Silo: "Allez donc au lieu qui m'était consacré à Silo, où j'avais fait autrefois résider mon nom. Et voyez comment je l'ai traité, à cause de la méchanceté de mon peuple d'Israël". Ce qui est mit par écrit dans les Écritures; les mauvaises actions, les égarements, c'est justement pour nous avertir de ne pas faire la même chose, non pas pour faire pareil et espérer que notre récompense sera différente, parce que supposément, "nous serions sous la grâce". C'est encore pire! La grâce ne nous permet pas de désobéir volontairement, elle nous permet d'obéir à Dieu, chose qui est impossible à l'homme naturel et non régénéré. 

Paul dira en 1 Corinthiens 10:11-13 : "Ces choses leur sont arrivées pour servir d'exemples, et elles ont été écrites pour notre instruction, à nous qui sommes parvenus à la fin des siècles. Ainsi donc, que celui qui croit être debout prenne garde de tomber! Aucune tentation ne vous est survenue qui n'ait été humaine, et Dieu, qui est fidèle, ne permettra pas que vous soyez tentés au delà de vos forces; mais avec la tentation il préparera aussi le moyen d'en sortir, afin que vous puissiez la supporter". Il dit: "Ces chose qui leurs sont arrivées, vous ne devez pas les répéter, vous devriez savoir mieux, vous devriez plutôt en tirer instruction; ce n'est pas parce que vous vous dites "religieux" que vous êtes réellement forts; prenez donc garde de ne pas tomber de la même manière qu'eux".

Mais le peuple refusa d'écouter la voix du prophète et de se repentir. Ainsi, aux verset 13 à 15, Dieu leur dit : "Puisque je vous ai parlé dès le matin et que vous n'avez pas écouté, puisque je vous ai appelés et que vous n'avez pas répondu, Je traiterai la maison sur laquelle mon nom est invoqué, sur laquelle vous faites reposer votre confiance, et le lieu que j'ai donné à vous et à vos pères, de la même manière que j'ai traité Silo; et je vous rejetterai loin de ma face". Vous subirez le même sort que celui réservé aux autres rebelles, parce que vous refusez de vous repentir. Mais aujourd'hui, plusieurs chrétiens de nom marchent de la même manière, selon les convoitises de leur cœur pécheur, et ils espèrent s'en tirer, se moquant de la grâce de Dieu en l'utilisant comme prétexte pour pécher et désobéir volontairement à Sa Parole. C'est simplement là un signe que leur cœur est non régénéré, parce qu'ils n'ont pas en eux l'amour de Dieu, ils ne peuvent pas aimer Sa parole; encore moins la mettre en pratique! C'est pourquoi Jésus dira en Jean 14:23-24 : "Si quelqu'un m'aime, il gardera ma parole, et mon Père l'aimera; nous viendrons à lui, et nous ferons notre demeure chez lui. Celui qui ne m'aime pas ne garde point mes paroles."   

Donc au verset 16 (encore du chapitre 7), Dieu dit à Jérémie: "Et toi, n'intercède pas en faveur de ce peuple, n'élève pour eux ni supplications ni prières, ne fais pas des instances auprès de moi; car je ne t'écouterai pas". Dieu ne veut pas que le prophète prie pour le peuple rebelle, car Il a résolu de leur faire payer leurs crimes.

Verset 24 : "Et ils n'ont point écouté, ils n'ont point prêté l'oreille; Ils ont suivi les conseils, les penchants de leur mauvais cœur, ils ont été en arrière et non en avant". Comme malheureusement beaucoup aujourd'hui, malgré les avertissements, ils sont rebelles, ils n'écoutent pas les reproches de l'Éternel. Ils se voient sans reproches et bons spirituellement, ils tournent volontairement le dos à Dieu, tout en prétendant ne pas L'avoir complètement rejeté, mais ils ne Lui obéissent pas, et par là ils prouvent qu'ils ne Lui appartiennent pas. 

Versets 27:28 : "Si tu leur dis toutes ces choses, ils ne t'écouteront pas; si tu cries vers eux, ils ne te répondront pas. Alors dis-leur: C'est ici la nation qui n'écoute pas la voix de l'Éternel, son Dieu, et qui ne veut pas recevoir instruction; la vérité a disparu, elle s'est retirée de leur bouche". Cela ressemble à notre génération perverse. Chacun prétendait posséder sa propre vérité, ainsi, ils n'étaient pas en mesure d'accepter la parole et les avertissements du prophète Jérémie concernant le sort qui les attendait. La seule vérité de Dieu était rejetée, et ils marchaient selon les convoitises de leur cœur incrédule. Ainsi, Il dira à Jérémie aux versets 29 à 31 : "Prononce une complainte! Car l'Éternel rejette et repousse la génération qui a provoqué sa fureur. Car les enfants de Juda ont fait ce qui est mal à mes yeux, dit l'Éternel, ils ont placé leurs abominations dans la maison sur laquelle mon nom est invoqué, afin de la souiller. Ils ont bâti des hauts lieux à Topheth dans la vallée de Ben-Hinnom, pour brûler au feu leurs fils et leurs filles: ce que je n'avais point ordonné, ce qui ne m'était point venu à la pensée". 

Au temps du roi Manassé, Juda sacrifiait à Baal, à Astarté et se prosternait "devant toute l'armée des cieux", et il bâtit même de ces autels démoniaques dans la maison de l'Éternel (2 Rois 21:3-4). Ils adoraient "l'armée des cieux", c'est à dire le ciel et les étoiles. C'est probablement à cela qu'il fait référence ici.

L'Éternel poursuit donc au verset 33, par la bouche de Jérémie: "Les cadavres de ce peuple seront la pâture des oiseaux du ciel et des bêtes de la terre; et il n'y aura personne pour les troubler". La déchéance totale. 

C'est ainsi que commence le chapitre 8 de Jérémie, où on lit aux versets 1 et 2 : "En ce temps-là, dit l'Éternel, on tirera de leurs sépulcres les os des rois de Juda, les os de ses chefs, les os des sacrificateurs, les os des prophètes, et les os des habitants de Jérusalem. On les étendra devant le soleil, devant la lune, et devant toute l'armée des cieux, qu'ils ont aimés, qu'ils ont servis, qu'ils ont suivis, qu'ils ont recherchés, et devant lesquels ils se sont prosternés; on ne les recueillera point, on ne les enterrera point, et ils seront comme du fumier sur la terre". Ils seront livrés à leurs ennemis, à cause de leurs désobéissances. Depuis longtemps, ils avaient tourné le dos à Dieu, maintenant, Il allait faire de même avec eux. 

C'est une grande punition que d'être livrés à nous-mêmes par Dieu! La génération d'aujourd'hui pense que si elle se libère de Dieu, de Sa parole, donc de Ses commandements, tout sera agréable et merveilleux, mais elle se trompe terriblement. Existe-il pire situation que celle d'un homme ou d'une femme qui a abandonné Dieu après L'avoir connu, et qui, Lui, en retour, fini par laisser une telle personne à elle-même, subissant les conséquences de ses choix désastreux parce qu'elle a suivi "les penchants de son cœur"? 

Bien sûr, Dieu est patient. Il a patienté Juda de longues années avant d'en arriver au point où Sa colère ne pouvait plus être contenue. Mais qu'en est-il de nous aujourd'hui? Après avoir connu la vérité, comment pouvons-nous encore mépriser Sa grâce en péchant de différentes manière et en prétendant toujours "être sous la grâce"? C'est de faire une moquerie du sacrifice de Christ! "Prenez garde, frères, que quelqu'un de vous n'ait un cœur mauvais et incrédule, au point de se détourner du Dieu vivant" (Hébreux 3:12). Si cet avertissement se trouve dans les Écritures, c'est que c'est possible d'en venir à ce point où la bouche prétend croire et servir Dieu, mais le cœur est éloigné de Lui comme il ne l'a jamais été auparavant (Matthieu 15:8-9). 

 Ainsi, en Jérémie 8:3, Il dit: "La mort sera préférable à la vie pour tous ceux qui resteront de cette race méchante". Voici un peuple qui a tout reçu et tout vu de la part de Dieu, et qui en arrive au point où Il enlève Sa main de restriction contre leurs ennemis afin qu'ils leurs fassent du mal. C'est une situation terrible pour un peuple qui aurait dû être béni dans cette terre qui leur était promise, terre "où coulent le lait et le miel". 

Malgré ces avertissements, nous voyons que Dieu ne prend pas plaisir à la perte du pécheur, Il ne prend pas plaisir à la punition autant qu'à la bénédiction, c'est pourquoi Il ajoute, aux versets 4 et 5: "Est-ce que l'on tombe sans se relever? Ou se détourne-t-on sans revenir? Pourquoi donc ce peuple de Jérusalem s'abandonne-t-il à de perpétuels égarements? Ils persistent dans la tromperie, ils refusent de se convertir." C'est encore un appel à la repentance lancé à un peuple rétrograde! Il demande au peuple: "Lorsque l'on tombe, lorsque l'on pèche, doit-on rester dans cette situation? Ne serait-il pas préférable de se repentir; de changer de vie? Pourquoi ne vous repentez-vous pas? Pourquoi ne revenez-vous pas à Moi? 

Il poursuit donc au verset 6 en disant: "Je suis attentif, et j'écoute: Ils ne parlent pas comme ils devraient; aucun ne se repent de sa méchanceté, et ne dit: Qu'ai-je fait?" Cette situation rappelle celle de Sodome et Gomorrhe, où les villes auraient été épargnées si dix justes s'y étaient trouvés, mais il ne s'y trouvait même pas dix justes. Elle rappelle aussi celle de tous nos "chrétiens" modernes qui se réclament du beau nom de Jésus mais qui se rendent coupables de choses que même les païens ne font pas, prétextant qu'ils "sont sous la grâce de Dieu". Il y a des limites à la patience de Dieu; est-il possible qu'une personne soit assez bête pour en tester les limites? 

"C'est une chose terrible que de tomber entre les mains du Dieu vivant" (Hébreux 10:31). Les Hébreux à qui cette lettre était adressée, n'étaient-ils pas eux aussi sous la grâce? Ne faisons pas de la grâce de Dieu un prétexte pour justifier le péché, c'est ajouter à la punition qui est justement réservée pour ceux qui, comme au temps de Jérémie, sont impénitents et n'ont aucune intention de se détourner de leurs péchés.
 
"Je suis attentif, et j'écoute". En d'autres mots, avant d'assurer définitivement la sentence, Dieu leur laisse encore une chance, Il espère qu'ils se détourneront de leur mauvaise voie pour revenir à Lui. C'est la même chose pour nous aujourd'hui; cessons d'excuser le péché. Ce que Dieu a appelé péché est péché. Ce n'est pas parce que nous vivons sous la grâce qu'Il a cessé de détester le péché, surtout lorsqu'il consiste en ce que l'homme ou la femme se détourne volontairement de Lui pour marcher selon ses propres convoitises, et se met à chercher dans la Parole des passages pour approuver ses péchés! Beaucoup font cela! Non satisfaits de pécher, ils y joignent le fait d'ajouter ou d'enlever à la Parole, chose qui nous est interdit de faire en Apocalypse 22:18-19, mais aussi dans l'Ancien Testament en Deutéronome 4:2 et en Proverbes 30:5-6, où il est écrit: "Toute parole de Dieu est éprouvée. Il est un bouclier pour ceux qui cherchent en lui un refuge. N'ajoute rien à ses paroles, de peur qu'il ne te reprenne et que tu ne sois trouvé menteur".

En Jérémie 8:8, nous lisons justement à ce sujet: "Comment pouvez-vous dire: Nous sommes sages, la loi de l'Éternel est avec nous? C'est bien en vain que s'est mise à l'œuvre la plume mensongère des scribes". C'est comme plusieurs qui disent aujourd'hui: "Nous sommes sages, nous sommes instruits spirituellement, nous lisons la Parole, et nous croyons toujours en Dieu malgré tout ce que nous faisons qui est contraire à ce qu'Il attend de nous". Ils n'ont aucune intention de se repentir de quoi que ce soit. En fait, ils sont tellement sous une puissance d'égarement qu'ils ne peuvent même plus reconnaître qu'ils vivent dans le péché (2 Thessaloniciens 2:11-12; Romains 1:28). Ils ont pourtant sous les yeux la Parole de Dieu dans laquelle ils peuvent plonger les regards à tous moments!

Poursuivons notre lecture en Jérémie 8:9 : "Les sages sont confondus, ils sont consternés, ils sont pris; voici, ils ont méprisé la parole de l'Éternel, et quelle sagesse ont-ils?" Les "sages" sont confondus, consternés. Ils ne s'attendaient pas à ce qui leur arrive. Paul dit en 2 Corinthiens 10:12 : "En se mesurant à leur propre mesure et en se comparant à eux-mêmes, ils manquent d'intelligence". C'est ce que font les "sages" de cette génération; ils abaissent les standards de Dieu aux leurs et à ceux du monde;  ils se comparent au monde, et ils se voient bons et parfaits! Quelle bêtise!

N'oublions pas, il ne s'agit pas de païens qui n'ont jamais entendu parler de Dieu ou de Jésus-Christ, il est question ici de gens "religieux", qui se croient pieux, mais qui ne le sont qu'en apparence seulement. Oh, devant les hommes, le verni religieux dont ils se peignent tient peut-être encore, mais Dieu voit au cœur de chacun d'entre nous. Et ce que nous avons ici est un peuple rétrograde et pervers, qui croit que Dieu est de son côté, et qu'il est lui-même du côté de Dieu, malgré toutes ses désobéissances, et donc, qui n'a aucun besoin de repentance. "Je me suis jadis repenti une fois, c'est suffisant". Mais c'est faux.

Jérémie 8:10 : "C'est pourquoi je donnerai leurs femmes à d'autres, et leurs champs à ceux qui les déposséderont. Car depuis le plus petit jusqu'au plus grand, tous sont avides de gain; depuis le prophète jusqu'au sacrificateur, tous usent de tromperie". En d'autres mots: "Je laisserai l'ennemi ravager le pays. Je détournerai le regard, Je lèverai ma main protectrice d'au-dessus d'eux,; Je ne les protégerai plus". Ce verset parle du jugement de Dieu s'abattant sur un peuple rebelle et impénitent. Non, Dieu n'approuve pas le mal. Non, Dieu n'approuve pas le divorce comme certains supposés chrétiens modernes aiment à le penser en citant ce verset hors de son contexte pour essayer d'approuver leur conduite pécheresse. C'est terrible lorsqu'on y pense; utiliser un verset comme celui-ci, qui nous parle du résultat de la colère de Dieu contre le péché, pour tenter d'approuver le péché... Quel aveuglement spirituel! Quelle moquerie de la Parole sainte de Dieu! Nous voyons dans ce passage des Écritures le résultat de la rébellion d'un peuple ou d'individus contre Dieu; la destruction que cela amène sur les foyers et sur une nation. Nous voyons comment les "sages" sont confondus et consternés par le résultat de leur rébellion.

"Ne vous y trompez pas: on ne se moque pas de Dieu. Ce qu'un homme aura semé, il le moissonnera aussi. Celui qui sème pour sa chair moissonnera de la chair la corruption; mais celui qui sème pour l'Esprit moissonnera de l'Esprit la vie éternelle (Galates 6:7-8-).

Il y aurait long à dire sur ce sujet, mais posons nous simplement cette question: Que faisons-nous de ces avertissements qui sont encore valables aujourd'hui? C'est à chacun de répondre à cette question en examinant sa propre conduite, non pas selon ses standards, mais à la lumière de la Parole de Dieu. S'il y a lieu, que chacun se repente et revienne vers Dieu, car Il ne prend pas plaisir à la perte du pécheur, mais Il veut pardonner ceux qui viennent, ou reviennent à Lui d'un cœur sincère.   
 
Que toute la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen.

dimanche 9 juin 2024

La rébellion

J'ai tendu mes mains tous les jours vers un peuple rebelle, qui marche dans une voie mauvaise, au gré de ses pensées (Esaïe 65:2).


Nous avons dans notre texte d'ouverture un exemple frappant de l'œuvre de la rébellion dans la vie de ceux qui entendent la voix de Dieu, qui connaissent Sa volonté et Ses décrets, mais qui s'y opposent sciemment et continuent de marcher sur la voie des pécheurs. C'est une image déchirante d'un Dieu aimant qui tend les mains vers un peuple qui Lui est rebelle. Et de quelle manière Ses mains étaient elles tendues? Elles n'étaient pas levées pour frapper, mais pour reprendre et pardonner. C'est comme S'Il les suppliaient de venir, ou de revenir à Lui, mais tous les jours, ils Lui faisaient la sourde oreille. 

Tous les jours signifie que Dieu est patient, "tous les jours, j'ai tendu les mains vers un peuple rebelle"; Il n'a pas cessé de les appeler, mais ils avaient endurci leur cœur et ne voulaient pas l'écouter. "Tous les jours", mais attention, après le jour vient la nuit et les ténèbres! 
Néhémie 9:17 dira: "Ils refusèrent d'obéir, et ils mirent en oubli les merveilles que tu avais faites en leur faveur". De quelle manière exactement le peuple s'est-il rebellé? Esaïe poursuit au verset 3 en disant que le peuple "sacrifiait dans les jardins", "brûlait des parfums sur les briques", mangeait "des mets impurs", et ainsi de suite. Qu'est-ce que cela nous enseigne aujourd'hui? Que nous ne sommes guère différent d'eux! Ne parlons pas des païens, Dieu s'en occupe, mais même parmi ceux qui se réclament du beau nom de Jésus, le péché abonde, on célèbre la dégénérescence dans bien des églises rétrogrades; l'impureté règne parmi de nombreux chrétiens de nom; on sacrifie à l'autel du "Moi" plutôt que d'offrir nos corps comme des sacrifices vivants à Christ (Romains 12:1), bref, comme au temps du prophète Esaïe, "l'on marche dans une voie mauvaise, au gré de nos pensées". 

La pensée du monde s'est infiltrée dans l'église, et, même si beaucoup connaissent la vérité concernant le péché, plusieurs n'osent plus dire ouvertement ce que la Bible enseigne, de peur d'être jugé par ce monde déchu et extrémiste, amoureux de tout ce que Dieu a appelé mal. Sauf que ce passage des Écritures nous démontre que, peu importe l'époque à laquelle nous vivons, nous ne sommes que de simples pécheur misérables lorsque nous nous détournons du Dieu vivant pour suivre les penchants de notre cœur mauvais. La suite de ce passage d'Esaïe nous montre que la miséricorde de Dieu a une fin lorsque Sa patience a atteint ses limites, et nous ne voulons pas qu'Il se retire loin de nous, que ce soit personnellement ou en tant que nation. Car alors ce sont les ténèbres éternelles, loin de Dieu pour toujours.  

La rébellion est comme une infection qui se propage, et elle doit être traitée, sinon elle conduit jusqu'à la mort; la mort spirituelle. Si nous voyons en nous la trace de la rébellion, nous devons trouver en quoi elle se loge, et l'extirper de la manière la plus directe qu'y soit. C'est facile à dire, mais c'est plus difficile à faire, parce que la rébellion est un fruit de l'orgueil, qui empêche l'homme d'agir et de faire ce qui est bien aux yeux de Dieu, parce qu'il ne voit entièrement la gravité de son péché. Il L'adoucit, il se trouve des excuses; la nature humaine cherche à faire contourner le problème plutôt que de s'y attaquer. C'est compliqué de renoncer à notre fierté personnelle et de s'humilier devant Dieu! Quelqu'un a dit que "la patience de Dieu aggrave la désobéissance de l'homme". Parce qu'au temps de la grande patience de Dieu, plutôt que d'en profiter et se repentir, l'homme méchant s'endurcit dans le mal, puisqu'il ne veut pas voir les mains de Dieu tendues vers lui, il les repousse de toutes ses forces, de sorte que sa culpabilité s'aggrave "en rejetant un si grand salut" (Hébreux 2:3).

Parce que la volonté de Dieu était, et est encore que nous ayons pour base de notre vie un appui sûr et inébranlable, l'Évangile de vérité, puisqu'Il ne prend pas plaisir à la perte du pécheur. Il dira par la bouche du prophète Ézéchiel: "Ce que je désire, est-ce que le méchant meure? N'est-ce pas qu'il change de conduite et qu'il vive?" (Ézéchiel 18:23). 

Que doit donc faire celui qui se sait rebelle? Déjà, c'est une très bonne chose qu'il le reconnaisse. Ensuite, comme nous l'avons dit plus haut, il doit trouver en quoi sa rébellion prend racine. Il doit examiner sa conduite à la lumière de la parole de Dieu, car c'est elle qui instruit, qui corrige, qui reprend (2 Timothée 3:16). C'est seulement à la lumière de la Parole, et par elle, que le rebelle pourra se dégager des pièges du diable qui le tiennent esclaves de sa volonté. L'humilité le conduira dans la vraie repentance, celle qui se poursuit toute la vie. Dieu prend plaisir en celui qui se détourne de sa mauvaise voie, qui se détourne de ses péchés et qui vient à Lui de tout son cœur et de toute son âme. Il prend plaisir à faire miséricorde, à répandre Sa grâce sur ceux qui se repentent et marchent en nouveauté de vie dans la soumission au Seigneur Jésus-Christ. 

L'obéissance est ce que demande Dieu en premier.  "Voici, l'obéissance vaut mieux que les sacrifices, et l'observation de sa parole vaut mieux que la graisse des béliers" (1 Samuel 15:22). Et Michée dira: "On t'a fait connaître, ô homme, ce qui est bien; et ce que l'Éternel demande de toi, c'est que tu pratiques la justice, que tu aimes la miséricorde, et que tu marches humblement avec ton Dieu" (Michée 6:6). Ce que Dieu demande, ce n'est pas notre argent, ni un sacrifice personnel quelconque, mais Il veut notre cœur, notre amour et notre obéissance. Ce qui déplaît à Dieu, il n'y a que par le sacrifice du Christ que nous pouvons en être libérés, car le péché met une séparation entre nous et Dieu (Esaïe 59:2) C'est Lui qui nous sanctifie et qui nous rends purs, malgré toute notre indignité. Il transforme notre intelligence et nous libère de nos anciennes manières de vivre qui n'étaient pas conformes à Sa sainteté. 

"Comment le jeune homme rendra-t-il pur son sentier? En se dirigeant d'après ta parole" (Psaume 119:9). Nous savons que, sans Jésus, nous ne pouvons rien faire (Jean 15:5). 

Purifie-nous Seigneur, de toute notre malice, de toute trace du monde qui subsiste en nous, et accorde-nous une saine intelligence, renouvelée par Ton Esprit, ainsi qu'un cœur nouveau et un esprit nouveau, aptes à se soumettre à Toi pour Te servir et T'obéir tous les jours où Tu nous prêteras la vie. Donne-nous le zèle pour l'Évangile, éclaire devant nous le sentier que nous devons suivre, afin que nous Te glorifions en parole et en actes. Que Ton précieux nom soir béni, Seigneur Dieu, dans le précieux nom de notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ, Amen.

dimanche 21 avril 2024

De mauvais préceptes?

Je leur donnai aussi des préceptes qui n'étaient pas bons, et des ordonnances par lesquelles ils ne pouvaient vivre (Ézéchiel 20:25)


Les pécheurs de tout temps ont utilisé ce verset pour attaquer Dieu et Sa parole. Ce verset est comme une pierre d'achoppement pour ceux qui aiment leurs péchés et qui ne veulent pas se repentir. C'est pourtant un verset très simple à comprendre, lorsque l'on isole pas un seul verset hors de son contexte.

Bien sûr, c'est l'Éternel qui parle ici à Ézéchiel. Mais devons-nous vraiment comprendre que l'Éternel a donné à Son peuple des préceptes qui n'étaient pas bons? Après tout, c'est vrai que c'est ce que le texte semble nous dire! Mais non, Dieu n'a jamais donné Lui-même d'ordonnances qui n'étaient pas bonnes. L'auteur du Psaume 119 dira au verset 127: "J'aime tes commandements". Au verset 128, nous lisons: "Je trouve justes toutes tes ordonnances". Et au verset 162 il dira: "Je me réjouis de ta parole, comme celui qui trouve un grand butin". Ce ne sont là que quelques exemples de l'excellence des commandements de notre Dieu. 

Mais pourquoi alors lisons-nous que Dieu leur a donné des préceptes qui n'étaient pas bons, et des ordonnances par lesquelles ils ne pouvaient vivre? Simplement ceci: de tout temps, Il a laissé aller ceux qui persévéraient dans une voie mauvaise. Paul, en Romains 1, le dit de cette façon: "Dieu les a livrés à l'impureté" (v. 24); "Dieu les a livrés à des passions infâmes" (v.26); "Dieu les a livrés à leurs sens réprouvés" (v.28). Nous pouvons donc aisément comprendre ce que l'Éternel voulait dire à Ézéchiel: "Je les ai laissé tomber sous le charmes de leurs propres préceptes qui n'étaient pas bons, et des ordonnances qu'ils se sont eux-mêmes données et par lesquelles ils ne pouvaient pas vivre".

La loi et les prophètes leurs avaient été donnés, mais ils n'en faisaient qu'à leur tête. Dieu avait fait de grandes choses à leur tête, d'abord en les faisant sortir d'Égypte, ensuite en les préservant de leurs ennemis, mais il leur en fallait plus pour être satisfaits; ils voulaient tellement ressembler à leurs voisins qu'ils sont devenus comme eux. Cela ne ressemble t-il pas à une trop grande partie de l'église moderne? Nous voulons tellement être approuvés du monde que nous sommes en train de devenir comme lui! En quoi sommes nous supérieurs aux Israélites de l'époque du prophète Ézéchiel? Ils se sont rebellés contre Dieu et contre Ses commandements, qu'ils avaient pourtant reconnus comme bons, et Dieu les a livrés aux conséquences de leur rébellion; ils se sont placés eux-mêmes sous le jugement qui était lié à leurs égarements. 

Une preuve que nous comprenons bien ce passage lorsque nous le comprenons ainsi est que, au verset 26, l'Éternel poursuit en disant: "Je les souillai par leurs offrandes, quand ils faisaient passer par le feu tous leurs premiers-nés". Est-ce que nous lisons une seule fois dans les Écriture que Dieu ait donné une telle ordonnance, de passer les premiers-nés par le feu? Jamais! Il s'irrite contre eux à cause de cette infamie! Pourtant Il utilise le même langage: "Je les souillai", mais en réalité, ils se souillaient eux-mêmes par leurs péchés et leurs transgressions. 

Quelqu'un a dit que, pour rendre un homme misérable, vous n'avez qu'à l'abandonner à ses propres désirs et à ses mauvaises passions. Et cela est vrai. N'est-ce pas ce que nous lisons en Romains 1? Lorsque Dieu livre la création à "ses sens réprouvés", peut-il en sortir quelque chose de bien? Celui qui bâtit peut-il bâtir sans Dieu sans que cela ne soit en vain? 

En vérité, nous savons que si nous marchons d'une manière indigne du nom de Dieu, nous traçons le chemin de notre propre ruine. En Osée 4:6, l'Éternel dira: "Puisque tu as rejeté la connaissance, je te rejetterai". Ceux à qui Dieu s'adresse ici sont "les sacrificateurs comme le peuple" (v.9). Nous savons ce que nous sommes supposés être, n'est-ce pas? Exode 19:6 : "Vous serez pour moi un royaume de sacrificateurs et une nation sainte", et encore, en Apocalypse 1:6: "(Jésus-Christ) qui a fait de nous un royaume, des sacrificateurs pour Dieu son Père". C'est intéressant de lire la suite en Osée 4:10: "Ils mangeront sans se rassasier", (...) parce qu'ils ont abandonné l'Éternel et ses commandements". Cela ne nous rappelle-t-il pas notre génération? Les temps changent, mais la nature humaine reste la même!

Alors que devons nous faire? Abandonner? Nous relâcher dans la prière, pour nous-mêmes ou pour ceux que nous savons être perdus? Certainement pas! Osée 6: 1-3: "Venez, retournons à l'Éternel! Car il a déchiré, mais il nous guérira; il a frappé, mais il bandera nos plaies. Il nous rendra la vie dans deux jours, le troisième jour il nous relèvera, et nous vivrons devant lui. Connaissons, cherchons à connaître l'Éternel, sa venue est aussi certaine que celle de l'aurore, il viendra pour nous comme la pluie, comme la pluie du printemps qui arrose la terre". Gloire à Dieu! Il y a de l'espoir pour ceux qui viennent à Jésus-Christ dans la repentance! Comme Il a été relevé d'entre les morts, de même, nous aussi, nous qui croyons, serons délivrés des liens du péché qui nous entraînent vers la mort éternelle. Encourageons nous les uns les autres à persévérer dans la volonté de Dieu; ce que nous savons être bien, pratiquons-le! Rejetons le mal sous toutes ses formes. Ce n'est pas que nos actions nous rapprocherons de Dieu; elles seront plutôt un témoignage que nous sommes Ses enfants! 

Colossiens 3:1 nous exhorte donc en ces termes: "Si donc vous êtes ressuscités avec Christ, cherchez les choses d'en haut, où Christ est assis à la droite de Dieu. Affectionnez-vous aux choses d'en haut, et non à celles qui sont sur la terre. Car vous êtes morts, et votre vie est cachée avec Christ en Dieu. Quand Christ, votre vie, paraîtra, alors vous paraîtrez aussi avec lui dans la gloire".   

Persévérons dans les bons préceptes que Dieu nous a donnés; Il veut notre bien, Il ne nous en a jamais donné de mauvais! Persévérons en Christ, par qui nous avons la vie, selon qu'il est écrit: "Celui qui persévèrera jusqu'à la fin sera sauvé" (Matthieu 24:13), et: "Sois fidèle jusqu'à la mort, et je te donnerai la couronne de vie" (Apocalypse 2:10).  

Que toute la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen.  

dimanche 24 mars 2024

Jéroboam, le prophète et le serviteur de Dieu

"Un homme de Dieu arriva de Juda à Béthel" (1 Rois 13:1).

"L’homme de Dieu s’en alla: et il fut rencontré dans le chemin par un lion qui le tua" (1 Rois 13:24).

Cette histoire de l'homme de Dieu qui fut tué par un lion après avoir désobéi à l'ordre de Dieu de ne rien manger ni boire (1 Rois 13:9) nous rappelle encore aujourd'hui qu'il n'existe pas différentes paroles de Dieu; il n'y en a qu'une, et c'est celle à partir de laquelle tout a été créé. Jean 1:1 nous dit en effet: "Au commencement était la Parole, et la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu". C'est Jésus-Christ. N'a-t-il pas dit qu'il était le chemin, la vérité et la vie (Jean 14:6)? 

C'est un péché de désobéir à Dieu, et, même s'il peut arriver qu'Il nous protège malgré tout, nous ne pouvons ou ne pourrons pas toujours compter sur Sa protection et Sa bénédiction absolue si nous Lui désobéissons volontairement. Nous avons ici un serviteur de Dieu qui est venu en Juda pour avertir le roi Jéroboam en rapport à son idolâtrie. Fou de rage, Jéroboam tendit le bras pour ordonner qu'on se saisisse de l'homme de Dieu, mais son bras se dessécha et "il ne put le ramener à lui" (v.5). Nous avons ici une autre leçon qui complète la première; comment un homme peut-il s'opposer à Dieu? Comment peut-il combattre la parole de Dieu et espérer en sortir vainqueur? 

Le bras rendu raide de Jéroboam représente la dureté du cœur de celui qui persévère volontairement dans une voie qu'il sait être pécheresse. C'est la main tendue pour se saisir avidement du fruit défendu; oh comme elle a été frappé en Eden; nous y avons perdu la relation parfaite qui liait l'homme à son Dieu créateur! Et comme les nerfs et les muscles de Jéroboam refusaient d'obéir à sa volonté, ceux qui désobéissent volontairement à Dieu en viennent à ne plus pouvoir ni vouloir revenir vers Lui par la repentance. Ils "se recommandent eux-mêmes". Mais l'apôtre Paul dira de telles personnes "qu'elles se mesurent à leur propre mesure et se comparent à elles-mêmes". Et il ajoute: "Ils manquent d'intelligence" (2 Corinthiens 10:12). "Car ce n'est pas celui qui se recommande lui-même qui est approuvé, c'est celui que le Seigneur recommande" (2 Corinthiens 10:18).

Remarquons ce que demande Jéroboam au serviteur de Dieu: "Implore l'Éternel, ton Dieu, et prie pour moi, afin que je puisse retirer ma main" (v.6). Il ne se soucie pas de son péché, mais il demande au serviteur de Dieu de prier son Dieu (et non pas leur Dieu), afin de pouvoir continuer de faire ce qui lui plaît. Cela ressemble trop souvent à ce que nous voyons aujourd'hui; nos sociétés, et même beaucoup de personnes se prétendant chrétiennes vivent sans se soucier de recevoir le pardon du péché qu'ils cajolent dans leur cœur. Tout ce qu'ils veulent, c'est un Dieu qui leur accorde tout ce qu'ils désirent, mais qui n'exigerait pas le droit de changer leur vie afin qu'ils deviennent réellement à Son image et à Sa ressemblance. Ils ne se soucient pas, ou ne se soucient plus de la parole de Dieu. Comme Jéroboam. Et malheureusement, comme le serviteur de Dieu le fera, en n'obéissant pas à la parole que Dieu lui avait donnée. 

Et c'est ainsi que nous revenons à notre histoire de départ: l'homme de Dieu, envoyé de Juda vers Béthel, qui ne devait ni manger ni boire. Qu'est-ce que cela nous enseigne? Il est probable que Dieu voulait lui montrer de cette manière qu'il ne devait en aucun cas participer à cette "table de démons". L'apôtre Paul nous averti d'ailleurs en 1 Corinthiens 10:21 que "nous ne pouvons pas "boire la coupe du Seigneur et celle des démons". Parce que nous ne pouvons pas servir deux maîtres à la fois (Matthieu 6:24). Ainsi, il est possible que Dieu ait voulu par là montrer à Son serviteur à garder les choses saintes et à ne pas s'associer à la perversité qui l'entourait. Et c'est ce que nous devons faire aujourd'hui, dans un monde dégénéré et corrompu, qui a perdu tout sens de ce qui est bien et mal selon Dieu. Nous sommes dans le monde, mais nous ne sommes pas du monde. Nous avons été rachetés à un grand prix. Il ne doit se trouver dans nos vies rien de caché et couvert, qui insulte l'Esprit de la grâce, et qui n'a pas été racheté par le sacrifice de Jésus à la croix. 

"Or, il y avait un vieux prophète qui demeurait à Béthel" (v.11). Ce prophète alla à la rencontre du serviteur de Dieu et l'invita à manger chez lui, prétendant parler de la part du Seigneur. Il n'était probablement pas un véritable serviteur de Dieu. Comment peut-on penser cela? Il est dit au verset 18 que ce prophète mentait au serviteur de Dieu. N'oublions pas que ce prophète avait trouvé ses aises dans la ville pécheresse de Béthel, et ainsi, Dieu a dû utiliser un de Ses serviteur qui n'était même pas de cette ville pour avertir Jéroboam! Le serviteur de Dieu répond une première fois au vieux prophète en disant: "Je ne puis ni retourner avec toi, ni entrer chez toi". Et il lui répète ce que l'Éternel lui avait dit. Mais le prophète insiste en lui disant, au verset 18: "Je suis prophète comme toi, et un ange m'a parlé de la part de l'Éternel (...). Il lui mentait". Et qu'à fait l'homme de Dieu? Il est rentré avec ce prophète menteur, et mangea et but avec lui.

Les tentations sont fortes, mais la chair est faible. Nous n'avons besoin de l'aide de personne pour désobéir à un ordre direct de Dieu, mais il peut arriver que l'ennemi nous tente par de beaux discours et essaie de nous attirer loin des sentiers que nous devons suivre. Sauf qu'il n'existe aucun détour, ni aucun chemin par lequel nous pourrions être sauvés autre que par Jésus seul. 1 Jean 4:1 dira: "N'ajoutez pas foi à tout esprit, mais éprouvez les esprits, pour savoir s'ils sont de Dieu, car plusieurs faux prophètes sont venus dans le monde". Et il est possible qu'il n'y ait jamais eu autant de faux prophètes qu'il y en a actuellement. Qu'ils prétendent être religieux est souvent ce qu'il y a de plus sournois pour les chrétiens, surtout ceux qui débutent dans leur marche avec Christ. Le serviteur de Dieu a oublié, pour un instant, que l'Éternel ne veut pas que Ses enfants participent aux œuvres des ténèbres. Il est allé s'asseoir à la table des démons, et y a laissé sa vie. 

Sommes-nous en train de dire que ce serviteur de Dieu est en enfer? Pas du tout! Il a peut-être eu le temps de se repentir, lorsqu'il a vu le lion qui l'attendait sur le chemin. Et qu'en est-il du prophète menteur? Était-il devenu si mauvais au point de vouloir détourner un serviteur de Dieu du droit chemin, ou était-il simplement tellement curieux d'entendre le témoignage du serviteur de Dieu (qui n'était pas de sa région) qu'il jugea son mensonge pour peu de choses comparé à ce qu'il désirait entendre? 
Nous ne pouvons juger ni l'un ni l'autre; ils sont tous deux passés par le jugement. Que nous importe? Tirons simplement les leçons qui s'imposent; marchons fidèlement avec Dieu, comme Christ a marché toute Sa vie. Ne résistons pas à la parole de Dieu, comme le fit Jéroboam, mais résistons au diable en nous appuyant sur Dieu et sur Sa parole, comme le fit Jésus lorsqu'Il fût tenté. Soumettons-nous à Lui, et l'ennemi n'aura d'autre choix que de fuir loin de nous. Non pas qu'il nous fuira, nous, mais il fuira le Seigneur qui habite en nous. Et si nous savons que nous avons désobéi volontairement à Dieu, ne persévérons pas dans cette désobéissance; revenons à Lui et confessons nos péchés; Il est fidèle et juste pour nous les pardonner, et pour nous purifier de toute iniquité (1 Jean 1:9).  

Que toute la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen.