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dimanche 14 juillet 2024

Il a intercédé pour les coupables


Il a intercédé pour les coupables (Esaïe 53:12).

Ce verset s'est accompli, comme nous le savons, dans la personne de notre Seigneur Jésus-Christ. Il nous a enseigné à aimer nos ennemis et à prier pour eux(Matthieu 5:44), mais quelle valeur auraient eu ces paroles s'Il ne les avaient pas vécu Lui-même? En effet, nous avons le témoignage que c'est la prière qu'Il a faite alors même qu'Il souffrait atrocement sur la croix, lorsqu'Il a dit: "Père, pardonne-leur, car ils ne savent ce qu'ils font" (Luc 23:34).
La chrétienté a ceci de particulier, c'est qu'elle enseigne aux croyants à aimer ceux qui se font leurs ennemis et à leur faire du bien. Et si Jésus l'a Lui-même vécu, comment devrait-il en être autrement pour ceux qui Le suivent? Un serviteur est-il plus grand que son Maître? Non! "Je vous le dis, le serviteur n'est pas plus grand que son seigneur" (Jean 13:16).
Examinons simplement ce que ce court verset nous enseigne encore aujourd'hui: Nous devons prier pour ceux qui se font nos ennemis; Dieu peut pardonner le plus grand des pécheurs s'il se repent et se tourne vers Jésus pour recevoir le pardon de ses péchés (le Christ Lui-même intercède pour les coupables).
Premièrement, nous devons prier pour ceux qui se font nos ennemis. Plus facile à dire qu'à faire, surtout lorsque nos ennemis nous privent de tout et nous persécutent de toutes sortes de manières, comme c'est le cas dans bien des parties du monde aujourd'hui! D'ailleurs, les chrétiens en général (pour qui tout va bien), prient trop peu pour leurs frères et sœurs persécutés à cause de leur foi en notre Seigneur Jésus-Christ. D'ailleurs, Jésus n'a-t-Il pas prié pour Pierre, afin que "sa foi ne défaille point"? L'apôtre Paul exhortera aussi les Galates à "porter les fardeaux les uns des autres" (Galates 6:2), et, ajoutera-t-il, "vous accomplirez ainsi la loi de Christ". Nous devrions avoir un fardeau de prière pour les chrétiens persécutés, et d'ailleurs, la fournaise de la persécution s'approche rapidement dans les pays où les chrétiens étaient jadis en majorité, et où maintenant ils sont tout au plus tolérés. Si nous ne prions pas pour ceux qui subissent la persécution actuellement, comment s'en trouvera-t-il pour prier pour nous lorsque nous serons aussi dans la fournaise de la persécution?
Ainsi, nous devons prier pour nos frères et sœurs dans la foi, mais nous devons aussi prier pour ceux qui se font nos ennemis, ou leurs ennemis. Et Jésus nous donne un exemple de ce que nous devons demander en premier dans nos prières; que Dieu leur pardonne. "Père, pardonne-leur, car ils ne savent ce qu'ils font". Ils ont peut-être péché par ignorance, peut-être persécutent-ils les chrétiens par plaisir, ou, comme l'apôtre Paul, persécutent-ils au nom de leur religion, quoi qu'il en soit, certains parmi eux "ne savent ce qu'ils font". Et comme nous ne sommes pas Jésus, nous ne pouvons pas connaître les cœurs parfaitement, nous devons donc prier pour tous ceux là qui sont perdus afin qu'ils viennent à la repentance et qu'ils puissent aussi être pardonnés et sauvés.
En priant ainsi pour nos ennemis, nous démontrons comme le Christ notre foi dans le Père, qu'Il fera toutes choses bonnes, et ce, malgré les circonstances de notre vie qui peuvent être plus ou moins agréables. Lorsqu'Il a fait cette courte prière, Jésus n'était pas au mieux de sa forme; Il était accroché à la croix, entre deux malfaiteurs, dont au moins un qui lui criait dessus; Il subissait la moquerie du peuple en bas de la colline de Golgotha et Il endurait une souffrance inimaginable. Pourtant, Sa foi ne défaille point; Il crie vers le Père, non pas pour être délivré de Sa douleur, mais pour que le Père ne nous tienne pas compte de nos péchés, du temps de notre ignorance. Il est vrai que Dieu ne prend pas plaisir à la perte des pécheurs.
Parlons un peu de cette "ignorance". "Ils ne savent ce qu'ils font". Nous pourrions dire: "Oh vous savez, je ne savais pas ce que je faisais, bien sûr, j'avais entendu des enseignements et j'ai déjà lu la Bible, mais il est arrivé telle ou telle chose dans ma vie, et je me suis donné le droit de m'éloigner de Dieu, mais croyez-moi, je ne savais pas vraiment ce que je faisais". Ce n'est pas la repentance. Bien sûr, Jésus a prié pour ces gens-là également, mais Sa prière, faite avec foi, ne peut pourtant pas forcer le pécheur à se voir tel qu'il est, sans se trouver aucune excuse que ce soit". "C'est vrai Seigneur, c'est tel que je suis, c'est tout ce que je suis, je ne peux rien Te cacher. Peux-Tu pardonner le misérable pécheur que je suis, non pas sur un mérite personnel quelconque, mais sur la base de cette prière que mon Seigneur et Sauveur à faite à la croix"?
Malgré la dureté de nos cœurs, Dieu ne s'empresse pas de nous détruire alors même que nous essayons de Lui mentir. Parce que Sa miséricorde est grande, mais aussi parce que, lorsqu'il voit le pécheur, Il voit le Christ, priant pour lui. Alors Il patiente, dira Pierre, ¨afin que tous viennent à la repentance" (Pierre 3:9). Malheur toutefois à ceux qui méprisent la patience et la bonté de Dieu en remettant toujours à plus tard le jour où ils se rapprocheront de Dieu, car Lui s'est approché depuis longtemps! "Approchez-vous de Dieu, et il s'approchera de vous. Nettoyez vos mains, pécheurs, purifiez-vos cœurs, hommes irrésolus. Sentez votre misère, soyez dans le deuil et dans les larmes; que votre rire se change en deuil, et votre joie en tristesse" (Jacques 4:8-9). Ce n'est pas un enseignement populaire de nos jours; personne ne veut se sentir mal, mais ce faisant, personne ne veut se sentir mal à cause de ses péchés! Comment donc se repentiront-ils s'ils ne ressentent pas le poids de leurs péchés, brisant leur conscience? N'est-ce pas un mécanisme que Dieu a placé en l'homme pour qu'il se détourne de sa mauvaise voie, afin qu'il vive vraiment?
Mais, Christ "a intercédé pour les coupables". Gloire à Dieu! Et coupables, nous le sommes tous, et nous ne seront toujours que des coupables pardonnés; souvenons-nous toujours de cela, ça nous aide à rester petits à nos propres yeux! Jonathan Edwards disait que "rien ne mets un chrétien davantage hors de portée du diable que l'humilité", et cela est vrai. Et dans l'humilité, il y a la prière pour ceux qui se font nos ennemis. Parce que Jésus l'a fait avant nous, et que celui qui prétend Lui appartenir doit vivre comme Il a vécu (1 Jean 2:6).
Dieu peut pardonner le plus grand des pécheurs s'il se repent et se tourne vers Jésus pour recevoir le pardon de ses péchés. Non pas sur la base de la puissance de sa repentance, ou de la grandeur de son humilité, mais sur la base du sacrifice de Jésus-Christ à la croix du Calvaire, et en réponse à Sa prière au Père: "Pardonne-leur, car ils ne savent ce qu'ils font". Parce que le pardon se trouve en Dieu seul. Le pécheur, dans son mal-être, se tourne vers une chose et une autre pour essayer de trouver une sorte de réconfort, mais rien n'y fait, parce que le pardon de ses péchés n'est nulle part autre qu'en Dieu, par Jésus-Christ. Et la prière de Jésus n'a pas tardé à être exaucée, car, au verset 42 (de Luc 23), l'un des malfaiteurs s'est tourné vers Lui et Lui a dit: "Souviens-toi de moi, quand tu viendras dans ton règne". Oh puisse-Tu Seigneur Dieu, nous donner un cœur pénitent comme celui de ce malfaiteur!
Plus tard, après la résurrection, il est dit en Actes 2, après le discours de Pierre, un homme qui avait pourtant renié Jésus quelques jours auparavant, "le nombre des disciples s'augmenta d'environ trois mille âmes" (Actes 2:41). Parmi ces trois mille âmes, il est fort probable que certains se trouvaient parmi les moqueurs le jour de la crucifixion, mais Jésus a intercédé pour les coupables, gloire à Dieu! Il a intercédé pour les coupables, et des coupables repentants ont été pardonnés! Car, Christ est notre souverain sacrificateur, Il est entré une fois pour toutes dans le lieu très saint, et, avec Son propre sang, Il a obtenu une rédemption éternelle (Hébreux 9:12).
Notre passage initial en Esaïe 53:12, au début du verset, il est dit que la part de notre Seigneur Jésus (parce que c'est bien sûr de Lui qu'il s'agit dans ce verset) "sera avec les grands", "qu'il partagera le butin avec les puissants". Pourquoi? Parce qu'Il s'est "rendu obéissant jusqu'à la mort, même jusqu'à la mort de la croix" (Philippiens 2:8). Et le passage se poursuit en nous rappelant ce verset en Esaïe 53:12 : "C'est pourquoi aussi Dieu l'a souverainement élevé, et lui a donné le nom qui est au-dessus de tout nom". Bien sûr, Il est souverainement élevé, mais Il est encore le (seul) Médiateur auprès du Père; Jésus-Christ homme (1 Timothée 2:5).
Aujourd'hui, si vous n'avez pas encore abandonné votre vie à Jésus, pourquoi ne pas le faire, maintenant? Pourquoi remettre à plus tard? Il a déjà prié pour vous et moi, "Il a intercédé pour les coupables". Reconnaissez seulement que vous l'êtes, avancez vers Lui. Mais peut-être dites-vous: "Je ne le puis, car je croule sous le poids de mes transgressions". Alors allez vers Lui en rampant! Apportez-Lui ce fardeau de vos fautes et de vos transgressions, Il ne sera pas offensé, car Il a déjà prié pour vous; "Il a intercédé pour les coupables"!
Jésus-Christ, Sauveur plein de grâce et de miséricorde, merci de ce que Tu as fait, merci d'avoir intercédé pour les coupables, dont je suis le chef. Merci Jésus, parce que Tu es là, à côté du Père, et Tu intercèdes encore pour nous, Ton sang versé est placé devant nos transgressions afin de nous purifier et pour que nous ne croulions plus sous le poids de notre culpabilité. Nous savons que nous sommes coupables, mais en Toi, nous avons la joie d'être des coupables pardonnés; graciés. Tu nous a rendu la vie, alors qu'une sentence de mort avait été prononcée contre nous. Comment t'aimer comme Tu nous as aimés, Seigneur Jésus? Comment Te rendre la gloire, la louange et l'honneur qui Te revient? Nous sommes si petits, minuscules grains de poussières perdus dans l'immensité de Ta création, et pourtant, Tu nous connais par nos noms, Tu nous connaissait avant que le monde existe; Tu étais là lorsque nos os se formaient dans le ventre de notre mère, et Tu es encore là, ô Dieu, et Tu veilles sur chacun de nous, malgré notre indignité et malgré toutes nos imperfections. Oh Dieu, Père saint, Tu connais nos cœurs, si prompts à regarder ici et là plutôt que de regarder à Toi seul; pardonne nos égarements, non pas sur la base d'actions que nous aurions faites, mais sur la base du sang de Jésus qui a été versé en expiation pour nos fautes; purifie notre conscience des œuvres mortes, afin que nous puissions vraiment Te servir et t'obéir tous les jours de notre vie.
Aide-nous Seigneur Dieu, à prier pour ceux qui nous persécutent; à aimer ceux qui nous haïssent sans cause. Nous Te prions également pour tous nos frères et sœurs dans la foi qui subissent toutes ces choses à cause de Ton beau nom; merci parce que Tu préserves leur foi, afin qu'elle ne défaille point, et merci parce que Tu les tiens dans Ta main puissante; qui pourras les y arracher? Rien ni personne, car j'ai l'assurance que ni la mort, ni la vie, ni les anges ni les dominations, ni les choses présentes ni les choses à venir, ni les puissances, ni la hauteur, ni la profondeur, ni aucune autre créature ne pourra nous séparer de l'amour de Dieu manifesté en Jésus-Christ notre Seigneur.
À Toi seul, Seigneur Dieu tout-puissant, soit rendu gloire, louange et honneur, dans le nom de notre Seigneur et Sauver bien-aimé, Jésus-Christ, Amen.

dimanche 10 mars 2024

Il n'y a plus de condamnation, par Charles H. Spurgeon

Il n'y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus-Christ (Romains 8:1).


Viens mon âme et réfléchis à ceci: Croyant en Jésus, tu es actuellement et effectivement déclarée non coupable; tu es conduite hors de ta prison. Tu n’as plus de fers aux pieds comme une esclave enchaînée; tu es délivrée maintenant des liens de la loi; tu es libre du péché, et tu peux marcher au large. Comme un homme libre, le Sang du Sauveur t’a entièrement déchargé de ta dette. Tu as le droit maintenant de t’approcher du trône de Ton Père. Aucune flamme de vengeance ne peut t’effrayer maintenant. Il n’y a plus d’épée flamboyante car la justice ne peut frapper un innocent. Tes incapacités ont été enlevées. Tu étais autrefois incapable de voir la face de Ton Père mais tu peux la voir maintenant. Tu ne pouvais pas lui parler mais maintenant tu peux le faire avec assurance. 

Jadis il y avait la crainte de l’enfer pour toi mais plus aujourd’hui car comment y aurait-il un châtiment pour les non coupables? Celui qui croit ne vient point à la condamnation et il ne peut être puni. Et plus que tout, les privilèges dont tu pouvais avoir joui comme si tu n’avais jamais péché sont tiens, maintenant que tu es justifié! Toutes les bénédictions dont tu aurais pu bénéficier si tu avais gardé la loi, et plus, sont tiennes maintenant, parce que Christ les a gardées pour toi.
 
Tout l’amour et l’acceptation de la parfaite obéissance peuvent être obtenus maintenant parce que Christ était parfaitement obéissant à cause de toi et t’a imputé cette obéissance et ses mérites, afin que tu puisses être excessivement riche en Lui, qui, à cause de toi, s’est fait extrêmement pauvre. Oh! Comme elle est grande la dette d’amour et de reconnaissance que tu dois à ton Sauveur!
 
C’est si bon d’être accepté par toi, dirigé à chaque pas, c’est si bon d’être accepté par toi, c’est si bon parce que tu me comprends.

Par Charles H. Spurgeon

samedi 27 août 2016

M'aimes-tu?

Jean 21:15-17 : "Après qu’ils eurent mangé, Jésus dit à Simon Pierre: Simon, fils de Jonas, m’aimes-tu plus que ne m’aiment ceux-ci ? Il lui répondit: Oui, Seigneur, tu sais que je t’aime. Jésus lui dit : Pais mes agneaux. Il lui dit une seconde fois: Simon, fils de Jonas, m’aimes-tu ? Pierre lui répondit: Oui, Seigneur, tu sais que je t’aime. Jésus lui dit: Pais mes brebis. Il lui dit pour la troisième fois: Simon, fils de Jonas, m’aimes-tu ? Pierre fut attristé de ce qu’il lui avait dit pour la troisième fois: M’aimes-tu ? Et il lui répondit: Seigneur, tu sais toutes choses, tu sais que je t’aime. Jésus lui dit: Pais mes brebis."

Ici, Jésus s'adresse à Pierre par son ancien prénom: Simon. "Simon, fils de Jonas, m'aimes-tu?" Souvenons-nous; lorsque Jésus l'appela pour en faire l'un de ses disciples, il changea son prénom (Simon) pour Céphas, qui signifie Pierre. (Jean 1:42) Pourquoi donc dans ces versets, Jésus s'adresse-t-il à Pierre par son ancien prénom? Parce que Pierre était retourné en arrière. Jésus l'avait enseigné; il ne plaît pas à Dieu que nous retournions dans le péché après avoir connu la vérité en Jésus. Nous savons que, quelques jours plus tôt, Pierre avait renié le Christ. Il se savait coupable. Et Jésus, ne le disculpant pas, mais ne l'accusant pas tout à fait non plus, lui rappelait subtilement, ainsi qu'à nous tous aujourd'hui, qu'une nouvelle identité nous est donnée lorsque nous l'acceptons comme notre Seigneur et Sauveur personnel. Nouvelle identité, nouvelle manière de penser et de vivre; nouvelle vie! Mais Pierre avait la parole facile. Peut-être trop. Et quand la tentation vint à lui, il ne sût résister avec la foi, car il comptait trop sur lui-même. Après avoir renié le Christ, lorsqu'il croisa le regard de Jésus après que le coq eut chanté, il s'est repenti de sa conduite, il a pleuré sur lui-même, à cause de son péché. Après ces choses, Jésus vient le mettre vis-à-vis de lui-même, à trois reprises également, parce que l'amour triomphe du jugement et de la condamnation: Simon, m'aimes-tu? Et Pierre de lui répondre: "Tu sais que je t'aime." Pierre ne parle plus par lui-même, il ne juge plus de la situation selon ses yeux à lui, mais selon les yeux de Jésus. Tu sais. Tu sais tout. Tu vois tout. Tu entends tout. Toi, Jésus, tu sais que je t'aime.

Certains accordent une importance exagérée à leur profession de foi. Il semble qu'ils s'attendent à être sauvés par ces paroles, mais il nous est démontré ici que les paroles ne valent rien si elles ne sont pas enracinées en Christ; si nous ne travaillons pas à notre salut avec crainte et tremblement (Philippiens 2:12) L'amour que nous avons pour Dieu doit être inconditionnel et doit être en action parmi les hommes. (1 Jean 3:18) Il ne doit pas y avoir dans nos actions une once de rébellion, ou quoi que ce soit qui puisse attrister l'Esprit de Dieu. Il peut arriver que nous fassions une erreur, mais ne tolérons jamais volontairement quoi que ce soit dans nos pensées ou dans notre conduite qui ne soit pas conforme à la pensée de Dieu. Nous savons comment Il pense, parce que Jésus nous l'a enseigné. Ce n'est pas inutilement qu'il nous est dit d'avoir en nous les sentiments qui étaient en Jésus-Christ. (Philippiens 2:5) 

À la question: "m'aimes-tu?", il y a la réponse en parole: "oui, je t'aime". Mais cela est toujours suivi d'une exhortation de Jésus: "Pais mes agneaux", ou "Pais mes brebis". Il y a un rapprochement à faire avec son enseignement en Matthieu 16:24 : "Si quelqu'un veut venir après moi, qu’il renonce à lui-même, qu’il se charge de sa croix, et qu’il me suive." (Voir aussi Galates 2:20) La plupart des disciples s'enfuirent, lorsque que Judas eut trahi Jésus. C'est un aspect magnifique de la Bible, qui n'essaie pas de nous montrer que les disciples étaient des super-héros sans peur et sans reproches. Non. Ils étaient humains, tout comme nous, avec leurs qualités et défauts. Mais ils n'avaient pas encore, à cette époque, reçut le Saint-Esprit, de sorte qu'ils aimaient Jésus et leur prochain, mais cet amour n'était pas parfait. Ils étaient encore dans la chair et ils n'étaient pas encore renouvelés dans leur intelligence par le Saint-Esprit

Le véritable amour exclu tout péché, toute désobéissance volontaire. Il sait que Jésus connait tout de nous, qu'Il connaît nos côtés les plus sombres, et pourtant il nous a aimés et nous aime malgré tout. Pierre avait renié son Maître, et pourtant, Jésus ne lui adressa aucun reproche. Il avait déjà prié pour lui. À cause de cela, Pierre aimait Jésus plus que jamais auparavant et il ne s'en vantait plus. Il avait été pardonné de son péché et il lui en était reconnaissant; il en était pleinement satisfait! Il se souvenait certainement des paroles de Jésus: "Mais j’ai prié pour toi, afin que ta foi ne défaille point ; et toi, quand tu seras converti, affermis tes frères."(Luc 22:32) Et voilà Jésus qui lui dit de nouveau: "Pais mes agneaux; pais mes brebis". Si c'était nécessaire, cela confirmait définitivement à Pierre que Jésus ne l'avait pas rejeté et que Dieu avait un plan pour lui. Si cela n'avait pas été le cas, il ne lui aurait jamais confié ses agneaux! Jésus n'est-il pas le bon berger? (Jean 10:11) 


Jésus nous pose la même question aujourd'hui: m'aimes-tu? Aimes-tu Dieu de tout ton cœur, te toute ton âme? (Matthieu 22:37-38) M'aimes-tu plus que ceux-ci? Comprenons ici: aimons-nous le Seigneur plus que tout ce qu'il y a en ce monde?  

Réfléchissons à notre conduite. Qu'y a t'il en nous qui ne serve pas le royaume de Dieu? Qu'elles sont nos pensées dominantes? Que faisons-nous? Éliminons toute pensée ou toute action qui ne soit pas conforme à l'enseignement de Jésus. Réduisons le temps que nous passons sur des choses qui ne servent pas les intérêts du royaume de Dieu, et passons ces minutes ou ces heures dans l'étude de la parole de Dieu ou en prière. Soyons à son écoute; prêts à obéir à sa volonté, même si elle ne plaît pas à notre nature humaine. N'oublions pas que son Esprit a des désirs contraires à ceux de la chair. Notre profession de foi et nos paroles seront testées. Cela est un fait. L'apôtre Pierre comprit à la dure que les paroles qu'il prononçait ne valaient rien. Il s'en est donc remis à Jésus. Tu sais toutes choses. Ce n'était plus lui qui voyait, mais il voyait à travers les yeux de Jésus-Christ. Ne mesurons pas notre amour pour Dieu selon notre assiduité à accomplir certains rites religieux. M'aimes-tu plus que ceux-ci? La question est importante, car nous ne pouvons pas avoir un cœur partagé, puisque nous ne pouvons pas servir deux maîtres à la fois. Dieu sonde les cœurs et les intelligences, Il nous connaît mieux que nous-mêmes; prions pour qu'Il nous donne de nous voir comme Il nous voit. Nous serons alors en mesure d'éliminer ce qui prend la place de Dieu dans nos vies, de nous en repentir devant le Seigneur et de marcher conformément à Sa volonté. N'oublions pas que nous avons toutes les raisons du monde d'aimer Dieu, en Jésus-Christ notre Seigneur et Sauveur. Nous méritions la mort et notre peine avait été signée contre nous. À cause de nos péchés qui témoignaient contre nous, il n'y avait rien à faire, rien à dire pour notre défense; nous étions coupables. Mais Jésus nous a pardonnés, Il nous a retiré de la boue du péché, Il nous a donné, ou redonné la vie et une nouvelle identité de sorte que nous n'avons plus à craindre la punition pour nos fautes, Il s'en est chargé. Quel amour! C'est à cause de cet amour que nous l'aimons en retour; parce qu'Il nous a aimé le premier, (1 Jean 4:19)sans compromis. Et c'est encore à cause de cet amour que Christ nous ordonne, comme à Pierre: "pais mes brebis". Nous savons que l'amour de Dieu habite  en nous lorsque, comme Lui, nous aimons l'esprit de nos frères et sœurs à travers le monde. Sans compromis, sans faux-fuyants, nous sommes prêts à obéir à Dieu et à témoigner de son amour quand, où et de la manière qu'Il le désire. Pour sa gloire, par sa gloire, à cause de sa grâce, nous serons à son service, prêts à accomplir les œuvres qu'il a préparé d'avance afin que nous les fassions, jusqu'à la fin de notre vie terrestre.

1 Jean 5:2 : "Nous connaissons que nous aimons les enfants de Dieu, lorsque nous aimons Dieu, et que nous pratiquons ses commandements."

Que la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen.

samedi 12 juillet 2014

La doctrine et la perte de Balaam

En Nombres 22, nous lisons l'histoire de Balaam, un devin qui vivait à Pethor en Mésopotamie. Balak, le roi de Moab, avait peur des Israélites et l'envoya chercher afin qu'il les maudisse, car, disait-il, "je sais que celui que tu bénis est béni, et que celui que tu maudis est maudit." Ainsi espérait-il vaincre les Israélites et les chasser du pays. Alors Balaam alla devant Dieu, et lui demanda ce qu'il devait faire. Nous lisons la réponse de l'Éternel en Nombres 22 : 12 : "Tu n’iras point avec eux; tu ne maudiras point ce peuple, car il est béni." Aussi Balaam répondit aux chefs de Balak : Allez dans votre pays, car l’Éternel refuse de me laisser aller avec vous." Son histoire aurait pu s'arrêter là. Mais Balak revint à la charge en envoyant vers Balaam plus de chefs, qui étaient plus considérés que les précédents. Il lui fit dire :  "je te rendrai beaucoup d’honneurs, et je ferai tout ce que tu me diras; viens, je te prie, maudis-moi ce peuple." Et au verset 18, nous lisons que Balaam répondit : "Quand Balak me donnerait sa maison pleine d’argent et d’or, je ne pourrais faire aucune chose, ni petite ni grande, contre l’ordre de l’Éternel, mon Dieu."

La réponse que fit Balaam était la bonne, la seule qu'il devait donner aux envoyés de Balak. Mais au fond de lui-même, quels étaient ses pensées et ses désirs? Dieu connaît toutes nos pensées, aussi ne fût-il pas surpris de voir Balaam mettre un petit astérisque à côté de sa réponse, alors qu'il poursuivit au verset 19 : "Maintenant, je vous prie, restez ici cette nuit, et je saurai ce que l’Éternel me dira encore."
Mais pourquoi retourner devant Dieu? N'avait-il pas déjà reçu sa réponse?
Voici: il espérait recevoir la caution de l'Éternel afin d'aller avec les envoyés de Balak. Peu lui importait de bénir ou de maudire les Israélites, la promesse de récompense avait fait son chemin en lui, l'amour de l'argent avait envahi son cœur. Aussi le piège se referma-t-il sur lui lorsque l'Éternel lui répondit, au verset 20 : "Puisque ces hommes sont venus pour t’appeler, lèves-toi, va avec eux; mais tu feras ce que je te dirai." Balaam jubilait intérieurement. Le :"tu feras ce que je te dirai", il l'avait déjà oublié. De bon matin, il sella son ânesse, et partit avec les chefs de Moab. Nous lisons plus loin dans le texte que l'Éternel se mit en colère parce que Balaam était parti. Pourquoi? Ne venait-il pas de lui donner la permission d'aller avec les gens de Balak? En fait, l'Éternel n'apprécia pas que Balaam partit avec d'autres intentions que celle de lui obéir. Ceci nous amène à nous poser des questions sur notre propre conduite: allons-nous notre voie sans nous soucier d'abord d'obéir à Dieu?

L'intelligence de Balaam était obscurcie par la cupidité; son bon sens avait fui loin de lui à un point tel qu'il dût être repris par son ânesse qui, voyant un ange de l'Éternel qui leur barrait la route, se détournait d'un côté et de l'autre afin de l'éviter. Balaam frappait son ânesse pour la ramener "sur le droit chemin", jusqu'au moment où il n'y eu plus de place pour passer à côté de l'ange, ni par la gauche, ni par la droite. À ce moment-là, l'ânesse se coucha littéralement sous le faux prophète, refusant de faire un pas de plus, par crainte de la colère de l'Éternel. Balaam la frappa avec plus de violence encore, jusqu'au moment où elle se mit à parler avec lui. Quelle déchéance pour un homme reconnu comme étant prophète. Le voici courant à sa perte et se mettant à dialoguer avec son ânesse?! C'est pourtant à ce moment que ses yeux s'ouvrirent, et qu'il vit à son tour l'ange de l'Éternel qui lui barrait la route. Nombres 22:32-35 : "L’ange de l’Éternel lui dit: Pourquoi as-tu frappé ton ânesse déjà trois fois? Voici, je suis sorti pour te résister, car c’est un chemin de perdition qui est devant moi. L’ânesse m’a vu, et elle s’est détournée devant moi déjà trois fois; si elle ne se fût pas détournée de moi, je t’aurais même tué, et je lui aurais laissé la vie. Balaam dit à l’ange de l’Éternel: J’ai péché, car je ne savais pas que tu te fusses placé au-devant de moi sur le chemin; et maintenant, si tu me désapprouves, je m’en retournerai. L’ange de l’Éternel dit à Balaam: Va avec ces hommes; mais tu ne feras que répéter les paroles que je te dirai. Et Balaam alla avec les chefs de Balak."


Pensons-y un instant : l'ânesse craignait Dieu, beaucoup plus que l'homme qui a pourtant été créé afin d'être à l'image et à la ressemblance de son Créateur, afin de vivre pour le craindre et lui rendre la gloire qui lui revient! Mais cet homme était tellement aveuglé par sa cupidité qu'il est descendu sous le niveau de la bête, comme en témoigne la parole de l'ange de l'Éternel : "l’ânesse m’a vu, et elle s’est détournée devant moi déjà trois fois; si elle ne se fût pas détournée de moi, je t’aurais même tué, et je lui aurais laissé la vie." Quel aveuglement spirituel! Pourtant, Balaam se disait serviteur de l'Éternel! La cupidité est un réel danger pour tous les chrétiens modernes. Nous vivons dans un monde où le "je-me-moi" domine en roi et maître, nous recherchons toujours plus ce qui plaît à notre nature humaine, en toutes choses. Il est facile de vouloir servir Dieu et adorer l'argent ou les choses de ce monde en même temps. De nombreux faux enseignants prêchent et vivent selon la doctrine de Balaam; ils emplissent des églises de cette façon! Malheureusement, cela ne fait pas des chrétiens avec une foi forte parce qu'ils s'attendent à Dieu surtout pour des choses futiles et périssables. Et la foi qui sauve? Connaît pas. Ils sont sur un chemin de perdition, et comme Balaam, ils ne le savent même pas!

Mais qu'est-ce que cette doctrine de Balaam? 2 Pierres 2: 18-20 : "Avec des discours enflés de vanité, ils amorcent par les convoitises de la chair, par les dissolutions, ceux qui viennent à peine d’échapper aux hommes qui vivent dans l’égarement; ils leur promettent la liberté, quand ils sont eux-mêmes esclaves de la corruption, car chacun est esclave de ce qui a triomphé de lui. En effet, si, après s’être retirés des souillures du monde, par la connaissance du Seigneur et Sauveur Jésus-Christ, ils s’y engagent de nouveau et sont vaincus, leur dernière condition est pire que la première."
Ces gens-là ne cherchent que la prospérité terrestre; ils se placent sous la grâce et la miséricorde de Dieu afin de satisfaire leurs convoitises coupables. Quel grave péché! L'exemple de Balaam ne nous suffit-il pas? Il alla se placer devant Dieu, espérant obtenir la permission d'aller avec les envoyés de Balak simplement dans le but d'obtenir des richesses périssables! Mais Dieu changea les malédictions qu'il allait proférer en bénédictions, il ne put accomplir ses plans. Mais nous lisons en Josué 13:22 que Balaam périt par l'épée au milieu du peuple impie. Il courut lui-même à sa perte en ne se repentant pas de ses péchés; ses convoitises le poussaient toujours plus vers le mal, il était incapable de les maîtriser. Non seulement cela; mais il en entraîna des milliers dans le péché en enseignant à Balak comment faire tomber les Israélites en les menant dans une vie de débauche et d’idolâtrie.

Ne suivons pas la route de Balaam! Revenons à l'essentiel. Suivons les traces de Jésus, retournons aux bases de sa saine doctrine dans Matthieu 5, 6 et 7. Tout le Nouveau Testament est bâti sur ces enseignements essentiels de Jésus. Il nous faut bien les comprendre et les mettre en pratique si nous voulons vivre pour rendre gloire à Dieu seul, avec une foi dont les racines sont plongées dans le seul enseignement digne de confiance, inspiré par le Saint-Esprit, celui de la Parole de Dieu.

Les hommes passent, mais les Paroles de notre Dieu demeurent éternellement par l'Évangile de sang de notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ, Amen!  


Seigneur Dieu tout-puissant, nous te supplions de nous protéger de nous-mêmes, nous sommes notre pire ennemi avec nos convoitises et notre orgueil qui nous conduisent directement à notre perte. Nous sommes si prompts à nous voir grands et forts, alors que nous avons tant besoin de toi. Tes paroles sont bien vraies lorsque tu t'adresses aux gens de l'Église de Laodicée, tu leur reproches de se voir riches et bien portants alors qu'ils sont pourtant malheureux, misérables, aveugles, pauvres et nus. Ce sont les mêmes reproches que tu fais à plusieurs chrétiens de nos jours. Tu nous conseilles d'aller ou de retourner à la croix et de t'y acheter de l'or éprouvé par le feu, afin de réellement devenir riches du don de la foi qui sauve. Il n'y a que par la foi en toi, Jésus, que nous puissions être revêtus des vêtements blancs de la purification et de la sanctification. Et c'est encore par toi seul que nous pouvons voir enfin, non plus avec les yeux de notre nature pécheresse, mais par ton Saint-Esprit qui éclaire notre intelligence et nous transforme complètement, afin que l'ancien disparaisse et que ta nouvelle nature puisse totalement prendre place en nous, conformément à ta sainte volonté. Aide-nous à maîtriser nos pensées et nos désirs, et de tout soumettre à ta volonté, afin qu'en tout, nous agissions pour la gloire de Dieu seul. Merci Père, Fils et Saint-Esprit, Amen.

dimanche 24 novembre 2013

Toujours coupable; recherchons l'humilité!

Romains 7: 23-25  "Mais je vois dans mes membres une autre loi, qui lutte contre la loi de mon entendement, et qui me rend captif de la loi du péché, qui est dans mes membres. Misérable que je suis! Qui me délivrera du corps de cette mort?… Grâces soient rendues à Dieu par Jésus-Christ notre Seigneur!… Ainsi donc, moi-même, je suis par l’entendement esclave de la loi de Dieu, et je suis par la chair esclave de la loi du péché."

L'apôtre Paul serait donc, par la chair, esclave de la loi du péché? Lorsque l'apôtre Paul nous dit ces paroles, nous comprenons que nous ne devons pas prendre cela à la légère. Si le saint apôtre est aux prises avec une telle situation, à bien plus forte raison devons-nous l'être également!

Nous savons déjà que ces quelques versets n'excusent pas nos manquements et désobéissances. Ils ne nous encouragent pas non plus à traiter le péché à la légère. Au contraire, nous nous rendons compte ici dans quel état misérable nous sommes lorsque Christ n'a pas complété son œuvre en nous. Cette œuvre sera complétée parfaitement lorsque nous serons rappelés auprès du Père. Mais tant que nous serons dans ce corps de chair, nous aurons à combattre ses désirs, avec l'aide du Saint-Esprit. Pas un jour de notre existence, nous pourrons nous vanter d'avoir définitivement vaincu le "corps de cette mort", comme l'appelle l'apôtre. Un homme de Dieu a déjà dit que plus un cœur est pur et saint, plus il a conscience du péché qui reste en lui. Gloire à Dieu qu'il en soit ainsi, car tant que nous comprenons cela, nous savons que nous ne pourrons pas faire les œuvres de Dieu par nos propres moyens. Nous en sommes totalement incapables, à cause de la nature charnelle dont nous sommes faits. Malgré toute notre bonne volonté, nous ne réussirions qu'à faire le mal! Nous sommes donc obligés de marcher dans les traces du Christ, si nous voulons accomplir la volonté du Père.

C'est simple; plus nous avons conscience de cette loi du péché qui est en nous, - à cause de la chair - plus nous aspirons à la grâce gratuite de Dieu, et plus nous voulons demeurer sous elle, que nous trouvons en Christ seul. Nous devons savoir que, par nature, nous sommes exactement comme le premier Adam. Il était entouré de toutes les bénédictions possibles et imaginables de l'Éternel, il n'avait qu'un interdit; un arbre, et c'est pourtant vers cet arbre que son cœur se tournait; il finit par succomber, et pécha.

Et là, nous voyons Dieu qui lui demande, en Genèse 3:9 : Où es-tu? Où es-tu? Dieu savait très bien ou il était, mais Adam devait savoir, lui, comment, et pourquoi il était tombé.

Par nature, nous serons toujours coupables. Et les hommes tentent par tous les moyens de se débarrasser de ce sentiment de culpabilité qui les habite, mais en réalité, c'est leur conscience qui leur parle. Nous ne sommes pas faits pour vivre dans le péché, car nous avons été créés pour être à l'image de Dieu. 

Un jour, un homme en a tué un autre. Il a été reconnu coupable devant un tribunal. Il a purgé une longue peine de prison pour cela; tous les jours, il était enchaîné aux murs de son cachot, il pouvait à peine bouger. Il en fût ainsi jusqu'au jour où le roi de son pays le gracia. Et cet homme, ce meurtrier, devint libre. Imaginez sa joie de pouvoir de nouveau tourner son visage vers le soleil, respirer les fleurs, courir dans les prés! Ô comme il était reconnaissant envers ce bon roi! Mais un instant! Cet homme, malgré qu'il ait été gracié par le roi, ne demeurait-il pas un meurtrier? Certainement! Par la grâce du roi, sa punition a été annulée, mais cela n'enlevait rien à sa culpabilité!

De la même façon, nous sommes sauvés par grâce, mais nous devrons toujours reconnaître notre état coupable. Un véritable enfant de Dieu ne se verra jamais bon. David, quelque temps avant de devenir roi d'Israël, se comparera à un chien mort et à une puce! Quelle humilité! Mais c'est cette humilité qu'il nous faut! Proverbes 3: 34 nous dit que Dieu se moque des moqueurs, mais qu'Il fait grâce aux humbles. Sophonie 2:3 dira également : "Cherchez l’Éternel, vous tous, humbles du pays, qui pratiquez ses ordonnances! Recherchez la justice, recherchez l’humilité! Peut-être serez-vous épargnés au jour de la colère de l’Éternel." Notons bien ici le "peut-être". Si nous recherchons la justice et l'humilité, peut-être serons-nous épargnés au jour de la colère de l'Éternel! C'est dire à quel point Dieu a en horreur les sentiments orgueilleux! Donc, même si cela faisait 120 ans que nous suivions Christ fidèlement, nous devrions encore être prosternés à ses pieds, implorant sa pitié pour les pécheurs que nous sommes. Souvenons-nous de la parabole du Christ en Luc 18 : 9-14. Le publicain reconnaissait son état d'homme pécheur et coupable, et, n'osant même pas lever les yeux vers le ciel, ainsi priait-il : "Ô Dieu, sois apaisé envers moi, qui suis un pécheur."

Mais quoi! La justification divine est accordée aux coupables, et à ceux qui se reconnaissent comme tel, et non pas à ceux qui se sont justifiés eux-mêmes!

Car une chose demeure : nous n'avons fait, et ne ferons jamais rien de bon, et nous ne méritions que le châtiment, mais Dieu, par sa grâce, a cru bon nous envoyer son Rédempteur, notre libérateur, notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ! Nous devons, et devrons toujours nous tourner vers Lui, le grand Je Suis, l'Emmanuel. Ô, comme la reconnaissance doit être grande dans nos cœurs, parce que malgré notre culpabilité, la punition éternelle que nous méritions a été annulée! Mortifions donc en tout temps cette chair qui nous tient esclave de la loi du péché, afin de mourir au péché, et de vivre en Christ aujourd'hui et éternellement!

Sachant que Dieu fait grâce aux humbles, recherchons l'humilité et sa justice. Faisons en tout temps des prières de supplication et de reconnaissance, persévérons en cela à l'exemple de Christ, qui a été obéissant jusqu'à la mort, afin que par Lui, nous obtenions le salut éternel.

A Dieu soit la gloire, Amen.