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dimanche 4 janvier 2026

Celui qui prend le fils hérite de tout

 

Il y a des années, vivait un homme très riche qui partageait avec son jeune fils une passion pour la collection d'art. Ensemble, ils parcouraient le monde, n'enrichissant leur collection que des œuvres d'art exceptionnelles. Des chefs-d'œuvre de Picasso, Van Gogh, Monet et bien d'autres ornaient les murs de la demeure familiale. Veuf, le père observait avec satisfaction son fils unique devenir un collectionneur d'art averti. L'œil exercé et le sens aigu des affaires du fils faisaient rayonner de fierté son père, tandis qu'ils traitaient avec des collectionneurs du monde entier.
À l'approche de l'hiver, la guerre embrasa le pays et le jeune homme partit servir sa patrie. Quelques semaines plus tard, son père reçut un télégramme : son fils bien-aimé était porté disparu au combat. Le collectionneur d'art attendit anxieusement des nouvelles, craignant de ne jamais revoir son fils. Quelques jours plus tard, ses craintes se confirmèrent. Le jeune homme était mort en transportant un frère d'armes chez un infirmier.
Désespéré et seul, le vieil homme appréhendait les fêtes de Noël avec angoisse et tristesse. La joie de cette période, qu'il attendait avec tant d'impatience avec son fils, ne viendrait plus jamais chez lui. Le matin de Noël, on frappa à la porte pour le tirer de son sommeil. Tandis qu'il se dirigeait vers elle, les chefs-d'œuvre accrochés aux murs ne faisaient que lui rappeler que son fils ne rentrerait pas.
En ouvrant la porte, il fut accueilli par un soldat qui tenait un gros paquet. Il se présenta : "J'étais un ami de votre fils. C'est moi qu'il sauvait lorsqu'il est mort. Puis-je entrer quelques instants ? J'ai quelque chose à vous montrer." Tandis qu'ils engageaient la conversation, le soldat raconta comment le fils de l'homme avait toujours parlé à qui voulait l'entendre de sa passion, et même de celle de son père. "Je suis artiste", dit le soldat, "et je voulais vous offrir ceci." Lorsque le vieil homme déballa le paquet, le papier se déchira pour révéler un portrait du fils.
Bien que le monde ne la considérât jamais comme l'œuvre d'un génie, la peinture représentait le visage du jeune homme avec une précision saisissante. Submergé par l'émotion, l'homme remercia le soldat, promettant d'accrocher le tableau au-dessus de la cheminée. Quelques heures plus tard, après le départ du soldat, le vieil homme se mit à l'œuvre.
Fidèle à sa parole, le tableau trônait bien au-dessus de la cheminée, reléguant au second plan des œuvres d'une valeur inestimable. L'homme s'assit alors dans son fauteuil et passa Noël à contempler le présent qu'il avait reçu. Les jours et les semaines qui suivirent, il comprit que même si son fils n'était plus là, il continuait de vivre à travers ceux qu'il avait marqués. Il apprendrait bientôt que son fils avait sauvé des dizaines de soldats blessés avant qu'une balle ne mette fin à sa vie.
Alors que les récits des actes de bravoure de son fils continuaient de lui parvenir, la fierté et la satisfaction paternelles commencèrent à apaiser son chagrin. Le portrait de son fils devint bientôt son bien le plus précieux, éclipsant de loin tout intérêt pour les œuvres que les musées du monde entier s'arrachaient. Il confiait à ses voisins que c'était le plus beau cadeau qu'il ait jamais reçu.
Au printemps suivant, le vieil homme tomba malade et mourut. Le monde de l'art était en attente !
Sans se soucier de l'histoire du fils unique de cet homme, mais en son honneur, ces tableaux seraient vendus aux enchères. Conformément aux dernières volontés du vieil homme, toutes les œuvres d'art seraient mises aux enchères le jour de Noël, jour où il avait reçu son plus beau cadeau. Le jour J arriva bientôt et des collectionneurs d'art du monde entier se rassemblèrent pour enchérir sur certains des tableaux les plus spectaculaires au monde. Ce jour-là, les rêves allaient se réaliser ; la gloire allait être atteinte, car beaucoup s'exclameraient : "Je possède la plus belle collection !" La vente aux enchères commença par un tableau qui ne figurait sur le catalogue d'aucun musée. C'était le portrait du fils de cet homme. L'encanteur demanda la première enchère. Un silence de mort régnait dans la salle.
"Qui ouvre les enchères avec 100 dollars ?" demanda-t-il. Les minutes passèrent sans que personne ne réponde. Du fond de la salle, on entendit : "Qui se soucie de ce tableau ? Ce n'est qu'un portrait de son fils. Oublions-le et passons aux choses sérieuses."
D'autres voix s'élevèrent en signe d'approbation. "Non, il faut d'abord vendre celui-ci", répondit l'encanteur. "Alors, qui veut bien prendre le fils ?" Finalement, le jardinier de longue date du vieil homme prit la parole : "Accepteriez-vous dix dollars pour le tableau ? C'est tout ce que j'ai. Je connaissais le garçon, alors je le veux bien."
"J'ai dix dollars. Quelqu'un surenchérit ?" lança l'encanteur. Après un silence, il annonça : "Une fois, deux fois… Adjugé !" Le marteau s'abattit, des applaudissements retentirent dans la salle et quelqu'un s'écria : "On peut enfin enchérir sur ces trésors !"
L'encanteur regarda l'assistance et annonça que la vente était terminée. Un silence de stupeur s'abattit sur la salle. Quelqu'un s'écria : "Comment ça, c'est terminé ? On n'est pas venus pour un portrait du fils d'un vieux ! Qu'en est-il de tous ces tableaux ? Il y a des œuvres d'art qui valent des millions ! Je vous demande des explications !" L'encanteur répondit : "C'est très simple. Selon le testament du père, celui qui prend le fils hérite de la totalité du domaine, y compris les tableaux."
Il y a plus de 2000 ans, Dieu a livré son Fils à la mort sur une croix. À l'instar de l'encanteur, son message aujourd'hui est : "Le Fils, le Fils, qui prendra le Fils ?" Car, voyez-vous, celui qui prend le Fils hérite de tout ! Comme ces collectionneurs d'art l'ont découvert ce jour de Noël, le message reste le même : l'amour d'un Père, un Père dont la plus grande joie venait de son Fils, parti donner sa vie pour sauver les autres. Et grâce à cet amour paternel, celui qui prend le Fils hérite de tout.
Auteur inconnu.

dimanche 14 juillet 2024

Il a intercédé pour les coupables


Il a intercédé pour les coupables (Esaïe 53:12).

Ce verset s'est accompli, comme nous le savons, dans la personne de notre Seigneur Jésus-Christ. Il nous a enseigné à aimer nos ennemis et à prier pour eux(Matthieu 5:44), mais quelle valeur auraient eu ces paroles s'Il ne les avaient pas vécu Lui-même? En effet, nous avons le témoignage que c'est la prière qu'Il a faite alors même qu'Il souffrait atrocement sur la croix, lorsqu'Il a dit: "Père, pardonne-leur, car ils ne savent ce qu'ils font" (Luc 23:34).
La chrétienté a ceci de particulier, c'est qu'elle enseigne aux croyants à aimer ceux qui se font leurs ennemis et à leur faire du bien. Et si Jésus l'a Lui-même vécu, comment devrait-il en être autrement pour ceux qui Le suivent? Un serviteur est-il plus grand que son Maître? Non! "Je vous le dis, le serviteur n'est pas plus grand que son seigneur" (Jean 13:16).
Examinons simplement ce que ce court verset nous enseigne encore aujourd'hui: Nous devons prier pour ceux qui se font nos ennemis; Dieu peut pardonner le plus grand des pécheurs s'il se repent et se tourne vers Jésus pour recevoir le pardon de ses péchés (le Christ Lui-même intercède pour les coupables).
Premièrement, nous devons prier pour ceux qui se font nos ennemis. Plus facile à dire qu'à faire, surtout lorsque nos ennemis nous privent de tout et nous persécutent de toutes sortes de manières, comme c'est le cas dans bien des parties du monde aujourd'hui! D'ailleurs, les chrétiens en général (pour qui tout va bien), prient trop peu pour leurs frères et sœurs persécutés à cause de leur foi en notre Seigneur Jésus-Christ. D'ailleurs, Jésus n'a-t-Il pas prié pour Pierre, afin que "sa foi ne défaille point"? L'apôtre Paul exhortera aussi les Galates à "porter les fardeaux les uns des autres" (Galates 6:2), et, ajoutera-t-il, "vous accomplirez ainsi la loi de Christ". Nous devrions avoir un fardeau de prière pour les chrétiens persécutés, et d'ailleurs, la fournaise de la persécution s'approche rapidement dans les pays où les chrétiens étaient jadis en majorité, et où maintenant ils sont tout au plus tolérés. Si nous ne prions pas pour ceux qui subissent la persécution actuellement, comment s'en trouvera-t-il pour prier pour nous lorsque nous serons aussi dans la fournaise de la persécution?
Ainsi, nous devons prier pour nos frères et sœurs dans la foi, mais nous devons aussi prier pour ceux qui se font nos ennemis, ou leurs ennemis. Et Jésus nous donne un exemple de ce que nous devons demander en premier dans nos prières; que Dieu leur pardonne. "Père, pardonne-leur, car ils ne savent ce qu'ils font". Ils ont peut-être péché par ignorance, peut-être persécutent-ils les chrétiens par plaisir, ou, comme l'apôtre Paul, persécutent-ils au nom de leur religion, quoi qu'il en soit, certains parmi eux "ne savent ce qu'ils font". Et comme nous ne sommes pas Jésus, nous ne pouvons pas connaître les cœurs parfaitement, nous devons donc prier pour tous ceux là qui sont perdus afin qu'ils viennent à la repentance et qu'ils puissent aussi être pardonnés et sauvés.
En priant ainsi pour nos ennemis, nous démontrons comme le Christ notre foi dans le Père, qu'Il fera toutes choses bonnes, et ce, malgré les circonstances de notre vie qui peuvent être plus ou moins agréables. Lorsqu'Il a fait cette courte prière, Jésus n'était pas au mieux de sa forme; Il était accroché à la croix, entre deux malfaiteurs, dont au moins un qui lui criait dessus; Il subissait la moquerie du peuple en bas de la colline de Golgotha et Il endurait une souffrance inimaginable. Pourtant, Sa foi ne défaille point; Il crie vers le Père, non pas pour être délivré de Sa douleur, mais pour que le Père ne nous tienne pas compte de nos péchés, du temps de notre ignorance. Il est vrai que Dieu ne prend pas plaisir à la perte des pécheurs.
Parlons un peu de cette "ignorance". "Ils ne savent ce qu'ils font". Nous pourrions dire: "Oh vous savez, je ne savais pas ce que je faisais, bien sûr, j'avais entendu des enseignements et j'ai déjà lu la Bible, mais il est arrivé telle ou telle chose dans ma vie, et je me suis donné le droit de m'éloigner de Dieu, mais croyez-moi, je ne savais pas vraiment ce que je faisais". Ce n'est pas la repentance. Bien sûr, Jésus a prié pour ces gens-là également, mais Sa prière, faite avec foi, ne peut pourtant pas forcer le pécheur à se voir tel qu'il est, sans se trouver aucune excuse que ce soit". "C'est vrai Seigneur, c'est tel que je suis, c'est tout ce que je suis, je ne peux rien Te cacher. Peux-Tu pardonner le misérable pécheur que je suis, non pas sur un mérite personnel quelconque, mais sur la base de cette prière que mon Seigneur et Sauveur à faite à la croix"?
Malgré la dureté de nos cœurs, Dieu ne s'empresse pas de nous détruire alors même que nous essayons de Lui mentir. Parce que Sa miséricorde est grande, mais aussi parce que, lorsqu'il voit le pécheur, Il voit le Christ, priant pour lui. Alors Il patiente, dira Pierre, ¨afin que tous viennent à la repentance" (Pierre 3:9). Malheur toutefois à ceux qui méprisent la patience et la bonté de Dieu en remettant toujours à plus tard le jour où ils se rapprocheront de Dieu, car Lui s'est approché depuis longtemps! "Approchez-vous de Dieu, et il s'approchera de vous. Nettoyez vos mains, pécheurs, purifiez-vos cœurs, hommes irrésolus. Sentez votre misère, soyez dans le deuil et dans les larmes; que votre rire se change en deuil, et votre joie en tristesse" (Jacques 4:8-9). Ce n'est pas un enseignement populaire de nos jours; personne ne veut se sentir mal, mais ce faisant, personne ne veut se sentir mal à cause de ses péchés! Comment donc se repentiront-ils s'ils ne ressentent pas le poids de leurs péchés, brisant leur conscience? N'est-ce pas un mécanisme que Dieu a placé en l'homme pour qu'il se détourne de sa mauvaise voie, afin qu'il vive vraiment?
Mais, Christ "a intercédé pour les coupables". Gloire à Dieu! Et coupables, nous le sommes tous, et nous ne seront toujours que des coupables pardonnés; souvenons-nous toujours de cela, ça nous aide à rester petits à nos propres yeux! Jonathan Edwards disait que "rien ne mets un chrétien davantage hors de portée du diable que l'humilité", et cela est vrai. Et dans l'humilité, il y a la prière pour ceux qui se font nos ennemis. Parce que Jésus l'a fait avant nous, et que celui qui prétend Lui appartenir doit vivre comme Il a vécu (1 Jean 2:6).
Dieu peut pardonner le plus grand des pécheurs s'il se repent et se tourne vers Jésus pour recevoir le pardon de ses péchés. Non pas sur la base de la puissance de sa repentance, ou de la grandeur de son humilité, mais sur la base du sacrifice de Jésus-Christ à la croix du Calvaire, et en réponse à Sa prière au Père: "Pardonne-leur, car ils ne savent ce qu'ils font". Parce que le pardon se trouve en Dieu seul. Le pécheur, dans son mal-être, se tourne vers une chose et une autre pour essayer de trouver une sorte de réconfort, mais rien n'y fait, parce que le pardon de ses péchés n'est nulle part autre qu'en Dieu, par Jésus-Christ. Et la prière de Jésus n'a pas tardé à être exaucée, car, au verset 42 (de Luc 23), l'un des malfaiteurs s'est tourné vers Lui et Lui a dit: "Souviens-toi de moi, quand tu viendras dans ton règne". Oh puisse-Tu Seigneur Dieu, nous donner un cœur pénitent comme celui de ce malfaiteur!
Plus tard, après la résurrection, il est dit en Actes 2, après le discours de Pierre, un homme qui avait pourtant renié Jésus quelques jours auparavant, "le nombre des disciples s'augmenta d'environ trois mille âmes" (Actes 2:41). Parmi ces trois mille âmes, il est fort probable que certains se trouvaient parmi les moqueurs le jour de la crucifixion, mais Jésus a intercédé pour les coupables, gloire à Dieu! Il a intercédé pour les coupables, et des coupables repentants ont été pardonnés! Car, Christ est notre souverain sacrificateur, Il est entré une fois pour toutes dans le lieu très saint, et, avec Son propre sang, Il a obtenu une rédemption éternelle (Hébreux 9:12).
Notre passage initial en Esaïe 53:12, au début du verset, il est dit que la part de notre Seigneur Jésus (parce que c'est bien sûr de Lui qu'il s'agit dans ce verset) "sera avec les grands", "qu'il partagera le butin avec les puissants". Pourquoi? Parce qu'Il s'est "rendu obéissant jusqu'à la mort, même jusqu'à la mort de la croix" (Philippiens 2:8). Et le passage se poursuit en nous rappelant ce verset en Esaïe 53:12 : "C'est pourquoi aussi Dieu l'a souverainement élevé, et lui a donné le nom qui est au-dessus de tout nom". Bien sûr, Il est souverainement élevé, mais Il est encore le (seul) Médiateur auprès du Père; Jésus-Christ homme (1 Timothée 2:5).
Aujourd'hui, si vous n'avez pas encore abandonné votre vie à Jésus, pourquoi ne pas le faire, maintenant? Pourquoi remettre à plus tard? Il a déjà prié pour vous et moi, "Il a intercédé pour les coupables". Reconnaissez seulement que vous l'êtes, avancez vers Lui. Mais peut-être dites-vous: "Je ne le puis, car je croule sous le poids de mes transgressions". Alors allez vers Lui en rampant! Apportez-Lui ce fardeau de vos fautes et de vos transgressions, Il ne sera pas offensé, car Il a déjà prié pour vous; "Il a intercédé pour les coupables"!
Jésus-Christ, Sauveur plein de grâce et de miséricorde, merci de ce que Tu as fait, merci d'avoir intercédé pour les coupables, dont je suis le chef. Merci Jésus, parce que Tu es là, à côté du Père, et Tu intercèdes encore pour nous, Ton sang versé est placé devant nos transgressions afin de nous purifier et pour que nous ne croulions plus sous le poids de notre culpabilité. Nous savons que nous sommes coupables, mais en Toi, nous avons la joie d'être des coupables pardonnés; graciés. Tu nous a rendu la vie, alors qu'une sentence de mort avait été prononcée contre nous. Comment t'aimer comme Tu nous as aimés, Seigneur Jésus? Comment Te rendre la gloire, la louange et l'honneur qui Te revient? Nous sommes si petits, minuscules grains de poussières perdus dans l'immensité de Ta création, et pourtant, Tu nous connais par nos noms, Tu nous connaissait avant que le monde existe; Tu étais là lorsque nos os se formaient dans le ventre de notre mère, et Tu es encore là, ô Dieu, et Tu veilles sur chacun de nous, malgré notre indignité et malgré toutes nos imperfections. Oh Dieu, Père saint, Tu connais nos cœurs, si prompts à regarder ici et là plutôt que de regarder à Toi seul; pardonne nos égarements, non pas sur la base d'actions que nous aurions faites, mais sur la base du sang de Jésus qui a été versé en expiation pour nos fautes; purifie notre conscience des œuvres mortes, afin que nous puissions vraiment Te servir et t'obéir tous les jours de notre vie.
Aide-nous Seigneur Dieu, à prier pour ceux qui nous persécutent; à aimer ceux qui nous haïssent sans cause. Nous Te prions également pour tous nos frères et sœurs dans la foi qui subissent toutes ces choses à cause de Ton beau nom; merci parce que Tu préserves leur foi, afin qu'elle ne défaille point, et merci parce que Tu les tiens dans Ta main puissante; qui pourras les y arracher? Rien ni personne, car j'ai l'assurance que ni la mort, ni la vie, ni les anges ni les dominations, ni les choses présentes ni les choses à venir, ni les puissances, ni la hauteur, ni la profondeur, ni aucune autre créature ne pourra nous séparer de l'amour de Dieu manifesté en Jésus-Christ notre Seigneur.
À Toi seul, Seigneur Dieu tout-puissant, soit rendu gloire, louange et honneur, dans le nom de notre Seigneur et Sauver bien-aimé, Jésus-Christ, Amen.

dimanche 12 novembre 2023

Ne déplace pas la borne ancienne

 "Ne déplace pas la borne ancienne, que tes pères ont posée" (Proverbes 22:28).


La borne ancienne représente tous les repères, toutes les balises ou les commandements que Dieu a laissé afin que nous ne nous égarions pas loin de Sa face et de ce qu'Il attend de nous. Mais aujourd'hui, nous déplaçons allègrement ces balises, au gré de nos fantaisies du moment. Même parmi ceux qui se réclame du Christ, une sorte de vent de folie s'y est infiltrée, détruisant du même coup la vie de milliers de personnes qui ne lisent pas leur Bible et qui se croient sauvées parce qu'elles vont "à l'église", alors qu'elles ne font qu'assister à des réunions tenues par des hommes d'affaires qui les confortent sur leur chemin pécheur. C'est terrible de voir les hérésies actuelles, et cela ira en empirant, parce que "le temps est court" (1 Corinthiens 7:29; Apocalypse 12:12). 

"Car le Seigneur exécutera pleinement et promptement sur la terre ce qu'il a résolu" (Romains 9:28). Parce qu'il semble qu'il n'y a plus rien de sacré. Nous nous arrogeons le droit de prendre la place de notre Créateur et de décider ce qui est bien et ce qui est mal. Proverbes 23:10 dira: "Ne déplace pas la borne ancienne, Et n'entre pas dans le champ des orphelins". N'oublions pas que dans nos sociétés dites "évoluées", nous avons sacrifié sur l'autel du "moi" et du "succès" plus d'enfants à naître que ne l'ont fait les peuplades qui entouraient les Israélites à l'époque des patriarches. Le sang de tous ces orphelins, de toutes ces victimes innocentes crie vers Dieu, et le verset 11 nous dit: "Car leur vengeur est puissant: Il défendra leur cause contre toi". Ça ne regarde pas bien pour l'humanité.

Job se plaindra en son temps de choses semblables, lorsqu'il dira en Job 24: 2-4;14; "On déplace les bornes, on vole des troupeaux, et on les fait paître; on enlève l'âne de l'orphelin, on prend pour gage le bœuf de la veuve; on repousse du chemin les indigents, on force tous les malheureux du pays à se cacher. L'assassin se lève au point du jour, tue le pauvre et l'indigent, et il dérobe pendant la nuit". Il énumère une longue liste d'actions contre ce qui était "les bornes anciennes", c'est à dire les choses sacrées de Dieu. Les transgresseurs agissent, semble-t-il, impunément. Ils se moquent et suppriment les balises, les choses sacrées de Dieu. Ils prennent le droit de vie ou de mort sur eux-mêmes et sur ceux qui les entourent, physiquement et spirituellement.   

"Et la délivrance s'est retirée, et le salut se tient éloigné; car la vérité trébuche sur la place publique, et la droiture ne peut approcher. La vérité a disparu, et celui qui s'éloigne du mal est dépouillé. L'Éternel voit, d'un regard indigné, qu'il n'y a plus de droiture. Il voit qu'il n'y a pas un homme, Il s'étonne de ce que personne n'intercède" (ÉsaIe 59:14-16). La vérité qui devrait être proclamée, pure et sans tache, est maintenant diluée d'humanisme déchu et corrompu, "parce qu'il ne faut pas offenser les pécheurs". Mais pourtant, à quel point le péché est offensant à la face de Dieu, d'un Dieu si pur et si juste! Le péché est offensant au point où il a tué le Fils à la croix! Nous sommes tous coupables de faire cela, à une échelle plus ou moins élevée. Lorsque nous lisons la Parole, la prenons-nous au complet? Avec ses réprimandes et sa correction, ou préférons-nous penser que cela s'adresse à ceux qui se font nos ennemis, ou a telle ou telle autre personne? C'est d'apporter un feu étranger dans notre culte à l'Éternel! C'est de croire que l'accomplissement d'un rite ou que la prononciation d'une certaine phrase nous a accordé un salut quelconque, à un certain moment, alors qu'il n'en est rien. 

Il n'y a rien à changer, rien à ajouter, ni rien à enlever des paroles du Livre de Vie (Apocalypse 22:18-19). Mais nous voici, chrétien modernes, avec nos nouveaux rites, nos nouveaux dogmes, nos nouveaux spectacles, nos nouveaux divertissements, nos nouvelles définitions de ce qui est péché et ce qui ne l'est pas, et la liste n'en fini plus du "modernisme" que nous apportons à l'Évangile du salut. Mais qu'est-ce que c'est? Un souffle agréable à l'oreille des pécheurs qui ne veulent plus se repentir, dans beaucoup de supposées "maison de Dieu". Est-ce que l'Éternel Dieu ne voit pas cela? Bien sûr qu'Il le voit! "Il se revêt de la justice comme d'une cuirasse, et il met sur sa tête le casque du salut; il prend la vengeance pour vêtement, et il se couvre de la jalousie comme d'un manteau. Il rendra à chacun selon ses œuvres, la fureur à ses adversaires, la pareille à ses ennemis" (Ésaïe 59:18). 

Parce que la justice devant et selon Dieu ne consiste pas en choses que nous faisons, ou dans les choses dans lesquelles nous nous confions, mais dans l'obéissance que nous avons envers Lui. Ce qu'Il a appelé bien est ce qui est bien. Ce qu'Il a appelé mal est ce qui est mal. Et lorsque nous l'aimons vraiment, nous aimons ce qu'Il aime, et nous haïssons ce qu'il hait. Tout le péché, le mal qui veut s'accrocher à nous, nous le haïssons de toutes les fibres de notre être. Et nous reconnaissons, et nous savons que nous n'avons rien à ajouter à la parole de Dieu, ni ne pouvons rien y enlever. 

Examinons-nous nous-mêmes, à la lumière de cette Parole, à savoir si nous sommes sur la route étroite que nous a enseigné le Christ. Si nous reconnaissons que nous nous sommes égarés, ne perdons pas courage, car à travers ce bourbier dans lequel l'humanité est enfoncée, il y a un espoir. Un Rédempteur est venu, Jésus-Christ, et Il attend patiemment que nous nous repentions et que nous venions à Lui pour recevoir le pardon de nos péchés. Ne tardons pas, venons, revenons à Lui dès maintenant, car nous ne savons pas de quoi demain sera fait. Nous ne savons même pas s'il existe un jour appelé "demain" pour nous. Oui, la corruption est grande ici bas sur la terre. Mais la grâce est à l'œuvre; et Dieu ne prend pas plaisir à la perte des pécheurs. 

C'est pourquoi, après avoir décrit la corruption dans les versets précédents, Ésaïe dira aux versets 20-21: "Un rédempteur viendra pour Sion, pour ceux de Jacob qui se convertiront de leurs péchés, dit l'Éternel. Voici mon alliance avec eux, dit l'Éternel: Mon esprit, qui repose sur toi, et mes paroles, que j'ai mises dans ta bouche, ne se retireront point de ta bouche, ni de la bouche de tes enfants, ni de la bouche des enfants de tes enfants, dit l'Éternel, dès maintenant et à jamais". Ceux qui appartiennent à l'Éternel gardent Sa parole et la mettent en pratique, parce qu'ils l'aiment. Ils se sont repentis; ils se repentent, ils confessent; ils croient; ils craignent le nom de l'Éternel; ils gardent Sa parole et ne sont en conséquence plus dans les ténèbres sur leur propre condition de pécheurs rachetés. 

Restons profondément enracinés dans la saine doctrine de Christ. Ne nous bornons pas à écouter ou lire la Parole, mais mettons-la en pratique, avec l'aide de l'Esprit. Ne soyons pas des auditeurs oublieux, mais vivons dans la reconnaissance pour tout ce que Dieu a fait pour nous. Cela n'a aucune importance si ça fait un an ou soixante ans que nous sommes chrétiens; nous aurons constamment de quoi être reconnaissants pour les bontés de Dieu, car "elles se renouvellent chaque matin" (Lamentations 3:22-23). La reconnaissance pour tout ce que le Seigneur a fait pour nous; pour le salut qu'Il nous donne en Jésus-Christ; voilà une clé infaillible pour ne jamais déplacer la borne ancienne; elle est trop sainte pour que nous y posions nos mains. Restons à notre place de serviteur/esclave, et rendons à notre Dieu le culte qu'Il mérite et qui Lui est dû.

Que Dieu nous donne le courage et la force de tenir ferme dans la vérité. Que toute la gloire Lui soit rendue, dans le précieux nom de Jésus, Amen.